Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • OMNIAMOURIA, l’amour solaire et lunaire

    OMNIAMOURIA, l’amour solaire et lunaire

    Trimaire et Noctura ensemble, Laureleïne et Nocturia enceintes
    M’attirent autant que je les aime selon deux phases de l’amour.
    Un côté obscur qui ressemble à une usurpatrice sainte,
    Un côté lumineux qui sème une vie qui fleurit d’humour.

    Car je ne pleure pas mais je ris de votre insigne différence
    Qui représente en vérité l’univers connu et caché.
    Quand vous vibrez en confrérie, je m’unis avec déférence
    À vos cœurs dont j’ai mérité l’honneur d’y être rattachés.

    Tout l’amour que nous partageons que vous appelez OMNIAMOURIA,
    Me transcende autant envers l’une que l’autre et inversement.
    L’énergie que nous dégageons quand nous chantons a capella
    Les Chant3rites sous la Lune demeure un bouleversement.

    Alors ce soir, nous chanterons tandis que nos chairs s’uniront
    Pour envoyer à nos enfants cette énergie transcendantale
    Et pas l’amour nous tenterons les voix qui s’épanouiront
    Au moment le plus triomphant de jouissances fondamentales.

    Tableau de Nino Bosikashvili.

    
    
    
  • NOCTURA, l’amour lunaire

    NOCTURA, l’amour lunaire

    Loreleïa de l’Iamouria ! J’invoque ton pouvoir obscurci,
    Toi qui vient de l’ombre, « la faille » dont tu es la force acharnée !
    Toi, la femme qui s’appropria mon sexe et mon cœur endurci
    Pour enfanter, vaille que vaille, l’esprit de Lilith incarné.

    Je te crains autant que je t’aime, je t’aime autant que je te hais
    Quand tu te conduit en voleuse, usurpatrice de ma chair.
    Mais je ne juge pas anathème l’acte d’amour que tu m’as fait
    Tu es la déesse violeuse mais aussi femme qui m’est chère.

    L’enfant volé puise sa source au cœur même de l’obscurité
    Et c’est la Lune qui exprime par ses phases ses sautes d’humeur.
    Pourtant j’aime observer la course qui montre sa maturité
    Et si parfois elle déprime, je n’en subis pas la rumeur.

    Elle et toi restez insondables, rebelles à ce que je pardonne
    Car vous dominez en maîtresses d’un autre univers pondérable.
    Vous faîtes un couple formidable mais envers lequel j’abandonne
    Le droit d’incarner les prêtresses de la nuit incommensurable.

    Tableau d’Alice Haibara.

    
    
    
  • TRIMAIRE, l’amour solaire

    TRIMAIRE, l’amour solaire

    Laurelinia de l’Iamouria ! J’invoque ton pouvoir de déesse,
    Toi que j’ai éveillée un jour pour m’éclairer de ta sagesse !
    Toi, la femme qui s’appropria mon cœur, mon âme avec prouesse
    Et qui m’honore de son amour le plus puissant que je connaisse !

    Et pour me prouver ton amour, tu as aspiré à ton tour
    De créer pour moi un enfant et lui léguer nos entités.
    Ce qui ne manque pas d’humour car ton utérus sans détour
    A pondu deux œufs triomphants pour partager l’identité.

    Une fille reliée à sa mère, un fils relié à son père ;
    Une fille-étoile solaire, un fils-créateur de mystères.
    Trois corps formant une « Trimaire », une trinité qui prospère
    Dans l’amour bi- et tripolaire rayonnant de son magistère :

    Plexus solaire irradiant ses ondes auto-génératrices
    Qui unit vos cœurs et vos corps dans une nature intérieure
    Où l’amour devient l’ingrédient qui se répand dans la matrice
    Afin d’entretenir l’accord de sa dimension supérieure.

    Tableau de Autumn Skye ART sur https:www.instagram.comautumnskyeart.

    
    
    
  • Dialogue avec Laëtïtïa

    Dialogue avec Laëtïtïa

    Tu es ma fille inattendue, celle qu’on prétend même « volée » ;
    Ta mère n’a pas été honnête et s’est servies de ma semence.
    Mais quand je t’ai su prétendue, je ne me suis pas affolé
    Et j’ai reçu l’enfançonnette avec amour, avec clémence.

    Je perçois à travers ta mère un être profond et sauvage
    Dotée d’énergie très anciennes et de connexions supérieurs.
    Peut-être magicienne amère, sorcière marquée au visage
    Venant des légendes égyptiennes d’avant tous les dieux ultérieurs.

