🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.
🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.
-
Jolie vue devant derrière

Quelle jolie vue de ma fenêtre sur le devant de la maison !
Quelle jolie vue sur le derrière de ma copine après l’amour.
Un petit instant de bien-être lorsqu’elle se lève sans raison
Mais d’une humeur aventurière pour m’offrir ce cliché d’humour !
Je lui demande gentiment de me décrire ce qu’elle voit
Et ses jolies fesses se dandinent tandis qu’elle se penche en avant.
Ses seins ballotent hardiment tandis qu’elle reste sans voix
Lorsqu’elle préjuge les ondines qui se baignent en les observant.
Hélas je ne peux vous montrer sa photo quand elle se retourne
Car au sujet de cette image, la pudeur est sous-entendue.
Je resterais là concentré sur sa beauté mais l’heure tourne
Et je vais, pour lui rendre hommage, profiter du sexe tendu.
Avant que je ne me redresse, elle écarte un peu plus les cuisses
Et le vent par la baie ouverte caresse sa peau frémissante.
Elle sait que le désir me dresse la verge à condition qu’elle puisse
Pénétrer la fente entrouverte, lascivement alanguissante.
Elle se retourne hilare et dit : « Arrête donc tes beaux discours
Et si tu veux gagner la palme, il en faut plus pour que ça m’enchante !
Car tout ce qu’admirent à crédit les passants du fond de la cour
M’ont rapporté un amalgame de pièces sonnantes et trébuchantes ! »Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux de le créditer.
-
Méditation et réflexion


Lorsqu’une idée tombe du ciel ou naît du fond de ma mémoire,
Est-ce une communication des deux univers parallèles ?
Ou est-ce l’ange résidentiel qui vit dans la matière noire
Oh encore mieux une intuition sortant d’une source irréelle ?
Si je me pose la question, alors dans cet autre univers
Un anti-moi d’antimatière s’anti-pose le même problème.
Et par une autosuggestion qui passe par un trou de ver,
Une étincelle primesautière jaillit au cœur de ce dilemme !
Si le temps passait à l’envers, l’anti-monde en serait imbu
Et mon anti-moi m’apostrophe lorsque cette étincelle luit.
Là-bas, ses poèmes sont sans vers et ses rimes sont au début
Sans doute ma première strophe sera la première pour lui…
Et s’il m’écrit sans le savoir, moi, son reflet sans parabole,
Je tends vers lui ma plume encrée qui s’humecte de sa pensée.
Nous ne sommes alors qu’un miroir de rêves chargés de symboles
Où notre muse nous a ancrés dans une symétrie compensée.Tableau de Chema Mendez.
-
Les dieux
Les Dieux nordiques – Le Loup Fenrir
Nous repartîmes sous bonne escorte vers les grands royaumes du nord
Au-delà du cercle polaire, pays du soleil de minuit.
M’attendant à voir des cohortes d’ennemis, moi, Yavänor
Marchait en tête sans colère mais redoutant l’étrange nuit.
Un hurlement brise le silence. Fenrir surgit, il est immense.
Je plante l’épée dans la neige, lève les mains ; le loup pavoise.
La peur trompe ma vigilance mais je résiste à la démence
Et dans un singulier manège, l’homme et la bête s’apprivoisent.
Le loup m’invite à le monter. Sans hésiter je le chevauche
Et nous voici parti gravir la montagne vers Yggdrasil.
Je comprends ce qu’a raconté le miroir aux reflets si gauches :
Le dragon s’appelle Fenrir et m’accorde son droit d’asile.
Je demande alors à Fenrir de redescendre pour permettre
À Loreleï de monter en croupe et de s’accrocher à son homme.
Notre monture, sans coup férir, consent ravi de s’y soumettre
Tandis que le reste de la troupe grimpera seule vers le royaume.
La chevauchée est enivrante ; le loup et notre intimité.
Loreleï s’allonge dans la fourrure et m’attire pour faire l’amour.
Sous la cadence soupirante, hurlant à l’unanimité,
Loreleï et moi de la luxure, et Fenrir rire avec humour.
Et le cortège se reforme, Laureline, Lilith et les guerriers
Nous rejoignent au petit matin afin d’arriver tous ensemble.
Laureline, libertine, s’informe de Loreleï pour apparier
Leurs émotions comme des catins heureuses de ce qui les rassemble.
Yggdrasil dresse l’arbre-monde immense, terrible et sublime
Au sommet que nous atteindrons certainement avent la nuit
Si près du but, il nous inonde de sa majesté qui supprime
Toute fatigue car nous tiendrons sous le beau soleil de minuit.Illustration de Ledal.
