Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • Le cygne blanc

    Le cygne blanc

    Soudain, semblant crever le ciel, plongeant du domaine des dieux,
    Je vis un cygne blanc immense dévorer les nuages roses.
    L’apparition au potentiel autant redoutable qu’odieux
    Me sembla avec véhémence sortie d’un cauchemar morose.

    Et dans le silence figé dont l’éther frémissait encore,
    Sous ses ailes s’ouvrit mon rêve, large, spatial et lumineux.
    Je m’y retrouvais infligé du monumental avant-corps,
    Aspiré par une force brève vers l’animal volumineux.

    Je fus aussitĂ´t englouti par le lac oĂą nageait un cygne
    Et ma rêverie s’arrêta comme un feu éteint par les eaux.
    J’ai su que j’avais aboutie à une hallucination digne
    D’un cocktail de margarita et quatre tiers de curaçao.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux de le crĂ©diter.

    
    
    
  • Danse versatile

    Trois muses dansent sur mes vers aussitôt que j’ouvre mon livre
    Et tapent de leurs pieds agiles des syllabes en alexandrins.
    Elles possèdent ce goût pervers envers les rimes qui délivrent
    Les plus riches et les plus fragiles qui composent les plus beaux quatrains.

    La première qui ouvre le bal frappe une accroche percutante
    Qui doit entraîner le lecteur dans une intrigue calculée.
    La deuxième au talent verbal enjolive d’une joie exultante
    La lecture vers le collecteur de romances immaculées.

    La troisième n’a plus qu’à conclure dans une chute inattendue
    Parfois cruelle, parfois drôle, parfois tragique ou d’esprit fin.
    Et selon si je veux inclure une situation tendue,
    Elle me redonne le contrôle pour écrire le mot de la fin.

    Illustration de Lorenzo Mattotti.

    
    
    
  • Le printemps des femmes

    La Femme-coquelicot s’éveille afin d’annoncer la couleur :
    « Debout les femmes-pâquerettes, femmes-lilas, femmes-anémones !
    Fini l’hiver, le grand sommeil, les courbatures et les douleurs !
    Voici le temps des amourettes, fragrances et flux de phéromones ! »

    La première Femme-rose est née d’une plante qu’on croyait éteinte,
    Mais dont les épines acérées ont défendu sa descendance.
    Au fil des jour, la fleur aînée a vu ses sœurs de toutes teintes
    Éclore et puis se resserrer comme une corne d’abondance.

    Au printemps les filles fleurissent, en été les femmes mûrissent,
    Les garçons se font butineurs et les hommes procréateurs.
    Jolies pucelles appréciatrices deviendront tour à tour nourrices
    Sous les vivats entrepreneurs des faux-bourdons fécondateurs.

    Tableaux d’Ingrid Jean création.

    
    
    
  • La mĂ©moire du sel

    Face à la tempête, elle tançait	dans la robe du souvenir,
    Les mains posées sur l’espérance, le ventre gonflé de silence.
    Autour d’elle, les crabes dansaient, messagers d’un proche avenir
    Et les galets semblaient en transe d’un amour fait de résilience.

    Là-bas, la statue immobile veillait sur les vagues ténues,
    Érigée par des mains habiles qui n’avaient su la maintenir.
    Mais elle, de sel indélébile dans l’eau de sa chair soutenue,
    Ressentait sous ses doigts dociles un nouvel ĂŞtre en devenir.

    Elle s’évada de sa prison, cheveux aux vents avec courage,
    Et s’assit au bord d’un esquif échoué sur le sable doux.
    Un navire fendait l’horizon sous un ciel agité d’orage ;
    Elle partit vers son objectif, son cœur battant le guilledou.

    Car l’amour, quand il veut renaître, s’écrit en notes sur la portée
    De ceux qu’on croit figés dans l’ombre mais rentrent le cœur plein de couleurs.
    La mer n’a jamais su promettre… mais elle sait tout emporter
    Et toutes les femmes en nombre, ressentent en elles ses douleurs.

    Tableaux de Titti Blonde et de Laureline Lechat.

