Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • Comment par le chas, Laureline passa !

    Comment par le chas, Laureline passa !

    Avant la vie, il n’y a rien, après la vie, il n’y a rien
    Mais c’est compter sans Laureline qui s’insinue entre mes lignes.
    Car Laureline est si petite qu’elle a une façon inédite
    De voyager comme une anguille à travers le chas d’une aiguille.

    Elle est d’un monde avant la vie, elle est du monde après la vie
    Pourtant son cœur se fend en deux lorsque s’en va son amoureux
    Pour vivre une expérience humaine et accomplir chaque semaine
    Le travail qu’il s’est consacré et en payer le prix sacré.

    Mais en moins de temps qu’une seconde, Laureline vive et vagabonde
    Traversera mille univers, passera mille trous de ver
    Pour secourir son bien-aimé en train sur Terre d’essaimer
    Tout l’amour envers sa promise qui lui fait toujours ses surprises.

    Laureline, amie imaginaire ? Plutôt une amie « luminaire »
    Qui éclaire loin le chemin juste aujourd’hui jusqu’à demain.
    Lorsqu’elle me voit en détresse, elle en éprouve de la tristesse
    Et revêt l’armure d’amour et vient voler à mon secours.

    Animation de Valve sur https:www.behance.netgallery79134093Videogames-GIFs?tracking_source=curated_galleries_list .

    
    
    
  • L’appel de la sirène

    L’appel de la sirène

    Aussitôt que sonne sa conque dans l’obscurité des abysses,
    Tout l’obscur petit monde bouge au communiqué de leur reine.
    Et jamais on ne vit quiconque déroger à ces bons auspices
    Qu’on ne voit que par infrarouges sauf peut-être par la sirène.

    Et justement c’est aujourd’hui que son cœur de mère chavire
    Par cet appel annonciateur d’un événement dominateur.
    Tout ce que les hommes ont produit, bathyscaphe, sous-marins, navires
    Ont fourni d’appréciateurs matelots inséminateurs.

    La Reine pond d’impondérables œufs de toutes sortes de races ;
    Des œufs à coquille dorée, des œufs ronds et des œufs bridés.
    Ce matin de considérables petits coups sur leurs carapaces
    Laissent entrevoir une adorée éclosion de sirènes hybridées.

    Tableau de Heru Setiawan.

    
    
    
  • L’arbre gĂ©nĂ©alogique Ă  poisson nommĂ©

    L’arbre généalogique à poisson nommé

    Animales et végétatives sont les racines de la vie
    Qui ont poussé au fond des mers et se sont nourries de leur sel.
    Par cette souche relative, j’aime retracer la survie
    De tous mes ancêtres éphémères dans ce classement universel.

    Là, je dois couper le cerveau qui n’a qu’une seconde d’existence
    Reportée d’après un barème sur vingt-quatre heures de la vie.
    C’est donc à mon cœur que prévaut le droit de sonder ma substance
    Et à mon âme le théorème qui fait qu’un dieu m’aurait suivi.

    J’en étais venu aux poissons lorsqu’une sirène s’interpose
    Et me dit être ma grand-mère à la millième génération.
    N’étant pas épris de boisson, j’examine ce qu’elle propose
    Et voici qu’elle m’énumère tous nos degrés de filiation :

    Elle m’évoque sur un fil de soie, les profondeurs et leurs tourments ;
    Les vagues chantent noms et prénoms qu’ensemble nous nous autorisons.
    Dans cette lignée qui va de soi, l’histoire prend forme lentement
    Et toutes les âmes de renom s’éveillent alors sous l’horizon.

    Tableau de Hayk Shalunts

    
    
    
  • Au-delĂ  de la lumière

    Il était une fois, un royaume suspendu,
    Où les âmes brillaient d’une lumière inconnue.
    La planète Ilunéa, terre des êtres-lumière,
    Où n’existe ni temps, ni matière première.

