Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • Enceinte d’ORÉLION

    Enceinte d’ORÉLION

    ORÉLION
    Qui suis-je ? Une densité ; matière qui crève l’espace !
    Le Big-Bang d’un cœur fusionné dans un univers cloisonné.
    Une énergie d’intensité variable dans le temps qui passe
    Encore toute confusionnée mais bientôt désillusionnée.

    Laureline
    Quelque chose de lourd pèse en moi, enfant sans forme et sans esprit ;
    Il n’avance pas mais il m’aimante ; il ne grandit pas mais il creuse.
    Mon ventre gonfle avec émoi, deux cœurs l’un et l’autre surpris
    Par cet écho qui assermente une destinée valeureuse.

    Maryvon
    Fils de matière et de limite, enfant de la Terre et des eaux,
    Tu es le créateur des mondes qui sculptera notre avenir
    En ce moment même tu imites une vie parmi les réseaux
    Mais qui converge chaque seconde dans un artiste en devenir.

    ORÉLION
    Pas d’esprit pour imaginer, l’âme pas encore connectée,
    Le corps est à peine en chantier, seul le cœur fournit sa fonction.
    Dans cette poche invaginée, mes cellules interconnectées
    Réalisent cet être entier dont vous attendez l’assomption.

    Maryvon
    Petit créateur d’univers, toi qui sera notre architecte,
    Il me plaît, moi, d’imaginer ce qui se passe en ce moment.
    Hier, tu errais dans un hiver vide mais demain je suspecte
    Un printemps neuf et mâtiné sous le regard de ta maman.

    Laureline
    Je ne te vois pas mais t’entends dans mes organes en profondeur
    Je sens ta présence pencher comme un arbre lourd de ses fruits.
    Sans mains tu m’empoignes tentant de modeler dans mes rondeurs ;
    Sans bouche tu sais t’épancher de ce qui ne fait aucun bruit.

    ORÉLION
    Je ne dis mot ni ne consens mais j’aime la proximité
    De vos protections rapprochées mais dont je demeure perplexe…
    Toutes vos promesses m’annonçant ma destinée sont limitées
    Alors laissez-moi m’accrocher à ma structure déjà complexe !

    Tableau de Nella Fauve sur https:www.theartcycle.froeuvrenella_fauvedieu .

    
    
    
  • Enceinte d’ELYSÄÉ

    Enceinte d’ELYSÄÉ

    ÉLYSÄÉ
    Pas de pensĂ©e, pas de vision, rien d’autre que mon existence ;
    Je ne suis qu’un germe de vie qui se rapproche d’un enfant.
    Je ne suis qu’une division de cellules cherchant subsistance
    Pour se propager Ă  l’envi vers un ĂŞtre humain triomphant.

    Laureline
    « Je suis la matrice sans voix dans le silence qui t’enveloppe,
    Je suis la tiédeur sans langage dans laquelle ton corps prend forme.
    Mais je vais te montrer la voie dans ton cœur qui se développe
    Bien que tu n’aies pour seul bagage qu’un plan auquel tu te conformes. »


    Maryvon
    Et moi, je te vois dessinée sur la muqueuse de ta maman
    Parmi les arbres stylisés et les fleurs de vie alentour.
    Petit Étoile hallucinée par l’utérus en firmament
    Comme un berceau divinisé par tant de lumière en retour.

    ÉLYSÄÉ
    « Je ne sais pas encore entendre, mais je vous devine murmurer
    Comme les vagues d’une mer que vos deux voix feraient danser.
    Je ne suis qu’un songe si tendre qu’il vous a fallu m’emmurer
    Dans ce sac d’amour doux-amer dans lequel je suis condensée. »

    Maryvon
    Petite fleur, petite Étoile, dont le cœur bat avec effort,
    Écoute la voix de ton âme qui établit les liens sacrés
    Qui petit à petit dévoilent les prémices d’un esprit-fort
    Et qui feront de toi la femme qui révèlera ses secrets !

