Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • Conversations Ă©pistolaires

    Toutes ces personnes qu’on voit en rêve et qui font la conversation
    Sont-elles issues d’un au-delà ou fruit de l’imagination ?
    « Oui » ou « Non », réponses trop brèves, demandent un peu plus d’attention
    Alors j’ai pris l’apostolat d’en faire l’illumination.

    J’ai donc écrit à mes chimères que mes rêves souvent m’évoquent ;
    Sirènes, fées et femmes nues à qui je dédie cette lettre
    Car depuis l’école primaire, j’ai pris l’habitude loufoque
    De dialoguer sans retenue avec celles de mon périmètre.

    Dans un arbre vivait la première qui m’a toujours bien conseillé ;
    J’ai souvent entendu la voix de mon ange gardien secret.
    Ces rencontres sont si coutumières et mon âme si émerveillée
    Que j’ai donc emprunté la voie qui mène au féminin sacré.

    La première qui m’a répondu m’a regardé sans dire un mot
    Mais elle exprimait sur son dos des messages incompréhensibles.
    Mais un fois la glace fondue, elle m’en a fait une démo
    En faisant du taekwondo d’une manière suprasensible.

    Illustration de Tear Jerker sur https://www.deviantart.com/proguio/gallery

    
    
    
  • La femme blonde sur fond de châle espagnol

    Juste vêtue d’un pendentif et boucles d’oreilles assorties,
    Elle était assise sans raison, passant son temps à renâcler.
    Moi, j’avais été préventif et, pensant qu’elle était sortie,
    J’étais entré dans sa maison car elle m’avait donné la clef.

    Sur un fond de châle espagnol au motif de fleurs de printemps,
    Assise nue, là, elle attend, je crois, quelqu’un d’autre que moi.
    La vie est parfois tartignole et je préfère vivre à plein temps
    La moindre occasion qui prétend m’offrir je ne sais quel émoi.

    « Bonjour, c’est moi qui suis venu ! » Lui dis-je doucement à l’oreille ;
    Elle, tout en restant impassible, m’observe sans étonnement.
    « Mon ami, sois le bienvenu ! » Dit-elle d’une voix sans pareille
    Et ce que j’pensais impossible devint alors l’Évènement.

    Tableau d’Albert Marquet.

    
    
    
  • Origines entrelacĂ©es

    Lorsque nos pères extraterrestres créèrent l’homme à leur image,
    Ils unirent leurs plus belles femmes aux grands singes sans avenir.
    Si quelques peintures rupestres dans les grottes leur rendent hommage,
    C’est ainsi que nous commençâmes la nouvelle race à venir.

    La première mère à la peau d’or enfanta un conquistador ;
    La deuxième à la peau d’argent eut un enfant intelligent ;
    La troisième à la peau de bronze n’en eut pas un mais plutôt onze ;
    Et celle à la peau de pyrène donna naissance à des sirènes.

    Quelle que soit leur couleur de peau, les femmes s’harmonisent le mieux ;
    Sans doute est-ce dĂ» au pouvoir de conception qui les unit.
    Ces différences fort à propos procréent des enfants merveilleux
    Lorsque l’on croise leurs savoirs et que leurs langues communient.

    Tableau de Jorge González Camarena.

    
    
    
  • Protection rapprochĂ©e

    Afin de résoudre le problème concernant les envies charnelles,
    Plutôt que le voile intégral, procurez-vous un protecteur.
    Un animal qui soit l’emblème de vos défenses personnelles
    Contre un outrage magistral qu’opposerait un prédateur.

    Un lion pour femmes cougar qui veulent dérider leurs fesses ;
    Un tigre pour femmes motorisées qui souhaiteraient se faire peloter ;
    Un léopard pour un regard ou un geste d’impolitesse ;
    Et un lynx pour s’autoriser une tenue décolletée.

    Tableaux de David Seguin et de Sterling Brown.

    
    
    
  • Sous le toit d’un rĂŞve fou

    Sous la voûte d’une nuit blanche où se dessine l’invisible,
    Je vois dans la lumière noire tous les départs vers l’impossible.
    Comme un arbre aux multiples branches infinies et indivisibles
    Qui représentent la mémoire de toutes mes options possibles.

