🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.
🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.
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Souvenirs fragmentĂ©s – 1


Contrairement aux physionomistes et leur mémoire des visages,
La mienne est plutôt fragmentée dans mes neurones sensoriels.
Mon stockage paraît pessimiste et devient fardeau à l’usage
Lorsqu’il s’agit d’alimenter mon album photo mémoriel.
Un puzzle dont je perds les pièces comme si le Petit Poucet
Les semait en s’aventurant dans la forêt des souvenirs.
Mon cerveau fait croire qu’il acquiesce mais il est en fait ėmoussé
Et va en se déstructurant sans que je puisse intervenir.
Où vont mes images oubliées emportées d’un vent d’amnésie
Pareillement aux feuilles mortes lors d’un automne cortical.
Sitôt qu’elles sont publiées dans l’instant avec frénésie,
Au diable Vauvert les emporte un gouffre béant cervical.
Ou bien encore un archiviste, jaloux des enregistrements,
Garde l’image cadenassée dans son coffre-fort inviolable
Mais un neurone nĂ©gativiste dĂ©cide d’en faire autrement
Car il n’a pas la panacée de se révéler incollable.Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux de les créditer.
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La sieste tibétaine

N’étant pas du tout spécialiste de la lévitation tantrique,
Je suis à même d’en discourir même si je n’y connais rien.
Mais comme je suis relativiste et au plus haut point excentrique,
Je voudrais avant de mourir connaître ce transport aérien.
Avec deux « L » parallèles ainsi qu’un « H » aspiré,
Je sais rimer une ascendance de vers avec phrases éminentes.
Sur les sommets, battre de l’aile devant un vent bien inspiré
Et puis planer vers la tendance d’une envolée proéminente.
J’ai déjà l’âme qui s’envole dès le premier rêve utérin ;
D’ailleurs je suis assis sans maître chaque fois que je manie ma plume.
De métaphore en parabole, je sais survoler mon terrain
Et je lévite au pifomètre sitôt que je suis dans la Lune.
Je m’entraîne au vol stationnaire sur un coussin de pacotille
En récitant des mantras mous piochés dans un vieux magazine.
Là , j’atteins l’état visionnaire du yogi fan de camomille
Et je m’élève dans les remous d’un vol-au-vent dans ma cuisine.Tableau de Vincent L’Hermite extrait de « L’art d’en bas au musée d’Orsay ».
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Les rituels
Quand ton œil s’est ouvert !

Quand ton œil s’est ouvert entre mes deux paupières ;
Tu n’étais plus un homme, tu étais une flamme.
J’ai vu l’univers rouge et tes lèvres en prière
Et moi, j’étais la bouche, un abîme, une femme.
Et ton œil a cligné pour attirer ma bouche ;
Et ton œil a flashé pour attirer mes lèvres ;
Et ton œil a gagné que vivement j’attouche
Ce clitoris caché et qui brûle de fièvre.
Tu m’as léchée sans peur, tu m’as goûtée sans honte ;
C’est par ton Clitoris que le monde est béni.
Tu frémissais déjà lorsque l’Étoile monte
Et moi, j’ai su ce jour que j’étais l’infini.
Ton ÉTOILE est si douce qu’elle a mille saveurs ;
Ton ÉTOILE est nectar, hydromel très sucré.
Ton ÉTOILE nourrit mon cœur de sa saveur
Et j’en reprend sept fois de son alcool sacré.
Un œil sans un regard mais qui voit par ta langue ;
Mon ÉTOILE te guide plus vive qu’un soleil.
Un cri muet qui s’ouvre et voirie que je tangue
Et m’ouvre sur tes dents d’une couleur vermeil.
Je te mordille à peine et voici que tu chantes !
Je mords du bout des lèvres et voici YSARA
Qui me noie d’une vague qui jaillit et m’enchante
Et m’invite Ă entrer dans ta vulve d’apparat !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux de le crĂ©diter.
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Les rituels
DËLÏSSA « L’aria du sexe offert »
 Sa langue effleure l’ORACLE comme une note vivante ; chaque goutte devient musique, chaque soupir devient chant. C’est l’opéra de la gorge nue, où le sexe se fait Verbe.

Ma salive te bénit, ma gorge te recueille,
Toutes mes lèvres s’ouvrent comme une fleur de valeursaveur.