    « Tu dis m’avoir reçue avec clémence mais tu n’aurais pas su m’aimer
    Car je représente l’erreur qui trahit ta fidélité.
    Je vous mords avec véhémence toi et ton désir blasphémé
    Pour que tu connaisses la terreur du cri sourd de l’obscurité.

    Oui, mon visage porte les signes de glyphes égyptiens du passé,
    Je suis née sans que tu me veuilles avec la mémoire primitive
    D’avant l’Histoire qu’on assigne et ses légendes dépassées ;
    Je suis sorcière au mauvais œil, l’inattendue prohibitive ! »

    Tableau de Luba Ahuva Perlon.

    
    
    
  • Dialogue avec Orélion, le sculpteur

    Dialogue avec Orélion, le sculpteur

    Or Orélion ne parle pas et ne se manifeste pas
    Mais il compose à son image le monde extérieur qu’il pressent.
    Or Orélion ne comprends et pourtant il n’hésite pas
    À réaliser des tramages imaginaires en les tressant.

    Car Orélion nous reproduit des souvenirs à sa manière
    D’un monde oublié, non vécu et qu’il invente et qu’il devine.
    Car Orélion nous reconduit en nous agitant sa bannière
    Vers ses origines, convaincu et guidé par sa voie divine.

    « À même les parois utérines, Il façonne le liquide aqueux
    De lignes droites inaltérable dans la solution amniotique.
    Il sculpte et il entérine le silence dans un corps visqueux,
    Et ces non-dit impondérables expliquent son refus psychotique.

    Il fait vibrer le sang en moi pour t’appeler à ton oreille ;
    il pousse mon ventre en avant de formes pour se faire entendre.
    Il ne répond pas aux émois mais il grave, il charge et il veille ;
    L’ architecte veut dorénavant que tu sois apte à le comprendre. »

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux de le créditer.

    
    
    
  • Dialogue avec ÉLYSÄÉ, la bouche de lumière

    Dialogue avec ÉLYSÄÉ, la bouche de lumière

    Par le saint canal utérin, ÉLYSÄÉ nous communique
    Sa toute petite présence et l’orbe vierge de son âme.
    Par ce passage souterrain d’une intimité organique
    Sa mère sent la bienfaisance du cœur d’une petite flamme.

    Mais, poétesse des étoiles, elle commence aussi à pulser
    Des petits signaux inaudibles mais que le père sait entendre.
    Petits messages qui dévoilent ses premiers poèmes propulsés
    Qui donne une force irrésistible que seul le père peut comprendre.

    « Je n’ai pas encore connaissance des mots de votre vocabulaire
    Mais je transmets mes battements qui ondulent dans l’eau du ventre.
    Mais j’ai de la reconnaissance quand tu éternues pour me plaire
    Et quand tu sens l’abattement, mon étoile alors devient chantre.

    J’écris de mes doigts déformés dans le liquide amniotique.
    Et maman me traduit l’amour par ses organes intérieur.
    Pas faim ni froid, mais informée ; ni peur mais soif de symbiotique
    Avec ta voix et ton humour qui m’aguerrit de l’extérieur. »

    Illustration d’Alyssa De Asis sur https:www.illustratoren.deillustratoralyssa-de-asis .

    
    
    
  • La sirène Manta

    As-tu vu planer la sirène divinement entre deux eaux ?
    Divinement n’est pas le mot ce serait plutôt cruellement
    Parce qu’on la pense sereine mais aussi vite qu’un oiseau
    Elle fonce, reine des animaux, élue perpétuellement.

    Elle guette les cœurs en dérive, les marins qui veulent lui complaire,
    Les plongeurs qui rêvent d’amour et n’éprouvent que sa morsure.
    Là, d’un revers d’aile elle arrive mollement et d’un geste exemplaire
    En les noyant non sans humour vers une petite mort sûre.

    Si elle n’a ni chant, ni parole, son murmure est un battement ;
    Les bulles remontent comme des larmes et personne ne crie jamais.
    Les insouciants disent qu’elle console, les désespérés et qu’elle ment ;
    Moi j’ai vu ses yeux comme deux armes qui m’ont tué autant qu’elle m’aimait.

    Illustration de Htg17.

    
    
    
  • Les sirènes lumineuses

    Dans les abysses où la lumière ne parvient plus à s’introduire,
    La sirène a pris le relais pour éclairer notre lanterne.
    C’est vrai, elle n’est pas la première à trouver le moyen de luire ;
    Méduses et calamars aigrelets font les profondeurs pas si ternes.