    Laureline
    « Je te sens rouler sous ma peau, comme une enfant bien trop vivante
    Qui pousse contre mes parois et me sculpte d’envies nouvelles ;
    Jardin sacré sous le capot qui tremble comme la survivante
    D’un périple en plein désarroi mais dont l’espoir se renouvelle ! »


    ÉLYSÄÉ
    Corps balbutiant, en formation, deux-cents cellules parlent pour moi ;
    Cœur valeureux en pleine action et bien protégé en ton sein.
    L’Esprit n’est qu’une information, l’âme seule me tient en émoi
    Mais « je » sens comme une attraction nourrir pour moi de grands desseins !

    Illustration de Perséphone Sunset sur Tumblr.

    
    
    
  • Ă€ la frontière de la vie

    À la frontière de la vie

    À la frontière de la vie, je commence un voyage étrange
    Entre un père privé de ses sens et des enfants qui n’en ont point.
    Pareil à l’âme qui gravit la peur de la mort qui dérange
    Et qui atteint la connaissance curieusement à brûle-pourpoint.

    Pareil au spermatozoĂŻde qui perd son flagelle en entrant,
    Ton ventre m’a ouvert sa porte mais mon corps est resté dehors.
    À l’instar des humanoïdes qui sont sans l’état « pénétrant »
    Je suis l’émissaire qui apporte son credo, son confiteor.

    Juste avant d’entrer, ma requête fut : « donne-moi de nouveaux sens ! »
    Et j’ai reçu l’ultravision qui voit par l’univers entier
    Les interactions qui se commandent et envoient leurs réminiscences
    Dans mon cerveau en collision dont ma vie est un vrai chantier.

    Élysäé est la première à me transmettre sa présence
    À travers une dimension de maternité spiralée
    Bien au-delà de la lumière, là où l’espace-temps est nuisance
    Avec des anges dont l’intention est de régresser Étoilé.

    ORÉLION est la force ultime qui connaît le sens de la vie
    Qui n’explique rien car elle EST l’origine et la destinée.
    Il ne parle pas car il estime inutile selon son avis
    D’expliquer l’Amour constellé à jamais indéterminé.

    Car l’Amour n’est pas de ce monde ; c’est une énergie envoyée
    De l’au-delà-de-la-lumière vers notre univers de la vie
    Et qui après la mort immonde repart pour être renvoyée
    Tant que la volonté première des dieux n’en sera assouvie.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux de le crĂ©diter.

    
    
    
  • La sirène fermière

    La sirène fermière

    Dans mon pays imaginaire, ma sirène vit en bord de mer
    Où elle recueille les animaux en échange de leurs services.
    Ce n’est pas extraordinaire car, de tous les temps les chimères
    Ont résisté contre les maux quoique les humains l’asservissent !

    Alors ils vivent en colonie vivant d’eau fraîche et de leur pêche
    Que la sirène repartit entre les grands et les petits.
    Et malgré la cacophonie et leurs attitudes revêches,
    Ils sont tous en contrepartie reconnaissants, pleins d’appétit.

    La sirène n’est pas cannibale ; manger du poisson, quelle horreur !
    Alors les mouettes rabattent pour elle les navires alentour
    Par des appâts qu’elles trimballent afin d’les induire en erreur.
    Aussitôt qu’elle voit la frégate, elle se pare des plus beaux atours.

    Et dès qu’elle se met à chanter, tous les marins hypnotisés
    Se jettent à l’eau et sont noyés par les pélicans meurtriers.
    Alors la sirène enchantée prend l’capitaine érotisé
    À déguster et festoyer avec les piafs ménétriers.

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  • Cyclone-Rose

    Cyclone-Rose

    Je l’appelle « Cyclone-Rose » car elle me fait ses pirouettes
    Lorsque le ciel du crépuscule s’empourpre pareil à son teint.
    Mais je suis furieux qu’elle m’arrose en semant toutes ses tempêtes ;
    J’en ai le cœur qui se bouscule devant son plaisir enfantin.

