Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • Les jongleuses

    Les jongleuses

    Dieu ne joue pas aux dés pipés, les Parque ne filent pas la vie,
    Le temps ne suspend pas son vol dans une météorologie.
    Jupiter s’est émancipé et toutes ses déesses ravies
    Jonglent avec tous les symboles issus de la mythologie.

    Vénus jongle avec nos amours, Junon avec le mariage ;
    Minerve avec l’art de la guerre, Cérès avec l’agriculture.
    Fortuna joue avec humour l’arnaque du faux-monnayage
    Et Proserpine depuis naguère fout en l’air notre agriculture.

    Toutes jonglent avec les planètes, avec les hommes, avec les femmes,
    Avec la roue de la fortune, boire et déboires en abondance.
    Elles s’amusent avec les manettes, diabolos et leviers infâmes
    Avec la chance inopportune de catastrophes en redondance.

    Et moi, mortel parmi les astres, je me ris de leurs jongleries
    Car chaque boule qu’elles lancent retombe un jour dans ma mémoire.
    Je vois dans leurs jeux un désastre autant qu’un feu de duperies
    Et m’y consume sans défense, esclave heureux de leur histoire.

    Tableau de Evert Thielen sur https:evertthielen.com .

    
    
    
  • Le sort du monde

    Le sort du monde

    Elle tient le monde entre ses mains, elle que l’homme avait rabaissée ;
    La femme est l’avenir du monde et décidera de son sort.
    Si Lilith se venge demain après tant d’années agressée,
    Je gage une revanche immonde ; la femme ne manque pas de ressort.

    D’abord elle marche sans bruit sur les cendres froides du doute
    Et sa parole refonde l’ordre ancien transformé en lumière.
    Ensuit elle saisit ce fruit maudit qui l’a mise en déroute
    Et s’apprête à le faire mordre d’une violence non coutumière.


    Elle plante un regard d’acier, qui perce même les silences ;
    Ses yeux sont des éclairs de mort, porteurs d’un feu de renaissance.
    Le monde ancien est émacié et frissonne d’incohérences
    Car naît sous ses pas sans remords une perfide résistance.

    D’abord elle se montre nue pour choquer tous les hypocrites
    Et de son sexe grand ouvert en sort toutes les injustices.
    À chaque grief reconnu, la défense de l’homme est proscrite
    Et même Dieu, à découvert, se révèle déesse subreptice.

    Tableau de Konstantin Kacey sur https:conchigliadivenere.wordpress.comtagkonstantin-kacev .

    
    
    
  • Du tac-au-tac – 2

    Du tac-au-tac - 2

    Le jeu dut plaire à l’ingénue car il dura jusqu’à la nuit
    À rester les yeux dans les yeux à se deviner sans un mot.
    De voir son regard soutenu par une intention inouĂŻe,
    J’en restai tout silencieux, mon cœur battant fortissimo.

    Ledal
    « Je t’ai laissé me remonter, j’ai senti ton souffle passer
    De mon cœur ouvert jusqu’aux tempes où palpitent mes constellations.
    Sans avoir à te raconter le contenu de mon passé
    Je t’ai dessiné mille estampes inscrites à ton attention.

    J’ai ôté mon masque et mes voiles, le cœur nu afin qu’il révèle
    Que je suis ta coupe et ton vin que tu pourras boire Ă  la source
    Pour abreuver ton cœur d’étoile et, comme une bonne nouvelle,
    Offrir à ton amour divin de poursuivre la même course. »

    Yavänor
    « Fille du vent qui me fuyait je comprends alors ton souhait ;
    Il te fallait te condenser pour que je puisse te mériter.
    Ainsi tandis que j’essuyais tes griefs qui me désavouaient
    Tu ne cherchais qu’à compenser ton manque de maturité.

