Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • Le matin des magiciennes

    Le matin des magiciennes

    Comme des reines égyptiennes, les seins nus et l’air goguenard,
    Qui savent qu’elles vont succomber à la mort de leurs souverains,
    TĂ´t le matin, les magiciennes sortent leurs chiens et leurs renards
    Et rentrent à la nuit tombée à l’insu d’autres riverains.

    Quels rites vont-elles accomplir et à qui sont-ils consacrés ?
    Pour le savoir il faut les suivre malgré le chien montrant ses crocs.
    J’ai surpris l’une d’elles remplir sa gourde à la source sacrée
    Et vu ce qui allait s’ensuivre auprès des bassins sépulcraux.

    Elles cueillent des plantes magiques, millepertuis et digitale,
    Armoise et parfois mandragore au pied de l’arbre des pendus.
    Quant à leurs vertus liturgiques, j’en ai perçu l’action létale
    Qui a tué net l’égrégore sur le Mont Chauve répandu.

    Les flammes aux lueurs dansantes éveillaient leurs anciens grimoires
    Sous les doigts fins des officiantes traçant des signes sibyllins.
    Leurs voix résonnaient lancinantes, invoquant d’obscures mémoires
    Dans une ambiance hallucinante, sous de sourds échos cristallins.

    ReprĂ©sentation artistique d’une femme de l’âge du bronze accompagnĂ©e d’un chien et d’un renard de J. A. Peñas.

    
    
    
  • Reflets pervers

    Reflets pervers

    Après mes aventures épiques dans les nuits mauves aux reflets verts
    Que filtraient des rayons de Lune sur un bestiaire chimérique,
    Le crabe et les lapins typiques des grands mystères de l’univers
    M’avaient ouvert une opportune voie des plus fantasmagoriques.

    J’entrai à l’appel de mon nom ; elle m’attendait dans le salon
    Dont un canapé émeraude trônait entouré de grands phoques.
    Sans que je puisse dire non, elle m’ôta mon pantalon
    Tandis qu’exprimait la maraude ces doux propos assez loufoques :

    « Mon poète aux rêves pervers, toi qui as su me concevoir
    Comme une déesse durant mille-et-une nuits de bohème,
    Transforme donc tes reflets vers en une femme dont le pouvoir
    Saura en songes récurrents t’insuffler ses plus beaux poèmes ! »

    Ainsi, docile et solitaire, je façonnai sous mes paupières
    L’éclat troublant de son regard au seuil d’un mystique dessein.
    Mais quand mes yeux se dessillèrent, ne restaient que vagues œillères
    Évanouies d’un souffle hagard qui m’a effacé son dessin.

    Illustration de Nicole Claveloux.

    
    
    
  • XVI La Naissance de l’Homme LibertĂ©

    Laureline

    XVI	La Naissance de l’Homme Liberté

    Yavänor
    Rien ne va plus, les jeux sont faits, tout une vie jugée dont acte !
    Tout ce qui a été construit est bloqué et vole en éclat.
    Plus rien ne peut être défait ou rajouté ; plus rien n’impacte
    Le jugement qui est instruit ; tout va être remis à plat…

    Face aux transitions radicales des certitudes intérieures
    Qui ont été au fil du temps élaborées et adaptées,
    Horizontales et verticales, à ses structures extérieures
    Sur lesquelles l’exécutant a des fondations contractées.

    La gestation réalisée au moment-même de la naissance,
    De l’enfance à l’adolescence aux compétences examinées,
    D’une carrière comptabilisée pour un bilan en connaissance
    Jusqu’au temps de l’obsolescence ; tout est déjà déterminé.

    Les résultats valorisés d’une vie de transformations
    Avec les tendances primaires de notre personnalités ;
    Tout a été mémorisé ainsi que les déformations
    Dans la période intérimaire avec ou non pénalités.


    Laureline
    Ce qui fait mon identité au bout de neuf mois se révèle
    Avec l’hĂ©ritage de mes pairs et ma propre combinaison.
    Mon corps m’offre sa densitĂ© et mon âme se renouvelle
    avec un cĹ“ur pur qui espère l’amour et ses dĂ©clinaisons.

    « Qu’as-tu que tu n’aies pas reçu ! » m’est demandé à ma naissance
    Mon corps créé par filiation n’est qu’un prêt à fructifier.
    Je ne veux pas qu’ON soit déçu, Dieu ou l’Univers en puissance
    Et je ferai conciliation dont j’aurai à justifier.

    Arrivé à ma fin de vie, le temps impassible s’arrête.
    Je suis confronté à mes actes et à mon bilan que je livre.
    « Acquitté ou bien poursuivi ? » se disent les anachorètes
    Tandis que mon âme contracte la prochaine expérience à vivre…

    Tableau de Myrrha.

