🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.
🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.
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Et puis je reste !
Y a-t-il la vie après l’amour et après la petite mort ?
Pas l’envie de recommencer mais de rester là sans bouger !
Serait-ce une pointe d’humour de n’éprouver aucun remords
À l’aventure romancée qui n’aura aucun débouché ?
Si le monsieur est marié, je me plais à jouer l’incruste
Et je lui jalouse sa femme et lui demander le divorce.
Je plaide le couple avarié bien que la chose soit injuste
Et mes propos les plus infâmes expriment ce qui fait ma force.
Je suis la garce, la catin, celle qui provoque les disputes ;
Le cauchemar de toute épouse qui va se mettre à déchanter.
Je m’éclipse au petit matin comme une véritable pute
Avec photos de nos partouses afin de le faire chanter.
Je suis méchante et vengeresse mais j’ai des siècles d’humiliation
Dans toutes mes vies antérieures, j’ai été frappée d’injustice.
On m’a traitée d’emmerderesse, de sorcière, d’abomination
Sous la férule supérieure des hommes au nom de leur justice.Illustration d’Arthur Sarnoff sur https:nevsepic.com.uaenart-1821523-pin-up-by-artist-arthur-sarnoff-10-works.html .
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J’entre et je sors !

J’entre et je sors par la fenêtre, juste d’un voile, préservée ;
D’un mouvement lent puis rapide en me frottant bien aux rideaux.
C’est ainsi que je sens renaître cette envie qui est réservée
À ceux qui aiment être intrépide dans l’action de leur libido.
Enfin lorsque le corps bascule dans le gouffre de jouissance,
Je ne tombe pas mais je vole, portée par le septième ciel.
Une pluie d’orage éjacule une ondée de toute puissance,
Une semence bénévole en vue d’un fruit providentiel.
Je suis une femme à fenêtre qui se donne à toute vitrine,
Cherchant une porte entrouverte pour m’y risquer de pénétrer.
Parfois je sens ton désir naître et te dévoile ma poitrine
Pour que tu n’aies que découverte de mon audace perpétrée.
Quand vient le soir et sa lumière, je me redresse, ébouriffée,
La peau perlée d’un vent de rêve, le cœur battant, presque coupable.
Mais nul regret, ma vie entière se mire à la vitre voilée
Et je souris, toujours sans trêve, à l’amour, pur et indomptable.Illustration d’Arthur Sarnoff sur https:nevsepic.com.uaenart-1821523-pin-up-by-artist-arthur-sarnoff-10-works.html .
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ROSACÏÄ
La Rosace de la transmutation




Dans l’univers, tout est mouvement, tout obéit à l’équilibre
Fixé par un Grand Architecte, un Dieu ou tout autre concept
Dont nous voyons le dénouement qui nous véhicule en roue libre
Sans que celui-ci se détecte ou qu’une action ne s’intercepte.
Pourtant elle s’ouvre comme une flamme qui s’élève au centre invisible
Là où la lumière se tord, trouant le seuil de création.
C’est la Rosace brise-lame où la matière imprévisible
Frappée par le marteau de Thor accomplit sa pénétration.
Mais la Rosace de la Vie s’ouvre aussi en Pentacle d’Or
Sur l’eau profonde indestructible et paradoxalement mortelle.
Une métamorphose asservie à une spirale conquistador
Qui use d’enfants susceptibles d’être ses pierres sacramentelles.
Mais le secret de ses racines échappe à tout observateur
Car elles plongent là où la matière n’est qu’une intention de lumière.
Rosace fusionnelle officine où se situe le Créateur
Qui veille sur l’ultime frontière comme si c’était la première.
Car si la Rosace est polie et tous ses contours ineffables
C’est qu’elle est perpétuellement recommencée à chaque jet.
Pour nous, l’histoire est bien jolie pourtant nous sommes insatiables
Et frustrés éternellement de n’être qu’un pion de projet.
Qui veille à ce que le chant circule du même souffle, du même amour ?
Qui entretient le feu sacré, la terre, l’air, l’eau et l’éther ?