    Or elle me tourne toujours autour, riant aux éclats cristallins
    Et puis s’enfonce sous les eaux et disparaît sous ma carène.
    Soudain la voici de retour avec son petit air malin
    Qui me trouble et glace les os face aux malices de la sirène.

    Et depuis que je m’exténue à échapper à son emprise,
    Voilà que je m’évanouis, vaincu par la belle noiseuse.
    Et la voici, toute menue, elle s’approche un peu surprise
    Et mon cœur est épanoui soumis à son apprivoiseuse.

    « Je t’ai trouvé au bord du monde, toi le poète à l’âme ouverte
    Car sous tes vers, ma queue se plie, mon chant s’adoucit mais t’effraie…
    Je t’ai soufflé mon rire d’onde pour aller à la découverte
    De l’amour d’un homme qui supplie son rêve de devenir vrai ! »

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  • Le chaudron de MĂ©lusine

    Le chaudron de Mélusine

    Les temps sont durs pour les sorcières et souvent elles font la manche
    Au coin des chemins de traverse, dans les clairières ou les fourrés.
    Pour une collecte bénéficiaire, elles n’hésitent pas le dimanche,
    Malgré toutes les controverses, à quêter nues dans les forêts.

    Ainsi j’ai croisé Mélusine assise près de son chaudron
    Proposant d’user quelques charmes contre quelques pièces d’argent.
    Dans le bois derrière l’usine, elle espérait un escadron
    De voleurs ou bien de gendarmes, au pire en les départageant.

    Mais le dimanche, les voleurs sont plutĂ´t sur les quais de gare
    Et les gendarmes sur les routes Ă  apostropher les chauffards.
    Avec son air batifoleur qui me lorgnait sans crier gare,
    J’ai eu pitié de sa déroute qui m’avait donné le cafard.

    Je lui ai donnĂ© tous mes sous et j’ai vidĂ© toute ma bourse ;
    Elle enleva son justaucorps et m’offrît sa chair en échange
    Que j’ai goûtée de tout mon saoul, le cœur battant à bout de course.
    Depuis j’en ai le diable au corps et la queue raide qui me démange.

    Envers les putes blennorragiques, je m’étais toujours soucié
    Mais je pensais qu’avec mes bourses, une sorcière conviendrait.
    Depuis, ma baguette magique agit comme baguette de sourcier
    Et me repère les bonnes sources de l’amour qui circonviendrait.

    Tableau de Stan Davis sur https:casepaga.blogs.sapo.ptnativos-americanos-a-pintura-de-stan-6214985 .

    
    
    
  • Les sondages

    Les sondages

    À chaque heure de la journée et même la nuit, s’il vous plaît,
    On me demande mon avis sur mon lot de consommation
    Car une fois faite la tournée de tout ce que j’ai contemplé
    Et que j’ai payé le devis, il leur faut ma confirmation.

    Trois fois par jour, je dis mon nom, mon adresse et mes mots de passe
    Et puis surtout je dois répondre au mail l’authentification.
    Parfois il faut rĂ©pondre « non Â» car le « oui Â» mène Ă  une impasse ;
    Jamais je ne peux correspondre la moindre modification.

    Un jour je quitterai facebook, Instagram, Dragons & Donjons ;
    J’abandonnerai Amazone, Netflix, Disney, Twitter, YouTube.
    Trop tard ! Je suis fait comme un bouc, un mouton dupĂ©, un pigeon
    Qui a cru que le trou d’ozone n’était rien qu’un gros coup de pub.

    Illustration de Nicole Claveloux.

    
    
    
  • Mon loup intĂ©rieur

    Mon loup intérieur

    Sans vraiment ĂŞtre un loup-garou, je sens souvent monter la bĂŞte
    Lorsqu’il me prend une colère pour un motif grave ou futile.
    Je pars sur les chapeaux de roues, le sang me remonte Ă  la tĂŞte
    Et je me sens pousser molaires et incisives qui me mutilent.

