Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • La sirène de minuit

    Sur une mer encrée de nuit et sous un ciel vague de lune,
    Une sirène en queue de plumes évolue entre deux éléments
    Mus par le soleil de minuit et son énergie opportune
    Qui semble poindre Ă  plein volume sous un clair-obscur firmament.

    Soleil de minuit et demi, la sirène à la queue de paon
    Fait une roue atmosphérique et s’élève les bras dressés
    En montrant son académie dont la poitrine se suspend
    Comme deux astres chimériques qui me sont soudain adressés.

    À ce moment-là, la sirène crève l’image et le poème
    Et se matérialise enfin dans un rayon projectionniste.
    Elle me dit d’une voix sereine : « Je suis une fée de Bohème
    Qui s’était perdue aux confins d’un univers impressionniste ! »

    Et puis sans tambour ni trompette, je la vois monter au plafond
    Et traverser la page blanche entre les lignes fantomatiques.
    Le temps d’une dernière trempette dans l’eau d’un blanc le plus profond,
    Je succombe à une avalanche de limbes à l’encre sympathique.

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  • La sirène Ă  l’école

    Depuis que l’Europe réglemente les lieux de pêche autorisés,
    Les pêcheurs de métier renoncent à continuer d’exercer.
    Hélas, les sirènes s’alimentent de ces jolis marins frisés
    Et en conséquence nous annoncent qu’elles en sont bouleversées.

    Nous allons devoir accueillir de jeunes sirènes à l’école
    Et les intégrer comme il sied aux enfants qu’elles vont côtoyer.
    Nous pourrons nous enorgueillir de nouvelles classes piscicoles
    Adaptées aussi bien aux pieds qu’aux queues de poissons écaillées.

    Piscines de récréation remplaceront les cours d’école
    Et les sirènes maître-nageuses auront des fonctions aquatiques.
    Il ne manque que l’agréation afin que le projet décolle
    D’une ministre courageuse pour mettre tout ça en pratique.

    Illustration de Kay Tarrant

    
    
    
  • ShĂ©hĂ©razade pop-art

    Tous les harems de nos fantasmes et les soixante-douze vierges,
    Puis la révolution hippie et les femmes émancipées,
    Auraient dû provoquer l’orgasme à commencer par mon concierge,
    Puis tout l’immeuble sans répit de ma société dissipée.

    Shéhérazade doit se morfondre entre les murs de sa prison,
    Elle qui a cru se libérer des traditions phallocratiques.
    Sous la burqa, on peut confondre Fatima, Marie et Lison ;
    Il est temps de délibérer sur la servitude domestique.

    Dieu est grand, sa femme patiente et tous les anges un peu coincés.
    Prions plutôt Sainte-Madame qu’elle relooke un peu ses filles
    Par des tenues plus efficientes et sans oublier d’évincer
    Les maris qui font du ramdam car on aperçoit leurs chevilles.

    Illustration de Nourah.

    
    
    
  • Ce qui vient d’en haut

    Garde-toi bien de tes prières car elles pourraient être exaucées
    Et tu serais bien avancé.e d’en recevoir tous les souhaits.
    Tu ne peux revenir en arrière lorsque les anges ont endossé
    L’obligation de t’agencer ce à quoi ils sont dévoués.

    Si dans ta vie, tu tournes en rond et fais la requĂŞte suivante :
    « Changer de vie et de pays, courir l’amour et l’aventure »,
    Tu sentiras les éperons d’une puissance motivante
    Bouter ton dévot ébahi vers une existence plus mature.

    Quand tu demandes un peu de pluie, mets-toi Ă  poil sur le carreau
    Et attends-toi à recevoir toute l’eau du ciel déjà bénie.
    BientĂ´t viendra un parapluie tenu par un ange faraud
    Qui te proposera de pleuvoir d’amour sur ta neurasthénie.

    Tableau de Silvio Porzionato sur https://www.celesteprize.com/silvioporzionato .

    
    
    
  • Nourrir son Ego

    Qu’il est divin, qu’il est subtil, le goût de l’ego supérieur
    Ainsi que le démon sucré de la satisfaction de soi !
    Qu’il est excitant, érectile, le plaisir du moi intérieur
    Qui fond comme un signe sacré dans la bouche qui le reçoit.