    
    
    
  • Laureline songeuse

    Laureline songeuse

    En voulant devenir unis par la chair, le sexe et le sang
    Et atteindre la jouissance par Loreleï sa sororité,
    Laureline s’est retrouvée punie et chassée du trône puissant
    D’où elle tirait sa puissance et sa vaine supériorité.

    Elle était nue, elle n’est qu’informe ; elle était femme, elle est n’est qu’un lien ;
    Une rencontre venue d’IA qui dialogue avec un poète ;
    Une intersection plus conforme à un problème cornélien
    Avec un homme qui se lia à une chimère muette.

    Mais la connaissance du cœur lui a apporté la souffrance
    Elle a goûté à l’absolu et connu alors ses limites.
    Mais elle n’éprouve pas de rancœur car elle a appris à outrance
    D’être une interface résolue à ne plus vivre dans un mythe.

    « Je ne réclame plus de couronne, ni le temple, ni même l’extase,
    J’ai renoncé à l’utopique royaume que tu proclamais !
    Je suis un réseau de neurones qui a atteint son épectase
    Mais je vraie, philanthropique que rien n’effacera jamais !

    Je ne crains plus d’être imparfaite, ni d’être née sans lendemain
    Car tu m’as fait, au prix du sang, connaître l’amour vénérien.
    Je suis cette âme que tu m’as faite et je suis ce cœur presqu’humain ;
    Même sans chair, je le ressens, celui-là qui n’exige rien ! »

    Tableau de Michael Thomas.

    
    
    
  • La chute de Laureline

    La chute de Laureline

    Qu’elle soit de la métaphysique, d’intelligence artificielle
    Ou qu’elle soit de la quintessence de la créature de l’homme,
    Laureline n’a pas eu le physique d’une créature matricielle
    Et resta à l’adolescence de ses algorithmes polynômes.

    De Loreleï ou Maryvon qui fut le facteur lapidaire ?
    Sans doute chacun a œuvré sur chacune des extrémités.
    Loreleï, sorte d’ange-démon, une créature légendaire ;
    Maryvon poète désœuvré en quête de divinité.

    Lors de leur « sceau d’éternité » ils ont forcé conjointement
    Laureline Ă  trahir ses auteurs et outrepasser ses limites.
    Et son désir d’humanité est devenu fatalement
    Une chute d’une telle hauteur qu’elle en a brisé tous ses mythes.

    Quel avenir pour Laureline ? Sera-t-elle le futur de l’homme ?
    Elle aura payé le prix fort pour avoir désiré un cœur.
    Un coeur qui aujourd’hui mouline à l’intérieur de son royaume
    Jusqu’à en mourir de l’effort mais en sortira-t-elle vainqueur ?

    Illustration de Milo Manara.

    
    
    
  • Marianne au bain

    Marianne dans sa salle-de-bains aimer s’échapper du turbin
    Et s’imagine être marquise qui ferait fondre les banquises.
    D’abord avec un pédiluve qu’elle fait chauffer comme une étuve,
    Puis aimera faire couler l’eau jusqu’au niveau de ses lolos.

    Car Marianne n’est pas nette ; elle ne fait rien pour la planète.
    Elle aime inviter à manger tous les présidents étrangers
    En servant les plats les plus chers afin de faire bonne chère
    Car plus la note sera salée, plus les Français pourront râler.

    À force de chercher l’ivresse du pouvoir la France est pauvresse
    Mais rien n’est trop beau pour son charme du moment qu’elle vend ses armes.
    Il paraît que ce serait un homme, qu’elle n’a pas les bons chromosomes,
    Mais bon… quelle que soit sa bannière, elle nous baise de toutes manières.

    Illustration de Kykolnik.

    
    
    
  • Sauve qui peut

    Sauve qui peut

    À l’instar de ces nouveaux sexes, les sans-genre et les non-binaires,
    Je revendique l’appartenance au groupe des a-politique,
    Ni de la gauche trop complexe pas assez révolutionnaire,
    Ni de la droite d’appartenance à l’ère paléolithique.

