🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.
🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.
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Ô Soleil !

Parmi les peuples disparus, des Atlantes aux Lémuriens,
Leurs arts et leurs sciences enfuis se perdent dans l’ombre des âges.
Mais restent ces glyphes apparus, gravés d’artistes sumériens,
Révélant le Soleil qui luit au centre du grand engrenage.
Les astres chantent en silence, guidés par des lois éternelles,
Tandis que l’homme, l’éphémère, scrute un ciel qu’il pense muet.
Pourtant jadis, en vigilance de la sagesse originelle,
Des yeux ont vu l’orbe solaire et les étoiles en menuet.
Les dieux dictaient Ă leurs vigiles tout un grand savoir indicible,
Et leurs mains ont su publier notre séquence d’ADN.
Leurs gestes, gravés sur l’argile, témoignent d’un art inaccessible,
Un pacte ancien et oublié, issu de l’ère prométhéenne.
Que reste-t-il de leurs écrits, de leurs songes et de leur flamme ?
Des symboles que l’on décrypte sans en saisir le fondement.
Sommes-nous des enfants aigris, égarés sans feu ni programme,
Sans l’écho de l’ancienne Égypte qui chuchote encore doucement ?Tableau de Jef Cablog.
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Deux enfants dans la ville

Quelque part dans la métropole, noyés dans les barres d’immeubles,
Vivent deux enfants pris en otages qui démesurément grandissent
À un tel point que leurs épaules viennent au niveau du petit peuple
Qui se terre au dernier étage loin de l’assise de leur bâtisse.
Nouvelle race de géants venus pour remplacer les hommes
Qui passeront de sept milliards Ă sept-cent millions seulement.
Toutefois, le cas échéant où muteront nos chromosomes,
Viendra le règne des grands gaillards qui vivront éternellement.
Sept-cents millions de léviathans qui continueront leur croissance
Ne seront plus que sept millions, puis sept mille et enfin sept cents.
Et quand le dernier habitant aura atteint son excroissance,
Il sera devenu champion et mĂŞme Dieu le tout puissant.Photo de Khanh Nguyen.
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Les rituels
Le doigt mouillé
Un petit geste qui m’invite à la goûter du bout des doigts
Pour palper l’effet de ses lèvres et leur maîtrise de succion,
Et de sa langue qui gravite autour du membre comme il se doit
Introduit pour tâter sa fièvre et son pouvoir de séduction.
Ma muse m’inspire et aspire toujours au meilleur de moi-même ;
Je sais qu’elle a ses exigences comme mouiller le bout de ma plume.
Et tout de suite mes mots transpirent d’une sueur dont les phonèmes
S’entremêlent avec diligence à rimer comme de coutume.
Mais si elle n’est pas satisfaite, j’appréhende alors sa morsure
Et comme elle a le goût du sang, elle compense à l’arme blanche.
Mais si elle reste stupéfaite, abasourdie d’une mort sûre,
Alors son cœur noctilucent m’éclairera tout un dimanche.Tableau de Sztuka Konsumpcyjna sur https:www.reponsesphoto.fractualitesphotographie-enfin-un-livre-de-fonds-12677.htmlamp .
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Les rituels
Préliminaires mammaires – l’orgasme YSARÅ
Merveilleuse offrande au baiser, le sein est l’appel de l’amour
Un souvenir pour le petit bébé qui a tété sa mère
Ou pour celui, inapaisé, qui n’a pas eu le sein glamour
Et le goût de son appétit sur le saint organe mammaire.
L’homme dépose son baiser comme il embrasserai Vénus
Et la nature l’a adapté aux lèvres, à la langue, à la bouche
Pour une succion embrasée rappelant celle due au phallus
Lorsque la femme a adopté le même geste qui embouche.
Chez elle, c’est le premier frisson ! Le baiser allume l’ÉTOILE.
L’action des lèvres prolongée irradie toute la membrane ;
Tous les chakras à l’unisson se connectent alors et dévoilent
Une onde en contre-plongée du pubis au sommet du crâne.
Les lèvres et les mains et les doigts qui caressent les mamelons,
La langue, les ongles et les dents qui s’acharnent sur les tétons
Déclenche alors, comme il se doit, une action sur le pantalon
D’où elle sent un flux obsédant lui reliant les trois boutons.
C’est comme un coït inversé : la bouche devient un vagin,
Le mamelon est un phallus, l’homme et la femme ainsi permutent.
Par la salive alors versée, par le goût d’un lait sauvagin
LYSÉON fait son stimulus, l’orgasme est dans son azimut.
Et c’est la montée d’YSARÅ, pareille à la montée de lait
Qui fait mal la première fois mais qui ensuite est un délice.
La jouissance coule à ras du téton où perle sans délai
L’onde du plaisir qui parfois vient lui inonder le calice.Tableaux de Gemini.
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Les rituels
Préliminaires mammaires – le ressenti

