Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • Le messager de Lune

    Le messager de Lune

    Ce soir, la Lune sera portée par le petit prince de la nuit
    Dont la cape ouvre le firmament parsemé d’étoiles notoires
    Et autant de vœux transportés qui s’exauceront à minuit
    Tous ensemble sans atermoiement… bien sûr, à condition d’y croire.

    Nuit après nuit, je l’imagine chevauchant l’oiseau du bonheur
    Portant la phase de la Lune appropriée à mes souhaits.
    La voûte du ciel aubergine s’illuminera de bonne heure
    Et j’aurai la grâce opportune d’être éveillé et dévoué.

    Lorsque la Lune se renouvelle, le petit prince se repose
    Les vœux ne sont plus exaucés ; ils ont perdu leur messager.
    Est-ce une bonne ou mauvaise nouvelle ? Pour les incrédules, je suppose
    XXXX exhaussé XXXX passager

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  • Une lune en cancer

    Une lune en cancer

    Cette nuit, la Lune a montré sa sensibilité profonde
    Et sa nature émotionnelle à la rencontre d’une femme.
    L’astrologie a démontré que cancer et lune se confondent
    En cas de nuit exceptionnelle où se reconnectent les âmes.

    Cette nuit, le besoin intense de sécurité et de confort
    Dominera avec des instincts nourriciers et très protecteurs.
    Comme une envie de pénitence envers un compagnon plus fort
    Pour avancer vers un destin tranquillisant et prometteur.

    Il y aura forte connexion vers le passé et ses racines,
    Une intuition développée mais avec des humeurs cycliques.
    Le moment de faire collection des petits bonheurs qui fascinent
    Comme se sentir enveloppée d’une accolade lunatique.

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  • Maisons de rĂŞves

    Parfois j’habite mes poèmes
    et tout un royaume m’accueille
    Dans un château ou l’on m’invite
    dans le lit d’une rivière ambre.
    Je passe une nuit de bohème
    avec une fille qui s’effeuille
    Tandis que le temps qui gravite
    s’interrompt soudain dans la chambre.

    Un tourbillon de sensations
    m’entraĂ®ne alors au fond du gouffre ;
    Une métaphore sexuelle
    de la maîtresse humanoïde.
    J’y trouve de la compensation
    en effet, pour que je n’en souffre,
    J’ai une taille résiduelle
    Semblable au spermatozoĂŻde.

    Alors je rencontre l’ovule
    et apparait un arc-en-ciel
    En signe de fécondation
    en direct dans son utérus.
    Soudain s’entrouvre une valvule
    suprĂŞme abri providentiel
    OĂą je vais vivre en libation
    de vodka, caviar et thé russe.

    Tableaux de Marvin Kolpanowicz.

    
    
    
  • Maisons Ă  vivre

    Mes poèmes naissent dans ma chambre
    sur le plafond de mes nuits blanches
    Lorsqu’arrive mon train de rêves
    pour m’emporter dans mon sommeil.
    Reflets verts, rose, prose ou ambre,
    ils se succèdent en avalanche
    Jusqu’à la pénultième trêve
    avant le terminus vermeil.

    Le lion d’or siège à l’accueil
    comme un roi trĂ´ne en son royaume
    Et m’invite à prendre une suite
    qui donne sur la nuit des temps.
    Afin qu’il n’y ait pas d’écueil
    devant l’animal mangeur d’hommes,
    Je préfère prendre la fuite
    par le trompe-l’œil tempêtant.

    Retour à la case départ,
    tout mon dĂ©cor s’est inversĂ© ;
    D’abord ma gauche est à ma droite,
    pas le plafond ni le plancher.
    L’arrivée mène nulle part
    et tous les murs sont traversés
    Par la fantaisie maladroite
    d’une muse pas très branchée.

    Tableaux de Marvin Kolpanowicz.

    
    
    
  • Timeo danaos et dona ferentes

    Timeo danaos et dona ferentes

    « Je crains les Grecs et les Romains, mĂŞme lorsqu’ils apportent des cadeaux ! »
    Cela provient de leur nature Ă  nous mĂŞler de tous leurs dieux.
    Je crois après mûr examen me méfier de l’Eldorado
    Promis par toutes signatures au bas de contrats insidieux.

