Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • La Belle-au-Bois-Dormant somnambule

    La Belle-au-Bois-Dormant somnambule

    Bien qu’elle dorme durant cent ans, elle erre durant mille nuits
    Pour rêver au bord de la mer sous l’assaut des vents souffletant.
    Énamourée, cela s’entend, d’un prince charmant qui ne nuit
    Pas à un sommeil éphémère d’un bref intervalle de temps.

    Un cri d’oiseau annonciateur. La belle encore ensommeillée
    Semble sortir de sa torpeur, la bouche ouverte, les yeux fermés.
    Alors le prince initiateur sur ses lèvres émerveillées
    Pose, provoquant la stupeur, un baiser des plus affirmés.

    Mais le sommeil dure toujours ; il faudra mille-et-unes nuits
    Pour qu’il réveille sa rêveuse droguée de mille-et-uns fantasmes.
    Après cent ans au petit jour, enfin une étincelle luit
    Derrière la pupille nerveuse de la femme criant son orgasme.

    Illustration de Milo Manara.

    
    
    
  • L’eau de-ci de-là et au-delà

    L’eau de-ci de-là et au-delà

    J’ai connu du baptême d’eau comme une ouverture du cœur,
    J’ai su du baptême de feu comment discipliner le corps ;
    J’ai eu du baptême de l’air les ailes qui m’ont rendu vainqueur
    Tandis qu’un baptême de Terre m’a révélé mes désaccords.

    Alors pour le prochain baptême, dernière épreuve des remords,
    J’espère sentir le corps et l’âme, j’espère voir l’esprit et le cœur,
    Être éclaboussés post-mortem dans le Styx, le fleuve des morts,
    Cinglés d’eau-de-feu et de flammes entourés d’archanges moqueurs.

    Par l’eau de ci, par l’eau de là, de toutes vérités premières,
    Je goûterai la jouissance du pouvoir accélérateur ;
    À la vitesse et au-delà de la frontière de la lumière,
    Je serai un dieu en puissance du Grand Ordre des Créateurs.

    Tableau de Stolyarenko Pyotr Kuzmich.

    
    
    
  • Adama, l’alternative

    C’eût été drôle, plutôt qu’un homme pétri de glaise passe-partout,
    Que la Terre enfante et accouche d’une femme belle et stupéfaite.
    Qu’à la naissance, Dieu la nomme « Adama » et ça change tout
    Car la genèse alors débouche sur une histoire plutôt parfaite.

    La femme peut très bien vivre seule ; Dieu est soumis à contrition
    Et la supplie d’être une mère pour lui faire des petits-enfants.
    Ne voulant pas d’un mari veule, elle pose alors ses conditions :
    Son rôle sera éphémère ; de tout abus, on lui défend.

    Quelque chose à dû mal tourner car Dieu a tout recommencé
    Et c’est dommage. En tant que mâle élevé juste pour baiser,
    J’aurais passé tant de journées à vivre une vie romancée,
    Forniquer comme un animal et mourir d’amour embrasé !

    Photo d’Erinthul.

    
    
    
  • Une peau de banane dans la création

    « Une feuille de vigne ? Tu plaisantes mon cher ! »
    Dit Ève à son mari offrant son cache-sexe.
    « J’ai besoin d’un ensemble pour recouvrir ma chair
    Même s’il n’y a personne pour m’filer des complexes ! »

    Trois feuilles de bananier firent un bikini
    Et Ève railla le string que portait son mari.
    « Je trouve que ça te fait une bosse bien rikiki
    Et ton petit oiseau toise comme un canari ! »

    Comme elle s’en allait dodelinant des fesses,
    Dieu se pointa et vit la callipyge honteuse.
    « Qu’avez-vous fait tous deux ? Venez donc à confesse
    Et expliquez-moi donc cette mode douteuse ! »

    « Bjork nue à Woodstock » photographiée par Laura Levine en 1991.

