🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.
🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.
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Intersaison dans les jardins du paradis
Si j’arrivais à inverser toute une vie de connaissance,
Deviendrais-je alors adamique avant la chute originelle ?
Je me vois bien y déverser mes souvenirs avec aisance
Et redevenir alchimique d’une pureté toute charnelle.
Évidemment pour oublier, il faut effacer les blessures,
Réparer l’outrage du temps et rétablir la vérité
Sur tout ce que j’ai publié – tout en contournant la censure –
Avec la chance du débutant que j’imaginais méritée.
J’ai cru qu’au moment du solstice, au moment de l’intersaison,
Cette nuit-là et seulement celle-ci permet de régresser.
Il faut plonger dans l’interstice, abandonner tout raison
Et courir tout nu librement avec les fées intéressées.
Toute une nuit au paradis en échange des souvenirs
Qu’elles me pompent avidement comme un sperme de connaissance.
Encore mille nuits de parodie et je suis sûr que l’avenir
M’ouvrira bien évidemment l’Eden avec reconnaissance.Tableau de Melissa Launay sur https:www.melissalaunay.com .
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Intersaison dans les jardins de l’enfer

Si l’arbre de la connaissance a fait l’ouverture d’esprit,
Je me demande encore comment serait le monde d’aujourd’hui
Vu toutes les dégénérescences envers ce que l’on a appris
Qui se déchaînent en ce moment et le chaos que cela produit !
Alors je m’en suis allé voir si jamais l’herbe était plus verte
Au jardin secret des enfers ou l’arbre n’a jamais poussé.
Je ne veux pas vous décevoir mais les femmes y sont plus ouvertes,
PrĂŞtes Ă vous faire votre affaire sans penser Ă vous repousser.
On y vit nu, le sexe à l’air ; on s’embrasse pour dire bonjour,
On baise pour dire merci, on se suce en toute amitié.
On n’a pas besoin de salaire car le travail dans ce séjour
Est interdit par inertie car on farniente à satiété.
Je fus invité à entrer et, pour marquer ma renaissance,
Je dus quitter mes vĂŞtements et honorer toutes ces dames.
Je fus surpris d’y rencontrer l’arbre de la méconnaissance
Dont les branches subtilement m’ont promis l’étreinte haut de gamme !
« Je t’ai senti glisser sans bruit parmi mes lianes enivrées,
Ton souffle chaud sur mes pétales, ton regard tendre, ton sexe brut.
Tu es venu croquer mes fruits défendus et tu t’es livré
À sucer la liqueur létale de mes fleurs carnivores en rut !
Je t’ai pris sans un mot frémir, juste en exhalant mes parfums ;
Mes sucs sirupeux t’ont mordu d’un doux poison sous ma corolle.
Et quand tu t’es mis à gémir sous ton corps désormais défunt,
J’ai su que d’un amour ardu, tu passais à la casserole.
Alors tu as joui de mes ronces profondément enracinées
Dans la tendre chair de ton corps et ton cœur privé de raison.
Mon rictus avait tant de fronces que j’ai ri, moi, ta dulcinée
Dans un orgasme qui, encore, résonne comme une oraison ! »
Mort aux enfers quelle ironie ! Mais aussi quelle délivrance !
Tel le phénix du feu ardent, je renais d’un nouveau transfert.
Mais c’est avec parcimonie et sans la moindre persévérance
Qu’on me verra me hasardant parmi le jardin des enfers !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux de le crĂ©diter.
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Les dieux
Les Dieux nordiques – Les Autels sacrés
« Au nom du sceau de Demeter et de la flamme de Vesta,
L’Aigle de Rome se plie aux vents aux abords du septentrion.
Celui-là sera mandataire sous réserve qu’il se délestât
De son orgueil en résolvant les trois énigmes comme histrion. »
L’Ara-Pacis sollicitait fleurs et grains plutôt que des armes
Nous lui en offrîmes autant que nos bras purent en porter.
