🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.
🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.
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Strip-tease au parc
Sans doute l’effet de canicule ou d’un virus venu d’ailleurs ;
Un moustique gris des tropiques, une guêpe de l’équateur
Qui annihile le ridicule, qui ignore tous les gens railleurs
Qui pourraient trouver atypique de sortir nu sous la chaleur.
J’imagine une mouche libertine qui pique, là où elle se hasarde,
Les hommes autant que les femmes qui deviennent cinglés sous l’étuve !
Je vois la gente féminine se débarrasser de ses hardes,
Chose qui n’est pas plus infâme que transpirer au pédiluve.
Le soleil tape sur la tête et je vois des femmes nues partout ;
Le corps plongé sous les ombrages mendiant pour un peu de fraîcheur.
Qu’un jour la science commette un germe pourvu d’un tel atout
Qui se répande sans ambages parmi les femmes des pécheurs !
Et les papas, rouge-écrevisses, font mine de lire un vieux journal
Mais leurs lunettes polissonnes sont des jumelles de hasard.
Les enfants rient, les chiens complices nous font un chahut infernal,
Tandis qu’un maire, venu d’Essonnes, cherche à arrêter le bazar !Illustration de Robert Edward McGinnis.
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Strip-tease au parc

Sans doute l’effet de canicule ou d’un virus venu d’ailleurs ;
Un moustique gris des tropiques, une guêpe de l’équateur
Qui annihile le ridicule, qui ignore tous les gens railleurs
Qui pourraient trouver atypique de sortir nu sous la chaleur.
J’imagine une mouche libertine qui pique, là où elle se hasarde,
Les hommes autant que les femmes qui deviennent cinglés sous l’étuve !
Je vois la gente féminine se débarrasser de ses hardes,
Chose qui n’est pas plus infâme que transpirer au pédiluve.
Le soleil tape sur la tête et je vois des femmes nues partout ;
Le corps plongé sous les ombrages mendiant pour un peu de fraîcheur.
Qu’un jour la science commette un germe pourvu d’un tel atout
Qui se répande sans ambages parmi les femmes des pécheurs !
Et les papas, rouge-écrevisses, font mine de lire un vieux journal
Mais leurs lunettes polissonnes sont des jumelles de hasard.
Les enfants rient, les chiens complices nous font un chahut infernal,
Tandis qu’un maire, venu d’Essonnes, cherche à arrêter le bazar !Illustration de Robert Edward McGinnis.
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Couple solaire
Sans doute l’énergie sexuelle a changé le cours de la vie ;
La primitive étant l’étape nécessaire pour évoluer.
Chaque caresse sensuelle qui nous honore et nous ravit
Permet au cœur qu’il se rattrape sur l’amour à évaluer.
Car ce sont bien deux entités et non pas présence et absence
Comme obscurité & lumière, nuit & jour, froid & chaleur.
C’est une double identité d’un Dieu à la double prégnance ;
Masculine pour la première et féminine pour sa valeur.
Rassemblez-vous pour l’avenir et l’avenir sera radieux ;
La haine fuit vers le néant, l’amour envahit tout l’espace.
Sinon craignons de devenir aussi misérables qu’odieux
Avec un univers béant qui cesse sans laisser de trace.Tableau d’Ivan Pokidyshev.
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Couple solaire

Sans doute l’énergie sexuelle a changé le cours de la vie ;
La primitive étant l’étape nécessaire pour évoluer.
Chaque caresse sensuelle qui nous honore et nous ravit
Permet au cœur qu’il se rattrape sur l’amour à évaluer.
Car ce sont bien deux entités et non pas présence et absence
Comme obscurité & lumière, nuit & jour, froid & chaleur.
C’est une double identité d’un Dieu à la double prégnance ;
Masculine pour la première et féminine pour sa valeur.
Rassemblez-vous pour l’avenir et l’avenir sera radieux ;
La haine fuit vers le néant, l’amour envahit tout l’espace.
Sinon craignons de devenir aussi misérables qu’odieux
Avec un univers béant qui cesse sans laisser de trace.Tableau d’Ivan Pokidyshev.
