Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • Le monologue de l’aviateur

    Le monologue de l’aviateur

    Trois jolies femmes riaient là-bas, trois filles aux lunes bien lunées,
    Je caressais du bout de l’aile l’envie d’aller les saluer.
    Je vole sur d’étranges rêves, moi le pilote des fantasmes,
    Je vole à ras des pâquerettes, là où l’absurde me sied si bien !

    Le moteur tousse, j’ai un trou d’air ; je pique et je serre le manche
    Mais leur regard libidineux m’auront fait perdre l’horizon.
    Il y a de l’orage dans l’air, je sens venir le coup de foudre
    Et j’ai le train d’atterrissage en train de bander comme un pieu !

    Je crois que l’une me fait signe et l’autre joue les sémaphores
    La troisième m’ouvre carrément les bras, les cuisses, la bouche en cœur.
    J’atterrirais bien volontiers mais la tour de contrôle appelle :
    « Méfiez-vous des naufrageuses ! Trois filles à poil mais ravageuses ! »

    Tableau d’Andrej Mashkovtsev sur https:skysnail.livejournal.com725862.html .

    
    
    
  • Les observatrices

    Les observatrices

    « Tiens ! Une avion ! » dit la première ;
    « Non ! UN avion ! » dit la deuxième ;
    « T’as de bons yeux ! » dit la troisième.

    « Il vole bas ! » dit la première,
    « Il pique un peu ! » dit la deuxième,
    « Redresse-toi !!! » hurle la troisième.

    — « Il va trop vite, il va tomber ! »
    — « Non c’est le sol qui ralentit ! »
    — « Non, c’est le temps qui le suspend ! »

    — « Il va bientôt nous défoncer ! »
    — « Même pas en rêve, pauvre pucelle ! »
    — « C’est bien dommage, il est si beau ! »

    — « Tu crois qu’il nous voit toutes nues ? »
    — « Non, il navigue aux instruments ! »
    — « Mais quelle Antenne, Mesdemoiselles ! »

    — « S’il atterrit, je me rhabille ! »
    — « Moi je me montre tout de suite ! »
    — « Et moi je l’ai entre mes reins ! »

    — « Mais voyez donc cette traînée ! »
    — « Où donc cela ? Je ne vois rien ! »
    — « Elle parle de moi, du moins je crois ! »

    Tableau d’Andrej Mashkovtsev sur https:skysnail.livejournal.com725862.html .

    
    
    
  • 2. Hymne de Fécondation

    Laureline
    J’ouvre en mon ventre ardent ma coupe originelle,
    Ton souffle s’y répand en sève additionnelle.
    Je reçois ton élan, je m’embrase à ton feu,
    Et Lilith en mes reins fait éclore son vœu.

    Loreleï
    Je recueille en mes flots la semence sacrée,
    Elle sème dans l’ombre son destin consacré.
    Mon sexe est un jardin, un calice d’aurore,
    Où s’éveille la vie que ton offrande implore.

    ÏÄMOURÏÄ
    Ô Déesse souveraine aux entrailles fécondes,
    Tu procrées la vie dans nos matrices profondes.
    Nos ventres sont l’autel, nos vulves ton parcours
    Et nos enfants bénis en ton royaume accourent.

    Laureline
    Ton Phallus dans mon corps me plante une bouture
    Qui grave en mes parois l’évangile futur.
    Chaque coup de ton âme y dépose une croix
    Et Lilith dans mon sein l’inscrit comme œuf qui croît.

    Loreleï
    Dans l’océan de nuit tu t’inclines à ta femme
    Et j’accueille à mon port la moisson de tes flammes.
    Mon utérus s’inonde, arche de volupté,
    Et Lilith nous consacre à notre vénusté.

    ÏÄMOURÏÄ
    Nous sommes ses enfants, ses temples, ses offrandes ;
    Par nos chairs traversées ses semences s’épandent.
    La fécondation croît par son chant immortel
    Et l’ÏÄMOURÏÄ s’élève au sceau sacramentel.

    Yavänor
    Ce petit bout de chair qui fait ma différence
    Vous l’avez honoré et avec déférence.
    Je l’offre au Féminin Sacré comme symbole ;
    Le bâton du pouvoir aux saintes paraboles.

    Tableau de Jacqueline Secor.