    Et puis ma colère retombe après avoir longtemps hurlé
    Comme un soir sous la pleine lune un lycanthrope l’aurait fait.
    Est-ce qu’ainsi je creuse ma tombe, est-ce que la mort me coud l’ourlet
    Pour me mettre en fosse commune avec un suaire surfait ?

    Bien sûr, ce n’est qu’une soupape pour évacuer la pression
    Que je dois juste maitriser pour ne bouleverser personne.
    Cet anathème me handicape et je fais mauvaise impression
    Sur ma chérie électrisée quand l’heure du coup de gueule sonne.

    Tableau d’Aaron Jasinski sur https:www.taringa.net+arteaaron-jasinski-pinceladas-nostalgicas-parte-2_hrdb0 ainsi que sur https:www.aaronjasinski.com .

    
    
    
  • Les maux t’y qu’on

    Les maux t’y qu’on

    La communication progresse plus par l’image que la parole
    Et l’on s’échange des icones, des stickers et des émojis.
    Un bonhomme rouge si l’on s’agresse, un bisou si l’on se cajole,
    Un chat hilare si l’on déconne comme nouvelle étymologie.

    Quand on me pose en commentaire un petit dessin rigolo,
    J’ n’ sais pas trop comment y répondre, j’ n’ai pas l’émoticone facile.
    Alors je préfère me taire et faire un geste plus écolo
    En me servant pour correspondre de ce petit texte imbécile.

    Tableau d’Aaron Jasinski sur https:www.taringa.net+arteaaron-jasinski-pinceladas-nostalgicas-parte-2_hrdb0 ainsi que sur https:www.aaronjasinski.com .

    
    
    
  • La portĂ©e de la Lune

    La lyre aux sept rayons de Lune berce la forĂŞt endormie
    Jouée par des doigts délicats interprétant le chant d’Orphée.
    Fougères, fleurs, bois et callunes tombent tous en hypothermie
    Par la teneur du prédicat de la musique de Morphée.

    D’une beautĂ© simple et sauvage, DaphnĂ©, Ă©vitant Apollon,
    Deviendra reine de la faune, couronnée de feuilles de laurier.
    L’amour provoque des ravages, la nymphe fuit son étalon
    Pour charmer la nature aphone de berceuses répertoriées.

    Mais quand les corps sont séparés, l’esprit n’en est pas satisfait,
    L’âme n’en est pas plus sereine et le cœur encore moins tranquille.
    Alors elle s’est accaparé un heptacorde plus-que-parfait
    Et de sa belle voix de sirène chante l’amour sur sa presqu’île.

    La pollinisation
    12.06.2018

    Tableau de Kinuko Y. Craft sur https:alionushka1.livejournal.com1042464.html .

    
    
    
  • Tout en souplesse

    Tout en souplesse

    Pour échapper à la rigueur des archers anglais réputés
    Pour la précision de leurs tirs durant la guerre de cent ans,
    Ces bons français, pleins de vigueur, laissaient, de deux doigts amputés,
    Leurs prisonniers se repentir, mutilés et non consentants.

    On sait depuis les amazones que les filles sont douées à l’arc
    Et d’ailleurs Diane la chasseresse est de notoriété ingambe.
    Elles ne sont ni de seconde zone, ni même à côté de la barque ;
    Alors saluons leur prouesse et admirons leurs jeux de jambes !

    Ainsi leurs femmes ont pris le relais mais pas folle, la guêpe guerrière !
    Elles s’entraînent par les pieds à viser les cheveux au vent.
    Leurs ennemis, non sans délai, les ont surprises par derrière
    Et l’origine du mot « croupier » découle de ce coup innovant.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Le partage du temps

    Le partage du temps

    Selon les lois de la Nature, il faut ĂŞtre un peu kamikaze
    Et la vie découpe le temps selon l’appétit animal.
    Pour les oies, le temps s’aventure au long de soixante-trois cases
    Et pour les taureaux débutants, l’arène est le point terminal.