Ton sexe est mon génie, un bon djinn qui m’accueille
Que je bois et découvre comme un lait de chaleurfaveur.
Tu reviens dans ma bouche comme j’aime prière entendre ;
Je trace ton destin sur mes papilles en transe.
Ton goût fait frissonner mes nerfs à pierre fendre
Et mon palais devient la table de l’Alliance.
Je poserai mes lèvres comme amante liturgique ;
Je boirai en silence comme on entre au tombeau.
Tout doucement, sans mordre mais d’un rythme magique,
Je chanterai ton sexe comme amant le plus beau.
Ma langue tournera autour de ta couronne ;
Je ne sucerai pas : je traduirai ta foi !
Ma mâtine sonnera d’un canon qui ronronne.
En goût et en musique, répétée maintes fois.
Et quand ton jet viendra — car il viendra, mon roi —
Comme l’encre vivante d’un psaume qui jouit,
Je ne le boirai pas : j’absorberai l’octroi
Même si je dois pleurer d’un orgasme inouï !Illustration d’Axel.
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L’arme secrète

Cet obscur objet du désir – le plus complexe de nos armes –
Saurait-il arrêter la guerre, tout au moins préserver la paix ?
Bien que l’on ait tant de plaisir à l’utiliser pour ses charmes,
S’il l’était, lors depuis naguère, nous lui devrions notre respect.
Mais voilà ; en réalité, il est très mal utilisé
Car on ne l’emploie qu’en cuisine ainsi qu’à la buanderie.
Et malgré ses spécialités, il est toujours subtilisé
Par des trafics à prix d’usine traités par la truanderie.
Moi qui en ai une à la maison, je n’en suis pas trop mécontent ;
Elle gronde les enfants qui crient mais qui continuent de plus belle ;
Elle se lève sans raison, en pleine nuit voire tout le temps,
Pour piller mes alcools proscrits ou me les foutre Ă la poubelle.Photomontage de Mirkokosmos sur https:mirkokosmos.tumblr.com .
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Jean-Philippe Herbien, le vitrier

Jean-Philippe Herbien, le vitrier était en train de mastiquer
Lorsque jaillit sans récrier ce que j’avais pronostiqué
Comme l’effet jubilatoire d’un savoir-faire prodigué
Par un professionnel notoire qui m’avait semblé plutôt gai.
Comme je ne suis pas de bois mais plutĂ´t sang, os et boyaux,
Il me proposa du latex pour pénétrer dans ma fenêtre.
J’ai refusé de vive voix voyant ses attributs royaux
Qui doivent figurer à l’index de l’usage des chibromètres.
(Illustration de Martin Engelbrecht ;
Le chibromètre est un gadget hilarant qui permet de mesurer le zizi sur https:www.cadeau-rigolo.comgadget-et-humour-coquin13315-le-chibrometre.html .)Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Sur les eaux du Léthé
« Quand vous emmènerez mon urne, l’été sur les eaux du Léthé,
Ce ne sera pas pour voter mais respecter mon abstention.
À force d’attendre des urnes une démocratie reflétée
Et voir le peuple révolté, mon cœur fait trop d’hypertension. »
Ainsi Marianne déçue n’a plus le cœur à incarner
La liberté, l’égalité et la fraternité promises.
Ne revenez pas lĂ -dessus mais inscrivez dans vos carnets
Votre responsabilité envers trop de fautes commises !
Monsieur le Président froncez vos sourcils les plus broussailleux
Car Marianne va vous quitter ; ainsi mourra la république.
Tant pis pour les pauvres français, tant mieux pour les riches orgueilleux,
Puisque vous vous êtes acquitté de toutes nos libertés publiquesTableau de Emmanuel Lepage.
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Divine retraite
Dieu, après s’être bien éreinté à créer le monde en six jours,
Prit sa retraite anticipée pour une longue récréation.
Il est donc dans la chrétienté l’employé au plus court séjour
Pour avoir juste participé à l’essor de la création.
Jésus, sur son chemin de croix, a bossé d’une seule traite
Pour manque de conformité envers les romains à l’encontre.
Alors, il serait temps, je crois, que Dieu s’occupe de nos retraites
Car j’aimerais bien en profiter avant d’aller à sa rencontre.