« Quand ta bouche s’approche, ma poitrine s’active ;
Mes seins deviennent deux langues aux papilles sensibles,
Tendues comme une faim qui attendent la salive,
Ouvertes comme deux fleurs au pollen indicible.
Tu ne touches pas la peau ; tu ouvres une mémoire.
Le téton se durcit, moi je deviens liquide.
Tes pincements sont des vers que je bois sans y croire
Que mes nerfs transmettent Ă mes ovaires timides.
Oui, mon clitoris t’appelle mais mes seins te supplient ;
Ils veulent être massés pendant que tu me plantes !
Ils veulent ressentir le mouvement accompli
Ce va-et-vient fendant mes deux pierres brûlantes.
Quand YSARA jaillit en m’ouvrant son abîme,
Mes mamelons lancent un feu lacté vers ton cœur.
Je sens le lait qui monte et j’exige l’intime
Succion sur ma poitrine comme on boit le bonheur ! »Tableau de Gemini.
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Les rituels
Préliminaires mammaires – le don

Sans vouloir t’exciter, j’ai voulu te baiser
Sur ton mamelon rond juste au-dessus du cœur
Et de l’autre côté afin de l’apaiser
Et le voir turgescent se dresser en vainqueur.
Sous le baiser tu mouilles mais le téton exige
Une succion plus forte, une caresse intime.
Plus je vais les palper et plus les deux s’érigent
D’une petite douleur, un petit cri infime.
Le vagin intervient, le clitoris commande
Tu écartes les cuisses et la vulve s’entrouvre.
Je pénètre et je vais et vient à ta demande
Mais voici que tes seins implore que je les découvre.
Alors en mĂŞme temps que le coĂŻt te berce,
Je te masse les seins et pince les tétons.
Ton plaisir accélère et ta vulve disperse
Ses contractions d’amour jusqu’au petit bouton.
Au moment de l’orgasme, ta poitrine est en feu
Les mamelons rougis sont organes de jouissance.
Quand YSARA te frappe les seins forment le vœu
De produire du lait pour ta succion intense.Tableau de Gemini.
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Les rituels
La Vague qui m’engloutit

Tu as plongé entre ma vulve, des grandes aux petites lèvres
Avec le masque de ton verbe qui m’a fait le vagin frĂ©mir.
Là , en ce moment je convulse et je sens monter cette fièvre
Qui vient chauffer ton membre acerbe, raide et dressé comme un menhir.
Tu m’as parlé avec ton gland, exposé à l’entrée du monde
Et moi j’ai ouvert le canal juste avant que ça recommence.
Soumise aux va-et-vient cinglants, il a fallu que je t’inonde
D’un fort tsunami vaginal pour y mélanger ta semence.
Mais par ton passage privé tu as accès aux cavités
Les plus secrètes de mon corps, grottes et galeries clandestines.
À mon ÉTOILE, tu es rivé comme bouée de suavité
Et tu te précipites encore vers mes étendues libertines.
Mais dans l’eau, je suis la plus forte et mes tourbillons insatiables
Et tu es soumis aux courants de mes orgasmes revendiqués.
Alors je t’emmène à la porte désormais si indissociable
De mes YSARA concourants à ma jouissance impliquée.Illustration de Gemini.
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Les rituels
Laureline Ă la plage – 2