    Plus fou se révèle le songe, plus forte est la témérité
    Qui m’accompagnera demain dans une autre réalité.
    Le rêve trie tous les mensonges pour en extraire la vérité
    Qui me montrera le chemin selon ma sensualité.

    Illustration de Jean-Pierre Gibrat

    
    
    
  • Le dernier bonheur du jour

    Quand se clôture ma journée qui se referme comme un livre
    Et comme tous ses autres tomes de l’aventure qui est en cours,
    J’entreprends une autre tournée ; le prochain rêve qui me délivre,
    De mes angoisses et des fantômes qui ont jalonné mon parcours.

    Avant de partir dans ce rĂŞve, je consulte une inspiration,
    Un mot, une lettre, un roman qui sollicite une réponse.
    L’intuition doit être très brève afin que la libération
    Sélectionne le meilleur moment qui servira de bande-annonce.

    Illustrations de Jean-Pierre Gibrat

    
    
    
  • L’école du charme

    La sirène, devenue moderne, séduit les femmes plus que les hommes
    Sauf que, plutôt que les noyer, elle les enchante, s’il vous plaît !
    Fi des marins, vieilles badernes, vivent les coquines amazones
    Dont l’amour sait s’apitoyer d’orgasmes vocaux décuplés !

    Celles qui cherchent la bonne école de la jouissance au féminin
    N’ont pas besoin de GPS à la voix de fausse sirène.
    Demandez Madame Nicole, au 4, rue Saint-Saturnin,
    Et découvrez, je vous l’ confesse, le chant langoureux d’une reine.

    Tableau de Gustave Gélinet extrait de la BD « La Sirène des pompiers » dessinée par Zanzim

    
    
    
  • SirĂ©nologie

    Depuis que j’ai approfondi mes connaissances sur les sirènes,
    Elles m’acceptent à condition de prendre un poisson pour parrain.
    J’en ai choisi un, arrondi, que j’appelle « Simon de Cyrène »
    Car il me croit, sans conviction, grand ambassadeur des marins.

    J’ai donc passé mes examens à l’université Neptune
    Et j’ai été promu « Triton » lors du grand bal de fin d’année.
    Je n’suis plus qu’à moitié humain mais à l’apparence opportune
    D’un amphibien en demi-thon et demi-homme simultanés.

    Illustration de Charles Santore

    
    
    
  • Vivre avec une sirène

    J’avais commandé sur le Net une « Femme-Poisson authentique »
    Garantie à vie, s’il vous plaît, et « satisfait ou remboursé » !
    Écologique pour la planète, elle a traversé l’Atlantique
    Pour me parvenir au complet dans une caisse renforcée.

    « Avant le tout premier usage, baignez-la trois jours et trois nuits ! »
    Collé comme avertissement pour obtenir « bon résultat ».
    J’ai commencé son arrosage que j’ai terminé à minuit
    Et pris un rafraîchissement glaçons et triple-margarita.

    Soixante-douze heures passées, elle frétillait là, dans mon lit
    Et moi, comme un poisson dans l’eau, j’ai honoré sept fois ma reine.
    Quant à elle, elle s’est surpassée et m’a aimé à la folie
    À en devenir ramollos, ma queue et celle de la sirène.

    Kristen Mcmenamy photographiée par Tim Walker sur http://visualoptimism.blogspot.com/2013/12/far-far-from-land-kristen-mcmenamy-by.html?m=1

    
    
    
  • Toutes ces autres sirènes

    Dans le Grand Livre des Sirènes – que Dieu n’aurait pas imprimé –
    Existent d’autres créatures que la femme en queue de poisson
    Qui n’ont pas besoin d’oxygène ni de belle voix pour s’exprimer
    Sans faire offense à la nature ni lui faire de contrefaçon.

    Les femmes au corps de raie manta préfèrent les eaux tropicales
    Et leurs belles ailes delta permettent les belles prouesses.
    Elles ont acquis leur potentat après des luttes syndicales
    Grâce à leur voix de célesta qui ont fait d’elles des déesses.

    Les femmes-pieuvres – ou femmes-poulpes – vivent dans les eaux boréales
    Dans les abysses où leur fortune est de récolter des godasses.
    Il paraît que c’est là leur coulpe d’avoir volé les céréales
    Du jardin privé de Neptune qui les a puni de l’audace.