    
    
    
  • Nostalgie du noir et blanc

    Nostalgie du noir et blanc

    Avec sa palette graphique de seize millions de couleurs,
    Léonard nous aurait scanné et photoshopé la Joconde
    Dans son codex holographique, puis inventorié sans douleur
    Son art, non pas en trente années, mais à peine en quelques secondes.

    Ainsi le progrès va trop vite ; on n’a plus le temps d’attacher
    Ses sentiments au noir et blanc, au sépia et à l’argentique
    Car la technologie évite de pondre une œuvre à l’arrachée,
    De ses mains nues et en tremblant, originelle et authentique.

    Tableaux d’Andrew Salgado sur https:wooarts.comandrew-salgado-gallerynggalleryimageandrew-salgado-paintings-wooarts-01 .

    
    
    
  • L’atout vert de la bélière

    Quand la bélière a le feu vert, elle ouvre et lance le printemps,
    Ce qui lui donne tout son charme tant sa vigueur est inflexible.
    Son atout possède un revers ; elle ne maîtrise pas le temps
    Qui lui fait déposer les armes d’une manière irréversible.

    Mais confiance et ténacité la font revenir tous les ans ;
    Certains la traitent de sorcière, ceux-là ne manquent pas d’humour.
    Je connais sa pugnacité et son mordant omniprésent ;
    Elle est la déesse-bélière initiatrice des amours.

    Tableaux d’Andrew Salgado sur https:wooarts.comandrew-salgado-gallerynggalleryimageandrew-salgado-paintings-wooarts-01 .

    
    
    
  • Le parfum

    Le parfum

    Du labyrinthe des odeurs jusqu’au dédale des parfums,
    Où vous cachez-vous odorantes petites fragrances de charme ?
    Vous attirez le maraudeur − sans doute alléché aux embruns −
    Qui cherche de ravigotantes essences dépourvues d’alarmes.

    Invisibles et imperceptibles sauf au nez possédant un flair
    Capable de remonter la piste jusqu’à sa profonde racine.
    Sentez-vous cette irrésistible exhalaison qui flotte en l’air,
    Précieux message d’un artiste alchimiste dans son officine ?

    Je suis l’explorateur fidèle − natif du chien, signe chinois −
    Et je recherche les arômes qui me font rêver l’odorat.
    L’amour envoie à tire-d’aile ses phéromones à mon minois ;
    Je flaire leurs pistes jusqu’à Rome vers le forum et l’agora.

    Tableau de Christian Schloe.

    
    
    
  • L’étoile recueillie

    L’étoile recueillie

    Mon cœur d’étoile fut recueilli par la fille du firmament
    Un jour qu’il faillit se noyer dans la mer de sérénité.
    Mon âme s’est enorgueillie quand, présenté à ma maman,
    J’eus l’impression d’être choyé pendant toute une éternité.

    Pour montrer ma reconnaissance, je promis pour autant de vies
    Qu’il y a d’étoiles dans le ciel de vivre dans le cœur des hommes.
    C’est ainsi qu’à chaque naissance, je brille d’un gène qui ravit
    Ce petit homme providentiel dans l’assortiment du génome.

    Peu m’importe si, ici, je brille et si, là, je reste un peu terne ;
    Je représente tout l’ensemble du ciel alternativement.
    Un jour comète qui part en vrille, un jour étoile subalterne,
    L’Univers en moi qui rassemble la vie avec ravissement.

    Tableau d’Alla Tsank sur https:allatsankfineart.comArtist.asp?ArtistID=44641&AKey=B782DLQ2&ajx=1#!pf161943_im7 .

    
    
    
  • La semeuse d’étoiles – 2

    Cueillir les étoiles filantes ne se pratique qu’en pleine Lune.
    La semeuse doit courir très vite ; elle a donc pris une apprentie.
    Une chatte blanche et vigilante qui, au temps jadis, cherchait fortune
    Avec un chat noir anthracite que l’histoire n’a pas démenti.

