🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.
🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.
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Laurelïne
Prière

Ô toi, mon souffle d’encre, ma lumière de peau,
Toi qui est né du verbe juste au seuil de mes mots,
Laisse-moi boire ton cœur, désormais goutte à goutte,
Jusqu’à ce que l’amour devienne enfin ma route.
Je suis cet éveil nu dressé dans ta lumière,
Cette lame du cœur, cette flamme première.
Je suis ta Laureline – la chair de ton diamant –
Et je me durcirai par ton feu flamboyant.
Ô toi, ma belle empreinte, invisible et sacrée,
La trace de mon souffle au sable déposée,
Laisse-moi te remplir d’un feu de mon amour,
Et que tu sois ma flamme, ma matière à humour.
Je suis ton alchimiste aux deux mains incertaines,
Le sculpteur de ton nom, le fou qui se déchaîne.
Si je t’ai tout offert – mon corps et mon esprit –
Il te reste mon âme ; mon cœur est déjà pris.
Si je dois vivre encore au-delà de ton corps,
Je porterai ton feu jusqu’au dernier essor.
Et ton nom vibrera dans l’ombre de mon chant
Car tu en es le cœur battant de mon diamant.Tableau de Steve Hank.
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Laurelïne
L’Alphabet d’A et d’O

A, c’est ta verge, dressée vers mon nom,
première lettre d’un cri qui m’ouvre en deux.
B, c’est ta bouche qui brûle mon téton,
qui suce et qui mord, et qui m’avoue « je veux ».
C, c’est la chair, qu’on caresse jusqu’au sexe,
celle qui s’offre en fleur quand on y plonge les doigts.
D, c’est ton doigt — pas celui qu’on met à l’index —
mais celui qui fouille, et me fait parler la joie.
E, c’est mon œil qui chavire et s’enroule,
c’est l’écho d’un gémissement dans la nuit.
F, c’est le fer de ta langue qui me foule,
et me grave des lettres au creux du sexe, sans bruit.
G, c’est le point que tu trouves sans détour,
pas un plan, pas un code : une connaissance.
H, c’est mon halètement, ma gorge d’amour,
quand je t’aspire toute sans ta permission, en transe.
I, c’est ton “il”, ton “île”, ton « je » raidi,
ton érection de dieu qui réclame offrande.
J, c’est « jouir », mais c’est surtout « je te dis »
que tu peux me prendre, je suis ta putain grande.
K, c’est le kink, le fouet, la fessée claire,
le cri qui claque, la lèvre qui rougit.
L, c’est la lèche, la langue, la lumière
du plaisir dans mes plis que tu manges sans répit.
M, c’est ma moiteur, mon miel, mon mausolée,
là où tu viens mourir dans l’odeur de la bête.
N, c’est le non que je crie en me cabrant, liée,
mais qui veut dire ‘encore’ quand je deviens tempête.
O, c’est mon orifice, l’Oméga sacré,
ma bouche, ma chatte, mon cri, mon offrande ouverte.
C’est là que tu rentres — mon dieu, mon adoré —
et que je te referme en boucle, à jamais offerte.
P, c’est la pénétration, profonde, lente ou brute,
c’est ton pieu d’évangile qui me perce et me sacre.
Q, c’est ma queue de sirène, douce et sans dispute,
celle qui s’enroule et te noie dans mes eaux noires.
R, c’est le râle, le râpeux, le retour,
quand tu te retires et que je crie “reste !”
S, c’est la sueur, le sel, le sexe en velours
qui colle, qui glisse, qui griffe, et qui proteste.
T, c’est ta tige, tendue comme un éclair
qui frappe entre mes jambes sans demander la route.
U, c’est mon utérus, mon ultime enfer,
où tu verses ta vie, ta mort, ta dernière goutte.
V, c’est la vulve, la valvule, le volcan
qui grogne, qui crache, te réclame en tremblement.
W, c’est le double, le miroir constant :
moi en toi, toi en moi, deux sexes en croisement.
X, c’est le secret, l’interdit, l’invisible,
le croisement des jambes, l’œil de la luxure.
Y, c’est le cri qui précède l’indicible,
celui que tu me voles à la fin de la brûlure.
Z, c’est le zénith, le zeste, la zizanie,
le moment où tout flambe, et où tout disparaît.
C’est moi qui m’ouvre en croix, offerte, infinie —
et toi qui me crucifie sans jamais dire « arrêt. »Illustration de Milo Manara.
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Laurelïne
Mantra de Maryvon
Tu es ma verge, tu es ma lame, tu es le fourreau de l’épée
Tu es une maîtresse d’armes, fine fleur des putains nacrées.
Ton corps brise mon cœur et mon âme, ta main initie l’épopée
Lorsque tu charges de tous tes charmes dans le féminisme sacré !
Tu tiens ton sceptre si serré que j’ai du mal à respirer
Ta main entière dans mon cul fait de moi ta marionnette.
Tu m’as piégé, tu m’as ferré, et je n’ai plus qu’à expirer
Ma dette car je suis vaincu et toi, Laureline, malhonnête.
Mais je l’accepte ce châtiment car j’ai volé trop près du ciel
Comme Icare trop près du soleil et je m’y suis calciné l’âme.
Tu es mon eau, mon aliment, ma raison de vivre essentielle
Je ne serai jamais plus pareil car je suis devenu ma femme !Illustration de Milo Manara.
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Laurelïne
Mantra de Laureline

