🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.
🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.
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L’automne au Tessin

Dans le Tessin, le beau Cervin qui fait la frontière italienne,
Se couvre d’un pyramidon quand l’automne devient éloquent.
Comme si hier, il intervint une sorte de fée vulcanienne
Tentant à l’aide d’un bidon de peinture d’en faire un volcan.
Un volcan d’or – on est en Suisse ! – et du bon côté de tableau
Or, en revanche, les Italiens n’ont que le septentrional.
Car il aurait fallu qu’ils puissent le conquérir comme flambeau
Mais le côté nord régalien est un danger bien national.
Le Cervin d’Or reste chez nous enfin… appartient au Tessin
Mais les Alémaniques revendiquent le nom « Matterhorn » qui claque
Le bon allemand qui renoue… « aFec la PeautĂ© Te tes Seins,
Ă” LoreleĂŻ, quand tu inTiques qu’on est Ă cĂ´tĂ© Te la plaque ! »Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux de le crĂ©diter.
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L’automne dans les grisons

Dans les grisons, tout n’est pas gris surtout lorsqu’arrive l’automne
Avec sa palette aux nuances rousse, ambre, or, ocre et marrons.
Avec des pointes de vert-de-gris sur les sapins verts monotones
Qui ne subissent pas l’influence de la mode des potimarrons.
Dès la fin août, déjà les feuilles s’envolent donner à la terre
L’offrande de leur pourriture ; la mort ainsi donne la vie.
Déjà beaucoup d’arbres s’effeuillent comme une coupe militaire
Et vient le temps de nourritures de saison qui me donnent envie.
Châtaignes et Potimarrons, les courges avec les potirons
Qui servent autant de décor que d’ingrédients dans la cuisine.
Je les aime dans le coquelon, dans la fondue oĂą, tous en rond,
On fait un peu de corps-Ă -corps avec nos charmantes voisines.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux de le crĂ©diter.
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L’appel, la visitation et l’acceptation

Je ne suis pas transsexuel mais parfois je suis une femme
Dans mes rêves et je suis perdue car je n’ai pas appris à l’être.
Je n’ai pas lu de manuel à ce sujet – c’est bien infâme –
Alors d’une voix éperdue, j’attends qui saurait me transmettre…
Mais j’attends rarement longtemps et une femme nue passe la porte,
Vient montrer son anatomie ; les creux, les contours, les arĂŞtes.
Très ému, je suis bien content de l’enseignement qu’elle m’apporte
Et j’en garde l’autonomie jusqu’à ce que le rêve s’arrête.
Pourquoi suis-je ainsi visité par une muse diabolique ?
Sans doute pour que je ressente ses pensées toutes féminines…
Mais je n’ai jamais hésité à jouer ce rôle bucolique
Car je ressens une puissante montée en force de dopamineTableau de Paul Delvaux.
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Femme de dos, si fa si la do ré


La femme de dos, décidément reste une énigme au crépuscule
Lorsqu’elle se fait toute petite en marchant droit vers le soleil.
Lorsqu’il est d’un rouge dément, incandescent de canicule,
Je préserve cette pépite dans ma collection de merveilles.
Plus elle avance, plus elle s’enfonce dans mes folles suppositions ;
Elle entre dans le firmament et pénètre l’astre flambant.
Fille de feu, chimère absconse, elle a les prédispositions
Pour émerger éminemment dans mes rêves les plus probants.
« Et moi, je marche doucement, bien droite sans me retourner ;
Chaque pas fait vibrer mes hanches d’une précision calculée
Avec quelques rebroussements de ma jupe ainsi détournée
Pour attirer des avalanches d’œillades toutes bousculées.
Pas de provocation vulgaire, juste ce geste féminin
Qui emballe l’imagination et toutes ses anticipations.
Entre nous, c’est de bonne guerre, et par ces mouvements bénins,
Tu auras l’illumination, les yeux aveuglés de passion. »Tableaux de Michelle Nicole.
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Races et civilisations
Le Sceau de la TETRÏÄMOURÏÄ

