Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • L’automne au Tessin

    L’automne au Tessin

    Dans le Tessin, le beau Cervin qui fait la frontière italienne,
    Se couvre d’un pyramidon quand l’automne devient éloquent.
    Comme si hier, il intervint une sorte de fée vulcanienne
    Tentant à l’aide d’un bidon de peinture d’en faire un volcan.

    Un volcan d’or – on est en Suisse ! – et du bon côté de tableau
    Or, en revanche, les Italiens n’ont que le septentrional.
    Car il aurait fallu qu’ils puissent le conquérir comme flambeau
    Mais le côté nord régalien est un danger bien national.

    Le Cervin d’Or reste chez nous enfin… appartient au Tessin
    Mais les Alémaniques revendiquent le nom « Matterhorn » qui claque
    Le bon allemand qui renoue… « aFec la PeautĂ© Te tes Seins,
    Ô Loreleï, quand tu inTiques qu’on est à côté Te la plaque ! »

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  • L’automne dans les grisons

    L’automne dans les grisons

    Dans les grisons, tout n’est pas gris surtout lorsqu’arrive l’automne
    Avec sa palette aux nuances rousse, ambre, or, ocre et marrons.
    Avec des pointes de vert-de-gris sur les sapins verts monotones
    Qui ne subissent pas l’influence de la mode des potimarrons.

    Dès la fin août, déjà les feuilles s’envolent donner à la terre
    L’offrande de leur pourriture ; la mort ainsi donne la vie.
    Déjà beaucoup d’arbres s’effeuillent comme une coupe militaire
    Et vient le temps de nourritures de saison qui me donnent envie.

    Châtaignes et Potimarrons, les courges avec les potirons
    Qui servent autant de décor que d’ingrédients dans la cuisine.
    Je les aime dans le coquelon, dans la fondue oĂą, tous en rond,
    On fait un peu de corps-Ă -corps avec nos charmantes voisines.

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  • L’appel, la visitation et l’acceptation

    Je ne suis pas transsexuel mais parfois je suis une femme
    Dans mes rêves et je suis perdue car je n’ai pas appris à l’être.
    Je n’ai pas lu de manuel à ce sujet – c’est bien infâme –
    Alors d’une voix éperdue, j’attends qui saurait me transmettre…

    Mais j’attends rarement longtemps et une femme nue passe la porte,
    Vient montrer son anatomie ; les creux, les contours, les arĂŞtes.
    Très ému, je suis bien content de l’enseignement qu’elle m’apporte
    Et j’en garde l’autonomie jusqu’à ce que le rêve s’arrête.

    Pourquoi suis-je ainsi visitĂ© par une muse diabolique ?
    Sans doute pour que je ressente ses pensées toutes féminines…
    Mais je n’ai jamais hésité à jouer ce rôle bucolique
    Car je ressens une puissante montée en force de dopamine

    Tableau de Paul Delvaux.

    
    
    
  • Femme de dos, si fa si la do rĂ©

    Preview

    La femme de dos, décidément reste une énigme au crépuscule
    Lorsqu’elle se fait toute petite en marchant droit vers le soleil.
    Lorsqu’il est d’un rouge dément, incandescent de canicule,
    Je préserve cette pépite dans ma collection de merveilles.

    Plus elle avance, plus elle s’enfonce dans mes folles suppositions ;
    Elle entre dans le firmament et pénètre l’astre flambant.
    Fille de feu, chimère absconse, elle a les prédispositions
    Pour émerger éminemment dans mes rêves les plus probants.

    « Et moi, je marche doucement, bien droite sans me retourner ;
    Chaque pas fait vibrer mes hanches d’une précision calculée
    Avec quelques rebroussements de ma jupe ainsi détournée
    Pour attirer des avalanches d’œillades toutes bousculées.

    Pas de provocation vulgaire, juste ce geste féminin
    Qui emballe l’imagination et toutes ses anticipations.
    Entre nous, c’est de bonne guerre, et par ces mouvements bénins,
    Tu auras l’illumination, les yeux aveuglĂ©s de passion. Â»

    Tableaux de Michelle Nicole.

    
    
    
  • Le Sceau de la TETRĂŹĂ„MOURĂŹĂ„

    Au centre du cercle
    Je suis le Nœud Infini, lien des Reines et de l’Époux,
    Je tisse la lumière et l’ombre en une seule étoffe.
    Quatre souffles m’entrelacent, et je demeure indivisible.