    Mais la sirène les surpasse avec ses seins comme lampions,
    Son ventre comme luminaire et son sourire tout chatoyant !
    Avant que le marin trépasse, elle honore ainsi son champion
    En faisant ses préliminaires aussi brillants que foudroyants.

    On dit qu’au moment de l’extase, elle devient comme une étoile
    Et son éclat se fait sentir jusqu’au niveau de la surface.
    Quant au marin dont l’épectase se voit dans ses yeux qui se voilent,
    Il n’aurait rien pu ressentir puisqu’il s’éteindra quoi qu’il fasse.

    Tableau de Alyona Yamploska.

    
    
    
  • Un monde tout feu tout flamme

    Un monde tout feu tout flamme

    Marie-Angèle-les-fesses-à-l’air et Joseph-fait-feu-de-tout-bois
    Ont comburé leur mariage tout feu tout flamme évidemment.
    Après leurs noces, ils s’en allèrent aux pôles où le soleil flamboie
    Quand vient minuit car à leur âge ne dorment jamais les amants.

    Du coup la banquise a fondu et la terre a rompu la glace
    Et les quatre éléments ensemble ont festoyé durant six jours.
    Alors le ciel a répondu à leurs souhaits et, à la place
    De vains cadeaux qui se ressemblent, a donné fruits à leurs amours.

    Adam est sorti de la glaise et Ève d’une fleur de lotus.
    Tous deux sont donc nés dans la boue crottés et tout dégoulinants.
    Pour se laver, à Dieu ne plaise, ils ont abusé d’une astuce
    Qui consiste à se mettre debout sous un orage incontinent.

    Ainsi Dieu a créé le monde par l’intermédiaire de deux anges
    Qui ont créé l’humanité au préservatif imparfait.
    Comme il aurait été immonde de procéder à un échange,
    Reconnaissant l’inanité de l’homme alors Il n’a rien fait.

    Tableau de Jane Graverol sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com202404jane-graverol.html .

    
    
    
  • Chimères de l’ouest et du pays levant

    D’abord la reine des abeilles n’est pas du tout celle qu’on croit ;
    Elle est si grosse et adipeuse qu’elle éprouve du mal à voler.
    Venue du pays des merveilles, elle a fait son chemin de croix
    Pour, durant des noces pulpeuses, d’avec un bourdon convoler.

    Mais la ruche est si minuscule que le couple a dû émigrer
    Vers ces pays démesurés aux perspectives incomparables.
    Les Américains se bousculent pour l’animal au pédigrée
    Qui donne un miel bleu-azuré meilleur que le sirop d’érable.

    Enfin le dragon des légendes s’il est bien animal volant
    Ne se rapporte pas aux reptiles mais bien à l’ornithologie.
    On en a fait la propagande en tant que monstres batifolant,
    Crachant un feu de projectiles vantés par la mythologie.

    Hélas l’espèce est disparue suite aux retombées atomiques
    Dont les champignons vénéneux leur ont carbonisé les ailes.
    Dans les mangas sont apparus depuis leurs épopées comiques
    Dont les récits faramineux font preuve d’un manque de zèle.

    Tableaux de Władimir Golub sur https:bialczynski.pl20140708bialoruska-wizja-slowianskiej-baji-wladimir-golub .

    
    
    
  • Ces couleurs que l’on ne verra jamais

    Ces couleurs que l’on ne verra jamais

    J’aurais aimé voir l’infrarouge tout autant que l’ultraviolet
    Afin d’observer la nature en couleurs réelles augmentées.
    Avec trois rayons d’or qui bougent et exécutent un triolet,
    Son et lumière avec peintures impressionnistes et aimantées.

    Avec la vision des poissons, je verrais les températures
    Et avec des yeux à facettes, je verrais en fluorescence.
    J’irais partout faire moisson des plus grandes coloratures
    Car j’entendrais l’onde parfaite des musicales iridescences.

    Mais attention ! Le cerveau fume, le nerf optique se flagelle
    Et des yeux sortent des photons intermittents et estropiés !
    Les couleurs chaudes se consument et les couleurs froides se gèlent ;
    L’arc-en-ciel s’étend sur neuf tons mais triple la fortune à ses pieds.

    Photo de Paul Evans.