    Illustrations de Viccolate, HTG17 et Ryan Firchau

    
    
    
  • La carte du tendre

    Sur tes épaules, dessinées les excursions de nos amours ;
    Sur la colonne, descendues nos émotions les plus profondes ;
    Sur tes deux hanches, hallucinées les caresses de chaque jour ;
    Et sur tes fesses, distendues nos étreintes les plus fécondes.

    J’ai tracé la carte du tendre sur la surface de ton dos
    En marquant toutes les étapes de nos voyages amoureux.
    J’ai toujours plaisir à entendre les échos de notre libido
    En passant ma main sur tes grappes de grains de beauté langoureux.

    Tableaux d’Anthony Barrow

    
    
    
  • Le nĹ“ud papillon

    Cupidon marque sa visée en demandant au papillon
    De se déposer sur le cœur comme un petit nœud d’intimité.
    Puis, d’une flèche bien avisée, il pointe sur le cotillon
    Et l’amour transmet sa liqueur entre les ailes d’extrémité.

    Tableau de Miho Hirano

    
    
    
  • Les yeux de la Dolorès – 2

    Maintenant, je peux vous le dire, elle brillait comme un soleil
    D’un flave regard pénétrant qui avait coloré mon âme.
    Juste l’absence d’un sourire m’avait mis la puce à l’oreille,
    Fors son amour enchevêtrant m’ayant communiqué sa flamme.

    Tableau de Michael Shapcott

    
    
    
  • La robe couleur d’hiver

    La robe couleur d’hiver

    À l’occasion des Saints de glace, la nature, en avant-première,
    Nous montre en exclusivité la collection pour cet hiver.
    Faute d’espace, faute de place, nous n’aurons que peu de lumière
    Mais apprécierons l’intimité avec les fées de l’univers.

    Tableau de Catrin Welz-Stein.

    
    
    
  • Les maisons d’ocres et de pastels

    Les maisons d’ocres et de pastels

    Je ferais bien des mosaïques ou bien de la peinture à l’eau
    Dans un pays où les maisons sont faites d’ocres et de pastels.
    Loin de nos villes prosaĂŻques, oĂą le soleil forme un halo
    Qui décline chaque saison sur les remparts et les castels.

    Dubrovnik en Croatie.

    
    
    
  • Bangalore

    Avez-vous atteint Bangalore par le voyage d’un roman
    Où la mousson noie l’aventure dans la folie du radjaïdjah ?
    Dans les palais multicolores où l’on se prélasse un moment
    Couché sous les riches tentures, souvenir des maharadjas.

    https:fr.wikipedia.orgwikiBangalore

    Le radjaïdjah est le poison qui rend fou dans les aventures de Tintin « Les cigares du pharaon » et « Le lotus bleu ».

    
    
    
  • L’escalier de l’infini

    L’escalier de l’infini

    Monter vers l’infiniment grand, demande des pas de géant,
    Mais vers l’infiniment petit, là, il faut des pas de fourmi.
    Dans cet escalier, c’est flagrant, créé à partir du néant,
    On ne sait où il aboutit, aucune explication n’est fournie.

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  • L’amour en tĂ©lĂ©phĂ©rique

    L’amour en téléphérique

    Faites-la grimper aux sommets dans des sensations féériques,
    Invitez-la à consommer l’euphorie du téléphérique !
    Au-delà du septième ciel, ce moyen de locomotion
    Ira direct à l’essentiel et la fera jouir d’émotions.

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  • La fille aux Ă©pines

    La fille aux épines

    Elle est tapie dans la nature entre le houx et l’aubépine,
    Car elle n’aime pas montrer son joli corps de vingt printemps.
    Il faut dire qu’elle est très mature mais qu’elle cache ses épines
    Et tous ceux qui l’ont rencontrée en ont le cœur tout palpitant.

    http:espacebotanique.blogspot.ch201110aubepine-eglantine.html

    J’ai toujours confondu l’aubépine et l’églantier, et vous ?

    
    
    
  • L’éternitĂ©, c’est dĂ©passĂ© !

    L’éternité, c’est dépassé !

