Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • Les p’tits oiseaux sur la tĂŞte

    À force de tourner en rond continuellement dans sa tête,
    Le p’tit oiseau s’est échappé par une oreille à la sauvette.
    Il a cueilli aux environs quelques brindilles et des herbettes
    Et une fois son nid retapé, il a appelé sa fauvette.

    Le chant dut plaire à l’ingénue qui se laissa donc féconder
    Pour pondre un œuf et même trois devant le beau mâle excité
    S’impatientant de la venue des oisillons dévergondés
    Qui, se sentant vite à l’étroit, piaillaient avec vivacité.

    Quant Ă  la fille, la tĂŞte lourde et les oreilles pleines de cris,
    Elle eut l’étrange vocation d’aviser ses colocataires
    Qui lui ont fait l’oreille sourde et, ainsi qu’il était écrit
    Sur le contrat de location, avertirent le propriétaire.

    Au matin elle s’est réveillée sans nid et sans les oisillons ;
    Le soleil à peine disposé à percer sa lumière opaque.
    Elle aperçut émerveillée par la fenêtre à croisillons
    Des œufs savamment déposés car nous étions lundi de Pâques.

    Photo d’Inge Schuster.

    
    
    
  • L’infini intĂ©rieur

    Trop souvent franchi la frontière des rêves axés sur la vaillance,
    Remontent les craintes et les peurs qui ont poussé depuis l’enfance.
    Peu importe ma mémoire entière ou parsemée de défaillances ;
    Dans cette insolite vapeur, j’en suis le héros sans défense.

    Alors le grand combat commence dans une autre réalité
    Où les chemins qui mènent à Rome sont déformés par l’inconnu
    Qui s’ouvre vers une romance ou un sujet d’actualité,
    Ou un lieu d’horreur à l’arôme pestilentiel qui s’insinue.

    Dans le labyrinthe des rêves, dans certains couloirs récurrents,
    Une étrange attraction m’attire comme un vieux réflexe animal.
    Sans doute faut-il que je crève mon quota d’abcès supurants
    Afin de tourner en satire les événements qui font mal ?

    Quelques corridors de bonheur me délivrent leur dopamine
    Par des rêveries érotiques dont le corps et le cœur s’enflamment.
    Parfois les dieux me font l’honneur de m’apporter leurs vitamines
    En me révélant l’hypnotique véritable valeur de l’âme.

    Illustration de Digitaltech2.

    
    
    
  • Mentalla Valentina

    Elle use tant de stratagèmes dans ses mille histoires d’amour
    Qu’elle en oublie le principal : comment le garder avec elle ?
    Il a beau lui dire « je t’aime », elle renvoie au petit jour
    Le petit garde municipal et n’en garde aucune séquelle.

    Depuis qu’elle s’est fait élire maire, Valentine s’occupe de tout
    Notamment des gardes champĂŞtres et des gardiens municipaux
    Qu’elle dorlote comme une mère et les dresse comme toutous
    Qui viennent chaque nuit se repaître de relations à fleur de peau.

    Or les quatorze févriers lors du conseil municipal,
    Elle note ses administrés pour leur valeur patriotique
    Qui donne à ce jour férié titre d’arbitre archétypal
    Pour compter et enregistrer les meilleurs agents érotiques.

    Tableau de Joshua Mays.

    
    
    
  • Valentine enceinte de glace

    Elle vous paraît froide pareil au bloc de glace,
    Distante voire snob, bêcheuse et prétentieuse.
    Sans doute est-il utile de vous mettre Ă  sa place
    Et revoir votre approche pataude et malicieuse.

    Votre regard la perce et sous ses vĂŞtements
    Vous ne voyez que formes et appas sexuels.
    Ce sont vos yeux qui givrent par votre entĂŞtement
    À ignorer le poids de son intellectuel.

    VoilĂ , vous lui parlez, la glace commence Ă  fondre ;
    VoilĂ , vous souriez, tout son corps se ranime ;
    Voilà, vous l’écoutez, elle daigne vous répondre ;
    Voilà, vous l’embrassez et tout son cœur s’anime.

    Photo de Stephane Fugier.