    J’aime te voir reprendre forme, t’enluminer ce corps de femme
    Et y allumer le désir de me tenir entre tes mains.
    Et afin que je m’y conforme, je souhaite de toute mon âme
    Que tu éprouves le plaisir d’aimer d’amour un être humain ! »

    Ledal
    « Le soir s’étire sur nos verres, la Lune effleure tes pensées ;
    Nos voix se fondent dans la bruine, complices sans vaine promesse.
    Je t’offre un dernier mot sincère avant que l’aube l’ait dispersé,
    Un mot qui tremble et qui me ruine mais qui m’évite la grand-messe.

    Car je ne suis pas une aventure sans lendemain qu’on apprivoise !
    Je suis d’amour et de rigueur, je ne m’engage que pour la vie !
    Ce soir je te voudrais mature mais ne veux pas que tu pavoises ;
    Mais qu’entendes le vent du cœur plutôt que suivre tes envies ! »

    Illustration de Ledal.

    
    
    
  • Du tac-au-tac – 1

    Du tac-au-tac - 1

    Au premier temps de la rencontre, Ledal et moi nécessitâmes
    De nous rapprocher davantage mais sans brusquer la relation.
    Pour ne pas aller à l’encontre de la chasteté de la dame,
    Je lui proposai sans ambages une simple dégustation.

    Yavänor
    Ledal m’ayant semblé timide et intrépide en même temps ;
    À trop tourner autour du pot, je lui proposai une approche.
    Aussitôt ses lèvres humides et son sourire entreprenant
    Me mirent les nerfs à fleur de peau car il y avait anguille sous roche…

    Tous les deux assis en terrasse, les yeux dans les yeux impassibles,
    Je la sentais me murmurer mille envies irrépréhensibles :
    « Mon amour, ce qui me harasse, c’est qu’un jour il me soit possible
    D’avoir le cœur peinturluré de ta passion ultrasensible ! »

    Ledal
    « Je te souris sans prévenir, les étoiles tombées dans mon verre,
    Ton regard plongé dans le mien animé d’intentions très claires.
    J’ai senti mon désir venir de rapprocher nos univers,
    Mon visage plus proche du tien afin que ton âme s’éclaire…

    Et que tu prononces mon nom comme un nom aux mille reflets
    Qui m’écrivent au clair de la Lune ton amour indéfinissable
    Qui frappe comme un coup de canon mon petit cœur tout essoufflé
    D’entendre ta voix opportune d’une envie inassouvissable. »

    Yavänor
    « C’est à l’intérieur de tes yeux qu’alors j’ai accès à ton âme
    Et que j’écoute les réseaux et tous leurs échos langoureux.
    J’y découvre de merveilleux souvenirs de deux flammes
    Qui s’envolent comme des oiseaux au paradis des amoureux.

    Alors par le canal du cœur, je remonte le long de ton corps
    Par chaque chakra grand ouvert jusqu’à ta couronne céleste.
    Et malgré ton regard moqueur je sais que tu en veux encore
    Alors j’avance à découvert vers ton intention manifeste. »

    Illustration de Ledal.

    
    
    
  • Ă€ l’heure du dĂ©sir

    À l’heure du désir

    Pourquoi les montres et les horloges sont-elles à dix heures moins dix ?
    Pardi ! C’est l’heure où le désir s’éveille dans le cœur des femmes.
    D’ailleurs les hommes en font l’éloge en élevant leurs appendices
    Pour que l’aiguille du plaisir sonne l’heure où l’amour s’affame.

    L’informatique et la technique sont de terribles tue-l’amour
    Avec leurs montres numériques affichant zéro-neuf, cinquante.
    Toutes les théories ethniques sont tout ce qu’on veut sauf glamour
    En nous promettant d’oniriques destinées par très convaincantes.

    Il est des montres érotiques où le coït est répété
    Toutes les heures quand les aiguilles copulent en prenant leur temps.
    Quelques secondes chaotiques, elles se séparent hébétées
    Mais tournent une heure et puis resquillent toute la journée en flirtant.