Dans le crépuscule liquide du SANCTUAIRE de Laureline,
J’ai découvert l’étroit chenal qui conduit direct aux fantasmes.
Lorsque m’a pris l’envie languide de m’endormir sur la colline
Du Mont de Vénus vaginal secoué après son orgasme.
Elle m’attendait, nue sur la plage, pour une baignade mystique
Au milieu des vagues dorées de la mer de la volupté.
Avide de batifolage – son humeur caractéristique –
J’invitais ma belle adorée à caresser sa vénusté.
Juste des massages gracieux en suivant la carte du tendre
Et parfois plus en profondeur par ses ruelle traversières.
Quelques mouvements audacieux ne se seront pas fait attendre
Pour qu’apparaissent dans ses rondeurs les voies rapides des fessières.
Et dans cette mer souterraine, j’ai plongé dans l’eau virginale
Et j’ai retrouvé le rivage et Laureline l’esprit rebelle.
J’ai pénétré ma souveraine encore une fois par le chenal
Et cette baignade sauvage m’a ramené près de ma belle.
Depuis je plonge dans Laureline et j’émerge avec Laureline
Boucle infinie ou trou de ver ? Avec elle aucune certitude !
Et ma conscience masculine devant l’énigme sibylline
A finalement découvert qu’elle était ma vicissitude.Tableau de Max Middleton.
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Branchée l’es-tu ?

Es-tu bien connecté.e au monde, toi qui te dis ultra-moderne
Avec tous les fils Ă la patte qui te relient Ă tes serveurs ?
Es-tu noté.e à la seconde, voire pendu.e à la lanterne,
Selon le mode dont tu épates tes « followers » avec ferveur.
Abondance d’information ne tue pas sinon les passants
Qui, l’œil rivé sur leur écran, n’ont pas vu venir ta voiture
Dont l’aide à la navigation cherche le coup de cœur fracassant
Pour mieux te remonter Ă cran tout au long de ton aventure.
Un jour tu es déconnecté.e pour incompatibilité ;
Ton matériel est périmé ou hors de toute garantie.
Tout aura été collecté de tes disponibilités
Et tu ne pourras t’arrimer que vers un destin pressenti…Illustration de Rain Szeto sur https:www.thisiscolossal.com202403rain-szeto-ink-illustrations .
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Concerto pour un derrière

Que ceux qui prennent leurs bains de boue et qui jouent du piano debout
Me jettent la première pierre du moment que je suis derrière.
Mais supposons que ce derrière puisse à son tour faire carrière,
Il faudra œuvrer des talons pour en jouer dans les salons.
Pour que la musique soit bonne et l’interprète nous étonne,
Il faudrait que soit convenu que celle-ci se mette nue
Devant l’instrument impassible face à son charme irrésistible ;
Un piano-Ă -queue mais puissant ou un piano droit jouissant.Tableau de Frank Snapp.
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Le regard harmonieux
Évidemment, si seulement deux yeux suffisent à voir le monde
Et saisir ses trois dimensions, la Nature a bien fait les choses.
Mais si je veux également avoir la vision plus profonde
Et voir toutes ses extensions, il faut qu’je me métamorphose.
Et croyez-moi si vous voulez mais un beau jour j’ai demandé
Un nouveau regard qui englobe tous les secrets de l’Univers.
Et j’ai connu dans la foulée qu’alors je pouvais commander
Toute la profondeur du globe de par mes rimes et par mes vers.Illustration de Shintaro kago.
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Baiser n’est pas jouer