    
    
    
  • XV Le Reptilien de l’Ombre

    ÏÄMOURÏÄ

    XV	Le Reptilien de l’Ombre

    Vient la suprême métamorphose, le temps de la transmutation
    Lorsque l’heure devient chaotique et qu’il est urgent de changer.
    Vient la plus terrible morphose, celle de l’extermination
    De ce mal sombre et nécrotique comme un parasite étranger.

    Les vieilles racines animales encore enchaînées à l’esprit
    Dans son subconscient le plus sombre au sein du cerveau reptilien.
    Sonne l’alarme maximale pour stopper, quel qu’en soit le prix,
    L’homme, comme la femme, du nombre de ses démons machiavéliens.

    Obscur inconscient ancestral, vieil héritage des combats,
    Des chaînes comme les refus qui oppressent de mille lames,
    Qui craint le remède magistral qui ordonne le branle-bas
    Contre le chaos et le raffut qui agitent et perturbent l’âme.

    Il est temps de prendre conscience des causes entraînant la chute.
    Or pour pouvoir se libérer et remonter vers la lumière,
    Il faut briser avec patience tout ce qui provoque ces luttes
    Et les verrous considérés source de la faute première.

    Puis vient le temps d’enfermement pour opérer la destruction
    Des énergies avilissantes qui ont fait appeler la mort.
    L’âme doit agir fermement et réclamer la rédemption
    Malgré les douleurs gémissantes de ses regrets et ses remords.

    L’homme et la femme, pour être libres sont confrontés à ce dilemme
    Et doivent affronter ce qui monte pour empêcher l’évolution,
    Et rompre le déséquilibre qui revient à chaque problème
    Les envenimer par la honte et provoquer l’involution.

    Finalement l’ultime lutte aura épuré corps et âme,
    Aura purgé par la souffrance tout ce qui porte déshonneur.
    Et plus dure sera la chute, plus affûtée sera la lame,
    Plus sera forte la délivrance qui récompense le bonheur.

    Tableau de Myrrha.

    
    
    
  • Cherchez la femme !

    Cherchez la femme !

    Pas besoin de chercher bien loin ; derrière tout homme il y a une mère,
    Derrière toute femme également et Dieu se cacherait derrière.
    Dieu et le Diable sont témoins, ça remonte à l’ère primaire
    Quand la vie a finalement lancé sa triviale carrière.

    Les crimes sont souvent perpétrés… pourquoi : Pour l’amour d’une femme !
    Ou pour l’argent ça équivaut : c’est pour entretenir une femme !
    Ou le pouvoir mais arbitré pour dominer toutes les femmes
    Quoi qu’il en soit, ce n’est pas nouveau, on en revient toujours à la femme.

    Quand on est jeune, on n’a qu’un but : se trouver la femme parfaite
    Si on s’en lasse on a le choix avec d’autres différents modèles.
    Quand vient la période du rut, hélas elle a mal à la tête
    Et dans ce cas, il lui échoit de jouer aux mari infidèle.

    Tableau d’Artush Voskanyan.

    
    
    
  • Pluie de cartes ce soir vers 19h30

    La météo mélange tout comme un jeu de cartes du temps
    Où l’hiver me pique de froid et l’été me chauffe le cœur.
    Le printemps abat ses atouts par la chance du débutant
    Et l’automne tombe avec effroi sur le carreau à contrecœur.

    La météo imprévoyante agit comme cartomancienne
    En étalant ses prévisions pour en faire un tirage au sort.
    Elle est surtout assez croyante envers ses recettes à l’ancienne
    Telle la grenouille en dérision selon si elle rentre ou elle sort.

    Parfois le temps joue de malice selon le coucher de la veille
    Et la couleur du crépuscule qui, malgré son côté savant,
    Pose un lapin blanc dont Alice, celle du pays des merveilles,
    Rend la météo ridicule et vole la rose des vents.

    Souvent la pluie est annoncée par des présages dans le ciel
    Qui semblent préparer le temps selon les orages qui tonnent
    Depuis longtemps j’ai renoncé aux bulletins circonstanciels
    Qui promettent encore le printemps mais nous resservent toujours l’automne.

    Tableaux sur Robot Dreams of Beauty.

    
    
    
  • Marianne sans-culotte

    Marianne sans-culotte

    Finalement rien ne saurait contrevenir Ă  sa tenue
    Si ce n’est un laisser-aller au niveau du mont de Vénus.
    Et si un rien améliorait la provocation obtenue
    Ce serait un pubis halé d’un joli bronzage en bonus.

    Si Marianne est sans-culotte depuis que la révolution
    L’a érigée dans les mairies, sa croupe en est bien l’héritière.
    Hélas seule une poitrine pâlotte nous en donne l’évocation ;
    J’eusses aimé que notre égérie nous soit présentée tout entière.

    Il lui faudrait un président qui sache bien lécher les bottes
    Et lui pourlécher, au milieu, les partis beaucoup plus intimes.
    Mais pour trouver ce résident, où faudrait-il qu’on le dégotte ?
    Au centre, en province, en banlieue ou dans chez couples illégitimes ?

    Sasha Grey vue par James Jean sur juxtapoz.comnewssasha-grey-through-the-eyes-of-james-jean .