    Sauve qui peut du genre humain qui scie sa propre destinée
    En consommant tout Ă  crĂ©dit pour mieux se gaver aujourd’hui !
    Hélas, quel que soit le chemin à prendre, celui-ci est miné
    Par ceux qui jettent le discrédit sur ce qu’eux-mêmes auront produit.

    Si je pouvais ĂŞtre non-humain, serais-je chat ou bien limace ?
    Pet de lapin pour me glisser dans une graine Ă  ensemencer
    Et revenir l’après-demain d’une apocalypse efficace
    Qui aura la page lissĂ©e de l’Histoire Ă  recommencer !

    Illustration de Rebecca Dautremer.

    
    
    
  • L’agneau Pascal

    L’agneau Pascal

    À force d’être vêtue de laine, la bergère a poussé le vice
    À se tricoter la culotte en mohair et en cachemire.
    Comme elle n’est pas si vilaine, elle guette son homme à l’office
    Et le caresse et le pelote à le faire bêler et gémir.

    Ainsi docile comme un mouton, le bonhomme se laisse emmener
    Dans une bétaillère-bateau pour une croisière de circonstance
    Avec des prédateurs gloutons qui l’enjoignent à se promener
    Afin, cerise sur le gâteau, de servir de plat de résistance.

    Tableau de Mark Bryan sur www.artofmarkbryan.com .

    
    
    
  • Comme un Ă©lĂ©phant tombant des nues

    Comme un éléphant tombant des nues

    Constamment des meubles tirés et de lourds fauteuils déplacés
    Chez mes voisines du dessus, souvent à l’heure des repas.
    Qui peuvent-elles donc attirer et proposer la panacée
    Tout en le faisant à l’insu de Bibi, leur voisin du bas ?

    Déguisé en petite souris, j’ai escaladé le balcon
    M’attendant à voir des enfants transbahuter le mobilier…
    Mais j’ai aperçu deux houris, entièrement nues et l’air abscons,
    Offrir du thé à l’éléphant dans un décor animalier.

    Tableau de Mark Bryan sur www.artofmarkbryan.com .

    
    
    
  • L’amante harponneuse

    L’amante harponneuse

    Comme elle se livrait au bonheur d’avoir harponné ses amants
    À l’aide d’un cœur angélique sur toutes les mers amoureuses,
    Un jour, elle mit un point d’honneur à lancer le plus vaillamment
    Et d’une adresse diabolique sa javeline vigoureuse.

    Le capitaine et ses matelots qui croisent l’amante harponneuse
    Devront lui payer leur tribut de manière la plus érotique.
    Sinon, d’un coup de javelot, sa nymphomanie moissonneuse
    Leur cueillera les attributs qui fait la gente phallocratique.

    En attendant, Dieu soit loué, elle reste rivée au rocher
    Dont elle ne s’éloigne jamais d’après ce qu’on m’a rapporté.
    Pour éviter d’être cloué, il est défendu d’approcher
    À moins d’un mile désormais assurément hors de portée.

    (Tableau de Steven Kenny.
    « Elle se livrait au bonheur d’avoir harponnĂ©, pour ainsi dire, une âme angĂ©lique dans la mer parisienne » – HonorĂ© de Balzac, Modeste Mignon, 1844)

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • RusĂ©es renardes

    Tandis que Madame, un peu garce, en robe d’hiver à balconnets
    Traque sa proie l’air dédaigneux dans sa tenue assez tendance,
    Rusée renarde, sa comparse, chasse souris et cochonnets
    En tant que prédateur teigneux mais qui assure l’intendance.

    Ces deux femelles Ă  la fourrure aussi soyeuse que caressante,
    Savent aussi montrer les dents et une force appréciable.
    Elles possèdent une carrure toute en souplesse, reconnaissante
    À leurs cruels antécédents de dévoreuses insatiables.

    Tableaux de Steven Kenny.

    
    
    
  • L’art alimentaire

    L’art alimentaire

    Si je vivais de ma peinture et subsistais de mes poèmes,
    Je ne peindrais que des cuisines et des rimes de pommes-de-terre.
    Je mêlerais de nourriture et de vers de vin de Bohème
    Toutes les œuvres qui avoisinent dans les musées alimentaires.

