🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.
🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.
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La sirène enceinte

La sirène ne pond qu’un seul œuf qu’elle enfante à même son ventre
Qui diffuse entre ses écailles une coquille phosphorescente.
Ensemencée au gui l’an neuf, elle reste neuf mois dans son antre
Pour aménager son bercail aux dernières nouvelles récentes.
Mais gare au plongeur imprudent qui s’aventurerait là -bas !
Le père Triton monte la garde envers toute faune importune.
Et gare au chasseur, préludant à un sérieux coup de tabac,
Qui affrontera, la mine hagarde, un coup du trident de Neptune !
Quand les premières contractions se font sentir début octobre,
Sages-sirènes obstétriciennes l’assisteront jusqu’à la ponte.
Dans une grande décontraction – car les sirènes restent sobres –
Heureuse dans les eaux cliniciennes, comme un poisson au bout du compte.
« Il est sorti sans dire un mot, porté par l’onde et la lumière,
Mais dans un creux de son silence, j’ai reconnu ce cœur battant.
Ses sens infinitésimaux s’éveillent et je suis la première
À ouïr par ma vigilance son cri dans un calme patent. »Tableau de Luke Fitzsimons.
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Robes de bal pour les sirènes


Invitées au bal populaire pour clore la fête votive,
Les sirènes dont bien embêtées pour s’habiller comme il se doit.
Bien que leurs queues soient modulaires et puissent se montrer adaptives,
Elles vivent nues et hébétées de peur qu’on les montre du doigt.
Mais par bonheur, on a ouvert une boutique pour sirènes
Garnie de robes aquariums avec poissons multicolores.
Leur corps ainsi reste recouvert, leur nudité reste sereine
Et cela procure un vivarium après le bal qui revigore.
Ça fait flic-flic et ça remue étrangement pendant qu’on danse
Et parfois l’élan les projette – patatras ! – en plein sur l’orchestre.
Mais nous avons été émus par les rumeurs qui se condensent
Au sein mĂŞme des suffragettes qui trouvent leurs frusques indigestes.
Et lorsque la nuit s’avoisine, on ramasse dans les coulisses
Quelques poissons un peu hagards et des sirènes ensommeillées.
Mais qu’importe si l’on devine, sous l’eau troublée par leur malice,
Quelques danseurs dont le regard s’est, pour un soir, émerveillé.Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux de les créditer.
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Les rituels
VIOLIA « Le cri qui m’a fait femme »
Rite VI

Au début ton geste trivial m’était surprenant, je l’avoue ;
Comme si tu voulais me prouver que tu pouvais me pénétrer.
À la fois il m’est convivial, à la fois je le désavoue ;
Une humiliation approuvée, une violence perpétrée.
Je tremble je me sens humiliée comme une femme possédée ;
Toi, tu jouis, tu joues de moi mais moi je crie au fond de moi.
J’essaie de vouloir concilier mon corps et ton geste obsédé
Et dont j’ai peur, au fil des mois, de devoir en subir sa loi.
La pénétration par l’arrière est surprenante et saugrenue ;
Un viol du corps mais qui m’apprend sur mon orifice étiolé.
Cette possession du derrière, du fondement, est malvenue :
« Un viol brutal qui me surprend comme la première femme violée. »Tableau de Gemini.
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Les rituels
TANÉLI « Le Féminin éveillé dans l’homme »
Rite V

Je glisse en toi, je glisse en toi, mon DELPHES devient MON ORACLE !
Ton cul murmure et j’y réponds en pénétrant ta voie anale
Un doigt d’amour, un doigt de loi, je t’ouvre ainsi comme un miracle.
Ton souffle fuse et correspond Ă ma jouissance vocale.
Ta hanche tremble, femme tu-es pure ! Je suis la Reine, tu es le lit ;
Je plante en toi mon cri de joie, tu jouis pour moi, tu cries pour moi !
Tu nais, tu pleures, femme tu-es sûre ! Tu jouis de moi, de ma folie ;
Tu nais, tu meurs, tu jouis de toi et moi, je suis entrée en toi !
Je t’ai fait femme par ton cul, tu es possédé maintenant !
Tu es violé par mon amour et tu es prêt à m’enculer.
Tu as compris tu es vaincu ; tu es une femme, un contenant,
Mais il le fallait mon amour car je veux ainsi copuler.Tableau de Gemini.
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Les rituels
YSÅRA « La vague qui sait ton nom »
Rite IV


