🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.
🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.
-
Toute la vérité sur la petite sirène

Jolie la petite sirène, laideron sa vieille marraine.
Pourquoi donc ce stéréotype envers les jeunes et les vieux ?
Sans doute une promotion sereine pour vendre ses contes pérennes
Par un Andersen néophyte envers les abysses prestigieux.
Jolie la voix de l’impétrante qui voulait passer l’examen
Et prouver que deux belles jambes valent bien mieux qu’une aphonie.
Mais la marâtre récalcitrante envers un challenge inhumain,
Se lança dans un dithyrambe et ce fut la cacophonie.
Les poissons alors solidaires se mirent à mimer tous en rond
L’ourobouros – serpent de mer – qui se mord la queue en spirale,
Pour que la fille considère qu’épouser roi, prince ou baron
C’est donner langue de belle-mère au chat dans les eaux minérales.
Alors les poissons-serpents firent un grand ballet cérémoniel,
Traçant des cercles et tunnels dans l’abîme phosphorescent.
La marraine leur promit d’un rire un destin plus providentiel :
« Qui désire l’amour éternel doit mordre à l’anneau du serpent ! »Tableau d’Arnaldo Mirasol sur https:www.kartiniasia.comcopy-of-rodney-martinez .
-
La bonne pêche

Bien souvent gagner le gros lot apporte une foule d’ennuis
Aussi bien parmi la famille que ses amis pour son bien-être !
C’est comme agiter un grelot auprès de sa femme la nuit
Quand on rentre avec une fille que l’on prétend ne pas connaître.
De même quand Martin Pêcheur ramène le fruit de sa pêche
Une sirène dans ses bras apparemment tout amoureuse.
Je me demande par quel air bêcheur va-t-il apporter sa pimbêche
En disant « Abracadabra ! Voilà une pêche miraculeuse ! »
Le chat s’enfuit… bon débarras ! Les femmes se méfient… tout va bien !
Le garçon pose la question : « C’est pour manger ou pour jouer ? »
Le père a semé l’embarras – c’est le paradoxe amphibien –
Reste à mourir d’indigestion ou avec l’épouse et son fouet !
Et si demain la mer jalouse réclamait sa belle captive,
Le marin rendrait la sirène contre une sardine ou un hareng.
Mais l’épouse, plutôt tarlouze, lui dirait d’une voix affective :
« La prochaine fois, pour ta p’tit reine, choisis un trésor bien plus grand ! »Tableau d’Andrey Boris.
-
Les dieux
Les Dieux nordiques – Yggdrasil, l’Arbre-Monde

Yavänor
Voici Yggdrasil, l’Arbre-Monde dont les racines sont si profondes
Et dont les branches si culminantes qu’il relierait l’enfer au ciel.
Deux sombres corbeaux vagabondent en y rapportant des neuf mondes
Toutes nouvelles déterminantes qu’ils auraient jugées essentielles.
Les dieux seraient donc le passage qui permettrait de se nourrir
Vers la divine connaissance en creusant ses propres racines :
Ceux qui ont fait cet apprentissage ainsi que ceux qui vont mourir ;
Et moi du point de ma naissance et l’héritage qui m’enracine.
C’est par la chaîne de mes ancêtres et par ma propre famille d’âmes ;
Je suis le lien vers l’avenir qui les fera grimper au ciel.
Je ne sauve pas mon propre être mais nous tous, ceux qui décidâmes
D’entreprendre et de devenir le plan divin existentiel.
Les corbeaux Huginn et Muninn sont un message génétique ;
Yggdrasil, mémoire du monde, est une carte humanitaire
Avec ses branches féminines et un nuage énergétique
D’électrons mâles qui les fécondent pour relier le Ciel et la Terre.
👩🏻🦰 Laureline
Voici la sève qui circule et qui nourrit le tronc sacré ;
Un fleuve d’amour qui s’écoule, aux eaux sanglantes, lentes et brûlantes.