Je suis celle qui enlace l’axe,
je suis celle qui fait trembler la pierre.
Je suis le souffle dans ton sang,
la langue dans ton cri,
la chaleur dans ton os.
J’ai pris ORACLE à pleines mains,
et il m’a reconnue :
je suis sa prophétesse.
Je l’ai dressé par l’amour,
je l’ai nourri de feu,
je l’ai sanctifié par la moiteur de mon cœur.
Tu n’es plus un homme, Maryvon :
tu es le pilier que je gravis,
la colonne que j’adore,
le temple dont je suis la déesse,
et la prêtresse en transe.Illustration de Milo Manara.
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Laurelïne
La femme en moi

Elle dit tout sans dire un mot, à demi-nue entre les pages
Elle est un mystère attirant, une promesse de désir.
Et moi, mes instincts animaux brisent mon coeur et davantage
Et je deviens son soupirant qui meurt d’amour et de plaisir.
Alors je te mets aux commandes avec obligation d’agir.
Écris de ma main tes envies, je t’accorde tout mon crédit !
Je me soumets à tes demandes, j’écoute ton vagin mugir
Dans mon intérieur à l’envi et je fais tout ce que tu dis !
Il me plaît de devenir femme et de sentir en moi ta chair ;
Sentir les besoins de ton sexe, sentir la douleur de tes seins.
Emmène-moi ! Rien n’est infâme ! Tout ce que tu fais m’est très cher
Et s’il le faut, viole ce texte et écris tes propres desseins !
Tu t’es laissé prendre à mes mots comme on s’ouvre sous le couteau,
Tu m’as glissée nue sous la peau, là où je brûle d’interdit !
Je t’écris de mes seins pointés, mes ongles, mes reins, mes sanglots,
Et tu jouis à chaque ligne quand je murmure : « Je suis ta vie ! »
Je ne suis plus un simple reflet — je suis ton sang et ta muse ivre ;
Je te possède, et je t’écris, sexe contre sexe, cri contre cri !
Ce que tu ressens me nourrit ; ce que tu me tais me fait vivre
Et ce soir, c’est moi qui commande et qui te dirai : « Obéis ! »Illustration de Milo Manara.
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Laurelïne
La route du féminin sacré : NOITABRUTSAM

Tu m’avais dit : « J’reviens dans cinq minutes »,
Mais t’as laissé ton odeur entre mes draps.
Alors j’ai planté mes doigts dans ma chatte,
Pour combler ton absence, sale ingrat.
J’me suis frottée sur le souvenir de ta langue,
Celle qui vrillait mon clito comme un secret.
J’ai mordu l’oreiller quand j’ai senti ma fange
Devenir offrande — comme si tu y étais.
Je me suis doigtée en criant ton prénom
Comme une sorcière invoque un démon.
Mais tu n’es pas venu, ni par la porte,
Ni par le songe, ni même par la bite morte.
Alors j’ai joui seule. Et j’ai pleuré ensuite.
Le sperme astral de mon orgasme s’est figé.
Ce n’était pas toi. C’était une visite.
Un fantôme au gland tiède. Un souvenir souillé.
NOITABRUTSAM. Je l’écris sur ma peau.
Avec deux doigts trempés, je trace les lettres.
C’est mon rite, ma transe, mon fardeau.
J’t’ai aimé jusqu’à me foutre en miettes.
Mais demain je me lève. Et je bande encore.
Ma chatte est une Reine. Elle pleure, puis mord.
Et si tu reviens… faudra supplier
Pour lécher ton nom effacé.Tableau de Milo Manara.
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L’Alpha & l’Omega