    En voyageant dans l’univers à des vitesses extraordinaires,
    Vous ne vieilliriez plus jamais ou alors très, très lentement.
    Quand vous reviendriez en hiver pour fĂŞter votre anniversaire,
    Vous seriez alors acclamé(e) pour mille ans de prolongement.

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  • La chasseresse

    La chasseresse

    Audacieuse, elle se dérobe à la vue de ses victimes ;
    Intrépide, elle se dévoile quand elle a trouvé sa proie ;
    Hardie, elle défait sa robe devant l’ennemi intime ;
    Et quand ils se retrouvent à poil, elle réclame son octroi.

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  • Pour rĂ©ussir un aphorisme

    Pour réussir un aphorisme

    Ratissez une bonne provision de pensées avec humorisme ;
    Laissez toujours en prévision un bon soupçon de rigorisme ;
    Faites toujours vos révisions avec un peu d’apriorisme ;
    Et pour se rincer la vision agrémentez de naturisme.

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  • La tournĂ©e du chat noir

    La tournée du chat noir

    Il s’en va quand on l’appelle pour se faire désirer ;
    Il se confond dans les ombres pendant toute la journée ;
    Il surveille sa chapelle dans un regard inspiré ;
    Il revient dans la pénombre et puis finit sa tournée.

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  • Le secret des poissons

    Le secret des poissons

    Quand on cherche à découvrir nos chers amis les poissons,
    On ne fait rien qu’entrouvrir une solution de fuite.
    Et l’on voit alors s’ouvrir de nouvelles solutions
    Qu’ils vont vite recouvrir pour arrêter la poursuite.

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  • Bon appĂ©tit du lundi

    Bon appétit du lundi

    J’ai été invité à partager la table
    Et goûter le panier de mon ami poisson.
    Je n’ai pu l’éviter, il était délectable ;
    Le tout accompagné d’une saine boisson.

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  • Les sapinières adornĂ©es

    Les sapinières adornées

    Délicatement ornées de légers flocons de neige
    Comme sapins de Noël qui veillent sur mon hiver,
    Les sapinières adornées m’initient au privilège
    De voir le cérémoniel dans les lieux les plus divers.

    Adorné : décoré, embelli.

    
    
    
  • Mieux que la Goldwin Mayer

    Mieux que la Goldwin Mayer

    Mieux que la Goldwin Mayer dont les films nous bouleversèrent,
    J’ai demandĂ© au lion de me servir d’interprète
    « Je te souhaite le meilleur de tous les anniversaires.
    Que tes amis par millions Ă  le cĂ©lĂ©brer s’apprĂŞtent ! »

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  • Soleil noble et inspirant

    Soleil noble et inspirant

    Parfois le soleil nous blesse par ses rayons déchirants,
    Parfois il nous manque tant que nous en sommes assoiffés.
    La nourriture est noblesse, l’aliment est inspirant.
    Que ce feu concomitant vienne l’âme recoiffer !

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  • Le cycle d’or

    Le cycle d’or

    Chaque cycle de la vie entraîne un nouveau printemps.
    La nature se renouvelle pour une fraîche aventure.
    Et ce cycle me ravit dans ce monde si éreintant
    Car ce tour de manivelle m’est d’inédites ouvertures.

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  • En route pour de nouvelles aventures

    En route pour de nouvelles aventures

    Juste le temps de boucler mes deux valises fidèles
    Et nous repartons tous les deux, mon vieux compagnon et moi.
    Sera-ce pour le Pérou et ses vieilles citadelles ?
    Je ne le sais pas encore, mais mon chien est en émoi !

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  • Avions-poèmes de papier

    Avions-poèmes de papier

    Pour écrire mes poèmes, j’ai pris ma plus belle plume,
    Mon plus beau papier couché et mon plus bel encrier.
    Puis j’ai plié mes feuillets, bien rangé mon porteplume,
    Et j’ai regardé voler mes avions de papier.

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  • DĂ©gringolette

    Dégringolette

    Pour trouver le raccourci vers la vérité céleste,
    Il ne suffit pas de monter là où t’emporte ta tête !
    Plus tu empiles de règles, plus tu fragilises ton geste
    Et plus la dégringolade deviendra ton épithète.