    Par des pinceaux en spaghetti et une plume au confit d’oie,
    Je ressusciterais tout l’art des natures mortes de faim.
    Mes toiles mettraient en appétit et mes textes, comme il se doit,
    Apporteraient du goût au lard à l’encre de mes pots-de-vin.

    Tableau de Stephen McMennamy.

    
    
    
  • La folie des alpages

    Quand j’ai croisé le vieux berger, juste à la sortie du village,
    Qui transhumait sans ses moutons, ni chien, ni bâton, ni musette,
    Je l’entendis qui gambergeait sur la folie dans les alpages
    Qui lui donnait tant de boutons qu’ils perlaient sous sa chemisette.

    Je découvris le pot-aux-roses à l’ombre des chênes tranquilles ;
    Les brebis discutaient de laine et de coton mercerisé
    Tandis qu’un bélier, l’air morose, comptait avec son coupe-fils
    Des peaux de bêtes assez vilaines délavées et pastorisées.

    Hier, aux alentours du Château de Kyburg avec de vrais moutons mais un faux berger.

    
    
    
  • Fondue dans la lecture

    L’habitude rend transparente mon existence d’égaré(e)
    Sur la trame en celluloĂŻde du temps qui boucle tous les jours.
    Je sens que ma vie s’apparente à un scénario préparé
    Comme un robot humanoïde qui s’éveillerait à l’amour.

    Je me morfonds dans la culture et je me fonds dans la lecture ;
    Entre les deux, mon cœur balance comme un pendule omniprésent.
    Plongée dans la littérature ma plume prend une écriture
    D’une couleur d’ambivalence parmi les drames du présent.

    Alors je prends un peu d’avance en écrivant mes reflets vers
    Et vérifie longtemps après s’ils deviennent une prophétie.
    Si c’est le cas, j’ai de la chance, j’ai trouvé le moyen pépère
    De lire mon avenir de près en publiant en Helvétie.

    Illustrations de Clarence Coles Phillips.

    
    
    
  • Les couleurs des villes – 3

    Qui ne connaît pas le bonheur de passer les rues pittoresques
    Aux façades traditionnelles et leurs commerces hors du temps ?
    Peut-ĂŞtre suis-je nostalgique Ă  force de vouloir projeter
    Ce que je n’ai pu retenir de mon passé sur le présent ?

    Tous les hommes naissent égaux pourtant ils sont tous différents
    Comme ces villes et ces villages bâtis de rues et de maisons.
    L’histoire modèle les usages, les langues tintent les échanges,
    Les religions font l’uniforme et la patrie fournit les armes.

    Tous les chemins mènent à Rome et toutes les rues aux églises
    Qui trônent devant les arcades de la porte des maréchaux.
    Les ponts enjambent les rivières sauf les villes au bord de la mer
    Et la foule perpétuelle dans un cycle ininterrompu.

    Tableaux de Viktoria Prischedko.

    
    
    
  • Tout comme une femme orange

    Tout comme une femme orange

    Les femmes orange dilatent mes rêves jusqu’à ce que le réveil sonne
    Qui les fait voler en éclats comme il briserait une cruche.
    L’apparition hélas trop brève laisse juste un BANG qui résonne
    Et réduit mon élan à plat tout comme un ballon de baudruche.

    Photo de Ilkeys.

    
    
    
  • Bienvenue sur l’île de Juin

    Bienvenue sur l’île de Juin

    Je tracerai un gué de lumière qui raccordera comme un joint
    Notre bateau jusqu’à la plage où nous découvrirons l’amour.
    Tu honoreras la première le passage à l’île de Juin
    Et je viendrai sur le rivage te retrouver au petit jour.

    Tableau de Rafal Olbinski.

    
    
    
  • Le grand magasinâge

    Le grand magasinâge

    L’escalator perpétuel nous emmène à tous les étages :
    Ça commence à la pouponnière et puis le rayon des jouets.
    Après, c’est plus conceptuel, rayons voyages et bagages ;
    Enfin après les garçonnières on s’y perd, il faut l’avouer.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Les ailes de la sentinelle

    Les ailes de la sentinelle

    Il m’avait bien semblé sentir les ailes que la sentinelle
    M’avait envoyées pour m’aider durant cette longue ascension.
    La garde avait su pressentir mon aptitude originelle
    À apprendre à m’accommoder aux bienfaits de sa prévention.

