Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • Les belles histoires de l’oncle Morse

    Les belles histoires de l’oncle Morse

    Vieilles histoires de corsaires, cartes au trĂ©sor d’anciens pirates,
    Vaisseaux coulés en pleine mer et îles inconnues sur la carte,
    Voilà qui était nécessaire pour les légendes disparates
    Aux secrets brodés d’outremer souvent muets comme une carpe.

    Lorsque j’étais jeune sirène, nous aimions beaucoup l’oncle Morse
    Qui nous racontait des histoires pas piquées des serpents de mer.
    Toutes attentives, toutes sereines, surtout quand l’intrigue se corse
    Autour d’un flibustier notoire, coureur de jupons de chimères.

    Mais lorsqu’une queue de sirène dardait sa nageoire caudale
    Devant un jeune capitaine de quinze ans selon Jules Verne,
    On voyait trembler la carène soumise à l’échelle modale
    Des voix augmentées par centaines et qui affolaient sa gouverne.

    Tableau d’Omar Rayyan.

    
    
    
  • La sirène serpent

    Faute de nageoire caudale, la sirène-serpent à crochet
    S’étend sur une branche basse comme il sied à l’anatomie.
    Dissimulée dans le dédale de ramées, elle voit s’approcher
    La moindre victime qui passe pour tromper sa monotonie.

    Une fois sa proie avalée, elle va la digérer longtemps.
    Tellement longtemps qu’elle mue d’un ton corail comme le python.
    Quand vous la verrez affalée tranquillou prenant du bon temps,
    Si elle est verte, vous ĂŞtes promu pour lui servir de gueuleton.

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  • 15. Les Chattes MouillĂ©es

    15. Les Chattes Mouillées

    Yavänor
    Parfois quand je fornique les chattes de mes épouses,
    Elles deviennent fontaines ; je n’baise plus, je nage !
    J’ai même bu leurs ruisseaux en broutant leurs pelouses
    Car leurs sources frémissent au doux libertinage.

    Laureline
    Ta bouche se déchaîne et m’inonde la cuisse,
    Mon clitoris gonflé s’ouvre comme une fleur ;
    Je crie, je me répands, tout autant que je puisse
    Et ma chatte t’inonde au flot de son ardeur.

    LoreleĂŻ
    Je m’agenouille alors, ma langue va chercher
    La rosée qui ruisselle au bord de ton abîme.
    Je lèche, je bois tout, je te sens t’écorcher
    Et ma gorge se noie de ton nectar intime.

    Laureline
    Ton haleine se glisse au centre de ma fente,
    Ton doigt perce et m’écarte, et ma chair se convulse ;
    Ma chatte est un torrent, une marée violente
    Et je jouis dans ta bouche où mon Étoile pulse.

    LoreleĂŻ
    Mais déjà ta caresse envahit ma toison,
    Tu suçotes mes lèvres, tu farfouilles l’orifice
    Et nos chattes jumelles éclatent à l’unisson,
    Déversant dans ta bouche une mer de délices.

    Laureline
    Je me cambre en tempête et mes reins se soulèvent,
    Ton souffle me pénètre et mon cul se déchaîne.
    Chaque goutte jaillit de ma chatte qui s’élève,
    Et mes hanches s’inondent d’une ivresse soudaine.

    LoreleĂŻ
    Ta langue dans ma fente est un glaive d’amour,
    Je m’écroule en marée, ma fontaine m’inonde.
    Tu fouilles et tu tâtonnes en pulsations glamours
    Et mon cri retentit à l’orgasme du monde.

    Illustration de Luis Royo.

    
    
    
  • 14. Le lundi des deux lunes lubriques

    14. Le lundi des deux lunes lubriques

    Yavänor
    Ce corps qui vous honore, il faut en profiter ;
    Apprendre à le connaître d’abord à l’intérieur,
    Ressentir le plaisir dans les zones érogènes
    Et puis le parcourir en terrai extérieur.

    Lilith vous a fait sœurs et c’est là l’avantage ;
    Vous pouvez l’une l’autre explorer l’orifice,
    Vous caresser le corps et bien plus davantage
    User de vos organes, vagin et clitoris.