    Pour le lièvre, rien ne sert de courir, il faut savoir partir à temps ;
    Pour le cochon, tout est jambon à toute heure et en fricassée ;
    Les oiseaux se cachent pour mourir mais ils reviennent au printemps ;
    Quant à l’homme, même s’il est bon, le bon vieux temps est dépassé.

    Tableau de Daria Petrilli sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201704Daria-Petrilli.html .

    
    
    
  • Alchimie et coquelicots

    Assises sous les coquelicots, le temps des jeunes filles en fleurs
    Ouvre les rêves romantiques teintés au rose de Thuringe,
    Qui deviennent rouges tropicaux quand l’amour brûle dans les cœurs
    Dans une extase aromatique, douce folie pour les méninges.

    Assises sur les coquelicots, les jeunes filles bucéphales
    Vivent leurs rêves alchimiques à l’alcool des fleurs de pavot
    Dont les désirs ombilicaux avec la pierre philosophale,
    Dignes d’un opéra-comique s’exalteront sous les bravos.

    (Tableaux de Daria Petrilli sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201704Daria-Petrilli.html
    Les bucéphales sont des papillons de nuit.)

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

    
    
    
  • Les Rois Chevaliers

    La Reine Jument se morfond tout en haut de sa tour d’ivoire
    Dont le Soleil peine Ă  percer les murs bleu-de-nuit tout autour.
    Sa chambre du sol au plafond ne lui laisse rien entrevoir
    Malgré les fentes dispersées sur le plancher aux alentours.

    Le Roi Étalon sans ombrage pratique aussitôt l’ouverture
    Et dame le pion aux valets qui ne peuvent l’empêcher d’entrer.
    Puis, il se rue avec courage à l’assaut de cette structure
    Et, à force de cavaler, délivre la reine cloîtrée.

    La Tour Équestre, depuis ce temps, sert aujourd’hui de témoignage
    Et beaucoup de poulains royaux viennent invoquer leur destinée.
    Ils y retrouvent, le cœur battant, le caractère de leur lignage
    Défiant les rivaux déloyaux pour conquérir leur dulcinée

    Tableaux de Wolfgang Lettl.

    
    
    
  • Lumières de saisons

    Lumières d’un printemps qui éclairent à nouveau
    Le monde qui renaît pour tout recommencer.
    Premiers rayons suintants qui remettent Ă  niveau,
    Dans l’odeur des genêts, les amours romancées.

    Lumières d’un été, fortes et resplendissantes
    Qui font mûrir la Terre d’amours les plus fécondes.
    Les rayons reflétés par les eaux bondissantes
    Des flots alimentaires des rivières profondes.

    Lumières d’un automne qui me réchauffent encore
    Se terminent en beauté pour me réconforter
    D’un souffle monotone dû aux vents de l’aurore
    Sur les charibotées de feuilles emportées.

    Lumières d’un hiver qui marquent le contraste
    Produit par la mort blanche qui règne en son séjour.
    La loi de l’univers crée ce cycle néfaste
    Dont la vie, en revanche, triomphera toujours.

    Tableaux de Stéphanie Gauvin.

    
    
    
  • Yoko bel Ĺ“il

    Yoko bel œil

    Pour apprendre le japonais, l’œil bridé n’est pas suffisant.
    Hiragana, katakana, tout ça paraît bien compliqué !
    Approchez votre pouce au nez et l’index s’immobilisant
    Comme une tranche d’ananas et tout vous sera expliqué !

    Si vous avez les yeux vairons, faites de la calligraphie
    Pour dessiner de jolis signes noisette et bleu sur un fond noir.
    Avoir l’œil directeur marron, c’est bon pour la sérigraphie ;
    Quant à l’œil bleu, il sera digne de les graver au tamponnoir.

    Tableau de Shiori Matsumoto.