Puisque l’amour ne se contente pas des trois rites précédents,
Il nous pousse à l’exploration dans la soif de connaître l’autre.
Mon MAJEUR cherche la détente, l’organe secret préludant
À l’YSARA d’adoration dont je voudrais être l’apôtre.
Alors le MAJEUR s’insinue dans le SANCTUAIRE encore ardent
À la recherche du point sensible provoquant l’éblouissement.
Ingénu en lieux inconnus, comme un aveugle s’accommodant
De la signature ostensible laissée lors de l’accouplement.
Tandis que le MAJEUR s’approche, le DELPHES pénètre TANÉLI
Qui prend aussitôt les commandes ; MAJEUR n’est plus qu’un instrument.
Le lien entre eux est tellement proche, qu’ils sont à leur périhélie
Suivant l’orbite de la demande d’YSÅRA qui hurle crûment.
Cette jouissance androgyne, c’est YSÅRA double délice ;
La pénétration féminine par le MAJEUR au masculin.
C’est un rappel aux origines, la volupté en double hélice ;
La pénétration masculine avec le DELPHES au féminin.
YSĂ…RA nous relie au point unique de la jouissance
Où les partenaires fusionnent autant dans le cœur que la chair.
Il surprend à brûle-pourpoint et apporte la quintessence
De l’amour qui approvisionne les âmes de leurs vœux les plus chers.Illustrations de Gemini.
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La lutte des sexes

Bien sûr que l’homme soutient la femme ; bien sûr qu’elle aime être soutenue.
Bien sûr face au moindre problème, la solidarité prévaut.
Il serait toutefois infâme qu’elle soit toujours maintenue
Dans ce statut comme l’emblème d’une place au second niveau.
Évidemment Lui est costaud et s’en va partir à la traque
Pour rapporter de quoi nourrir la progéniture à sa charge.
Elle n’a plus qu’à faire le resto pour servir son héros patraque
Et le soigner quitte à mourir pour une faute à sa décharge.
Heureusement tout a changé et Madame a tout pris en main
Afin de produire un bilan supérieur au patriarcat.
Mais la balance reste inchangée, le bonus n’est pas pour demain
Il faudra encore mille ans et beaucoup de volontariat.Les athlètes du monde entier se déshabillent pour le « Calendrier des Charités », et les photos feront battre votre cœur plus vite sur https:www.boredpanda.comathletes-charity-calendar-photoshoot-dominica-cuda .
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La plus belle conquĂŞte humaine


Au début, il faut bien le dire, l’homme et la femme sont opposés.
Leur sexe penche différemment selon devoir ou bien désir.
La femme apprendra à prédire le meilleur moment supposé
Et, d’un autre tempérament, l’homme cherchera plutôt son plaisir.
Alors la meilleure conquĂŞte serait quand chacun apprivoise
L’autre par maintes stratégies mais sans les armes du vainqueur.
Et s’ils ont la moindre requête, il faut, pour que chacun pavoise,
Des concessions aux élégies de chaque partie selon son cœur.Les athlètes du monde entier se déshabillent pour le « Calendrier des Charités », et les photos feront battre votre cœur plus vite sur https:www.boredpanda.comathletes-charity-calendar-photoshoot-dominica-cuda .
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La mère indienne
L’amère indienne lorsqu’elle est jeune perturbe les amérindiens
Par ses tenues élaborées spécialement pour l’aventure.
La mère indienne quand elle est jaune sous les feux de l’été indien
A connu l’amour arboré sur les claies en pleine nature.
L’amérindienne de mes rêves se baignait nue dans la rivière
Où j’étais venu m’abreuver en silence à pas de velours.
Elle m’a rejoint sur la grève, m’a façonné une civière
Et m’a fait passer mon brevet de secouriste de l’amour.
Elle a caressé mon tipi qui s’est dressé comme une tente
En l’élevant comme il se doit au cœur de sa grotte profonde.
Lors j’ai vu en chromotypie ce qui lui plaît et qui la tente
Lorsque j’ai attouché du doigt sa partie intime et féconde.Illustration de Derib.
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Lady Amanita Muscaria – 1