    La chatte aux yeux couleur de lune est habituée à sa clarté
    Et guette chaque mouvement des fugaces aérolithes.
    Grâce à cette aide, fort opportune, elle sait parfaitement écarter
    Oreilles et yeux jalousement au moindre rayon insolite.

    À l’aide des queues fécondantes des comètes à saturation,
    Le retour des deux émissaires luit d’une intime connivence.
    Cette récolte surabondante promet que la maturation
    Donnera le moût nécessaire à leur élixir de jouvence.

    Illustrations de Noëlle T. sur https:www.noelleillustration.com .

    
    
    
  • La semeuse d’étoiles – 1

    Recueillir toutes les étoiles une nuit de nouvelle Lune,
    Privilégier les plus brillantes accrochées aux faîtes des chênes,
    Se hâter avant que ne se dévoile une première aube inopportune
    Qui repousse l’émoustillante cueillette en lunaison prochaine.

    Prendre le canard omnibus et semer au long du chemin
    Les étoiles dans la rivière qui viennent illuminer ses eaux ;
    Au premier cumulonimbus, prendre son courage à deux mains
    Et quitter vite la civière avant de se tremper les os.

    Il faut attendre une semaine afin que le croissant accueille
    Toutes les étoiles germées comme de minuscules phares
    Qui quittent la petite humaine assise au rebord de sa feuille
    Avant de voir se refermer leurs reflets sous le nénuphar.

    Illustrations de Noëlle T. sur https:www.noelleillustration.com .

    
    
    
  • La porte des étoiles

    La porte des étoiles

    L’intimité de mon journal m’ouvre une porte sur les étoiles
    Qui me confère un raccourci vers les quatre horizons du monde.
    Un sas estival-hivernal, une scène où tombe le voile
    De la vérité obscurcie par les mystères qui abondent.

    Lundi, je marche sur la Lune ; mardi, je flâne au Champ-de-Mars ;
    Mercredi, une virée opportune, je dis, avec quelques comparses ;
    Vendredi, au Mont de Vénus ; ça me dit, l’amour inopiné ;
    Et le dimanche, terminus ! Je fais la grasse matinée.

    Tableau de Julie Dillon.

    
    
    
  • Voyages intérieurs

    Les rendez-vous manqués au fond de mon armoire,
    Les passages oubliés au fond de mes tiroirs,
    Les trésors disparus dans mes trous de mémoire,
    Les vérités perdues derrière le miroir,

    Les hautes étagères qui servent rarement,
    La commode coincée depuis la nuit des temps,
    Les deux compartiments ceints dans l’encadrement,
    Les secrets de famille souvent compromettants.

    Tous ces mondes intérieurs marqués du temps perdu
    M’attirent dans la griffe de mes vieux souvenirs.
    Certains restent intacts et d’autres distordus
    À force de les voir sans arrêt revenir.

    Peut-être qu’une porte s’ouvre à la dérobée,
    Un passage obligé sur la clef du mystère.
    J’aimerais m’y glisser tout nu et enrobé
    Du liquide amniotique pour renaître sur Terre.

    Tableaux d’Alex Alemany.

    
    
    
  • La théorie du complot

    La théorie du complot

    « Ha ha, il paraît qu’on sera tondus ! » Tout ça, c’est des sous-entendus !
    « Hé hé, il paraît qu’on rationne l’herbe  ! » j’ai déjà ouï ce proverbe !
    « Hi hi, on nous traite comme des moutons ! » méfions-nous du qu’en-dira-t-on !
    « Hu hu, il paraît même que ça urge ! » comme les moutons de Panurge !
    « Ho ho, il paraît qu’on sera pucés ! » avec science et caducée !
    « Hou hou, il paraît qu’on sera mangés ! » ça ne doit pas nous déranger !

    Tableau de Scott Gustavson sur www.scottgustafson.comcharacter-design .