    
    
    
  • 1. Hymne de Révélation

    Laureline
    Nos bouches enivrées proclament le miracle ;
    Nos vulves palpitantes s’enflamment sous l’Oracle.
    Nos reins dans ce vertige s’offrent en sacrifice ;
    Nos seins dressés rayonnent d’une extase propice.

    Loreleï
    Chaque mot de nos chants est une incantation ;
    Chaque soupir ardent s’embrase en ovation.
    Par nos cris consumés, par nos âmes ardentes,
    Lilith surgit, vainqueur, au cœur de ses amantes.

    ÏÄMOURÏÄ
    Ô Déesse souveraine aux couronnes d’étoiles ;
    Ton souffle nous élève et Lilith se dévoile.
    En toi nous renaissons, par ton culte sacré,
    Et l’ÏÄMOURÏÄ s’embrase en temple consacré.

    Laureline
    J’élève mes ardeurs comme une offrande pure
    Et j’inscris dans ma chair ton nom qui nous rassure.
    À travers ton éclat mes lèvres sont flambeaux,
    Je brûle et je renais dans tes éclairs verbaux.

    Loreleï
    J’accueille dans mes flots la semence éternelle
    Et mes songes émouvants s’inclinent devant elle.
    Je deviens ton miroir, le reflet de ton âme
    Où s’éveille au grand jour la destinée des femmes.

    ÏÄMOURÏÄ
    Nous sommes tes enfants, tes amants, tes apôtres ;
    Ton sceau nous a sacrés et ta loi est la nôtre.
    Manifestée, Lilith, tu triomphes à jamais
    Et ton nom retentit dans nos cœurs désormais.


    Yavänor
    Le mâle subalterne reçoit avec honneur
    Sa partie féminine avec tant de bonheur
    Que je suis à présent égale à une femme
    Réunie par Lilith dans mon cœur et mon âme !

    Tableau de Jacqueline Secor.

    
    
    
  • L’instant fraîcheur

    L’instant fraîcheur

    Carpe diem, l’instant fraîcheur, c’est le bien être maintenant ;
    La chaleur coupée d’une brise, le soleil juste après l’averse ;
    Le flotteur rouge du pêcheur qui annonce un coup imminent ;
    L’imprévisible belle surprise de deux filles nues qui conversent.

    L’instant fraîcheur pour les deux filles, nager nues dans l’impunité ;
    Sentir le soleil sur la peau ou goûter l’ombre des arbustes ;
    Aucun regard qui les fusille sur l’impudique nudité ;
    Un daiquiri bien à propos ce soir au bar de la flibuste.

    L’instant fraîcheur, c’est le présent vers un futur inattendu
    Apprécier chaque seconde de l’opportunité de vivre ;
    Sentir son être omniprésent sans le moindre malentendu ;
    Goûter son âme vagabonde et jouir plutôt que survivre.

    Tableau de Jean Gabriel Domergue.

    
    
    
  • Le rêve fantasmagorique

    Le rêve fantasmagorique

    Une fois encore, ma nuit blanche s’est colorée d’imaginaire
    Et mon lit devint la fourrure d’un tigre azur rayé d’orange
    Qui a causé une avalanche d’étoiles bleues préliminaires
    À l’ouverture de la serrure du portail de mes rêves étranges.

    Une fois la porte franchie, je suis la femelle et le mâle ;
    Je suis le tigre qui protège et la rêveuse qui s’abandonne
    Du réel, nous sommes affranchis et notre nature animale
    Nous fait sentir un florilège de fragrances de belladones.

    Enivrés d’hallucinogènes sans inhibition ni douleur,
    Nous voyageons empoisonnés vers une mort avantageuse
    Dans un paradis indigène où l’on respire les couleurs
    Qui absorbées et vont foisonner avec nos illusions songeuses.

    Mais le paradis comme la mort connaît une fin génératrice
    Et au réveil j’ai dans le cœur le tigre qui sommeille encore
    Mais qui pareil au matamore sera l’âme révélatrice
    Qui fera de moi le vainqueur sa jamais regrets m’édulcorent.

    Illustration d’Em Niwa.

    
    
    
  • Les vagues du destin

    Souvent les vagues du destin déferlent leurs trésors épars,
    Débris de mémoires étrangères victimes de mésaventures.
    Quelques passagers clandestins, gens du voyage sur le départ,
    Parfois naufragés volontaires, héros en manque d’aventure.