    
    
    
  • Ă€ l’écoute des poissons

    À l’écoute des poissons

    Elle écoute chanter les poissons dans le silence de la mer
    Comme une aveugle observerait la danse des nageoires d’or.
    Elle m’a dit qu’elle faisait moisson de tous ces bonheurs éphémères
    Qui passent et se réserveraient à son cœur tandis qu’elle dort.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Tendre ingĂ©nue

    Tendre ingénue

    Tendre ingénue, sans retenue, te voici soudain toute nue
    Pour affronter la canicule, tu ne crains pas le ridicule.
    Sur ta fragile intimité saluée à l’unanimité,
    Un soupçon de timidité pour recouvrir ta nudité.

    Tableau de Kees van Dongen.

    
    
    
  • Nature Ă©cossaise

    Nature écossaise

    J’aime ces tartans verdoyants, robes qui claquent rouge-sang,
    De tous les fils de la nature qui tissent les beaux paysages.
    L’océan turquoise ondoyant sous le poids d’un soleil couchant
    Crée, au cœur d’enfant immature, l’admiration sur son visage.

    Paysage quelque part en Écosse.

    
    
    
  • Pendant ce temps, le gĂ©meau…

    Pendant ce temps, le gémeau…

    Me croiriez-vous si je disais que j’ai rencontré notre ami,
    La nuit dernière au coin d’un bar, dans un état mélancolique ?
    Et bien tous ceux qui médisaient, sur je ne sais quelle infamie,
    Qu’il boirait comme un malabar, sauront qu’il n’est pas alcoolique !

    Tableau de Galina Sinofkin.

    
    
    
  • Tinette et Loulou

    Tinette et Loulou

    Il chante comme un rossignol, le Ténor De la Castafiore
    Et mon amie la Capitaine, déçue, s’en saoule verre après verre.
    Avec cette bande de guignols, tout mon moral se détériore
    Et ces chansons napolitaines m’en font retourner les ovaires !

    Dessin de Victor Rivas.

    
    
    
  • Pour l’amour d’une sirène

    Pour l’amour d’une sirène

    Combien ai-je coiffé de vagues quand j’étais apprenti rameur ?
    Combien ai-je pris de rouleaux, sous la houle et dans la tourmente ?
    Mes mémoires sont assez vagues depuis le sourire charmeur
    Que m’a mis dans le ciboulot une sirène fort charmante.

    Tableau de Valériane Leblond.

    
    
    
  • La Terre simplement

    La Terre simplement

    Terre ferme, tu es ma mère ; feu du ciel, tu es mon sang,
    Au-delà des horizons, au-delà des océans.
    La vie peut paraître amère à celui qui n’y consent
    Et sembler une prison ou retourner au néant.

    Mais il y a un cœur qui bat dans le sol et les semences ;
    Le blé se dore au soleil sans demander la raison.
    Les animaux ici-bas trouvent eux-mĂŞmes leur pitance
    Et puis retombent en sommeil pendant la morte saison.

    Tableau de Elke Trittel.

    
    
    
  • L’école solaire

    L’école solaire

    Durant mon système solaire, j’aimais ma maîtresse d’école
    qui dirigeait à la baguette les étoiles qui n’étaient pas sages.
    Le soir, aux calottes polaires, j’attendais que mon car décolle
    À la poursuite des comètes qui faisaient leur apprentissage.

    Tableau de Catherine Chauloux.

    
    
    
  • MarĂ©e haute et marĂ©e basse

    Marée haute et marée basse

    À marée basse, mon enfance m’emporte vers le firmament ;
    À marée haute, ma vie d’homme, à la rencontre de l’amour.
    Et puis la mer donne naissance Ă  celle qui deviendra maman
    Pour chacun des petits bonhommes à qui elle a donné le jour.

    Tableau de Valériane Leblond.

    
    
    
  • Si Adam avait Ă©tĂ© une femme ?

    Si Adam avait été une femme ?