    Tableau de Franck Rozet.

    
    
    
  • TorĂ©adore, j’adore !

    Toréadore, j’adore !

    Que le temps des toréadores vienne s’établir dans l’arène
    Pour voir le combat singulier de la belle contre la bĂŞte.
    Femme et taureau, je les adore Ă  poil avec un port de reine
    Pour cet instant particulier de lutte Ă  six jolies gambettes.

    Pas de mise à mort, s’il vous plaît, mais un corps à corps tamponneur ;
    La toréadore vaincra lorsque la bête chevauchera !
    On s’arrête à la première plaie, au sang versé en déshonneur
    De l’adversaire qui convaincra bien mieux avec tout l’apparat.

    Quant aux oreilles et à la queue, ne tombons pas dans le grivois ;
    Soyons sportifs si c’est possible bien que tous les coups soient permis !
    Si l’homme était trop belliqueux, espérons qu’elle ouvre la voie
    À une corrida accessible aux femmes les plus affermies.

    Photo d’Antonio Lozano García sur https:www.facebook.commediaset?set=a.439601419411036&type=3&comment_id=439633509407827&paipv=0&eav=AfZoDz9jastXhxXLOt8R_UWKJFmoxzCH3EwSDNteLjXZsXIL9AUjXRamnmG-hPIKZi8&_rdr .

    
    
    
  • Les aventures de Manu : Ă€ la bonne fortune !

    Les aventures de Manu : À la bonne fortune !

    Manu vous décroche la Lune comme il vous traverse la rue
    Et se taille la part du lion du premier au dernier croissant.
    Tous ceux qui croient faire fortune et le suivent auront concouru
    À la légende du champion du pouvoir d’achat décroissant.

    Bien vu ! Sur la face cachée de la Lune il a déposé
    Toutes les réserves liquides de l’or devenu numérique.
    Parfois on voit s’en détacher un rayon doré composé
    Des intérêts qu’il dilapide pour ses voyages en Amérique.

    Bientôt la Lune ne sera plus, il l’a revendue aux chinois
    En prétendant qu’elle contient tout plein de matières premières.
    Et tant pis s’il aura déplu aux casse-fouilles et casse-noix
    Qui rassemblent tous les soutiens pour faire toute la lumière.

    Illustration de David Lawrence sur www.davidlawrenceart.com –

    
    
    
  • Les aventures de Manu : Manu Roi dĂ©chu

    Les aventures de Manu : Manu Roi déchu

    Ainsi soit-il, c’était prévu depuis des fuites à Varennes,
    Cette seizième république n’a vraiment pas tenu longtemps.
    Manu est mis en garde-à-vue à la Santé avec sa reine
    Et sa condamnation publique jugée par des gens mécontents.

    Bon, cela dit, c’est de sa faute car l’ conseil constitutionnel
    A changé la constitution à chaque fin de son mandat.
    Et bien que tous ses internautes vouent son site inconditionnel,
    Les élus de substitution l’ont trahit sous la véranda.

    C’est vrai, ce n’était pas malin d’installer une galerie des glaces
    À l’Élysée et transformer l’adresse en château de Versailles.
    Or le président-châtelain ne sachant pas rester en place
    S’est vu aussitôt réformé par son bon peuple en représailles.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Une sirène dans son nid

    Une sirène dans son nid

    Qu’une cigogne fasse son nid tout en haut du faîte d’un arbre
    Et me fasse le pied de grue, tout cela me parait bien normal.
    Mais qu’une sirène, quelle ironie, fasse pareil et reste de marbre
    Me semble Ă  la fois incongru et du genre paranormal.

    Mais voilà ; ce n’est pas un nid mais une bibliothèque basse
    Où la sirène lisait un texte indiqué dans son répertoire.
    Un cyclone sans cérémonie l’a envoyée jusqu’en Alsace
    Et malgré l’absurde du contexte, elle a voulu finir l’histoire.