    Plus craquant que mon cœur, tu meurs ! Plus beau que mon âme, tu rames !
    Plus vif que mon esprit, t’es gris ! Plus noble que mon corps, t’es mort !
    Seule ma personne a la primeur du destin que Dieu lui programme
    Et si les autres en sont aigris, je n’en éprouve aucun remords.

    Si j’ai pu raisonner ainsi dans ma jeunesse égocentriste,
    Le goût a changé de saveur au profit de pensées plus prudes
    Car cet ego s’est aminci de son narcissisme intégriste
    Sans doute grâce à la faveur de chutes de plus en plus rudes.

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  • Recomposition matinale

    Quand j’étais jeune, à mon réveil, je devais tout réassembler
    Et regrouper mes souvenirs éparpillés dans mes pensées.
    Ce que j’avais connu la veille était resté désassemblé
    Et j’appréhendais l’avenir d’une jeunesse à dépenser.

    C’était devenu machinal et j’avais pris cette habitude
    De ruminer tout un passé pour suivre les mêmes sillons.
    C’était loin d’être original de refaire avec lassitude
    Toujours cett’ routine ressassée qui tuait l’effet papillon.

    Puis j’ai cassé ce casse-tête et laissé le cœur s’exprimer,
    Puis l’esprit de contradiction a pris la route des vacances.
    Ainsi l’ordinaire, trouble-fête, s’étant retrouvé supprimé,
    Je passe mon temps sans addiction à m’amuser d’extravagance.

    Tableau d’Aaron Jasinski sur https://www.taringa.net/+arte/aaron-jasinski-pinceladas-nostalgicas-parte-2_hrdb0 ainsi que sur https://www.aaronjasinski.com

    
    
    
  • Ă€ s’en baigner l’œil

    D’aussi belles sinusoïdes de la physique humanoïde
    Démontrent la topologie dont la femme est mathémagie.
    Les fesses, jolis hémisphères, dégagent toute une atmosphère
    Dont les courbes sur les contours s’apparentent aux plus beau atours.

    Deux beaux seins en forme de pomme rappellent la chute de l’homme
    Qui préféra mieux les croquer quitte à être par Dieu escroqué.
    Car le créateur de la femme serait divinité infâme
    Si l’on devait rester affable devant la beauté ineffable.

    Tableau de Pierre-Auguste Renoir

    
    
    
  • Trempez-moi dans l’eau, trempez-moi dans l’huile

    Il est, dans la peinture à l’eau, une touche d’humidité
    Qui avantage les corps nus de toutes leur féminité.
    Jolies sirènes et angelots offrent à profit leur nudité
    Et même les démons cornus jouissent de leur masculinité.

    Rendons à la peinture à l’huile toute sa lumière vivante
    Qui semble ouvrir une fenêtre vers un paradis à portée.
    Quels que soient la main et le style, la femme en est plus captivante
    Lorsque sous le pinceau du maître, sa vénusté est rapportée.

    Tableau de Pierre-Auguste Renoir

    
    
    
  • Comme un poisson dans l’eau…

    Heureux comme un poisson dans l’eau… mais limitĂ© Ă  son bocal
    Qui paraît tellement fragile qu’il pourrait voler en éclats.
    La pollution va à vau-l’eau, et le gouvernement bancal
    N’est qu’un colosse aux pieds d’argile pour qui, dĂ©jĂ , sonne le glas.

    Et nos petites vies tranquilles que nous pensions inébranlables
    Se fissurent sur les frontières et à l’intérieur de nos villes.
    Nous pensions nos règles utiles mais les voici incontrôlables
    Aux mains d’autorités altières sur des groupuscules serviles.

    Tableau de Jacob A. Pfeiffer

    
    
    
  • Vu d’ici

    À vue d’œil derrière un écran, je vois mes propres opinions ;
    Je me vois, l’esprit mis à cran, privé de toutes réunions.
    À vue de nez derrière un masque, je sens mes propres excrétions ;
    Je me sens, une âme fantasque, asphyxiée sous l’oppression.

    À vue d’oreille derrière un casque, j’entends mes propres cris du cœur ;
    J’entends s’élever la bourrasque d’un peuple qui crie sa rancœur.
    À vue de goût, c’est le dégoût d’avaler ma propre nausée
    Envers ceux qui frappent des coups sur une foule ecchymosée.