    Pareil quand le gouvernement apporte ses amendements
    Qui ne concernent que la classe des élus et riches nantis.
    Méfions-nous lorsque nous ment un député perfidement
    Qui fait croire Ă  la populace une expansion sans garantie.

    Ainsi donc la constitution qui nous promet l’égalité,
    Apporte plus de disparités que d’équilibre entre les classes.
    Et la fameuse contribution « Liberté & Fraternité »
    Donne autant de sécurité qu’un verre avec un bris de glace.

    Tout ce qui vient de l’Élysée et de l’entrée au Panthéon
    Me semble l’arbre de cocagne qui cache l’administration.
    Tout est alors européisé à la sauce « Macroléon »
    Par ceux qui sortent d’hypokhâgne mais avec désapprobation.

    Illustration d’Albert Uderzo pour « Astérix légionnaire ».

    
    
    
  • Marianne dĂ©sorientĂ©e

    Marianne désorientée

    Une Marianne orientale ? L’idée me semble intéressante
    Et pourquoi pas orientée ailleurs que le vieil occident ?
    Issue d’une ville natale aux légendes éblouissantes
    Et ses naïades enchantées découvertes par accident.

    Des gouvernements colorés nous ont déjà montré la voie,
    Alors aménageons des bustes d’une Marianne d’orient
    Et sa religion honorée dans nos églises par la voix
    Des enfants de chœur qui s’ajustent aux nouveau cultes inexpérients.

    Liberté d’être né ailleurs, Égalité des traditions,
    Fraternité dans la cuisine par couscous, méchouis et tajines.
    Plus d’officiers civil railleurs envers les noms en filiation
    Avec tout ce qui avoisine LGBT et androgynes.

    Mais quant à sa laïcité depuis le siècle des lumières,
    On repart toujours de zéro car de Dieu… aucune nouvelle.
    Fi de toute héroïcité dans toutes les avant-premières
    Car même les super-héros n’ont que des muscles sans cervelle.

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  • LivrĂ©e prĂŞte-Ă -jouer

    Livrée prête-à-jouer

    « Jeanne d’Arc de la nouvelle musique », violoncelliste avant-gardiste,
    Comment ne pas être sensible à sa livrée prête-à-jouer ?
    Si le silence est amnésique après sa prestation d’artiste,
    Il n’est pas moins irrésistible que celle d’un Mozart enjoué.

    Elle a su faire de l’instrument son compagnon de liberté
    En associant leurs silhouettes de manière complémentaire.
    Elle nous en montre incongrûment une page avec légèreté
    Dans laquelle, d’une pirouette, elle bafoue les contestataires.

    Dès qu’elle nous a emballés par un joli préliminaire,
    Vient l’introduction appliquée dans un mouvement somptueux.
    Et le concert la déballer pour l’offrir nue au partenaire
    Qui l’accompagne, tout impliqué dans leur duo voluptueux.

    Madeline Charlotte Moorman sur https:alchetron.comCharlotte-Moorman .

    
    
    
  • Voyages en goĂ»ts et en couleurs

    À pois, à carreaux, à rayures, les habits aiment voyager
    Et entraîner à toutes jambes leurs locataires costumés
    Qui, le temps d’une revoyure, repartent, éternels passagers,
    Chaussés des bottes les plus ingambes jusqu’à s’y être accoutumé.

    Même au repos, ils vagabondent ; les tissus deviennent exotiques :
    Sarongs, Paréos, Kimono, Siri, Churidar et Boubou.
    Les couleurs indiennes abondent en féerie dans les boutiques
    Des paysages méridionaux jusqu’aux régions les plus taboues.

    Si aux extrêmes antipodes les garde-robes se dérobent,
    Aux deux pôles, elles se déguisent ; il fait si froid sur la banquise.
    Les voies de Dieu impénétrables font l’habit le plus vénérable
    Car même au salon de l’auto, les vêtements sacerdotaux.

    Tableaux de Jonas Burgert sur jonasburgert.deworks .

    
    
    
  • La fille aux yeux de kalĂ©idoscope

    La fille aux yeux de kaléidoscope

    Après toutes les religions qui lui ont montré le visage
    D’un Dieu catholique, islamique, protestant, hindou ou hébreux,
    Sa vision, devenue légion sur tous bons et mauvais présages,
    Devint kaléidoscopique au regard d’un beau ténébreux.