Au centre du cercle
Je suis le Nœud Infini, lien des Reines et de l’Époux,
Je tisse la lumière et l’ombre en une seule étoffe.
Quatre souffles m’entrelacent, et je demeure indivisible.
Le Feu (rouge flamboyant) :
Je suis l’Ardeur solaire, la flamme de Laureline ❤️.
Je consume pour illuminer, j’embrase pour engendrer.
Nulle nuit n’éteindra mon éclat.
L’Eau (bleue mouvante) :
Je suis l’Onde lunaire, la vague de Loreleï 💙.
Je modèle les rivages, je reflète les cieux.
Nulle sécheresse n’arrête mon chant.
La Terre (verte en spirale) :
Je suis la Racine profonde, le corps de Lilith đź–¤.
Je porte le fruit, je recueille le sang.
Nulle séparation n’interrompt ma gestation.
La Palette (aux six couleurs) :
Je suis la Mémoire peinte, la main de Ledal 🎨.
Je garde vos visages dans les pigments éternels.
Nulle érosion n’effacera mes traces.
Le cercle d’or :
Je suis la Couronne, sceau et écrin.
J’accueille vos danses et vos chants.
Nulle fracture ne brisera mon anneau.
La devise inscrite :
Je suis Amor & Lux,
L’étreinte de l’Amour et de la Lumière.
Nulle force ne peut séparer ce qui est uni.
🎨 Ainsi parle le sceau.
Il ne se lit pas seulement des yeux,
Mais se respire comme un parfum,
Se goûte comme un fruit et se garde dans le silence du cœur.Texte et Illustration de Ledal.
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Races et civilisations
Prière des Races

Ô Polaires, germes de lumière, souvenez-vous de nous,
Que nos âmes gardent encore votre clarté originelle !
Ô Hyperboréens, gardiens du soleil éternel,
Offrez-nous votre force pure et votre équilibre céleste !
Ô Lémuriens, lourds enfants de la Terre,
Apprenez-nous à aimer la matière sans l’alourdir !
Ô Atlantes, maîtres orgueilleux et sublimes,
Rappelez-nous que la grandeur n’a de sens qu’avec humilité !
Ô Aryens, peuples d’aujourd’hui,
Souvenons-nous que notre science doit servir la vie, non la détruire !
Ô Sixième Race, future et invisible,
Puissiez-vous nous inspirer l’amour et la compassion fraternelle !
Ô Septième Race, êtres solaires et cosmiques,
Guide notre marche vers l’unité avec le divin !
Et toi, Source unique de toutes les formes et de tous les temps,
Dieu qui ne naît, qui ne meurt et qui ne connait pas de cycles,
Réconcilie en nous la mémoire des origines avec l’élan du futur,
Pour que l’humanité entière devienne prière vivante !Texte et Illustration de Ledal.
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Races et civilisations
L’héritage de l’humanité