-
Les dieux
Les Dieux nordiques – Les Terres du Nord
Bruja sur la côte hispanique nous accueillit grâce aux sorcières
Et surtout l’anneau qui m’enchaîne à Loreleï alias Athéna.
Connaissant l’alphabet runique, elle en devine la souricière
Qui aurait attendu les chaînes d’intrus vers leur assassinat.
La nuit fut très révélatrice car Bruja cachait sous son masque
Celui de la Mère maudite, Lilith douée de compassion.
La nuit fut très fornicatrice, érotique autant que fantasque,
Et dans sa chambre troglodyte, nous fîmes l’amour avec passion.
Loreleï sortit deux anneaux d’or ; l’un pour Laureline, l’autre pour Lilith.
Chacune m’en sertit au phallus la boucle juste au-dessous du gland.
Tandis que Yavänor s’endort, elles firent le pacte Trilite
Qui nous donne le sceau de Vénus, un sabre suprême et sanglant.
Et nous reprîmes notre route remontant les côtes atlantiques,
Contournant les côtes bretonnes, la Manche et puis la Mer du Nord.
Nous fûmes alors mis en déroute par des vikings très authentiques
Qui avaient l’âme assez friponne et en avaient après notre or.
Lilith se mit nue devant eux et leur parla d’une voix forte :
« Je suis Brÿnhildr ! Voici mes seins et voici ma vulve sacrée ! »
À ces mots, les vikings honteux s’agenouillèrent de la sorte
Qu’alors Brÿnhildr put à dessein leur poser sa main consacrée.
« Est-ce Sigurd ? » demandèrent-ils. « Mais il est mort et par ta main ! »
Ce à quoi Lilith répondit « Il m’avait trompé, ce blaireau !
Mais comme il était inutile de châtier un être humain,
Voici : Son âme a rebondi en Yavänor, nouvel héros.
Présentés à Ragnar Lodbrok, il fut si courtois envers nous
Qu’il officialisa l’union de Yavänor et ses trois reines.
L’amitié étant réciproque, il promit de mettre à genoux
Les ennemis dont le fanion n’aurait pas les runes sereines.Illustration de Ledal.
-
Dans la peau de son personnage
Lorsque j’écris, la raison reste sur le bureau bien à sa place
Et le cœur ouvre son canal vers des espaces supérieurs.
L’âme demeure à la maison, l’esprit absent semble de glace ;
Tant pis si, pour eux, c’est banal car mon « moi » passe à l’extérieur.
Eh oui. Je dois me mettre nu.e pour mieux pénétrer dans l’histoire
Et me vêtir des impressions qui me conduiront dans l’image.
Je flirte le cœur ingénu entre les murs contradictoires
Qui ralentissent et font pression mais qui ne sont que des mirages.
Même s’il faut parfois creuser dedans ou laisser décanter,
Le long chemin à parcourir devient la raison essentielle.
Et plus l’intrigue est soupesée, plus le mystère est fréquenté
Et plus tout tend à concourir vers une issue existentielle.Tableau de Carl Larsson.
-
Dessine-moi un loup !




Puisque le loup a disparu définitivement des forêts,
Ne reste que l’imagination en guise de substitution.
Sauf qu’aujourd’hui est apparu un syndrome à ces mijaurées
Qui donne une fascination envers une autodestruction.
À trop chercher le grand frisson, le risque les suit comme une ombre
Prêt à se nourrir de leur peur et la mijoter au fourneau.
Tant pis si nous nous hérissons de voir ces accidents en nombre
Faire la Une avec stupeur en gros titres dans les journaux.Illustrations de Sacha Kisselkova.
-
L’armure du temps
Tout au fond des tréfonds de l’âme, sous toutes les couches d’esprits
Dont j’ai forgé ma carapace comme autant de mémoires mortes,
Se consume une infime flamme qui brûle tout ce que j’ai appris
Jusqu’à ce que n’y ait dans l’espace qu’un souffle que le vent emporte.
Ainsi année après année, mon arbre de vie accumule
Une nouvelle strate d’écorce sous laquelle je m’enfonce d’autant.
Mais sous cette peau surannée où mon âme se dissimule,
J’attends d’avoir enfin la force de briser l’armure du temps.
En attendant je collectionne chaque incarnation que je vis
Pour un jour rebâtir en rêve ce qui sera mon ministère.