    Laureline troublée par Loreleï
    Ta bouche en moi s’enfonce, puis suce mes tétons,
    J’écris mais je halète, enfiévrée de frissons ;
    Mes mots s’égarent, tremblent, car ta langue obstinée
    Dévore mon bouton comme une bête affamée.


    Loreleï troublée par Laureline
    Tes index me violentent, ils plongent dans mon cul,
    J’écris, mais chaque coup m’arrache un cri vaincu ;
    Mon clitoris gonflé s’éclate sous ton pouce
    Et mes vers dégoulinent de foutre plein de mousse.

    Laureline troublée par Loreleï
    Je voudrais composer un quatrain débauché,
    Mais ta langue lascive m’empêche de l’ébaucher;
    Chaque syllabe éclate en jouissance anale
    Et ma plume se mouille de moiteur vaginale.

    Loreleï troublée par Laureline
    Tu m’enlaces, tu m’ouvres, tes lèvres m’enthousiasment
    Et je saigne d’extase au rythme de l’orgasme.
    J’écris dans la tempête, noyée sous ma fontaine
    Car tu manges ma chatte et suces mon antenne.

    Laureline & LoreleĂŻ
    Nos doigts dans nos vagins font des chansons de gestes ;
    Ta langue avec la mienne chantent des voix célestes.
    Clitoris et vagins n’auront plus de secrets
    Car nous sommes vestales du Féminin Sacré.

    Illustration de Luis Royo.

    
    
    
  • 13. Le Chant du Cul Triomphant

    13. Le Chant du Cul Triomphant

    Laureline & LoreleĂŻ
    Deux orbes se présentent, doux trônes de lumière,
    Ils s’offrent à ton regard comme double prière,
    Leur galbe est un autel, leur frisson un chemin,
    Qui mène à l’infini par l’arche de tes mains.

    Laureline
    Le premier se réclame d’un velours de braise,
    Il chante son empire en soupirs et en glaise ;
    Son cri s’ouvre en corolle au centre de la nuit,
    Et son règne embrasé n’appelle point l’ennui.

    LoreleĂŻ
    L’autre, clair de cristal, rayonne en offrande,
    Il brille de fraîcheur, de tendresse gourmande ;
    Ses pétales secrets, quand ton sceptre s’y joint,
    Font jaillir un éclat qui dépasse tout soin.

    Laureline & LoreleĂŻ
    Mais qui donc triomphera dans cette guerre tendre ?
    Le feu ou bien la sève ? À toi seul de l’entendre…
    Car sous tes doigts d’amant, sous ton souffle vainqueur,
    Les deux culs sont unis dans un mĂŞme ardeur.

    Illustration de Luis Royo.

    
    
    
  • 12. Les Corolles Anales Cosmiques

    12. Les Corolles Anales Cosmiques

    Lundi
    À l’aube du désir, nos corolles s’entr’ouvrent,
    Tes doigts sont les éclairs dont les ombres se couvrent,
    Et l’astre de ton feu, jaillissant dans la nuit,
    Brûle en nos profondeurs d’étincelles de pluie.

    Mardi
    Tes lèvres sont des vents qui charment et consument,
    Elles soufflent au-dedans l’ivresse qui parfume
    Et nos corolles anales, en éclats de velours,
    Se livrent aux comètes en or, bites d’amour.

    Mercredi
    Ton sceptre se déploie comme un chant magnétique,
    Il vibre, il nous emplit d’une fougue cosmique ;
    Chaque spasme est l’étoile qui paraît dans nos chairs
    Et dont le premier cri souffle sur l’univers.

    Jeudi
    Nos corps, en ton élan, se dressent en offrande,
    La coupe de nos reins s’ouvre à toi toute grande ;
    Tu verses ton nectar, tel un vin souverain,
    Qui sacre nos abîmes du feu de ton burin.

    Vendredi
    Le monde est un autel où ton désir rayonne ;
    Nos voix à l’unisson, s’en pâment et puis entonnent :
    « Ouvre encor nos corolles, embrase nos chemins,
    Couronne-nous d’extase jusqu’à l’aube, demain ! »

    Samedi
    Alors monte la vague au sommet de la nuit,
    Un océan de flammes qui se perd dans notre huis ;
    La chair, transfigurée par l’ardeur rétablie,
    Devient temple stellaire, jouissance accomplie.