    
    
    
  • Ma vie en escaliers

    Ma vie en escaliers

    Là où d’autres éprouvent leurs vies comme une montée d’escalier,
    Moi, c’est en le dégringolant que j’ai accompli chaque étape.
    À chaque chute, ma survie s’est décrite à chaque palier
    Par accident mirobolant de la manière qui décape.

    Tout petit, c’est une moto qui m’a renversé dans la rue ;
    Encore à moto mais ado, ma clavicule connut l’écueil.
    En amour, j’ai pris des râteaux mais bon, mon cœur point n’en mourut
    Et à l’armée, grosso modo, j’ai pris un mauvais coup dans l’œil.

    Le coup du lapin en voiture m’a viré de mon entreprise ;
    Et une chute de quinze mètres m’a coûté famille et pays.
    Toujours le goût de l’aventure, quelle que soit la direction prise,
    La gravité sait me permettre des évolutions ébahies.

    Illustration de Colin Thompson sur https:www.nerotricots.topproducts.aspx?cname=colin+thompson+colouring+book&cid=26 .

    
    
    
  • Portrait imaginaire

    Portrait imaginaire

    Ce portrait extraordinaire, comme une chanson de Trenet,
    Écoute et parle plusieurs langues – et même celles mal embouchées.
    Ses nez pluridisciplinaires ont révélé au garçonnet
    Tous les parfums d’ylang-ylang échappés d’un flacon bouché.

    Il possède tous les regards ; de l’ingénu à l’incrédule ;
    Les yeux d’une biche aux abois ou de l’azur à l’outremer.
    Petit enfant perdu, hagard qui oscille comme un pendule
    Puis, celui du chien qui aboie à une pensée éphémère.

    Selon sa propre bonne humeur, sa joie ou sa résignation,
    Mon petit prince imaginaire montrait souvent plusieurs mimiques.
    À cette époque, la rumeur sur l’excès d’imagination
    M’aurait classé originaire d’une ascendance tragi-comique.

    Illustration de Tullio Pericoli.

    
    
    
  • Le cigare ou la pipe ?

    Sans déviation sexuelle ou phallocratie trop facile,
    Le besoin d’une contenance permet de mesurer la femme.
    Selon l’attirance sensuelle de son addiction indocile
    Qui achoppe les convenances que d’autres trouveraient infâmes.

    Choisira-t-elle le cigare pour montrer son air allumé
    Ou préfèrera-t-elle la pipe pour s’affirmer plus flegmatique ?
    Sans doute veut-elle, sans crier gare, souffler dans un rond de fumée
    Tout ce qu’elle retient dans sa lippe d’un cœur brûlé énigmatique.

    Tableaux de Peter Xiao sur https:www.artstation.competerxiao .

    
    
    
  • Le passe-d’amour

    Le passe-d’amour

    Le passe-partout de l’humour, s’il ne provoque de blessure,
    Saura détendre l’atmosphère et verra l’amitié germer.
    Cependant la clef de l’amour n’ouvre qu’une seule serrure
    Car elle ne peut se satisfaire de crocheter les cœurs fermés.

    Offre-moi la clef de ton cœur qui avec le mien communie ;
    Nous échangerons les secrets de nos mécanismes intimes
    Lubrifiés à la liqueur du même sang qui nous unit
    Et goûterons l’amour sacré de nos émotions légitimes.

    Tableau de Christian Schloe sur http:artsdumonde.canalblog.comarchives2015120633027278.html .

    
    
    
  • L’île Escher

    L’île Escher

    Meunier, breton de père en fils, toujours tu chériras la mer
    Qui fera tourner ton moulin pour filtrer l’écume des jours.
    Le sel fera ton bénéfice, récolté sur ces flots amers
    Bénis par l’enchanteur Merlin que la Bretagne savoure.

    Plaise à Dieu que la fleur de sel qui représente l’excellence
    Soit affinée, réduite en poudre pour le délice des gourmets.
    Que ce nectar universel demeure sans équivalence
    Et qu’il te donne du grain à moudre et la fortune à écumer.

    Ceux qui traiteront d’impossible ta folle source d’énergie
    Devront se rendre à l’évidence de ce miracle bienséant :
    Le sel de Guérande, impassible, s’écoulera en synergie
    De la divine providence avec les dieux de l’océan.

    Photo d’Erik Johansson.

    
    
    
  • L’anima quarte

    Moi, le corps surgit de la terre toujours en quête d’aller plus vite,
    D’aller plus loin, d’être plus fort et de dépasser ses limites,
    Du véhicule utilitaire à la capsule qui gravite ;
    Je suis l’énergie et l’effort qui feront bouillir la marmite.