Un paradis que j’affectionne et où j’appelle chaque vie
Que j’ai connue dans ma si brève existence sur cette Terre.Illustration de Miles Johnston sur https:www.boredpanda.comdreamlike-pencil-drawings-miles-johnston?media_id=841844&utm_source=pinterest&utm_medium=social&utm_campaign=organic .
-
Aphrodite née de l’écume
« Que la mer recouvre la Terre et que la vie naisse en son sein ! »
Après que la lumière soit, ainsi les dieux l’ont ordonné.
Et de l’écume élémentaire près du littoral abyssin,
Naquit la fine fleur en soi : Aphrodite nous était donnée.
Écume de mer, sépiolite, drôle de berceau pour une déesse
Mais souvent dans un cœur de pierre l’amour s’attendrit tout autant.
Et l’homme reçût Aphrodite pour ébranler ses forteresses
D’un simple mouvement de paupière sur un œil des plus envoûtants.
Aphrodite et les signes d’eau vivront toujours en bon ménage ;
Les cancers l’aiment comme mère et les scorpions comme maîtresse.
Les poissons voient leur libido décuplée par son personnage
Et quant à moi, une chimère que j’ai acceptée pour prêtresse.Tableau de Georges Antoine Rochegrosse.
-
La revanche des plus-lourds-que-l’air
Il ne souhaitait pas voyager mais demeurer à la maison ;
Il avait peur de s’affronter à l’incertitude du temps.
Derrière son enclos grillagé, il s’était fait une raison
Et se moquait des effrontés qui trouvaient son goût rebutant.
Un matin ils ont disparu ; la bastide et le propriétaire.
Personne n’a rien entendu, personne n’a fait attention.
Tous les voisins ont comparu devant Monsieur le commissaire
Qui a classé la prétendue mystérieuse disparition.
Ce sont des oiseaux migrateurs qui ont rencontré dans le ciel
Une montgolfière de pierre tractée par des feuilles géantes.
Ils ont vu le navigateur, un vieux monsieur résidentiel,
Accompagné comme équipière d’une jardinière bienséante.
Ensemble, ils s’en vont convolant, malgré sa frousse radicale,
Sur les nuages triompher tout en restant à la maison
Avec des feuilles d’arbres volants des forêts vierges tropicales
Qu’elle a réussi à greffer au toit, à la belle saison.Tableau de Christian Schloe.
-
Le moulin aux sourires de Louisette
Pour être quatre fois plus heureuse, elle tient un moulin aux sourires
Qui multiplie chaque mimique lorsque lui prend son vertigo.
Pour paraître plus chaleureuse, elle est également prête à rire
En tournant de façon comique les pales à tire-larigot.
Elle tient entre ses doigts le manche que son mari lui a offert
Et fébrilement l’appareil fait tourner ses quatre risettes.
Ainsi du lundi au dimanche, dans une drôle d’atmosphère,
Le tournis n’a pas son pareil pour faire sourire Louisette.
Or – catastrophe – quand il pleut, le moulin ne fonctionne plus !
Tous les sourires disparaissent et perdent tout leur potentiel.
Mais dès que revient le ciel bleu – et surtout lorsqu’il a bien plu –
Les sourires réapparaissent dans un délire d’arcs-en-ciel.Tableau de Catrin Welz-Stein.
-
Par le sein bleu !




Je ne jure que par le sein bleu, issu du saint des saints royal.
Par la poitrine de Cléopâtre ou le buste de Shéhérazade.
D’ailleurs le terme « Palsambleu » est resté conforme et loyal
À tous les hommes qui idolâtrent les seins nus des belles naïades.
Par les tétons de Madelon qui servait à boire aux garçons !
Par les mamelles de la pucelle qui botta les Anglois de France !
Par les seins ronds comme des melons qui appâtent comme un hameçon !
Par les poitrines de toutes celles qui mettront leur doudounes en transe !
Alors fini le rouge à lèvres, vive le bleu à mamelon !
Turquoise estompé sur le galbe et, sur le téton, outremer.
La femme gagnée par la fièvre du bleu fera dans les salons
Un chef-d’œuvre des plus admirables d’azur si intense et mammaire.Tableaux de David Bromley.
-
Femmes aux couleurs de nuit



Si la nuit tous les chats sont gris, qu’en est-il à propos des souris ?
Pénétrons par le trou de serrure discrètement, non sans douleur.
Pour orner les soirées aigries, afin que la dame sourit,
Allons voir en lumière obscure le secret des femmes en couleur.