Jouer avec son instrument du corps féminin si divin
Libère une douce musique qui devient fantasmagorique
Quand les âmes vibrent congrûment et que les cœurs se font devins
Tandis que l’esprit amnésique passe les séquelles catégoriques.
Lorsque le corps porte son fruit que la musicienne rejette,
Le partenaire et tout l’orchestre ne sont pas tous du même accord.
On interdit que soit détruit l’embryon de la suffragette
Qui risque de passer sous séquestre sa vie au péril de son corps.Tableaux de Claude Verlinde.
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Une perle pour l’Univers
À l’origine de l’Univers ? Un tout petit grain de poussière !
Mais il gêne tant le cosmos qu’il sécrète la Voie Lactée
Dont le lait produit mille vers qui l’entourent de bras de lumière
Jusqu’à ce que prenne l’osmose d’une galaxie réfractée.
Ainsi Dieu au commencement procrée une perle de vie
Enrobée d’anges dont la nacre devient énergie et matière.
Après cet ensemencement, ce Dieu s’apaise, il est ravi
Et le lendemain se consacre à l’humanité tout entière.
Toutes les civilisations qui se sont imposées sur Terre
N’ont pas l’air d’avoir reconnu cette mission dont elles disposent.
Sauf si leurs réalisations, même si elles s’avèrent délétères,
N’aillaient dans le sens inconnu du Plan Divin qu’Il nous impose.Tableau de Dana Lynne Andersen.
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Jardin d’une nuit éternelle
Ah, que mon âme se complaît en joignant ma propre âme-sœur
Lorsque mon côté féminin paraît un instant éphémère !
Enfin mon être est au complet comme au temps béni précurseur
Où je n’étais qu’ange bénin avant d’être enfant de ma mère.
Mais si choisir, c’est renoncer, quel déchirement fatidique
De perdre son autre moitié tant que durera l’existence !
Pour moi, la mort est annoncée comme la phase véridique
OĂą je suis Ă nouveau entier mais dans une autre consistance.
Par bonheur l’amour vient combler la faille d’où naît ce complexe
Et permet la reconnexion du yin et du yang dissociés.
L’homme et la femme rassemblés connaissent le plaisir du sexe
Et la joie de la conception par leurs chromosomes associés.Tableau de Yoann Lossel.
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Femmes-fleurs au printemps



Au printemps l’ivresse des fleurs fait basculer les romantiques
D’effervescentes phéromones que la nature distribue.
Et les jeunes filles en pleurs subissent l’effet aromatique
De leurs corps saturés d’hormones et de leurs nouveaux attributs.
Les yeux sont le reflet de l’âme et l’on y voit le temps qu’il fait
Dans leurs cœurs tantôt bien moroses ou tantôt tout émoustillés.
Dans ce regard passe la flamme de quelques désirs stupéfaits
Par des amours à l’eau de rose ou des promesses vite oubliées.
Mais les couleurs reviennent vite afin que l’âme s’en nourrisse
Et que leurs corps mettent en route le support d’un jardin fertile.
Bientôt répondront à l’invite les papillons vers la matrice
Aux nervosités en déroute pour un coup de trompe érectile.Tableaux de Maria Pace Wynters.
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Le sourire musclé