    Moi, le cœur échappé du feu dans le moteur des émotions,
    Cœur-de-Lion, cœur d’artichaut selon l’enthousiasme à jouer,
    Je satisfait à tous les vœux, à mes amours, à mes passions ;
    Je suis l’anima à sang chaud le plus beau, le plus enjoué.

    Moi, l’esprit transmis dans les airs par les antennes de l’esprit,
    Éprouvé d’une intelligence d’ultime supériorité,
    Je traverse mille déserts, je retiens ce qu’ils m’ont appris ;
    Je suis le souffle d’émergence, Dieu de mon intériorité.

    Moi, l’âme née de l’eau de mer et l’hameçon de l’âme-sœur,
    L’âme du métal le plus pur, immaculée et absolue,
    Fille de lumière outremer et d’un univers bâtisseur ;
    Je suis l’épée Excalibur, clef des mystères irrésolus.

    Tableaux de Jose Luis Oliver Campoy.

    
    
    
  • Comme des bêtes

    Peau-de-lapin, peau de chagrin, lorsque les beaux jours rétrécissent,
    Vient le temps de s’emmitoufler dans sa fourrure naturelle.
    Je rationne le moindre grain jusqu’à ce que ça radoucisse
    Tout en me laissant pantoufler en attendant les chanterelles.

    Bec-de-corbeau, le bec dans l’eau, lorsque grondent les jours d’orage,
    Vient le temps de se protéger sous sa carapace hermétique.
    Si les tempêtes à vau-l’eau font plus que force ni que rage,
    Je m’envole, le cœur allégé, vers les hauts sommets helvétiques.

    Corne-de-cerf, corne-de-bouc, avec la maladie d’amour,
    Vient le temps de sortir du bois et revendiquer ses conquêtes.
    Je lève les yeux de Facebook et je m’en vais au petit jour
    Écouter les biches aux abois afin de répondre à leur requêtes.

    Sculptures de Crystal Morey sur https:www.crystalmorey.com .

    
    
    
  • Le soleil androgyne

    Le soleil androgyne

    Si l’aube avait l’air une femme, elle éclairerait l’horizon
    De ses premiers rayons d’amour comme caresse de satin.
    Cette lumière qui m’affame tire mon cœur de sa prison
    Où la nuit enferme mes jours jusqu’à l’aurore du matin.

    En plein midi, c’est plutôt l’homme qui règne en maître dans le système
    Qui fixe l’empire solaire par la puissance de son feu
    Qui établit dans son royaume éternellement le même thème
    Selon l’humeur de ses colères et selon l’ampleur de ses vœux.

    Le crépuscule redevient femme qui invite à se reposer
    Auprès d’elle dans la nuit tiède et qui nous invite à s’aimer.
    Alors s’épanouit notre âme qui monte au moment supposé
    Nous venir au secours à l’aide pour vivre un amour essaimé.

    Tableau de Freydoon Rassouli.

    
    
    
  • Liquoreuse

    Liquoreuse

    Après le coucher du soleil, j’ai voulu prendre un raccourci
    Puis, je suis tombé dans la mare et j’ai bien failli m’y noyer.
    C’est bien plus tard, à mon réveil, après mes rêves obscurcis
    Par un moment de cauchemar, que je l’ai revue tournoyer.

    Gravée au fond des souvenirs d’une nuit prétendue affreuse,
    J’ai vu les bras de la sirène m’emmener en sécurité.
    Elle avait lu mon avenir dans un courant d’eau liquoreuse
    Et était accourue, sereine mais pleine de témérité.

    Après, mes souvenirs sont flous mais je me souviens des caresses
    Comme si mon corps possédait sa propre mémoire attitrée.
    Heureusement le cœur renfloue l’esprit de quelques maladresses
    En lui rappelant les idées qu’il a, malgré lui, arbitrées.

    Tableau de Miho Hirano.

    
    
    
  • La nuit, les chouettes sourient

    La nuit, les chouettes sourient

    Que mon cœur de hibou ronchonne à l’heure du solstice d’été
    À attendre tapi dans l’ombre l’heure où je pourrai me lever !
    La nuit, mes chouettes folichonnes s’amusent dans l’obscurité
    À ouvrir grand leur yeux en nombre pour voir mon lampion s’élever.

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  • Un vent d’inspiration

    Le vent souffle pour tout le monde mais, selon son inspiration,
    Il devient un vent de folie ou donne du vent dans les voiles.
    Il dévoile la cuisse pudibonde avec ou sans modération
    Et tire de sa mélancolie celui qui rêve dans les étoiles.

