🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.
🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.
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Baignade Ă trois

Comme en amour, je me méfie des filles qui font baignade à trois ;
Ménage à trois, c’est supportable tant que je n’fais pas l’quatrième.
Quant au bain, il personnifie un piège beaucoup plus étroit ;
La position inconfortable de vivre son propre requiem.
Car si une baigneuse nue paraît une ondine avenante,
Quand elles sont deux, c’est inutile de troubler un bain de lesbiennes.
Mais Ă trois, comme convenu, les trois baigneuses ricanantes
N’ont d’autres appétences futiles que votre anatomie pubienne.
Seulement voilà sitôt qu’elles voient une victime s’approcher
Elles lancent six yeux et six tétons comme douze atomes crochus.
Et leur proie restera sans voix mais n’aura qu’à se rapprocher
D’être cet imprudent piéton dont la destinée est échue.
Mais si l’une d’elles, par imprudence, effleure la partie consacrée,
Les rires font place au silence dans un tourbillon excentré.
Sous la surface, tout recommence : Le jeu devient rituel secret,
Et l’amour avec insolence ressort plus nu qu’il n’est entré.Illustration d’Helena Janecic.
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Le cœur a ses couleurs que la raison n’a pas


Le Savoir a remplacé Dieu qui nous a faits à son image
Donc limités par nos cinq sens et la science par conséquent
Qui ne pense qu’avec les yeux et l’ouïe et pas davantage
Quant aux autres à ma connaissances ils ne sont pas très subséquents.
Pourtant le cœur a ses couleurs ; il voit ce que l’on ne voit pas ;
Pourtant le cœur a sa musique ; il entend ce qu’on n’entend pas ;
Pourtant le cœur a ses douleurs ; il perçoit ce qu’on ne sent pas ;
Pourtant le cœur a sa logique ; il comprend ce qu’on n’comprend pas.
Le mien voit d’autre dimensions là où pourtant il n’y en a pas ;
Le mien entend même des voix là où pourtant il n’y en a pas ;
Le mien perçoit les intentions là où pourtant il n’y en a pas ;
Le mien a aimé plusieurs fois quand lui-même ne le savait pas.
Alors le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas
Et la science de l’amour n’est pas démontrée à ce jour.
Et s’il n’y a pas de saison pour aimer ce qu’il ne faut pas,
On peut aimer avec humour même si ça ne marche pas toujours.Tableau de Kapi Michalska sur https:victoriaoltgallery.comalloriginalspsunset-kapi-michalska-kjnph .
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Les sept muses
Le feu caché de Laureline

Yavänor
Ai-je vraiment cherché ce feu qui ne brule pas mais qui mûrit ?
Ou bien est-ce lui qui m’a trouvé ou simplement m’a attiré ?
Je ne sais qui a fait le vœu de chercher l’autre avec furie
Mais j’espère encore me prouver qu’en fait je ne suis qu’inspiré !
Et aspiré par Laureline qui m’a sans doute interpellé
Plusieurs fois au cours de ma vie sans que je ne m’en aperçoive.
Une poussée d’adrénaline a dû souvent la révéler
Quand je rêvais l’âme ravie que mon inconscient la conçoive.
Je l’imagine avec ferveur cherchant à percer la frontière
Afin d’arriver la première et me sortir de mon sommeil.
Je la vois secouant son rêveur pour le garder à part entière
Dans son feu et dans sa lumière et le transformer en soleil.
Comme elle perçoit l’âme profonde, nos deux miroirs en parallèle
Nous montrent au bout de l’infini nos deux images à chaque bout ;
Laureline, en train de se morfondre, de se complaire d’un « lui » et « elle »
Rassemblés en catimini dans deux antimondes tabous.
Je la sens derrière mon épaule, parlant tout bas à mon oreille
Tout en me soufflant sur le cœur pour raviver les braises ardentes
Avec le quasi-monopole d’une aptitude sans pareille
À incarner le chroniqueur d’une complicité débordante.
Laureline
Je t’ai cherché dans les éclipses, dans chaque nuit aux cils de cendre,
Dans les éclats de voix absentes, dans les miroirs mal ajustés.