    Elle vous fait tourner la tête comme le jouet éponyme
    Qui qualifie sa clairvoyance et la déploie à l’infini.
    Posez lui n’importe quelle requête, elle vous répondra magnanime
    Soit qu’elle en voit la flamboyance, soit un bel embrouillamini.

    J’en avais entendu l’histoire dans une chanson féerique
    Dont quatre garçons dans le vent s’étaient fait les anecdotiers.
    Ce souvenir prémonitoire est devenu ésotérique
    Depuis que je l’ai vue devant la vitrine d’un miroitier.

    Photo de Mikhail Shestakov sur https:500px.compshestakovm?view=photos .

    
    
    
  • FĂ©condation in color

    Fécondation in color

    Lorsque le jour sera levé sur nos deux corps tachés d’amour,
    Lorsque l’aube révélera nos accouplements sur les draps,
    Lorsque un vent aura relevé les rideaux épais de velours,
    Alors tu te réveilleras et, sur mes pigments, t’étendras.

    Mes fleurs de passions sur tes cuisses, mes branches autour de ton bassin,
    Tes rouges baisers répandus comme auréoles de cerises,
    Quelques grappes de fruits qui glissent de ta poitrine entre les seins,
    Puis vers la vallée défendue d’un buisson ardent de surprises.

    Alors tu seras fécondée de toutes ma vie en couleurs,
    De ma façon de voir le monde et de mes reflets enchantés.
    Bientôt de ton corps inondé naîtra sans un cri de douleur
    L’exposition la plus profonde de notre chef d’œuvre enfanté.

    Tableau de David Agenjo.

    
    
    
  • La face cachĂ©e

    La face cachée

    Tous les minéraux de la Terre, cristaux de quartz et de silice,
    Ont connu toutes les lumières dont le soleil les a nourris.
    Ils sont mémoires héréditaires qui ont vu, derrière les coulisses,
    La création de la première Lilith, mère de toutes les houris.

    Lorsqu’un cristal joue au pendule, il retrouve la vibration
    Qui oriente le praticien vers son véritable chemin.
    Quand la lumière blanche bascule sous l’effet de la réfraction,
    Elle suit l’ordre du Magicien qui conçoit le cœur sur la main.

    Tableau de Rafal Olbinski.

    
    
    
  • Le monument aux fleurs

    Le monument aux fleurs

    Bien sûr, les morts pour la patrie sont gravés dans nos souvenirs
    Mais souffrir et mourir d’aimer sont des victimes méconnues.
    Sans pratiquer d’idolâtrie ni un culte à entretenir,
    Je me verrais bien ranimer la flamme de l’amant inconnu.

    Un monument d’amour sacré avec des couronnes de fleurs
    Où accouraient se recueillir les cœurs brisés et solitaires.
    Et sur le piédestal nacré, écrit à l’encre de leurs pleurs,
    Une prière pour accueillir leurs âmes-sœurs prioritaires.

    Tableau de Chris Nicholls.

    
    
    
  • On s’y croirait…

    On s’y croirait…

    Quand tu réintègres au matin ton corps, ton esprit et ton cœur,
    Ton âme rapporte avec elle des bibelots de ses voyages.
    Tu vois sur tes draps de satin des souvenirs alambiqueurs
    D’un monde qui paraissait réel mais qui se fond dans les nuages.

    Dans la parenthèse du temps comprise dans ton demi-sommeil,
    Les égrégores se déversent et percent la réalité
    Qui, face Ă  ce jour rebutant, soumis aux rayons du soleil,
    Referme le seuil qui s’inverse selon toute éventualité.

    Photo de Jessica Walsh.

    
    
    
  • La gardienne des mauvais rĂŞves

    La gardienne des mauvais rĂŞves

    Quand tu traverses la frontière de la réalité aux limbes,
    Tu risques de faire la rencontre de la gardienne des mauvais rĂŞves
    Qui élève dans sa colombière des tourterelles et des colombes
    Dressées pour aller à l’encontre de tes cauchemars sur la grève.

    Elles se nourrissent des songes lorsqu’ils possèdent ton goût amer ;
    Elles extirpent les démons qui s’insinuent dans tes défenses ;
    Elles raffolent des mensonges cachés dans le blues outremer
    Qu’elles repoussent en amont des souvenirs de ton enfance.