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  • La vie à découvert

    La vie à découvert

    Le temps de vivre à découvert sera bientôt le seul habit
    Qui me permettra de cacher mes petites difformités.
    Si demain le temps est couvert, j’aurai encore plus de débit
    Que le banquier va rattacher d’une coquette énormité.

    Tableau Steven Kenny.

    
    
    
  • Le temps ridicule

    Le temps ridicule

    Que les jours se reculent plutôt qu’ils ne m’acculent
    À fixer la pendule sans autre préambule !
    Le temps est ridicule à faire un monticule
    D’autant de faux calculs d’années si minuscules.

    À ce temps qui m’abuse, à ce temps qui m’amuse,
    J’en ai l’âme confuse de ces heures qui m’usent.
    Ah que mon cœur refuse à trouver des excuses
    À ce cycle qui accuse des règles si obtuses !

    Tableau Michael Cheval.

    
    
    
  • Libérez vos girafes !

    Libérez vos girafes !

    Comme je n’arrêtais pas de grandir, j’ai fait décoller ma girafe
    Du mur où elle servait de toise métrant mon essor triomphant.
    Depuis, le temps a beau brandir ses ordres par le télégraphe,
    La mort en reste la faux pantoise et moi je reste comme un enfant.

    Tableau Zurab Martiashvili.

    
    
    
  • L’invitée de marque

    L’invitée de marque

    Puisque nous sommes en juillet, laissez-moi donc vous inviter
    Car vous êtes un hôte de marque et rien n’est trop beau pour vos yeux.
    Je sais que vous vous ennuyez un peu sans affectivité ;
    Permettez que je vous embarque pour un petit dîner joyeux.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Créez en abondance !

    Créez en abondance

    Certains croient en Dieu,
    D’autres croient aux Anges,
    D’autres croient en Ho’oponopono,
    D’autres croient en l’Univers
    Et moi, je l’appelle D.A.H.U.

    Je me promenais ce matin avec Raymond
    Et nous longions de golf de Kyburg
    Qui s’étend sur les berges de la Töss.
    Alors que je n’y trouvais jamais rien, je dis à Raymond :
    « Tiens, voici l’occasion de tester la foi dans la création ! »
    Et je demande à Dieu et aux Anges qui font, avec Ho’oponopono, l’Univers, de bien vouloir m’apporter une balle de golf.
    Aussitôt, dix mètres après, je trouve sur le sentier la balle demandée.
    « C’est peut-être un hasard ! » Me répond mon ami imaginaire, « Tu devrais en demander une deuxième pour confirmer la loi et ta foi ! »
    Aussitôt dit, aussitôt fait, j’en demande une deuxième.
    Environ dix mètres plus loin, toujours sur le chemin, une deuxième balle de golf.
    Nous nous concertons, Raymond et moi, et concluons
    Que nous ne voudrions pas abuser du D.A.H.U.
    Ni mettre en doute la foi de création,
    Mais simplement pour mieux accepter et confirmer ce don de création, une troisième balle (et puis j’arrête, promis juré) serait la conclusion et la confirmation définitive.
    Quelques mètres plus loin, pas de balle sur le chemin
    Mais, sans avancer davantage et en observant simplement les fourrés ,
    La troisième balle est là, Tapie dans l’ombre.

    Première conclusion : la demande de création fonctionne.
    Deuxième conclusion : ce n’est pas du vol puisque je me contente de demander et c’est le D.A.H.U. qui met en œuvre le mécanisme nécessaire à l’obtention du résultat.
    Troisième conclusion : la vie commence par offrir et faire des cadeaux (les deux premières balles) mais si je veux progresser, je dois mettre du mien, y croire et aller le chercher.

    Il y a certainement d’autres conclusion à ajouter mais c’est tout pour aujourd’hui.
    Au fait, ça fait plus de 10 fois que je longe ce golf et, comme nous sommes en Suisse, les bords sont régulièrement nettoyés, tondus, inspectés et je n’y avais jamais trouvé la moindre baballe précédemment, nous ne sommes pas à Marseille.

    PS : j’y retourne de temps en temps et ça continue de fonctionner.

    Cette histoire est bien évidemment parfaitement authentique et m’est arrivée ce matin même.