L’éclat d’un miroir reflétait mes deux déesses pleines de charme
Et moi comme un guerrier montant un dragon aéroporté.
Avec les Lares Compitales nous avons trinqué et goûté
Les meilleurs vins grecs résinés et les meilleurs crûs juvéniles.
Nous écoutions le récital de ces gardiens sans nous douter
Que le vin blanc millésimé portait l’estampille de Brunnhild.
À l’Autel de Saturne rien ; pas plus d’offrande que de demande.
Nous y restâmes avec nos primes et nos cadeaux, tourneboulés.
Devant ce problème homérien nous sortîmes offrir des calendes
À Junon lorsque nous comprîmes que trois jours s’étaient écoulés.
De mon orgueil que reste-t-il, moi qui ai bravé Valkyries,
Druidesses, Sorcières et bien pis ; les korriganes hypnotiques ?
Mais soit, s’il le faut que Brunnhild se prête avec taquinerie
À tester si je suis impie, naïf ou guerrier romantique !
De plus, j’en ai son estampille malgré l’étiquette frustrante
Dont les runes encore muettes parleront sans doute plus tard.
Trois jours payés, une peccadille, nous en récupèreront trente
Car nous avons la statuette que nous ont remise les Lares.
Si je ne comprends pas les runes, en revanche je sais lire une carte
Et l’étiquette nous en montre une, à nous de la faire parler.
Je connais une dame brune, sans que le détour nous écarte,
Qui nous traduira l’opportune énigme pour nos pourparlers.Illustration de Ledal.
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Les dieux
Les Dieux nordiques – Rome, la Cité des Aigles
Dès l’arrivée au port de Rome, toute l’atmosphère martiale
Se ressentait par les passages des légionnaires marchant au pas.
Sur les quais flottaient les arĂ´mes des longues avenues commerciales
Et le tumulte du brassage des cohortes du principat.
Du haut du trône de Jupiter, l’aigle impérial nous observait
Avec la louve nourricière sur les murailles extérieures.
Munis du sceau de Demeter et l’aide qu’il nous réservait
Rome nous fut bénéficiaire, garante de nos forces intérieures.
Nous marchâmes jusqu’au Capitole offrir un respect silencieux
Au feu sacré, l’âme de Rome et clef des foyers domestiques,
Et par déférence aux idoles et leurs objets révérencieux
Pour compléter le décorum par des statuettes celtiques.
Puisque le silence est une arme dans les forums, il faut prier
Et nous invoquâmes Vesta qui valait mieux que des discours.
Sans doute sous l’effet du charme de mes déesses appropriées,
La vestale se manifesta, porteuse d’un message court :
« Garde la flamme entre tes mains et la fière cité sera tienne ! »
Freyja s’en saisit illico et sa fumée fut attirée
Vers le plus grand temple romain en remontant la Voie Appienne,
L’Optimus Maximus, l’écho de Jupiter bien inspiré.
Et Jupiter m’a observé, après les femmes et l’estampille
De Demeter d’un œil sévère sans prononcer le moindre mot.
Bien sûr nous restions réservés sans même cligner des pupilles
Et c’est alors que s’élevèrent nos flammes comme chalumeaux.
Nous étions trois torches vivantes, brûlant mais sans se consumer ;
Jupiter alors acquiesça et nous remis un parchemin.
« Pour votre quête motivante, faites comme à l’accoutumée ! »
Dit le Dieu des dieux nous adressant les autels d’un signe de main.Illustration de Ledal.
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Les dieux
Les Dieux nordiques – La Mer Égée
Les côtes grecques descendues, nous atteignîmes le rivage
Et appareillâmes pour Rome sur une mer tumultueuse.
Quand, de manière inattendue, surgissant des vagues sauvages,
Poséidon d’un maëlstrom d’eaux ardentes et impétueuses.
Pour apaiser le dieu des mers, Athéna su me conseiller
Et pour atténuer sa colère, du pain lui fut sacrifié.
L’offrande plut au dieu amer qui cessa de nous effrayer
Et, d’un geste protocolaire, ouvrit les eaux pacifiées.