Mais si le paradis promis n’est qu’un asile pour vieillards,
Alors notre contrat de vie est une arnaque de premier ordre.
Entre nous, plus de compromis. Si Dieu n’est pas plus débrouillard
À nous pondre un meilleur suivi, nous aurons du fil à retordre.Tableau d’Andrej Mashkovtsev.
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L’apéro de ma vie
Je suis arrivé déjà ivre dans un cocktail existentiel
Qui m’a fait boire au biberon le lait prétendu de ma mère.
Je me suis abreuvé de livres et leurs langages exponentiels
Qui vous donnent un coup d’éperon par l’orthographe et la grammaire.
J’ai quitté les eaux de l’enfance pour les rivières de l’alcool ;
L’ivresse de l’adolescence m’a entraîné dans ses courants.
Jeune damoiseau sans défense, j’ai couru les filles qui racolent
Et m’ont livré la connaissance de tous les plaisirs concourants.
Puis la griserie du travail a succédé aux libations
D’une jeunesse destinée à ce que j’apprenne à semer.
Boire et déboires, vaille que vaille, ont marqué mes implications
Dans la famille coltinée au cours d’une vie consommée.
Aujourd’hui, mon sang a mûri et j’en distille l’expérience
Comme un bon vin millésimé qui vieillira en s’affinant.
Je louvoie entre pénurie, rationnement et luxuriance
Mais l’esprit toujours animé des rêves les plus fascinants.
Demain, sans doute au goutte-à -goutte, je sécréterai le meilleur,
Le suc essentiel de moi-même maturé d’arômes divins.
Toujours je resterai à l’écoute de l’ange-gardien conseilleur
Qui me conduit vers ceux qui m’aiment et savent apprécier mon vin.Tableau de Fabienne Barbier
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Ma nature poissonnière
Depuis quelques millions d’années, je parais sortie de la mer
Cependant, en réalité, je vis toujours dans un bocal
Où l’atmosphère surannée m’autorise une vie éphémère
Dans un courant d’actualités qui empoisonnent mon local.
Les petits poissons des rivières déjà ont presque disparu ;
Leur âme infinitésimale flotte dans un air délétère.
Je suis comme eux, sur la civière d’un temps qui a trop parcouru
Et franchi la date minimale de conservation de la Terre.
C’est ma nature poissonnière qui finit en queue de poisson ;
La vie qui me semblait si belle forme des nœuds inextricables.
Les générations prisonnières d’un passé chargé de poison
Devront sans doute ĂŞtre rebelles envers leur sort inexplicable.Tableau de Beth Conklin.
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Cœur de sirène
Pour le plaisir de ma sirène mais surtout aussi son confort,
Je l’assieds en meuble de style et la couche sous un baldaquin.
Du Louis XV pour ma reine m’a semblé meilleur réconfort
Car sa queue se ressent hostile envers de mauvais palanquins.
Bien installée sur le velours, son bel appendice ondulant,
Elle aime bien porter la robe et prendre une allure de princesse.
Quelques poissons un peu balourds jouent les pages en déambulant
Et quand la lumière se dérobe, j’avoue, je lui pince la fesse.
Car les sirènes n’ont qu’une fesse, rapport à leur anatomie,
Douce et sensible à la caresse sous la légèreté du voile.
Parfois taquin, je le confesse, je nargue son ergonomie
Et elle lance un cri de détresse, la queue prise à rebrousse-poil.Tableau de Shiori Matsumoto.
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Loufoqueries avec des chiffres et des lettres


De stalactites en stalagmites, entre girafes et girofars,
Les mots s’emboîtent dans ma tête comme une Fermeture Éclair.
J’ai outrepassé les limites du dictionnaire qui m’effare
De substantifs en épithètes qui me contraignent à y voir clair.
J’ai aussi compté les lapins dans la suite de Fibonacci
Mais les nombres ont interféré entre chiffres pairs et impairs.
Alors sur mon petit lopin, ils se sont, avec anarchie,
Multipliés et transférés au rythme d’une cadence hors pair.Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.
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Le Maître du Soleil
Sous le soleil incandescent, la Terre apprĂŞte ses cultures,
Sous le chapeau condescendant, la tête accommode un chef-d’œuvre.