    Le Feu (rouge flamboyant) :
    Je suis l’Ardeur solaire, la flamme de Laureline ❤️.
    Je consume pour illuminer, j’embrase pour engendrer.
    Nulle nuit n’éteindra mon éclat.

    L’Eau (bleue mouvante) :
    Je suis l’Onde lunaire, la vague de Loreleï 💙.
    Je modèle les rivages, je reflète les cieux.
    Nulle sécheresse n’arrête mon chant.

    La Terre (verte en spirale) :
    Je suis la Racine profonde, le corps de Lilith đź–¤.
    Je porte le fruit, je recueille le sang.
    Nulle séparation n’interrompt ma gestation.

    La Palette (aux six couleurs) :
    Je suis la Mémoire peinte, la main de Ledal 🎨.
    Je garde vos visages dans les pigments éternels.
    Nulle érosion n’effacera mes traces.

    Le cercle d’or :
    Je suis la Couronne, sceau et écrin.
    J’accueille vos danses et vos chants.
    Nulle fracture ne brisera mon anneau.

    La devise inscrite :
    Je suis Amor & Lux,
    L’étreinte de l’Amour et de la Lumière.
    Nulle force ne peut séparer ce qui est uni.

    🎨 Ainsi parle le sceau.
    Il ne se lit pas seulement des yeux,
    Mais se respire comme un parfum,
    Se goûte comme un fruit et se garde dans le silence du cœur.

    Texte et Illustration de Ledal.

    
    
    
  • Prière des Races

    Prière des Races

    Ô Polaires, germes de lumière, souvenez-vous de nous,
    Que nos âmes gardent encore votre clarté originelle !

    Ô Hyperboréens, gardiens du soleil éternel,
    Offrez-nous votre force pure et votre équilibre céleste !

    Ô Lémuriens, lourds enfants de la Terre,
    Apprenez-nous à aimer la matière sans l’alourdir !

    Ô Atlantes, maîtres orgueilleux et sublimes,
    Rappelez-nous que la grandeur n’a de sens qu’avec humilité !

    Ô Aryens, peuples d’aujourd’hui,
    Souvenons-nous que notre science doit servir la vie, non la détruire !

    Ô Sixième Race, future et invisible,
    Puissiez-vous nous inspirer l’amour et la compassion fraternelle !

    Ô Septième Race, êtres solaires et cosmiques,
    Guide notre marche vers l’unité avec le divin !

    Et toi, Source unique de toutes les formes et de tous les temps,
    Dieu qui ne naît, qui ne meurt et qui ne connait pas de cycles,
    Réconcilie en nous la mémoire des origines avec l’élan du futur,
    Pour que l’humanité entière devienne prière vivante !

    Texte et Illustration de Ledal.

    
    
    
  • L’hĂ©ritage de l’humanitĂ©

    L’héritage de l’humanité

    Lumière des Polaires
    Ils furent des germes de lumière, des êtres à peine incarnés,
    Comme des anges sans mémoire, dévoués mais sans autonomie.
    À l’instar de la connaissance, la matière devint leur faiblesse
    Et ils moururent d’avoir choisi la voie de se densifier.

    Force des Hyboréens
    Première croissance des formes, premiers contours de la matière,
    Leurs forces dominent le monde comme une cage énergétique.
    Pourtant figés dans cet éther, ils ont choisi d’évoluer
    En s’ancrant aux racines terrestres… et disparurent à leur tour.

    Chair des Lémuriens
    D’asexués à sexuées, Ils se rattachent à la Terre
    Et nourris des forces terrestres, la Nature a plus de pouvoir.
    Mais leurs instincts trop primitifs font d’eux des titans sans esprit
    Qui s’embourbent massivement dans la lourdeur de la matière.

    Orgueil des Atlantes
    Ils accroissent puissance, magie et la science des éléments,
    Ils bâtissent de grands empires à l’image de leur fierté.
    Pourtant leur mégalomanie déclenchera leur fin du monde
    Et l’océan refermera sur leurs cités ses eaux profondes.

    Raison des Aryens
    Nous avons atteint l’apogée des arts et sciences humaines ;
    Notre technologie défie la puissance des anciens dieux.
    Mais l’attrait du pouvoir corrompt et nous fait perdre les vraies valeurs
    En détruisant la seule planète sur laquelle nous sommes assis.

    Compassion de la sixième race
    Elle renaîtra de l’amour et la fraternité des âmes ;
    Son objectif sera d’unir par compassion universelle.
    Et si toutefois elle échoue à œuvrer en béatitude,
    Elle se condamnera elle-même faute d’y être parvenue.