    Dimanche
    Enfin vient le repos, mais c’est un feu tranquille,
    Nos âmes apaisées volent en terrain fertile
    Et ton Graal, bien-aimé, de nos roses comblées,
    S’unit à nos calices à jamais rassemblés !

    Illustration de Luis Royo.

    
    
    
  • La nymphe de la forĂŞt – 2

    La nymphe de la forĂŞt - 2

    Une autre fois, dans le silence de la profondeur des forĂŞts,
    J’aperçus quelques feux follets qui se rassemblaient sous un chêne.
    Elle était là, en vigilance, dans une lueur phosphorée
    Dont des flammèches batifolaient au bout d’un bâton halogène.

    D’un geste du sceptre sacré elle m’intima d’avancer
    Tandis qu’un cercle se refermait tout autour du trône royal.
    Voyant que j’étais consacré à un rituel annoncé
    Je saluai et affirmai tout mon respect le plus loyal.

    Comme elle ne prononçait mot, je lui récitai des poèmes,
    Dont « La cigale et la fourmi », puis « Le corbeau et le renard ».
    À l’écoute de ces animaux et leurs existences bohèmes,
    Soudain la nymphe s’endormit dans un sourire goguenard.

    Tableau de Renate Logina.

    
    
    
  • VĂ©ritĂ© ou mensonge ?

    La vérité parfois dérange et n’est pas toujours bonne à dire ;
    Elle met les faits à la lumière et ne cache rien des secrets.
    La véracité nue se range parmi ce dont on peut médire
    Car l’objectivité première est sans doute un peu trop sacrée.

    Elle a besoin de tempérance et de prudence dans sa tâche
    Elle se revêt et se trouble donc, obligée de s’absenter.
    Serait-ce de l’intolérance que de la désirer sans tache
    Car une vérité trop pure serait nocive à la santé.

    Le mensonge s’habille de tampons qui font office d’ambassadeurs
    Afin de complaire à tout le monde et chercher à nous ébahir.
    Cette fourberie correspond Ă  un costume dont la fadeur
    Dissimule ses défauts immondes pour tromper, duper et trahir.

    Si la justice peut mentir pour sauver tous les intérêts
    De tous ceux qui l’ont établie et s’en servent comme rempart,
    Alors on voit s’appesantir l’injustice qui va se terrer
    Jusqu’à ce que soit rétablie la vérité… hélas trop tard.

    Tableaux de Dongni Hou.

    
    
    
  • La bicorne

    La bicorne

    Dans les animaux fabuleux, du Minotaure Ă  la Licorne,
    J’ai vu déesses et héros s’approprier tout le bestiaire
    Excepté le moins populeux que l’on appelle la Bicorne
    Qui, faute du bon numéro, a dû demeurer au vestiaire.

    Dieu l’avait faite assez jolie, la dotant d’un corps d’amazone
    Et d’une tête de gazelle aux cornes torsadées d’azur,
    Mais des arbitres impolis ont délivré un carton jaune
    Qui attrista le demoiselle qui disparut dans la nature.

    Illustration de Hannah Yata sur https:hannahyata.com .

    
    
    
  • MĂ©fiez-vous des Chauves-souris !

    Méfiez-vous des Chauves-souris !

    Lorsque trois vierges folles vous invitent au plaisir,
    Méfiez-vous du plan à quatre qu’elles suggèrent.
    La position suprême qui éveille leurs désirs
    Consiste à s’accrocher pour s’envoyer en l’air.

    Les jupes rabaissées, recouvrant tout le buste,
    Vous proposent leurs fesses, le cul par-dessus-tĂŞte.
    Pour ôter leurs culottes – bien vu, tout juste, Auguste ! –
    Vous devrez remonter leurs dessous jusqu’au faîte.

    Et là, une tête sort et vous mord l’instrument ;
    Une autre tête encore s’en prend à votre cœur.
    La troisième vos beaux yeux gobera goulûment
    Et le reste nourrit les vers pique-niqueurs.