Mais des flots montèrent les voix des sirènes aux queues lumineuses
Et bientôt nous fûmes cernés par toutes ces filles marines.
Leurs chants mĂŞlaient tout Ă la fois joie et clameurs vertigineuses
Dont nous pouvions tous discerner les dents aiguisées vipérines.
Alors Freyja d’un cri de flamme fit reculer leurs voix perfides,
Athéna dressa son emblème, l’égide comme protection.
Leurs forces, jointes comme une lame, brisèrent les troupes sylphides
Et le silence dans l’heure blême tomba avec circonspection.
Mes deux déesses veillent encore et nous reprenons du courage
Mais nous nous sommes égarés et la Lune reste muette.
Alors déchirant le décor, illuminant le ciel d’orage,
Pégase et sa houppe bigarrée nous parla d’une voix fluette :
« Appelez le Maître des vents afin qu’il vous vienne en secours
Et demandez-lui qu’il vous ouvre ce qui vous gonflera les voiles ! »
Nous l’appelâmes objectivant qu’il serait le dernier recours
Pour qu’il balaie et nous découvre la route à travers les étoiles.
Alors Éole ouvrit ses outres gonflées de ses vents paternels ;
Les mâts grincèrent sous la poussée fournie en divine largesse.
Grâce à son appui notre boutre aidé des courants fraternels,
Atteignit Rome éclaboussée du soleil de Sol IndigesIllustration de Ledal.
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Ne tournons pas autour du pot
Il faut aller à l’essentiel, ne tournons pas autour du pot ;
Circonvolutions trop nombreuses nuisent au sujet et au style.
Le contenu circonstanciel qui met les nerfs Ă fleur de peau
Doit sortir des voies ténébreuses de tout superflu inutile.
Une femme nue devant sa table ? Entrons direct dans l’érotisme !
Une plante verte dans un pot ? C’est bucolique et c’est bohème !
Une pipe en écume véritable ? On navigue dans l’exotisme !
Les trois ensemble, fort à propos, servent à illustrer mon poème.
La métaphore est indirecte mais l’effet doit être immédiat
Comme une femme nue qui entre au milieu d’une foule en transe.
J’aime la manière directe que j’apprécie dans les médias
Lorsque le loup sort de son antre, juste, efficace et sans outrance.Tableau de Carl Larsson.
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Escapades nocturnes


Juste au moment de succomber au sommeil longtemps recherché,
La nuit m’ouvre son univers mais ma raison reste en arrière ;
Sans doute a-t-elle peur de tomber de sa position haut perchée
Dans la nuée des faits divers des rêves qui lui font barrière.
Tant pis si la raison résiste. L’âme et le cœur iront ensemble
Au sommet de leurs espérances et pourront voir l’autre côté.
Tant mieux si, au réveil, persiste un passe-partout qui ressemble
À la fin du temps d’une errance et ses voies tarabiscotées.
Tel Orphée sortant Eurydice des enfers qui l’ont séquestrée,
Je ne regarde pas en arrière et je vais jusqu’au bout du rêve.
Je n’connais aucun préjudice car tout y est bien orchestré
Et nul ne ruine ma carrière en me lançant des « marche ou crève ! »
La vie qui me reste est trop brève pour couvrir tous les corridors
Des vérités les plus plausibles aux quêtes inassouvissables.
On ne meurt jamais dans un rêve mais on peut mourir quand on dort ;
On dit que c’est la mort paisible vers un monde indéfinissable.Tableaux de Jeremy Lipking.
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L’ascension au Paradis – 1
La direction du Paradis
change tous les quarante-huit mois
Et désormais elle m’en incombe
et je dois veiller aux pensions.
Comme elles ne coûte pas un radis,
Saint-Pierre s’est confié à moi
Pour renforcer depuis la tombe
le processus de l’ascension.
