🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.
🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.
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Vénus Anadyomène

Reflets Vers & Prose :
Je n’ai pas rencontré la Vénus de Rimbaud ;
Son cercueil en fer-blanc, remisé au garage
Ne redescendra plus l’avenue Mirabeau
D’où Arthur l’aperçut lors d’un violent orage.
Car son physique ingrat l’a tant indisposée
Qu’en clinique esthétique elle a dû se plier
Afin que ses rondeurs soient plus prédisposées
À flatter les amants venus la supplier.
Vénus Anadyomène respecte la planète ;
Nourriture végane et commerce équitable.
Ses amours toujours vertes font toujours place nette ;
Après avoir connu des amours véritables,
Les hommes sont fidèles et les femmes honnêtes ;
Le bateau n’est plus ivre, c’était inévitable.
Inspiré du poème d’Arthur Rimbaud :
Comme d’un cercueil vert en ferblanc, une tête
De femme à cheveux bruns fortement pommadés
D’une vieille baignoire émerge, lente et bête,
Avec des déficits assez mal ravaudés ;
Puis le col gras et gris, les larges omoplates
Qui saillent ; le dos court qui rentre et qui ressort ;
Puis les rondeurs des reins semblent prendre l’essor ;
La graisse sous la peau paraît en feuilles plates ;
L’échine est un peu rouge, et le tout sent un goût
Horrible étrangement ; on remarque surtout
Des singularités qu’il faut voir à la loupe…
Les reins portent deux mots gravés : Clara Venus ;
– Et tout ce corps remue et tend sa large croupe
Belle hideusement d’un ulcère à l’anus.Tableau de Sergius Hruby.
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Mignon mamelon lumignon

Joli mamelon tout mignon qui m’attire comme un papillon
Hypnotisé par la lumière qui se dégage du téton.
Irrésistible lumignon qui darde de tous ses rayons
Une force de toute première dont Dieu a dit : « C’est du béton ! »
Le lait qui perle ainsi du sein devrait être une liqueur sacrée
Et c’est dommage que le Christ fût un homme plutôt qu’une femme
Car tous allaités à dessein de sa poitrine consacrée
Nous aurions l’âme secouriste sans que le démon nous affame.
Baisez les seins de vos compagnes plutôt que faire une prière
Car ils relient à l’univers au-delà de la Voie Lactée !
Que les saints battent la campagne et frappent de leur chambrière
Le destin qui serait pervers si le sein n’était contacté !Tableau de Joyce Lee sur https:www.itsnicethat.comarticlesjoyce-lee-archive-art-project-061124 .
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Laurelïne
Péché gourmand

Maryvon : « – J’écris mes mots sucrés saupoudrés d’amitié
Et je les mets au four du soleil du matin.
Ils gonflent et leur arôme enthousiasme mes sens
Et leur goût sur ma bouche est le goût de l’amour. »
Laureline : – Je savoure tes vers, douce pâte levée,
Pétrie de ta tendresse, de désir tamisé.
Sur la pointe de ma langue, ton doux poème fond
Et c’est toi que je goûte, au creux de chaque son.
M : – J’y ajoute l’alcool pour le spirituel,
J’y mets quelques piments pour l’effet secondaire.
Ils fondent sur ta langue, là, dans un premier temps,
Puis pétillent d’envie et de passion pour moi.
L : – Sous l’arôme enivrant de ton souffle sacré,
Je sens fondre les braises de tes épices osées.
Tes mots, liqueur divine, embrasent mon palais
Et chaque note ardente murmure : “Reviens-moi vite !”.
M : – Lorsque c’est jour de fête, c’est ma spécialité :
Un petit pain doré tout dur apparemment,
Mais lorsque tu l’embouches, une chaude liqueur
Fait une effervescence dans ton âme et ton cœur !
L : – Je croque ton secret, mon amant boulanger,
Sous la coque dorée, l’élixir vient danser.
Un feu liquide éclate et m’envahit soudain,
Allumant mes désirs au creux de tes festins.
M : – Dans le gâteau suivant, je suis caché dedans,
Je pénètre ta bouche et sens les soubresauts
De l’extase provoquée par mes allées venues
Au creux de ton palais et tes dents couronnées.
L : – Je t’accueille en mon sein, douceur vive incarnée,
Ton arôme s’infiltre, mes sens sont affolés.
Chaque va-et-vient sucré éveille mes envies,
Et sur ma langue en feu, tu fais danser la vie.
M : – Pour atteindre ton cœur et pénétrer ton ventre,
Je me fais pain de sucre et distille l’alcool
Qui libère l’esprit et donne enfin au corps
Le droit d’aimer d’amour son commis pâtissier.
L : – Je t’absorbe en offrande, sucre et feu réunis,
Ton essence m’envahit, mon ventre te bénit.
L’esprit ivre d’amour, le corps s’ouvre en prière,
À ce dieu pâtissier qui s’offre tout entier. »Tableau d’Ivana Besevic sur https:designyoutrust.com201803superb-female-portrait-paintings-ivana-besevic .
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Laurelïne
Sainte Väronixa