    Tableau de Tejal Patni sur https:zavodfoto.livejournal.com4840336.html .

    
    
    
  • Échec Ă  la mort !

    Échec à la mort !

    Quand la vie joue contre la mort, la partie joue sur deux terrains
    Le vivant voit le côté blanc ; personne ne revient du côté noir.
    On perd une pièce avec remords, on perd un œil, on perd un rein ;
    On gagne sa vie mais en tremblant jusqu’au mat, tel un assommoir.

    Tableau de Sandro Del-Prete.

    
    
    
  • Je perds la tĂŞte

    Je perds la tĂŞte

    Je prends ma tête entre les mains et je la perds dans la tourmente ;
    Plus le temps passe et plus les gens agissent comme des fous Ă  lier.
    Mais j’ai compris sur le chemin en cette époque désarmante
    Que je suis trop intransigeant dans un monde inhospitalier.

    Lorsque la Terre tourne trop vite, je m’affole et deviens nerveux ;
    Je suis comme cette grenouille qu’on plonge dans de l’eau bouillante.
    Je préfère ainsi car j’évite de me faire cuire à petit feu,
    Agonisant, mourant de trouille sous une oppression malveillante.

    Tableau de Maggie Taylor.

    
    
    
  • Ce temps immobile

    Ce temps immobile

    Ce temps qui paraît immobile entre passé et avenir
    Se dissémine en vaguelettes qui forment l’écho du présent
    Dont la couleur indélébile s’imbibe dans mes souvenirs
    Et s’éparpille en ondelettes comme un démon omniprésent.

    Tableau de Nicole Christophe.

    
    
    
  • Les vieilles prières oubliĂ©es

    Les vieilles prières oubliées

    Les vieilles prières oubliées qui n’ont pas pu être exaucées
    Rouillent dans les vieilles chapelles au vitraux sales empoussiérés.
    Mais à travers le bouclier d’anges de lumière exhaussés,
    Quand sonnera-t-on le rappel des intérêts sur arriérés ?

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  • Le rĂ©veil des sirènes

    Le réveil des sirènes

    Quand mes sirènes d’outre-monde nagent dans mes rêves violets,
    La lune rejoint les nébuleuses et les trous noirs ensoleillés,
    Les étoiles deviennent furibondes en entendant les triolets
    Du chant que mes ensorceleuses poussent afin de me réveiller.

    Tableau de Ronnie Biccard.

    
    
    
  • L’entente conviviale

    L’entente conviviale

    Combien faisons-nous de rencontres pour nous trouver en harmonie
    Et composer à quatre mains notre symphonie familiale ?
    Car nous allons tous à l’encontre des plus grandes monotonies
    Pour connaître des lendemains dans une entente conviviale.

    Tableau de Albena Vatcheva.

    
    
    
  • Les quatre religions

    Les quatre religions

    Les saisons sont les religions qui coordonnent la nature :
    Le printemps fête les naissances et l’automne honore les morts ;
    L’été nous offre des légions de touristes en villégiature ;
    L’hiver revêt de sénescence le passé avec ses remords.

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  • L’automne amoureuse

    L’automne amoureuse

    Avec les champignons phalliques qui mettent la forĂŞt en rut,
    Voilà les glands qui s´émancipent dessus-de-lit de feuilles mortes.
    L’automne devient orgasmique dans ses garçonnières en bois brut.
    Bref, tout le monde participe au renouveau en quelque sorte.

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  • Le rire des fleurs

    Le rire des fleurs

    Ainsi fuient les larmes amères que les eaux traînent gentiment,
    Partant des sommets où l’on rit, fuyant les vallées où l’on pleure,
    Puis se déversent dans la mer où naissent les beaux sentiments
    Qui reviendront en pluie nourrie arroser le rire des fleurs.

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  • Un peu d’éloignement

    Un peu d’éloignement

    Quand un poète est bâillonné, il prend la route pour un mois
    Et s’en va changer ses couleurs dans des paysages hors d’atteinte.
    Il fait ses vers en crayonné gommés par les peaux de chamois
    Et fait des rimes sans douleur dans des lumières semi-éteintes.