J’ai nommé des anges-pilotes
pour repérer les accidents
Et, un quart d’heure avant leur mort,
ils ascensionnent les victimes
Qui perdent jusqu’à leur culotte,
tous leurs vêtements excédants
Que nous revendons sans remords
au prix du gramme Ă vingt centimes.
Lorsque les nouveaux arrivants
entrent au Paradis Ă poil,
Devenu un camp naturiste,
ils ont les nerfs Ă fleur de peau.
Mais on équipe ces morts-vivants
d’une auréole à cinq étoiles
Produites en Chine communiste
que j’ai piquées sur leurs drapeaux.Tableau d’Isabel Mahe sur https:www.artmajeur.comisabel-mahe .
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Le corps éthérique
Mon corps éthérique s’étire
entre les différents niveaux
De physique et d’intelligence,
sentiments et spirituels.
Bien que ces quatre états s’attirent,
ils n’en restent pas moins rivaux
D’où négligence ou exigence
d’un équilibre éventuel.
La négligence et la bêtise
de ne pas sentir ces piliers
M’auraient sans doute fourvoyé
dans les pièges de la science.
Heureusement je sympathise
avec des forces affiliées
Qui m’ont permis de louvoyer
entre conscience et subconscience.
Corps astral, subtil ou vital,
éthérique, extra-sensoriels,
Sans doute y en a-t-il autant
que de dimensions planétaires.
Le dernier passage létal
qui me libère du matériel
M’ouvrira la porte du temps
par la clef de tous les mystères.Tableau de Martin Bridge.
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Flous de femmes




L’image de ma mère, dans les yeux de mon père,
Incluse dans mes gènes, revient comme un fantôme
Le long des télomères des chromosomes en paires,
ADN érogène jusque dans ses atomes.
Bien sûr l’image est floue, la photo fut rapide,
Cryptée dans les gamètes au cours de la méiose.
Ce cliché me renfloue en désirs insipides
Mes plans sur la comète que l’âme ébahie ose.
L’encre du génotype dont j’écris mes poèmes
Traduit entre les lignes ma génitrice offerte.
Ce complexe d’Œdipe à l’esprit de bohème
N’est autre que le signe d’intruses dĂ©couvertes.Tableaux de Georgia O’Keeffe sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201202georgia-okeeffe-1887-1986-precisionist.html?m=1 .
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Le baiser du chat




Cherche-Midi dans son jardin n’a pas vraiment d’autre besoin
Sauf d’attention évidemment et de câlins passionnément.
Toutefois depuis qu’ son gredin de maître s’acoquine d’un conjoint,
Les caresses s’ font éminemment plus rares disproportionnément.
Et tu l’embrasses et tu l’étreins, et je te griffe et je te mords ;
Et tu la caresses et l’enlaces, et j’égratigne ta couverture ;
Et plus tu y mets de l’entrain et plus je lui souhaite la mort
D’ailleurs tandis qu’elle se prélasse, je fais pipi dans ses chaussures.
« Toi aussi je t’aime mon minet ! » et chaque fois je suis floué
D’autant plus fort que sa bougresse vient me chatouiller le menton.
Quand les mamours sont terminés, je me roule en boule, bafoué
Et je m’endors avec tendresse bien faufilé dans le futon.Tableaux de Gustav Klimt et importunés par Inna Ruda.
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La maison Ă poisson
Rien ne va plus dans ma raison qui s’effrite en queue de poisson
Dans le reflux d’évènement qui obéissent aux vents contraires.
Je ne sais plus si ma maison construite de main de maçon
Résistera à l’avènement d’améliorations arbitraires.
Nouvelle vague, nouvelle mode, les traditions sont secouées ;
Nouveaux genres contre-nature qui vont Ă voile et Ă vapeur.
Tandis que les dieux se démodent et que leurs prêtres sont engoués,
Nous subissons la dictature d’un ordre nouveau qui fait peur.
Les eaux montent, les terres reculent sous l’effet du réchauffement
Les pluies empoisonnent les sols des particules dans l’atmosphère.