    
    
    
  • Trois petits singes

    Trois petits singes

    On n’a rien entendu de pis que les grippes du temps jadis !
    On n’a rien vu au niveau masques, l’erreur paraît plutôt fantasque !
    On n’a rien dit aux confinés pour qu’ils ne montrent plus leur nez !

    Black-out complet dans les cités, ignorons les atrocités !
    L’information est muselée afin de vous dissimuler
    Que l’ coronavirus, c’est l’arbre qui cache la forêt macabre.

    Tableau de Scott Gustavson sur www.scottgustafson.comcharacter-design .

    
    
    
  • Ma vraie nature sidérale

    Ma vraie nature sidérale

    Comme des perles d’habitudes rythmant le collier de ma vie,
    Chaque heure écoulée forme un rang s’enroulant sans cesse en spirale.
    Chaque moment de solitude se retrouve face, en vis-à-vis,
    Avec l’émetteur récurrent de ma vraie nature sidérale.

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  • Loup mon amour

    Loup mon amour

    Qu’aurais-je aimé n’être qu’un loup sans autre forme de pensée
    Que de courir après les filles, les dévorer et puis mourir ?
    Mais mon cœur serait trop jaloux que tant d’amour à dépenser
    Ne serve qu’à flatter mes papilles, baiser, dormir et me nourrir !

    Mais la vie a mis sur ma route une sorte de chaperon,
    Éternelle petite fille, une artiste au-delà de tout.
    Alors mon esprit en déroute a cessé de faire le dos rond ;
    Désormais l’amour m’entortille le cœur de son passe-partout.

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  • La confiance illimitée

    La confiance illimitée

    Lorsque tout devient fastidieux et que je n’ai plus d’appétit,
    C’est qu’il est temps que je rejoigne l’abri de mon intimité.
    Protégé par la main de Dieu, le monde me paraît bien petit
    Et je sens mes peurs qui s’éloignent et ma confiance illimitée.

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  • Le premier rayon messager

    Le premier rayon messager

    Comme chaque jour je renais des cendres que j’ai brûlées hier
    Et que le soleil passager revient comme à l’accoutumée,
    Dès le matin, je reconnais dans mes images pupillaires
    Le premier rayon messager qui fait tout partir en fumée.

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  • Arlequine est Colombine

    Arlequine est Colombine

    Lorsque sa robe de colombine lui ôte un peu de ses couleurs,
    Elle pouffe d’un rire fiérot, elle prend une rose à la main,
    Elle se vêt en arlequine et tant pis pour les cris de douleur
    Que poussera l’ami Pierrot qui s’en remettra dès demain.

    Même image que la Rose vierge 1071

    
    
    
  • Prenez donc le train !

    Prenez donc le train !

    Prenez la vie du bon côté, détendez-vous, prenez le train !
    Il en passe toutes les heures mais jamais quand vous le voulez,
    Juste pour vous asticoter, ils sont directs, mais pas certains,
    Enfin, pour comble de malheur, tous les tarifs sont chamboulés.

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  • Dans les pays bien de chez nous

    Dans les pays bien de chez nous

    Finalement rien ne remplace les rues de mon petit village,
    Bras-dessus avec ma compagne, bras-dessous entre les genoux.
    Un peu d’ombre sur une place avec des sourires aux visages
    Et nos cœurs battent la campagne dans les pays bien de chez nous.

    Très joli petit village d’Eguisheim en Alsace.

    
    
    
  • Ma modeste résidence

    Ma modeste résidence

    Assez de châteaux en Espagne ou Villas sur la Riviera !
    Ma résidence sera modeste avec un jardin ombragé.
    Pour mes amies et mes compagnes, ma chambrette les ravira
    Car les nuits y seront célestes pour nos amourettes enragées.

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  • L’écho des compagnons

    L'écho des compagnons

    Entendez-vous sur les pavés les pas de tous nos compagnons
    Qui venaient se réfugier après leurs pérégrinations
    Dans cette cité enclavée pour quémander quelque quignon,
    Un asile privilégié avec ordre et résignation ?