    
    
    
  • Paris par la fenĂŞtre

    Je n’ai vu de Paris que l’interface sombre
    D’un écran cathodique d’une vie noire et blanche.
    Puis de fausses couleurs sont nées de la pénombre
    Pour projeter son cœur sur l’écran des dimanches.

    Je l’ai connue plus tard quand elle m’a fait la cour ;
    Paris était la femme et moi son mâle errant.
    Mais le charme épuisé des arrogants discours
    Ne m’a point retenu, j’étais trop différent.

    Je la vois aujourd’hui, cette ville lumière,
    Vieille cité qui sait encore séduire autant.
    Qui verrait à présent sa vérité première
    Saurait que l’éternelle dame résiste au temps.

    Sa séduction rayonne mais j’y suis hermétique
    J’ai fui les grandes villes à l’air empoisonné.
    Les hasards m’ont conduit sur les terres helvétiques
    Et Paris sous son globe m’apparaît cloisonnée.

    Tableau de Marc Chagall

    
    
    
  • Au fil du courrier du cĹ“ur

    Quand tu te trouves au bord du gouffre, accroche-toi au téléphone
    Et compose le numéro de l’assistance aux cœurs perdus.
    Que tu te plaignes ou que tu souffres, tu pourras rejoindre la faune
    De ceux qui se voulaient héros et meurent anonymes, éperdus.

    Sans doute avec de la patience – un proverbe chinois le dit –
    Tu y verras passer le corps de tes ennemis oubliés.
    Sinon attire leur confiance, nourris-toi de leurs tragédies
    Et tu pourras toujours encor en parler et les publier.

    Tableaux de Shiori Matsumoto

    
    
    
  • L’impossibilitĂ© d’une Ă®le

    Mon cœur rêve d’îles désertes où l’on vit nu dans l’insouciance
    Comme si le singe, tapi en moi, restait dans son arbre éploré.
    Mon âme se montre diserte pour refouler l’insignifiance
    Du progrès qui met en émoi l’esprit sans cesse amélioré.

    Redevenir homme des bois et retourner Ă  la nature ?
    Il semblerait qu’il soit trop tard car le temps reste irréversible.
    Les remords font le contrepoids avec la triste conjoncture
    Aux regrets toujours en retard sur ses effets imprévisibles.

    Tableaux d’Anne Delplace sur http://www.anne-delplace.com/peinture-huile.php

    
    
    
  • RĂŞveries en rĂ©mission

    La nuit, capté par l’inconscient, le flux de mes rêves s’anime
    Et passe à travers la passoire de l’esprit en demi-sommeil.
    Il puise dans mon subconscient mes désirs les plus unanimes
    Et se répand dans ma mémoire puis, fond comme neige au soleil.

    Entre l’émetteur mystérieux et le récepteur défaillant,
    Beaucoup de songes se précipitent dans l’abîme des trous du savoir.
    Combien de messages impérieux, transmis d’un souffle prévoyant,
    Tombent dans l’âme décrépite qui n’a pas su les promouvoir ?

    Tableaux d’Anne Delplace sur http://www.anne-delplace.com/peinture-huile.php

    
    
    
  • Et tangue le navire

    Les monstres marins ressurgissent quand on ne s’y attendait plus ;
    On les avait dit disparus, éradiqués par le progrès.
    Pourtant les alarmes rugissent comme s’ils étaient en surplus
    Et pour cette fois apparus annoncer le temps des regrets.

    Autant de fléaux sont passés et ont englouti nos cités
    Et l’humanité n’a cessé de recommencer son histoire.
    On ne compte plus les trépassés, les guerres et les atrocités
    Sans que la vie ait progressé par-dessus-tout vers sa victoire.

    Aujourd’hui la moindre tempête est synonyme d’apocalypse ;
    Le moindre rhume qui éternue menace toute la Terre entière.
    On prend la poudre d’escampette et l’intelligence s’éclipse
    Devant un virus inconnu qui franchit toutes les frontières.

    Tableaux de Francisco Fonseca

    
    
    
  • Au fil de l’eau de l’ocĂ©an

    Bientôt ma ville submergée vivra d’une vie aquatique ;
    Mon long courrier naviguera vers des latitudes sereines.
    Mais je le verrai converger par les couloirs sud-Atlantique
    Surtout lorsqu’il rappliquera pour ensemencer nos sirènes.