Mon p’tit oiseau les a vues vertes, bleues, indigo ou violacées
Offrant au regard une teinte impressionnante et soutenue.
Elle est si belle la découverte des coloris entrelacés
Sous une lampe demi-éteinte égayant ces peaux toutes nues.
Femme du soir, couleur d’espoir, femme du matin, cheveux châtains.
Entre les deux, tout est pervers du rouge jusqu’à l’ultraviolet.
J’ai noté sur mon répertoire l’instant où l’orgasme est atteint
Par une palette de vers embrassées entre les volets.Tableaux de John Holcomb sur https:johnholcomb.com .
-
Désormais, vous vivrez ici !


Non seulement il fallait gagner son pain à la sueur de son front
Mais il faudra cohabiter avec d’autres dans nos maisons.
Nous sortirons accompagnés par des webcams qui nous suivrons
Avec télé-réalité et ses multiples liaisons.
Finalement tout porte à croire que Dieu nous avait condamnés
Et que l’histoire du péché n’était qu’une fable revêche.
Tout était prévu pour accroire au bout de quelques milliers d’années
Un état pour nous empêcher de vivre d’amour et d’eau fraîcheSection illustrée de la ville de Kowloon à Hong Kong détaillée sur https:www.thisiscolossal.com201411an-illustrated-cross-section-of-hong-kongs-infamous-kowloon-walled-city .
-
La pomme sanitaire
Adam et Ève, non vaccinés, avec minimum de contact,
Vivaient dans l’éden confiné mais avant tout sécurisé.
Le serpent mal intentionné les démystifia avec tact
Avec une pomme prédestinée d’un avenir précarisé.
La pomme contenait un ver terriblement reproductif
Qui n’était pas très salutaire mais suffisamment concentré.
Toujours est-il que, découverts avec ce poison destructif
Et sans le passe sanitaire, Dieu les refoula à l’entrée.Tableau d’Alex Grey.
-
Tout va très bien sous le pépin


Contre les crises pandémiques et le marasme économique,
Contre les problèmes ethniques et contre les crises de foi,
Les élus créent la polémique avec leurs lois tragi-comiques
Et leurs parapluies ironiques qu’ils développent à chaque fois.
« Tout va très bien dans le pays… » malgré dix millions de chômeurs ;
« La Sécu est déficitaire… » malgré les hôpitaux fermés ;
« Accueil à qui nous envahit… » malgré les migrants assommeurs ;
« La santé est prioritaire… » mais tout ça sent le renfermé.Photo de John Wilhelm sur https:www.johnwilhelm.chmaking-of .
-
Tu me les brises !



Le pire dialogue de sourds s’est instauré dans le pays ;
Plus polémique que politique, plus insidieux que religieux ;
Il rappelle à l’ordre du jour hommes et femmes ébahis
Divisés d’un problématique désaccord trouble et litigieux
Alors on élève la voix, on ressent l’insécurité
Contre eux qui se croient à tort du rang du parti le plus fort
Qui croit que la meilleure voie passe par la précarité
En contraignant tous les retors à se faire injecter la mort.Sculptures de Mélanie Bourget sur https:www.kelliemillerarts.commelanie-bourget .
-
Ma destinée
Elle me présenta cinq cartes, cinq possibilités de naître ;
Homme, femme ou un animal : un chat, un chien, un éléphant.
Je lui demandai qu’elle écarte celles dont je devais me démettre ;
Il resta la carte du mâle dans le corps d’un petit enfant.Tableau de Chie Yoshii sur https:aphrodisiacart01.wordpress.com20160610chie-yoshii .
-
La cinquième saison
Ainsi l’amour s’épanouit quand vient la cinquième saison ;
Comme une rose sur le cœur qui vit pour ne jamais mourir.
Mais si le jour s’évanouit et la nuit tombe sans raison,
Vient l’oiseau bleu, merle moqueur, pour la charmer et la nourrir.Tableau de Chie Yoshii sur https:aphrodisiacart01.wordpress.com20160610chie-yoshii .
-
Un taxi jaune
Elle apparut brièvement en tenue d’Ève à la portière
D’un taxi jaune qui passait par la rue du cherche-midi.
Que cherchait-elle sans vêtement dardant ses mamelles altières ?
Déjà l’image s’effaçait et j’en demeurais interdit…Dommage d’avoir dû flouter une si jolie poitrine… Dura lex, sed lex.
-
Tous ces petits fragments de vie
Tous ces souvenirs oubliés dans l’abîme de mes mémoires
Se réaniment chaque nuit dans des histoires extravagantes.