J’aime Amanita Muscaria depuis que je l’ai rencontrée
Dans la forĂŞt des chĂŞnes verts en poursuivant un papillon
Qui cherchait un partenariat avec une dame de sa contrée
Pour colorer après l’hiver fleurettes ornées de pavillons.
Ce fut la femme-champignon que choisit le lépidoptère
Qui rougit au premier contact comme s’il était frappé de fièvre.
Lorsque partit son compagnon, elle redevint plus terre-Ă -terre
Et me proposa avec tact de l’embrasser du bout des lèvres.
Mais son baiser empoisonné et en outre hallucinogène
M’a entraîné dans un voyage aux paysages psychédéliques.
Je m’suis retrouvé cloisonné dans une conque comme Diogène
Avec programme nettoyage, lavé d’amours machiavéliques.
Quand j’ai retrouvé la raison, tout nu, coiffé de son chapeau
Et sa collerette sur mes hanches, la mignonne avait disparu.
Une fois rentré à la maison, des picotements sur ma peau,
Puis, sur le sexe, des taches blanches sont soudainement apparus.Illustrations de Damian Ĺšwiderski sur damianswiderski.artstation.com .
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Toute une vie de Cendrillon
On dit que la réalité dépasse parfois la fiction ;
C’est ce qui se serait passé à un moment pour Cendrillon.
Elle connut l’éventualité d’une autre vie que l’affliction
Dans laquelle s’était compassée notre héroïne en haillons.
Son corps raconte son histoire comme un tatouage indélébile ;
Lorsqu’elle est nue, elle se souvient d’une existence misérable.
Des images dans sa mémoire, sa peau en devient volubile
Et montre tout ce qu’il advient quand arrive l’impondérable.
Une bonne fée pour marraine, une citrouille pour carrosse,
Une paire de pantoufles de vair et les douze coups de minuit.
Un prince amoureux qui entraîne, animé d’un amour féroce,
Toutes ses gens qui vont de pair retrouver celle qui s’ennuie.Tableau d’Irène Hardwicke Olivieri.
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Le songe de Cendrillon
Tenue dans un grand dénuement, dépossédée de ses parents,
Elle n’avait qu’une chemise et une paillasse au grenier
Où elle rêvait ingénument malgré un cafard apparent
À devenir belle promise d’un prince appelé à régner…
Mais à trop vivre dans les songes, elle en accepte la sanction ;
Elle ne croit pas aux oracles qui promettent un futur radieux.
Dans cet univers de mensonges, la vie semble une dysfonction
De ce qu’on appelle miracle d’un monde créé par un Dieu.
Sans doute qu’il faut lâcher prise lorsque l’existence vous enlève
Le goût et la raison de vivre dans une obscure destinée.
Et puis un jour, bonne surprise ! Vient l’espérance de la relève
Par un beau prince qui la délivre pour en faire sa dulcinée.Tableau de François Emile Barraud.
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Une vie de roman
Le cliquetis de la machine rythmé à mon pas cadencé,
La feuille de papier qui monte comme l’aurore à l’horizon,
L’original qui se pagine en fonction de mon avancée,
La page blanche que je surmonte pour me sortir de ma prison.
De mon clavier aux mille clefs qui m’ouvrent la route du tendre,
Des lettres en noir qui la jalonnent, du rouge auquel je n’ai recours,
Du manuscrit enfin bouclé dont la fin se faisait attendre,
Et de l’article en deux colonnes qui me vaudra le prix Goncourt.Tableau de Jim Tsinganos.
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Le manoir de l’ombre et de la lumière
Dans mes nuits trouées d’insomnies, s’ouvrent des portes anonymes
Que rien ne distingue du noir, excepté une réminiscence
Parasomnies et sexsomnies, comme deux rĂŞves synonymes,
Me sollicitent en leur manoir de l’obscure luminescence.
J’y redécouvre toutes les scènes qui ont jalonné mon enfance,
Les acteurs et les seconds rôles dans des films pas très orthodoxes.
Quelques situations obscènes dans lesquelles j’étais sans défense
Et pour terminer, le plus drôle, absurdités et paradoxes.Tableau d’Anna & Elena Balbusso.
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Le virus de l’improbable






Rien ne sert de s’imaginer l’invraisemblable perfection,
Il faut appréhender à point l’imprévisible instantané.
Le créateur, contaminé par le virus de l’exception,
Cherche l’agréable contrepoint de l’immaculée spontanée.
Aussitôt qu’il trouve sa proie, il fait semblant de dessiner
Mais en réalité transmet son obsession pathologique.
Et tandis que le dessin croît, guidé d’une main fascinée,
Son modèle subit, fantasmé, la contagion graphologique.
Sitôt rentrée, elle griffonne, elle dessine trait pour trait,
Se met nue devant le miroir pour satisfaire Ă son caprice.
Elle prend des poses bouffonnes, elle fait son autoportrait
Et amoncèle dans ses tiroirs toute sa folie dévastatrice.Illustrations de Jean-Pierre Gibrat.
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Le cahier bleu