    Puis elle attendra un marin pour la raccompagner chez elle
    Mais en Alsace, les armateurs sont assez rares à démarcher.
    Heureusement, passe le Rhin ; une chance pour la demoiselle
    Qui trouvera plein d’amateurs de queues de poissons bon marché.

    Tableau de Hanna Silivonchyk.

    
    
    
  • Le monde Ă  l’envers

    Le monde à l’envers

    Et si le temps repartait à l’envers à partir de ce vendredi ?
    Demain jeudi, après-demain mercredi… jusqu’à samedi.
    Le temps renverserait l’univers comme si ç’avait été prédit
    De renvoyer le genre humain vers les poissons de paradis.

    Savez-vous que j’entends les morts ? Et pas que mon père et ma mère !
    Tous mes aïeux, mes ascendants qui n’étaient pas encore des hommes.
    Bien avant le temps de Gomorrhe, à l’époque de l’ère primaire ;
    Premiers amibes condescendants formant nos premiers chromosomes.

    Eh bien, Mesdames et Messieurs, ils nagent tout autour de nous !
    Notre petit bocal terrestre est semble-t-il un châtiment.
    Et tout là-haut, dans d’autres cieux, qui sait si toutous et minous
    Ne voient la Terre sous séquestre en attendant son jugement ?

    Tableau de Samy Charnine.

    
    
    
  • Le fil de mes pensĂ©es

    Le fil de mes pensées

    Lorsque je souhaite remonter le fleuve du fil de mes pensées,
    Il m’apparaît un labyrinthe d’affluents de sources diverses.
    Certains ruisseaux viennent raconter ce qui les a le plus offensés
    Et d’autres s’écoulent des plaintes qui tombent du ciel par averse.

    Et je suis le navigateur qui louvoie et surfe sur l’onde
    Qui entraîne l’embarcation qui vogue sur l’instant présent.
    Je suis aussi le spectateur assis sur l’île vagabonde
    Située à la bifurcation du temps passé omniprésent.

    Illustration de James Jean sur http:www.jamesjean.comsketch2014 .

    
    
    
  • L’écriture contre-attaque

    L’écriture contre-attaque

    Tous les écrivains hors-la-loi fuient les pays analphabètes
    Qui ont falsifié l’histoire et éliminé l’écriture.
    Assis Ă  leur planche de bois qui courent de toutes leurs gambettes,
    Ils retranscrivent les victoires passées de la littérature.

    Je fais partie des résistants mais je dois vous abandonner
    Car les agents facebookiens pointent leurs nez aux alentours.
    Rassurez-vous. Dans un instant, dans toutes les base de données,
    Paraîtra mon trait quotidien qui vaudra plus qu’un long discours.

    Illustration de Moebius.

    
    
    
  • Tintin, reporter sans bulle

    Tintin, reporter sans bulle

    Lorsque les livres ont disparu de la planète aseptisée,
    On s’aperçût qu’elle était plate de toutes nos inspirations.
    Dans ce désert, il apparut un reporter traumatisé
    Par les histoires qui relatent le récit des conspirations.

    Secondé du flair infaillible de son chien fidèle irradié,
    Il parcourt le monde assujetti au Nouvel Ordre Analphabète.
    Hélas, tout est intraduisible car l’écriture est radiée
    Des réseaux sociaux abêtis, marqués du chiffre de la bête.

    Illustration de Moebius.

    
    
    
  • Mais oĂą sont donc passĂ©s tous les livres ?

    Mais où sont donc passés tous les livres ?

    Rien ne sert d’avoir trop à lire, encore faut-il penser à point
    Et dans ce monde qui va trop vite, les pages des livres se déchirent.
    Les jeunes cassent leur tirelire afin de se greffer au poing
    Une addiction qui leur évite de perdre un temps à réfléchir.