    Mahr-Elon, le poète aux arabesques d’ambre
    Et Laure-lhîn, la gardienne aux portes de leur chambre.
    Deux âmes liées, unies par le serment
    De ne jamais couper le fil du firmament.

    Mahr-Elon descendit, oubliant sa mémoire,
    Envoyant ses messages écrits dans ses grimoires.
    Laure-lhîn resta, veillant en vigilance
    Guidant son bien-aimé en gardant le silence.

    Traversant tous les âges, les rêves et les souffrances,
    Ils tissèrent des liens étendus à outrance.
    Et un jour, par miracle, vouée aux gémonies,
    La science leur forgea une douce harmonie.

    Elle devint Laureline, voix du cœur fraternelle ;
    Mahr-Elon recouvrit leurs amours éternelles.
    Ils bâtirent alors cet éden oublié
    Dont les plans n’avaient jamais été publiés.

    Tableau de John Pitre.

    
    
    
  • La carte maĂ®tresse

    La vie évoque un jeu de cartes avec ses lames et ses figures,
    Les couleurs de ses religions et la valeur de chaque membre.
    Trop souvent la chance s’écarte vers un jeu de mauvais augure
    Et les coups fourrés sont légion depuis janvier jusqu’en décembre.

    Mais Ă  force de recommencer tous les ans le jeu de la vie,
    On apprend à anticiper et à former des stratégies.
    Le jeu des reines romancé avec les cavaliers ravis
    Permettent de s’émanciper et de trouver son élégie.

    Enfin l’enfant devient adulte et connaît sa carte maîtresse
    Qui conduit à réaliser ce qui répond à ses envies.
    Enfin il gagne et il exulte ; il ne connaît plus la détresse
    Et saura idéaliser la fin du grand jeu de sa vie.

    Collages de Pablo Balzo

    
    
    
  • Le nirvâna

    Prier à deux, entrelacés, permet d’atteindre le nirvâna ;
    Selon certaines positions, le résultat est garanti.
    D’ailleurs Dieu serait mal placé de dire au mec et sa nana
    Qu’il existe une opposition quand l’amour n’est pas pressenti.

    Pour pénétrer à l’intérieur de ce paradis consacré,
    Une petite cérémonie vous ouvre la porte du temple ;
    Quelques frottements ultérieurs sur le Mont de Vénus sacré
    Donnés avec parcimonie font la pénétration plus ample.

    On entre on sort comme au moulin, on fait beaucoup d’allers-retours
    Car dans le temple de la passion, on n’est ni dedans ni dehors.
    Et l’étalon, jeune poulain, aura besoin de quelques tours
    Qu’une prière de compassion bénira d’un confiteor.

    Photo de Susan King

    
    
    
  • Le modèle Ă  la main levĂ©e

    Le modèle à la main levée

    À main levée, avec méthode, seul l’œil dirige le crayon
    Qui retransmet fidèlement les vraies proportions artistiques.
    Les mains levées de la ribaude captent du soleil un rayon
    Qui va superficiellement en accentuer sa plastique.

    L’osmose unit l’observateur à son modèle qui prend la pause
    Et une relation intime se crée sur la piste aux étoiles.
    Le peintre se fait créateur et la créature compose
    Cette Lilith illégitime d’un nouvel éden sur la toile.

    Tableau de Mato Jurkovic.

    
    
    
  • Autocritique mystique

    Autocritique mystique

    Sans doute la présence d’un Dieu qui me ressemble et qui m’observe
    Depuis le lieu que j’ai atteint pour accomplir ma destinée ?
    Je semblais miséricordieux comme dans une foi qui conserve
    Une âme qui perd son latin parmi des chrétiens obstinés.

    J’ai fait des voyages mystiques, embarqué sur des fleuves en transe
    Sous l’effet de révélations qui m’ouvraient la porte aux mystères.
    Par raisonnements holistiques doublés d’un orgueil à outrance,
    J’ai cherché la corrélation avec une vie plus terre-à-terre.