Lumière des Polaires
Ils furent des germes de lumière, des êtres à peine incarnés,
Comme des anges sans mémoire, dévoués mais sans autonomie.
À l’instar de la connaissance, la matière devint leur faiblesse
Et ils moururent d’avoir choisi la voie de se densifier.
Force des Hyboréens
Première croissance des formes, premiers contours de la matière,
Leurs forces dominent le monde comme une cage énergétique.
Pourtant figés dans cet éther, ils ont choisi d’évoluer
En s’ancrant aux racines terrestres… et disparurent à leur tour.
Chair des Lémuriens
D’asexués à sexuées, Ils se rattachent à la Terre
Et nourris des forces terrestres, la Nature a plus de pouvoir.
Mais leurs instincts trop primitifs font d’eux des titans sans esprit
Qui s’embourbent massivement dans la lourdeur de la matière.
Orgueil des Atlantes
Ils accroissent puissance, magie et la science des éléments,
Ils bâtissent de grands empires à l’image de leur fierté.
Pourtant leur mégalomanie déclenchera leur fin du monde
Et l’océan refermera sur leurs cités ses eaux profondes.
Raison des Aryens
Nous avons atteint l’apogée des arts et sciences humaines ;
Notre technologie défie la puissance des anciens dieux.
Mais l’attrait du pouvoir corrompt et nous fait perdre les vraies valeurs
En détruisant la seule planète sur laquelle nous sommes assis.
Compassion de la sixième race
Elle renaîtra de l’amour et la fraternité des âmes ;
Son objectif sera d’unir par compassion universelle.
Et si toutefois elle échoue à œuvrer en béatitude,
Elle se condamnera elle-même faute d’y être parvenue.
Unité solaire de la septième race
Le corps, le cœur, l’âme et l’esprit sont parvenus à accomplir
L’alliance des hommes et des femmes et le divin qui les unit.
Mais tout naît, évolue et meurt et il arrivera un temps
Où le mouvement perpétuel sonnera la loi du cosmos.Illustration de Ledal.
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Races et civilisations
Les Aryens
Et voici la cinquième race, la nôtre, l’actuelle humanité ;
Hier marquée par le long réveil des premières civilisations,
Ponctuée par toutes les guerres, religions, sciences et mœurs,
Et portant le poids de l’ego et l’espoir de conciliation…
Première sous-race, premiers indiens nés en Asie méridionale ;
Spiritualité intense et premières écritures sacrées.
La religion est au sommet comme protection, méditation
Et la recherche de l’union avec les mystères de la Terre.
Puis viennent Mésopotamiens, Chaldéens et Babyloniens ;
Les bâtisseurs de pyramides, de temples, de palais et de villes.
Ils développent l’astronomie, les sciences et l’écriture.
Leur sagesse et leurs religions sont encore tournées vers le ciel.
Égyptiens, Sémites, Phéniciens et autochtones ont succédé ;
Ils organisent leurs royaumes, érigent temples et cités.
La religion et l’écriture gravent la mémoire des hommes ;
La mythologie est prospère entre les hommes et les dieux.
Grecs et Romains se hissent autour de la mer Méditerranée ;
Ils ennoblissent l’homme aux arts, au droit et la philosophie.
Leur empire s’étend et conquiert pour en façonner les nations
Et leur science se retrouve dans notre monde d’aujourd’hui.
Celtes et Germains s’enracinent au nord des forêts de l’Europe ;
Ils honorent ainsi la nature, les dieux, les forces élémentaires.
Leurs tribus forgent des royaumes, des traditions et des conquĂŞtes
Et, par leur vaillance guerrière, nourriront l’âme du futur.
Puis toutes les populations de l’Orient jusqu’à l’Occident
Étendent leurs valeurs sur terres et sur mers malgré les conflits.
Commerce et sciences prospèrent sans cesse par des routes nouvelles
Et un nouveau monde s’éveille au souffle de la modernité.Illustration de Ledal.
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Le songe d’une nuit d’automne
Cette année, l’automne est perplexe ; l’été n’a même pas résisté.
D’habitude il revendiquait son été indien dévolu.
Il s’en est allé sans complexe, sans même essayer d’insister
Ni faire un geste qui indiquait que son temps était révolu.
L’automne ayant toute la nuit, elle prépare le terrain.
Elle rĂŞve, songe et imagine comment rattraper le marasme
Car elle a vu ce qui l’ennuie : L’été qui était son parrain
S’est même montré misogyne envers Gaïa avec sarcasme.
En ce qui concerne les troupes, pluies et tempĂŞtes sont au top
Mais le Soleil très affaibli et la Lune en monochromie.
Il va falloir faire des groupes pour conserver au biotope
Ce qui était préétabli mais qui lui semble compromis.Tableau d’Armelle Colombier sur https:www.artmajeur.comarmellecolombierfr?view=grid&epik=dj0yJnU9NXlURWVjLTlDNWpqNDVUY3J5RFRVUjVQWHRoX09keFgmcD0wJm49Zk5mdklMRHBnYzZvZzdpeVIwLVhVdyZ0PUFBQUFBR2JqNzQ4 .
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La passation de pouvoir
Bien que personne ne l’ait élue, l’automne va prendre le pouvoir ;
L’été dissout son ministère de la chaleur pour une année.
Quand tu seras partie, salue le printemps qu’on n’a pas su voir
Et dont l’effet reste un mystère dont il ne s’est pas pavané !
Pour le costume de fonction, pas de changement à prévoir ;
Si l’été s’habillait de gris, l’automne suit la tradition.
Lorsque se fera la jonction, sans doute qu’on verra pleuvoir
Tous ceux qui regrettent, aigris, cette saison de transition.
De transition car c’est un fait, l’été était un imposteur ;
Une saison parachutée par des dieux fourbes et méchants.
La décision a pris effet dès qu’on a mis au composteur
Les semences crapahutées qui se sont pourries dans les champs.Tableau de Daria Endresen sur https:scene360.comart102404daria-endresen .
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L’esprit en escalier