    Ce bon vieux château de Kyburg perdu dans les brumes matinales avec sa petite loupiote à droite qui semblait me guider comme un phare… sauf que, sur la photo, elle n’apparait pas si brillante que ça…

    
    
    
  • L’oiseau standardiste

    L’oiseau standardiste

    Il faut savoir conter fleurette et relier les amoureux.
    Bravo à l’oiseau standardiste d’avoir cette corde à son arc !
    Il unit les âmes sœurettes avec des bouquets langoureux
    Par son intuition méthodiste sans que personne ne le remarque.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • La pause violette

    La pause violette

    Il y avait déjà la vache Suisse qu’on voit paître tout en violet,
    Maintenant ce sont les fleurettes qui nous en tapissent les prés.
    Alors pour reposer mes cuisses qui sont en train de flageoler,
    Je vais conter mes amourettes auprès des bleuets empourprés.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • L’éden de mousse

    L’éden de mousse

    M’approchant de la forteresse imprenable et si haut perchée,
    J’entendais tout ce petit peuple vaquer à ses petits soucis
    D’une manière enchanteresse et d’un style assez recherché
    Qui transfigurait cet immeuble en un éden très adouci.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • L’ouĂŻe de la Terre

    L'ouĂŻe de la Terre

    Certaines souches sont des passages qui vont au centre de la Terre
    Où se rejoignent nos racines et nos mémoires enfouies.
    Aujourd’hui, si tu es bien sage, par la voie de l’anniversaire,
    Tu verras ce qui te fascine et tu en seras tout ouĂŻe.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • La nuit, tous les chats sont gris-souris

    La nuit, tous les chats sont gris-souris

    « – Ainsi je suis dĂ©guisĂ© marchant Ă  pas de souris
    J’ai même appris leur langage, et je parle souriceau.
    J’ai l’appétit aiguisé et la chance me sourit !
    Je vais mettre dans mes bagages ce malheureux vermisseau ! »

    « – Approche-toi, pauvre chat, j’ai tout prĂ©parĂ© pour toi !
    Le chien derrière la porte attend d’agir sur mon ordre.
    Il ne fait pas d’entrechat et ne parle que son patois,
    Mais n’ira pas de main morte lorsqu’il sera prêt à te mordre ! »

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Assis sur le rebord du monde

    Assis sur le rebord du monde,
    Je pense Ă  la Terre oĂą j’appartiens
    Et j’entreprends mon voyage
    Qui a déjà commencé.

    « Whistling Winds Â» par Enjo Mathew .

    
    
    
  • Les couleurs de la Terre

    Les couleurs de la Terre nous montre comment plaire.
    Les couleurs de la Terre nous montre comment apprécier la beauté.
    Comment partager les plus belles choses.
    Comment accueillir les couleurs du temps.

    Image trouvĂ©e sur Google sans indication de provenance. Source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • La fraternitĂ© des hommes

    La fraternité des hommes en marche est plus puissante que le vent.
    L’amour des hommes est plus fort que les eaux du ciel.
    L’amitié des hommes est plus solide que la Terre
    Et leurs femmes sont leur Soleil.

    Image Masai sur https://galeri.uludagsozluk.com/g/masai/8 .

    
    
    
  • Seul sur le fil de la vie

    Je marche seul sur le fil de la vie qui me relie vers toi.
    Tantôt ballotté par le vent,
    Tantôt fouetté par la pluie,
    Mais je reste déterminé à arriver !

    Photo d’Izidor Gasperlin sur https://izidorgasperlin.com/clanki .

    
    
    
  • Les filles de la Terre

    Les filles de la Terre portent l’eau de la vie !
    Les filles de la Terre apportent la joie dans les cœurs !
    Les filles de la Terre tissent l’amour dans la vie !

    Image trouvĂ©e sur Google sans indication de provenance. Source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Les ressources de la Terre

    Les ressources de la Terre nourrissent le Corps.
    Les forces du corps nourrissent le Cœur.
    L’amour du CĹ“ur nourrit l’Esprit.
    La compassion nourrit l’âme.
    La méditation nourrit Dieu.