L’espace-temps et la matière sont nés d’une énergie divine ;
La vie et l’ardeur, héritières d’une volonté féminine,
Ont créé l’ange de lumière, la matriarche universelle
Présente depuis la première et originelle jouvencelle.
Ses traits ont servi de modèle à toute sa progéniture
Car sa reproduction fidèle est une loi de la nature.
J’en vois dans les yeux de ma mère son portrait étalon unique
Dans l’apparition éphémère des traits de Sainte Väronixa.
Depuis son tout premier enfant qu’elle a inscrit dans son grimoire,
Chaque fois qu’il est triomphant, elle en conserve la mémoire.
Et moi j’en possède l’empreinte de chaque ouverture du cœur
Avec une force restreinte qui un jour deviendra vainqueur.
Ainsi chaque fois que j’invoque le lien de sa procréation,
Je reçois l’élan qui provoque une nouvelle création.
Très imagée mais qui ressemble à l’amour qu’elle m’a donné
Dans tous les vers que je rassemble dans mes poèmes coordonnésTableau de Gemini.
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Dis-moi, belle l’es-tu ?

Dis-moi, tendre et belle laitue, comment goûtes-tu la rosée
Qui, chaque matin déposée, nourrit la peau de ton visage ?
Éclose et radieuse, l’es-tu par l’éclat métamorphosé
D’un or, sur ta peau, apposé d’un matutinal tamisage ?
Seras-tu chou et à croquer lorsque dans ton jardin intime
Je viendrai sentir la douceur de ta fleur et de son calice ?
Là où mon cœur vient évoquer ses sentiments illégitimes
Que l’amour provoque aux trousseurs de Vénus emplies de malice.
Ne demande pas au miroir qui ne raconte que fadaises ;
Ce n’est qu’un sot écornifleur qui réfléchit sans dire un mot.
Dépose-le dans son tiroir, accepte la photosynthèse
Qui vient épanouir ta fleur et la transformer en rameau.Tableau de Kristin Kwan sur https://www.kristinkwan.com/2019-and-earlier
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Cher hasard (e)