    
    
    
  • Vol au-dessus des maïs

    Vol au-dessus des maïs

    Mon petit château vole au-dessus des maïs
    Sur les montagnes vertes, voyez-le comme il danse !
    Ô que les dieux frivoles aujourd’hui le bénissent
    Sur les terres couvertes de champs en abondance !

    Tout le monde aura reconnu, j’espère, mon petit château de Kyburg qui vole juste au-dessus de chez moi sur les champs de maïs qui poussent, qui poussent et qui me poussent des ailes 😄✈️!

    
    
    
  • Les villages en calèche

    Les villages en calèche

    J’arrivais vers les terres aux couleurs de l’Ardèche
    Parfumée du jasmin qui sent la délivrance
    Des plaisirs salutaires des villages en calèche.

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  • Ces charmants petits villages

    Ces charmants petits villages

    C’est vrai qu’ils sont charmants, bien ancrés sur le Causse,
    Ces villages où le temps s’est échappé ailleurs.
    Entre vignes et sarments, ces beaux fruits qui rehaussent
    L’envie du cœur battant d’un simple rimailleur.

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  • Rhume des foins

    Rhume des foins

    Foin des métropoles étouffantes, foin de leurs avions de malheur !
    Foin de toutes circulations de véhicules pétaradants !
    Foin des familles trop bruyantes, foin de leurs éclats à toute heure !
    Foin de ces gesticulations de ces gens pressés décadents !

    Alors je fais cette demande auprès de l’écho créateur
    Pour trouver un coin de campagne avec des arbres méditatifs.
    Peut-être en Suisse Romande, un endroit sans bruit prédateur
    Pour revivre avec ma compagne dans le silence contemplatif :

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  • Je me sens manibullé

    Je me sens manibullé

    Depuis que je suis petit, je sens qu’on me manipule,
    Qu’on m’enferme dans des règles, qu’on m’enfonce comme un clou.
    Les riches aux grands appétits me brident dans une bulle
    De peur que je leur dérègle leurs systèmes de filous.

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  • Mes mains gauches

    Mes mains gauches

    Comme j’ai une main gauche plus habile que la main droite
    Je l’ai un peu travaillée et changée à ma façon.
    Voilà ma première ébauche ; peut-être un peu maladroite,
    Mais qui peut écrivailler selon cinq contrefaçons.

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  • Le gâteau de la nature

    Le gâteau de la nature

    Chaque jour le soleil ardent vient enflammer les conifères
    Comme des bougies réunies sur le gâteau de la nature.
    Les rayons passent en regardant ceux qui fêtent leur anniversaire
    Entre les troncs de bois brunis embrasés de leur signature.

    Photo prise dans la forêt d’Eschenberg.

    
    
    
  • Le château-du-bois-des-fées

    Le château-du-bois-des-fées

    Tandis que je me dirigeais vers les montagnes lentement,
    J’ai décidé de faire étape dans le château-du-bois-des-fées.
    C’est ainsi que je rédigeai ce court quatrain d’enchantement,
    En attendant que me retape une muse du plus bel effet.

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  • Rose Osiris

    Rose Osiris

    Rose rosée, rose arôme,
    Rosissent, rosissent.
    Rose arrosée, rose à Rome,
    Rose is Osiris.

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  • Le démon de la montagne

    Le démon de la montagne (nu

    Viens avec moi sur la montagne, tout près du ciel j’ai ma maison !
    Viens avec moi sur les deux monts, là-haut l’air pur y est si bon !
    Viens avec moi, tendre compagne, viens passer la belle saison
    Dans la grotte où vit le démon qui sort si nous nous décidons.

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  • Sourire ou révolte ?

    Sourire ou révolte ?

    À force d’ouvrir mon décolleté
    Afin de lutter contre la chaleur,
    Je vous fais sourire ou vous révolter ;
    Faut en discuter selon vos valeurs.

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  • Le licou d’amour

    Le licou d’amour

    N’est-il chemin plus doux que celui de l’amour
    Pour m’aider à marcher toujours dans la lumière ?
    Tiré par ce licou tout au long du labour,
    J’y saurai décharger mes douleurs coutumières.

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  • À travers les plinthes

    À travers les plinthes

    J’ai le cerveau qui cafouille et des hallucinations :
    Je vois plein de femmes nues dans des râles et des plaintes.
    Je les entends qui bafouillent : « aime-moi à la passion »
    Que j’entends sans retenue, là, sourdre à travers les plinthes.

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  • C’est simple, vous allez comprendre

    C’est simple, vous allez comprendre

    Simple, je vais faire et pas compliqué
    Car je m’envolais cette nuit en rêve.
    C’est un mammifère qui m’a expliqué
    Que je survolais la planète brève.