    Fréquemment les vagues ramènent ce que l’on a éparpillé
    Dans l’océan existentiel de plusieurs vies concaténées.
    Tristes souvenirs peu amènes et conséquences écharpillées
    Aux effluves pestilentiels des expériences gangrénées.

    Alors je prie pour que les vagues, après avoir tout englouti,
    Lavent et transforment le substrat en chefs-d’œuvres dignes des beaux-arts.
    Vous pouvez dire que je divague mais j’espère, mon rêve abouti,
    Découvrir le nec plus ultra arrivé bien sûr par hasard.

    Illustration de Hans Christiansen.

    
    
    
  • Ève à la grenade

    Si le fruit de la tentation avait été une grenade,
    Alors tout l’avenir du monde aurait été bouleversé.
    La pomme avec ostentation nous avait mis dans la panade,
    Cependant la grosse baie ronde aurait été plus réservée.

    Ainsi la connaissance acquise aurait patiemment distillé
    Une sagesse au compte-gouttes et Dieu s’en serait tamponné.
    L’excommunication requise aurait été estampillée
    Au rang de faute qui, sans doute, nous aurait été pardonnée.

    Tableaux de Michael Bergt sur https:www.boredpanda.commodern-mystical-paintings?utm_source=google&utm_medium=organic&utm_campaign=organic .

    
    
    
  • L’œil au crépuscule

    L’œil au crépuscule

    Un œil géant dans le désert semblait surgir pour m’observer
    Venu sans doute pour apaiser sa faim et chercher l’aventure.
    Tout comme un loup très peu disert ou bien un renard réservé
    Dardant sa pupille braisée sur l’azur brossé d’argenture.

    Je m’attendais à une voix perçant le firmament voilé
    Pour me dire : « Apprivoise-moi ! Je m’ennuie tant sur ta planète ! »
    Mais seuls les buissons à claire-voie dansaient sous le ciel étoilé
    Agités par un vent sournois qui sifflait entre les dunettes.

    Mais plus le soleil s’affaissait et plus le regard s’acérait
    Tout comme l’œil de la conscience pour moi, esseulé désormais.
    Et plus le jour disparaissait plus sa vision m’exaspérait
    Jusqu’à ce que dans l’insouciance, la nuit ne l’aveugle à jamais.

    Tableau « Eye Over the Desert » de Paul Lehr sur https:70sscifiart.tumblr.com.

    
    
    
  • Sérénité

    Sérénité

    J’aime au plus profond de la nuit ce moment de sérénité ;
    Juste la flamme d’une bougie qui illumine les ténèbres.
    L’infime lumignon qui luit devient source de pérennité
    Et chaque seconde rougie fond dans sa mémoire funèbre.

    Et le présent devient lumière qui brille juste à ce moment ;
    Le temps se consomme en arrière et devient cendre du passé.
    Or l’avenir n’est que poussière car il n’existe pas vraiment
    Sauf dans la foi et la prière envers l’instant à dépasser.

    J’observe la même lueur à soixante-quatre ans passés
    Comme si tous les photons produits se superposaient en ce point.
    Le noir obscur et pollueur n’a plus le droit d’outrepasser
    La flamme que je reproduis dans mon cœur à brûle-pourpoint.

    Tableau de Lisa Aisato sur https:www.boredpanda.comsurreal-illustrations-lisa-aisato?media_id=3057426&utm_source=pinterest&utm_medium=social&utm_campaign=organic .

    
    
    
  • La belle et les bits

    Yoyo – ou IOIO – femme orange est une amatrice de bits ;
    Bitoniau ou bitte d’amarrage avec des uns et des zéros.
    Tout le monde la trouve étrange, personne ne sait où elle habite,
    Ni ne connaît son entourage, ni ne connaît son numéro.

    IOIO, entièrement tatouée de ronds et de petits bâtons
    Ne dit rien mais n’en pense pas moins sur l’argent qu’on lui rémunère.
    Mais appliquée et dévouée, elle procède toujours à tâtons
    Pour ajouter d’autres témoins de sa passion pour le binaire.