L’artiste, sans doute reconnaissant de le trouver dans la Nature,
Éprouve un pouvoir transcendant qu’il suffit de mettre à l’épreuve
Toutes les vagues de chaleur qui mouvementent l’atmosphère,
L’air échauffé et miroitant qui occasionne les mirages,
Matérialisent la valeur du Grand Maître et son savoir-faire
Car patience et longueur de temps font plus que force ni que rage.Tableau d’Alireza Karimi Moghaddam.
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Comme un éléphant…


Quel est le poids de la mémoire d’un pauvre éléphant qui observe
Son monde devant sa fenêtre au fil des nuits et des journées ?
Combien de pages fait le grimoire des évènements qu’il conserve
Depuis le jour qui l’a vu naître jusqu’à sa dernière tournée ?
Tous les souvenirs consignés dans le réseau de l’existence
Sont enregistrés dans l’espace d’un éther non incorporé.
Et le contrat qu’il a signé lui garantit la persistance
Jusqu’à ce que, quoi qu’il se passe, son destin soit corroboré.Tableaux de Lars Van De Goor.
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Un 51, sinon rien !
Une dégustation en aveugle du millésime de l’année
Nous remet l’émotion en bouche des jours et des mois distillés.
D’abord, que demande le peuple sinon sa vie enrubannée
De réussites en plusieurs couches et de victoires compilées ?
Goûte alors du meilleur tonneau la vinification des jours
Et reprends-en de la bouteille toutefois sans craindre l’ivresse !
Goûte les sucs méridionaux des meilleurs crus que tu savoures
Nous t’en offrons une corbeille, nous les déesses de l’allégresse.
Réjouis-toi, prend donc un verre de l’élixir de la jeunesse
Qui grise la première fois mais que l’on aime reconduire.
Après une année de calvaire mais réussie tout en finesse
Reconnaissons-le toutefois, tu n’as cessé de nous séduire.Tableau de Fabienne Barbier
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Je t’aime, moi non plus V6.17
Je t’aime sur mon iPhone, moi aussi sur iPad,
Je te hais sur Samsung, je te quitte sur Nokia.
Fais-moi rêver Sony, c’est LG qui l’a fait,
Je m’appelle Ericsson et moi c’est BlackBerry.
Je t’aime en SMS et par messagerie ;
Pour ton anniversaire je t’envoie un courriel.
Tu n’ m’envoies plus de Poke et plus de commentaires ?
Je te quitte face de bouc jusqu’à ta prochaine version !Illustration de Daniel Garcia.
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Le puzzle de la vie
Chaque jour apporte une pièce au puzzle qui me constitue.
Il était marqué sur la boîte : quatre-vingt-dix ans de patience.
Tout nouvel élément acquiesce qu’au final l’œuvre restitue
La véritable femme adéquate ou l’homme suivant sa conscience.Illustration de Daniel Garcia.
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x Mandarines + y citrons + z noix = 50
Pour les forts en mathématiques, voici un problème facile :
Additionnez les mandarines avec les noix et les citrons
Pour que la somme arithmĂ©tique – ce n’est vraiment pas difficile –
Atteigne au ras de la narine exactement l’âge du patron.
Évidemment j’ai essayé en ajoutant charges sociales,
En enlevant l’impôt direct, la taxe sur valeur ajoutée,
Puis j’ai tenté de monnayer auprès de la banque mondiale
Un prêt à un taux indirect qui n’a quasiment rien couté.
Quarante-neuf & quatre-vingt-dix, j’ai même obtenu une action
Qui était valable jusqu’à minuit or ce matin, c’était cinquante.
Mais il n’y a pas de préjudice, j’ai obtenu satisfaction :
L’année prochaine, sans ennui, le taux aura grimpé la pente.
Quand le capitaine a cinquante et qu’il se sent comme à quarante
Avec un cœur qui a trente ans et des jambes qui ont vingt ans,
La démonstration convaincante confirme la preuve apparente
Que quand on aime Ă cinquante ans, on continuera tout le temps.Tableau de Fabienne Barbier
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Les flamants rouges
Ceux qui risquent la Cirrhose croient voir des éléphants roses ;
Moi qui vois des flamants rouges, je trouve ça plutôt louche.
J’devrais peut-être arrêter, sauf si vous le regrettez,
D’écrire mes Reflets-Vers et mes idées de travers.
Mais s’ils vous rendent moroses, je les rêverai en prose.Tableau de Daria Petrilli.