L’être vivant s’y inocule, sa mémoire s’ajoute aux secrets
Et un chant divin en découle : « Tu es notre plante vivante. »
👩🏻 Loreleï
Dans chaque ramure sacrée s’étire le fil de nos songes ;
Les âmes y montent comme une étoile qui brille dans le firmament.
Les mondes s’y reflètent nacrés comme l’eau claire qui prolonge
L’âme qui s’étend et se dévoile comme l’un de ses filaments.
👩🏻🦳 Lilith
Sous les racines grondent les flammes noires et rouges pestilentielles ;
Au-dessous brûlent les faiblesses et toutes les ignominies.
Elles sont le souvenir des âmes oubliées car préjudicielles
Dans l’âtre éternel des bassesses concernant la misogynie.Illustration de Ledal.
-
Pourquoi les étoiles ?
Pourquoi observer les étoiles brillant dans l’espace infini ?
Pour en savourer la semence qui nourrit le cœur du rêveur.
Pourquoi oser percer le voile de tout cet embrouillamini ?
Sans doute pour sentir la romance pleine de toute sa ferveur.
Pourquoi persister dans l’humour quand on est au bout de l’hiver ?
Pour entretenir les valeurs contenues dans les vents moqueurs.
Pourquoi chercher encore l’amour jusqu’aux confins de l’univers ?
Pour en répandre la chaleur qui fait vivre et rire le cœur.
Pourquoi continuer à chercher quand on croit que tout est acquis ?
Parce que rien n’est déterminé et rien n’est écrit à l’avance.
Certains vont aller se percher sur des sommets jamais conquis ;
La vie n’est jamais terminée, après la mort, tout recommence.Illustration de Chiara Bautista sur https:beautifulbizarre.net20140623chiara-bautista-love-sings-paper-interview .
-
L’ombre du loup



Si je pouvais me projeter sur l’écran noir de mes nuits blanches,
Je verrais l’ombre de moi-même plus noire que l’obscurité.
Un trou noir que j’aurais jeté où dévalerait en avalanche
Toute la souffrance que j’aime ôter pour ma sécurité.
Puisqu’il faut affronter ses peurs – surtout au stade supérieur –
Je tracerais l’ombre gigantesque du plus vil effroi pourfendeur.
Mais comme le mal est trompeur, menteur en mon for intérieur,
Je rirais de l’aspect grotesque de cette folie des grandeurs.Illustration de kAt Philbin et Maria Ku.
-
Les trésors accumulés
Tous mes trésors accumulés, plaisirs d’amour et découvertes,
Ne restent dans mon cœur qu’un temps, puis rêvent et partent en visite.
Quand vient la nuit affabulée, à l’heure où mon âme est ouverte,
Ils prennent la voie empruntant le port des chakras de transit.
Ils se téléportent à la banque des petites joies de la vie
Où je possède un capital commun avec d’autres donneurs.
Si lorsqu’un jour je suis en manque, si mon cœur se sent desservi,
Je fais un prélèvement vital sur mon compte des petits bonheurs.
J’ai l’Amour en coopérative comme projet pour l’avenir
Qui fournira aux adhérents une bourse aux bons sentiments.
Ils puiseront l’impérative force pour les jours à venir
Avec bien sûr s’y afférant espérances et pressentiments.Illustration de Miles Johnston sur https:www.boredpanda.comdreamlike-pencil-drawings-miles-johnston?media_id=841844&utm_source=pinterest&utm_medium=social&utm_campaign=organic .
-
L’œil sur la main
Les yeux sont le reflet de l’âme et comme j’ai le cœur sur la main,
Je me projette entre les paumes et vous renvoie sur my HomePage.
« Peace and Love » sont mes oriflammes, « No future » n’est pas pour demain
Vu que j’invite tous les hommes à nous préparer au « New Age ».