On cherche dans les particules, les deux infinis dont l’humour
Nous ramène à nous consacrer à nous reconnaître tributaires.
Tout est amour si on l’accepte, tout est combat si on refuse
Car ceux qui ne croient qu’en eux-mêmes veulent en être dominants.
Or il n’y a aucun précepte, il n’y a aucune science infuse
Sinon que comprendre que m’aime tout l’univers proéminent.Illustrations de Gemini et Letaxä.
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Le cercle circonscrit à la femme
Tout est circonscrit chez la femme dans le cercle de ses amis ;
La main qui caresse les seins, la bouche qui s’ouvre en cul-de-poule
Afin de fournir à Madame par respect à son académie
L’organe idoine à son bassin qui jusqu’au cœur la tourneboule.
On peut, dans un grand lit carré, lui fourrer son triangle inscrit
Par des va-et-vient consacrés à lui dérider les sinus
Si elle a été préparée aux préliminaires prescrits
Par trigonométrie sacrée, cunilingus et cosinus.
La femme est circonscrite à l’homme ; la relation est réflexive,
Symétrique et même transitive à d’autres femmes parallèles
Dont les routes à l’instar de Rome auront des dérives successives
Afin que les meufs sensitives en aucun cas ne s’interpellent.Tableau de David Gray.
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Prototypes Eva I & II



La genèse aurait deux versions ; l’une publique, l’autre cachée
Selon qu’Ève ait été séduite ou aurait vaincu le serpent.
Mais l’homme a eu en aversion de voir son image attachée
À sa contribution réduite à n’être qu’un participant.
L’autre version, intéressante, montrait une Ève née d’une côte
Qui lui aurait donné des pattes en guise de jambes adéquates
Mais au final, reconnaissante envers ses membres de cocotte,
Et méfiante envers le sociopathe qui enfin l’aurait rendue coite.
La première Ève, assez naïve, assumera éternellement
D’avoir trahi et convaincu l’homme de se laisser corrompre.
La deuxième Ève, plus intuitive, serait plus maternellement
Puissante au point d’avoir vaincu le piège qu’on ne pouvait rompre.
Qui donc a choisi la première version plutôt que la deuxième ?
Sans doute un ange phallocrate embarrassé d’ordres accablants.
Désormais toute la lumière étant faite sur l’anathème,
Dieu n’est donc pas très démocrate et tout est cousu de fil blanc.Tableaux de Gabriel Grün sur https:elhurgador.blogspot.com201602gabriel-grun-pintura.html .
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Mon arbre génial & logique
Que j’aime à remonter les branches de mon arbre généalogique
Pour, au fil des générations, retrouver son tronc minimal.
Du moyen-âge aux villes franches, des grottes archéologiques
Jusqu’à l’infime séparation de l’être humain et l’animal.
D’ailleurs mon arbre n’en est pas un mais un réseau entrelacé
De toutes les sources de vies qui ont subi leurs mutations.
Il n’est point d’ancêtre commun mais tous, depuis le Crétacé,
Qui se sont ensemble assouvis dans une interfécondation.Tableau d’Alice Wellinger sur https:www.behance.netgallery33352135Othello .
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Le souvenir en 3D
L’œil droit rêve-t-il tout pareil à ce que rêve mon œil gauche ?
Je ne sais pas, évidemment mais je suppose mes yeux,
Émergeant du même appareil, par deux images qui se chevauchent
Me font le point incidemment sur la topographie des lieux.
L’œil gauche aimant les couleurs chaudes et le droit préférant les fraîches,
L’un rêve aux filles côté cœur et l’autre aux filles côté raison.
Si la vierge folle m’échaude par son caractère revêche,
La vierge sage par sa rigueur me ramène vite à la maison.Tableau d’Alice Wellinger sur https:www.behance.netgallery33352135Othello .
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Les souvenirs du crépuscule
La nuit, ma mémoire à tiroir dévide tout son contenu
D’une manière aléatoire favorisant l’inattendu
Dans un décor qui fait miroir à un litige convenu
Entre mon cœur et ses histoires et ma raison, bien entendu.