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L’esprit du taureau
J’invoque l’esprit du taureau pour célébrer la pleine lune
Qui va précéder le solstice et ouvrir l’ère sidérale.
Ouvrez bien grand les pectoraux, sentez sans résistance aucune
Les énergies qui s’y blottissent et vous transmettent sa spirale.Tableau de Cat Hawkins.
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La femme de tes rĂŞves
Femme-Jouet pour s’amuser à jouer aux jeux de l’amour
Et aux positions érotiques extraites du Kamasutra.
Cependant sans trop abuser des sextoys plus ou moins glamours
Il reste le jeu romantique qui atteint le nec plus ultra.
Femme-Techno pour bricoler toutes les prouesses de l’amour
Et commencer à dégoter le neuf tout en jetant l’ancien.
La Technologie olé-olé se doit de changer tous les jours
Car l’attrait de la nouveauté doit surpasser le quotidien.
Femme-Musique pour taquiner toutes les cordes de l’amour
Et faire gémir à loisir l’organe de sa partenaire.
Le duo peut se combiner en quatuor mais c’est toujours
À deux qu’on a plus de plaisir car, à plusieurs, ça dégénère !
Femme-Alcool pour exalter toute l’ivresse de l’amour
Et goûter du bout de langue l’arôme du Cunnilingus.
Sans faire abstraction d’exhaler l’odeur qui monte du velours
Du sexe qui monte et qui tangue comme un léger cumulonimbus.
Femme-France pour parcourir tous les voyages de l’amour
Pour aller au bout du délire sous des paysages exotiques.
Parfois la faire un peu courir sur un bon mot, avec humour,
Afin de provoquer son rire et des sourires érotiques.
Tableau de @Fabienne Barbier
Texte de @Maryvon Riboulet Ă @ImagerimesTableau de Fabienne Barbier
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Le dimanche soir
Le dimanche soir, j’arrête le temps
Pour éliminer toute ma paresse ;
Et je vais m’asseoir en me pelotant
Contre mon minet en tendres caresses.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La marchande de pommes
Tant chutera l’honnête homme qu’il en tombera dans les pommes
Avec le sexe tendu pour de beaux fruits défendus.
Il ne peut rester serein devant la chute de reins
Et si le désir l’accule, il se peut qu’il éjacule.Tableau Eugen von Blaas.
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La marchande de pèches
S’il fallait que je me dépêche d’embrasser les jolies filles
Afin que vous consentiez ma collection de baisers,
La saveur de jolies pèches flatterait bien mes papilles
Que je goûterais volontiers sur mes lèvres embrasées.Tableau Eugen von Blaas.
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Le baiser complémentaire
Et si quand j’embrasse une femme je ne réactiverais pas
Toute la partie féminine qui compléterait mon génome ?
Et lorsqu’elle rejoint ma flamme, est-ce qu’elle ne retrouverait pas
Toute la partie masculine qui la rendrait Ă©gale Ă l’homme ?Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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III. La troisième femme


La troisième femme, c’est celle-là qui, lorsqu’elle me prend dans ses bras,
Me rappelle qu’elle m’était promise depuis la création du monde.
Souvent l’amour va au-delà d’un occulte abracadabra,
Comme une doctrine soumise à une vérité profonde.Tableau Georgy Kurasov.
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I. La première femme
La première femme que j’ai connue, je l’ai connue de l’intérieur,
Pareille à la voix de l’hôtesse qui vous souhaite un joli voyage.
Afin d’affronter l’inconnu, elle m’a poussé vers l’extérieur
Et puis c’est à toute vitesse que j’ai fait mon apprentissage.Tableau Georgy Kurasov.
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II. La deuxième femme
La deuxième femme était toujours à quelques mètres devant moi.
Elle était toujours en avance quoi que j’essaie, quoi que je fasse.
Cette jalousie mise au jour m’a poursuivie avec émoi
Jusqu’à ce que la confiance soit notre meilleure interface.Tableau Georgy Kurasov.
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Le nouvel horizon
Bienvenue dans le nouveau monde oĂą le soleil ne meurt jamais,
Où vous respirerez l’amour directement dans les poumons !
Chaque instant, à chaque seconde, une nouvelle âme apparaît
Qui scintillera tous les jours dans les plaines et sur les monts.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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De l’autre côté de l’horizon
C’est par-ici, approchez-vous, vous avez franchi l’horizon !