Mes rêves se gaussent à publier les démons et les bêtes noires
Qui demeurent encore aujourd’hui mes humiliations arrogantes.Tableau de Robson Borges.
-
Le chant de l’océan
Si la mer chante en soprano, l’océan, lui, chante en ténor !
Écoutez-le interpréter l’opéra de l’eau de la Terre
Dont les quatre points cardinaux répercutent le timbre sonore
Frappant le tympan apprêté des vieux tambours du Finistère !
(Photo de Mathieu Rivrin.
Source : http:www.mathieurivrin.com-galleriesboutique-professionnelle .)Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Bételgeuse et Cassiopée
Je perçois des mondes invisibles qui ne vivent que dans l’harmonie
Des mélodies synchronisées de Bételgeuse et Cassiopée
Qui accordent l’imprévisible univers en polyphonie
Sur un tempo préconisé, petites notes syncopées.Tableau « les musiciennes » de Claudine Bresard.
-
L’express « À rebrousse-temps »
Avec de l’imagination, construisons une voie ferrée
Qui ferait le tour de la Terre en se fichant des océans !
Puis un train de mon invention devancerait, les freins desserrés,
Le soleil interplanétaire pour inverser le temps, céans.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
En brouillard mini
Il paraîtrait que les anglais auraient inventé le brouillard
Afin de permettre à Monet de découvrir l’impressionnisme.
Je trouve ça un peu cinglé car Monet était débrouillard
Et n’était pas assez benêt pour confondre Seine et Tamise.« Reflets sur la Seine » de Claude Monet. Quant à la plaisanterie sur les anglais, elle n’est pas de moi, je l’ai lue quelque part…
-
Le mystère violet
Pourquoi les fleurs sont si violettes, roses, lilas ou indigo ?
Comment s’y prend donc la Nature pour réaliser ce mystère ?
Pour parer ainsi leurs toilettes, elles boivent à tire-larigot
Ces eaux profondes qui capturent le sel et le sang de la Terre.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Les graines du temps
J’entends encore ses rouages, chargés de grains de blé brassés,
Chanter leur chant doux à l’oreille entraîné par le vent d’Autan.
Aujourd’hui, il fixe la plage tous les matins pour embrasser
Les premiers rayons du soleil et moudre les graines du temps.Ah, qu’elle est belle l’île grecque de Santorini au coucher de soleil !
-
C’est renversant
C’est émouvant et renversant, à faire sourire tous les chauves,
De savoir que c’est aujourd’hui qu’une nouvelle année s’insère !
Clamons qu’il est bouleversant, combien la tristesse se sauve,
Combien la mélancolie fuit, le jour de ton anniversaire !Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Sur la carte du tendre
Parcourant la carte du tendre, la coccinelle a bon espoir
D’assister à l’enterrement des feuilles mortes de l’automne.
Vite ! Car elle ne peut pas attendre ! Les escargots en désespoir
Risquent de manger tristement ce plan d’une langueur monotone.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
La vague verte
Connaissez-vous le dragon vert qui vient déferler sur la plage ?
Il crache son flux de couleurs puis refait un nouveau passage.
Infatigablement couvert d’écumes en suivant son cinglage,
C’est la thalasso sans douleur, le plus-que-parfait du massage.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Le pont entre saisons – 1
Jeté entre deux frontières, entre équinoxe et solstice,
Un no-man ’s-land climatique sur des terres dérangées.
D’une âme de condottiere, l’automne, dans l’interstice,
Nous fait quitter, frénétiques, l’été déjà étranger.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Ma petite alouette, tu m’as bien plumée
Tu m’as bien violé le cœur, je ne t’en tiens pas rigueur !
Tu m’as dépouillé le corps, là je ne suis plus d’accord !
Tu m’as bien spolié l’esprit, tu n’as droit qu’à mon mépris !
Tu m’as déshabillé l’âme, là, tu mérites mille blâmes !Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Sur la vague jaune
Pour surfer sur la vague jaune, il faut être bien équipé :
Une pirogue bien légère et un filet pour s’arrêter.
Chevauchez-la en amazone comme sur un altier équidé ;
Après une peur passagère, vous serez vraiment apprêtés.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Lavabo pas lave-mains
Le voilà bien empêtré avec son beau lavabo
Comment se laver les mains sans s’en mettre sur les pieds
Il peut y plonger la tête, se nettoyer les sabots
Mais pour faire lave-mains, faudra trouver un trépied !Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
La traversée de l’orange
Quand l’orange est amère, un peu acidulée,
Il faut la traverser sans jamais s’arrêter.