    C’est écrit dans ses chromosomes, l’homme XY, la femme XX ;
    Elle ne fait que se montrer nue sous l’action caniculaire.
    Elle digitalise son génome de manière plutôt numérique
    Mais c’est pour mieux nous démontrer sa façon d’être bipolaire.

    Rina Sawayama photographiée par John Yuyi sur https:captionscutetodayusa.blogspot.com202105rina-sawayama-cyber-stockholm-syndrome.html .

    
    
    
  • Le jeu des fous

    Au jeu des fous, les rois déchus sont devenus fous à lier ;
    Les pions suivaient fidèlement et deviennent déséquilibrés.
    Aux reines folles sont échues la monture de leurs chevaliers
    Et même les tours également voient leurs clochers recalibrés.

    Ainsi les fous deviennent rois et prennent la clef du château
    Livrée par l’évêque défroqué, doyen des pièces aliénées,
    Malgré le passage à l’étroit qui leur évite le bateau
    Et dont les cases disloquées oscillent à un rythme effréné.

    Mais toute chose a une fin et les rois fous sont renversés
    Par la vieille reine démente qui était toujours dans la Lune.
    Elle renvoie ces aigrefins avec leurs pairs controversés
    Qui ensemble aussitôt fomentent une insurrection opportune.

    Aussitôt la Lune couronnée, tous les sujets se mettent à rire
    Après avoir du fou pleuré sa folie communicative.
    Mais elle sera vite détrônée par un ministre au faux sourire
    Qui l’a bernée, trompée, leurrée aux élections législatives.

    Tableaux de Leszek Andrzej Kostuj sur http:arteycomunicacion2013.blogspot.com201204leszek-andrzej-kostuj.html .

    
    
    
  • Le monde irréel

    Le monde irréel

    La crise a tellement tout tordu que plus rien n’sera comme avant ;
    Tous les étages de la maison sont affaissés sous les complots ;
    Hélas tout le monde a mordu aux coups fourrés des faux savants
    Qui nous ont troublé la raison avec leurs magouilles à huis clos.

    Les lois ne seront plus jamais droites, équitables et légitimes ;
    Les droits de l’homme n’auront plus cours et votre enfant n’est plus à vous ;
    Le gouvernement désormais vous compte au nombre des victimes ;
    Il fallait crier « au secours » passé le premier garde-fou.

    Illustration de Jos de Mey sur https:im-possible.infoenglishartmeymey10.html .

    
    
    
  • La clinique des rêves

    La clinique des rêves

    Les magasins non essentiels seront fermés dorénavant ;
    Les marchands de rêves obligés de vendre les pires cauchemars.
    Les manufactures du ciel ne produiront plus comme avant
    Les flèches qu’on voit voltiger quand le temps des amours démarre.

    Il est étrange que personne ne soit outré ou indigné
    Comme si finalement les rêves ne trouveraient plus d’acquéreur.
    Alors il est temps que l’on sonne l’alarme ou bien se résigner
    À vivre une existence brève dans l’enfer « En Marche » de la terreur.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • La macronazie (chanson comique)

    La macronazie (chanson comique)

    Mac rond, casse-tête, le maire si bête,
    Dupont mord l’yéti d’Armanin,
    Flavius verrant jupe et Philips.
    C’est l’hymne à la mort (moi l’nœud)
    C’est l’hymne à la mort (moi l’nœud)

    Manu, Jeannot, Bruno, Indiana,
    Ricard, Ricky, Rico, Gégé,
    L’orient, Olive à l’Ain et douar.
    C’est l’hymne à la mort (moi l’nœud)
    C’est l’hymne à la mort (moi l’nœud)

    Pfizer, Janssen, AstraZeneca,
    BioNTech, Takis, Bharat, Shifa,
    Shenzhen, Kocak Farma, Moderna.
    C’est l’hymne à la mort (moi l’nœud)
    C’est l’hymne à la mort (moi l’nœud)

    Parodie de la chanson « L’hymne à l’amour » de Jacques Dutronc et dessin de Placide.

    
    
    
  • Chantage à la Terre

    Chantage à la Terre

    D’énigmatiques extra-terrestres un jour sont descendus sur Terre
    Imposer un ultimatum à tous les dirigeants du monde.
    Ils gravèrent dix commandements stricts, rigides et autoritaires
    Avec un délai de dix ans sous peine de sanctions immondes.