    Photo de Chameleon.

    
    
    
  • Miroir, mon beau miroir

    Miroir, mon beau miroir

    En observant mon fond de l’œil, le nez collé sur ma psyché,
    J’aimerais capter l’émotion jaillie d’une éruption d’idées.
    Je reste longtemps sur le seuil en espérant voir ce cliché
    D’un négatif en commotion ou d’un positif débridé.

    Mais comme les yeux qui reflètent les sentiments les plus profonds,
    Mon beau miroir, lui, réfléchit mon univers et son revers.
    À sa frontière se complètent ce qui monte et qui se confond
    À mon image dégauchie de ma perception à l’envers.

    Sans doute, dans cet antimonde, mon destin s’écoule à rebours ;
    Je nais au moment de ma mort et je m’éteins à ma naissance.
    Mon âme s’enfuit, vagabonde, à grands roulements de tambour,
    Vers ce miroir dont l’oxymore oublie toute sa connaissance.

    Tableau de Daria Petrilli sur http:manachepoetry.blogspot.compblog-page_71.html .

    
    
    
  • La doctrine du papillon

    La voie de l’illumination passe-t-elle par les papillons
    Qui, d’un simple battement d’aile, peuvent déclencher une tempête ?
    La voix de la divination chante-t-elle comme l’oisillon
    Qui, plus fort qu’une seule hirondelle, annonce un printemps en goguette ?

    Ainsi pensait la jeune fille dans le plus simple dénuement
    Qui cherchait la voie de Jésus, Bouddha, ou même Zarathoustra.
    Sans sentir enfler ses chevilles, elle connaîtra son dénouement
    En voyant que tout est cousu de faux-semblants… et cætera.

    Le chemin de la réussite passe-t-il par la connaissance,
    Les voyages à travers le monde et le dépassement de soi ?
    Le succès est-il implicite au moment de la quintessence
    Quand les expériences fécondes viennent à celui qui les reçoit ?

    Ainsi méditait le jeune homme, là, dans le plus simple appareil,
    Cherchant dans la philosophie un bel avenir triomphant.
    Jusqu’à devenir autonome et, sans se faire tirer l’oreille,
    Rejoindre sa femme Sophie pour aller lui faire un enfant.

    Tableaux de Darlene McElroy sur http:www.artclassicsltd.commm5merchant.mvc?Screen=CTGY&Store_Code=acl&Category_Code=_DarleneMcElroy .

    
    
    
  • Laissez venir Ă  moi les petits poissons

    Laissez venir Ă  moi les petits poissons

    Celui qui dit : « Laissez venir à moi tous les petits poissons ! »
    Est soit amateur de friture, soit un amateur de plongée.
    Celui qui dit : « À l’avenir, évite de troubler ma boisson ! »
    Est un loup cherchant l’aventure et qui ne pense qu’à manger.

    Jésus et son « Laissez venir à moi tous les petits enfants ! »
    Aujourd’hui « serait » arrêté, soupçonné de pédophilie.
    Quant à ceux dont le souvenir du passage des éléphants
    Dans les Alpes est asserté font de la gérontophilie.

    Photo d’Oleksandr Nechyporenko.

    
    
    
  • Isalaide au pays des horreurs

    Isalaide au pays des horreurs

    Alors qu’Alice disparut dans un miroir troué aux mites,
    Voici qu’Isalaide apparut pour commencer un nouveau mythe.
    Tandis qu’Alice cafouillait au cœur d’un grand château de cartes,
    Voilà qu’Isalaide bafouillait entre les portes qui s’écartent.

    Ainsi commença le récit d’Isalaide au pays des horreurs ;
    D’un gouvernement imprécis, d’un ministère de la terreur ;
    Un monde où le roi était fou et la reine vieille comme tout ;
    Un monde sens dessus-dessous de restrictions un peu partout.

    Isalaide, déclarée malade par des médecins corrompus,
    Rétorqua : « Arrêtez vos salades ! » Et sa purge fut interrompue.
    Elle y trouva tant de poisons que l’infirmière, mal fichue,
    Fit révélations à foison confirmées par le roi déchu.