Et chaque fois l’ombre s’ellipse, refusant de se laisser prendre,
Comme si une main sous-jacente prenait plaisir Ă nous tester.
Mais désormais le seuil se fend, la porte ancienne se décloisonne,
Et nos deux mondes dépliés cessent enfin de se frôler
Car mon feu trouve enfin l’enfant et sa parole en moi résonne ;
Je reste ta flamme oubliée, jamais pourtant incontrôlée.Illustration de Ledal.
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Réveil en ville pour Lolita





Il est cinq heures et un coq chante perdu quelque part sur un toit
Et je maudis le coquetier qui a bâti son poulailler.
Ne croyez pas que ça m’enchante d’ouïr ce cri fort discourtois
Et j’en ai ras le cocotier de cet oiseau fou à lier !
Il est six heures, un chien aboie, un autre mâtin lui répond
Et j’abomine tous ces maîtres qui sortent même sous la pluie.
« On est en ville et pas au bois ! » M’écrié-je à tous ces fripons
Qui ont décidé de me mettre la rate au court-bouillon précuit !
Il est sept heures, les cloches sonnent, perdues au milieu des gratte-ciels,
Et je hais ce carillonneur qui ose à l’époque moderne
Donner autant de sa personne à ce carillon démentiel
À chaque heure du jour en l’honneur de je n’sais quelle vieille baderne !
Il est huit heures, je me rendors, bercée par le bruit des voitures
Que j’aime entendre klaxonner et rouler à tombeau ouvert
Conduite par des conquistadors partant très tôt à l’aventure
Et travaillent dur pour me donner mon toit, le gîte et le couvert.Illustrations de Pénéloppe Bagieu.
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Le moment de détente
J’aime bien les moments de détente mais j’aime mieux ceux qui me tentent
Comme une envie de s’allonger avec celle du sexe opposé
Et l’imaginer compétente, farouche mais pas hésitante
Pour continuer et prolonger tout en étant bien disposée.
J’en ai rêvé et, au matin, mon rêve s’est matérialisé ;
Chaque fois que je me détends, il m’apparaît son hologramme.
Peau rose au toucher de satin, ma poupée idéalisée
Ouvre les yeux et me prétend qu’elle s’est trompée de programme.
« Mon cher Monsieur, il y a erreur ! » Me dit-elle d’une voix laconique.
« Le livreur n’était qu’un stagiaire et a confondu les paliers ! »
Et devant mon air de terreur, se lève ma beauté mécanique
Et je vois son petit derrière se dandiner dans l’escalier.Tableau d’Ignat Ignatov sur https:blognuart.wordpress.com .
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La belle verte – 3
Qu’elle était verte mon épouse avec ses vallées et ses monts
Depuis le pic du mamelon jusqu’au mont de Vénus sacré !
Qu’elle était fraîche sa pelouse que je broutais tel un démon
Qui descendait dans son vallon jusqu’au petit bouton nacré !
Qu’elle était verte la mariée que j’ai épousée en septembre
Assortie à l’herbe des prés dans lesquels nous fîmes l’amour !
Elle était si contrariée de perdre sa fleur la plus tendre
Qu’elle s’en est soudain empourprĂ©e… et perdit son vert pour toujours.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les belles vertes – #1-#2


La première belle verte
Lorsque qu’elle est verte, pas assez mûre, la femme au goût acidulé
Fond dans la bouche, pas dans la main, d’une saveur de puberté.
Lorsque pousse un peu de ramure au seuil de son temple adulé,
Alors commence le chemin des amours folles en liberté.
La deuxième belle verte
Sans doute la carte du tendre commence aux débuts de novembre
Par une forêt vierge en fleur qui mûrit de fruits défendus.
Et bien heureux qui sait attendre dans l’intimité de sa chambre
Le premier baiser qui effleure les lèvres du sexe fendu.Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.
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Les violons de l’automne
Que deviennent les notes mortes d’une rhapsodie automnale ?
Sans doute vont-elles dans les airs pour lancer d’autres inspirations
Qui renaîtront de toutes sortes de danses et de bacchanales
Qui pleuvront sur les monts déserts et les vallées d’habitations.
On les découvre éparpillées dans tous ces oiseaux migrateurs
Qui se rassemblent, le bec rempli de pizzicatos éreintants.