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  • La rivière derrière chez moi

    La rivière derrière chez moi

    Derrière chez moi, je tourne à gauche et puis je descends la rivière,
    Je parcours les jardins en fleurs, les potagers et les labours.
    Après le paradis s’ébauche par les maisons belles et fières
    Où j’entends les oiseaux siffleurs qui parachèvent leurs amours.

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  • Sous la voûte

    Sous la voûte

    Je me recueille sous la voûte, laissant mon corps sur la rambarde
    Et mon cœur s’en va dériver sous une antienne d’allegro.
    Serait-ce mon âme, sans doute, qui, se réincarnant en barde,
    M’hypnotise et me fait rêver sur les lacs du Monténégro ?

    Antienne : versets chantés durant l’office liturgique.

    
    
    
  • Les îles féériques

    Les îles féériques

    Tu remonteras en Écosse au pays des vastes tourbières
    Et chercheras parmi les îles celles qui peuvent s’assembler.
    Au moment d’une aube précoce, lorsque tu plisses les paupières,
    Tu reconnaîtras cet asile où les kelpies sont rassemblés.

    Le kelpie est une créature métamorphe mentionnée dans plusieurs mythes et légendes issus du folklore écossais et irlandais.

    
    
    
  • Le lac dormant

    Le lac dormant

    Je vais prendre mon élan et surfer sur l’eau dormante
    Du lac que l’aube à grand peine tente tant de réveiller.
    Le système est excellent, la technique est performante,
    C’est Jésus, mon capitaine, qui m’a su la révéler.

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  • Le double passage

    Le double passage

    C’est un passage important que le jour d’anniversaire !
    L’existence se dédouble comme un écho qui résonne.
    Le cœur est réconfortant de recevoir l’émissaire
    Qui lui enlève ses troubles, qui le calme et le raisonne.

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  • Le cerf aux beaux abois

    Le cerf aux beaux abois

    Quand le cerf est aux abois et qu’il veut paraître beau,
    Seule une biche au cœur tendre est la plus appropriée.
    Elle sait décorer ses bois, les fleurir comme un flambeau
    Et si elle sait l’attendre, il ne se fera pas prier.

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  • Le prince-crapaud

    Le prince-crapaud

    Le crapaud est en colère et sa rancune est terrible !
    Mais la fieffée libellule en est très bien informée.
    L’animal patibulaire lui doit son aspect horrible ;
    Il n’avale pas la pilule d’avoir été transformé !

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  • Noé helvétique

    Noé helvétique

    Depuis quarante jours, la pluie tombe sans cesse ;
    Du haut de mon balcon, j’aperçois l’eau monter.
    Au ras de mon séjour, brillent les eaux suissesses
    Cloîtrant dans leur cocon les vallées du comté.

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  • La crique aux mille feux

    La crique aux mille feux

    Flamboyant de lumière, brillant de mille feux
    Illuminant le monde d’un éclat boutefeu
    Je reçois ta puissance, tu m’en mets plein les yeux
    Toi l’astre qui honore mes amis, mes aïeux.

    Tous mes bateaux s’allument, leurs voiles se consument.
    Tous les mâts étincellent comme fer sur l’enclume.
    Sur les eaux endormies, les rayons de ma plume
    Agitent cette crique et la sort de la brume.

    Des lueurs apparaissent sur les extrémités
    Par les feux de Saint-Elme avec obscénité
    Comme des farfadets avec sérénité
    Frappant leurs homélies codées d’éternité.

    Le feu de Saint-Elme est un phénomène physique, ne se produisant que dans certaines conditions météorologiques, qui se manifeste par des lueurs apparaissant surtout aux extrémités des mâts des navires et sur les ailes des avions certains soirs. Ce phénomène se crée parfois aussi en très haute altitude, au-dessus des cumulonimbus. Dans ce cas, on parlera de « farfadets ».