Tandis que l’état nous accule à nous conduire gauchement
Vers un futur dont la boussole n’indique que le sens des affaires.Illustration de Noelle.T.
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Contre la montre



Ma vie va de plus en plus vite pour concourir avec le temps
Qui m’oppose sa résistance à surconsommer mon essence.
Tous les obstacles que j’évite sont de plus en plus percutants
Jusqu’à ce jour de circonstance qui me frappe d’obsolescence.
Quand vient le mur de la retraite, du handicap ou du chĂ´mage,
Le cheval qui tirait mon cœur rouille, se grippe et fait des erreurs.
Mes indemnités sont soustraites et Marianne me dédommage
En m’accordant à contrecœur le droit de vivre dans l’horreur.Tableaux de Tomek Sętowski.
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Les implants intimes
On n’arrête pas le progrès mais pas plus que sa démesure ;
L’homme y perdra sa liberté au nom de la sécurité.
Tant pis pour le temps des regrets car il a réduit à l’usure
Nos barrières dès la puberté d’une totale immaturité.
Nous étions pauvres, nous sommes esclaves d’une économie contrôlée ;
Si nous nous écartons des lois, nous sommes interdits de séjour.
Nos appartements sont une enclave d’un continuum engeôlé
À une sorte de jeu de l’oie qui nous dame le pion tous les jours.Tableau de Chuck Close sur http:www.artnet.comartistschuck-close .
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Le bar Ă chattes




Toutes les chattes vocifèrent quand le matou se fait attendre ;
Elles en ont marre, elles s’ennuient, font les cent pas au bar-à -chats.
Le mâle absent, il faut s’y faire et qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre
Dans les cris que poussent la nuit les déçues de la baraka !
Peut-ĂŞtre avec un peu de chance, elles verront venir un minet
Puis, se battront pour l’aguicher et l’entraîner sous les gouttières.
Pauvre minou qui, par malchance, sera bien vite éliminé
Une fois qu’il se sera entiché du va-et-vient dans la chatière !Tableau de Lisa Brice.
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D’une cime à l’autre
D’une crise à l’autre sur mon fil, le pouvoir me déséquilibre ;
L’état me donne le vertige au-dessus d’un gouffre financier.
Beaucoup trop d’oppressions défilent et m’empêchent de vivre libre
Par le scandale des vestiges des derniers ouvriers licenciés.
D’une montagne de magouilles à une chaîne de pots-de-vin,
Je marche comme un funambule sous les hauts-vents de pandémie.
La plupart du temps, j’ai la trouille mais je tiens bon sur le ravin
Jusqu’à ce qu’un conciliabule jette en prison mes ennemis.Sculpture de Jerzy Kedziora dans les Alpes suisses.
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Né dans l’œuf


Ah, que les femmes soient ovipares et les hommes de drôles d’oiseaux,
Que l’enfant reste dans son œuf jusqu’au terme de l’adolescence !
Quand un chagrin le désempare, que s’y éplore le damoiseau
Soupirant auprès de sa meuf pour d’amoureuses évanescences !
Moi, j’aurais décoré ma bulle de phrases en circonvolutions
Pour raconter tous les secrets d’une enfance aux mille couleurs.
J’aurais, par mes conciliabules, façonné mon élocution
Dans une coquille nacrée de mes déboires et mes douleurs.Exposition de l’Art de la Poupée au Gostin Dvor à Moscou.
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Le vers terminus
Rien ne sert de voler et crever les nuages
Si je n’ sais atterrir sans casse et sans dommage.
La poésie m’entraîne sur des vols inconnus
Mais ce que j’y découvre m’est alors reconnu.
Quand vous lisez mes vers, la casquette en arrière,
Je ne rime jamais plus haut que mon derrière.
Et le plus difficile d’un vol en solitaire
Reste bien de finir les deux pieds sur la Terre.Photo par West Michigan Aviation Enthusiasts.
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La reine Ă carreaux
Lorsque le roi donne un banquet, la reine se tient à carreau ;
Mais aussitôt qu’il part en guerre, elle retrouve son amant.