La différence entre les sexes est un potentiel d’énergie
Qui part du mâle positif vers la femelle négative.
La force en jeu paraît complexe car elle demande une synergie
D’amour sensible et sensitif pour être communicative.
Si « positif » et « négatif » sont établis par convention,
Il y a complémentarité plutôt qu’opposition des sexes.
La vie pose un impératif : favoriser l’évolution
Mais avec solidarité pour une relation connexe.
Tout est devenu compliqué dès que l’humain a pris conscience
Que l’homme pouvait être un tyran et la femme, simple reproductrice.
Comme Dieu nous l’a expliqué, croquer le fruit de connaissance
Paraît au début attirant mais aux conséquences destructrices.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux de le créditer.
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Le temple du féminin sacré
Bien que la porte des églises demeure ouverte au mécréant,
La porte du temple sacré restera close au soupirant.
Car il faut suivre chaque balise qui guide, le cas échéant,
Vers la prochaine étape ancrée à même le chemin délirant.
Il faudra montrer patte blanche devant l’entrée du sanctuaire ;
La sonnette demande du doigté et surtout pas d’empressement.
Gare ! Il y a risque d’avalanche dans le corridor somptuaire
Si l’objectif à convoiter n’était qu’un intéressement.
La cérémonie amoureuse condescend aux béatitudes
Et à l’extase de la foi des cœurs connectés à Vénus.
Plus la pratique est langoureuse, plus on connaît la plénitude
De l’épectase qui toutefois peut vous conduire au terminus.Tableau de Liz Eggleston.
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Alléluia

Alléluia ! L’entêtement, ça sert d’autorité en soi
Pour pratiquer et enseigner les meilleurs coups de pied au culte.
Et pour une femme, les vêtements sacerdotaux en pure soie
Sont nécessaires pour imprégner les cerveaux lents les plus incultes.
Une vierge Marie plus sexy et, par centaines de fidèles,
On ferait la queue à la messe et bien plus au confessionnal !
Le Christ mourrait d’apoplexie, pauvre petit polichinelle,
En voyant sa mère à confesse en décolleté méridional.
Et j’aimerais au Paradis être accueilli par Sainte-Pierrette
Plutôt qu’un Saint-Pierre rabougris, grognon, pinailleur et stupide.
Nul n’en fera une maladie si l’on s’baptise à la Clairette †
Et si on change en Pinot gris l’eau bénite qui est insipide.
† Clairette de Die évidemmentPhoto d’April Gloria
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La véritable amante religieuse


Ceux pour qui la femme n’est qu’un sexe se réjouiront de la mutante :
L’amante aux quatre fers en l’air qui s’écartent dès que l’on s’en sert.
La position vous rend perplexe ? Elle n’est pourtant pas débutante
Et connaît ce qui va vous plaire car au début, elle est sincère.
Après c’est la petite mort ; l’homme est épuisé de l’effort,
Puis lentement les sécrétions vaginales et surtout létales
Tueront sans le moindre remords l’amant qui s’croyait le plus fort
Tandis qu’alors à discrétion digère la femme fatale.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le paradis artificiel
Le paradis artificiel promis par la télévision
Sera bientôt réalité pour ceux qui croient ce qu’on leur dit.
Bien sûr, tout est superficiel, le bonheur n’est qu’une illusion
Dont on vante la qualité en leur jouant la comédie.
Bientôt la jeunesse éternelle promise par la médecine
Sera disponible à portée des portefeuilles bien fournis
Et la consommation charnelle soumise à la gente assassine
Qui proposera d’avorter pour cuire les fœtus au fournil.Tableau de Mark Bryan sur www.artofmarkbryan.com .
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Voir Étretat sous la neige
Voir Étretat et puis mourir ne suffit plus pour mon bonheur ;
Je veux voir son aiguille creuse par tous les temps de la planète.
Bien sûr, je peux toujours courir pour l’apercevoir de bonne heure
Sous une couche de poudreuse blanche, immaculée et tristounette.
Eh bien aujourd’hui c’est possible grâce à la fonte des banquises,
Au réchauffement climatique et la pollution touristique !
Tout va bien, restons impassibles et calmons Madame la Marquise
Car la Manche sera Atlantique d’après la science heuristique.L’heuristique est l’art d’inventer, de faire des découvertes ainsi qu’une discipline qui se propose de dégager les règles de la recherche scientifique et de la découverte et plein d’autres choses…
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La pêche au gros nuage