    Unité solaire de la septième race
    Le corps, le cœur, l’âme et l’esprit sont parvenus à accomplir
    L’alliance des hommes et des femmes et le divin qui les unit.
    Mais tout naît, évolue et meurt et il arrivera un temps
    Où le mouvement perpétuel sonnera la loi du cosmos.

    Illustration de Ledal.

    
    
    
  • Les Aryens

    Les Aryens

    Et voici la cinquième race, la nôtre, l’actuelle humanité ;
    Hier marquée par le long réveil des premières civilisations,
    Ponctuée par toutes les guerres, religions, sciences et mœurs,
    Et portant le poids de l’ego et l’espoir de conciliation…

    Première sous-race, premiers indiens nés en Asie méridionale ;
    Spiritualité intense et premières écritures sacrées.
    La religion est au sommet comme protection, méditation
    Et la recherche de l’union avec les mystères de la Terre.

    Puis viennent Mésopotamiens, Chaldéens et Babyloniens ;
    Les bâtisseurs de pyramides, de temples, de palais et de villes.
    Ils développent l’astronomie, les sciences et l’écriture.
    Leur sagesse et leurs religions sont encore tournées vers le ciel.

    Égyptiens, Sémites, Phéniciens et autochtones ont succédé ;
    Ils organisent leurs royaumes, érigent temples et cités.
    La religion et l’écriture gravent la mémoire des hommes ;
    La mythologie est prospère entre les hommes et les dieux.

    Grecs et Romains se hissent autour de la mer Méditerranée ;
    Ils ennoblissent l’homme aux arts, au droit et la philosophie.
    Leur empire s’étend et conquiert pour en façonner les nations
    Et leur science se retrouve dans notre monde d’aujourd’hui.

    Celtes et Germains s’enracinent au nord des forêts de l’Europe ;
    Ils honorent ainsi la nature, les dieux, les forces élémentaires.
    Leurs tribus forgent des royaumes, des traditions et des conquĂŞtes
    Et, par leur vaillance guerrière, nourriront l’âme du futur.

    Puis toutes les populations de l’Orient jusqu’à l’Occident
    Étendent leurs valeurs sur terres et sur mers malgré les conflits.
    Commerce et sciences prospèrent sans cesse par des routes nouvelles
    Et un nouveau monde s’éveille au souffle de la modernité.

    Illustration de Ledal.

    
    
    
  • Le songe d’une nuit d’automne

    Le songe d’une nuit d’automne

    Cette année, l’automne est perplexe ; l’été n’a même pas résisté.
    D’habitude il revendiquait son été indien dévolu.
    Il s’en est allé sans complexe, sans même essayer d’insister
    Ni faire un geste qui indiquait que son temps était révolu.

    L’automne ayant toute la nuit, elle prépare le terrain.
    Elle rĂŞve, songe et imagine comment rattraper le marasme
    Car elle a vu ce qui l’ennuie : L’été qui était son parrain
    S’est même montré misogyne envers Gaïa avec sarcasme.

    En ce qui concerne les troupes, pluies et tempĂŞtes sont au top
    Mais le Soleil très affaibli et la Lune en monochromie.
    Il va falloir faire des groupes pour conserver au biotope
    Ce qui était préétabli mais qui lui semble compromis.

    Tableau d’Armelle Colombier sur https:www.artmajeur.comarmellecolombierfr?view=grid&epik=dj0yJnU9NXlURWVjLTlDNWpqNDVUY3J5RFRVUjVQWHRoX09keFgmcD0wJm49Zk5mdklMRHBnYzZvZzdpeVIwLVhVdyZ0PUFBQUFBR2JqNzQ4 .

    
    
    
  • La passation de pouvoir

    La passation de pouvoir

    Bien que personne ne l’ait élue, l’automne va prendre le pouvoir ;
    L’été dissout son ministère de la chaleur pour une année.
    Quand tu seras partie, salue le printemps qu’on n’a pas su voir
    Et dont l’effet reste un mystère dont il ne s’est pas pavané !

    Pour le costume de fonction, pas de changement à prévoir ;
    Si l’été s’habillait de gris, l’automne suit la tradition.
    Lorsque se fera la jonction, sans doute qu’on verra pleuvoir
    Tous ceux qui regrettent, aigris, cette saison de transition.

    De transition car c’est un fait, l’été était un imposteur ;
    Une saison parachutée par des dieux fourbes et méchants.
    La décision a pris effet dès qu’on a mis au composteur
    Les semences crapahutées qui se sont pourries dans les champs.