Coincée entre la voie ferrée et mon usine à méditer,
La rue pavée de prétentions m’ouvre à l’âme un rêve éveillé.
Seule, là-haut, la Lune affairée à transpercer l’obscurité
Brille d’étranges intentions sans pour autant m’émerveiller.
L’image s’incruste sur ma rétine comme une scène de théâtre
Où vont surgir tous les acteurs d’une expérience inaboutie.
Curieusement mon corps piétine dans cette atmosphère bleuâtre ;
J’y reste à jamais spectateur de ce souvenir englouti.Tableau de Paul Delvaux.
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Les rameneurs de soleil
Aux ramoneurs, les cheminées et aux rameneurs, les couchers.
Aux allumeurs, les réverbères et les chats seront bien gardés.
Qu’en penses-tu, mon beau minet, toi qui n’ te laisse effaroucher
Ni sur les toits par les cerbères, ni par les voleurs attardés ?
C’est vrai qu’il en voit tous les jours lorsque la chance lui sourit
Quand le hérisson répand la suie sur le grand rideau étoilé.
L’espion aux pattes de velours guette la danse des souris
Au bal des petits rats de nuit à travers l’œil-de-bœuf voilé.
Par tous les temps, les machinistes ouvrent le spectacle du soir.
Seule change l’humeur de la Lune, avec les femmes… comment savoir ?
Les spectateurs opportunistes en profitent pour aller s’asseoir
Et chercher la bonne fortune au risque de s’y décevoir.Tableau d’Ireneusz Wielgosz.
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Tiroirs à idées – 2





Je classe depuis ma naissance les souvenirs dans ma mémoire
Comme un Ego-ordinateur qui accumule ses fichiers.
Je crois augmenter ma puissance en personnifiant une armoire
Mais ce « moi » coordinateur devient bientôt nul à chier.
Plein de choses ne rentrent pas dans les cadres que j’imagine ;
Les images sont déformées à force de les consulter.
Des trous apparaissent pas à pas et ma cervelle s’invagine
Dans les replis désinformés du chaos qui en a résulté.
Plus jamais vivre comme avant mais comme un voyageur du temps
Qui garde toute sa confiance envers ce que le vent apporte !
J’ai mis derrière un paravent tout ce qui n’est pas important ;
J’y laisse toute ma méfiance et puis j’en referme la porte.Tableaux de Vladimir Dunjic sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201105vladimir-dunjic-serbia.html .
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Tiroirs à idées – 1



L’homme est à gauche, la femme à droite ; la vie agit comme un miroir.
Le reflet couplé à l’image engendre tout son avenir.
Une réminiscence adroite organisée dans des tiroirs
Donne une mémoire à étages, plutôt commode à souvenirs.
Mais plus je range dans ma commode, plus les tiroirs deviennent grands
Ou à l’inverse trop petits pour classer toute ma famille.
Et les siècles changeant de modes, le désordre en devient flagrant ;
J’y perds le goût et l’appétit dans tout ce réseau de ramilles.
Mon arbre généalogique commence avec mes deux parents,
Se scinde en quatre grands-parents, puis huit, seize… une infinité.
Si je continue la logique des enfantements récurrents,
J’obtiendrai un nombre effarant supérieur à l’humanité.Tableaux de Vladimir Dunjic sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201105vladimir-dunjic-serbia.html .
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Qui saura me remonter le moral ?
Je reste assise à ma fenêtre, moitié dedans, moitié dehors,
Comme sur une balançoire qui oscille entre vie et mort.
Si je recule, je vais connaître la trajectoire d’un météore
Et si j’avance, je vais m’asseoir et tout accepter sans remords.
Si je veux pouvoir entreprendre ce que je veux dans ce pays,
J’accepte un vaccin sans histoire en déléguant mon existence.
Mais lorsque j’essaie de comprendre, on dit que je désobéis ;
Je deviens complotiste notoire, tel est l’écho de ma conscience.Photo de Drew Denny.