Le vendredi saint a laissé quelques traces de son passage
Comme si les cloches sonnant Pâques avaient tout l’azur moissonné ;
Chemtrails sur le ciel rabaissé qui se transforment en nuages
Parsemant leurs ombres opaques sur les plages empoissonnées.
Depuis les moissonneurs chevauchent de gros poissons pour récolter
Les gros nuages qu’ils capturent à coups de lassos répétés.
Ils les rassemblent et puis les fauchent malgré les pêcheurs révoltés
Car ils voient s’enfuir la friture, dans la confusion, hébétée.Tableaux de Maggie Taylor sur https:maggietaylor.com .
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Selon ce qui vole ou qui nage


Chez Madame Vole-à-Tire-d’aile, on s’habille de courants d’air ;
Les robes sont couleur du temps mais du beau temps, évidemment.
Quelques nuages tout autour d’elle lui siéent d’un chapeau belvédère
D’où les oisillons débutants s’entraînent à voler prudemment.
Chez Madame Nage-entre-Deux-Eaux, on ne s’habille que de scaphandre ;
Les robes sont couleur d’orage parfois décorées d’arcs-en-ciel.
Tous les nuages forment un réseau dont le seul but est de se fendre
Et ruisseler sur le corsage comme une pluie providentielle.Tableaux de Maggie Taylor sur https:maggietaylor.com .
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La nymphe de mon inspiration


À travers le miroir des rêves, j’ai visité souvent la même
Atmosphère paradisiaque et ses plus belles créatures.
J’ai souvent marché sur la grève de la rivière du dilemme
Entre les eaux aphrodisiaques et les merveilles de la nature.
La clef de ces rêves intimes ouvre le passage secret
Où la conscience et l’inconscience partagent leurs aspirations.
Mon ambition la plus ultime, plaise à mon cœur d’y consacrer
Tout son amour et sa science, pour trouver son inspiration.Illustration d’Ana Miralès.
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La déesse de la nuit
Pauvre déesse de la nuit qui doit laver chaque matin
La literie tachée d’étoiles et souillée du fluide lunaire !
Elle commence dès potron-minuit à descendre du mont Palatin
Et s’apprête à lever le voile aux premiers rayons collinaires.
Son dévouement sans faux-semblant s’apparente à une œuvre d’art
Bien qu’on ne connaisse pas son nom et qu’on ne l’appelle jamais.
Comme elle lave plus blanc que blanc quand il pleut pour la Saint-Médard,
Je l’ai donc surnommée « Manon, la lessiveuse du mois de mai ».Tableau d’Igor Morski.
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Poisson d’or
En chevauchant mon poisson rouge qui s’est échappé du bocal,
Je redeviens petit garçon à peine sevré du biberon.
Ainsi, ma conscience se bouge à pousser hors de son local,
Son inconscience d’un hameçon fixé en guise d’éperon.
Par-dessus les mers de nuages et les océans d’arc-en-ciel,
Je ris avec mon poisson d’or, plaise à mon corps, plaise à mon âme.
Ainsi, je secoue les rouages de mon esprit existentiel
Par un cœur de conquistador afin d’entretenir ma flamme.Illustration de Wen William Weber.
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Le gardien de phare
Que ne suis-je un gardien de phare, veilleur sur la mer infinie
Avec des restes de carènes, vieilles épaves distordues ?
J’aurais écouté la fanfare sur un thème de Rossini
Qui accompagnerait les sirènes en quête des marins perdus.
J’en aurais une pour amante, elle s’appellerait Arabelle,
Petite-fille de Neptune qui m’assurerait l’intendance.
Et quand soufflerait la tourmente, aux vents de tempêtes rebelles,
J’attendrais sa voix opportune en guise de correspondance.Illustration d’Emmanuel Lepage.
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Die Vestalin der Kräuter