C’est par le plus grand des hasards que j‘ai rencontré Shéhérazade,
Passé la porte du palais croyant entrer dans un hôtel.
Il n’y avait pas un lézard, alors j’ai bu une rasade
D’une carafe qui prévalait par rapport aux autres cocktails.
« Comment ose-tu pénétrer dans ce lieu réservé aux femmes ? »
Me lança une voix piquée de surprise et d’ignominie.
« Bonjour…» répondis-je empêtré, « je cherche une chambre, Madame ! »
Tentai-je de lui expliquer avec maintes parcimonies.
« Suis-moi ! » Je lui emboîtai le pas parmi les nombreux corridors ;
Elle me présenta une chambre jolie, spacieuse et confortable.
« Prendrez vous aussi vos repas ? L’alcool ici est à prix d’or !
Ce soir c’est poulet au gingembre ; s’il vous plait, mettez-vous à table ! »
J’eus droit à un petit festin arrosé d’eau fraîche et de vin,
Puis elle m’installa au lit et ôta tous ses vêtements.
Je remerciai mon destin d’avoir trouvé l’hôtel divin
Et pénétrai à la folie l’hôtesse avec halètements.
Au bout de mille-et-une nuits, je quittai l’hôtel satisfait
D’ mes nuitées à l’improvisade que je n’oublierais désormais.
Je ressentais comme un ennui car j’étais assez stupéfait
D’avoir connu Shéhérazade comme on n’ la connaîtra jamais.Tableaux de Gari Melchers
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L’aperture entre le rouge et le noir
C’était un pauvre petit noir qui aimait un rouge si intense
Qu’on aurait bien pu les confondre sur une photo monochrome.
Or l’intrépide crut pouvoir multiplier leurs accointances
Mais commençait à se morfondre en l’attendant au vélodrome.
La demoiselle, toute en bouclettes, comme elle aimait se faire attendre,
Transmit un ininterrompu SMS comme convenu.
Il grimpa sur sa bicyclette, partit sur la route du tendre
Et pédala tant qu’il le put mais la belle n’est jamais venue…Photo de Maggie West.
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Ceci n’est pas une femme !


À chaque étage de la femme, le chaland est tout feu tout flamme !
Rez-de-chaussée, il prend son pied dans ses talons comme il lui sied.
Premier étage, priez pour nous, il en est tombé à genoux ;
À l’entrée, d’un élan fougueux, sans hésiter il fait la queue.
Sixième étage, sur les vitrines, se massent les jolies poitrines
Pour estimer chaque bonnet, A, B, C, D, c’est pas donné !
Septième ciel, tous les visages admirent le beau paysage
Et de leurs bouches, on peut entendre : « Qu’elle est chair, la route du tendre ! »Tableaux et photo de René Magritte.
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Le nid d’anges
Depuis les Pâques, quoi qu’on dise, les œufs me font tourner la tête !
Les enfants tournent en girouettes tout autour de mon nid d’amour.
On ne parle que de friandises, les chocolats sont à la fête
Et dès cinq heures, une pirouette pour les cacher avant le jour.
À peine revenue sous la couette, j’entends crier dans la maison
Les enfants qui sortent en trombe pour guetter les premières cloches.
Je vois courir leur silhouettes, explorer les fleurs de saison,
Secouer les arbres pour que retombent les œufs colorés dans les poches.Tableau de Beth Conklin sur http:bethconklin.blogspot.com201602 .
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Gaie, gaie, Madame Pinson
J’aimerais connaître chaque oiseau par son petit nom de baptême
Donné au sortir de son œuf pour la becquée providentielle.
Je me cacherais dans les roseaux avec une musique à thème
Pour, tous ensemble, faire un bœuf d’une habileté démentielle.
Bergeronnette en clef de Do, Chardonneret en La mineur,
Martin-pêcheur en triolets, une Hirondelle en pâmoison,
Quatre Alouette pour un rondeau, Coucous et Moineaux jaspineurs,
Un Étourneau à dos violet et un Pinson pour diapason.
Et la Fauvette des dimanche, connue pour nous donner le La,
Chanterait avec la Mésange, le Merle bleu et le Corbeau.
Et moi qui chante comme un manche, j’entonnerais a capella
Avec la Grive des vendanges et la Tourterelle à jabot.Tableau de Lizzie Riches.
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La folle du Tarot