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Les singes endormis
Les yeux de ceux qui n’ont rien vu baignent dans une eau conjonctive,
Les dents de ceux qui n’ont rien dit trempent dans un bain de salive ;
Quant aux oreilles dépourvues de toute audition attentive,
Elles décantent bien refroidies d’une immersion de voix passive.
Le lendemain les yeux sont cuits et ne voient qu’avec des œillères ;
Les dents passées au lave-linge n’entendent plus que platitudes.
Les oreilles sont en court-circuit avec l’intuition conseillère ;
Finalement les trois p’tits singes sont heureux dans l’incertitude.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Plus noir que le tain de mon miroir
Aujourd’hui les miroirs magiques répondent avant qu’on leur demande ;
Ils vous suggèrent vos désirs et même vous y conditionnent.
Et l’on en devient léthargique à écouter leur propagande ;
On y prendrait même du plaisir tellement on les affectionne.
« Mon beau miroir, rassure-moi ! Donne-moi les informations
Qui montrent que le gouvernement m’oppresse pour me récompenser !
Influence-moi au fil des mois de terrorismes et migrations
Et puisque jamais tu ne mens, dis-moi ce que je dois penser ! »
J’ai mis mon miroir la cave quand j’ai su qu’il me trahissait,
Qu’il me projetait l’avenir préparé pour mieux me berner.
Depuis je ne suis plus l’esclave d’un despotisme policé
Qui ne veut de moi qu’obtenir un pion soumis et consterné.Photo de Javier Vallhonrat.
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QR-Trombines
Après mes empreintes digitales sur ma carte d’identité
Et le lecteur du même type sur mon clavier d’ordinateur,
Ma pupille devient capitale aux webcams de sécurité
Qui analysent mon génotype plus ou moins discriminateur.
Le QR-code sur le front, la puce insérée sous la peau,
Le vaccin à champ magnétique et les contrôles d’immunité ;
Tous ces trucs qui me font l’affront d’examiner tous mes propos
M’obligent à trouver pathétique le futur de l’humanité.Illustration de Toru Fukuda.
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Sacré lion !


Quand le lion vient en automne pour se raviver les couleurs,
Il porte son costume de rouille et sa couronne de saison.
Mais il ne trompe plus personne ; pour atténuer ses douleurs,
Il s’est mis au jus de citrouille qu’il siffle plus que de raison.
Après avoir brillé tout l’été, le lion se trouverait-il dépourvu lorsque l’automne arrive ?
Mais il n’existe pas d’intersaison en Afrique.
Dommage, nous aurions eu un lion roux d’automne ; un lion blanc pour l’hiver ; écru au printemps et cuit en été. Et pour Halloween, demain, il aurait dévoré les enfants comme des friandises 12 ! Mais non, c’est pour rire !Photos d’Adrian Higgins.
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Portrait d’automne
Si je photographiais l’automne à travers le prisme du temps,
Obtiendrais-je un portrait de femme ou bien celui du sexe fort ?
Un homme ? Ce serait monotone ! Une femme, bien plus répercutant
Car la nature plait à mon âme en féminine métaphore.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Coupe d’automne
Renversez la carte du tendre en faisant couler les rivières
Depuis leurs sources et leurs racines jusqu’à la mer de feuilles mortes.
Et s’il vous complaît de m’entendre charmer vos plus belles crinières,
Louez l’automne qui me fascine et ses tons qui me réconfortent.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Vénus-Tournesol
Vénus prend ses bains de soleil parmi les fleurs de tournesol
Car elles renvoient sa vertu pareille au phare bienséant
Dont le faisceau au loin délaye la lumière sur la boussole
Qui guide les marins perdus de leurs amours sur l’océan.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Sur le rebord de la fenêtre
Entre la naissance et la mort, la vie me semble une contrainte
Car ma conscience n’est éveillée que dans cet espace connu.
Ça semble étroit comme le rebord d’une fenêtre bien restreinte
Entre le monde ensoleillé et mon intérieur inconnu.Tableau de Merab Gagiladze.
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Éternelles racines
L’histoire de mon âme écrivaine remonte jusqu’à l’origine
Où mes parents se sont aimés et ont signé l’acte d’amour.