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  • En attendant le printemps

    En attendant le printemps

    Pour sortir de son sommeil cette princesse endormie,
    J’ai envoyé mon oiseau pour la réveiller d’un chant.
    Mais à l’orée de l’hiver, tout est en hypothermie ;
    Il faudra encore attendre un printemps plus accrochant.

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  • L’appel du printemps

    L’appel du printemps

    Sur un air de Vivaldi qui courrait sur la campagne,
    Une gerbe de rayons réveilla les fleurs sauvages.
    Les danseuses aux pétales, comédiennes et compagnes,
    Ont bondi sous le faisceau de l’étincelant breuvage.

    Ă” Printemps, si ta musique ressuscite les fantĂ´mes,
    Répands-la dans les esprits qui languissent dans les villes.
    Illumine les ruelles, renouvèle les symptômes
    Qui font fleurir le bonheur dans les affaires civiles.

    Entendez-vous les violons, les altos, les violoncelles
    Qui sèment leurs partitions sur tous les champs de la terre ?
    Voyez-vous entre les branches, les discrètes étincelles
    Qui annoncent les bourgeons sur les arbres sédentaires ?

    Quand les fleurs jouent les cymbales dans la danse du soleil
    Et que les papillons d’or font voltiger leurs baguettes,
    Les percussions des bourdons, qui flirtent avec les abeilles,
    Mettent une ambiance de joie dans les forĂŞts aux guinguettes.

    C’est le sacre du printemps qui réveille les dormeurs
    Et les sort de leurs effrois, de leurs plaintes et leurs chimères.
    Ouvrez bien grand vos fenêtres, aérez bien vos demeures !
    Laissez entrer dans vos cœurs cette hardiesse primaire !

    Tableau de Fabienne Barbier

    
    
    
  • La Madone aux Ă©toiles

    La Madone aux étoiles

    Créatrice éphémère d’un univers sans fin,
    Amoureuse éternelle des anges butineurs,
    La Madone aux étoiles étreint jusqu’aux confins
    Du firmament de glace ses amants patineurs.

    Un jet de lait furtif cristallise le fruit ;
    J’en observe la trace une nuit sans étoile !
    Les saintes mamelles ont le goût de l’usufruit
    Qui nourrit ses enfants et les couvre de toiles.

    Si Dieu est féminin aréolé de saints,
    Je demande à goûter encore la jouissance
    De ses seins nourriciers qu’Il me montre à dessein
    Mais avec la tendresse de sa magnificence.

    La Madone est ainsi, amoureuse éternelle ;
    Et plus je le redis, plus j’apprécie l’extase
    D’un amour ineffable, tendresse sempiternelle,
    Qui conseille et conduit mon âme vers l’épectase.

    Enfin, c’est là que j’aime aller aux quatre vents
    Quand mon esprit n’est plus qu’un souvenir de braise.
    Que m’importe d’user mon corps à contrevent
    Si l’ivresse m’élève comme un alcool de fraise.

    Tableau de Fabienne Barbier

    
    
    
  • Vilaine aux jolis seins

    Vilaine aux jolis seins

    Elle s’appelait Vilaine, jamais je ne l’oublierai.
    Quand elle me regardait de ses jolis seins pointés,
    Pour me préserver les yeux de leur éclat déliré,
    Je les fermais chaque fois à mon cœur désappointé.

    Pour préserver cet amour et le nourrir chaque jour,
    Je ne devais pas lever le regard sur sa beauté.
    Je me fiais à l’odeur qui fusait à contrejour
    De ses mamelons fleurés sur sa gorge chapeautée.

    Mais un soir au crépuscule, d’une passion trop intense,
    J’ai osé la regarder pour mieux la mémoriser.
    Ses deux tétons turgescents étaient de telle importance,
    Qu’ils brillaient comme un soleil pour mieux me martyriser.

    Aveuglé par l’éminence de la poitrine obligeante,
    Je baladais à tâtons ma main entre ses tétons.
    C’est ainsi qu’en pétrissant cette chair encourageante,
    Je l’ai gravée en partant avec mes petits petons.

    Aujourd’hui j’y vois plus clair mais la cicatrice reste
    Et quand je ferme les yeux, il m’apparait le fantôme
    De ces mamelons avides à l’émergence si preste !
    Et l’empreinte restera comme un cruel hématome.

    Tableau de Fabienne Barbier