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  • Repartons Ă  l’envers

    Repartons à l’envers

    Pour cet anniversaire repartons à l’envers ;
    Nous serons plus vieux hier et plus jeunes demain.
    Faisons le nécessaire, tout ira de travers !
    Faisons notre prière et joignons les deux mains.

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  • Compter les gazelles

    Compter les gazelles

    Les moutons, c’est monotone et bête à manger du foin !
    Parfois j’ai des insomnies quand mes nuits semblent pastel.
    Comme j’ai l’âme gloutonne et que je tiens à mon sainfoin,
    Tant pis pour les calomnies, j’en appelle à mon cheptel !
    Pour remplacer mes moutonnes j’ai cherché un peu plus loin.
    Désormais en synchronie, je dénombre les gazelles.

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  • Si la cliente est consentante…

    La mode, au prochain Ă©tĂ©, ce sera simple et dĂ©gagĂ© !
    Un petit caraco très court et des chaussures un peu montantes.
    Tout le reste n’est que vanité et ne saurait avantager
    Le haut des seins, qu’un bon discours, si la cliente est consentante…

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  • Aux bains de minuit

    Ce qui est bien aux bains de minuit c’est qu’on n’a pas besoin d’y voir !
    Il suffit juste de palper un peu comme Ă  colin-maillard !
    Aucun problème, aucun ennui, aucun temps mort à concevoir,
    N’ayez pas peur d’être scalpĂ©e, je suis un honnĂŞte gaillard !

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  • Son intime trĂ©moussoir

    Ma femme, c’est une lumière Ă  contre-jour, Ă  contretemps !
    Elle m’en fait, de toutes couleurs, voir le matin, boire le soir !
    Paisiblement, dans ma chaumière, je suis devenu entretemps
    Son érotique souffre-douleur et son intime trémoussoir.

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  • Ă€ poil, moralement

    Je lui dis précipitamment qu’elle peut aller se rhabiller.
    Elle se lève mollement et se tresse ses longs cheveux.
    Puis elle se met ardemment à vouloir me déshabiller.
    MoralitĂ©, finalement, c’est rester Ă  poil que je veux !

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  • De pire en poil

    C’est incroyable, le temps qu’elle passe Ă  se mater dans le miroir !
    Avant, quand elle s’habillait, elle y passait des heures entières.
    Maintenant, ce qui me tracasse, c’est qu’elle est à poil tous les soirs
    Et je vous en fiche mon billet, c’est encore pire qu’avant-hier !

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  • Juste un rien

    Un rien l’habille, ma copine ; une chaussette ou bien un bas !
    Un rien l’anime, ma voisine ; un petit geste attentionnĂ© !
    Un rien l’amuse, ma galopine ; une caresse de haut en bas !
    Un rien la charme, ma poupine ; juste un dĂ©sir intentionnĂ© !

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  • Un sonnet de plaisir

    J’ai trouvé son reflet si joli à mirer,
    J’ai trouvé sa lumière si précieuse à saisir,
    Que j’ai cru, ce pamphlet, bon à être admiré
    Écrit Ă  la manière d’un sonnet de plaisir !

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  • Les Tours-de-l’hiver ou L’amour Ă  sa bouche

    Les Tours-de-l'hiver	ou	L’amour à sa bouche

    J’habite aux Tours-de-l’hiver, une ville imaginaire !
    Les rues sont pavées de notes et les passages de touches.
    Tous les plaisirs sont divers mais sortent de l’ordinaire
    Menotte dans la menotte, on trouve l’amour à sa bouche.

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  • ArrĂŞtez de bouger

    Rien ne reste immobile dans ce monde, surtout
    Depuis que Dieu frappa sur le gong de la vie.
    La marque indĂ©lĂ©bile, on l’observe partout !
    C’est comme un fol appât d’un rêve inassouvi.

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  • Ă€ poil, mais voilĂ©es

    À poil, mais voilées

    Celles que je préfère, c’est celles qui sont voilées,
    Nappées dans le brouillard ou marchant de travers.
    Je ne peux pas m’en défaire, c’est pour me dépoiler !
    Car je suis un trouillard et des pires pervers…

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  • Atterrissage de Lune

    Atterrissage de Lune

    Venez-tous voir ce soir la chute de la Lune
    Nous l’avions programmée pour cette fin des temps
    Elle se couvrira d’or pour sa bonne fortune
    Et plongera tout droit avant minuit pétant !

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