Et leurs vies qui coulent dans mes veines depuis ces milliers de racines,
Sont ce qu’avant ont essaimé tous mes ancêtres, au jour le jour.Tableau « Dryad » de Thomasz Alen Kopera.
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L’embrasement
Quand l’amour embrase les corps, les racines alors s’entremêlent
Et montent aux sources de la vie qui ont engendré l’univers.
Ah qu’il est doux, ce bel accord entre le mâle et la femelle
Qui, lorsqu’ils sont du même avis, se réchaufferont tout l’hiver !Bien qu’en français le mot « femelle » soit péjoratif quand il concerne les humains, je dois avouer que lorsque je sens le « mâle » monter en moi, je suis très heureux de retrouver ma petite « femelle » chérie.
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La pêche aux idées
Aller à la pêche aux idées, c’est mieux d’y être accompagné
Par quelques cervelles d’oiseaux bien habillées et chapeautées.
Je les laisse seules décider ce qu’on mettra dans le panier ;
Moi, je prends juste l’air zozo encostumé en chat botté.Illustration de Catherine Chaulloux.
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Les belles étoiles de mer
Que de belles allures et de maillots rayés
Arboraient les beautés du temps de nos grands-mères !
Bikinis à rayures, burkinis surveillés,
Nous ont un peu ôté les plaisirs de la mer.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’anniversaire de Madame Poirot
Pour un cadeau d’anniversaire qui fasse une belle surprise,
On vit Monsieur le commissaire dont l’épouse était fort éprise,
Prenant ses enfants par la main partir faire un tour au village
Pour acheter de quoi demain lui honorer son plus bel âge.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Quand la quiétude s’impose
Parfois la quiétude s’impose face à ces petites tempêtes
Qui s’agitent dans un bocal pour quelques folies immatures.
Je lis un peu, je me repose, j’abandonne toute compète
Et je cherche un petit local perdu dans un coin de nature.
Je pense alors à autre chose. Tiens, si j’allais faire trempette
Sans regarder l’heure locale pour, enfin, un peu décrocher ?
Tous les critiques qui me proposent de prendre la poudre d’escampette
Ont bien raison pour mon moral, je ne peux pas le leur reprocher.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’automne impressionniste
J’ai troqué ma vision physique qui ne savait que regarder
Pour un organe sensoriel directement au cœur relié.
Puis je suis devenu amnésique des savoirs que j’avais gardés
Pour mieux ressentir l’essentiel du monde que j’ai rallié.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’action calme les nerfs et soulage la conscience
Le rire est le propre de l’homme, hélas la connerie l’est aussi ;
Dans ce domaine aucune limite ne viendra faire la balance.
Quand c’est pourri dans le royaume autant fuir loin des idioties
Et partir vers les Dolomites pour de véritables vacances.
(Dessin de Jean-Claude Forest
« Hypocrite – Comment décoder l’Etircopyh ».)Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Madame s’avance
Madame est audacieuse et sait mettre en valeur
Ses seins hypnotiseurs au charme magnétique.
La femme est fallacieuse et l’homme est cavaleur
Aux yeux focaliseurs sur la chair impudique.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Nés dans une citrouille
Juste à ce moment de l’année, je revois s’animer la rouille
Et transformer en paradis les forêts d’automne opportunes.
En hommage à ceux qui sont nés dans l’encrier d’une citrouille,
J’ai écrit cette parodie pour leur apporter la fortune.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le pont des eaux mouvantes
Les sanglots émouvants des violons de l’automne
S’écoulent dans la rivière des larmes oubliées.
Le pont des flots mouvants parait bien monotone
Et semble une civière posée sur tablier.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le grigri helvète
Chasser la mélancolie, repousser les jours de pluie ?
Munissez-vous du grigri helvétique et véritable !
Point besoin d’être impoli ! Jetez votre parapluie !
Quittez cet air rabougri car l’échange est équitable !Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Chute libre
Sur ce rideau de chute en cascade grondante,
Ce fleuve vertical d’une vie abondante,
Quand je prends l’ascenseur pour oser tout changer
C’est un nouvel élan, qu’a mon âme, échangé !Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.