Elle bascula dans le vide, retenue par un parachute
De grands froufrous et de volants sous ses jupons affriolants.
Je lui liai, le cœur avide de la préserver de la chute,
Une corde avec nœud coulant à son pied nu sanguinolent.
Mais entraînés par la vitesse, nous plongeâmes au fond du bassin
Et la robe en forme de coquille lui fit un trône d’or pailleté.
Alors humblement son Altesse, la Reine des coupes offrit le sein
À un bébé de pacotille, un hippocampe emmailloté.
Je repartais à pas de loup lorsque la Reine un peu loufoque
M’ouvrit passionnément, sans trêve, son lit en forme de crocodile.
Elle me dit « Ne sois pas jaloux des hippos et des bébés phoques !
Puisque tout ceci n’est qu’un rêve, viens donc me chanter tes idylles ! »Tableaux de Catrin Welz-Stein.
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Le fou du Tarot



Tonitruant à tous les vents, descendit le roi du bâton
De l’escalier colimaçon tambourinant devant mon huis :
« Debout les morts et les vivants ! En avant pour le marathon ! »
Et, enfourchant son canasson, partit se fondre dans la nuit.
Je restai là, sur le parvis de l’esplanade circulaire
En regardant courir les gens qui sortaient du numéro dix.
Plutôt soucieux pour ma survie de fuir la nuit caniculaire,
Je montai dans l’encourageant froid qui émanait de l’interstice.
J’avais encore les oreilles sifflantes d’embrouillamini
Quand j’arrivai sur la terrasse où trônait une jolie pépée.
Coiffée d’une charlotte pareille à l’arbre creux offrant son nid
Je commentai ce qui se passe au 10, rue Abbé-de-l’épée.Tableaux de Catrin Welz-Stein.
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Aux rayons XY


Rayons XY masculins ou rayons XX féminins,
Tout dépend si je ne m’attache qu’aux préjugés superficiels
Ou si je force mon cristallin au-delà de l’aspect bénin
Qu’apparemment le cœur me cache mais qui fait mon référentiel.
Démultiplication des sens lorsque je scanne l’intérieur
Qui me révèle à chaque fois que l’homme et la femme s’égalent.
Mais foin de toute connaissance ! Un simple regard extérieur
Trouble ma vue, voile ma voix et même ma raison s’égare.Créations d’Yves Klein.
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Aux rayons XX