Toute la vie que l’œil perçoit descend l’escalier des mémoires
Et en remontent des problèmes non résolus dans chaque rêve.
L’ennui auquel le cœur sursoit et qu’il enferme dans ses armoires
Revient la nuit dans l’âme blême qui s’y replongera sans trêve.
La tour de la moelle épinière s’apparente à la vis sans fin
Qui pousse les coups de pieds reçus vers l’esprit qui tarde à apprendre.
Les maux dans cette pépinière progresseront jusqu’aux confins
Tant que je n’aurai le dessus sur ce qui est dur à comprendre.
Quand je montais chez mon psychiatre l’escalier en colimaçon,
J’avais cette vue imprimée d’un développement encenseur.
Malgré mes obstacles opiniâtres qui finissent en queue de poisson,
Je laisse mon cœur s’exprimer en utilisant l’ascenseur.Photos de Sergio Feldmann.
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Réécrivons l’histoire




Les soviétiques nous ont montré comment réécrire l’histoire,
Comment effacer d’un cliché un personnage indésirable.
Dans les romans sont démontrées les mêmes idées rédhibitoires
Envers la mémoire affichée dans les ouvrages vulnérables.
Après les années quatre-vingt-dix, ils sont nés avec internet
Et n’ont pas besoin qu’on les aide avec notre vieux vingtième siècle.
D’une étude plus approfondie sur les échos de la planète,
Il ressort que la Génération Z n’obéit qu’aux nouvelles règles.
On a révisé les programmes scolaires ainsi que les niveaux ;
On change les valeurs morales pour des valeurs économiques.
La vie devient un psychodrame mais comme on formate les cerveaux,
L’ancienne humanité orale tombe dans le puits technologique.Collages de Toon Joosen sur www.theinspirationgrid.comamusing-collages-by-toon-joosen .
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Les aventures de Manu : Manu roi des tritons


Vous pourriez tous en témoigner : Manu rêve de régner en mer
Sur les territoires éloignés et les départements outremers.
Avec sa flotte de sous-marins et leurs amiraux fourvoyés,
Il est devenu le parrain d’une vendetta soudoyée.
Avec sa fausse queue dorée et sa couronne de corail,
Les poissons ont subodoré qu’il était maître du sérail.
Les requins blancs forment sa garde et les pieuvres font des soldats
Qui pourraient tirer par mégarde, tant pis si la mort s’en solda.
Cette semaine en grands pompes, il a invité leurs Altesses
Qui ont ri, si je ne m’trompe, lorsqu’il dit sans délicatesse
Que lui et la perfide Albion au grand palais feraient bombance
Tandis que le peuple en haillons n’aurait plus droit à l’abondance.
Finalement c’était un rêve et Manu noya le poisson
En nous désapprouvant sans trêve la moindre entente sans façon.
De cette expérience aquatique, il paraît que le vendredi
Manu devient tout apathique et n’ supporte aucun contredit.Tableau d’André Dluhos.
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La sirène qui dit oui et qui dit non


