🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.
🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.
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Qui fait rire Bouddha ?

Une femme nue ? Bouddha s’en fout ! Une femme offerte ? Bouddha s’en moque !
Alors que faire quand on est femme pour susciter son intérêt ?
Ce n’est pas par faute de goût ni que son cœur batte la breloque,
Bouddha n’a simplement pas d’âme-sœur et ni le cœur guilleret.
Sans doute que Yashodhara reste à demeure dans son cœur
Et dans sa mémoire aux fantasmes ; ce qui explique son sourire.
En effet sous les apparats d’un bon vivant un peu moqueur,
Le souvenir de ses orgasmes lui provoque toujours des fou rires.
L’un des fantasmes, rapporté par les légendes illégitimes,
Raconte que Yashodhara l’aurait caressé d’une plume
Qu’elle aurait passée à portée de ses parties les plus intimes
Ouvrant ainsi le nirvâna par une extase à plein volume.
Car dans le temple du désir, les échos entrent en collision ;
Le rire sacré de Bouddha évolue en nec plus ultra.
La plume, frôlant le plaisir, libère un flot de collusions
Pareilles à toute une armada d’adeptes du Kâmasûtra.Tableau de Henry Clive sur https:americangallery.wordpress.com20120727henry-clive-1882-1960 .
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Fol amour imaginaire

Depuis sa toute petite enfance, elle possédait un confident ;
Un ami extraordinaire, capricieux et imprévisible
Mais prenant toujours sa défense tant il était intimidant
Ce compagnon imaginaire qui travaillait dans l’invisible !
Il réparait les injustices qu’elle subissait à l’école ;
Ses ennemis tombaient malades, se blessaient ou déménageaient.
Par des manœuvres subreptices, il éloignait les pots-de-colle
Qui lui racontaient des salades qui chaque jour la dérangeaient.
Et puis la pucelle grandit et l’amitié devint amour
Et quand les bûcherons coupèrent l’arbre où logeait son partenaire,
Elle rechercha et brandit l’échantillon le plus glamour
Qui devint alors son compère pour d’intimes préliminaires.
Dans l’ombre enfiévrée de ses rêves, se mue un sarment enflammé ;
L’amant devine son désir et prodigue caresses exquises.
Ses câlins s’enchaînent sans trêve et l’extase vient lui allumer
Un foyer brûlant de plaisir au sein de la fille conquise.Tableau de Gil Bruvel.
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Le Tarot Imagerimes
IV L’Empereur
Loreleï

Son règne est une inspiration ; sa marche un enracinement ;
Sa veille est une vigilance que nul n’affronte sans frémir.
Sa couronne est une aspiration à imposer l’alignement
Afin de bâtir en silence son pouvoir qui doit s’affermir.
Sa loi est la régulation et son commandement ajuste
Et aligne toutes les forces par l’Autorité du Non-Dit,
Pas besoin de stipulation : sa seule présence s’avère juste
Car elle est le feu qui amorce ses constructions approfondies.
L’alignement est de rigueur pour notre Empereur sans visage ;
Car il est l’ombre qui éclaire tout son empire de l’intérieur ;
Car sa justice et sa vigueur préserve ainsi son personnage
De l’ego par la ligne claire qu’il déploie au monde extérieur.
L’épée maintenue sous le voile, main de fer dans gant de velours,
Est brandie non pas pour trancher mais pour dicter la vérité
Qui s’ordonne avec les étoiles avec Tempérance et Amour ;
Invisibles colonnes retranchées qui assurent sa prospérité.
Mais jamais il ne rivalise avec sa consœur Laureline
Car cette dernière déploie ce que l’Empereur lui façonne.
Ensemble tous deux finalisent la féminine et masculine
Alliance noble qui s’emploie à récolter ce qu’il moissonne.
Yavänor, lui, est éprouvé, forgé pour devenir un homme
Et son verbe corroboré dans l’efficience de son rôle
Car leur union est approuvée par son empire et les royaumes
Qui se rallient à l’honoré gardien du bâton de parole.
Mais comme il n’y a pas d’empire sans axe droit et vertical,
L’Empereur le maintient consacré d’une main ferme et silencieuse.
Pour le meilleur et pour le pire ? Non ! Car l’ÏÄMOURÏÄ est radical
Envers le Féminin Sacré dans son assise révérencieuse.Tableau de Maryvon Riboulet
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Le Tarot Imagerimes
III L’Impératrice
Laureline