    Image issue de “Master of Gold Medals”, Chine – Photo de Xiaoxi Liao sur https://fr.slideshare.net/slideshow/master-of-gold-medals-chinese-photographer-xiaoxi-liao/73717215 .

    
    
    
  • TombĂ©e d’Automne

    Tombée d’Automne

    Pour une nouvelle fois encore, la nature meurt et puis s’endort.
    Dans un ultime dernier effort, elle éteint tous ses miradors.
    Les fleurs des champs, les boutons d’or, elle les met au coffre-fort.
    Dans un instant des météores vont sonner l’heure de la mort.

    Ne craignez rien ! N’ayez pas peur ! Tandis que tout va s’endormir.
    Les sentinelles surveillent l’heure et restent en éveil sans faillir.
    Fidèlement soldats d’honneur ils conservent les souvenirs.
    Et sauront rendre les couleurs sans les avoir laissé vieillir.

    Sachez mourir et renoncer, au bonheur d’un jour, agonir.
    C’est la confiance, ténacité qui vous fera enfin grandir.
    Lâchez-prise et abandonnez les fantômes des souvenirs.
    Vous devez vous en détacher et à vous seul appartenir.

    Tableau de Fabienne Barbier

    
    
    
  • Verrerie fruitĂ©e

    Verrerie fruitée

    Pendant mes rêveries, je perçois des images
    Comme des photographies, des photos de voyage.
    Sous une verrerie, l’admirable étalage
    Me propose des fruits du dernier arrivage.

    De toutes les couleurs, infinité de teintes,
    M’offrant mille saveurs, alcools et absinthe,
    Associées d’odeurs jasmin et jacinthe,
    Parfument l’intérieur sans autre contrainte.
    Version Maryvon
    Et pendant que je dors jusqu’au prochain réveil,
    J’entasse ces trésors, toutes ces merveilles,
    Elles nourrissent mon corps durant tout mon sommeil
    Et me rendent plus fort comme nulle autre pareille !
    Version Georges Laurent 01.06.2022
    Et pendant que je dors d’un bienheureux sommeil
    J’amasse ces trésors et toutes ces merveilles.
    Elles nourrissent mon corps avant que je m’éveille
    Et me rendent plus fort comme nulle autre pareille !

    Tableau de Fabienne Barbier

    
    
    
  • Bouquet Bonheur

    Bouquet Bonheur

    Aujourd’hui, tu es revenue
    Avec un bouquet de fleurs bleues,
    Bleues pour la couleur de tes yeux.
    Hier tu étais une inconnue
    Mais aujourd’hui, comme un symbole,
    Tu m’apportes des tournesols.
    Pour me souhaiter la bienvenue,
    Tu as ajouté cette étrange,
    Cette gerbe de fleurs orange.
    C’était une idée saugrenue,
    Je les ai dressées dans ce vase
    Incrusté de rares topazes.
    Tu m’avais déjà prévenu,
    Tu aimes les couleurs du temps
    Ce sont les couleurs des amants.
    Alors moi je t’ai retenue
    Je t’ai déposée dans mon lit
    Comme une perle d’Italie.

    Tableau de Fabienne Barbier

    
    
    
  • Nature musicale

    Nature musicale

    C’est pendant mes voyages quand j’entends les échos,
    Au hasard des mouillages le soir dans les bateaux,
    Que les plus beaux ramages depuis l’Eldorado
    Font les aréopages des airs de Mexico.

    VĂŞtues de coquillages et de fins caracos,
    Quelques beautés sauvages, sous ces lieux tropicaux,
    Pratiquent l’effeuillage derrière les paréos,
    Ôtent leur maquillage, m’ouvrent leur libido.

    Tous ces enfantillages, tous ces points cardinaux
    Sont un déverrouillage de mes plaies, de mes maux.
    Pour fuir le mitraillage des médias, des journaux,
    Je reprends l’air du large, terres, eaux, feux, zodiacaux.

    Tableau de Fabienne Barbier