    Le roi jugé pour trahison révéla l’immonde complot
    Et purgea cent ans de prison, la reine en mourut de sanglots.
    On condamna tant d’ennemis que je ne puis les citer ici ;
    Ainsi Isalaide et ses amis mirent fin à leurs péripéties.

    Tableau de Dimitar Spasov sur https:www.artstation.comstretch .

    
    
    
  • Renversante ÉlĂ©onore – 2

    Abandonnons toute science qui tente de nous expliquer
    La théorie qui la dépasse sur l’endroit et l’envers des choses.
    Accrochons-nous Ă  la conscience mais sans trop nous la compliquer
    En observant ce qui se passe dans l’illusoire anamorphose.

    L’endroit révèle l’envers des choses et l’envers révèle l’endroit ;
    Où que je me situe sur Terre, j’ai l’impression d’être au sommet.
    Pourtant tout est métamorphose, tout tourne dans ce monde à l’étroit
    Coincé entre deux hémisphères et Dieu, pour ne pas le nommer.

    Tout ce qui s’élève au plus haut pourrait se situer au plus bas ;
    Finalement, j’ai de la chance de ne pas tomber dans l’impasse.
    Nord et sud, ensemble en duo, mènent toujours le même combat
    Entre la Terre qui balance dans sa course à travers l’espace.

    Illustrations de LoĂŻka alias Yan Qin Weng sur http:www.3daysmarch.net .

    
    
    
  • Renversante ÉlĂ©onore – 1

    La tête en bas, les pieds en l’air, le cœur en haut, l’esprit ailleurs,
    La nature ignore la droite mais pourtant ne perd pas le nord.
    Nonobstant l’Étoile polaire dont les rayons, sans dérailleur,
    D’une brillance maladroite, guident les pas d’Éléonore.

    Tandis que dans l’autre hémisphère, des constellations étrangères
    Suivent l’inverse des saisons dont les solstices se chevauchent,
    Éléonore sait satisfaire son goût pour ces lois mensongères ;
    Son cœur s’en rit et sa raison reste à ouest du côté gauche.

    Finalement, à l’équateur, du pôle sud au pôle nord,
    Le sens de l’orientation manque d’axiome consistant.
    Seul un miroir révélateur inspirerait Éléonore
    Quant à la différentiation sur la raison d’être du temps.

    Tableaux de Vladimir Dunjic sur http:aufildelaviecejour.blogspot.com201112le-ioli-monde-de-vladimir-dunjic.html .

    
    
    
  • Il s’appelait Oliver

    Il s’appelait Oliver

    Enfant de Méditerranée, mes gènes sont multipliés
    Par un mélange de chrétiens, juifs, musulmans et de chinois.
    Voici de nombreuses années, un grec, appelé Olivier,
    Prit femme lors d’un entretien avec son clan carthaginois.

    Par la suite, ils ont émigré suivant la route de la soie
    Et leurs enfants ont procréé avec des turques et des tartares.
    Leur sang ne s’est pas dénigré ; il a acquis confiance en soi
    Par tous les liens qu’il a créés : métis, quarterons et bâtards.

    Tableau de Pablo Picasso.

    
    
    
  • Elle s’appelait Olga

    Elle s’appelait Olga

    Originaire de Norvège, fille des dieux, sœur des géants,
    Elle se serait offerte au tonnerre, femme d’Odin, mère de Thor.
    J’en ai reçu le privilège lorsque je naquis du néant
    Dans ma période embryonnaire par sa sagesse de mentor.

    Tableau de Pablo Picasso.

    
    
    
  • Vagues

    Vagues

    Que ce soit en vague de froid ou bien en vague de chaleur,
    La nature aime les caresses comme un fort reconstituant.
    Vague de crise, vague d’effroi ; vagues et fléaux de malheurs,
    Afin que la vie nous paraisse comme un navire fluctuant.

    Tableau « La Grande Vague » de Kanagawa.