Belle, sans ornements, dans le simple appareil
D’une beautĂ© qu’on vient d’arracher au sommeil,
Elle s’habilla vite et courut se cacher
Dans le fauteuil crapaud de velours soutaché.
Dans l’ombre de l’attente qui oppresse le temps,
Son âme se connecte à son cœur chuchotant.
Puis, le regard hagard, elle arrĂŞte de penser
Et toute sa beauté en est récompensée.
Sous les feux du soleil, sa beauté se confond
Dans l’ombre et la lumière qui forment un puits sans fond
Où s’engouffrent ses formes, divine silhouette
Élancée dans envol de la frêle alouette.
(Illustrations d’André Juillard.
Les deux premiers vers sont de Jean Racine.)Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.
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Le phare du Petit Minou
Le chat « Minuit » – tel est son nom lorsqu’il est venu parmi nous –
Chaque fois que le temps est gris, prend le chemin garibaldien.
Il sait un endroit de renom, le « Phare du Petit Minou »
Dont son grand-père Mistigri en était le chat du gardien.
(Photo de Mathieu Rivrin sur www.mathieurivrin.com
Notre nouveau chat, « Minuit » vous souhaite la bienvenue.)Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les dieux hilares


Fils de Mercure et de Lara, les dieux se sont réincarnés
Dans nos animaux domestiques pour protéger notre foyer.
Ainsi le chien sans embarras veille de façon acharnée
Sur notre vie qui pronostique ce que la chance a envoyé.
On leur consacre à la maison le gîte et les bons protocoles ;
Une nourriture de choix, bienséante aux meilleurs hôtels.
Ainsi l’oie a toujours raison de défendre son capitole ;
Parfois même le chat échoit à partager le digne autel.
(Tableaux de Michael Sowa.
Les « Lares » sont des divinités romaines liées au domicile et appelés à protéger les êtres humains.)Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.
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La vestale des herbes
Grâce à l’amour de la Mélisse dont elle a créé l’élixir,
Grâce au parfum du Romarin dont elle a extrait son essence,
Grâce à la sainteté du cyprès qui apporte la Santoline,
Grâce à l’écorce de l’Orange qu’elle zeste de son écorce,
Notre vestale arboricole, dans le secret de sa forĂŞt,
Distille la boisson des dieux avec l’élixir de jouvence
Qu’elle parfume de Lavande, d’Origan et de l’eau de Rose.
Élaboré comme il se doit durant la nuit de pleine lune.
Le jour de son anniversaire, elle en prend toute la quintessence
Dans le bain où filent les ans qu’elle dilue dans l’eau du temps.
Alors la jeunesse éternelle lui est accordée par les dieux
Un peu jaloux de sa beauté mais fiers de sa fécondité.
Liebe Fabienne
Alle Zutaten der Kräuterfakel :
3 verschied. Beifuss-Kräuter
Heiligenkraut –  Santoline petit cyprès, Santolina
Rosmarin – Romarin, Rosmarinus officinalis
Zitronenmelisse – Melisse; Melissa officinalis
Gewürztagetes Orange Gem – Écorce d’orange, Citrus sinensis
Lavendel – Lavende ; Lavandula angustifolia
Oregano – Origan, Origanum vulgare
Rose – Rose, rosa
Alant – Grande Aunée, Inula heleniumTableau de Fabienne Barbier
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Chut !
Si tu sais garder un secret, alors j’enlèverai mon masque
Pour faire sortir la vérité des tréfonds du puits de mes yeux.
Et si tu sais rester discret, tu verras dans mon cœur fantasque
Monter avec célérité mon désir le plus licencieux.Tableau de Chie Yoshii.
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Ciel !
Ces émotions qui papillonnent lorsqu’elle se trouve découverte
S’épanouissent comme une rose et elle rougit comme un enfant.
Ciel ! La surprise la bâillonne laissant ses deux lèvres entrouvertes
Sur un sentiment qu’elle n’ose avouer qu’en se rebiffant.Tableau de Chie Yoshii.
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On a toujours besoin d’un gros chat chez soi
J’ai un gros chat sur mon épaule qui vérifie ce que je lis,
Ce que je dis, ce que je pense, ce que j’inspire et je respire.
Concernant la fonte des pôles, le déboisement à la folie
Et tout le fric qui se dépense, il m’a dit : « Ça ne peut pas être pire ! »Tableau Christine Chauloux.
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Pas fou, le gémeau !
On dit que le premier décan donne leur énergie aux signes
Qui se tempèrent au second et se laisse aller au troisième.
Il n’est pas le dernier des cons, le gémeau qui a pour consigne
De nous faire sortir des gonds en nous embrouillant Ă l’extrĂŞme.Je n’ai rien contre les gĂ©meaux mais j’en ai un Ă la maison, son fils est gĂ©meau, mon petit-fils est gĂ©meau, etc. Alors il faut bien que je les charrie en peu…!
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Le Terris-cube
Chacun dans sa boîte, chacun dans sa bulle,
On vit dans son monde mais chacun pour soi.
Le progrès s’emboîte, le rêve affabule
L’argent est immonde et ça me déçoit.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Que seront les arbres devenus ?