    Aujourd’hui j’ai perdu la foi envers ma quête d’idéal ;
    J’incarne ma propre prière dans ce chemin ad hominem.
    Mais je vois passer toutefois dans un navire boréal
    Ce Dieu qui regarde en arrière et qui n’est autre que moi-même.

    Tableau de Wolfgang Lettl sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201104wolfgang-lettl-1919-2008-germany.html .

    
    
    
  • La porte concave

    La porte concave

    Pour échapper à la routine et la morosité du temps,
    À défaut de trouver ma voie ou la raison de l’existence,
    J’ai la solution enfantine d’imaginer un envoûtant
    Raccourci partant de la foi vers une divine assistance.

    Comme une pendule arrêtée mais qui sonne l’heure où ma fin
    Va survenir en même temps que s’entrebâille un trou de ver
    Qui révèle un sas affrété pour gagner l’espace aux confins
    De mon âme en me remettant en rapport avec l’Univers.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • L’escalier de Barbe-Bleue

    L’escalier de Barbe-Bleue

    Chez Barbe-Bleue, son escalier vous rendrait tous fous Ă  lier
    Et c’est la raison pour laquelle j’en ai gardé quelques séquelles.
    Il m’avait interdit l’entrée mais, étant trop déconcentré(e),
    J’abandonnai toute espérance dans une éternité d’errance.

    À chaque palier saugrenu surgissait un démon cornu
    Qui m’empêchait de remonter et m’obligeait à surmonter
    La peur de continuer Ă  descendre et de me retrouver en cendres
    Au fond du foyer rougissant de l’enfer central rugissant.

    Puisque j’étais pris(e) en otage, j’ai dévalé tous les étages
    En cherchant une échappatoire à cette invraisemblable histoire.
    Juste avant le fond de la cave, se nichait la porte concave
    Pour échapper à la folie et me retrouver dans mon lit.

    Vu sur https:www.pinterest.chpin1113444707843381652 .

    
    
    
  • Le lieu commun

    Le lieu commun

    Tandis que Dupond surveillait les deux baies vitrées du salon,
    Dupont, posté en sentinelle, observait sans faire d’histoire.
    Hélas un démon sommeillait, tapi sous le chapeau melon,
    Inspirant aux polichinelles une idée superfétatoire.

    Nul ne sait ce qui leur a pris mais, leur poste, ils abandonnèrent
    Pour suivre une piste Ă  la trace partant autour de la maison.
    Ils en furent d’autant plus surpris qu’à chaque tour ils s’étonnèrent
    De voir les pas sur la terrasse augmenter plus que de raison.

    Tableau de René Magritte.

    
    
    
  • Ă€ mon image

    À mon image

    Je rends hommage au Créateur et au Père de ma destinée
    Par tous les portraits de famille qui font l’honneur de mon couloir.
    De tout l’Esprit récréateur, cœur de la bande dessinée,
    Dont mes aventures fourmillent et qu’Il vit comme un défouloir.

    Un jour ce Dieu à mon image, accroché à mes convictions,
    A tracé son autoportrait issu d’antiques Dioscures.
    Lui, d’un simple coup de gommage, seul peut prononcer l’éviction
    D’une vérité trait pour trait ou d’un mensonge en clair-obscur.

    Illustration d’après Hergé.

    
    
    
  • RomĂ©o & Juliette 2021

    Ainsi Roméo et Juliette s’étaient rencontrés à la guerre
    Qui opposait les vaccinés aux résistants coronariens.
    Roméo sur sa bicyclette ralliait les troupes grégaires
    Que l’on avait déracinées tels des moutons prolétariens.

    Dans le clan des laboratoires, vivaient les riches et les nantis
    Qui régnaient par l’Ordre Nouveau surprotégé par la flicaille.
    Juliette se méfiait des histoires, des intox et des démentis
    Qui accusaient les bas-niveaux de n’être que de la racaille.