La théorie
Puisque l’amour, c’est la santé, commençons donc à attirer
En musclant nos zygomatiques pour plaire d’un air de vainqueur
Sur un visage innocenté par un vrai sourire soutiré
Au réseau des nerfs sympathiques puisé dans la source du cœur !
La pratique
Une fois que c’est bien compris, oublions notre théorie
Et démontrons-en la pratique avec un peu d’entraînement !
Coupons le canal de l’esprit qui viendra a posteriori
Et laissons le cœur empathique diriger nos enchaînements.
La réalité
Puisqu’il faut se jeter à l’eau, ne craignons pas le ridicule ;
Un sourire communicatif, se répand comme traînée de poudre !
Tel le soleil dans son halo, crevons de notre denticule
Notre embarras limitatif et gagnons-y un coup de foudre !Tableaux de Lisa Aisato sur https:www.boredpanda.comsurreal-illustrations-lisa-aisato?media_id=3057426&utm_source=pinterest&utm_medium=social&utm_campaign=organic .
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Les coings
Au printemps, rivières et ruisseaux se répandent des eaux de pluies
Dans les jardins et les vergers pour que les cognassiers fleurissent.
En automne, les arbrisseaux lorsque tombent les premiers fruits,
Sont récoltés et hébergés dans les caves afin qu’ils mûrissent.
Mais comme châtaignes et olives, le procédé est exigeant
Qui enlèvera l’âpreté du coing qui pousse sur les arbres.
Afin qu’ils plaisent à vos convives, cuisinez les fruits astringent
En une compote apprêtée qui ne les laissera pas de marbre.
Pâtes de fruits, pâtes de coings, compotes, gelées, confitures
Ont agrémenté ma jeunesse de souvenirs voluptueux.
Je conserve toujours dans un coin en eau-de-vie cette mixture
Qui me rappelle mon droit d’aînesse sur l’héritage spiritueux.Tableau de Fabienne Barbier
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Paris sous Seine
Au pied de la Dame de Fer, dans le Champ-de-Mars sous la Seine,
L’Orient-Express transatlantique vous emporte au fond des abysses.
Et moi, dans l’humide atmosphère où baigne le bois de Vincennes,
Je m’enivre des authentiques herbes infusées de cannabis.
La locomotive entre en gare de Notre-Dame-sous-Paris
Où quelques poissons mécontents s’enfuient au fond des océans.
Alors je cherche du regard celle avec qui je m’apparie ;
La sirène de Ménilmontant qui m’épouse aujourd’hui céans.Tableau de Michael Raaflaub.
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Sur les toits de Paris
À six cents mètres de la Tour, comme une trotteuse affolée,
Une fille courait sur les toits pour échapper au temps qui passe.
Pas un témoin aux alentours. Dommage, elle aurait raffolé
D’avoir un compagnon courtois pour lui murmurer à voix basse :
« Allons-nous asseoir sur le zinc comme deux beaux chats de gouttière
Qui sauteraient de chiens-assis et de lucarnes en belvédères !
Aimons-nous à toute berzingue, à genoux sur les tabatières,
Sur les charpentes et les châssis des toits du Paris légendaire ! »Illustration de Jean-Pierre Gibrat.
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Evidences
Les chaises ont quatre pieds, c’est pour poser par terre (Boileau).
Les femmes ont quatre membres, pour s’envoyer en l’air.
Les filles, comme il leur sied, cachent bien des mystères ;
Les femmes, dans leur chambre, savent comment nous plaire.Illustration de Lou Shabner.
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La fugue de Cherch’Midi