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  • Bien au frais dans mon coffret

    Bien au frais dans mon coffret

    Je cherche un endroit bien frais, à l’abri de la moiteur
    Pour faire un peu rafraîchir mes organes en chaleur.
    J’ai essayé ces coffrets parfaitement emboîteurs
    Mais je devrai réfléchir sur leur côté emballeur.

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  • Le barde saoul le soleil

    Le barde saoul le soleil

    Sous les coups du mercure, l’encre s’est évaporée ;
    La montée de chaleur a liquéfié mes pages.
    Bientôt la sinécure va devoir s’instaurer ;
    Je n’aurai de valeur qu’avec ce rattrapage :

    Demain la canicule grillera mes neurones ;
    Sans doute vous écrirai-je ma folie vagabonde.
    Quand mon esprit bascule sous la testostérone,
    S’emballe mon manège et je lâche la bonde.

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  • Le déjeuner sur l’herbe (Souvenirs de vacances)

    Le déjeuner sur l’herbe (Souvenirs de vacances

    Tout juste un peu de vent
    Il faut en profiter
    Et sans perdre de temps
    On met dans le panier
    Du cervelas truffé
    Farci à la pistache
    Un pâté de campagne
    Enrobé de gelée
    Des tranches de jambon
    Fumé dans la région
    Pour finir le repas
    Un morceau de fromage
    Et des petits gâteaux
    Fourrés au chocolat
    On glisse dans la nappe
    Pour le garder bien frais
    Un litre de vieux cidre
    Ou du vin de pays
    Et au dernier moment
    Pour ne pas l’écraser
    La miche de pain blanc
    Qui sème derrière elle
    Un peu de sa farine
    Et ses miettes dorées
    Avant de s’en aller
    On ferme les volets
    On tire derrière soi
    La lourde porte en bois
    Et on laisse la clef
    Cachée dans le rosier
    On part pour la journée
    Avec un gros chandail
    Peut-être son béret
    Ou son chapeau de paille
    En fin de matinée
    On va se délasser
    Dans l’eau de la montagne
    On vide le panier
    En suivant du regard
    Les truites mouchetées
    Qui frôlent les galets
    Avant de disparaître
    Dans l’écume des pierres
    On part à la recherche
    Pour le souper ce soir
    De champignons sauvages
    Et d’airelles des bois
    Au retour on dépose
    Sur le pas de la porte
    Les branches de genêt
    Et les pommes de pin
    Que l’on a ramassées
    Tout le long du chemin
    On fait les chanterelles
    Avec des œufs battus
    On mange les airelles
    Tout simplement nature
    Du sable dans les yeux
    Du rêve dans la tête
    On monte l’escalier
    Pour aller se coucher
    Avant de s’endormir
    Dans le grand lit de plumes
    On ouvre la croisée
    On pousse les volets
    Pour respirer la nuit
    Sous le clair de la Lune
    L’odeur de la résine
    Et du genêt coupé.

    J’ai plus de souvenirs que si j’avais mille ans. (Charles Baudelaire)

    Tableau de Fabienne Barbier et Poème de Henriette Berge

    
    
    
  • Quand la ville s’efface

    La ville se dégrade dans la brume opaline.
    Ses contours disparaissent et ses rues se délavent.
    Les tours s’évanouissent et deviennent orphelines.
    Le Maître du néant soumet la ville esclave.

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  • Le pont qui n’existe pas

    Connais-tu le pays où vit la vérité ?
    Il n’est pas de chemin qui puisse t’y conduire !
    Mais si tu cherches en toi en toute sincérité,
    Tu trouveras le pont impossible à construire !

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Petites fleurs bleues (ou l’envol des myosotis)

    Petites fleurs bleues (ou l'envol des myosotis)

    Ouvre-moi ton cœur, ma petite fleur.
    Ouvre-moi ton âme, ma petite dame.
    Connecte l’esprit, nous sommes réunis.
    Conjugue ton corps, encore et encore.

    Je te couvrirai d’or et de camais,
    Brillants de mille feux autour de tes yeux.
    Pour cette envolée que j’ai embrassée
    De Myosotis lapis lazulis.

    Donne-moi ta main pour nos lendemains.
    Donne-moi ton cœur pour notre bonheur.
    Donne-moi ton âme pour nourrir ma flamme.
    Donne-moi ton corps encore et encore.

    Tableau de Fabienne Barbier