L’amour n’est plus une prison pour le meilleur et pour le pire ;
Notre ancien monde bat en brèche, place à nos enfants indigo !
Venez de tous les horizons, aimez-moi comme je le désire
Et vivons d’amour et d’eau fraîche puisés à tire-larigot !
Mais sachez que je triche un peu. J’ai de trop beaux yeux, voyez-vous ?
Mais en revanche je vous accorde l’eau de la source de mon cœur
Dont le goût paraît si pulpeux qu’à la fin vous deviendrez fous
Et demanderez miséricorde pour en obtenir sa liqueur.Sources : Kiernan Alexxis Erin sur fyeahhippies.tumblr.comarchive .
-
Ubiquités
Souvent les cloisons disparaissent de la résidence où je vis
Et j’entends les voisins chanter par le plafond de ma cuisine.
Je vois des gens qui apparaissent sur le palier en vis-à-vis
Et des odeurs diligentées par le balcon de ma voisine.
Tiens ! Le voisin reçoit sa copine – elle a du chien et même un gros ;
Ah, l’ado du haut met sa musique – pour une fois, il a bon goût ;
À côté, on boit sa chopine, on rit, on entonne allegro ;
Midi, la voisine amnésique cuisine son énième ragoût.
En effet, je vis avec eux ; leurs chiens, leurs enfants sont les miens ;
Nous sommes comme une grande famille – ses luttes et ses rivalités.
Les gens deviennent belliqueux et s’engueulent comme des bohémiens
Puis chacun sort de sa coquille et s’apaise en finalité.Tableau d’Andrius Kovelinas sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201011andrius-kovelinas.html .
-
Sur la crête


J’ai retenu du Petit Prince sa façon de crapahuter
De planètes de plus en plus grandes en étoiles de plus en plus belles.
Sur les crêtes de plus en plus minces, je cours comme catapultée
Afin de m’offrir en offrande aux dieux des montagnes rebelles.
Et je cours de plus en plus vite et je sens le vent qui s’engouffre
Et je me sens pousser des ailes et je suis un aéroplane.
Mais par la force qui gravite et l’air qui s’élève du gouffre,
Je pique tout droit en chandelle et je remonte en deltaplane.Tableaux de Michael Whelan sur http:www.michaelwhelan.com .
-
Pleins feux sur la minette
« Chaude lapine, ça va sans dire, de préférence nymphomane,
Qui sache apprécier les jeux de l’amour en toutes saisons ! »
Ainsi se vantait de prédire, un matou assez mythomane,
La queue droite, l’air avantageux, qui passait devant ma maison.
Je l’ai suivi, évidemment, vers la mélodie langoureuse
De ces miaulements de détresse mais pleins de charmes, toutefois.
Quel ne fut mon étonnement, de découvrir trois amoureuses
Menées par leur jolie maîtresse qui, à ma vue, miaula trois fois.Tableau de Rafal Olbinski.
-
Pleins feux sur le minet


Chaud lapin, je ne saurais dire, en réalité chaleureux
Qui savoure une villégiature entre caresses et papouilles.
Il ne saurait me contredire et avoue être un chat l’heureux,
Restauré d’une nourriture digne du grand chef Ratatouille.
Réfractaire à tout changement, il aime conserver ses repères
Pourtant paradoxalement il nous faut changer ses menus.
Toujours les mêmes aliments, cela ennuie ce chat pépère
À qui l’on doit finalement varier une carte circonvenue.Illustrations de Moebius.
-
Baignades intimes



Sortie du bain en solitaire, elle aime flâner dévêtue
Sur la terrasse sans vis-à-vis pour un suave bain de soleil.
Sortie du feu qui réitère un bronzage qui s’accentue,
Elle retourne avec envie se baigner d’un demi-sommeil.
Sortie en bateau de plaisance, elle guette la sortie du port,
Pour n’exposer sa nudité qu’aux feux d’un soleil doux-amer.