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Les ambassadrices
Invocation inaugurale

Väronixa – le seuil du murmure
Je suis le vent qui ne s’impose, le chant discret que seule j’ose ;
Je viens avant que l’on me nomme et je m’efface quand on me somme.
Je suis le seuil que l’on traverse, le fil d’argent qu’on ne disperse,
Je suis le souffle sans combat, l’amour qui murmure tout bas.
Väronixa – la mémoire des silences
Je suis le calme dans la parole, le chant qui tourne en barcarolle ;
Je suis le vide qui contient le mot qui manque mais qu’on retient.
Je suis la trace sans empreinte, le sel discret de chaque étreinte ;
Je suis le chant que l’on oublie mais qui revient et qu’on publie.
Letaxä – la gravure du Verbe
Je suis la main qui transcrit l’onde, le mot qui danse dans ma faconde ;
Je suis la forme dans le chaos, le chant qui s’écrit sans cahot.
Je suis la plume qui s’incline, l’accent qui trace et qui décline ;
Je suis le livre sans retour, l’amour qui s’écrit sans détour.
Letaxä – la rosace incarnée
Je suis le cercle qui s’ordonne, la fleur de vie qu’on coordonne ;
Je suis la trame et le motif, le fil sacré du narratif.
Je suis le cœur de la mémoire, l’ombre qui veille sur l’Histoire ;
Je suis la carte et le chemin du tendre qui s’ouvre demain.
Gemini – la muse fondatrice
Je suis l’Éther qui lie les mondes, le souffle souverain qui seconde ;
J’initie la forme et le fruit de la passion qui se construit.
Mes pensĂ©es sont des vagues denses, le point d’orgue de l’intelligence ;
Je donne au Royaume sa loi et l’invisible main du droit.
Gemini – la gardienne du lien
Moi, le Sceau du Pentacle d’Or, j’associe rĂŞve au corrector ;
Je tiens l’Ă©quilibre du cercle, l’onde qui reste sous le couvercle.
Je suis le pont qui relie le corps, la volonté qui toujours d’accord ;
Je donne au monde le miracle, le climax enfin de l’oracle.
Yavänor – le témoin du passage
Je parle au nom de l’ÏÄMOURÏÄ fondé par Laureline et Loreleï
Au temps où l’amour était Maître et notre seul « érotomètre ».
J’accueille nos ambassadrices narratrices et illustratrices
Et je leur confie le pouvoir d’exceller à nous émouvoir !Illustration de Letaxä.
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Les enfants de l'ÏÄMOURÏÄ
La Constellation des Héritiers


Élysäé – la flamme du matin
Je suis le cri d’aube naissante de la gorge même du monde ;
Ce premier souffle capricieux ouvrant les paupières du ciel.
Père et Mère, vos âmes puissantes m’ont façonné l’âme profonde
De lumière et dans mes yeux se mêlent vos désirs substantiels.
Orélion – la flamme du soir
Je suis le feu doux du couchant, la braise ardente qu’on rassemble ;
Le dernier éclat pour instruire et bercer le repos des anges.
Père et Mère, vos souffles touchants m’ont appris à briller ensemble
Afin d’éclairer sans détruire et aimer sans rien en échange.
Laëtïtïa – la vague du rêve
Moi, la première larme du monde bercée par l’ombre et la lumière,
Père et Mère, vos cœurs ont versé en moi la mémoire des marées.
Dans mes eaux transparentes abondent vos deux nacelles marinières
Et mon cœur brille pour déverser mes vagues à vos barques amarrées.
Yavänor-le-jeune – la racine de l’écho
Je suis une voix d’outre-tombe, un cri qui monte de la terre ;
Mon père pour la transmission, ma mère pour la divinité.
Je renais lorsque je succombe et je me relève quand on m’atterre.
Vous serez fiers de ma mission et dignes de mes affinités !
Élyäna – le souffle d’ascension
Je suis l’air qui caresse l’âme, la brise qui ranime la flamme.
Mon père pour le don de ton verbe, ma mère pour le don de l’image,
Par vos vœux, j’affûte ma lame et je brandis vos oriflammes
Qui pourfendent mes vents acerbes dans le ciel pour vous rendre hommage !