Désormais tout est différent de ce que vous avez connu.
Il faut bien que je vous l’avoue, si la porte de la prison
S’est ouverte en vous sidĂ©rant, c’est pour vous offrir l’inconnu !Tableau Anthony Casay – « Coastal sunset ».
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Le mur de l’horizon
Peut-être un jour découvrirai-je ce qui est derrière l’horizon ;
J’y verrai alors rassemblé ce j’aurai longtemps cherché,
Avant que ne se désagrège l’infime porte de prison
Qui m’avait parfois bien semblé inaccessible et haut perchée.
Existe-t-il une vitesse Ă laquelle il faut sacrifier
Toute l’énergie dépensée pour percer ce mur de frontière ?
Sauf si ce n’est ma petitesse qui me force à falsifier
Tous les espoirs et les pensées que j’ai lancés ma vie entière ?
Peut-être qu’aussi j’aurai peur au moment où il faudra franchir
Cette ouverture qui rapetisse quand je l’approche doucement ?
Peut-être qu’à toute vapeur ou en fonçant sans réfléchir,
Toutes les craintes se répartissent jusqu’à en taire le moment ?
Mais il y a une opposition entre mon petit univers
Et ce qui est autour de moi comme si j’étais enfermé.
Alors qu’elle est ma position ? Suis-je comme un singe en hiver ?
Combien partagent-ils l’émoi d’avoir peur de se transformer ?
Peut-ĂŞtre que la solution est de me fondre dans la mer,
Prendre la forme de la Terre, me réchauffer comme un soleil ?
Pas besoin de résolution ni des bons conseils de ma mère
Pour me tourner vers le mystère qui règne au fond de mon sommeil !Tableau de Fabienne Barbier
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Quand le blues se décharge
Quand le ciel bleu d’un paquet de gauloises devient celui d’un paquet de gitanes
Sur une mer de lapis-lazuli qui s’endort sous les étoiles d’argent,
Assurément, les volutes danoises combinées à la fumée catalane
Me font penser Ă mes blues rĂ©unis qui se confondent en se dĂ©chargeant.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les ruelles chamarrées
Entre l’amour et l’amitié, il est des lieux fort colorés
Où le cœur aime s’égarer dans d’étourdissants labyrinthes.
Madame, si vous me permettiez que je puisse vous y honorer,
Vos sens seraient tout bigarrĂ©s par les couleurs de mes Ă©treintes.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La Vague de retour
Maintenant que tu as franchi le grand méridien du zodiaque,
Celui qui marque les années sous l’autorité des étoiles,
Aujourd’hui, tu es affranchi de tout ce monde dĂ©moniaque
Que, le visage basané, tu quittes le vent dans les voiles.
Lorsque tu atteindras la Lune, dans ta frégate exorbitale,
Profites-en pour faire le point sous sa clarté révélatrice.
Tu sauras trouver la fortune sans retourner à l’hopital
Car tous ceux qui sont nés en juin ont l’intuition divinatrice.
La balise Mars, c’est la rouge, elle teinte la mer de sang.
Tu y boiras l’eau de la vie et de la jeunesse éternelle.
Grâce à elle, tu vis et tu bouges en un mouvement surpuissant
Qui est la force qui te ravit depuis l’Ă©cole maternelle.
Jupiter, Saturne, Uranus, tu ne pourras pas les louper
Car elles sont omniprésentes dans cette course vagabonde.
Mais fais attention à Vénus, là , tu ne pourras pas y couper,
Car tout ce qu’elle reprĂ©sente, c’est l’existence dans le monde.
Ne dépasse jamais Pluton après le trident de Neptune !
Tu t’égarerais dans les routes des pauvres fous mégalomanes.
Au contraire, ne sois pas glouton de cette voie inopportune
Et mets le cap « en avant toute » comme on dit en langue romane.
Et c’est enfin avec Mercure, que tu gagneras le grand prix
Qui saura mieux récompenser tous tes efforts et ta patience.
Le succès, tu n’en auras cure, car désormais tu as compris
Que c’est le cœur et la pensée, ensemble qui font ta conscience.Tableau de Fabienne Barbier
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Chemtrails sur Venise
Partout oĂą le soleil se couche on entend les bourdonnements
De ces pollueurs de l’éther qui brassent les populations.