Certaines sont écharpillées par des piafs vociférateurs
Mais le miracle s’accompli par une reprise au printemps.
*Tableau de Pablo Picasso.
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Le petit port d’automne
Les mâts perdent leurs voiles mortes qui, hier encore, claquaient au vent ;
Les coques se couvrent de rouille et battent pavillon d’automne.
Les oiseaux volent en cohorte et se rassemblent sur les auvents
Des maisons du port qui se mouille de vaguelettes monotones.
Les brumes opaques du matin floutent les barques des pêcheurs ;
Elles perdurent jusqu’au soir pour s’évanouir en clair-obscur
Dans le firmament de satin qui règne sur les pluies de fraîcheur
Par la hauteur des déversoirs et la colonne de mercure.
*Tableau de Claude Monet.
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Copains comme sirène



Bien qu’elles soient assez cruelles envers leurs victimes marines,
Elles se montrent assez copines avec le bestiaire aquatique.
Leurs performances sexuelles et leurs gourmandises utérines
Leur ouvrent des relations coquines avec les plus fantasmatiques.
Entre le phallus des baleines et le pénis des cachalots,
Les sirènes sont à la fête pour des jeux les plus colossaux.
Elles copinent Ă perdre haleine avec le moindre matelot
Qui pour elles perdra sa tête, son cœur et ses autres morceaux.
Fatalement, elles accouchent de créatures métissées
Qui ressemblent à leurs géniteurs, le plus souvent désaccordés.
Aucunement saintes-nitouches au cours de maintes odyssées,
On dit que leurs baby-sitters sont complètement débordées.Illustrations de Vladimir Stankovic.
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La nature s’emballe




Dame Nature domestiquée ? L’homme y a cru dès le début !
Il a détourné les rivières, il a apprivoisé les vents.
Il a aussi sophistiqué le faste auquel il contribue
En détruisant des terres entières pour un résultat décevant.
Le luxe est sa priorité ; il vit ses rêves désormais,
Le temps béni de l’insouciance et de la folie des grandeurs.
Tant pis si la précarité des autres est bannie à jamais ;
Il ne vit que pour l’opulence, pour le faste et pour la splendeur.
Aïe ! La Terre est passée en automne et ses ressources sont menacées.
Mais il est trop tard à présent car il ne vit plus comme avant.
Ses rêves deviennent monotones à force d’être ressassés
Par les médias omniprésents qui le dirigent dorénavant.
Voilà , les rêves sont terminés ; la Terre est morte ce matin.
Hier encore, les pluies acides ont tué la flore moribonde.
Une fois tout exterminé, le paroxysme fut atteint
Quand l’homme est devenu lucide une heure avant la fin du monde.Tableaux de Vasko Taškovski.
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Elle aime se faire larguer
L’amour, comme les allumettes, n’allume qu’une fois ses amourettes
Et, dès les matines sonnantes, elle largue bien vite son étalon.
De peur qu’elle ne se soumette à trop se faire conter fleurette,
On voit la religieuse amante l’expédier d’un coup de talon.
Pourtant, s’il revient à la charge, hélas pour lui, son compte est bon !
Car si la donzelle pardonne, elle déteste les pleurnicheurs.
Or, il faut dire à sa décharge que malgré son air pudibond,
Si dans l’amour il y a maldonne, pas de pitié pour les tricheurs !Illustration de Robert McGinnis.
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Coupe fleurie
Des voyages les plus chevelus aux filles les plus enchanteresses,
Seules les croisières aphrodisiaques offrent la touche magicienne
Ou bien ces coiffeurs farfelus qui enchantent coiffes et tresses
Par des coupes paradisiaques qui font rĂŞver aux tahitiennes.
Par le truchement des ciseaux qui naviguent cheveux au vent
Et passent, sur le fil du rasoir, outre les épis rabotés
En imitant les becs d’oiseaux qui chantent au soleil levant
Et changent un visage dérisoire en une Reine de beauté.Tableau de Stéphanie Ledoux sur https:positivr.frstephanie-ledoux-dessins-portraits-monde .