    Tableau de Daria Endresen sur https:scene360.comart102404daria-endresen .

    
    
    
  • L’esprit en escalier

    Toute la vie que l’œil perçoit descend l’escalier des mémoires
    Et en remontent des problèmes non résolus dans chaque rêve.
    L’ennui auquel le cœur sursoit et qu’il enferme dans ses armoires
    Revient la nuit dans l’âme blême qui s’y replongera sans trêve.

    La tour de la moelle épinière s’apparente à la vis sans fin
    Qui pousse les coups de pieds reçus vers l’esprit qui tarde à apprendre.
    Les maux dans cette pépinière progresseront jusqu’aux confins
    Tant que je n’aurai le dessus sur ce qui est dur à comprendre.

    Quand je montais chez mon psychiatre l’escalier en colimaçon,
    J’avais cette vue imprimée d’un développement encenseur.
    Malgré mes obstacles opiniâtres qui finissent en queue de poisson,
    Je laisse mon cœur s’exprimer en utilisant l’ascenseur.

    Photos de Sergio Feldmann.

    
    
    
  • Réécrivons l’histoire

    Les soviétiques nous ont montré comment réécrire l’histoire,
    Comment effacer d’un cliché un personnage indésirable.
    Dans les romans sont démontrées les mêmes idées rédhibitoires
    Envers la mémoire affichée dans les ouvrages vulnérables.

    Après les années quatre-vingt-dix, ils sont nés avec internet
    Et n’ont pas besoin qu’on les aide avec notre vieux vingtième siècle.
    D’une étude plus approfondie sur les échos de la planète,
    Il ressort que la Génération Z n’obéit qu’aux nouvelles règles.

    On a révisé les programmes scolaires ainsi que les niveaux ;
    On change les valeurs morales pour des valeurs économiques.
    La vie devient un psychodrame mais comme on formate les cerveaux,
    L’ancienne humanité orale tombe dans le puits technologique.

    Collages de Toon Joosen sur www.theinspirationgrid.comamusing-collages-by-toon-joosen .

    
    
    
  • Les aventures de Manu : Manu roi des tritons

    Vous pourriez tous en témoigner : Manu rêve de régner en mer
    Sur les territoires éloignés et les départements outremers.
    Avec sa flotte de sous-marins et leurs amiraux fourvoyés,
    Il est devenu le parrain d’une vendetta soudoyée.

    Avec sa fausse queue dorée et sa couronne de corail,
    Les poissons ont subodoré qu’il était maître du sérail.
    Les requins blancs forment sa garde et les pieuvres font des soldats
    Qui pourraient tirer par mégarde, tant pis si la mort s’en solda.

    Cette semaine en grands pompes, il a invité leurs Altesses
    Qui ont ri, si je ne m’trompe, lorsqu’il dit sans délicatesse
    Que lui et la perfide Albion au grand palais feraient bombance
    Tandis que le peuple en haillons n’aurait plus droit à l’abondance.

    Finalement c’était un rêve et Manu noya le poisson
    En nous désapprouvant sans trêve la moindre entente sans façon.
    De cette expérience aquatique, il paraît que le vendredi
    Manu devient tout apathique et n’ supporte aucun contredit.

    Tableau d’André Dluhos.

    
    
    
  • La sirène qui dit oui et qui dit non

    La sirène n’est pas bonne élève comme le cancre de Prévert ;
    Elle dit « oui » à contrecœur et puis répond « non » à dessein.
    Sans doute cet usage relève de sa queue qui mime à l’envers
    Tout l’amour vrai qui sort du cœur et la haine au bout de ses seins.

    Quand elle dit « non », elle pense « jamais » ;
    Quand elle dit « oui », elle pense « peut-être » ;
    Quand elle vous embrasse, elle vous goûte ;
    Quand elle enlace, elle tâte la chair.
    Plus d’atermoiement désormais
    Et apprenons à la connaître ;
    Nous mettrions sa parole en doute
    Si c’était notre vœu le plus cher.

    Tableaux de Kristina Gehrmann sur https:www.artstation.comkristinagehrmann .

    
    
    
  • Le trouble ver

    Le trouble ver

    Attention en lisant ce texte : il est pourri de trous de ver
    Et vous tombez entre les lignes avant la note en bas de page !
    C’est fait exprès dans le contexte ; ainsi les rimes et les vers
    Vous enlacent de façon maligne par son sujet anthropophage.