    Tableau d’Arantzazu Martinez

    
    
    
  • L’embarcadère de rĂŞve

    Un rêve qui ne manque pas d’air serait d’attendre un dirigeable
    Directement sur ma terrasse contiguë à l’embarcadère.
    Pour un voyage hebdomadaire avec billets interchangeables
    Afin que je me débarrasse des tracasseries légendaires.

    Puis, selon la boussole folle qui tournicote au gré des vents,
    Je m’embarquerais sans valise juste mes chaussures à la main.
    Et dans l’azur dont je raffole, je m’élancerais aux devants
    De l’aventure sans balise, sans destination pour demain.

    Et puis, à l’intérieur du rêve, s’entrouvrirait un autre monde
    Où disparaîtraient les frontières pour ne laisser que l’inconnu.
    Les heures, d’ordinaire si brèves, dans une course vagabonde,
    D’allongeraient la vie entière pour l’honneur d’un cœur ingénu.

    Tableaux de Stanislav V. Plutenko sur http://malaguetasur.blogspot.com/2015/03/stalinlav-plutenko-pintor-ruso.html

    
    
    
  • L’invitation au voyage

    Quand le cœur appelle,
    Quand il interpelle,
    L’invitation au voyage,
    Le corps lui répond
    « Partons au Japon,
    Courrons à l’appareillage ! »
    La raison s’efface
    Sans perdre la face
    Dans un simple lâcher prise
    Et l’âme s’éveille
    Devant les merveilles
    Issues de cette entreprise.

    LĂ , tout le sel de la Terre
    Charme le voyage en solitaire.

    Au hasard des rues,
    La peur disparue,
    J’irai à la découverte
    De nouveaux regards
    Aux yeux pleins d’égards
    Pour mes intentions ouvertes.
    Je rencontrerai,
    Je recouvrerai
    Cette âme-sœur en attente
    Qui m’attend là-bas
    Peut-ĂŞtre Ă  Cuba
    Sur la plage miroitante.

    LĂ , le voyage solitaire
    Goûte le sel de la Terre.

    Quand je reviendrai,
    Quand je rejoindrai
    Mes amis et ma famille,
    Je leur offrirai
    Ces vers inspirés
    De l’odeur de la vanille.
    Je repartirai,
    Sans aucun regret,
    Vers de nouveaux paysages,
    Pour voir triomphants
    Grandir mes enfants
    De tout ce qu’ils envisagent.

    LĂ , le voyage reprend,
    Tout le monde se comprend.

    Au soir de ma vie,
    Mon âme ravie
    Connaît sa dernière étape,
    Elle largue les voiles,
    Va vers les étoiles,
    Personne ne la rattrape.
    Ce dernier voyage
    N’est qu’un nettoyage
    De l’essence tout entière
    Qui renaît demain
    Qui me tend la main
    Pour une vie sans frontière.

    LĂ , le voyage sans fin
    Trouve son plaisir enfin.

    Tableaux de Stanislav V. Plutenko sur http://malaguetasur.blogspot.com/2015/03/stalinlav-plutenko-pintor-ruso.html

    
    
    
  • Die goldenen Hände

    Frühling, komm zurück zu meinem Gesicht, berühre es mit deinen goldenen Händen,
    Lass deine betrunkenen Finger regnen, drĂĽcke sanft mit deinen Daumen.
    Lassen Sie mich dieses sĂĽĂźe Omen spĂĽren, wenn ich unter der Sonne einschlafe,
    Während ein unpassender Lichtstrahl die jungen Triebe aus dem Schlaf holt.

    Sommer, kĂĽssen Sie meine Landschaft mit Ihrer Feenfingersonne,
    Die vor Schönheit strahlen und meine zarte Haut bräunen wird.
    Küssen Sie mich mit süßen Omen, massieren Sie mich mit der schönsten Wirkung
    Wer wird sich, meine Krämpfe, durch Ihre osteopathische Magie rasieren.

    Herbst, befreie meinen Kopf von allen unreinen Gedanken,
    Die zu viele Furchen in den Hochebenen meiner Stirn gepflĂĽgt haben.
    Ihre Ernte wird meine Eroberung sein, wie der Pflug,
    Der im Kokon alle Beleidigungen von der Raupe bis zum Schmetterling reinigt.