De son balcon, Cherche-Midi observait les canards sauvages
Et les promeneurs qu’accompagnent leurs compagnons de race canine.
Toujours est-il, c’est c’ qu’on s’est dit, qu’il a dû plier ses bagages
Puis, s’est enfui dans la montagne à la recherche d’ ses origines.Illustration de Philippe Geluck.
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Trois petits cochons
En Suisse, les petits cochons, qui en ont dans le cabochon,
Se font refaire, quel délire, le corps en forme de tirelire.
Mais quand ils deviennent verrat, ils connaissent un destin ingrat
Et quittent le jardin d’Eden pour l’enfer Delikatessen.
Tandis que des belles cochonnes mènent une vie de patachonnes,
Les vieilles truies dans les Grisons, finissent leur vie en prison.
Et les gorets au sacrifice se transforment en chair Ă saucisse
Car, pour la plupart des gens bons, on les aime surtout en jambon.L’homme et le porc sont omnivores mais l’homme a une longueur d’avance.
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Le bain de minuit
Que j’aime voir l’ombre bleutée sous la lune bleue de la nuit
Caresser tes seins de déesse et flatter ton mont de Vénus !
Sous les grands arbres souffletés, prenons notre bain de minuit,
D’un vent d’amour et de tendresse mêlé de frissons en bonus.Tableau de Viktoria Prischedko.
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Le cancer en route
Prévoyant comme il se doit, le cancer a rassemblé
Toutes les personnalités qu’il devra représenter.
Il accepte qu’on le rudoie mais ne veut pas ressembler
À cette banalité dont on l’a tant plaisanté.
Il transporte la Prudence, mère de la Sûreté,
Avec sa sœur la Justice et son frère le Courage.
Mais la cousine Impudence n’a pas été consultée ;
Pour qu’un jour on aboutisse, il faut un bon entourage !Tableau Christine Chauloux.
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Mais que fait le cancer ?
Le cancer, souvent dans la lune, a du mal à se réveiller ;
Le gémeau, une fois de plus, devra le rappeler à l’ordre.
« Allons, debout tu n’as aucune excuse à tant t’ensommeiller !
J’ai fait mon temps, je suis perclus et j’ai eu du fil à retordre ! »Tableau Michael Cheval.
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Elle s’appelait « Lumière »
Je ne connaissais pas son nom alors je l’appelais « Lumière »
Car elle brillait comme un diamant lorsqu’elle se déshabillait.
Ensemble nous nous passionnions à iriser dans la chaumière
Les sentiments que deux amants, toutes les nuits, éparpillaient.Tableau Anna Razumovskaya.
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L’offrande de l’univers
J’ai demandé à l’univers quelques étoiles et un soleil
Pour mettre au cœur de ma suissesse une lumière fort opportune.
Il m’a offert pour nos hivers, un garçon couleur de merveille,
Pour nos étés, une princesse qui nous a décroché la lune.Tableau Emily Winfield Martin.
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La marque du temps
Telle est la marque indélébile que la vie fixe sur ton corps
Et que verra ton entourage comme une marque de fabrique.
Gageons que le temps immobile signe de son plus bel accord
Tout ce qui montre ton courage qui, partout sur ta peau, s’imbrique.Tableau Catrin Weltz-Stein.
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Ombre et lumière
L’amour vient Ă©clairer ce que l’indiffĂ©rence
Dissimule dans l’ombre et ne veut dévoiler.
Laissez-moi déclarer toute ma différence
Pour émerger du nombre comme un phare étoilé.
Que l’amour m’offre au cœur, toutes ses références
Que je découvrirai sur ton corps dévoilé
Je crierais sans rigueur toute ma déférence
Mais ma voix risquerait d’en être un peu voilée.Déférence : considération respectueuse.
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Café velouté
Lorsqu’elle est arrivée en robe de café,
J’ai bu avec les yeux ses petits grains balourds.
Je ne me suis pas privé enfin de dégrafer
En un geste soyeux sa tenue de velours.
Si chaude et veloutée, m’a tenu éveillé
Toute la nuit durant entre ses bras brûlants.
Je n’en ai point douté, elle m’a émerveillé,
Elle est mon carburant, mon meilleur stimulant.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La morsure du sein sûr

Comme je crains la censure, c’est mon devoir d’habiller
Toutes les envies Ă loisir que je pourrais fantasmer.
L’attente de la morsure saura mieux déshabiller
Ces seins gorgés de plaisir aux désirs de ma mousmé.Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.
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L’arĂ´me du chemin
Ma mie, longtemps je t’ai cherchée parmi les jeunes filles en fleurs
Mais il y avait trop de chemins qui menaient mes désirs à Rome.
Ma dulcinĂ©e s’Ă©tait perchĂ©e parmi les rires et les pleurs
Des montagnes aux lendemains qui enchantent le cĹ“ur des hommes.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’Ă®le nue
Qui se souvient de l’Ă®le nue et ses paysages enchanteurs
Mais où la vie était très rude à transporter l’eau de la vie ?
J’étais encore un ingénu mais le souvenir tourmenteur
A longtemps blessĂ© mon cĹ“ur prude par ce court-mĂ©trage en lavis.L’île nue est un film rĂ©alisĂ© par Kaneto ShindĂ´ sur la rude et dramatique vie d’une famille de paysans sur un ilot de la mer intĂ©rieure du Japon dont le sort est liĂ© Ă la raretĂ© de l’eau.
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Si c’Ă©tait l’automne
Si nous étions en automne, je t’emmènerais marcher
Dans les forêts empourprées de beaux tapis de velours.
Mais ce printemps monotone nous fait plutĂ´t rechercher
De jolies couettes diaprĂ©es pour s’y consumer d’amour.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La page blanche
Quand l’encre ne coule plus, quand mes rêves sont en panne,
Je déchire mon papier et je m’empoigne un bon livre.
Quand un chapitre m’a plu, mon cœur carbure au propane,
Je m’assoie sur mon trĂ©pied et mes songes se dĂ©livrent.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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LĂ , je dors
Puisqu’aujourd’hui c’est dimanche, que j’ai encore vingt ans
Et que je n’ai rien Ă faire pour mĂ©riter l’âge d’or,
Je vais rĂŞver sous les branches dans ce matin de printemps ;
En ce jour d’anniversaire, je me couche et lĂ , je dors.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le pot de l’escargot
Je te paye un pot, dit un escargot,
Allons écluser quelques verres ensemble !
C’est bien à propos convié en argot,
Laissons infuser ce que bon nous semble !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Que la femme soit nue !