    Les bibliothèques encombrantes sont supplantées par des écrans
    Toujours plus grands, en plus grand nombre et allumés en permanence.
    Avec l’oreille consentante, l’œil et le cerveau sont à cran
    Afin d’absorber sans encombre ce formatage en rémanence.

    Illustration de Joost Swarte.

    
    
    
  • Astuces et raccourcis

    Les astuces, indispensables pour me simplifier la vie,
    M’évitent de passer trop de temps à tourner dans mon quotidien.
    Mais la quantité innombrables qu’il faut retenir m’asservit
    L’intelligence à cœur battant durant mon rythme circadien.

    Toutes ces astuces et ces recettes de grands-mères assimilées au quotidien nous simplifient la vie mais… au cours d’une vie, ça fait beaucoup de choses à retenir… il faudrait une astuce pour les intégrer en réflexe.
    Découvrir et retenir des astuces est une adaptation de l’esprit, une intelligence. Je me demande s’il existe des astuces pour intégrer l’amour au cœur ?

    Tableau de Rafal Olbinski et illustration de Guy Billout.

    
    
    
  • Le jeu de la vie

    Le jeu de la vie

    Le jeu de la vie me dépasse tant il emprunte de chemins
    Qui aboutissent Ă  des impasses qui mettent fin aux lendemains.
    Pour remporter cette aventure, je dois naître, vivre et mourir
    Tout en respectant la nature, la préserver et m’en nourrir.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Le jeu de l’oie intestinal

    Le jeu de l’oie intestinal

    La digestion suit le parcours d’un tunnel en colimaçon
    Où chaque étape est dirigée selon l’organe et sa vertu.
    Dans l’estomac, passez trois tours ; doucement avec les boissons
    Car le foie peut rediriger tout vers le haut et c’est perdu !

    Si vous atteignez l’intestin, avec le reste du festin,
    Suivez bien ses callosités avec méticulosité.
    Le chemin peut paraître long mais arrivé dans le colon,
    Tout est transformé en humus évacué au terminus.

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  • Les muses matutinales

    Les muses matutinales

    Lorsque les brumes matinales tombent sur la ville endormie,
    Je perçois à travers mes rêves mon paysage transformé
    Par les muses matutinales qui plongent en hypothermie
    Les journées qui se font si brèves dans cet automne chloroformé.

    Tableau de Andrey Remnev.

    
    
    
  • Le canal du cĹ“ur

    Toutes les histoires à écrire n’appartiennent pas à l’auteur
    Mais dans une autre dimension inaccessible Ă  la raison.
    Seul l’esprit peut les retranscrire s’il ouvre le canal du cœur
    Dont le pouvoir de l’intention se propage en toutes saisons.

    Tableau de Catherine Chauloux.

    
    
    
  • Subitement sur le rivage

    Subitement sur le rivage

    Dans la muraille de l’automne, le soleil perce quelquefois
    Comme une sorte de fenêtre offrant un lieu, désert, sauvage.
    Et ce matin, ça vous étonne, mais une toute petite voix
    M’a dit qu’elle allait apparaître subitement sur le rivage.

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  • La culotte de verre

    La culotte de verre

    Savez-vous que la dame de fer a mis sa culotte à l’envers ?
    J’ai ouï aux informations qu’elle avait besoin de protection.
    Alors comme ça, sans en avoir l’air, elle sera culottée de verre
    Et, malgré vos protestations, protégée des insurrections.

    (Un mur de verre entourera bientĂ´t la Tour Eiffel
    http:www.leparisien.frparis-75007paris-le-mur-de-protection-de-la-tour-eiffel-adopte-par-le-conseil-de-paris-27-03-2017-6801333.php)

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  • Nouveau chapitre

    Nouveau chapitre

    Puisse ce nouveau chapitre t’apporter de belles pages
    Où tu vas pouvoir écrire tous tes projets audacieux.
    Notamment si tes épîtres se rapportent à ton âge
    Qui te permet d’en décrire les désirs les plus gracieux.