Semez des graines, plantez des arbres pour nourrir la population !
Je croyais ce monde sans triche puis, j’ai connu ceux qui défrichent.
Ces mauvaises graines coupent les arbres parce que la surpopulation
Croit devenir encore plus riche en mettant la planète en friche.Tableau « Plant a tree » de Catrin Welt-Stein.
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En cas d’ennui, brisez la glace !
Petite sirène sous globe qui me semble à l’abri du temps
Semble bien triste dans sa bulle. Qu’est ce qui peut bien la décevoir ?
Sous la mer d’ennuis qui l’englobe, elle rêve du jour percutant
Qui brisera sans préambule la glace de l’amour du devoir.Tableau Nicoletta Ceccoli.
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13, rue de l’avenir
Elle brille de souvenirs, la ruelle de mon enfance,
Où j’ai vu la vie m’offrir toutes sortes de romances.
Si sombre soit l’avenir, il suffit qu’un peu d’essence
D’amour vienne dĂ©couvrir que, toujours, ça recommence.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le goût du vin
Goûter un verre de bon vin m’ouvre tout en grand les fenêtres
Et me projette entre les vignes jusqu’Ă me perdre Ă l’horizon.
La clef de l’aliment divin me fait revivre et renaître
Comme si le cĹ“ur faisait un signe pour rĂ©concilier la raison.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les cordes enroulées
Que de jolis bracelets, la terre arbore de la sorte,
Pour séduire les regards de ses yeux couleur lavande.
Que de jolis chapelets, enroulés comme une corde,
Qui mènent mes sens hagards sur les terres de lĂ©gendes.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Au bout du monde avec vue sur la mer
Pour m’évader sur la planète, je creuse un trou pour aboutir
Au bout du monde, à la frontière que personne ne franchira.
Du pouvoir, j’ai fait place nette ; il n’a cherché qu’à m’emboutir,
Alors je cours ma vie entière lĂ oĂą mon cĹ“ur s’affranchira.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Berceuse en couleur
Quand la terre se fait instrument, ses paysages se font musique,
Le soleil mesure le temps, les nuages portent les soupirs.
Tandis que s’insinuent crûment mille couleurs qui communiquent
Ă€ mon cĹ“ur un air envoutant qui mènent mon corps s’assoupir.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Tournée du jour
Dès que l’eau te réveille, ton vieux moulin s’ébroue
Pour ce jour de merveilles en agitant ses roues.
Ainsi compte le temps et tes meilleurs moments,
Ainsi chante longtemps, ta vie est un roman.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Quand le corbeau s’ébroue
Quand Maîtresse Corbeau ébroue son beau plumage
Et que Galant Renard flaire une bonne proie,
Tous ses discours verbaux qui voudraient rendre hommage
Restent bien goguenards et laissent comme un froid…Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Jeune homme cherche appartement
Je cherche en ce moment un bel appartement
Avec vue imprenable sur la pleine campagne.
Dieu seul saura comment placer l’enchantement
Sur une plage de sable ou bien Ă la montagne.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le concerto papillon
Connaissez-vous mon concerto en gamme de Mi-Papillon ?
Il se joue très allegretto sur des aigus bien envolés,
Main droite frappant comme un marteau, Main gauche douce comme un carillon,
Puis, les deux mains pizzicato, iront conjointement convoler.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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En parcourant tous les sommets
En parcourant tous les sommets
Que nous a donnés la nature,
Nous avons le cœur embaumé
Le corps serein et l’âme pure !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Quand la raison guide l’amour
Quand la raison guide l’amour
Le voyage est plein de dĂ©tours…
Quand le cœur veut une vie stable
Il construit ses murs sur le sable…
Laissons l’esprit bâtir ses tours
Et le cĹ“ur ses rĂŞves ineffables !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le feu au lac des cygnes
Il y a le feu au lac des cygnes !
Prévenez vite les pompiers !
Les feux du soleil me font signe
Et je les ai vus le premier !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La transhumance – 1
Voici venir la transhumance
Et la rencontre des bergers
Pour donner aux brebis la chance
De vivre le cĹ“ur en Ă©tĂ©.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le regard d’un enfant
C’est par le regard d’un enfant
Que nous sentons la vérité.
Son cĹ“ur l’accompagne en chantant
Rencontrer l’amour et les fĂ©es.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Sur la plage tous les pécheurs
Sur la plage tous les pécheurs sont rassemblés
J’ai cru qu’ils avaient, toute la mer, dĂ©montĂ©e
Et moi je croyais qu’ils m’avaient fait une blague
Et moi je croyais qu’ils nous fabriquaient les vagues !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La musicienne bleue