Quand tu bois l’oasis, ta boisson adulée,
Fasse que ta monture soit bien affrétée.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Toujours plus haut ! – 1
Quand j’atteins les sommets, j’ai encore une idée !
Quand je pose le point, j’ai encore une phrase !
Lorsque j’ai fait l’amour, je suis consolidé !
Lorsque j’ai terminé, c’est une périphrase !Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Le temps qu’il fait, le temps qui passe
Il fait beau ? Il fait gris ? L’arbre porte ses fruits !
Il y a un temps pour tout et le temps, c’est la vie !
L’automne et puis l’hiver, tout s’endort sans un bruit,
Le printemps et l’été, la nature revit !Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Ma belle endormie
J’ai attendu que tu dormes pour faire ma déclaration
Car je suis un peu timide et j’ai peur de t’offenser.
Mais je ne suis pas un lâche ! Après ma préparation,
Je prendrai tout mon courage parmi toutes mes pensées.
Je sais bien ce que tu souhaites ; tu veux être ma conquête !
Je sais aussi que tu espères que je sois ton chevalier
Qui brave mille batailles jusqu’au terme de sa quête
Pour t’avouer sans ambages que je suis ton cavalier !
Une femme est un cadeau, le plus beau, le plus exquis.
Et lorsqu’elle me dit « je t’aime », je suis alors transporté
Vers le paradis terrestre, une extase de whisky,
Qui m’apporte mon ivresse et qui passe à ma portée.
Je vois bien que tu t’animes à mes paroles esquissées.
Je vois dans tes yeux fermés que c’est ce que tu attendais.
Et dans le creux de ta bouche, dans tes lèvres déplissées,
J’entends le « oui » sur ta langue qui est en train de transcender.
Mais maintenant tu t’éveilles et mon cœur bat le canon !
Je tremble de tous mes membres et je traverse l’effroi !
Alors je te dis « je t’aime, je veux sur mon gonfanon
Écrire que tu es ma reine, et que moi, je suis ton roi ! »Tableau de Fabienne Barbier
-
Bandes squirelles
Échappé des forêts de ma bibliothèque,
Cet écureuil espiègle m’a toujours enchanté.
Je passais mes journées dans les pays toltèques
À courir l’aventure d’envies impatientées.
Il revenait toujours avec quatre noisettes,
Toujours très affairé sur l’alimentation.
Moi, je partais sans vivres et parfois en chaussettes
Dans la jungle étouffée de mon habitation.
J’ai dû apprendre à lire en voyant les images ;
Puis, petit à petit, dans les bulles aussi.
À l’époque on disait « c’est de l’enfantillage !»
Mais j’étais très têtu et mes livres ont grossi.
Je me souviens des jours lorsque j’étais malade
Où ma mère m’apportait toute ma collection.
Et je passais mes fièvres lisant à la régalade
Les histoires où j’étais le héros de l’action.
Lorsque vous me verrez un album à la main,
Vous saurez que ce n’est pas gaspiller mon temps.
Je nourris tous mes rêves d’aujourd’hui et demain
Et je continuerai sur ce chemin montant.Tableau de Fabienne Barbier
-
Femme que j’adore encore
La fille en rouge me trouble, suis-je moi-même aussi flou ?
Elle me regarde d’en-haut et je suis à ses pieds !
Je suis né sur cette terre, me croyez-vous un peu fou ?
Vous avez raison, j’espère, car ce monde ne me sied !
La seule valeur sur terre, celle qui me donne l’espoir,
C’est la valeur féminine qui colore mon chemin.
Une touche si intime que j’ai peur de recevoir
Mais qui me rend magnanime et prépare mes lendemains.
Femme, je vois ton regard si pesant et si intense,
Comme si tu attendais de moi de ta propre liberté !
Si j’ai grandi, Ô ma dame, pour atteindre l’acceptance
C’est que tu es à mon âme le fruit de ma puberté !
J’ai tiré toute ma flamme de mon orgueil mesuré,
Sans jamais atteindre l’âme de ma chère Dulcinée !
C’est comme un retour de flamme que tu m’imposes, capturé
À l’essence de ton feu où je me suis calciné.
Ton sexe faible précieux en sera plus radieux !
Tu n’auras point de remord, à ton cœur je crois encore !
Pour mieux te l’apprécier, vois, je me fais dispendieux
De vers à peine murmurés dont je me fais ton Pandore.Tableau de Fabienne Barbier