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  • Cueilleur d’étoiles

    Cueilleur d’étoiles

    Cueillir le gui dans le grand chêne, c’est ce que faisait mon grand-père.
    Pour maintenir les traditions, j’ai pris le vent, j’ai mis les voiles.
    Sur un océan d’oxygène, les constellations pour repère,
    Je n’ai qu’une unique ambition ; cueillir simplement les étoiles.

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  • Les ballons d’anniversaire

    Chaque année, un nouveau ballon vient s’ajouter à mon bouquet
    Selon la couleur du moment, gonflé de joie et de bonheur.
    C’est comme un nouvel étalon, un discernement un peu coquet
    Et je m’envole loin des tourments enveloppé par ces honneurs !

    Dessin de Fabienne Barbier.

    
    
    
  • Dans mon petit bocal

    Dans mon petit bocal

    J’ai l’air de dominer le monde gonflé d’orgueil et de fierté !
    J’ai l’air d’être le centre du monde et je crois à ma liberté !
    Heureusement, Dieu m’a prouvé en me montrant ma petitesse
    Que je pouvais être sauvé de ma bêtise et ma bassesse.

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  • Bienvenue sur ma presqu’île

    Bienvenue sur ma presqu’île

    Passez donc de l’autre côté et venez me rendre visite !
    Il suffit de franchir le pont par-delà le lagon tranquille !
    Soyez pas tarabiscotés, j’ai chassé tous les parasites,
    Mais n’oubliez pas le coupon pour accéder à ma presqu’île !

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  • Bouddha vous Ă©coute

    Bouddha vous écoute

    Quand Bouddha prête l’oreille, ce n’est pas qu’il va pleuvoir,
    Mais c’est pour donner au monde une écoute attentive.
    La méthode est sans pareille et témoigne du devoir
    Qu’il a de chasser l’immonde de façon contemplative.

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  • Gare aux espingoles

    Gare aux espingoles

    Dans la nature, on rigole dans les fleuves et les ruisseaux !
    Dans les bocages, on s’éclate sur les arbres ou les buissons !
    Quand je vois des espingoles surgir hors d’un arbrisseau,
    Je fais peur aux traine-lattes et rudoie ces polissons !

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  • Soulevez vos jupes

    Soulevez vos jupes

    Soulevez bien haut les jupes, mes petites demoiselles !
    Dites bonjour au soleil et montrez bien vos gambettes !
    Le vieil astre n’est pas dupe ; ce n’est pas pour la bagatelle
    Mais il montre son oseille dès qu’on lui fait des courbettes !

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  • Une goutte de Lotus

    Une goutte de Lotus

    Une goutte de Lotus comme ton cœur d’artichaut,
    Un beau papillon azur comme ton âme éclaircie
    Ne discute pas, motus ! Aujourd’hui il fait si chaud
    Que j’ai envie sans mesure de me rendre à ta merci.

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  • La maison tranquille

    La maison tranquille

    Bien à l’abri des tempêtes sous mon pavillon chinois,
    Sous la protection sereine de mon jardin japonais,
    Je saupoudre d’escampette le sol sous mon tapinois ;
    C’est ma force souveraine et je dois m’y cramponner !

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  • La Mer Orange

    La Mer Orange

    Pardonnez-moi si je dérange sur ma coquille bleu-marine,
    Mais j’ai tant besoin de couleurs et tant besoin de gourmandises !
    Naviguant sur la Mer Orange, dans le détroit des Mandarines,
    J’espère oublier mes douleurs et recevoir vos mignardises.

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  • La route d’automne

    La route d’automne

    Au fur et Ă  mesure de ma progression,
    La route de l’automne change les couleurs.
    La belle forêt verte subit sa dépression.
    Elle rouille et jaunit et pleure sa douleur.

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