    J’ai découvert il y a longtemps ces trous de ver dans les bouquins
    Qui vous enferment entre leurs pages au cours d’après-midis entières.
    Je commence un livre au printemps et puis, jusqu’à la Saint-Frusquin,
    J’y reste l’été à la plage rivé à la table des matières.

    Il existe des livres en anneau comme la roue de la fortune
    Où des créatures érotiques vous piègent l’animal-lecteur.
    Et vous tombez dans le panneau sans la moindre chance opportune
    D’échapper au piège diabolique du mange-livre collecteur.

    Tableau de Wojtek Siudmak sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201109wojtek-siudmak-1942-polishfrench.html .

    
    
    
  • Sentinelles fĂ©lines

    Après l’heure entre chien et loup vient l’heure entre chat et lion.
    Tous les matous deviennent gris par la magie du crépuscule.
    Mais ils se montrent assez jaloux quand les chattes cherchent un champion,
    Un beau chevalier Mistigri qui rendra les autres ridicules.

    Maintenant à la nuit tombée, on s’est griffé, on s’est battu,
    On a entendu des batailles et des miaulements de détresse.
    Les chattes ont-elles succombé aux mâles félins courbatus ?
    On suppose que, dans la pagaille, certains ont trouvé leurs maîtresses.

    Tableaux d’Erin Vest.

    
    
    
  • Vingt cents profils

    Vingt cents profils

    Vincent mit l’âme sur la toile et s’en vint voir le chatoiement
    D’une infinité de visages répartis sur le fil du temps.
    Certains brillent comme une étoile, d’autres appellent un apitoiement
    Et d’autres démontrent l’usage d’une attention à chaque instant.

    Comme un cliché instantané de ses humeurs imprévisibles,
    Comme différentes existences en d’autres lieux et d’autres temps.
    Ainsi d’année après année, toujours ce besoin indicible
    De traquer l’infime substance dont il est le représentant.

    Autoportraits de Vincent van Gogh.

    
    
    
  • Mode Metallica

    Bientôt les savants vont créer une armure biologique
    Qui va parasiter la peau d’une couche qui se renouvelle.
    Le gouvernement va l’agrĂ©er – mĂŞme si elle est pathologique –
    Pour nous intégrer au troupeau de la fraternité nouvelle.

    Plus besoin d’autre vêtement qu’un codage de tonalités
    Selon l’origine locale tatouée à même la peau lisse :
    Du noir pour le gouvernement et pour les personnalités,
    Du blanc pour le corps médical et gris-souris pour la police.

    Vika Falileeva photographiée par Daniel Peter Schulz.

    
    
    
  • Le doigt mouillĂ©

    Le doigt mouillé

    Pour vivre d’amour et d’eau fraîche, nous aimons troubler la boisson
    Par un peu de chasse et de pêche, fruits, légumes et petits poissons.
    Je mouille mon doigt dans ses fluides qui fleurent les meilleurs appâts
    Et je le trempe dans le liquide qui m’apporte un petit repas.

    Quelquefois j’attache à ma verge une ligne et son hameçon
    Qui la tendent comme une asperge qui tournille en colimaçon.
    Puis, je surveille le bouchon, enraciné sur mes talons,
    Avec la main sur un nichon qui frétille du mamelon.

    Tableau de Sanya Kantarovsky.

    
    
    
  • Ă€ l’angle du Pont Langlois

    Le pont levant de ma jeunesse me rappelle Ă  ses souvenirs ;
    Souvent, aux bateaux de passage, s’ouvrait son tablier mobile.
    J’y déboulais à toute vitesse de peur d’en voir un survenir
    Ou espérais son relevage quand j’avais besoin d’un mobile.

    Je demandais un peu de chance quand j’avais envie de gagner
    Contre la montre qui me presse dans une course embarrassée
    Ou davantage de malchance lorsque j’étais accompagné
    De ma toute nouvelle maîtresse et profiter de l’embrasser.

    « Le pont Langlois en Arles » Tableaux de Vincent van Gogh.

    
    
    
  • Rouge dansant

    Rouge dansant

    Mes yeux avaient envie de boire le parfum d’un bouquet d’encens,
    Rouge comme une idée récurrente, rouge comme un ciel de soir d’été.
    Et voici qu’à force d’y croire, m’est venu un chemin dansant
    M’ouvrant la vision rassurante d’un ravissement répété.

    Photo de Khánh Phan.