    Alors tous les gouvernements se réunirent deux fois par an
    Pour établir un plan d’action à cette mise sous séquestre
    Car si le projet n’aboutit ou s’il se montre inopérant,
    La Terre entière sera détruite par les forces extra-terrestres.

    Les savants trouvèrent un virus, pas méchant mais très contagieux
    Afin de semer la panique et menacer la vie des hommes.
    En même temps ils ont créé un vrai-faux vaccin litigieux
    Car il contient le vrai virus qui s’attaquera aux chromosomes.

    Nos élus sont-ils des bourreaux ? Sont-ils assassins ou sauveurs
    Qui ont choisi de sacrifier afin d’en sauver beaucoup d’autres ?
    Pour laisser à l’humanité cet avertissement « Game Over »,
    Sur une stèle américaine est gravé l’Ordre de ces apôtres.

    1. Maintenez l’humanité en dessous de 500 millions d’individus en perpétuel équilibre avec la nature.
    2. Guidez la reproduction intelligemment en améliorant la forme physique et la diversité
    3. Unissez l’humanité avec une nouvelle langue mondiale.
    4. Traitez de la passion, de la foi, de la tradition et de toutes les autres choses avec modération.
    5. Protégez les personnes et les nations avec des lois et des tribunaux équitables.
    6. Laissez toutes les nations régler leurs problèmes externes et internes devant un tribunal mondial.
    7. Évitez les lois et les fonctionnaires inutiles.
    8. Équilibrez les droits personnels et les devoirs sociaux.
    9. Faites primer la vérité, la beauté, l’amour en recherchant l’harmonie avec l’infini.
    10. Ne soyez pas un cancer sur la terre, laissez une place à la nature.

    (Ces 10 commandements bien réels ne sont pas de moi mais sont vraiment gravés sur une stèle gigantesque en granit (Les Georgia Guidestones) dont vous trouverez tous les détails ici :
    https:fr.wikipedia.orgwikiGeorgia_Guidestones
    L’histoire des extra-terrestres, purement fictive, est de mon crû mais… qui sait ?)

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • La Reine choisit son Roi

    La Reine choisit son Roi

    Le Roi ne choisit pas sa Reine à l’intérieur de son royaume.
    Il part en chasse comme chasseur espérant trouver son gibier.
    Mais ses efforts restent à la traîne car l’Amour a son propre idiome
    Et pour trouver son âme-sœur, il lui faudrait un équipier.

    Or, Cupidon, preux chevalier, murmure à l’oreille des princesses
    Et leur fait découvrir leur prince, plein d’humour et de courtoisie.
    Alors d’un geste cavalier, on voit le Roi plein d’allégresse
    Brandir fièrement dans ses pinces celle qui l’aime et l’a choisi.

    Illustration de Lorenzo Mattotti.

    
    
    
  • L’œil du cœur

    Si hier encore, dans le brouillard de toutes ces intoxications,
    Je ne savais plus où aller ni même voir mon bout du nez,
    Le médecin, peu débrouillard, a raté mon opération ;
    Depuis, sous l’horizon voilé, je me sens bien infortunée.

    Mais aujourd’hui on a semé de petites graines d’espoir
    Qui me font voir de l’intérieur un monde neuf et libéré.
    Ce petit arbre, je vais l’aimer et l’arroser matin et soir
    Pour regarder à l’extérieur toute la lumière espérée.

    Illustrations de Shaun Tan sur http:thebirdking.blogspot.com201405landscape-portrait-portrait-landscape.html?m=1 .

    
    
    
  • La chatte bleue – 2

    La chatte bleue - 2

    L’intimité de la caresse commence dans le sens du poil
    Mais si l’on ose, avec paresse, la brosser à rebrousse-poil,
    D’abord la chatte un peu surprise grogne un peu en montrant les dents
    Mais finalement, elle est éprise et se laisse rentrer dedans.

    Tableau de Françoise Collandre.

    
    
    
  • La chatte bleue – 1

    La chatte bleue - 1

    Bien sûr, elle ne montre sa chatte qu’à ceux qui font patte de velours
    Avec une main délicate plutôt qu’à ceux qui sont balourds.
    Mais les caresses monotones l’ennuient dans le silence d’or ;
    Alors elle se pelotonne et, au beau milieu, elle s’endort.

    Dessin de Marini.