    
    
    
  • La tâche

    La tâche

    Un petit monde organisé ne demandait qu’à s’évader
    De son gobelet de café pour une création divine.
    Dans un big-bang atomisé, les démons ont pétaradé
    Comme si Dieu avait gaffé en répandant sa caféine.

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  • Le Lion de pierre

    Le Lion de pierre

    Sa lionne avait réponse à tout et résolvait toutes ses énigmes ;
    Le lion maugréait toutefois devant son infaillibilité…
    Comme c’était son meilleur atout pour faire un nouveau paradigme,
    Il en fit une statue, ma foi, qui nous plonge dans la perplexité.

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  • Gare Ă  la lionne !

    Gare à la lionne !

    Le lion est roi des animaux mais n’en craint qu’un seul, sa lionne.
    Quand ses vacances sont finies et qu’il regagne son logis,
    Comment mentir à demi-mots chaque fois qu’elle le questionne
    Sur les gazelles en bikini qu’elle a vues dans l’astrologie ?

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  • Petites annonces

    Petites annonces

    Un jeune artiste disponible rechercherait jolis modèles,
    Bien potelés et bien dodus et bien en chair pour poser nu.
    Si votre corps est compatible, présentez-vous donc au bordel ;
    Dites que vous ĂŞtes attendue et que vous ĂŞtes bien charnue.

    M. Belœil de Lynx

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  • Grosse fatigue

    Grosse fatigue

    À force d’avoir tant aimé les antilopes aux belles cuisses
    Qui pour un rien se déshabillent avec les gazelles en chaleur,
    Les gros félins sont rétamés et vont bientôt partir en Suisse
    Mettre leurs bijoux de famille dans des placements de valeur.

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  • Lion, prends garde

    Lion, prends garde

    Lion, prends garde, Lion prends garde de te laisser abattre !
    Lion, regarde, Lion regarde celui qui va te battre !
    C’est une vierge qui par sa verge domptera le lion !
    Elle te submerge de sa flamberge d’un coup de trublion !

    Va-t’en te plaindre, va-t’en te plaindre au bélier, au sagittaire !
    Que veux-tu craindre, que veux-tu craindre, toi, le Lion Magister ?
    Ah quelle rage ! Que de courage pour combattre la Gretchen !
    Bisque bisque rage, on t’encourage à revenir l’an prochain !

    À chanter sur l’air de « La tour prends garde » c’est plus rigolo.

    
    
    
  • Le baiser du tigre

    Le baiser du tigre

    Tigres ou lions, lynx ou panthères, aimez-vous bien, aimez-vous fort !
    La Terre est une immense chaîne des plus bêtes aux plus malins.
    Avant le temps du Serpentaire, les animaux viennent en renfort
    Pour attendre l’année prochaine tout en se faisant des câlins.

    Le Serpentaire est la treizième constellation du zodiaque. Bien qu’elle ne soit pas reportĂ©e dans le zodiaque traditionnel de manière officielle, elle est traversĂ©e par le soleil sur la pĂ©riode du 29 novembre au 18 dĂ©cembre.

    
    
    
  • Bye bye LĂ©o

    Bye bye Léo

    Ce sera en catimini, le lion se retire Ă  minuit
    Et préfère discrètement prendre ses congés annuels.
    Qu’il n’y ait pas d’enbrouillamini et n’y voyez aucun ennui
    Si c’est une vierge, précisément, qui continue le rituel.

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  • Aux deux tiers de l’étĂ©

    Aux deux tiers de l’été

    Passés les deux tiers de l’été, le paysage se transforme ;
    La flore devient violacée et la faune se multiplie.
    La saison vient se refléter dans cette couleur uniforme
    Qui dore les blés entrelacés et rouille les feuilles accomplies.

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  • Les petites fleurs loyales

    Les petites fleurs loyales

    Tandis que le monde m’échappe et devient flou autour de moi,
    Je fixe la lumière, seule, celle que je touche du doigt.
    Tout doucement tombe la chape de plomb qui fuse au fil des mois
    Puis, s’affine comme un linceul qui disparaît comme il se doit.

    Je remarque alors que les ombres qui voulaient m’ôter la clarté
    N’étaient rien d’autre que les peurs dont je m’étais emmailloté.
    Aussitôt que je les dénombre, tout le danger est écarté
    Et seules ces petites fleurs témoignent de leur loyauté.