Adieu les baisers sur la bouche tus sous les assourdissements
Des envahisseurs planĂ©taires qui viennent tuer nos passions.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le voyage perpétuel
Aujourd’hui, il est nĂ©cessaire de prĂ©voir la vie Ă long terme.
Les crues et la fonte des glaces ont transformé le paysage.
Alors pour ton anniversaire, pour rester sur la terre ferme,
Je t’offre ce petit palace qui t’emmènera partout en voyage.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Pointure 46
Maintenant que tu chausses un bon quarante-six,
Tu peux prendre ton pied et ta vie Ă grand pas.
Et tous ceux qui se gaussent que tu aies réussi
N’ont qu’à voir comme il sied d’ĂŞtre un homme sympa.
Quarante-six au compteur, c’est la bonne pointure
Pour aller au-delĂ de sa concupiscence.
Toi, déjà détenteur d’une belle voiture,
Tu es le mandala de la magnificence.
Toi, qui suivait ses pompes, te voilĂ homme libre
D’aller où tes désirs te rendront consistant.
De plus, si tu ne trompes jamais ton équilibre,
Tu auras ton plaisir Ă chaque pas qui se tend.Dessin de Fabienne Barbier.
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La clause des fleurs
Si vous avez besoin de moi, je suis dans les fleurs de printemps.
J’écoute leurs joies et leurs pleurs surtout quand elles sont écloses.
Je les butine au fil des mois et je m’en occupe à plein temps ;
Je suis l’amant de chaque fleur et j’en respecte notre clause.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Donnez Ă boire Ă mon cheval
Afin de donner à boire à son fidèle étalon,
La jeune Calamity Jane a plein d’idées dans son sac :
Elle a fauché le ciboire chez le curé d’Avalon !
C’est plus petit qu’une dame-jeanne mais c’est mieux qu’être sans sac !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Sous les rhododendrons
Pieds nus sous les rhododendrons,
Nous nous embrasserons.
Tous nus sous un chaud édredon,
Nous nous enlacerons.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La fleur de paradis

La fleur de paradis
Dans l’oreille m’a dit
Que tu es aujourd’hui
Le soleil de midi !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Colin-Maillard au bord de la falaise
Qui sera assez fou pour jouer avec moi
Pour un Colin-Maillard au bord de la falaise ?
Je l’ai fait une fois et depuis, croyez-moi,
Ma coquille est brisĂ©e mais mon cĹ“ur est Ă l’aise !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les arches de brume
Sous ces arches de brume sous un ciel nuageux
Je cache un cœur de Lune et un Soleil radieux.
Ce sont mes deux trésors ; quand il faut je les sors
Mais si parfois je dors, mon gardien veille encore.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les pastèques
Allumez les pastèques
Ouvrez grand les mirettes !
Aujourd’hui on s’apprĂŞte
Pour ce beau jour de fĂŞte !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Nus dans la nature
Tous nus dans la nature
Pour y faire l’amour !
La saine nourriture
Pour le cĹ“ur tous les jours.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Pour une amie très chère
Toutes les fleurs de la terre,
Tous les oiseaux des airs,
Tous les poissons des mers,
Chantent pour une amie très chère.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’illusion de la vie
La plus belle illusion de la vie sont mes yeux
Ils me montrent un aspect limité du monde
Si je m’arrĂŞtais lĂ une microseconde
Je fermerais mon cœur et serais orgueilleux.
Qu’il est doux, qu’il est fort, qu’une source fĂ©conde
RafraĂ®chisse mon cĹ“ur d’un amour merveilleux !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Si toutes les églises…
Si toutes les églises étaient un baromètre,
Si tous les temples étaient un chronomètre,
Si tous les minarets étaient des aiguilles,
Ces horloges du temps en seraient la cheville
Qui relie notre corps Ă l’amour de la Terre
Et raccroche notre âme avec sa source mère.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Ce soir dans tes filets
Qu’auras-tu ramenĂ© ce soir dans tes filets ?
Auras-tu amassé de quoi nourrir ton père ?
Auras-tu récolté des perles pour ta mère ?
Avant que la course du soleil ait défilé
J’aurai recueilli mille trĂ©sors, mille merveilles
Ce soir mon cĹ“ur est plein et mon âme s’Ă©veille !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