    Les femmes n’auraient plus d’enfants imposés par la loi phallique,
    Les femmes montreraient leurs seins s’il fait chaud ou si ça leur plait,
    Les femmes penseraient aussi en position encéphalique,
    Les femmes choisiraient leur vie simplement comme il leur complait.

    Elles partiraient pour longtemps dans leurs bateaux à l’aventure,
    Elles gagneraient la confiance des autochtones rencontrées,
    Elles dormiraient Ă  Marseille au soleil Ă  la devanture,
    Elles joueraient dans les troquets au poker ou à la contrée.

    Elles n’auraient surtout pas besoin de moi
    Pour imaginer la suite au fil des mois…

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • La pose d’étĂ©

    La pose d’été

    Dans les périodes estivales, j’aime ces poses langoureuses
    Qu’adoptent les nymphes en attente d’une aventure pour un soir.
    J’aime admirer ce festival qui charme ma plume amoureuse
    De ses jolies muses amantes même s’il n’y a aucun espoir.

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  • L’échappĂ©e en multicolor

    L’échappée en multicolor

    Afin d’échapper à l’ennui, je m’enivre de couleurs vives
    Que j’engloutis dans les grands verres de mes lunettes agronomiques.
    Midi devient alors minuit, les feuilles mortes se ravivent,
    L’insolite est à découvert et l’impossible, astronomique.

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  • Nostalgie Ă©cossaise

    Nostalgie écossaise

    Adieu Madras, adieu foulards, adieu vêtements écossais
    Qui ont emballĂ© ma jeunesse et, encore aujourd’hui, m’émeuvent.
    Tout ça s’en va dans le brouillard de mes souvenirs cabossés
    Mais c’est afin que je renaisse avec des ailes toutes neuves.

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  • L’oiseau mĂ©gaphone

    L’oiseau mégaphone

    S’il est dotĂ© d’un mĂ©gaphone, c’est pour propager les cancans
    Et parler plus fort que les autres dans les réunions du quartier.
    Mais il va devenir aphone, cette espèce de pélican,
    S’il prêche aussi fort qu’un apôtre par son langage de charretier.

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  • La mer de cuivre

    La mer de cuivre

    Sur la mer de cuivre profonde au couchant,
    Le navire en fuite s’en va doucement.
    L’histoire est Ă  suivre et c’est attouchant
    Car c’est une suite en rebondissements.

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  • De belles plumes

    De belles plumes

    Aujourd’hui est le jour oĂą je me fais tout beau
    Portant de belles plumes Ă  la mode du temps.
    J’ai mes plus beaux atours, mis mon plus beau jabot
    Il est temps que j’allume mon regard éclatant !

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  • Le prisonnier du moulin

    Le prisonnier du moulin

    Maryvon n’est plus au cachot, mais enfermé dans son moulin
    Durant une entière semaine pour y faire sa pénitence.
    Mais comme il n’est pas un manchot et qu’il est encore malin,
    Je soupçonne ce phénomène d’avoir voulu prendre des vacances.

    J’avais été puni une semaine de facebook pour avoir montré un joli nu féminin.

    
    
    
  • Les rĂŞves en couleur

    Les rĂŞves en couleur

    Quand le jour se termine, une autre nuit commence
    Et je vois arriver tout un monde qui change.
    Les rêves s’acheminent vers de douces romances
    Qui s’en vont dériver dans des couleurs étranges.

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  • Les terres d’amours

    Les terres d’amours

    Tout autour de la Terre, j’ai rêvé en couleurs,
    Parcourant la lumière, abandonnant mon corps
    Dans la nuit des mystères où fuyaient les douleurs
    Pour des amours premières que je ressens encore.

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  • Le trou de joie

    Le trou de joie

    Une femme nue dans un trou de bois
    Qui fait l’ingénue un peu aux abois…
    J’étais prévenu par les villageois
    Qu’elle était connue en fille de joie.