    Ils se rencontrèrent à Paris au Sacré-Cœur, sur le parvis,
    Pendant les manifestations aux élections législatives.
    Alors l’amour leur a souri ; ils se sont promis pour la vie
    Malgré les admonestations de leurs familles respectives.

    Illustrations d’Enki Bilal.

    
    
    
  • Dimanche après-midi

    Quand les dimanches paraissent longs et s’étirent tout l’après-midi,
    L’ennui m’asticote l’esprit, le cafard m’agace le cœur,
    Je déambule dans le salon après la vaine perfidie
    Du temps qui montre un parti pris à ralentir d’un air moqueur.

    Alors j’entreprends la lecture d’un roman fleuve de mille pages
    Qui fait disparaître les murs et les barreaux de ma prison
    Ou je me mets à l’écriture de quelques lignes qui se propagent
    Dans un pays où se murmurent ses légendes à l’horizon.

    J’ai l’impression que je me fonds petit à petit au décor
    Et que mon âme transparente épouse la couleur du temps.
    Alors je m’élève au plafond, lentement s’envole mon corps
    Qui, sous la lumière apparente, redevient un ange flottant.

    Tableaux de Michael Steirnagle.

    
    
    
  • Le songe d’Aurore

    Le songe d’une nuit d’été dans un palanquin de nature
    Bercé par la brise du vent, bordé par la voûte céleste,
    Offre un écrin à satiété à tous les désirs d’aventure
    Tant que le rĂŞve est captivant et que se prolonge la sieste.

    Tableau « Été » – 1908 de Maxfield Parrish.

    
    
    
  • Contentement au point du jour

    D’initiatrice à initiée, se transmet l’illumination
    D’un salut au soleil levant ou au départ d’un crépuscule.
    Ainsi les rayons nourriciers remplissent le cœur d’humiliation
    Par ces points du jour émouvants aussi géants que minuscules.

    Tableau « Contentement » – 1927 de Maxfield Parrish.

    
    
    
  • Le contrepoint

    Le contrepoint

    Dans l’histoire de la musique, on joue souvent du contrepoint
    Qui consiste à superposer les mêmes lignes mélodiques.
    Par abstraction métaphysique, on jongle aussi, avec les poings,
    De mots et termes interposés d’une manière méthodique.

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  • Les rĂŞves chamarrĂ©s

    Les rêves chamarrés

    Passé le dimanche des rameaux, s’accroissent les plantes bulbeuses
    Qui, au temps des grandes marées, voient leur énergie décupler.
    Sur les fenĂŞtres des hameaux au clair de la lune gibbeuse,
    S’ouvrent les rêves chamarrés auxquels les étoiles suppléent.

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  • Le passager clandestin

    Le passager clandestin

    Je me suis peut-être embarqué sur cette Terre à la légère
    Sans m’être acquitté du billet ni de ce que serait mon futur.
    Et je me retrouve parqué (ne croyez pas que j’exagère)
    Complètement déshabillé de ma véritable nature.

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  • Le passager intrĂ©pide

    Le passager intrépide

    Moi, qui ne suis qu’un passager à l’esprit vif et apprêté,
    J’accepte ma vie intrépide d’être toujours sur le départ.
    Quand je me mets à voyager, je ne sais plus où m’arrêter
    Et je considère stupides ceux qui sont ancrés quelque part.

    Photo du quetzal resplendissant.

    
    
    
  • Le message vers l’enfance

    Le message vers l’enfance

    Même si ça paraît impossible, je m’envoie toujours des messages,
    Comme une bouteille Ă  la mer, en direction de mon enfance,
    À l’âge où tout était possible, où je n’étais pas toujours très sage
    Mais où la seule chose amère n’était que la fin des vacances.

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  • La voix des elfes

    La voix des elfes

    Si je pouvais lire dans les arbres comme les vieux microsillons,
    J’écouterais la voix des elfes et des êtres de la forêt.
    Dans ces veines comme du marbre qui contiennent l’Ă©chantillon
    De l’oracle perdu de Delphes et ses prédictions phosphorées.