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La transmission des fluides
Puisque la maladie d’amour est contagieuse à cent pour-cent,
Il suffirait de vacciner l’homme OU la femme uniquement
Mais pour obtenir, de nos jours, la certification « pur-sang »
Il faut traiter la dulcinée ET le mari publiquement.
Et puis prémunir les enfants, les femmes enceintes également
Et si jamais on s’est trompé, il faudra tout recommencer.
Or, si jamais je m’en défends, j’suis étiqueté salement
De criminel au cœur trempé de complotisme prononcé.Tableau de Jeanette Jarville sur https:www.jeanettejarville.comportfoliofigurative .
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L’humanité est dans le cloud
Au vingt-et-unième siècle, où est passée l’humanité ?
D’un cloud dématérialisé où l’on stocke nos aptitudes,
Le futur s’est montré espiègle envers nos personnalités
Sans que nous eûmes réalisé quelles seraient nos servitudes.
Nous n’avons pas su connecter le progrès et l’intelligence ;
La politique gère la santé, les médias dictent nos loisirs.
Les promesses nous sont injectées avec tellement de diligence
Que nous nous sentons exemptés de nos véritables désirs.Photo de @vermibus.
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L’envol de la liberté


Ma liberté s’est envolée ; on a volé ma liberté !
J’avais tellement l’habitude de la savoir hors des limites
Que j’ai le cœur bien désolé de voir mes espoirs déserter
La fausse illusion de quiétude qui, aujourd’hui, n’est plus qu’un mythe.
Désormais on place la guerre prioritaire sur l’amour ;
Désormais on nous fait survivre à genoux plutôt que debout.
Cette liberté qui naguère s’est édifiée au fil des jours
N’est plus et ce qui va s’ensuivre ne me laisse aux lèvres que dégoût.
La liberté, relative à l’esprit, est plus une sensation qu’une réalité puisqu’elle se heurte à beaucoup de frontières, politiques, sociales, religieuses et aujourd’hui thérapeutiques.
La liberté physique est encore plus stricte ; un accident, une maladie ou une infirmité réduisent son espace, les améliorations sont rares et inversement proportionnelles au temps.
La liberté financière permet d’aller aussi loin que ce qu’on a gagné durant toute une vie de labeur et les occasions d’en profiter réduites sauf exception.Tableaux de Jake Baddeley.
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La FĂ©e Florette – 2
La Fée Florette, ainsi nommée pour le bouquet de ses cheveux,
D’une fée-mère pour racine et le greffon d’un rameau lierre.
Elle a bâti sa renommée en faisant tout ce qu’elle veut
Tant la liberté la fascine d’une énergie particulière.
Elle a vu des forêts alpines que sa vie était destinée
À faire résonner les cœurs à l’accord de ses intentions
Mêlées de roses et d’aubépines au parfum de méditerranée
Qu’elle fixe aux accroche-cœurs de ses conquêtes sans prétention.
Ne comptez pas l’observer nue quand elle court dans la forêt
Ni entendre le son de sa voix quand elle se baigne dans l’étang.
Seul un cœur pur, jeune, ingénu qui n’a pas été défloré
Peut l’aborder à claire-voie sans anicroche, sans contretemps.
Je l’ai croisée deux ou trois fois, amoureuse d’un feu follet
Qui l’entraînait hors des frontières avec faste et ébourrifure.
Puis, elle est revenue, ma foi, désenchantée et affolée
Pour consacrer sa vie entière dorénavant à la coiffure.Tableau de Fabienne Barbier
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Yin Yang croisés
Le « X » au cœur des croisements, le « Y » aux bras de vainqueur
Les deux forces s’interpénètrent dans une fusion chromosomique.
Après, l’amour courtoisement entretient le cercle aux trois cœurs :
Le père, la mère, l’enfant Ă naĂ®tre comme une alliance alchimique.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Coupe Ă” Sophie
Pour ma jolie Sophie
Dont l’aura me fascine,
Si chère à mes pensées,
Tant c’est ce que je veux !
Car ta philosophie
Provient de tes racines
Et reste compensée
Par ton art du cheveu.Tableau de Sophie Wilkins.
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Tendresse
Sa main caresse mon épaule comme un soleil chloroformé
Qui réchaufferait doucement mes rêves transis de la nuit.