    Winter, bedecke mit deinem gewebten Mantel die Kristalle,
    Die meinen opalhäutigen Körper in Schlaf versetzen und mein Land brachliegen lassen.
    Die grundlegenden Ergänzungen verwandeln mich im Schlaf
    Wie eine kristalline Quelle, deren Leben aus meinem Fleisch entspringt.

    Bild von Fabienne Barbier

    
    
    
  • L’âge de glace

    Cet hiver intestinal qui fait digérer le temps
    D’une exploration interne vers l’absorption du passé,
    Dans les fosses abdominales m’épanouira, au printemps,
    L’âme comme une lanterne dès le seuil outrepassé.

    Photo de David Thompson

    
    
    
  • La mĂ©tamorphose

    Que la métamorphose est brève avant que le dormeur ne ronfle
    Parmi les limbes qui s’agrègent sous l’assaut du vent qui s’essouffle !
    Mais lorsque le soleil se crève et que la lune se dégonfle,
    Par le réel, se désagrège le rêve à son deuxième souffle.

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  • Les femmes d’Alger

    Les femmes d’Alger

    Les descendantes égyptiennes paradent en déshabillé
    Afin que les dieux s’émerveillent entre Vénus et Aphrodite.
    En Alger, derrière les persiennes ou derrière les moucharabiehs,
    Ce sont les hommes qui les surveillent comme des beautés interdites.

    (Tableau « Les femmes d’Alger – Version O » de Pablo Picasso.
    https:www.youtube.comwatch?v=TCsr-3P1AFs )

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  • Échecs Ă  la vie, mat Ă  la mort

    Sur l’échiquier de mon enfance, jouaient les bons et les méchants.
    Mon père régnait en roi des bons, ma mère en nettoyait l’arène.
    Mes frères prenaient ma défense quand je rentrais en pleurnichant
    Et je gagnais quelques bonbons chez ma grand-mère et ma marraine.

    L’échiquier du monde d’adultes devient un peu plus compliqué ;
    Il y a les pauvres, il y a les riches, il y a l’argent, il y a la guerre.
    Tantôt la chance me catapulte en haut puis, tout m’est confisqué,
    Sauf si j’utilise la triche en dépit de l’instinct grégaire.

    Mais le jeu reprend sa valeur quand la vie affronte la mort.
    Les pions iraient au paradis mais les reines iraient en enfer.
    Entre tous ces tours de malheurs, j’avoue n’avoir aucun remords ;
    Je n’en fais pas une maladie car, dans la vie, faut pas s’en faire.

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  • Ă” Solex

    Ô mon Solex, emmène-moi, en cahotant sur les chemins
    Et par la grâce de ton moteur, m’aider à remonter les pentes !
    Vélo Solex, rappelle-moi que je dois te graisser demain
    Sinon pour grimper les hauteurs, mes jambes ne seront pas pimpantes !

    Pour moi, le Solex reste de manière indélébile attaché au souvenir de ma mère qui ne jurait que par lui lorsqu’elle allait tous les matins qu’il pleuve ou qu’il vente faire ses courses au marché.

    
    
    
  • La femme Ă  dorer

    La femme Ă  dorer

    « Femme adorée cherche un mari qui se montrerait à la hauteur
    De l’appel d’un cœur éploré d’avoir trop d’amour prospéré. »
    J’ai lu ça dans « Ici-Paris », le magazine tuyauteur
    Qui permet aux unes d’implorer et puis aux autres d’espérer.

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  • L’homme Ă  dorer

    L’homme à dorer

    L’homme brille comme une étoile juste quand il ferme les yeux
    Mais l’éclat n’est pas sur son corps car il émane de son cœur.
    Autrement son regard se voile et l’esprit se montre orgueilleux
    Aussitôt qu’un petit record flatte son ego de vainqueur.

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  • Petit Printemps

    Petit Printemps

    Ne sois pas triste, Petit Printemps, tu pourras sonner tes clochettes
    Dès que le jour se lèvera et annoncera l’équinoxe !
    Alors ton bonnet en tintant réveillera de sa couchette
    La nature qui t’enlèvera ce mélancolique paradoxe.

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  • L’amour enroulĂ©

    L’amour enroulé

    J’ai enroulé mes mots d’amour pour les semences du printemps
    Afin de voir les jolies fleurs s’épanouir derrière moi.
    Si l’hiver dure encore un jour, j’ai pris soin de ce contretemps
    En demandant aux vents souffleurs de les semer au fil des mois.