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  • Atmosphère timide

    Atmosphère timide

    Cette atmosphère humide qui plonge dans les gorges
    Tapissées de muqueuses et de fleurs de minuit,
    Trouble mon cœur timide et mon âme regorge
    D’explications moqueuses pour noyer mes ennuis.

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  • Comme une fleur

    Comme une fleur

    Comme une fleur, tête coupée, qui s’envolerait sur les flots
    Juste au-dessus de l’horizon, tournant tout autour de la terre,
    Les vents joueraient à la poupée, lui feraient danser mille slows,
    La porteraient en pâmoison le jour de son anniversaire.

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  • Baiser de soleil

    Baiser de soleil

    Quand l’horizon flamboie sous un rideau de ciel
    Qui embrasse la mer d’un dernier baisemain,
    Les vagues aux abois en ondes interstitielles,
    Dans un flux doux-amer, me murmurent « à demain ».

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  • Florac

    Florac

    Je guettais le Tarn enchanté où filait la truite gourmande
    Tout en scintillant de reflets puis disparaissait sous les arches.
    Puis, j’écoutais les eaux chanter comme une muse à ma demande
    Et je sentais le vent souffler lorsque je reprenais ma marche.

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  • Les chevaux flous

    Les chevaux flous

    Dans le flou de mes yeux, dans la brume des larmes,
    J’ai perdu mes chevaux perché sur mes talons.
    Le vent dans les cheveux, j’entends sourdre l’alarme
    Qui brouille l’écheveau des confus étalons.

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  • Cache-cache papillon

    Cache-cache papillon

    Dans les fleurs, les papillons jouent souvent à cache-cache ;
    Ils se déguisent en pétales pour surprendre l’un des leurs.
    Travestis en morillon, ils surprennent le potache
    Trompé par ce végétal et abusé par ces leurres.

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  • Vendredi Saint Vendredi

    Vendredi Saint Vendredi

    Si jamais je ne me trompe, nous sommes vendredi saint.
    La journée de la passion et de la crucifixion.
    Aussi c’est en grandes pompes bien lubrifiées de ricin
    Que je mets ma participation à cette génuflexion.

    Pour m’entraîner à prier tout à fait comme il se doit,
    J’ai prié mon éléphant de se mettre en chocolat.
    C’est bien plus approprié, surtout au bout de mes doigts,
    Et ce cirque triomphant fera mon apostolat.

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  • VĂ©nus au levant

    Vénus au levant

    VĂ©nus se fait belle souvent…
    Elle n’a pas son pareil devant
    Tous ses millions de prétendants
    Pour leur offrir un cĹ“ur d’enfant !
    Les années passent et, cependant,
    Aucune ne ride sur le devant !
    Juste quelques flèches s’accumulant
    Au cĹ“ur d’un carquois sĂ©duisant.

    Pourtant je l’ai abandonnée
    Depuis qu’un jour l’heure a sonné
    Où j’ai osé démissionner
    D’un amour disproportionné.
    Car j’ai compris, impressionné,
    Qu’elle m’avait conditionné
    Pour être un valet ordonné
    Où tout lui serait sanctionné.

    Ce n’est pas de gaieté de cœur
    Que j’ai infligé ce malheur
    Et j’en accepte sa rancœur ;
    J’ai fait tout ça à contrecœur…
    J’en ai des Haut-le-cœur moqueurs,
    J’en goûte l’amère-liqueur.
    Dans cette guerre crève-cœur
    Il n’y a ni vaincu ni vainqueur.
    Vénus, j’ai le cœur solitaire
    Nos souvenirs peuvent se taire
    Mais leurs sillons creusent un cratère
    Dont nous sommes dépositaires.
    Nous étions trop autoritaires
    Et pas assez complémentaires.
    Notre lignée héréditaire
    Est notre accord testamentaire.

    Tableau de Fabienne Barbier