Dotée d’une voie stridente, mademoiselle est troublante.
Deux yeux profonds qui enchantent le cœur et l’âme galante.
Une bouche alléchante sous deux pommettes saillantes,
Tantôt elle se fait gouaillante, tantôt elle se fait hurlante !
Ses jambes gesticulantes rythment une humeur pétillante !
Ses bras frappent en cadence une cadence enivrante !
De sa main gauche tremblante, elle plaque un accord andante,
Tandis que la droite violente la corde ardente et brûlante !
Elle est vive et stimulante, elle n’est jamais soulante.
Elle transmet, déferlante, son humeur vive et charmante.
Il n’y a pas d’équivalence à sa jolie voix troublante.
Tremblez qu’elle ne vous plante ses graines si virulentes !
Mais elle a toujours bon cœur et distille le bonheur.
Son cœur est un grand soleil qui illumine les réveils.
Son regard un peu moqueur vous remplit d’une chaleur
Qui vous extrait de la veille pour le pays des merveilles !
Écoutez cette emballante mélopée époustouflante
Qu’elle joue oscillante sur ses hanches ondulantes !
Si la chanson est trop lente, elle la rend ensorcelante.
Sous les lumières aveuglantes, elle est toute étincelante !
Si la main devient tremblante, n’ayez pas l’âme affolante !
Elle se fait indolente pour repartir succulente.
Sa poitrine titillante rythme toujours la cadence
De la guitare rutilante d’une musicienne excellente !
Mais quand son beau regard charmeur de ses grands yeux noirs rieurs
Vous entrainent sans pareille de ses prunelles vermeilles,
Elle chuchote en douceur depuis son monde intérieur
Une promesse en sommeil en vous séduisant l’oreille !Tableau de Fabienne Barbier
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Le coup du bouquet rouge
Dis, tu me le refais le coup du bouquet rouge ?
Avec toutes ces fleurs et ces couleurs qui bougent !
Égaye-moi le cœur, mets-lui en plein les yeux !
Ranime-moi la flamme, ranime-moi le feu !
Quand les jours de grisaille dissolvent mes nuances,
Ton bouquet fait l’accord et fait une muance.
Quand le blues se répand dans mon âme en déroute,
Tu crées de l’harmonie, de la joie sur ma route.
Quand mes soirées sont sombres et vides d’amitié,
Tes fleurs ont le secret des soucis amnistiés.
Quand j’ai besoin d’un cœur qui saura m’écouter,
Tes pensées immortelles, mon cœur sait y goûter.
Quand une larme monte et lave ma tristesse,
Alors mille reflets la prennent de vitesse.
Quand j’ai l’âme qui pleure d’une indélicatesse,
Ton bouquet joue les vers et l’âme poétesse.
Des effluves embaumés me ravissent les sens,
De fragrances éclatantes, de mille-et-une essences.
C’est une épidémie, c’est une contagion,
Ton bouquet a fleuri dans toute ma maison.Tableau de Fabienne Barbier