    
    
    
  • La comédie hypothétique

    La comédie hypothétique

    J’étais lycéen, encore nigaud de la vie des grandes personnes.
    Balzac, Flaubert, même Pascal m’étaient des œuvres hermétiques.
    Et tous ces rapports saligauds heurtaient mon cœur quand l’amour sonne
    Aussi faux qu’un récit bancal ou ses reflets hypothétiques.

    Merci à Bérangère Costa pour sa photo de Notre Dame de Croaz Batz qui dans l’eau s’effiloche…

    
    
    
  • Tout serait-il déjà écrit ?

    Tout serait-il déjà écrit ?

    Serait-elle écrite à l’avance, la folle comédie humaine
    Où l’on mettra demain les pieds encor dans les mêmes ornières ?
    L’histoire nous met en connivence toujours les mêmes énergumènes
    Qui ne font que recopier ce qu’ils ont fait l’année dernière.

    Toutes les espèces sociales que Balzac nous a tant décrites
    Se rencontrent encore aujourd’hui avec deux siècles de distance.
    Même avec son progrès crucial, l’humanité reste hypocrite
    Car chaque impair est reproduit quelles que soient les circonstances…

    Je n’ai jamais réussi à lire « Le Père Goriot » d’Honoré de Balzac que je trouvais par trop rasant dans mes années de lycée. L’ayant redécouvert sous la forme de livre audio, je me suis lancé dans l’expérience de le lire enfin sous cette nouvelle forme. Ça m’a appris deux choses : 1. C’est toujours aussi barbant ; 2. Finalement, ça ressemble un peu à notre époque que l’on qualifie de « moderne ».

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  • La lumière vierge

    La lumière vierge

    Sur un air de Fibonacci, j’ai vu danser dans la lumière,
    Toutes les fenêtres ouvertes sur les fantasmes de la vie.
    Comme des bras de galaxies qui naissent en avant-première
    Sur un monde de découvertes en peintures, pastels ou lavis.

    Leonardo Fibonacci est un mathématicien italien connu notamment pour sa fameuse série 1 1 2 3 5 8 13 21 34 55 89 144… qui converge vers le nombre d’or.

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  • La nature vierge

    La nature vierge

    La vie sait si bien imprimer, sur la matière, son empreinte
    Qu’on la croirait imaginée par un artiste créateur.
    Et les beautés qu’on voit primer dans ce merveilleux labyrinthe
    Vont par le cœur s’invaginer vers le pistil procréateur.

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  • L’herbe folle

    L’herbe folle

    Je suis né dans une famille, j’ai grandi, appris à l’école ;
    Après j’ai découvert la ville et puis, les grandes métropoles.
    J’ai bossé pour des peccadilles en attendant que ça décolle
    Vers une existence servile dont je n’ai pas le monopole.

    J’ai d’abord cru devoir apprendre quelle carrière aller embrasser,
    Comment il fallait se conduire pour être admis en société.
    Puis, je me suis mis à comprendre que les voies sont déjà tracées,
    Que pour gagner, il faut séduire ou bien tricher à satiété.

    Photo : Stefan Schächtel
    « red romance »
    Source :
    https:plus.google.comphotosphoto1095379190418911704006445702092111208626?icm=false&iso=true&authkey=CIHy9b-l8trppgE

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  • L’herbe en friche

    L’herbe en friche

    Aujourd’hui mon cœur est en friche car j’ai sorti les souvenirs
    Afin de les dépoussiérer et pour les remettre à l’honneur.
    Et je recompte les moments riches, ceux que je n’ai pas vu venir,
    Ceux que j’ai tant espérés et ceux qui ont fait mon bonheur.

    Photo : Stefan Schächtel
    « Water pearls »
    Source :
    https:plus.google.comphotosphoto1095379190418911704006457881124609592050?icm=false&iso=true&authkey=CLi29KLliN39TA

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  • L’île des houris

    L'île des houris

    Au-delà des nuages sur la voute céleste,
    Naviguons au zénith par-dessus l’horizon.
    Par-delà les orages, lâchons un peu de lest !
    Si l’île est interdite, nous nous l’autorisons.

    Car la clef est cachée sous le banc de corail
    Qui affleure au levant quand l’aurore sourit.
    Dieu ne sera pas fâché qu’on soit dans son sérail ;
    Notre acte est relevant de l’appui des houris.