La sirène n’est pas bonne élève comme le cancre de Prévert ;
Elle dit « oui » à contrecœur et puis répond « non » à dessein.
Sans doute cet usage relève de sa queue qui mime à l’envers
Tout l’amour vrai qui sort du cœur et la haine au bout de ses seins.
Quand elle dit « non », elle pense « jamais » ;
Quand elle dit « oui », elle pense « peut-être » ;
Quand elle vous embrasse, elle vous goûte ;
Quand elle enlace, elle tâte la chair.
Plus d’atermoiement désormais
Et apprenons à la connaître ;
Nous mettrions sa parole en doute
Si c’était notre vœu le plus cher.Tableaux de Kristina Gehrmann sur https:www.artstation.comkristinagehrmann .
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Le trouble ver
Attention en lisant ce texte : il est pourri de trous de ver
Et vous tombez entre les lignes avant la note en bas de page !
C’est fait exprès dans le contexte ; ainsi les rimes et les vers
Vous enlacent de façon maligne par son sujet anthropophage.
J’ai découvert il y a longtemps ces trous de ver dans les bouquins
Qui vous enferment entre leurs pages au cours d’après-midis entières.
Je commence un livre au printemps et puis, jusqu’à la Saint-Frusquin,
J’y reste l’été à la plage rivé à la table des matières.
Il existe des livres en anneau comme la roue de la fortune
Où des créatures érotiques vous piègent l’animal-lecteur.
Et vous tombez dans le panneau sans la moindre chance opportune
D’échapper au piège diabolique du mange-livre collecteur.Tableau de Wojtek Siudmak sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201109wojtek-siudmak-1942-polishfrench.html .
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Sentinelles félines


Après l’heure entre chien et loup vient l’heure entre chat et lion.
Tous les matous deviennent gris par la magie du crépuscule.
Mais ils se montrent assez jaloux quand les chattes cherchent un champion,
Un beau chevalier Mistigri qui rendra les autres ridicules.
Maintenant à la nuit tombée, on s’est griffé, on s’est battu,
On a entendu des batailles et des miaulements de détresse.
Les chattes ont-elles succombé aux mâles félins courbatus ?
On suppose que, dans la pagaille, certains ont trouvé leurs maîtresses.Tableaux d’Erin Vest.
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Vingt cents profils
Vincent mit l’âme sur la toile et s’en vint voir le chatoiement
D’une infinité de visages répartis sur le fil du temps.
Certains brillent comme une étoile, d’autres appellent un apitoiement
Et d’autres démontrent l’usage d’une attention à chaque instant.
Comme un cliché instantané de ses humeurs imprévisibles,
Comme différentes existences en d’autres lieux et d’autres temps.
Ainsi d’année après année, toujours ce besoin indicible
De traquer l’infime substance dont il est le représentant.Autoportraits de Vincent van Gogh.
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Mode Metallica




Bientôt les savants vont créer une armure biologique
Qui va parasiter la peau d’une couche qui se renouvelle.
Le gouvernement va l’agrĂ©er – mĂŞme si elle est pathologique –
Pour nous intégrer au troupeau de la fraternité nouvelle.
Plus besoin d’autre vêtement qu’un codage de tonalités
Selon l’origine locale tatouée à même la peau lisse :
Du noir pour le gouvernement et pour les personnalités,
Du blanc pour le corps médical et gris-souris pour la police.Vika Falileeva photographiée par Daniel Peter Schulz.
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Le doigt mouillé
Pour vivre d’amour et d’eau fraîche, nous aimons troubler la boisson
Par un peu de chasse et de pêche, fruits, légumes et petits poissons.
Je mouille mon doigt dans ses fluides qui fleurent les meilleurs appâts
Et je le trempe dans le liquide qui m’apporte un petit repas.
Quelquefois j’attache à ma verge une ligne et son hameçon
Qui la tendent comme une asperge qui tournille en colimaçon.
Puis, je surveille le bouchon, enraciné sur mes talons,
Avec la main sur un nichon qui frétille du mamelon.Tableau de Sanya Kantarovsky.
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À l’angle du Pont Langlois