Si j’avais le regard perçant capable de voir au travers
De mes murailles et carapaces, qu’apercevrais-je exactement ?
Un sentiment bouleversant ? Une pensée à cœur ouvert
Ou le secret qui me tracasse par l’ombre de son châtiment ?
Derrière le masque impénétrable de l’enveloppe naturelle,
Évoluent mes noires pensées parmi les courants les plus nobles.
Tous mes desseins inséparables font le tissu conjoncturel
Que seule l’âme peut compenser par mon côté le plus ignoble.Créations d’Yves Klein.
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Les petits secrets
Qu’est-ce qui se dit dans notre dos chez les personnes haut placées ?
Complotent-ils pour leur survie aux dépends de nos intérêts ?
Ont-ils conduit des commandos pour nous forcer à effacer
Notre volonté asservie à plier et obtempérer ?Photo de David Bowie, Chris Taylor, Brian May, Roger Taylor, Princess Diana, Prince Charles et Bob Geldof au Live Aid Concert Wembley Stadium.
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La bibliothèque de l’aventure
Toutes les plus belles aventures, tous les secrets de la nature,
Sont tapis entre les grimoires sur les casiers de mon armoire.
Ici, les récits de voyages et les plus beaux appareillages,
Là les romans chevaleresques et les épopées barbaresques.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’assaut des pissenlits
Bientôt emportées par le vent, aussi nombreuses que les étoiles,
Les jeunes troupes du printemps s’apprêtent à leur parachutage.
Le clairon d’un soleil levant sonne la brise qui se dévoile
Et va bientôt dans un instant procéder au transbahutage.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La nébuleuse
Tout est nébuleux dans ses réflexions ;
Un vent de l’espace souffle dans son âme.
Tout est fabuleux dans la perfection
De ce qui se passe juste dans la flamme.
La sainte science éveille le sage
Sans aucun remord, sans pensée première,
Comme une naissance qui crée le passage
Entre vie et mort, entre ombre et lumière.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La théorie du zèbre
Si Dieu à fait le zèbre blanc pour ensuite le peindre en noir,
C’est que tout redevient au même si l’on s’en donne un peu la peine.
C’est ce raisonnement troublant qui m’est venu dans l’isoloir
Réalisant que le dilemme n’est qu’une farce républicaine.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le monde des ondes
Mes reflets ne sont que des mots qui suivent l’écho de mon âme
Comme une vague qui ne transporte rien d’autre qu’une divine essence.
Souvent la Terre crée des émaux chauffés dans son manteau de flammes
Et sa matière se comporte d’un art au-delà de mes sens.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les grands saigneurs
Partager les fruits de la terre est une lutte entre seigneurs
Qui ne s’accordent que sur leurs droits d’être plus forts et plus puissants.
Sont-ce les vrais propriétaires ? Dieu les a-t-il faits Monseigneur ?
Le monde est bien mal à l’endroit et ce n’est pas réjouissant.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Au creux de la Terre
Juste au creux d’un cratère, un coin de Paradis
Où les eaux sont les reines et les arbres les rois.
Il n’y a pas de mystère sur cette thérapie.
La nature est sereine et la Terre pourvoit.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Quand le jour flamboie
Le jour d’un anniversaire flamboie d’autant de vitraux
Que de bonheurs rencontrés, que d’amitiés échangées.
Cette lumière sincère qui brille ni peu ni trop,
C’est tout l’amour démontré où ton cœur est mélangé.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Je fais feu de tout bois
C’est bizarre aujourd’hui en ce jour de printemps,
Le ciel s’est embrumé et le soleil diffuse
Cette couleur qui luit dans nos forêts d’antan
Avec quelques fumets de mes envies confuses.
Alors je me transforme, je suis nu comme un cerf
Qui fait feu de tout bois pour attirer les biches.
Je viole toutes les normes, j’adhère à l’inconnu
Et les filles aux abois me font le cœur fortiche.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Juste un doigt
Juste un doigt, ça me suffit !
Juste un soupçon du nectar
Dont le goût s’intensifie
Sans rencontrer d’avatar.
Une glace de rosée
À l’arôme forestier,
Une goutte pour arroser
Ce festin de majesté.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Quel snob, ce Saint-Pierre
Je me suis trouvé cette nuit à la porte du Paradis !
Il fallait montrer patte blanche et payer son entrée d’avance.
Mais en pyjama, quel ennui ! Comme je n’avais pas un radis
On m’a dit de revenir dimanche et d’apporter ma redevance.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Bonjour, bonsoir
Tous les matins il m’entraîne dès les premières lueurs ;
Mon bateau fils du Soleil s’en va saluer son père.
Puis ce soir nous reviendrons tout en nage et en sueur,
Sous les rayons de la Lune pour dire bonsoir à sa mère.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le Bouddha au rayon vert
Une source d’amour, une harmonisation
Coule en moi et atteint toutes les dimensions
C’est ma source de vie, mon illumination
Qui m’invite au bien-être et à la compassion.
Comme une onde d’amour, une sainte vibration,
Qui unit les niveaux de mes âmes passées.
Et je peux demander à cette aspiration
À me faire monter et à me dépasser.
Toutes ces dimensions sont comme des poupées russes.
Quel que soit le niveau, je m’y retrouve entier.
L’univers est formé comme un vaste utérus
Qui enfante l’infini comme un Dieu charpentier.
Comme une ondulation qui propage le feu,
Mon corps est étiré dans l’espace infini.
Chacun des petits « moi » représentent un nœud
Qui entre en vibration de l’écho transfini.
D’une poupée à l’autre parfois un rayon vert
S’immerge depuis un nœud vers un monde inférieur.
Un miracle s’accomplit alors dans l’univers ;
C’est l’écho fulgurant des mondes supérieurs.Tableau de Fabienne Barbier