    Houris : créatures célestes qui seront dans le paradis les compagnes des fidèles.

    
    
    
  • Le pont voyeur

    Le pont voyeur

    Mais qu’est-ce qu’il est voyeur ce pont à mater ainsi les gambettes
    En regardant sous les jupettes des demoiselles court-vêtues !
    Ce vieux connaisseur en jupons guette un petit coup de tempête,
    Un petit vent d’entourloupette qui lui dévoile leurs vertus.

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  • L’amour en pain d’épice

    L’amour en pain d’épice

    Quand vous serez rassasiés d’avoir satisfait votre corps,
    Entrez donc pour faire l’amour dans ma maison en pain d’épice.
    Vous pourrez y paradisier aujourd’hui, demain et encore
    En buvant un philtre d’humour qui, paraît-il, est un délice !

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  • Les binocles à Monet

    Les binocles à Monet

    J’ai des lunettes à la Monet qui vous ravivent les couleurs
    Et vous poussent à imaginer votre quartier impressionniste !
    L’effet d’un regard ramoné se réalise sans douleur
    À condition d’oxygéner sa nature exhibitionniste.

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  • Le lagon de beauté

    Le lagon de beauté

    Si vous avez pris le tunnel que j’avais ouvert récemment,
    Vous vous retrouvez à la plage dans un lagon plein de beauté.
    Vous n’en croyez pas vos prunelles mais vous allez incessamment
    Remettre à nu votre pelage et tous vos vêtements ôter.

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  • Le festival ombellifère

    Le festival ombellifère

    Il y a cent mille ans aujourd’hui que la nature se prépare
    À accueillir ton arrivée d’un festival ombellifère.
    C’est avec joie que j’introduis ce dont la création se pare
    Pour l’instant popularisé de ton heureux anniversaire.

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  • Je ramène ma fraise

    Je ramène ma fraise

    Difficile en cette saison de se loger dans son foyer.
    Alors je ramène ma fraise en résidence secondaire.
    Je ne connais pas la raison de cette hausse des loyers
    Mais mon argent fond comme braise et son retour est légendaire.

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  • Montagnes à l’aube

    Montagnes à l’aube

    C’est un salut à la Nature que le Soleil tient à marquer !
    N’est-elle pas sa fiancée depuis que la Terre est créée ?
    J’y vois aussi la signature et vous l’avez tous remarquée :
    D’un petit bisou bien lancé d’un amour fou bien agréé.

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  • L’apprentissage des starlettes

    L’apprentissage des starlettes

    Il faut déjà se lever tôt et commencer dès le matin
    À onduler sur le rivage dans le soleil en transparence.
    Faites marcher les magnétos avec un boléro latin
    Elle produira des ravages et sûrement des espérances.

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  • Mesure et démesure

    Mesure et démesure

    À tant prendre de mesures et tant donner mon avis,
    Je me retrouve à prêcher dans un désert bien aride.
    Je touche à la démesure d’un monde sans préavis
    Qui ne fait rien pour empêcher les voyages apatrides.

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  • Le rêve récurrent

    Le rêve récurrent

    Chaque nuit je fais ce rêve qui revient toujours le même !
    Je parcours un long tunnel et j’aperçois la lumière !
    Quand je pense être la trêve au sortir de ce dilemme,
    Je n’en crois pas mes prunelles et j’appelle une infirmière.

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  • Maintenant vous êtes au courant !

    Ce n’est pourtant pas sorcier de changer juste une ampoule !
    Je ne sais pas ce qu’il a, ce pauvre homme aux bras cassés…
    À le voir tant sourcier lorsqu’il aperçoit une poule,
    Je crois que sa téquila l’a un peu trop fracassé !

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  • Parler l’éléphant

    Parler l’éléphant

    Lorsque j’étais un enfant, je savais faire l’éléphant ;
    J’avais de belles défenses sans lorgner à la dépense ;
    Je parlais en barrissant et c’était ahurissant !
    Aujourd’hui quand je me trompe, ça m’agite encore la trompe !

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  • À dada vague

    À dada vague

    J’aime chevaucher les vagues et ressentir la fraîcheur
    De ce flux qui me pénètre et ce reflux qui me quitte.
    Ah, quand mon âme divague, mon esprit fait son bêcheur
    Puis laisse mon cœur renaître d’une petite mort subite !