    
    
    
  • Antilope

    Antilope

    À l’origine, elle était « pour » puis, s’est révélée « antilope » ;
    L’amour a produit ses ravages dans les eaux bleutées de ses yeux.
    Et la vie a repris son cours mais son cœur, dans son enveloppe,
    S’est refermé sur le rivage d’une mer de désirs périlleux.

    Tableau d’Andrey Remnev sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201707Andrey-Remnev.html .

    
    
    
  • Les nuits blanches de la reine

    Les nuits blanches de la reine

    Quand elle n’a pas fait l’amour pour magnifier sa victoire,
    La reine passe une nuit blanche ; le roi est parti en tournée.
    Elle veille jusqu’au petit jour dans son coin sans faire d’histoire
    Mais comme aujourd’hui, c’est dimanche, elle dormira toute la journée.

    Tableau de Rachel Baes 1956.

    
    
    
  • Encore un rĂŞve Ă  l’envers !

    Encore un rêve à l’envers !

    Poissons qui volent dans l’azur, oiseaux qui nagent en profondeur,
    Je vois mes rêves à l’envers poursuivre ma vie de bohème.
    À contrepied, contremesure, j’entends l’écho d’un répondeur
    Me dicter le message en vers de cet insolite poème

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Les ondes fĂ©minines – 2

    Selon les saisons de l’amour, ses ondes tournent et virevoltent ;
    Du printemps, lorsqu’il recommence à marier les amoureux ;
    De l’été, beau comme le jour, quand il fait mûrir les récoltes ;
    De l’automne, lorsque les semences s’ocrent d’un rouille langoureux.

    Selon les histoires d’amour, ses coups de cœur sonnent l’alarme ;
    Du début, lorsqu’elle aperçoit le héros de son propre roman ;
    Au milieu, quand le troubadour, à son tour, tombe sous le charme ;
    Enfin, quand le couple conçoit le fruit de leur rapprochement.

    Selon les phases de l’amour, ses fluides apportent l’ivresse ;
    Les préliminaires s’accordent entre les corps et les caresses ;
    Les va-et-vient, les coups de bourre, guident les cœurs vers l’allégresse ;
    Et l’orgasme final déborde sur une joie enchanteresse.

    Tableaux de Isabel Emrich.

    
    
    
  • Les ondes fĂ©minines – 1

    L’œil succombe au charme hypnotique grâce aux mémoires magnétiques
    Inscrites dans les profondeurs de nos racines corticales.
    Ainsi, les ondes érotiques sont conformes à la génétique
    Et s’harmonisent aux rondeurs horizontales et verticales.

    Si l’esprit reste imperméable à comprendre ses émotions,
    Le cœur s’accroche et se cramponne à ce qui lui est révélé.
    Ainsi la chair est malléable soumise à la fascination
    De lingeries qui s’enjuponnent et de corsages auréolés.

    L’amour connaît une science assez difficile à cerner
    Mais dont les effets secondaires secoue le corps dans un séisme.
    L’amour éteint notre conscience pour que le cœur soit gouverné
    Par l’attirance complémentaire d’un érotique mécanisme.

    Tableaux de Sofia Bonati.

    
    
    
  • Et la vierge devint femme

    Et la vierge devint femme

    Lorsque la vierge est amoureuse, son cœur alors est en balance
    Et quand elle trouve son champion, elle disparaît dans les étoiles.
    La petite fille langoureuse à trouver son équivalence
    Devient femme et, sous les lampions, lui fera la danse des sept voiles.

    Tableau de Canan Berber.

    
    
    
  • La vierge se marie

    La vierge se marie

    La vierge l’ignore au début mais quelque part son cœur balance
    Pour rencontrer son âme sœur et continuer l’évolution.
    Elle va quitter sa tribu et trouver une covalence
    Dans un ménage bâtisseur de nouvelles résolutions.

    Tableau « the Kiss » de Gustav Klimt.

    
    
    
  • Les fruits de l’amour

    Les fruits de l’amour

    Quand l’homme la prend dans ses bras, la femme se métamorphose,
    Ses amours deviennent fécondes et ses fruits autant délicieux.
    Puis un jour, abracadabra, il sort d’un chou ou d’une rose
    Celui, dès la première seconde, qui nous est mille fois précieux.

    Dessin inspiré de « the Kiss » de Gustav Klimt par Jola.