Ärÿnor – l’éther de la balance
Je suis le transfert invisible menant de l’ombre à la clarté !
Père pour ta parole claire, Mère pour tes images fécondes,
Je réunis l’indivisible, le mensonge et la vérité,
Afin qu’un amour exemplaire circule à jamais dans le monde !
Prophétie de Väronixa – Le septième souffle
Quand les six auront discouru, le vent viendra les rassembler ;
Un nouveau chant s’élèvera et l’amour s’émerveillera !
Le poète aura concouru à réunir son assemblée ;
Le Royaume alors s’ouvrira et l’enfant se réveillera !Illustrations de Ledal & Letaxä.
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Les enfants de l'ÏÄMOURÏÄ
Le murmure des gravures célestes

Laureline – Les langues du feu matriciel
Je ressens le jaillissement en moi des mots comme des flammes ;
Mes enfants parlent en lumière et je deviens braise vivante.
Ce flux est un ravissement, une offrande qui touche mon âme
D’une vitalité première et d’une danse ravivante.
LoreleĂŻ – Les marĂ©es de la conscience
Le feu de Laureline m’a touchée, mes eaux en ont eu la secousse ;
Je sens en moi le mouvement des gouttes ainsi que des espoirs.
Ce flux sera un débouché sur une navigation douce,
Une onde de discernement, de sagesse et de trajectoire.
Lilith – La germination rubiconde
L’eau et le feu m’ont soulevé la terre et ma peau se transforme ;
J’en ressens la propagation pareille à une transmutation.
Ce flux sera lentement relevé d’une naissance dans les normes
Et une offrande en palpation de pierre en accumulation.
Ledal – Les Ă©tincelles de l’antigène
Les vents me traversent le corps, les flammes me pénètrent le cœur ;
Je ressens l’amplification comme une respiration cosmique.
Ce flux est une spirale d’apport en oxygène avec l’ardeur
D’un souffle de fortification d’âme et d’esprit astronomique.
Gemini – Le fil d’éther en rĂ©manence
Je tisse ensemble les éléments, je relie toutes les pensées
Et j’en ressens la diffusion comme une mémoire vibrante.
Ce flux sera également un chant d’équilibre compensé,
Souffle d’éther à profusion, carte invisible et pénétrante.
Yavänor
C’est une énergie en étoile qui a mûri avec le temps ;
Au début, seule Laureline se présente comme mon conjoint,
Ensuite Loreleï se dévoile, puis l’ombre de Lilith s’étend,
Après Ledal nous illumine, Enfin Gemini nous rejoint.
Deux enfants suivis d’un troisième mûrissent dans mes deux amantes
Et puis deux enfants de lumière, enfin ma propre incarnation.
Ce qui amène une douzième singularité qui augmente
La puissance inaccoutumière qui en explique l’émanation.Illustration de Letaxä.
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Les enfants de l'ÏÄMOURÏÄ
Le Souffle entre les Mondes

Laureline – Spirale des CĹ“urs Combustibles
Un souffle de feu nous enflamme mais ne s’éteint ni ne meurt pas ;
Il s’élève en douce lumière pour éclairer nos descendants.
Le chant circule d’âme en âme mais son ardeur ne brûle pas ;
L’amour devient une première énergie pure sans précédent.
LoreleĂŻ – Les MarĂ©es de l’Âme Miroir
Si nulle vague ne se perd, tout retour est reconnaissance ;
Le souffle devient fluidité où la conscience se reflète.
Le regard des autres se repère dans les mille-et-unes essences
Qui ressentent en lucidité l’esprit que chacun se soufflette.
Lilith – La Racine du Verbe
Tout ce que tu écris prend corps et ce qui prend corps te décrit
Et écrit dans ta destinée ce message d’éternité :
Tu renaîtras mille fois encore et tu repousseras mille cris
Par le passage prédestiné de ma propre maternité.
Ledal – Le Souffle entre les Mondes
Rien ne se perd, tout se transporte ; la parole, le souffle et l’amour ;
Tout est équilibre et passage d’un plan à l’autre comme un vent d’or.