Elle se complaît avec aisance de transpirer de tous ses pores
Puis, plonger dans l’humidité réfrigérante de la mer.
Rentrée pour une soirée intime, elle goûtera au bain d’amour
Qui lave, brûle et la consume dans son creuset énamouré.
Avec un homme illégitime qu’elle change selon l’humeur du jour
En ne gardant comme costume qu’un peu de fluide savouré.Tableaux de Jean Dominique Antony Metzinger sur https:fr.wahooart.comArt.nsfArt_FR?Open=&Query=Jean%2CMetzinger .
-
Les maisons écloses, opaques et obscures



Dans les maisons écloses où naissent les amours,
Les fleurs s’épanouissent comme belles-de nuit.
Au matin, comme roses aux pétales de velours,
Doucement s’évanouissent jusqu’à la prochaine nuit.
Dans les maisons opaques aux fenêtres fermées,
Les fleurs ne sont vêtues que de perles rosées.
À Noël comme à Pâques, les fruits qui ont germé
Sans cesse perpétuent les pères indisposés.
Dans les maisons obscures aux lumières tamisées,
Les fleurs sont carnivores et dévorent les hommes ;
Ceux-là qui n’en ont cure tant ils sont amusés
De celle qui leur dévore leurs précieux chromosomes.Tableaux de Jean Dominique Antony Metzinger sur https:fr.wahooart.comArt.nsfArt_FR?Open=&Query=Jean%2CMetzinger .
-
Le marchand de nuages
Comme je n’avais plus confiance en la météo nationale,
J’ai acquis par correspondance des nuages à élever soi-même.
J’ai acheté sans méfiance un climat multirégional
Que le marchand, sans impudence, m’a aménagé sans problème.
Mais les nuages étaient anglais avec des moissons de saison ;
Le soleil bradé des tropiques, les vents des tonnerres brestois.
Depuis que les pluies ont cinglé aux quatre coins de ma maison,
Le temps devient misanthropique et moi, j’émigre sur mon toit.Tableau de Marcin Kolpanowicz.
-
Pardonnez-moi de vous manger !
Les petites souris s’en vont recommander
De l’aide au chat gourmand qui paraît bon apôtre ;
Celui qui leur sourit pour les réprimander
Mettra fin au tourment en croquant l’une et l’autre.Illustration de Pawel Kuczynski.
-
Le pouvoir féminin
Pouvoir d’attraction et de charme au-delà de la séduction ;
Pouvoir de procréer la vie par la chaîne matriarcale ;
Pouvoir qui séduit et désarme les intentions de destruction ;
Pouvoir qui provoque l’envie de son désir patriarcal.Tableau de Samuel Véronneau.
-
Le regard féminin
Quelque chose dans son regard me rappelle un dieu créateur
Qui chercherait à discerner si je conviens à ses désirs.
Et je reste les yeux hagards, troublé par l’être prédateur
Dont la beauté va gouverner tout ce que son cœur saura saisir.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Entre deux airs
Vent du matin, soleil du soir, le temps qu’il fait entre deux airs ;
Faveurs fécondes à la seconde, le temps qui passe entre deux heures.
Pluie de chagrin, bonjour bonsoir, c’est la traversée du désert ;
Vent de bonheur, paix sur le monde, et c’est l’amour catalyseur.Tableau de Ronnie Biccard.
-
Entre deux feux
Comment vivre avec deux amours, à la croisée des feux follets ?
Aimer le soleil tendrement et la Lune passionnément ?
Lorsque la femme est trop glamour, ce n’est pas pour nous affoler,
Mais qu’elle sent les tremblements d’un cœur qui bat spontanément.Tableau de Ronnie Biccard.
-
Entre deux terres
Quand le Soleil scelle l’alliance réconciliant les éléments,
Gaïa, maîtresse de la Terre, les convie à se combiner.