    Cette nuit, ma ville sous-marine allume ses feux de positions
    Et attire ainsi mon navire qui vire de tribord à bâbord.
    Le capitaine alors s’arrime à l’ancre à sa disposition
    Et hèle celles dont le cœur chavire mais accepte de grimper à bord.

    Un an plus tard, sur le retour, les sirènes avec leurs enfants
    Qui ont affermi leurs poumons reviennent aux eaux maternelles.
    Chacun de plonger Ă  son tour afin de rentrer triomphant
    Retrouver leurs hommes-saumons dans leurs abysses paternelles.

    Tableaux de Francisco Fonseca

    
    
    
  • Saint-Valentin et chauds lapins

    Saint-Valentin, un chaud lapin, et sa voisine, chaude lapine,
    Se sont rencontrés curieusement en période de confinement.
    Ainsi se sont mis le grappin mutuellement, copain-copine,
    Et se proposent furieusement de s’aimer intensivement.

    Ils vont repeupler la planète par une maladie d’amour
    Qui produira maints lapereaux et bien plus si affinités.
    Madame et son mari honnĂŞte feront bombance et bonne bourre
    Lui, en brandissant son poireau et elle, sa féminité.

    Tableaux de Hannah Silivonchyk

    
    
    
  • Saint-Valentintin

    Valentintin serait homo et son Paddock, un Roméo ;
    C’est ce qu’on lit dans leurs albums entre les lignes, parmi les hommes.
    Très peu de femmes entre les pages mais plutôt virils équipages
    Et des compagnons plutĂ´t gais et toujours prĂŞts Ă  naviguer.

    Un coup de foudre, un coup de bôme, entre deux héros en binôme,
    Les ont réunis pour la vie et rassemblés au même avis.
    Alors pour la Saint-Valentin, Paddock et son Valentintin
    Vivront des amours masculines avec beaucoup de vaseline.

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

    
    
    
  • Dans la foule

    L’humanité vit l’indigence et le public crie « Indulgence ! »
    L’homme vit sous l’inquisition de l’état des impositions.
    Le secret de polichinelle de son péché originel
    Se perd dans la foule du peuple qui suit comme un troupeau aveugle.

    Tableau d’Olivier Suire-Verlay

    
    
    
  • Les proies de la mer

    Les dents de la mer mangent les petits
    Que mangent les gros, de plus en plus gros.
    Intégraux.
    Puis elles regroupent les âmes des morts
    Qui partent en vagues caresser les plages.
    Voyage.
    Les dents de la mer ont bon appétit,
    Ont l’eau à la bouche, à avoir les crocs.
    Allegro.
    Le souvenir reste, la mémoire mord
    Parfois d’une trace le long du rivage.
    Passage.

    Un phénomène rare, paraît-il de la part de Maria Gaspar Leal

    
    
    
  • Sainte-Valentine, premier choix !

    Sainte-Valentine, premier choix !

    Pour votre dîner aux chandelles, je vous suggère le meilleur d’elle :
    Appétissants, je le confesse, comme le Rumsteak de ses Fesses.
    Pour l’entrée j’ai prévu un flan avec ses Bavettes de Flanc ;
    Pour l’entremets, une terrine avec du Flancher et de la Poitrine.

    Gîte de Noix aux belles Cuisses avec des pommes vapeurs suisses ;
    Flambé pour que ça ravigote, un bon sauté de Plat de Côtes ;
    Et comme j’ai le monopole de Macreuse et Jumeaux d’Épaule,
    Je propose, pour vous mettre à l’aise, le summum de la Charolaise.

    Comme je n’y connais rien en viande de bœuf, j’ai cherché pour vous au rayon boucherie et vous ai mis tous les morceaux en Majuscules.

    
    
    
  • La couleur de l’âme

    La couleur de l’âme

    Bloujine, or-d’ange ou d’indigo, je dois inventer des nuances,
    Je dois posséder d’autres sens, m’ouvrir à d’autres dimensions
    Ou redevenir un nigaud pour découvrir sans influence
    L’originale quintessence de la couleur des intentions.

    Tableau de Valeriy Kot.