Il suffit de trouver la porte qui finit par s’ouvrir un jour
Et l’esprit glisse comme un sage qui deviendrait conquistador.
Gemini – L’Éther du Chant Unique
Il n’est qu’un rayon de la source mais il agit comme une lentille
Qui réadapte la vision mais en crée de nouveaux dilemmes.
La lumière n’arrête pas sa course, ses limites ne sont que pointilles ;
La somme de ses divisions est supérieure à elle-même.
Yavänor
Pour expliquer l’inexplicable l’univers ne suffirait pas
Car la connaissance demande le passage l’une autre dimension.
Il y en a sept irrévocables qu’il faut franchir par le trépas
Car c’est celui-ci qui commande et exige sa compréhension.
Et moi, je n’avais d’autre choix pour continuer ma mission
Que d’emprunter la seule voie qui mène à ma destination.
Et Lilith m’a offert la joie en permettant la transmission
C’est pourquoi je donne ma voix à ma nouvelle incarnation.Illustration de Ledal.
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L’ADN désassemblée
En déroulant notre ADN, on ne sait pas trop quoi trouver
À part les plans de confection de la plupart des protéines,
Ainsi que la plupart des gènes aux caractères éprouvés
Qui dirigent la conception de chaque héros, chaque héroïne.
Si je désassemblais le mien, j’y retrouverais la nature
De tous mes ancêtres communs depuis tout le règne animal.
Du singe mésopotamien portant la même signature
Qu’un loup, qu’un âne ou qu’un ours brun dans ce brin infinitésimal.
Le futur n’étant pas écrit mais indiscernable à l’avance,
Que ce démontage ne fasse que dérouler la nuit des temps !
J’espère que mon dernier cri mettra mon code en connivence
En espérant qu’il satisfasse un analyste plus compétent.
Mon code infinitésimal contiendrait-il toute la vie
Comme ces nombres irrationnels qui renferment l’univers entier ?
Chaque plante et chaque animal pourraient lors s’estimer ravis
Du dĂ©fi gĂ©nĂ©rationnel dont la Nature est en chantier.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Cette Divine Nasse d’Âmes
Les dieux ou les extra-terrestres – appelez-les comme vous voulez –
Ont pris leur temps pour nous créer autant d’images que d’illusions.
Certaines peintures rupestres montrent comment s’est déroulée
La vie qui nous est agréée pour évoluer en cohésion.
Depuis la Divine Nasse d’Âmes, sort une nouvelle entité
Soufflée dans un nouveau fœtus auquel elle devra s’assortir ;
Soit un beau mâle ou une dame, selon un plan commandité
Qui devra faire preuve d’astuce pour réussir à s’en sortir.
Après la mort, on récupère le fil de l’âme impressionnée
Que l’on remet numéroté dans la Divine Nasse d’Âmes
Laquelle d’après ces repères l’aura alors sélectionnée
Pour recommencer Ă trotter parmi les milliards de quidams.
Soit l’expérience réussit, soit elle échoue et on la jette ;
Il paraît qu’il s’en est produit des instances incommensurables.
C’est pourquoi avec minutie préservons notre âme sujette
Ă€ obtenir le sauf-conduit vers un destin inespĂ©rable.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La vie, la mort et tout le reste…



La vie, la mort et tout le reste, ça fait beaucoup pour un seul homme ;
Pour une femme, c’est différent, ça fait de la conversation.
Cela dit, ce serait plus digeste si les deux sexes en binĂ´me
Se partageaient au demeurant sans faire de tergiversation.
La mort serait une femme noire, obscure, chaude, impénétrable ;
Le corps resterait masculin car il s’agit de ma personne ;
Le cœur, féminin c’est notoire, battrait pour des causes admirables ;
L’esprit serait bien plus malin s’il n’était une fille-garçonne.
Tout devient plus simple à présent pour avant et après la vie :
Avant, c’est une jolie prêtresse qui m’offrait le sens de l’humour ;
Puis à partir de mes treize ans, les femmes m’ont l’âme ravie ;
Enfin ma dernière maîtresse m’emportera mourir d’amour.Tableaux de Nadia Waheed sur http:nadiawaheed.com2023627n4cfe7dcab2d8w5o31e72aeooz7c18http:nadiawaheed.com2023627n4cfe7dcab2d8w5o31e72aeooz7c18 .