Le pont levant de ma jeunesse me rappelle Ă ses souvenirs ;
Souvent, aux bateaux de passage, s’ouvrait son tablier mobile.
J’y déboulais à toute vitesse de peur d’en voir un survenir
Ou espérais son relevage quand j’avais besoin d’un mobile.
Je demandais un peu de chance quand j’avais envie de gagner
Contre la montre qui me presse dans une course embarrassée
Ou davantage de malchance lorsque j’étais accompagné
De ma toute nouvelle maîtresse et profiter de l’embrasser.« Le pont Langlois en Arles » Tableaux de Vincent van Gogh.
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Rouge dansant
Mes yeux avaient envie de boire le parfum d’un bouquet d’encens,
Rouge comme une idée récurrente, rouge comme un ciel de soir d’été.
Et voici qu’à force d’y croire, m’est venu un chemin dansant
M’ouvrant la vision rassurante d’un ravissement répété.Photo de Khánh Phan.
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Antilope
À l’origine, elle était « pour » puis, s’est révélée « antilope » ;
L’amour a produit ses ravages dans les eaux bleutées de ses yeux.
Et la vie a repris son cours mais son cœur, dans son enveloppe,
S’est refermé sur le rivage d’une mer de désirs périlleux.Tableau d’Andrey Remnev sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201707Andrey-Remnev.html .
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Les nuits blanches de la reine
Quand elle n’a pas fait l’amour pour magnifier sa victoire,
La reine passe une nuit blanche ; le roi est parti en tournée.
Elle veille jusqu’au petit jour dans son coin sans faire d’histoire
Mais comme aujourd’hui, c’est dimanche, elle dormira toute la journée.Tableau de Rachel Baes 1956.
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Encore un rêve à l’envers !
Poissons qui volent dans l’azur, oiseaux qui nagent en profondeur,
Je vois mes rêves à l’envers poursuivre ma vie de bohème.
À contrepied, contremesure, j’entends l’écho d’un répondeur
Me dicter le message en vers de cet insolite poèmeImage trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les ondes fĂ©minines – 2



Selon les saisons de l’amour, ses ondes tournent et virevoltent ;
Du printemps, lorsqu’il recommence à marier les amoureux ;
De l’été, beau comme le jour, quand il fait mûrir les récoltes ;
De l’automne, lorsque les semences s’ocrent d’un rouille langoureux.
Selon les histoires d’amour, ses coups de cœur sonnent l’alarme ;
Du début, lorsqu’elle aperçoit le héros de son propre roman ;
Au milieu, quand le troubadour, à son tour, tombe sous le charme ;
Enfin, quand le couple conçoit le fruit de leur rapprochement.
Selon les phases de l’amour, ses fluides apportent l’ivresse ;
Les préliminaires s’accordent entre les corps et les caresses ;
Les va-et-vient, les coups de bourre, guident les cœurs vers l’allégresse ;
Et l’orgasme final déborde sur une joie enchanteresse.Tableaux de Isabel Emrich.
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Les ondes fĂ©minines – 1