S’il les surprend, c’est le bouquet ! Ils iront derrière les barreaux
Mais comme cela n’arrive guère, ils en profitent évidemment.Tableau de Michael Cheval.
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Liberté sous protection
Pour ne pas subir, entravé, cet esprit de compétition
Qui obéit aveuglément à son inéluctable ambition,
J’aime placer isolément ma liberté sous protection
Avant que ne soit aggravĂ©e cette folle rĂ©pĂ©tition.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les pierres délirantes
Bien souvent, les pierres m’appellent lorsque je croise leur chemin
Par un petit rayon de soleil qui joue le rĂ´le du messager.
Je ne sais ce qui m’interpelle mais je les saisis dans mes mains
Et elles me chuchotent Ă l’oreille que je ne suis qu’un passager.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les fleurs de joie du lundi fou
Pour un lundi fou, un lundi absurde, allons danser sur les coquelicots !
Comme il n’y en a plus, je les interpelle, aussitôt hélés, aussitôt sortis !
Dans un premier temps, cela les perturbe d’entendre à nouveau les cocoricos,
Mais elles se redressent, hissant leurs coupelles, et mes fleurs de joies sont bien assorties.Dessin de Rebecca Dautremer.
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La vigne vierge
La vigne vierge me pardonne de lui préférer les vignobles
Qui aujourd’hui me mettent en bouche les meilleurs bouquets de leurs vins.
Toutes mes papilles bourdonnent lorsque coule la boisson noble,
Par milliers de petites touches qu’irradie le nectar divin.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’étoile vierge
Vierge folle ou bien vierge sage, comment réconcilier les deux ?
Par un cœur d’étoile follet qui exaucera tous nos vœux ;
Par la tracée de son passage, déterminé ou hasardeux ;
Une fĂ©e qui va batifoler, vent de comète dans les cheveux.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Par la bouche et par l’oreille
Si j’aime beaucoup voyager, c’est par la bouche et par l’oreille.
Emprunter la route des vins, les chemins qui mènent à l’arôme.
Vadrouiller dans les potagers, flairer le persil et l’oseille
Et déguster ces mets divins arrosés de Côtes-du-Rhône.
(Photo de Miro ÄŚetrtiÄŤ – le lac Bled en Slovenie qui n’a pas grand-chose Ă voir avec le texte mais qui m’a donnĂ© envie de manger un bon goulasch, n’en dĂ©plaise aux vĂ©gĂ©tariens.
« Le vrai goulasch se fait avec du bœuf, surtout pas de porc. C’est les pauvres ou les Autrichiens qui prennent du porc. Gîte ou paleron. Cinq cents grammes d’oignons frais, du paprika doux, une grosse cuillère à soupe de chaque, du cerfeuil frais haché fin, de l’origan, du poivre de Cayenne, deux poivrons, cinq cents grammes de tomates. Il faut des galuskas, des petites pâtes hongroises. On les fait avec de la farine, de l’eau et du sel. Vous faites blondir les oignons, vous pelez les tomates, vous coupez la viande en petits morceaux…
Il faut mettre le paprika dans les dix dernières minutes de la cuisson. Ça ne doit pas bouillir et pas accrocher. C’est meilleur quand c’est réchauffé. Personne ne sait pourquoi. »
Jean-Michou Guenassia – Le club des incorrigibles optimistes.)Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les faire-part d’automne
Les faire-part d’automne écrits sur feuilles mortes
Semblent bien passagers et bien momentanés.
Mais ces pages monotones, qu’un vent léger emporte,
Sont aussi messagers d’une prochaine annĂ©e.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’homme est-il Bon ?
Un jour on s’aime, un jour on se déteste.
Un jour on est amis, un jour on est ennemis.
Un jour on croit en Dieu, un jour on tue pour Dieu.
Un jour on veut ĂŞtre riche, un jour on se retrouve pauvre.
Un jour on fait partie de la famille, un jour on est des étrangers.