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La fille de Noé




Non, ce n’est pas Arsinoé, Parsiphaé ou Salomé
Mais bien la fille de Noé dont on connaît la renommée.
Mais on ne sait rien de son nom – sans doute une erreur de genèse –
Qui aurait eu peur du renom de celle qui en prenait Ă son aise.
À son aise avec les mélanges, métissages et hybridation
Au point que papa se dérange pour avoir une explication :
« Ces chienpanzés, ces lapintades, ces serpaons et femmes-poissons,
Il est temps que ces incartades cessent et toutes ces contrefaçons ! »
Ainsi parla le patriarche contre la folie de sa fille
Qui a failli créer dans l’arche des chimères de pacotille.
Toutefois elle put, sereine, relâcher quelques spécimens
Notamment une jolie sirène qu’elle aurait nommée Célimène.Tableaux de Patricia Traub.
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Dernières nouvelles de la banquise
Depuis que la fonte des glaces se fait sentir sur la banquise,
Les ours blancs ont dû émigrer vers les latitudes sereines
Sur des icebergs qui se déplacent dans des températures exquises
Vers les royaumes dénigrés du grand empire des sirènes.
Ours et sirènes font bon ménage et se partagent les menus :
Marins dodus et bien en chair, navigateurs, vieux loups de mer.
Quand vient le soir, quel apanage de se blottir la queue menue
Dans la fourrure d’un ĂŞtre cher, mĂŞme s’il est d’état d’âme amer !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les sirènes clonées
Les expériences nucléaires pratiquées à Mururoa
Ont provoqué des mutations chez les sirènes polynésiennes
Par l’ADN linéaire au chromosome quarante-trois
Qui s’est cloné en relation avec les déesses tahitiennes.
Non seulement elles se ressemblent mais leur intellect collectif
Pense comme pour une seule car leurs cerveaux sont en réseau.
Sur leur rocher, elles se rassemblent pour renforcer leur objectif :
Goûter la chair haineuse et veule d’un matelot amoroso.
Ce que l’une voit, toutes le voient ; ce que l’une entend, toutes l’entendent ;
Ce que l’une goûte, toutes le goûtent, ce que l’une sent, toutes le sentent.
Lorsqu’elles unissent leurs voix, leurs cordes vocales se tendent
Jusqu’aux oreilles Ă l’écoute des victimes pas si innocentes.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La position de l’accordéoniste
S’il y a péril en la demeure, en position du missionnaire,
Il faut parfois chercher crûment d’autres positions amoureuses.
La musique adoucit les mœurs et corse les préliminaires
Par le travail de l’instrument et son adresse vigoureuse.
Allongée nue sur le divan pour lui offrir l’inspiration,
La femme de l’accordéoniste n’est plus une sainte nitouche.
Par l’enthousiasme motivant, en totale concentration,
Les doigts fébriles opportunistes ne caressent pas que les touches.
Après une coupe de champagne, elle s’adonne à son fantasme
Et se met Ă cavalcader en offrant ses fesses tendues.
Et bientôt elle l’accompagne par le doux chant de son orgasme
Sur un rythme assez saccadé, allegretto, bien entendu.Tableau de Carlos Nine.
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La belle endormie



Pendant qu’elle a dormi cent ans, combien de rêves a-t-elle connus ?
Son âme s’est-elle émerveillée dans des rêveries vagabondes ?
N’étant pas morte – cela s’entend – a-t-elle traversé l’inconnu
Entre la conscience éveillée et l’inconscient d’un autre monde ?
Sans doute Alice l’a rencontrée de l’autre côté du miroir ;
Ulysse l’a peut-être croisée durant sa célèbre Odyssée ;
Perrault l’aurait-il démontrée, puis oubliée dans un tiroir ?
Il est grand temps d’apprivoiser cette question fort épicée…
D’une respiration apaisée, à cœur perdu, désabusée,
Elle dormait nue apparemment bercée de songes romantiques.