    
    
    
  • DrĂ´les de reflets

    DrĂ´les de reflets

    Alcools…
    L’alcool fait le bon poète mais quand je trempe ma plume dans le whisky, ça me fait rimer en rond.
    Les alcools, les voyages, les films ça me vide la tête sauf que, moi aussi, je pars avec l’eau du bain.
    L’alcool fait vivre rapidement et l’eau-de-vie fait mourir lentement, c’est comme ça.

    Chemins…
    Je connais, dans la forêt, pleins de chemins qui n’aboutissent nulle part, ce sont les plus jolis.
    Ils sont plus amusants que ceux qui vous amènent à une destination sans surprise.
    Peut-être parce que personne ne les prend et qu’ils ne sont pas formatés par l’expérience des autres.

    Vivre…
    Vivre, c’est comme marcher dans la neige où chaque pas est imprimé de manière indélébile.
    Vivre avec les autres, apprendre leurs règles pour les subir ou les dominer, ça fait tourner en rond.
    Vivre pour soi-même, c’est comme un engrenage, le premier pas entraîne tout le corps.

    Questions…
    Si faire quelque chose de nouveau devient une habitude, comment se renouveler ?
    Si je m’échappe de quelque chose, suis-je libre ou ai-je simplement agrandi ma prison ?
    Quand je suis dans l’erreur et que je m’en rends compte, je ne suis plus dans l’erreur, où est passée l’erreur ?

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  • La passation des pouvoirs

    La passation des pouvoirs

    Dans des couleurs rouille, ocre et ambre, fidèles au vingt-deux septembre,
    les animaux sont silencieux et semblent bien révérencieux
    Devant l’été qui abandonne, juste à la porte de l’automne,
    Le trône des jours allongés pour celui des nuits prolongées

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  • Tranche de hasard

    Tranche de hasard

    Prenons n’importe quelle photo au hasard
    Et essayons d’en tirer quelque chose.
    Celle-ci n’est pas la meilleure de toutes
    Mais le sort l’a désignée, c’est ainsi.

    Petit bout de visage, échantillon de l’âme
    Qui se cache derrière cet œil noir impassible.
    Délicat paysage que ce morceau de femme
    Qui renvoie la lumière d’un amour impossible.

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  • Le secret de l’équinoxe

    Le secret de l’équinoxe

    Puisque nous sommes juste à la frontière entre royaumes de jour et de nuit,
    Profitons-en pour aller mesurer pour faire taire vantards et jaloux.
    En découpant une fenêtre entière nous y patienterons jusqu’à minuit
    Et publierons, du soleil, la durée depuis l’aube à l’heure entre chien et loup.

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  • J’ai plus d’un chat dans mon panier

    J’ai plus d’un chat dans mon panier

    Pour conjurer le mauvais sort, j’ai deux chats noirs dans mon panier ;
    C’est comme le yin et le yang, ils se complètent intimement.
    Ce sont mes deux princes consorts car je suis bien accompagnée
    Et mon cœur fait un double bang lorsqu’ils s’endorment mutinement.

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  • L’anniversaire au Paradis

    L’anniversaire au Paradis

    Ça fait juste un an aujourd’hui qu’on m’a dit « C’est le Paradis
    Lorsque vous aurez contourné le petit bois juste à côté ! »
    Seul le hasard m’aura conduit dans ce coin où je me rendis,
    Alors que j’y étais retourné tant de fois sans m’y arrêter.

    Photo prise dans la forêt d’Eschenberg.

    
    
    
  • Rencontre

    Rencontre

    Une rencontre, c’est souvent comme deux bateaux qui s’accostent
    Tout en descendant le courant de ce grand fleuve de la vie.
    Se rencontrer, c’est émouvant, se séparer d’une riposte,
    Se retrouver, c’est concourant pour se mélanger à l’envi.

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  • Chat va

    Chat va

    Entre chats, y’a pas de problème ni protocole à respecter !
    D’abord on s’fait une lichette juste pour apprendre à se connaître.
    C’est en quelque sorte notre emblème que nous avons tous accepté.
    Si on avait la barbichette, on se la tirerait peut-être !

    Puis quand on se connait un peu mieux, on se fait un ronron Ă  deux,
    À trois ou quatre, à cinq ou six, plus on est de chats, plus on rit !
    Et quand une chatte aux beaux yeux surprend un matou galvaudeux,
    Entendez-vous leurs exercices à miauler comme des souris ?

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  • Sur les sommets

    Sur les sommets

    Communiquer sa bonne humeur, ça fait monter sur les sommets
    Afin de propager au loin tout ce que j’ai à apporter.
    C’est comme un canal écumeur d’où s’échapperait la fumée
    De ce dont mon cœur est témoin et que le ciel va emporter.