    
    
    
  • Les familles d’âmes

    Les familles d’âmes

    Imaginer l’inconcevable réseau d’âmes effilochées
    Dans les immeubles empilés des métropoles gigantesques,
    C’est percevoir l’irrécusable cerveau de neurones accrochés
    À tous leurs gènes estampillés d’une origine titanesque.

    Tableau de Valeriy Kot.

    
    
    
  • Les chats sont verseaux

    Les chats sont verseaux

    Des chasseurs redoutables aux fines stratégies,
    Les matous impassibles, l’œil ouvert, attentif,
    Guettent la délectable proie et privilégient
    Tout ce qui est possible à l’instinct inventif.

    Bien sûr, ils aiment autant les signes du zodiaque,
    Le giron des cancers, les poissons au berceau,
    Mais quand il fait beau temps, les matous démoniaques
    Ronronnent de concert en l’honneur des verseaux.

    Tableau de Vladimir Muhin.

    
    
    
  • Le poids de l’âme

    Le poids de l’âme

    Parfois le poids des connaissances peut paraître comme un éléphant
    Dont les mémoires ancestrales ont connu les monts transalpins.
    Pourtant, quand vient la renaissance, l’inconscient s’élève, triomphant,
    Vers ses origines astrales où l’âme a planté ses grappins.

    Tableau de Valeriy Kot.

    
    
    
  • Une rose suffit

    Une rose suffit

    Pourquoi pas une rose Ă  offrir Ă  sa belle ?
    Une seule suffit pour avouer son désir.
    Si le temps est morose, Ă  votre colombelle,
    Cette fleur gratifie une nuit de plaisir.

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  • Les feuilles impartiales

    Les feuilles impartiales

    Lorsque la nuit glaciale plonge dans le sommeil
    Les arbres du chemin, ils en dorment debout.
    Les feuilles impartiales s’éveillent au soleil
    Pour annoncer demain ce qu’a fait le hibou.

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  • Les oiseaux bleus

    Les oiseaux bleus

    Sur les fleurs bleues de froid, les oiseaux frileux dansent,
    Poupées de porcelaine en petits cris stridents.
    Perchés sur leur beffroi végétal, en cadence,
    Se réchauffent l’haleine par des sauts trépidants.

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  • La nature facĂ©tieuse

    La nature facétieuse

    Que la nature soit facétieuse ne surprendra jamais personne.
    Ça fait longtemps qu’on se le dit, on le sait bien et ce n’est pas triste.
    Mais je la trouve malicieuse (même que ça me désarçonne)
    Qu’elle commence dès un lundi à faire des effets d’artiste.

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  • Du prĂ©sent Ă  l’imparfait

    Du présent à l’imparfait

    Il faut savoir s’organiser et bien préparer sa monture
    Pour un confort me permettant de voyager au plus-que-parfait.
    J’ai mes valises vulcanisées, je suis donc prêt pour la lecture
    Qui me conjugue par tous les temps du présent jusqu’à l’imparfait.

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  • Du poil de la bĂŞte

    Du poil de la bĂŞte

    La nature reprend du bon poil de la bĂŞte
    Quand les jours se rallongent au mois de février.
    Le printemps entreprend son retour qui embĂŞte
    Un hiver qui prolonge ses frimas ouvriers.

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  • La conscience naissante

    La conscience naissante

    Au dĂ©but, c’est tout petit, on n’y fait pas attention.
    Comme une conscience naissante qui remonte comme un fil.
    Est-ce de la télépathie ? A-t-elle de bonnes intentions ?
    C’est une âme Ă©vanescente comme un film qui dĂ©file.

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  • Halo Soleil

    Halo Soleil

    Parfois son halo crève les nuages,
    Alors on contemple son disque flambant.
    Il est bien pâlot mais il est suave
    Et donne l’exemple en nous surplombant.

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  • Saint-Valentin Ă  la une

    Saint-Valentin Ă  la une

    Nous, pour la Saint-Valentin, nous achetons un journal
    Déployé en voile intime sur nos baisers passionnés.
    Ça fait un peu galantin et un peu original ;
    Un peu couple illĂ©gitime mais c’est très affectionnĂ© !

    Galantin : homme ridiculement galant auprès des femmes.