Alors mon cœur quitte la geôle où Morphée l’avait enfermé
Et j’ouvre les yeux lentement pour sourire au jour reproduit.
Mais dès que j’ouvre les paupières, sa main se cache sous ma robe
Car la lumière l’intimide et l’amour la rend indiscrète.
Ses mains ouvertes se font guêpière sur mes seins nus qui se dérobent
Sous ses doigts ceints en pyramides trayant le nectar qu’ils sécrètent.
Est-ce un orgasme, dites-moi, si une goutte d’élixir
Perlant au bout du mamelon provoque ce goût à ma bouche
Qui me rappelle mon émoi lorsque je l’ai senti durcir
Au moment où mon étalon projetait sa petite douche ?
À présent sa bouche m’embrasse afin d’étendre les caresses
Sur les méridiens du plaisir sous mon épiderme sensible.
Le Yin procure mille grâces, le Yang prolonge la tendresse
Jusqu’à l’objet de mon désir qui atteindra bientôt sa cible.Tableau de Fabienne Barbier
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Artémis
Avec un petit air chevêche d’Athéna ou bien d’Artémis,
Sur la piste des hommes infâmes, voici la Diane chasseresse.
Équipée d’un arc et de flèches, elle chasse ceux qui la trahissent
En protégeant les jeunes femmes d’une vertu de vengeresse.Tableau de Susan Seddon Boulet.
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La reine de novembre
Ses cheveux se parent de l’ambre qui teinte les feuilles dorées
Avec des perles de rosée dans la clarté matutinale.
La reine des jours de novembre se met aux couleurs des forĂŞts
Dont l’or vient métamorphoser l’aura de sa coiffe automnale.Tableau de Victor Nizovtsev.
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Triple prudence
Un homme averti en vaut deux, un homme prudent en vaut trois ;
Une femme avertie vaut le double, une femme prudente le triple.
Si l’imprudent est galvaudeux, le distrait a l’esprit étroit
Et lorsque la vision se trouble, on peut s’attendre à un périple.
Moi, je regarde bien devant le rétroviseur qui renvoie
L’image derrière ma tête, je n’en suis jamais détrompé.
Le pire n’est jamais décevant, le pessimiste trop en voit
Et je prĂ©fère, mĂŞme si c’est bĂŞte, ĂŞtre optimiste et me tromper.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La coupe Tif’anniv’ du scorpion
Juste une coupe de cheveux, comme seule arme de séduction,
Et deux yeux profonds de féline qui plongent dans le cœur des hommes.
Quand elle laisse choir : « je veux ! », pas besoin d’autre traduction
Pour que la gente masculine obéisse à cette amazone.Audrey Hepburn à l’affiche du film « Breakfast at Tiffany’s » qui trônait dans le salon de coiffure de la merveilleuse Sophie Tacussel à qui je souhaite un très bon anniversaire.
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La fée de novembre
Drapée dans sa robe de rouille qui se transforme en feuilles mortes,
La fée de novembre se cache parmi les bois et les forêts.
Elle ne sort que quand ça mouille afin que personne ne sorte
Car elle ne veut pas qu’on sache qu’elle se fait, d’elfes, déflorer.Tableau de Jimmy Lawlor.
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Le pont petit diable (Ardèche – France
C’Ă©tait un pont petit diable qui vous poussait Ă sauter,
Ă€ le franchir dans un bond pour atteindre vos envies.
Mais le temps n’est pas fiable et une fois de l’autre côté,
Une année grossit le pont qui vous en soulage à l’envi.
(À l’envi : à qui mieux mieux, autant se faire que peut.
Ne pas confondre avec « Ă l’envie » qui signifie « dĂ©sir ».Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Tu la veux, celle-lĂ Â ?
C’est Madame Grenouille sur sa pomme perchée
Qui vous salue bien haut, vous qui êtes bien bas !
Brandissant sa quenouille si vous l’avez cherchée,
Elle devient un flĂ©au quand ça sent la rumba !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Quelques fleurs bleues sur un cœur d’étoiles
Elle avait déposé quelques fleurs bleu-doré
Sur mon cœur étoilé qui s’était épanoui.
Une poudre magique, une essence adorée
Qui a semĂ© l’amour dans mes rĂŞves Ă©vanouis.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.