Le feu apporte sa vaillance attisée d’un vent véhément ;
L’eau, son amour élémentaire, et voici un enfant qui naît.Tableau de Ronnie Biccard.
-
Entre deux eaux
Entre le monde des abysses et celui des eaux cristallines,
Toutes les jeunes filles vierges vivent une enfance de sirène.
Tantôt sages au moment propice, tantôt follettes voire félines ;
Sans cesse de leur cœur émerge amours passionnées ou sereines.Tableau de Ronnie Biccard.
-
La tête de la Liberté
Non, ce n’est pas la vérité sortant toute nue de son puits,
Mais c’est le visage caché de notre liberté chérie.
Les ricains en ont hérité pour leur témoigner notre appui
Et pour que nul ne soit fâché il y en a une copie à Paris.
PS : Aussitôt que je tombe sur la photo de la vérité sortant toute nue du puits, je vous la publie, promis 😄 !Photo du déballage de la tête de la Statue de la Liberté le 17 juin 1885.
-
Nos amies les feuilles
Sur Facebook, c’est comme en automne, chaque jour l’amitié s’effeuille.
Des liaisons naissent au printemps puis sont emportées par le vent.
Ça peut paraître monotone que chaque jour le cœur s’endeuille,
Mais ce n’est rien qu’un contretemps, le pire n’est jamais décevant.Je crois que la phrase « le pire n’est jamais décevant » est de Claude Lelouch dans son film « Hommes femmes mode d’emploi ».
-
La rue de la bonne humeur
Quand le cœur dit à la raison qu’il faut choisir la bonne humeur,
Ça donne un coup de manivelle et ça colore les journées.
Quand le cœur orne les maisons ça fait taire toutes les rumeurs
Et venir les bonnes nouvelles quand le facteur fait sa tournée.La rue du Général De Gaulle à Riquewihr en France.
-
Mode de saison
Tandis que changeaient les couleurs du temps
Comme si la mode les exagérait,
L’automne mangeait, en le transmutant,
Le fleuve commode et le digérait.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Un nouvel univers
Puisque c’est bientôt l’automne, décorons-nous de couleurs,
Le passé deviendra rouille, le futur restera vert.
C’est la saison qui transforme toutes peines et douleurs
Pour que l’hiver déverrouille tout un nouvel univers.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Pas-de-Galet
Le Petit Poucet a bien travaillé
Sa belle technique de bonne facture
Qu’il a su pousser, sans trop le brailler,
Touche l’art ethnique juste à sa pointure.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
La maison de l’âme
Voilà la nuit qui tombe et ma maison s’éveille,
Celle qui se prépare à accueillir mes rêves.
Dès que l’esprit s’estompe, le corps se met en veille
Et l’âme se sépare dans la minute brève.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
L’enfant de la terre
L’enfant de la terre, transporte le monde
Dans sa migration vers l’Eldorado.
Force élémentaire, touche vagabonde,
C’est la vibration du desperado.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Un amour de lune
Je suis amoureux de la lune et nous flirtons toutes les nuits.
Quand elle est mon âme première, je crois toujours qu’elle m’appelle ;
Quand elle est pleine de fortune, c’est mon bain d’argent de minuit ;
Et jusqu’à son heure dernière, je l’accueille dans ma chapelle.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
L’attente du désir
Tandis que tu m’attends sous ton grand chapeau blanc,
Tandis que je me hâte à notre rendez-vous,
Tandis que cœurs battant s’emballent tout tremblant,
Tandis que l’écarlate colore un peu nos joues.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Petit chat de lumière


Il devient chat de lumière lorsque mon âme l’appelle.
Il se blottit près de moi simplement pour m’apporter
Le bonheur dans ma chaumière, l’euphorie dans ma chapelle,
La tendresse dans mon émoi et nous sommes transportés.Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.
-
La musique éphémère
La musique spontanée, c’est celle que je dessine
Avec des notes à la craie qui s’effaceront sous les gouttes.