    
    
    
  • Le rayon louche

    Le rayon louche

    Caressant les voiles et léchant les vagues,
    Ce soleil couchant est un peu voyeur.
    Ce soir, il dévoile, ce n’est pas une blague,
    Son rayon louchant, filou et gouailleur.

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  • L’alter inego

    L’alter inego

    Il m’Ă©nerve celui-lĂ , Ă  copier tout Ă  l’envers !
    Comment ne tombe-t-il pas ? N’a-t-il pas mal à la tête ?
    Veut-il faire un pugilat à m’regarder de travers ?
    Si ce fou n’arrĂŞte pas, je lui tire une Ă©pithète.

    Épithète : action de qualifier quelqu’un en bien ou en mal.

    
    
    
  • La pĂŞche dans les nuages

    La pĂŞche dans les nuages

    Quand les nuages descendent Ă  terre et la recouvrent de leur brume,
    Je vois ces pĂŞcheurs connaisseurs qui guettent les poissons de lune
    Qui sont un peu retardataires, égarés au milieu des grumes,
    Dont le fumet rajeunisseur offre une nourriture opportune.

    Grume : écorce laissée sur le bois coupé.

    
    
    
  • Le chat de Dieu – oĂą est le chat ?

    Le chat de Dieu – où est le chat ?

    Il se love dans les nuages bien à l’abri dans le douillet
    Édredon de nimbus orange pour surveiller le monde entier.
    Le chat de Dieu paraît bien sage avec son corps bien rondouillet.
    Tout ça peut vous sembler étrange tant il surveille vos sentiers !

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  • Les portes du temps

    Les portes du temps

    Chaque année qui se passe, une porte s’efface,
    Chaque fois je renais et monte en apparat.
    Je parcours dans l’espace retrouver face-à-face
    Ce qui à tout jamais me récompensera.

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  • Elles sont belles, belles, belles

    Elles sont belles, belles, belles

    À ces charmantes femmes qui m’écrivent des « j’aime »,
    À leurs cœurs délicats qui conjuguent l’amour,
    Ô que leurs oriflammes et leurs beaux stratagèmes
    Sont du plus bel éclat et du plus tendre humour !

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  • RĂŞverie du soir

    RĂŞverie du soir

    Quand la belle-au-bois-dormange apparait au crépuscule
    Dans cette couleur étrange, lorsque le soleil bascule,
    Tous mes rĂŞves sont orange et les anges en corpuscules
    Viennent effeuiller les franges rimées dans mon opuscule.

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  • FĂ©e Chanelle

    Fée Chanelle

    Avec ses peluches cendres partout sur mes pantalons
    Et ses poils en cheveux d’anges qui encombrent mon clavier,
    J’ai bien fini par comprendre, et j’en ai pris du galon,
    Que ma chatte est un mélange d’enchantements déviés.

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  • Route de nuit

    Route de nuit

    Souvent ma route me déroute vers les flammes de l’enfer.
    Mais c’est parce que je doute et que Dieu semble étranger.
    Mais avec de la confiance, laissant les choses se faire,
    Je vois ma nuit s’éclaircir et s’écarter le danger.

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  • Le cul assis entre deux chaises

    Le cul assis entre deux chaises

    Suspendue dans l’instant d’un temps mort hermétique,
    Elle fuit un passé qui ne lui convient pas.
    Réfugiée dans l’absence d’avenir hypothétique,
    Elle reste en balance et saute les repas.

    Elle n’a que regrets d’une vie chimérique
    Et accuse la vie de n’avoir rien compris.
    Elle cherche les raisons les plus ésotériques
    Qui ouvriront la voie qu’elle cherche sans tromperie.

    Si vous l’avez croisée elle a dû vous apprendre
    Où chercher la clarté et comment la trouver.
    Si elle vous a parlé vous avez su comprendre
    Qu’elle ne fait que quérir de vous être approuvée.

    J’ai partagé sa vie pour le temps d’un voyage,
    Toujours à fureter et chercher les phénix.
    Mais quand elle revient elle fait son nettoyage
    Et dilue les images qui tachent son cœur d’onyx.

    Toujours à préjuger et critiquer les actes,
    Toujours prête à étendre ses meilleures théories,
    Elle reste immobile dans la posture exacte
    Pour la reconnaissance d’être mise au pilori.

    Tableau de Fabienne Barbier