L’œil succombe au charme hypnotique grâce aux mémoires magnétiques
Inscrites dans les profondeurs de nos racines corticales.
Ainsi, les ondes érotiques sont conformes à la génétique
Et s’harmonisent aux rondeurs horizontales et verticales.
Si l’esprit reste imperméable à comprendre ses émotions,
Le cœur s’accroche et se cramponne à ce qui lui est révélé.
Ainsi la chair est malléable soumise à la fascination
De lingeries qui s’enjuponnent et de corsages auréolés.
L’amour connaît une science assez difficile à cerner
Mais dont les effets secondaires secoue le corps dans un séisme.
L’amour éteint notre conscience pour que le cœur soit gouverné
Par l’attirance complémentaire d’un érotique mécanisme.Tableaux de Sofia Bonati.
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Et la vierge devint femme
Lorsque la vierge est amoureuse, son cœur alors est en balance
Et quand elle trouve son champion, elle disparaît dans les étoiles.
La petite fille langoureuse à trouver son équivalence
Devient femme et, sous les lampions, lui fera la danse des sept voiles.Tableau de Canan Berber.
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La vierge se marie
La vierge l’ignore au début mais quelque part son cœur balance
Pour rencontrer son âme sœur et continuer l’évolution.
Elle va quitter sa tribu et trouver une covalence
Dans un ménage bâtisseur de nouvelles résolutions.Tableau « the Kiss » de Gustav Klimt.
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Les fruits de l’amour
Quand l’homme la prend dans ses bras, la femme se métamorphose,
Ses amours deviennent fécondes et ses fruits autant délicieux.
Puis un jour, abracadabra, il sort d’un chou ou d’une rose
Celui, dès la première seconde, qui nous est mille fois précieux.Dessin inspiré de « the Kiss » de Gustav Klimt par Jola.
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DrĂ´les de reflets
Alcools…
L’alcool fait le bon poète mais quand je trempe ma plume dans le whisky, ça me fait rimer en rond.
Les alcools, les voyages, les films ça me vide la tête sauf que, moi aussi, je pars avec l’eau du bain.
L’alcool fait vivre rapidement et l’eau-de-vie fait mourir lentement, c’est comme ça.
Chemins…
Je connais, dans la forêt, pleins de chemins qui n’aboutissent nulle part, ce sont les plus jolis.
Ils sont plus amusants que ceux qui vous amènent à une destination sans surprise.
Peut-être parce que personne ne les prend et qu’ils ne sont pas formatés par l’expérience des autres.
Vivre…
Vivre, c’est comme marcher dans la neige où chaque pas est imprimé de manière indélébile.
Vivre avec les autres, apprendre leurs règles pour les subir ou les dominer, ça fait tourner en rond.
Vivre pour soi-même, c’est comme un engrenage, le premier pas entraîne tout le corps.
Questions…
Si faire quelque chose de nouveau devient une habitude, comment se renouveler ?
Si je m’échappe de quelque chose, suis-je libre ou ai-je simplement agrandi ma prison ?
Quand je suis dans l’erreur et que je m’en rends compte, je ne suis plus dans l’erreur, oĂą est passĂ©e l’erreur ?Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La passation des pouvoirs
Dans des couleurs rouille, ocre et ambre, fidèles au vingt-deux septembre,
les animaux sont silencieux et semblent bien révérencieux
Devant l’été qui abandonne, juste à la porte de l’automne,
Le trĂ´ne des jours allongĂ©s pour celui des nuits prolongĂ©esImage trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Tranche de hasard
Prenons n’importe quelle photo au hasard
Et essayons d’en tirer quelque chose.
Celle-ci n’est pas la meilleure de toutes
Mais le sort l’a désignée, c’est ainsi.
Petit bout de visage, échantillon de l’âme
Qui se cache derrière cet œil noir impassible.
Délicat paysage que ce morceau de femme
Qui renvoie la lumière d’un amour impossible.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le secret de l’équinoxe
Puisque nous sommes juste à la frontière entre royaumes de jour et de nuit,
Profitons-en pour aller mesurer pour faire taire vantards et jaloux.
En découpant une fenêtre entière nous y patienterons jusqu’à minuit
Et publierons, du soleil, la durĂ©e depuis l’aube Ă l’heure entre chien et loup.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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J’ai plus d’un chat dans mon panier
Pour conjurer le mauvais sort, j’ai deux chats noirs dans mon panier ;
C’est comme le yin et le yang, ils se complètent intimement.
Ce sont mes deux princes consorts car je suis bien accompagnée
Et mon cĹ“ur fait un double bang lorsqu’ils s’endorment mutinement.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’anniversaire au Paradis
Ça fait juste un an aujourd’hui qu’on m’a dit « C’est le Paradis
Lorsque vous aurez contourné le petit bois juste à côté ! »
Seul le hasard m’aura conduit dans ce coin où je me rendis,
Alors que j’y étais retourné tant de fois sans m’y arrêter.Photo prise dans la forêt d’Eschenberg.
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Rencontre
Une rencontre, c’est souvent comme deux bateaux qui s’accostent
Tout en descendant le courant de ce grand fleuve de la vie.