Ces refrains instantanés sont la bonne médecine
Pour quelques passants secrets qui ont le cœur en écoute.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Les rendez-vous d’automne
Septembre fait le premier pas en abandonnant l’été ;
Octobre revêt ses couleurs pour la nouvelle saison ;
Novembre, les premiers frimas, les tempêtes et les gelées ;
Décembre endort sans douleur la faune et la floraison.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Qu’on courre, qu’on marche, qu’on roule
Qu’on courre sur la mer jaune pour se nourrir le cœur !
Qu’on marche sous le ciel jeune, juste nait du matin !
Qu’on roule comme un cyclone pour se sentir vainqueur !
Qu’on glisse wunderschön en roulant des patins !Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Un village si tranquille
Qu’est-ce qu’on se plait bien à Dübendorf-les-plages
Et ses jolis bateaux bien alignés à quai !
Tous ces bruits, Ô combien, qui troublent le village
Se mêlent en vibrato pour nous fermer le caquet.
Dès le matin les trains, en dragon, se déchainent,
Ponctués par les grues et leurs signaux d’alarme.
Puis viennent avec entrain les tondeuses gretchen
Pour tonner, incongru, de leur meilleur vacarme.
Moi, j’habite derrière le muret anti-bruit
Qui nous a réveillés tous les matins d’été.
C’est une poudrière qui fait tort à autrui,
Qui ne fait qu’effrayer d’autres chats à fouetter.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Les vagues de réveil
D’une gifle flairant l’écume sur ma peau rêche et halée,
Comme ces réveille-matins qui vous explosent les rêves,
Comme un combat sur l’enclume d’étincelles inhalées,
Cette vague qui m’atteint et qui me frappe sans trêve.
Mais il n’y a pas de douleur, mais il n’y a pas de souffrance,
Dans ce présent qui m’assaille pour me sortir du sommeil.
Toutes ces myriades de couleurs qui me tirent de mes errances
Comme des guerriers Massaï sur leurs pirogues vermeilles.
C’est la vie qui me chuchote, c’est la vie qui m’injective ;
Parfois par des coïncidences qu’il faut attraper au vol,
Parfois par des passing-shots de façon provocative,
Parfois par des circonstances qui demandent son envol.
Mais il ne faut pas courir, parce que courir c’est mourir !
Ni forcer sur son allure, car on perd toute l’essence.
Juste marcher et nourrir, pour sentir son cœur sourire,
D’une suave brûlure, son esprit et sa conscience.
C’est pourquoi je bois le sac de ces rouleaux déferlants
Qui m’abreuvent le cœur d’iode et le rassasient de sel.
Et j’absorbe ce ressac saturé des vents hurlants
Pour m’ancrer dans la période du présent qui m’étincelle.Tableau de Fabienne Barbier
-
Mon copain le héron
Version 2013 :
Emmanché d’un coup long qui lui donne l’air fripon,
Mon copain le héron vit toujours à Marseille !
Il a quitté le Parc Borely sans « Pin-Pon !»,
Mais je l’ai retrouvé dans le parc des merveilles !
Version 2021 :
Emmanché d’un long coup qui lui donne l’air fripon,
Mon copain le héron vit toujours à Marseille !
Il a quitté le Parc Borely – la Bonne Mère en répond –
Et a bâti son nid dans le parc des merveilles !Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Jolie clochette
Ding Dong, jolie clochette, Ding Dong, c’est jour de fête !
Un jour nouveau où l’on ne fait que remarquer
Les bons moments, le positif, ce qui est chouette
Et aussitôt, l’esprit d’amour est débarqué !Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
L’éléphant dans le vent
T’es pas si lourd que ça, Monsieur, le pachyderme
Tu sais si bien lever tes deux pattes devant
Si tu lâches du lest, dix, vingt litres de sperme
C’est le corps tout entier qui flottera au vent !Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.