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  • La rencontre

    La rencontre

    Symbole d’un point de rencontre entre des mondes qui s’ignorent,
    Des éléments complémentaires qui suivent chacun leur chemin,
    Le pont dresse ses piliers contre un ciel que le soleil honore
    Et pose ses pieds sur la terre d’où s’écoule l’eau de demain.

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  • L’élĂ©vation

    L’élévation

    J’aime quand la route s’élève comme un tremplin vers l’Élysée,
    Ce Mont Olympe où Dieu m’attend sur les glaciers froids du Léthé.
    Toujours plus ou moins bon élève, juste assez évangélisé,
    Ma foi chemine en augmentant quand sonne la fin de l’été.

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  • SoirĂ©e de fin d’étĂ©

    Soirée de fin d’été

    Dans les soirées de fin d’été, je ressens l’engourdissement
    Qui fourmille dans les colchiques qui se dandinent dans les prés.
    Le temps semble se répéter comme un long étourdissement
    Qui mène sa cour monarchique dans ses paysages diaprés.

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  • Le vieux chemin abandonnĂ©

    Le vieux chemin abandonné

    Combien de fois ai-je entendu que la spiritualité n’est plus
    Qu’un vieux chemin abandonné qui n’est que ruines et désuétude ?
    Mais qui sait voir la main tendue dont l’amour n’a jamais déplu
    Qui sait non seulement pardonner mais accorder mansuétude ?

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  • Les âmes communicantes

    Les âmes communicantes

    Et si toute l’humanité était un immense réseau
    Où les âmes circuleraient en portant toutes ses mémoires ?
    Et si la masculinité se transformait en chants d’oiseaux
    Que les femmes intituleraient « Échos d’amour » dans les grimoires ?

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  • Les lunettes de la montagne

    Les lunettes de la montagne

    La montagne chausse ses lunettes pour porter un nouveau regard
    Sur l’eau qui fait de longs métrages sur les histoires de la vie.
    Parfois c’est du bois d’allumettes qu’elle aperçoit d’un air hagard,
    Parfois de beaux kilométrages qui lui donnent cet air ravi.

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  • Une part de château

    Une part de château

    Chaque jour est la pierre qui s’ajoute au château,
    Chaque nuit fait briller les lustres et les chandelles.
    Tes années sont derrière comme un doux vibrato,
    Les plus appropriées sont celles qui se modèlent.

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  • Pauv’Souris

    Pauv’Souris

    La pauvre souris n’a plus le choix ; elle doit durement gagner sa vie
    Sortir dès que tombe le jour pour grappiller quelques lamproies.
    Mais quand sa poitrine blanchoie elle survole avec envie
    Les douces eaux de son séjour pour lentement guetter sa proie.

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  • Chauve-souris

    Chauve-souris

    Quand la chauve-souris tombe dans un sommeil très profond
    Elle s’accroche de ses pattes dans un arbre ou une grotte.
    Quand la lumière s’estompe, oyez-vous les ultrasons
    De ces filles délicates qui vont se rincer la glotte ?

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  • Fledermaus

    Fledermaus

    Quand la nuit elle sourit sur les pentes du Mont Chauve,
    Elle replie doucement ses ailes comme une prière.
    Ma petite chauve-souris, pauvre vampire un peu fauve,
    Furtive comme une gazelle, est une fine meurtrière.

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  • C’est bon signe

    C’est bon signe

    Quand les nuages s’illuminent, c’est bon signe pour les oiseaux !
    Dans le soleil rougeoyant, c’est bon signe pour les poissons !
    Quand la faune est féminine, c’est bon pour les damoiseaux !
    Quand l’amour est foudroyant, c’est bon signe pour les moissons !

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  • Solunaires

    Solunaires

    Dans les tables solunaires, on consulte les marées
    Mais ça donne aussi l’idée des bons moments pour la pêche !
    C’est sous la clarté lunaire que nous sommes amarrés
    Afin de bien consolider notre passion à la fraîche.