Pourtant de parole féconde, Elle ne parle pas dans le vide
Et Elle ne gâche pas pour autant sa connaissance intarissable.
Elle ensemence par sa faconde mon cœur et ma raison avides
De boire ses mots chuchotant un amour inassouvissable.
Belle de nature, sans artifice, de cœur, d’esprit, d’âme et de corps,
Il émane d’elle une prestance digne d’une divinité.
Sens du devoir, du sacrifice envers le feu qui brûle encor
S’accorde en toute circonstance à sa tendre féminité.
Mère du monde en devenir, sa descendance forme un royaume
Qui transfigure ses valeurs et dans lequel l’amour s’impose.
Son alliance est l’avenir qui épanouit le cœur des hommes
Par son indicible chaleur et l’attention qu’elle propose.
L’amour comme seul paradigme, dont l’Impératrice est vestale,
Brûle d’un feu inextinguible par toute sa sensibilité.
Ses silences paraissent une énigme à l’encontre du piédestal
Sur lequel l’orgueil perceptible se transforme en humilité.
Harmonie, ressource, équilibre, elle ira jusqu’à partager
Couronne et sceptre du pouvoir avec ses alliés consacrés.
Heureux qui l’acceptera libre, émancipée et engagée
À suivre qui saura s’émouvoir envers le Féminin Sacré.
Réconcilier le féminin au masculin est son devoir
Qui devient le contrepouvoir de tout modèle pragmatique.
Impératif, non pas bénin, mais qui consiste à recevoir
La déférence qui sait pourvoir à sa nature charismatique.
Laureline, venue spontanément aussitôt l’appel de son nom,
M’a offert sa douce présence ainsi que l’écoute encourue,
D’abord seule opportunément, puis en évoquant le chaînon
Qui la relie par complaisance à Loreleï sitôt apparue.Tableau de Maryvon Riboulet
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L’astrologue au logis
Pas de logique pour l’astrologue, pas de hasard dans son logis ;
Tout est prédit, analysé, collant à sa physionomie.
Qu’il est étrange, le dialogue datant de la mythologie
Entre les astres banalisés et la moderne astronomie !
J’ai l’âme et le cœur étoilés et l’esprit toujours dans la Lune,
J’ai fait un retour à la Terre assez brutal de quinze mètres.
L’astrologie s’est dévoilée par la relation opportune
Entre miracles et mystères qui ont fait de moi mon propre maître.
Ce n’est pas elle qui m’a déçu mais les gens soi-disant ouverts
Qui cherchent un changement de vie mais inaptes à la délivrance
Malgré la vision du tissu de leurs problèmes découverts,
Finalement qui sont ravis de vivre dans leur corps de souffrance.Tableau de Georgy Kurasov sur http:www.kurasov.comindex.php?gals .
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Sous le soleil de l’Amazone
Sur une selle empanachée, une amazone ensommeillée
Monte un beau cheval harnaché lors d’un été ensoleillé.
Un bras portant un écu d’or, l’autre en train d’esquisser un geste,
Ainsi implanta le décor, Ptolémée pour son Almageste.
Quel rapport aux mathématiques, l’amazone peut-elle apporter
Alors qu’elle est emblématique du féminisme rapporté ?
Je n’en ai pas la moindre idée ; c’est ce rêve idiot que j’ai fait
Qui, de lui-même, a décidé ce rapprochement imparfait.
Mais si les courbes féminines sont aussi parfaites que sublimes,
Si leurs pigments de mélanine s’avèrent de vrais pousse-au-crime,
C’est qu’il a le compas dans l’œil et le don des mathématiques,
Ce dieu qui traça sur sa feuille la femme pure énigmatique.Tableau de Georgy Kurasov sur http:www.kurasov.comindex.php?gals .
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Métro boulot robot
Depuis des années, on s’échine du matin au soir à ramer
Et au final, on nous repousse notre retraite jusqu’au tombeau.
Nous étions déjà des machines judicieusement programmées ;
Il a suffi d’un coup de pouce pour faire de nous des robots.
Une puce au commencement pour payer sans argent liquide,
Puis des organes bioniques greffés au corps mis en travaux.
Ensuite l’ensemencement d’enfants-éprouvettes insipides
Et le processeur ironique qui a remplacé nos cerveaux.
Aujourd’hui c’est la panacée, tous nos désirs sont décidés !
On nous dit ce qu’il faut aimer notamment la modernité :
Un libre arbitre cadenassé, la liberté invalidée,