Un jour on se bat pour le changement, un jour on ne veut plus changer.
Un jour on se prend pour un héros, un jour on se comporte comme un lâche.
Un jour on se sent malheureux, un jour on voudrait que les autres soient plus malheureux que nous.
À la question « l’homme est-il bon ou mauvais ? », la réponse est « oui ».
(« Je n’ai jamais compris comment on pouvait dire une chose et faire son contraire. Jurer qu’on aime quelqu’un et le blesser, avoir un ami et l’oublier, se dire de la même famille et s’ignorer comme des étrangers, revendiquer des grands principes et ne pas les pratiquer, affirmer qu’on croit en Dieu et agir comme s’il n’existait pas, se prendre pour un héros quand on se comporte comme un salaud. »
Jean-Michou Guenassia – Le club des incorrigibles optimistes.)Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Un soupçon de rosée
Un rien les habille, un rien les décore ;
Juste un coup d’éclat de perles rosée.
Les jolies brindilles que le soleil dore
Sur lit de verglas aux teintes rosĂ©es.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le temps des provisions
Blessé des couleurs monotones qui berceront mon cœur d’automne,
Meurtri des teintes noir et blanc qu’affichera mon cœur d’hiver,
Je provisionne une kilotonne de tonalités gloutonnes
De ces spectacles si troublants des soirs d’étĂ© les plus divers.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Fils de lion
Rien de tel qu’un fils de lion pour vous parler de son père,
Sa majesté prétendue « Roi de tous les animaux ».
J’ai mené la rébellion au cœur même du repaire
Mais avec, bien entendu, des problèmes minimaux.
Ah ! Papa si tu savais… que je suis vĂ©gĂ©tarien,
Que je vis en bonne entente avec mes chères gazelles !
Je me nourris de navets en sincère épicurien.
Si ma crinière est manquante, ça plait quand mĂŞme aux donzelles.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Un appétit de baleine
Plongeant mâchoires grandes ouvertes, avalant des milliers de litres,
Tandis que les plis de sa gorge se détendent en accordéon,
C’est la pêche à la découverte de poissons de petits calibres.
Le krill, le plancton se dĂ©gorgent de la bouche jusqu’à l’ilĂ©on.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Depuis ma naissance
Juste un peu de lumière pour raviver mon cœur,
Juste un peu de présence de la petite flamme.
C’est ma seule prière qui me rendra vainqueur,
Qui, depuis ma naissance, Ă©panouit mon âme.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Madame Caméléon et Monsieur Papillon
Elle en voit des toutes les couleurs avec ce fichu papillon
Qui vient en bleu quand ça lui chante et passe en rouge à volonté.
Il s’met à pois, pour sa douleur, ou en rayures, ce tatillon !
Quand il est gris, elle est mĂ©chante et il s’en vante, cet effronté !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les cerceaux-ballons
Si vous m’avez tous suivi pendant mon après-midi,
J’ai rallié l’arbre-à -ballons combiné à mes cerceaux.
Et ça m’a donné l’envie d’un cycle de comédie :
Soit un cerceau-Ă -ballons, soit des ballons-Ă -cerceaux.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les voyages en ombrelles
Mademoiselle s’envoie en l’air par tous les temps par tous les vents.
Ce sont les voyages en ombrelles qui offrent l’orgasme essentiel.
Comme un ramassage solaire, il y a des courants élevant
Qui emportent ces tourterelles et les hissent au septième ciel.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le cerceau-lune
Pratiquer le cerceau-lune, c’est bon pour mon équilibre !
Mes amis les papillons m’entraînent dans leur cortège.
Oyez la bonne fortune de se sentir ĂŞtre libre
Sans ĂŞtre trop tatillon et d’humer ce privilège !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les rois de la bricole
Piloter c’est bricoler dans toutes situations !