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  • RomĂ©o en juin & Juliette en juillet

    Perdu en fin du mois de juin en attendant le beau juillet,
    Roméo lançait ses bateaux chargés de messages alarmants.
    Juliette attendait dans son coin, sur la lune s’étant appuyée,
    En rêvant à son beau château d’où viendra son prince charmant.

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  • Pigeon vole

    Pigeon vole

    Emmenez-moi, compagnons, partager votre voyage
    Car j’ai appris à voler en jouant à pigeon-vole !
    Allons jusqu’en Avignon en survolant les grillages
    Loin des portes et des volets prenons ensemble notre envol.

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  • Ainsi faon, faon, faon

    Ainsi faon, faon, faon

    Quand le faon se fend la poire tandis que le chamois dort,
    La bibiche est nostalgique et le cerf est aux abois.
    Ah ! Que revienne l’espoir au fin fond des corridors
    De caravanes illogiques lorsque tous les chiens aboient.

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  • La maison divorcĂ©e

    Ma maison a divorcĂ© sur la banquise ;
    Je l’avais bien placĂ©e, je la pensais solide
    Mais la glace a fondu et dĂ©clenchĂ© la crise ;
    Ma moitiĂ© s’est fendue et court comme un bolide…

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  • La FĂ©e Farandole

    Elle vole, elle vole, la Fée Farandole
    Elle court, elle court sur ses jambes d’amour !
    Elle est folle, elle est folle, comme son auréole,
    Elle tourne, elle tourne, et mon cœur se retourne !

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  • Soleil du soir

    Le soleil qu’on voit flirter le soir sur les sommets
    Inspire les pécheurs qui jettent leurs filets.
    Parfois son reflet plonge sous les eaux ridées.
    On dirait bien qu’ils vont ce soir le capturer…

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  • La route aux lacets

    TantĂ´t elle se lace, jamais je ne me lasse.
    La route qui m’emmène n’est jamais la mĂŞme.
    Jamais ne se classe, ni la mĂŞme place,
    Toujours me ramène Ă  celle que j’aime.

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  • La danseuse Ă©toile

    Quand la danseuse étoile me déploie tous ses voiles
    En forme de spirale dans la nuit de l’Ă©toile,
    Je ne vois que son charme les yeux remplis de larmes,
    Mon cœur est en alarme pour la fille de Parme !

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  • La Lune sur le fil

    Quand la Lune ne tient qu’Ă  un fil,
    Je décoche une flèche dans le mille !
    Quand la Lune s’expose la nuit,
    Tout le monde s’approche sans bruit.
    Quand la Lune a son corps d’albâtre,
    Tout le monde vient voir le théâtre !

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  • Spirales

    Spirale de gouttes, je suis Ă  l’Ă©coute !
    Spirale d’Ă©toile, j’ouvre grand mes voiles !
    Spirale étincelle, mon âme chancelle !
    Spirale d’amour, mon cĹ“ur pour toujours !

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  • Le chat et la souris

    On joue au chat et Ă  la souris ?
    Tu fais la souris, moi le chat,
    Je te cherche et toi tu t’enfuis.
    Tu fais le chat, moi la souris,
    Tu fais le gourmet, moi le plat !

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  • La sinusoĂŻde

    Une sinusoĂŻde qui attire mes yeux !
    Une courbe érotique qui allume mes feux !
    Un rĂŞve chimĂ©rique qui m’enivre un peu !
    Un attrait angélique qui fera de moi Dieu !

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  • Danseurs Ă©toiles

    Quand la danseuse étoile fait une pirouette
    Que croyez-vous bien qu’il lui passe par la tĂŞte ?
    Pense-t-elle Ă  Pierrot, son ami d’opĂ©rette ?
    Ou bien au prochain rendez-vous Ă  la sauvette ?

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  • Rouge pour toi

    J’aime oser dĂ©cliner tous ces rouges pour toi
    En faire une coiffure qui soit de bon aloi
    Que soit, cette parure, un souvenir de moi
    Et te rendre sensible juste au bout de mes doigts

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