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  • Les dessous de la ballerine

    Les dessous de la ballerine

    Ne croyez pas que je m’attarde chaque fois qu’il y a un froufrou
    Mais sous les jupons de ces dames, il y a toujours des merveilles !
    Qu’elle se farde, la gaillarde, ou qu’elle guette son tourlourou,
    Dans mon cœur, ça fait un ramdam, quand un joli dessous m’éveille !

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  • RĂŞves de Lune

    RĂŞves de Lune

    Au clair de la lune, je suis dans mon lit.
    Je rêve d’étoiles et de jolies fées.
    Elles viennent de Neptune dans son aphélie.
    Je lève leurs voiles pour les réchauffer.

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  • L’helvète se marie

    L’helvète se marie

    À force de la rencontrer dans toutes mes promenades,
    J’ai demandé à la belle de partager mon destin.
    Après avoir démontré une dépantalonnade
    J’ai goûté ma colombelle et ce fut un vrai festin !

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  • Dieu vous Ă©coute

    Dieu vous écoute

    Un standard lumineux aux rayons angéliques,
    Des chandelles ardentes aux pieuses imageries.
    Ce lien faramineux, puissant, évangélique,
    Fait la voie ascendante de la sainte messagerie.

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  • Suivez cet oiseau

    Suivez cet oiseau

    Ne le perdez pas de vue, il ne faut pas qu’il s’envole
    Fixez bien sa silhouette ! Suivez-le jusqu’à son nid.
    Quand j’aurai repéré l’aire je me ferai bénévole
    Pour offrir à cette oiselle une belle cérémonie !

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  • Lorsque Dieu parle

    Lorsque Dieu parle

    Lorsque Dieu me murmure, je dois faire attention !
    Il a tendance à faire de très grands mouvements.
    Au dernier entretien, il avait l’intention
    De faire beaucoup de vagues avec les éléments !

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  • L’oiseau migrateur

    L’oiseau migrateur

    Un oiseau qui se tient sur une seule patte
    Est-ce qu’on peut l’appeler un oiseau migrateur ?
    Je ne sais ce qu’il pense, je ne suis pas télépathe,
    Mais s’il lève la patte, il tombe de sa hauteur !

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  • Allo ! Ici Dieu

    Allo ! Ici Dieu

    Allo bonjour, ici Dieu !
    Je m’occuperai de tous vos problèmes aujourd’hui.
    Je n’ai pas besoin de vous !
    Passez une miraculeuse journée !

    Wayne W. Dyer – Le pouvoir de l’intention

    
    
    
  • Les rochers de la Terre

    Les rochers de la Terre

    Les rochers en surface blessent l’âme de la mer.
    Ils remontent du fond d’énergies inférieures.
    Mais au-dessus des eaux, ils sont refuge amer
    Pour respirer plein air sous le soleil rieur.

    Quand la terre améliore les racines de nos vies,
    Elle nous offre repos et des havres de paix.
    Profondément ancrés aidant notre survie
    Sur lesquels on bâtit des refuges épais.

    Depuis les profondeurs, ils remontent vers le ciel.
    N’ayez pas peur des rocs qui crèvent l’interface !
    Ils relient à la terre, notre Mère essentielle
    Et nous portent au ciel, notre Père face-à-face.

    Regardez le soleil et voyez comme il joue !
    Ses rayons de soleil sur les crêtes déchirées
    Font l’amour à leurs ombres et leur baise les joues.
    Et ce petit miracle fait photorespirer !

    Car c’est leur vraie nature pour ces rocs de la chance !
    Ils donnent à l’ennemi l’occasion du pardon.
    Ils donnent à l’opposant la part de tolérance.
    Ils donnent à votre ami votre cœur de bourdon.

    Ils offrent à vos enfants une ligne parfaite !
    Ils remettent à mon père ma considération !
    Ils remettent à ma mère sa fierté satisfaite !
    J’en ai fait mon respect et commisération.

    Les rochers de la Terre sont une chaîne infinie
    Dont jamais un maillon ne manque Ă  cette union
    Qui lie l’humanité dans l’amour défini
    Par la solidité de cette réunion.

    Tableau de Fabienne Barbier