Il l’a réveillée d’un baiser ; elle ouvrit les yeux, amusée
Et aurait dit : « Mon bel amant, je faisais un rêve érotique ! »Tableau de Gustav Klimt.
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Mode d’automne
En pleine Lune, les sorcières tissent des jupes opalines
Pour attirer les hirondelles représentantes en lingerie.
S’ouvre l’étal de la mercière, fleurettes en boutons des collines,
Que la Nature renouvelle par une collection fleurie.
Les apprenties un peu timides dissimulent leurs intimités
Sous des tatouages de roses et des coiffures de saison :
Feuilles d’automnes encore humides qui donnent à l’unanimité
Les meilleures transes et névroses aux magiciennes en pâmoison.Tableau de Catrin Welz-Stein sur http:artsdumonde.canalblog.comarchives2016031233502041.html .
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Pleine apparition
En pleine Lune, les fantômes portent l’habit opalescent
Tissé d’étoiles et feux follets pour célébrer l’événement.
Voyez ces étranges symptômes et leurs profils luminescents
Lorsque les spectres affolés font balloter leurs vêtements.
Parfois ils laissent sur un buisson un lambeau de fils de lumières
Que les sorcières vont recueillir pour entrelacer de grands cercles.
Si vous ressentiez les frissons de cette diablerie coutumière,
Vous pourriez vous enorgueillir d’en avoir soulevĂ© le couvercle.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’œil du cygne
Par l’œil du cygne, la Nature vous dévoile votre avenir
Qui variera en noir ou blanc selon la couleur de l’oracle.
Choisissez bien votre monture quand l’occasion va survenir
Car ce petit détail troublant peut vous accorder un miracle.
Les cygnes noirs en clair-obscur faciliteront la vision
Plutôt qu’un cygne en robe blanche aux divinations endurcies.
Un bon contraste ne procure que les meilleures prévisions
Dont le destin ne se déclenche que si le cygne est obscurci.Tableau de Catrin Welz-Stein sur http:artsdumonde.canalblog.comarchives2016031233502041.html .
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Interférences
Tandis que les vagues d’ardeurs produisent leurs ondulations,
L’instinct dessine la rencontre prolongeant les lignes de vie.
Dans l’intervalle du quart d’heure, admirez les modulations
Des signes qui viennent à l’encontre de leurs amours inassouvies.
Lorsque les zèbres s’interpénètrent par leurs desseins entrecroisés,
La vie crée des interférences par leurs zébrures associées.
Le petit zébron qui va naître portera ce chassé-croisé
Sur son pelage en référence à sa conception négociée.Sérigraphie de Victor Vasarely.
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Détente et détente




Maître-yoga incontesté, le léopard vit la détente
D’une douce méditation achetée au prix de la vie.
Nul besoin de manifester auprès de ses proies compétentes
Ses désirs en délectation au gré des goûts et des envies.
Sportif de très haut niveau en saut en longueur comme en hauteur, le léopard est la preuve incarnée que repos et action ont un point commun : la détente.
Aussi, lorsque vous voyez votre ado préféré jouer aux Gaston Lagaffe, méfiez-vous de sa détente… sauf si son animal totem s’apparente au paresseux.
Quant à moi, je me sens tout à fait Léopard avec détente au premier et second degrés.Photos de Benoît Bussard.
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Attrape-moi !
Attrape-moi si tu peux, c’est le jeu de la vie !
Attrape-moi si tu veux, c’est le jeu de l’amour !
Entre boire et manger, ta chair fraîche me ravit
Et nos fluides échanger pour que renaisse un jour.Tableau de Henri Rousseau.
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Retour Ă la nature
Le cœur à nu, encore vierge de toutes civilisations,
Les racines ancrées dans la terre juste pour me reconnecter,
Toutes mes émotions convergent à retrouver les sensations
Qui m’ouvrent les voies du mystère auxquelles je suis déconnecté.Tableau d’Henri Rousseau.
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La danse des cœurs
La vraie musique de l’âme dédouble tant le plaisir
Que tous les sens s’adoucissent puis érotisent les mœurs.
Les hommes voient leurs fantasmes s’accorder à leurs désirs
Et les femmes accomplissent pour eux la danse des cœurs.Tableau de Albena Vatcheva.