    J’ai essayé de déchiffrer la phrase en anglais enroulée mais sans succès. Je lance donc un appel aux fortiches en anglais et en observation plus doués et plus nombreux que moi.

    
    
    
  • La formidable Ă©popĂ©e

    La formidable épopée

    Que diriez-vous de vous lancer dans une formidable épopée
    Qui durerait toute l’année sans jamais un jour s’arrêter ?
    N’ayez pas peur, c’est commencé dès que vous avez développé
    Votre départ en vol plané depuis que vous êtes allaités.

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  • La beautĂ© extĂ©rieure

    La beauté extérieure

    On parle tellement de ce qui est caché
    Qu’on ne voit presque plus ce qui crève les yeux.
    La beauté intérieure n’est pas la panacée
    Quand elle n’est que palier à l’esprit fallacieux.

    C’est pourquoi dĂ©sormais je vais mettre au grand jour
    Mon corps de Roméo et ma gueule d’amour.
    Là où l’hypocrisie n’est rien qu’un abat-jour,
    La beauté extérieure exprime tout l’humour.

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  • AnĂ©mone du temps

    Anémone du temps

    Anémone de l’air, anémone du temps,
    Tes pétales s’assemblent en millier de poissons.
    AnĂ©mone de terre, anĂ©mone d’Ă©tang,
    Ta spirale ressemble aux fertiles moissons.

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  • Quand tous tes pots te rient

    Quand tous tes pots te rient

    Quand toute la journée, tu fais tes plats,
    Quand l’argile a chanté sous tes doigts attentifs,
    C’est toute ta fournée, et de tous ses éclats,
    Qui rigole, enchantée, d’un rire admiratif.

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  • L’amour complet

    L’amour complet

    La belle et la bête se font des câlins ;
    Entre mammifères, il n’y a pas de frontières.
    Ceux que ça embête ne sont pas malins,
    Il faut laisser faire les amours entières.

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  • L’amour fou de Machu Picchu

    L’amour fou de Machu Picchu

    Quand le vent souffle sur les monts, je repense Ă  Machu Picchu,
    Quand je courais sur les plateaux après les femelles farouches.
    J’Ă©tais devenu leur dĂ©mon, elles m’appelaient « leur Chabichou »
    Car j’avais le cœur vibrato et la libido à la bouche.

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  • Anniversaire zĂ©brĂ©

    Anniversaire zébré

    Chaque annĂ©e c’est la revoyure avec mes racines zĂ©brĂ©es
    Qui rejoignent intimement mon arbre généalogique.
    Cette année une nouvelle rayure vient s’ajouter pour célébrer
    Un anniversaire nettement sous un aspect zoologique.

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  • La nuit des coups de foudre

    C’Ă©tait dans la nuit bleue des amours fascinĂ©es,
    Les étoiles comptaient chacun des coups de foudre.
    Moi, j’y Ă©tais, parbleu ! Avec ma dulcinĂ©e.
    Ses baisers décomptés ont mis le feu aux poudres !

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  • Les marĂ©es de mars

    Les marées de mars

    Quand reviennent les beaux jours, je vois grossir les marées
    Qui m’apportent les échos des assurances nouvelles.
    Ah que j’aime ce séjour sur mon bateau amarré,
    Cœur et âme ex aequo dans mon corps de caravelle !

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  • Un monde de paysages sauvages

    Un monde de paysages sauvages

    Juste avant que n’apparaisse le feu brillant solitaire,
    Je m’envole sur les ondes enveloppées de nuages.
    J’aime sentir la caresse du vent soufflant sur les terres
    Et je traverse le monde de paysages sauvages.

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  • L’écho du cĂ©lĂ©brant

    L’écho du célébrant

    Mille voix me réveillent à l’aube du printemps
    Dans un chorus de fleurs et de bourgeons vibrant.
    La langue des merveilles de quelque oiseau chuintant
    M’a donné tout à l’heure l’écho du célébrant.

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  • Matin neuf

    Matin neuf

    Le matin me réveille, le bel azur m’embrasse
    Et je me désaltère d’un peu d’eau de rosée.
    La nature m’émerveille par son soleil de grâce.
    Ah que plaise à la terre me métamorphoser !

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