L’existence en circuit fermé et tout ça pour l’éternité.Tableau de Waldemar von Kazak sur demotivateur.frarticlewaldemar-von-kazak-illustrations-surrealistes-7626amp .
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La galerie des portraits
Strawberry fields forever
Dans la galerie des portraits des présidents de l’Élysée,
Il y a ceux qui montent ou descendent et celui qui traverse la rue
En se prenant pour un Beatle sortant des studios d’Abbey Road
Pour aller ramener sa pomme ou plutôt sa fraise à Bridget.
Tonton & Macrou
Dans la galerie des portraits qui figurent sur les pages de garde
Des albums des inénarrables aventures du Président,
On croise ceux qui réussissent ainsi que ceux qui ne sont rien
Surtout s’ils viennent d’une gare, en gilet jaune, non-vaccinés.
Faubourg Saint-Honoré
Dans la galerie des portraits du trombinoscope politique,
Sont honorés tous les élus promus au paradis fiscal.
Portraits fictifs ou corrompus aux visages à la peau de vin
Et photos de marionnettes qui vivent aux frais de la princesse.Illustration de Hannah Perry.
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Jumping Fish
Tout l’ monde l’appelle « Jumping Fish », prince des mers et océans
Qu’il traverse en poisson volant avec les oiseaux migrateurs.
Les bateaux, il s’en contrefiche avec leurs moteurs malséants
Qu’il dépasse en batifolant à la stupeur des navigateurs.
Cent fois il a failli mourir dans des tempêtes délétères
Mais il revient en slalomant entre les vagues agitées.
Cent fois on l’a vu parcourir le tour du monde en solitaire
Et puis disparaître au moment où l’on veut le féliciter.
Jumping Fish n’est plus revenu ; personne ne sait s’il est mort.
Peut-être a-t-il trouvé l’amour… enfin, rien ne le contredit.
Mais alors qu’est donc devenu ce cavalier blond matamore
Qui chevauchait avec humour un poisson nommé « Vendredi » ?Tableau d’Owen William Weber.
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Poisson confort
Fausse sirène, fausse baleine mais qui s’enfuit à perdre haleine,
Elle chevauche les poissons ma foi, d’une drôle de façon.
Le croiriez-vous ? Son popotin perche trois oiseaux diablotins
Car sa monture batifolant n’est autre qu’un poisson-volant.
Alors elle surfe sur les vagues tandis que les trois piafs divaguent
En se racontant les potins et bien sûr les plus cabotins.
Elle, de peur qu’elle ne s’affaisse, les mains bien calées sur les fesses
Et la poitrine bien collée, elle se plaît à caracoler.
Apprenez qu’un poisson commode est le véhicule à la mode,
Écologique et naturel et dans ce cas, conjoncturel.
Mais la sirène, même fausse, s’en moque bien, elle se gausse ;
Elle, partisane du moindre effort, ne voit que son petit confort.Tableau de Lisa G. sur http:www.kathievezzani.comblogi-adore-lisa-g .
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Loup, y es-tu ?
Derrière l’arbre qui cache la forêt se masque un loup dissimulé
Qui hurle pour vous effrayer et prétend qu’il veut vous manger.
La peur de se faire dévorer par trop de propos simulés
Est, par la presse, défrayée par l’année de tous les dangers.
Derrière l’intox manigancée se camoufle un vrai prédateur
Dont la morsure empoisonnée s’attache à toutes vos envies
D’une menace autofinancée par le pouvoir des dictateurs
Qui s’efforcent de vous cloisonner dans un combat contre la vie.Illustration de Guillaume Morellec.
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La vie autrement
C’est rigolo, ces Rayons X qui laissent apparaître mon squelette
Et la résonance magnétique, vue dans ma matière vivante.
Elle me montre tel le Phénix qui se transforme en flammelettes
Afin, par biogénétique, de renaître à la vie suivante.
Sans doute qu’avec la 5G, nous serons tous irradiés
Et n’aurons plus besoin de phare grâce à nos cheveux lumineux.
Le cerveau hyper méningé par des pensées expédiées
Évoquera un gyrophare perçant nos yeux faramineux.Une cellule humaine obtenue avec rayonnement X, résonance magnétique nucléaire et microscope cryoélectronique.
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Les aoûtiennes