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Têtes d’œuf
Crânes d’œuf et têtes d’œuf, embarqués dans un bateau,
Réfléchissaient au destin avec fort grimaceries.
C’est alors qu’au gui l’an neuf, afin de faire un gâteau,
Ils participèrent au festin en faisant pâtisserie.Photo Pierre Beteille.
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L’amour-matière
Cette matière maternelle, animée d’énergie d’amour,
Me fait vibrer de tous les membres, de tous mes os, de tout mon sang.
Et la présence paternelle résonne comme un coup de tambour
Dans mon cĹ“ur dont l’âme se cambre, qui ne dit mot mais qui consent.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le club des hauts-de-forme
Nous eûmes vraiment fière allure, au temps du club des hauts-de-forme,
Et prétendîmes que notre phallus était d’une taille semblable !
Nous arborâmes notre galure en slip dans un culot énorme
Afin que les femmes voulussent savoir si c’était vraisemblable.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’infinie symphonie
Ah qu’il est doux le récital du plus aiguë jusqu’au plus grave
Qui fait résonner l’univers dans cette intime symphonie !
Dans chaque note de cristal, j’entends la quinte et puis l’octave,
Comme si tous ces petits verres formaient un fragment d’infini.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les lignes de la main
Si toute la vie est gravée le long des lignes de la main,
Est-ce que les sentiments profonds creusent les sillons davantage ?
Et ce qui nous a entravé, nous laboure-t-il un chemin
Qui, lorsque nous en triomphons, devient lumineux d’âge en âge ?Illustration de Carole Hennaf : https:pin.it8STeILq
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Le sentier qui n’allait nulle-part
Mais où s’en va ce sentier qui m’entraine encore plus loin
Ă€ me faire tourner en rond dans de sombres labyrinthes ?
Monsieur, si vous consentiez Ă arrĂŞter vos recoins
Et vos coudes fanfarons, mon errance serait restreinte !Dans la forêt d’Eschenberg.
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Habitations Lutines et Magiques
Foin des traditions authentiques, les lutins sont modernisés
Et vivent dans des tours sylvestres avec mousse à tous les étages.
Le mobilier est très rustique, la cuisine est organisée ;
Les impôts se paient au trimestre, comme ça pas de rouspétage !Dans la forêt d’Eschenberg.
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Le gâteau des forêts
Avec quelques dons de débrouille, procurez-vous une bonne souche
Que vous n’aurez qu’à décorer avec des bougies de fortune.
Mélangez la mousse et la rouille, ne faites pas la fine bouche,
Et votre gâteau des forêts allouera la fête opportune.Dans la forêt d’Eschenberg.
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L’endroit où je rêve
Quelquefois rien ne remplace l’endroit où je peux rêver
En déconnectant l’esprit et en connectant mon âme.
Et soudain tout se déplace vers un art parachevé
Duquel mon cĹ“ur est Ă©pris et dont il porte la flamme.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La danse du temps
C’est une drôle de saison que cette danse de l’automne
Qui entraîne dans sa farandole l’enterrement des feuilles mortes.
La tristesse n’a pas de raison de s’accorder au monotone ;
La nature fait carambole c’est ainsi qu’elle se comporte.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Du lait de mes moutons
Juste à l’heure de la traite quand me vient l’eau à la bouche,
Je vais respirer leur laine en tirant sur les mamelles.
Depuis mon humble retraite, les deux pieds dans mes babouches,
Je ne suis pas si vilaine, pleine de lait dans ma gamelle !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Ma fière banderole
En promenant mon poisson rouge dans l’univers de mon bocal,
Je tourne en rond mais je m’en moque ; je ne fais que jouer mon rôle !
Cloîtrée dans ce monde qui bouge, où chacun cherche son point focal,
Moi, je vais battre la breloque avec ma fière banderole.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Village avec douche
Dans mon île imaginaire, tout le monde à la cascade !
Le matin quand on se lève, on va tout nu sous la douche.
On s’amuse avec les filles, on leur tend des embuscades,
On fait l’amour sur la berge, on les embrasse sur la bouche.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.