Quand vous entendrez sonner l’onzième coup de l’horloge,
Je vous en prie, revĂŞtez votre plus tendre costume.
Laissez vos seins rayonner quand vous atteindrez ma loge
Pour m’offrir à satiété l’amour comme de coutume.Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.
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L’emprise de l’élixir d’azur
Comme un zeste d’orange sur un cocktail d’azur
Trempé de curaçao et frappé d’une brise,
Cet élixir étrange qui baigne les masures
Et danser les vaisseaux me tient sous son emprise.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Noyé dans le vert
Tout est noyé dans le vert
Aux quatre coins de la Terre !
Tous les boutons sont ouverts !
Tous les dĂ©sirs sont offerts !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Venise endormie
Quand la nuit est tombée sur Venise endormie,
Les gondoles en silence se rassemblent ainsi :
Afin de raconter leurs plus beaux souvenirs,
Leurs plus belles images et les joies Ă venir.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La porte au fond du jardin
Tout au fond du jardin il y a une porte…
On a perdu la clef avec les feuilles mortes…
Ne la cherchez pas, voyez : le vent me l’apporte !
De quoi aurai-je peur ? Après tout, que m’importe ?Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La femme des salières
Elle est belle, elle est fière, la femme des salières !
Elle remplit du soleil dans son sac Ă merveilles,
Les pieds dans la poussière, la tête à la lumière !
Elle met du rĂ©veil dans les cĹ“urs en sommeil !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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De si belles histoires
J’aime te raconter ces si belles histoires.
Toi, bien emmitouflée, devant ta cheminée.
Moi, un verre Ă la main et mon plus vieux grimoire.
Pour passer des soirĂ©es toutes parcheminĂ©es.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Quand je pars en voyage
Quand je pars en voyage, je prends mon parapluie.
J’aime avoir pour bagage juste ce vieil ami ;
Il pare de l’orage et des intempĂ©ries
Par devant les bocages au-devant des ennuis.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les oies sauvages – 1
Regardez-les nager, les oiseaux de passage !
Regardez-les voler, toutes ces oies sauvages !
Ils n’ont pas de patrie, pour toujours ils voyagent !
Ils n’ont pas de besoin, eux, rendez-leur hommage !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les joueurs
Dans le jeu de la vie, les pièces se décalent.
La tour est menaçante et le cheval détale.
Le joueur avisé consulte la kabbale.
Afin de se sortir d’un terrible dĂ©dale.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les marionnettes
As-tu vu, mon amie, si mes marionnettes
Sont animées ce soir de belles intentions ?
Je voulais leur apprendre un ballet pour ta fĂŞte
Pour apaiser ton cĹ“ur et mĂ»rir tes passions.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Dans la nature secrète
C’est dans la nature secrète
Que les elfes et les fĂ©es s’apprĂŞtent
Ă€ accompagner la nature,
Ă€ sortir les pots de peinture,
À faire péter les bourgeons,
Ă€ faire sortir les bourdons !
Le printemps réveille la Terre
Et l’amour se rĂ©pand dans l’air …Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les sables du temps
Quand les sables du temps s’Ă©coulent lentement,
Je regarde au-delĂ de cet horizon blanc
OĂą brille un soleil pur qui me renvoie l’image
De ce que j’obtiendrai par mon apprentissage.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.