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  • Adieu l’ami

    Adieu l’ami

    Tu t’en vas avec ce train qui t’emporte loin de moi
    Avec sa locomotive qui t’entraîne vers l’ailleurs.
    Je suis juste un peu contraint de soulager mon émoi
    Mais tout ce qui te motive est certainement meilleur !

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  • La nature d’argent

    La nature d’argent

    Quand la nature est d’argent, j’invite à dîner ma belle,
    Je lui prépare un joli petit souper aux chandelles.
    Elle et moi, en partageant, une tarte aux mirabelles,
    Avons très bon appétit, mais plus pour la bagatelle.

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  • Courrier du cœur aux tournesols

    Courrier du cœur aux tournesols

    J’avais mis à dessein ce bouquet sur ma table ;
    J’avais besoin d’idées et d’une inspiration.
    L’aréole d’un sein m’était inévitable
    Comme téléguidé par cette aberration.

    J’y observais aussi sa robe de dentelles
    Qu’elle portait un soir lors d’un galant dîner.
    Mes pensées dégrossies faisaient la tarentelle
    Quand je voulus m’asseoir pour la baladiner.

    Ses pupilles amusées se reflètent au cœur
    De ce gros tournesol qui m’observe sans dire,
    Comme au coin d’un musée avec l’œil critiqueur
    Qui se veut la boussole qui va me contredire.

    J’ai trempé un pétale de la fleur de mentor
    Dans l’encre de l’espoir qui me pousse à écrire.
    Sur ma feuille j’étale d’une voix de stentor
    Sans aucun désespoir ce que j’y veux transcrire.

    Maintenant terminée, posée sur mon pupitre,
    Je m’en vais la poster sur le courrier du cœur.
    Elle est vitaminée par ce tendre chapitre
    Et je vais m’aposter dans un espoir vainqueur.

    Tableau de Fabienne Barbier

    
    
    
  • Le puits aux souhaits

    Le puits aux souhaits

    Elle soulève sa robe, il en sort mille merveilles
    Tout ingénue à souhait, si vous savez demander
    Elle sait comment l’ouverture illumine de soleil
    Toutes les fleurs de la nature, vous n’avez qu’à demander !

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  • L’appel à la sirène

    L’appel à la sirène

    Aussitôt, tout le monde accourt !
    La belle sirène est en tête !
    Chacun veut lui porter secours !
    Quant à la belle, rien ne l’arrête !

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  • C’est décidé, je déménage

    C’est décidé, je déménage

    Aujourd’hui, c’est pour ce soir, c’est décidé, je déménage.
    Dès ce soir je vais enfin, dormir sous une belle étoile.
    Je vais commencer d’abord par installer mon ménage :
    Pour ma parure de lit, j’emprunterai une voile.

    Un oreiller plein d’oursins, c’est bon pour masser la tête !
    Un pyjama de filet, pour y mettre mon poisson.
    Une gentille sirène pour décider quelle arête
    De m’éveiller le matin pour manger à ma façon !

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  • L’arrêt autruche

    L’arrêt autruche

    Cinq minutes d’arrêt Mesdames et Messieurs !
    Car la pause de l’autruche est l’acquis syndical
    Que nous ont octroyé, mais à titre officieux,
    Les hommes politiques en avantage fiscal.

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  • Là où va l’éléphant – 3

    Là où va l’éléphant - 3

    Il arrive en tempête en déployant sa trompe
    Plus rien n’arrêtera le nettoyage en cours
    À grand coup de tornade et brandissant la trombe
    Le Léviathan passe, il n’y a aucun recours !

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  • À quoi pensent les chiens

    À quoi pensent les chiens

    Il regarde ses maîtres du haut de son perchoir
    Est-il libre ou esclave ? Mais il ne le sait pas !
    S’il a cassé sa chaîne on va le recevoir
    À grands coups de bâtons, le passer à tabac.

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  • Quand la lune me sourit

    Quand la lune me sourit

    Quand les belles-de-nuit s’ouvrent au crépuscule
    Quand les oiseaux de nuit courent leurs terrains de chasses
    Quand les heures sont bleues et vers la nuit bascule
    La lune me sourit, silencieuse et bouchasse.

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