Dès les juilletistes parties, les aoûtiennes entrent dans la danse
Et les seins nus s’épanouissent sous de pudiques parasols.
Les hommes en contrepartie étalent également leurs panses
À moins qu’ils ne s’évanouissent après leur énième Bartissol.
Mais entre santé et pudeur, qui sait qui des deux primera ;
Les gros lolos à peine couverts ou une frimousse dénudée ?
Les flics auront-ils la lourdeur de rudoyer les scélérats
Qui vont à visage découvert plutôt qu’un sexe préludé ?Tableaux d’Erik Renssen sur https:renssenartgallery.comartists25-erik-renssenworks .
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Mon Roi Soleil
Au mois d’août les chats sont partis, au soleil, les souris se dorent ;
Les chiens partent à la campagne à pied, à cheval, en voiture.
Le soleil, en contrepartie, puisque les vacanciers l’adorent
Envoie la pluie à la montagne pour ruisseler sur les toitures.
À la mi-août, les chats reviennent et les souris rentrent à l’école ;
Les chiens se remettent à mordre dans les goulets d’étranglement.
Quoi qu’il en soit, quoi qu’il advienne, le même cycle caracole ;
Ça donne du fil à retordre aux partisans du changement.The Golden Art d’Andrea de Pascalis.
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L’amante du vent
Sur les plateaux des hautes terres, elle aime quand le vent s’engouffre
Et lui fait voler ses jupons et lui caresse son giron.
Comme un vieux plaisir solitaire qui l’apaise lorsqu’elle souffre
De n’avoir pu mettre son harpon sur un bel amant bien girond.Tableau d’Olga Klimova.
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La Lune et ses comètes
Lune ronde ou Lune gironde, Lune pleine ou Lune vilaine ?
La Lune masque son visage et surtout sa fesse cachée ;
La Lune courtise à la ronde les comètes, fils de Silène,
Dont les queues forment un balisage par leurs idylles panachées.
(Tableau de Casimir Lee sur https:supersonicart.compost188547289992casimir-lee-recent-work-recent-incredibleamp
Silène était un Satyre, père adoptif et précepteur du dieu Dionysos et ancêtre des silènes.)Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Ève inoxydable
Au début, Dieu créa la femme : Ève en acier inoxydable,
Un châssis carrossé d’enfer à la froidure du métal,
Dotée d’une bouche multi-lames ainsi que d’un sexe insondable.
Mais elle plut tant à Lucifer que Dieu se dit : « C’était fatal ! »
Comme il avait gardé le moule, Adam lui proposa d’en faire
Une autre biodégradable à la garantie limitée.
Ainsi fut fait. Pour que ça roule et que ce soit une bonne affaire,
La nouvelle Ève fut consommable en quantités délimitées.Tableau de Shane Gehlert.
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Nourrir d’amour
Quand on se nourrira d’amour, la femme sera consommée,
Présentée dans un emballage qui s’ouvrira par un strip-tease.
Et si les hommes ont de l’humour, ils en feront la renommée
En déclarant le déballage : « La mise en bouche qui érotise ».Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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69 degrés
Soixante-neuf degrés atteints, la planète y perd son latin !
On a vu fondre les calottes, les femmes quitter leur culotte,
Les hommes furent épuisés d’avoir dû autant les baiser ;
Et me suis retrouvé tout nu devant toutes ces inconnues.Dessin de Alphachanelling.
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La position du dauphin
Heureux comme un poisson dans l’eau ne suffisait pas à ma belle ;
Il fallait que j’lui fass’ l’amour dans la position du dauphin.
Comm’ je ne suis pas trop branlo et qu’elle n’était pas trop rebelle,
Avec une pointe d’humour je l’ai prise en faisant le dos fin.Dessin de Alphachanelling.
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Le chat de Cléopâtre
Elle avait besoin d’affection malgré son mauvais caractère.
J’ m’en souviens comm’ si c’était hier car j’étais son chat préféré.
Et grande fut ma déception car, malgré tout mon savoir faire,
Je n’ai pu franchir la frontière de sa froideur invétérée.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’infinitude