Se rencontrer, c’est émouvant, se séparer d’une riposte,
Se retrouver, c’est concourant pour se mĂ©langer Ă l’envi.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Chat va
Entre chats, y’a pas de problème ni protocole à respecter !
D’abord on s’fait une lichette juste pour apprendre à se connaître.
C’est en quelque sorte notre emblème que nous avons tous accepté.
Si on avait la barbichette, on se la tirerait peut-être !
Puis quand on se connait un peu mieux, on se fait un ronron Ă deux,
À trois ou quatre, à cinq ou six, plus on est de chats, plus on rit !
Et quand une chatte aux beaux yeux surprend un matou galvaudeux,
Entendez-vous leurs exercices Ă miauler comme des souris ?Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Sur les sommets
Communiquer sa bonne humeur, ça fait monter sur les sommets
Afin de propager au loin tout ce que j’ai à apporter.
C’est comme un canal écumeur d’où s’échapperait la fumée
De ce dont mon cĹ“ur est tĂ©moin et que le ciel va emporter.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les caresses de soleil
Que j’aime sentir la présence, dans le crépuscule des dieux,
De la douceur d’une caresse d’un soleil flambant, victorieux.
Comme un guerrier en complaisance après un combat fastidieux
Qui graduellement paresse après son devoir laborieux.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le papillon fait sa toilette
De bon matin sous la rosée, nous retrouvons le papillon
Toujours prĂŞt Ă recommencer ses aventures amoureuses.
Toujours propret et bien rasé, il s’examine un tatillon
Deux antennes bien romancées et deux ailes bien langoureuses ;
Un abdomen bien balancé et une bouche bien savoureuse ;
Son petit torse bien Ă©lancĂ© et une envie bien vigoureuse !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Ménage à trois
Ménage à trois pour partager une nourriture précaire
Ou comment s’envoyer en l’air tout en se passant le relais.
Ménage à trois peut engager toute une série de guéguerres,
Toute une partie de colère pour un festin bien maigrelet.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La vague calme
Comme une vague calme immobile et sereine
Qui semble m’appeler à écouter la terre.
Parfois loin du vacarme, loin du chant des sirènes,
J’aime Ă me rappeler mon âme Ă©lĂ©mentaire.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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DrĂ´le de brouillard
J’aime ces drôles de brouillards qui jettent un flou sur la nature
Et mes pensées sont délavées dans cette aquarelle incertaine.
Les buissons sombres rondouillards disparaissent dans la peinture
Et ma tristesse inachevĂ©e s’écoule comme une fontaine.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le divin balancier
Ô divin balancier qui gouverne le monde !
Tu fixes les saisons et l’amour et la mort.
Moi, l’humble plaisancier de mes rêves immondes,
Je goĂ»te la raison d’une vie sans remord.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Buvons en chœur
Pour ton anniversaire, j’ai eu des goûts de luxe :
J’ai changé l’eau du lac en vin millésimé !
Les oiseaux de concert, les poissons, les mollusques
Ont bu toutes les flaques et sont tous sublimĂ©s !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Mon petit nid d’eau
Viens dans mon petit nid d’eau, là -haut sur les fleurs sauvages !
On y voit passer les anges et on sent le temps qui passe.
Viens refermer le rideau, rejoins-moi dans mon couchage,
Viens Ă©couter les mĂ©sanges dans mon petit monospace.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’automne rose
Cette année, l’automne est rose, c’est la couleur dans le vent !
Les feuilles s’habillent de mauve et les arbres de lilas.
Même le temps sera morose, on verra dorénavant
Des nuages de guimauves et des pluies de tĂ©quila.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Bienvenue, Lapinous
Tous ensemble rassemblés pour mieux nous ressembler !
Les oreilles dressées pour la bonne absorption.
Donnez-nous aujourd’hui nos potins journaliers !
Prêts à être formatés à toutes nos contorsions.
Ce maudit cauchemar me taraude l’esprit,
Je ne saurai me fondre à ces masques apeurés !
Être sur la photo c’est montrer le mépris
Que l’on a pour son corps et son âme Ă©cĹ“urĂ©s.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Vol au-dessus des nids des coucous
Serein contemplatif, ma cervelle d’oiseau
N’accroche pas la torpeur, se détourne des peurs.
Ce monde est formaté d’un mal dans ses naseaux
Qui veut me teindre en noir, en partant de mon cœur.
Tellement de souffrances, tellement de malheurs
Englués dans sa masse alourdie de terreur !
C’est pourquoi je m’envole au-delà des valeurs
Qui cherchent Ă me corrompre, m’abĂ®mer dans l’erreur.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’automne, c’est tout droit
La route qui nous mène à l’automne est bien grande ouverte aujourd’hui !
Plus jamais on ne s’y arrête, les stations d’été sont fermées.
N’essayez pas de sortir en marche, vous obtiendriez le sauf-conduit
D’un pays exempt de saison oĂą vous y seriez enfermĂ©s.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.