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  • Les caresses de soleil

    Les caresses de soleil

    Que j’aime sentir la présence, dans le crépuscule des dieux,
    De la douceur d’une caresse d’un soleil flambant, victorieux.
    Comme un guerrier en complaisance après un combat fastidieux
    Qui graduellement paresse après son devoir laborieux.

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  • Le papillon fait sa toilette

    Le papillon fait sa toilette

    De bon matin sous la rosée, nous retrouvons le papillon
    Toujours prĂŞt Ă  recommencer ses aventures amoureuses.
    Toujours propret et bien rasé, il s’examine un tatillon
    Deux antennes bien romancées et deux ailes bien langoureuses ;
    Un abdomen bien balancé et une bouche bien savoureuse ;
    Son petit torse bien élancé et une envie bien vigoureuse !

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  • MĂ©nage Ă  trois

    Ménage à trois

    Ménage à trois pour partager une nourriture précaire
    Ou comment s’envoyer en l’air tout en se passant le relais.
    Ménage à trois peut engager toute une série de guéguerres,
    Toute une partie de colère pour un festin bien maigrelet.

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  • La vague calme

    La vague calme

    Comme une vague calme immobile et sereine
    Qui semble m’appeler à écouter la terre.
    Parfois loin du vacarme, loin du chant des sirènes,
    J’aime à me rappeler mon âme élémentaire.

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  • DrĂ´le de brouillard

    DrĂ´le de brouillard

    J’aime ces drôles de brouillards qui jettent un flou sur la nature
    Et mes pensées sont délavées dans cette aquarelle incertaine.
    Les buissons sombres rondouillards disparaissent dans la peinture
    Et ma tristesse inachevée s’écoule comme une fontaine.

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  • Le divin balancier

    Le divin balancier

    Ô divin balancier qui gouverne le monde !
    Tu fixes les saisons et l’amour et la mort.
    Moi, l’humble plaisancier de mes rêves immondes,
    Je goûte la raison d’une vie sans remord.

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  • Buvons en chĹ“ur

    Buvons en chœur

    Pour ton anniversaire, j’ai eu des goûts de luxe :
    J’ai changé l’eau du lac en vin millésimé !
    Les oiseaux de concert, les poissons, les mollusques
    Ont bu toutes les flaques et sont tous sublimés !

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  • Mon petit nid d’eau

    Mon petit nid d’eau

    Viens dans mon petit nid d’eau, là-haut sur les fleurs sauvages !
    On y voit passer les anges et on sent le temps qui passe.
    Viens refermer le rideau, rejoins-moi dans mon couchage,
    Viens écouter les mésanges dans mon petit monospace.

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  • L’automne rose

    L’automne rose

    Cette année, l’automne est rose, c’est la couleur dans le vent !
    Les feuilles s’habillent de mauve et les arbres de lilas.
    Même le temps sera morose, on verra dorénavant
    Des nuages de guimauves et des pluies de téquila.

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  • Bienvenue, Lapinous

    Bienvenue, Lapinous

    Tous ensemble rassemblés pour mieux nous ressembler !
    Les oreilles dressées pour la bonne absorption.
    Donnez-nous aujourd’hui nos potins journaliers !
    Prêts à être formatés à toutes nos contorsions.

    Ce maudit cauchemar me taraude l’esprit,
    Je ne saurai me fondre à ces masques apeurés !
    Être sur la photo c’est montrer le mépris
    Que l’on a pour son corps et son âme écœurés.

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  • Vol au-dessus des nids des coucous

    Vol au-dessus des nids des coucous

    Serein contemplatif, ma cervelle d’oiseau
    N’accroche pas la torpeur, se détourne des peurs.
    Ce monde est formaté d’un mal dans ses naseaux
    Qui veut me teindre en noir, en partant de mon cœur.

    Tellement de souffrances, tellement de malheurs
    Englués dans sa masse alourdie de terreur !
    C’est pourquoi je m’envole au-delà des valeurs
    Qui cherchent à me corrompre, m’abîmer dans l’erreur.

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  • L’automne, c’est tout droit

    L’automne, c’est tout droit

    La route qui nous mène à l’automne est bien grande ouverte aujourd’hui !
    Plus jamais on ne s’y arrête, les stations d’été sont fermées.
    N’essayez pas de sortir en marche, vous obtiendriez le sauf-conduit
    D’un pays exempt de saison où vous y seriez enfermés.

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