Quand une femme ouvre son cœur, c’est une porte sur l’infini ;
L’amour devient vertigineux du haut de son septième ciel.
Quand une femme ferme son cœur, c’est terminé, c’est bien fini ;
Tout ce qui était libidineux est devenu superficiel.
Qu’il est bizarre ce chemin, où tout me semble répétition,
Où je refais les mêmes erreurs que mes aïeux auparavant.
Je m’imagine que demain sera une nouvelle édition,
Et je constate avec horreur que tout est toujours comme avant.Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.
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L’arbre cœur
La raison du miroir se trouble quand mon image est immergée
Dans le reflet qui me dévoile là où mes pensées sont meilleures.
L’avenir m’apparaît en double et mon passé semble inversé ;
Même la clarté des étoiles n’est qu’un présent venu d’ailleurs.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’auguste pavillon
Dessine-moi un beau zodiaque qui représenterait la Terre,
Où tu ferais régner la paix au soleil du cœur de lion.
Qu’il soit assez paradisiaque pour un refuge élémentaire
Où mon cœur pourra se draper de son auguste pavillon !Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’ivresse des coquelicots
Et ce qui devait arriver a bien fini par apparaître,
Car la planète a basculé dès ce matin, preste illico !
Un démon a dû la priver de son fidèle éthylomètre
Pour se voir ainsi bousculée sous l’ivresse des coquelicots.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le papillonafleur
Tapi sur sa grappe de fleur comme un papillon alchimiste,
Le volatile vigneron s’attarde sur quelque pollen.
Ici, il frappe d’un labeur tout plein d’entrain, tout optimiste ;
Là, il tranche une baie bâtarde au goût de poire Belle-Hélène.Que j’aurais voulu de la branche des Papilionacées – mais avec modération – mais qui en réalité est une classe de plantes dont le type est le pois, le haricot et le trèfle.
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L’Archilion
Architectes et archiprêtres, voici votre nouveau maître :
On l’appelle l’Archilion, virtuose pygmalion !
Celles et ceux qui ont su naître dans cette étroite fenêtre
Du cinq août sont des lions, des artistes en rébellion.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Un aperçu du paradis
J’avais pensé percer un trou au fond de ma morosité
Pour avoir un peu de lumière sans que ça me coûte un radis.
Bien que je crusse peu ou prou, de Dieu, sa générosité,
Il a envahi ma chaumière d’un aperçu du paradis.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’aventure est au bout du pont
Il suffirait de presque rien pour m’en aller à l’aventure
Si je savais où va le pont autre part que dans le néant…
Mais j’ai le sens épicurien, ce qui n’est point désinvolture,
Et comme je suis un peu fripon, j’irai à grands pas de géant !Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les amours saisonnières
Mon beau moulin s’est endormi pour les noces de porcelaine
Car le meunier et la meunière sont couchés pour faire un petit.
Seules les abeilles et les fourmis travaillent jusqu’à perdre haleine.
Ainsi les amours saisonnières vous mettent parfois en appétit.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Si le lion, si
Si tu peux dès l’aube entendre le simple chant de l’oiseau,
Si tu sais bien le comprendre quand il yodle les aigus,
Si l’oreille tu sais tendre à son cri dans les roseaux,
Si tu arrives à apprendre son gazouillis suraigu,
Tu seras un lion fier
Que tes amis gratifièrent
De leurs amitiés sincères
En ton jour d’anniversaire.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La folie des hauteurs
Me sentir si haut perché sur le bout du doigt de Dieu,
Ce doit être babélien même si je suis solitaire.
À force de rechercher les problèmes insidieux,
Je deviens machiavélien et mon cœur totalitaire.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Bonne nuit les petits
Le soleil va se coucher et le soir, c’est obsédant !
Maman ourse est affairée à endormir ses petits
« Hâtez-vous de vous doucher et de vous brosser les dents !
Votre série préférée va vous mettre en apathie ! »Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Portes ouvertes et fermées
Au-delà des portes ouvertes, c’est l’évasion vers le large.
Derrière les portes fermées, on ne sait ce qui se passe.
Les meilleures découvertes dépassent toujours les mages
Mais les esprits déformés se retrouvent dans l’impasse.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Rimes et pointes
Quand elle est en chaussons, elle griffe des pointes ;
Quand elle est en patins, elle signe des huit.
Elle et moi rehaussons nos adresses conjointes ;
Elle dans le satin, moi dans les rimes à suites.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le désert bleu
Vaisseau étrange dans le désert comme une neige immaculée,
Un homme en bleu en dromadaire, venu de loin, venu d’ailleurs,
Qui s’aventure à la légère comme un présage miraculé,
Sans une phrase, sans commentaire, dans son devoir ravitailleur.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Jaune tulipe