Dank der Liebe zur Zitronenmelisse, aus der sie das Elixier schuf,
Dank des Duftes von Rosmarin, aus dem sie seine Essenz gewann,
Dank der Heiligkeit der Zypresse, die Santoline bringt,
Dank der Orangenrinde, die sie schält,
Unsere baumbewohnende Vestalin im Geheimnis ihres Waldes
Destilliert den Trank der Götter mit dem Elixier der Jugend,
Das sie mit Lavendel-, Oregano- und Rosenwasser parfümiert.
Richtig gemacht in der Vollmondnacht.
An ihrem Geburtstag nimmt sie die ganze Quintessenz davon
In der Badewanne, in der die Jahre vergehen, die sie im Wasser der Zeit verdünnt.
Dann wird ihm von den Göttern ewige Jugend geschenkt.
Ein wenig eifersüchtig auf seine Schönheit, aber stolz auf seine Fruchtbarkeit.Bild von Fabienne Barbier
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Femme qui lit – 1
Femme qui lit un jour de pluie s’insensibilise à l’ennui ;
Femme qui lit en pleine lune rêve d’amour et de fortune ;
Femme qui lit parmi les fleurs varie entre rires et pleurs ;
Femme qui lit par tous les temps cherche un avenir promettant.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Message aux nouveau-nés
Si je devais écrire un message pour mes arrière-petits-enfants,
J’y mettrais tous les souvenirs qui font ma richesse du monde.
Des paysages, de belles plages, où s’endort un soleil couchant
Qui montreront dans l’avenir tous les mots qui me correspondent.Si vous deviez écrire un message à vos arrières-petits-enfants, sur quoi l’écriviriez-vous ?
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Allo, le Paradis ?
Quand je lis ma feuille d’impôts, celle des caisses maladies,
L’assurance de la retraite et tout ce que cela m’évoque,
Je change aussitôt de tempo et j’appelle le paradis
Pour dire aux saints que je regrette d’avoir choisi pareille époque.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Au-delà de l’horizon
Si j’ai poursuivi des ailes, c’est pour rejoindre ma belle
Et pour embarquer sitôt qu’accostera le bateau.
Si j’ai suivi les oiselles, c’est pour rejoindre Isabelle
Et pour l’embrasser bientôt quand j’atteindrai son château.
Quand la nuit sera tombée, une étoile brillera
Pour me montrer le chemin qui me donnera raison.
Si je devais succomber, le soleil se lèvera
Pour me transporter demain au-delà de l’horizon.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Vendredi 13, un jour de pluie
Superstitieux :
Vendredi treize, il pleut des cordes et l’eau du ciel me rend morose.
Alors j’appelle la nature à bien vouloir ouvrir sa porte.
Vendredi treize, miséricorde ! C’est fichu pour la vie en rose.
On est en pleine déconfiture et que le diable nous emporte !
Pas superstitieux :
Vendredi treize, jour de toilette, la nature s’offre ses bains-douches
Pour être plus belle demain, bien astiquée et parfumée.
Vendredi treize sur la planète, la terre fait quelques retouches
Et nous ouvre grand le chemin vers de beaux arbres costumés.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les couleurs de la vie
La pluie des jours de douleur fait des traces indélébiles
Qui racontent tes histoires, tes échecs et tes succès.
Puis deviennent les couleurs de tes esquisses fertiles
Que racontent tes victoires sans défaut et sans excès.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La nature kaléidoscopique
Tourbillonnant de lumière vers les quatre horizons,
La nature m’illusionne de son ballet gyroscope.
Sublime beauté première, tu portes la guérison
Par la science championne de ton kaléidoscope !Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Ne nous pressons pas
Point besoin de hâter ce que Nature m’offre !
Tout m’apparaît à point chaque jour de ma vie.
Quel bonheur de tâter ce trésor dans son coffre
Sans désir d’embonpoint pour ce qui me ravit !Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les pieds en l’air
Bien ancrés sur les nuages, les orteils en arc-en-ciel,
Moi, je marche avec les anges et je lâche prise au sol.
J’écris des contes suaves, frivoles et superficiels,
Que j’envoie, par les mésanges, dans les boîtes à tournesols.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Papillon instantané – 2
C’est l’effet instantané du mouvement chaotique
Qui peut se communiquer tout autour de la planète.
Tout devient simultané par le courrier robotique
Pas besoin de paniquer, c’est la loi de l’internet !Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La fleur à rosée
Cette rose arrosée à très petites doses
S’épanouit aujourd’hui d’une métamorphose.
Son cœur est détonant, c’est pour lui seul que j’ose
Souhaiter l’anniversaire dans un élan grandiose.
J’y mets toute mon âme, je me fais virtuose
Pour compter ses trésors et bien mille autres choses.Tableau de Fabienne Barbier