Quand on rencontre un trou d’air, il faut savoir compenser ;
Une fois qu’on a décollé, on fait l’évaluation
Du prochain embarcadère en polystyrène expansé !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le bonheur de vivre au présent
Le chemin qui monte au ciel ne s’arrêtera jamais
Tant qu’on mettra au futur tous nos désirs de survivre.
Pour moi, je vis l’essentiel de mes envies, désormais,
Chaque jour Ă l’aventure d’un prĂ©sent qui me fait vivre.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le sexe Ă piles
Le sexe à piles, c’est courant, ça use les batteries
Et au moment fatidique, c’est la panne garantie !
Par un câble, c’est fulgurant, ça permet les gâteries
Dans des poses acrobatiques qui n’sont jamais dĂ©menties !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La grosse tĂŞte
Qui a dit que de trop lire, on avait la grosse tête ?
C’est simplement que ma chaise est trop p’tite pour mon derrière !
En revanche, pour élire les présidents d’opérette,
Il vaut mieux les mettre Ă l’aise et assurer leurs arrières !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’arbre-à -ballons
Connaissez-vous en Bourgogne, cette variété curieuse ?
On l’appelle l’arbre-à -ballons qui fait des fruits frelatés !
Les oiseaux y viennent et cognent, avec becquetées furieuses,
Dans les plaines d’Avallon, afin d’les faire Ă©clater.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La tour de Babel
Dans cette Terre où j’habite, je ne comprends plus personne.
Les religions s’extrémisent et les médias nous confondent.
Cette migration subite toujours se disproportionne
Et la sociĂ©tĂ© soumise tombe en barbarie profonde.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le fou sur le toit
C’est l’histoire d’un fou qui s’assied sur le toit.
Quelques nuages passent et lui disent : « Attention !
Il va pleuvoir, mon chou ! Alors, abrite-toi ! »
Le fou, avec audace : « J’suis bon en natation !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les médias en collision
Je me dépêche d’écrire avant que les mots ne s’envolent
Dans ce monde mécanique soufflé d’un vent d’illusion
Car ils ne font que décrire par quelques pensées frivoles
Les oppressions sataniques des mĂ©dias en collision.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Un monde louche
Dans cette nouvelle ville, les murs sont comme des fantĂ´mes
Qui disparaissent quand j’approche et quand je veux les toucher.
Les espaces sont serviles, la matière n’est qu’atome
Et ce monde plein de reproches me fait faussement loucher.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Bisser les moutons
Version 2015
À trop compter les moutons et les biser par derrière,
Je les confonds par moment dans mes nuits de loup lubrique.
Si je n’étais si glouton et mon âme si guerrière,
Je m’y prendrais autrement sans jamais casser de briques.
Version 2019
À trop compter les moutons et les baiser par derrière,
Je les saute par moment dans mes nuits de loup lubrique.
Si je n’étais si glouton à stimuler ma carrière,
Je m’y prendrais autrement et changerais de rubrique.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’île dans les nuages
Regardez bien tous les nuages ! Ce sont des univers qui volent !
Parfois ce sont des citadelles, parfois des campagnes boisées.
Ce soir, j’ai vu le plus suave, perdu dans la brume frivole
ÉclairĂ© de quelques chandelles flottant sur les nues ardoisĂ©es.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les chevaux blancs de l’automne
Quand l’automne attriste autant qu’elle teinte la nature,
Même mes beaux chevaux blancs arborent une couleur brunâtre.
Quand viendront les vents d’Autan imposer leur dictature,
Tout partira en tremblant dans des nues haussĂ©es d’albâtre.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’amante noire religieuse
Je l’appelle « Mon sucre d’orge » parce que ses lèvres sont sucrées ;
Je la surnomme « À la menthe », pour ses jolies dents nacrées
Qu’elle plante dans ma gorge juste pour me massacrer
Comme une religieuse amante Ă son amant consacré !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Danser sur les vagues
Tous les matins à l’aurore sur la lagune dorée,
Chevauchant les vagues vives, juste sorties du sommeil,
Surfant sous les météores d’un ciel rose et mordoré,
Nous partons sans directive dans cette danse vermeille.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.