Ma couleur préférée, c’est le jaune tulipe !
J’aime bien le lilas blanc ainsi que les noires roses !
Je dois m’y référer afin que j’y participe,
Sinon c’est accablant et frise la névrose !Dessin de Fabienne Barbier.
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Martin 365 fois par an
De bon matin, l’oiseau martin pèche ses provisions
Pour les porter à ses enfants dans toutes ses maisons.
C’n’est pas facile, c’est incertain de faire ses prévisions.
C’est comme ça pour tous les ans pour toutes les saisons.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La fée incandescente
Quand ma femme a fait l’amour, brusquement son cœur s’embrase
Et son âme incandescente agite ses petites ailes
Quand je lui fais des mamours, pas besoin de belles phrases,
Pour que ma fée indécente m’embrasse avec plein de zèle.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La petite vendeuse de pommes


Elle vendait ses pommes juste à côté d’Éden,
Un tout petit village peuplé d’âmes innocentes.
Et puis ce fut tout comme une fièvre soudaine,
Comme un dépucelage d’amours luminescentes.Dessin de Fabienne Barbier.
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Les mille bouches
La déesse aux mille bouches m’a chuchoté cette nuit
Que les femmes sont farouches mais qu’elles meurent d’ennui.
J’en ai remis une couche car je sais que, vers minuit,
Lorsqu’elles prennent une douche, je viens et les désennuie.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Ravie au lit
Quand la femme heureuse ferme ses beaux yeux
C’est qu’elle a sans doute un bel amoureux
Aux mains chaleureuses, au sexe orgueilleux,
Dont elle redoute le goût savoureux.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Des bleus et des couleurs
Quand vous la verrez habillée de bleu,
C’est pour la couleur d’une vie morose.
Quand vous la verrez habillée de rose,
Ce n’est pas douleur c’est parce qu’il pleut.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La brume pourpre
La brume a des effets vermeils sous le soleil rougeoyant
Qui empourpre les collines et illumine les monts.
La terre se met en sommeil sous le brouillard ondoyant
Qui drape de crinoline les montagnes du Piémont.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les fleurs de la montagne
Quand je gravis les montagnes à la poursuite du vent,
J’y découvre un paradis de fleurs de mille couleurs.
Le mistral, la tramontane sont parfois bien éprouvants
Mais c’est une thérapie bien saine et sans douleur.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’Hôtel de la mer
À l’Hôtel de la mer, on y vient en bateau ;
On accoste devant, on entre sans frapper.
Une collation amère est servie sur plateau
Et le soleil levant viendra vous y draper.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Sous la douche
Pour l’embrasser sous la douche, je dois savoir me mouiller
Et arroser du regard toutes ses rotondités.
Pour l’embrasser sur la bouche, je dois juste me dépouiller
Et pénétrer sans retard sa tendre fécondité.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La fille aux oiseaux

La chevelure au vent s’offrant au plus offrant
Les mèches étendues font naître les oiseaux
Mais cet accouchement n’est jamais bien souffrant
Sauf le cri des oiseaux qui court dans les roseaux !Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les verts vallons

Verts vallons, où m’entraînez-vous ?
Qu’avez-vous derrière l’horizon ?
Qu’allez-vous me faire découvrir ?
Que de promesses au rendez-vous !
Je n’ai plus peur des trahisons
Et j’ai l’amour à recouvrir !Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le palais des échecs

Pauvre roi Pharaon, pauvre Napoléon,
Qui voit dans ce palais plein de pièges grossiers
Qui te mettent en échec comme le caméléon
Posé sur une vitre polie par le brossier !Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.