    
    
    
  • Mais oĂą est passĂ© le quatorze juillet ?

    Mais où est passé le quatorze juillet ?

    Ils sont arrivés sans retard, les français sur les boulevards
    Pour entonner la Marseillaise et voir passer l’armée française.
    Hélas sur les Champ Élysées, les gens ont dû tous baliser
    À se voir ainsi refoulés par des gendarmes encagoulés.

    Je suis d’accord sur le principe quand tout le monde participe ;
    Ainsi, j’entonnais Boris Vian devant le flot stupéfiant
    De ces spectateurs amassés en train de se faire tabasser
    Par ceux qu’ils étaient venus voir, les forces de l’ordre au pouvoir :

    « … On n’est pas lĂ  pour se faire engueuler, on est lĂ  pour voir le dĂ©filé !
    On n’est pas lĂ  pour se faire assommer, on est venu pour voir le dĂ©filé !
    Si tout le monde était resté chez soi ; ça ferait du tort à la République ! »
    Laissez-nous donc qu’on le regarde … »
    … et, s’il vous plaît, baissez la garde !

    Tableau « La rue Montorgueil » de Claude Monet et extrait d’une chanson de Boris Vian.

    
    
    
  • La sirène en mission

    La sirène en mission

    Mission spéciale pour la sirène : elle s’adonne à la pêche au gros.
    D’abord elle nage entre deux eaux, là où les eaux sont peu profondes,
    Ensuite, d’une nage plus sereine, elle suit le sillage des cargos
    Tout à l’écoute des zozos à l’insupportable faconde.

    Une fois assimilé leurs langues, elle chante son premier envoi
    En mĂŞlant les plus jolis mots et surtout les plus beaux fantasmes
    Qu’elle a surpris quand se haranguent les matelots à grosse voix
    Déblatérant comme des chameaux avec railleries et sarcasmes.

    La suite serait délectable mais j’ai peur de vos haut-le-cœur
    Quand le marin, l’eau à la bouche, subit un coup de grâce violent.
    Partout les plaisirs de la table satisfont le bon mastiqueur ;
    Qu’est-ce que l’homme est bon sur la couche, mangé tout cru, sanguinolent !

    Illustration Yuehui Tang sur https:aphrodisiacart01.wordpress.com20160612yuehui-tang .

    
    
    
  • Entre sirènes

    Entre sirènes

    Entre sirènes on s’entend bien cependant on ne mange rien ;
    Il faut mettre l’homme à la bouche pour satisfaire l’appétit.
    Et elles en consomment, Ô combien ! Marins, aviateurs ou terriens ;
    Tous ceux qui tombent sur leurs couches numérotent leurs abatis.

    Entre sirènes on se comprend, on met au point des stratagèmes
    Pour attirer et capturer tout ce qui passe à leur portée.
    Chacune, isolée, entreprend un joli chant qui dit « je t’aime »
    Comme un filet ligaturé que les vagues vont transporter.

    Entre sirènes, on se soutient, on s’épaule, on se serre les coudes
    Pour rapporter Ă  la maison toute une pĂŞche miraculeuse.
    Entre sirènes, on s’entretient et les amitiés se ressoudent
    Au cours du festin de saison après leurs amours crapuleuses.

    Illustration Yuehui Tang sur https:aphrodisiacart01.wordpress.com20160612yuehui-tang .

    
    
    
  • Cheval te le dire

    Cheval te le dire

    Ce qui me parle dans un tableau, dans une image, une œuvre d’art,
    Se dégage comme une couleur inexplorée dans l’arc-en-ciel.
    Mon cœur dispose d’un hublot et d’une audition en standard
    Qui sentent les joies et les douleurs de l’artiste et son potentiel.

    Ainsi ce cheval qui ricane au souvenir de Rossinante,
    Le vieux cheval de Don Quichotte, bel l’étalon auparavant.
    Or sa mémoire le chicane et sa tête est dodelinante
    Car son cavalier lui chuchote qu’ils vont voir les moulins à vent.

    Tableau de Le Corbusier de l’expo Beaubourg http:celine-photographie2.overblog.com201505exposition-le-corbusier-a-beaubourg.html .

    
    
    
  • Les avions furtifs

    Les avions furtifs

    Furtivement l’objet volant, déguisé en avion de ligne,
    Récolte ses informations dans les chemtrails éparpillés.
    Il semble un Alien raffolant de collectionner tous les signes
    Témoins de la transformation de la plante écharpillée.

    D’une notoire discrétion, ils montrent leur intelligence
    En se gardant bien d’attirer le feu de nos belligérances.
    Lorsqu’ils tentent une infiltration ils la font avec diligence
    Et vont bien vite se retirer dans une totale indifférence.

    Parfois l’avion mal attaché, lorsque la colle se décolle,
    Soulève une queue indiscrète et le pot aux roses apparaît.
    Ceux qui l’ont vu l’ont rabâché patiemment comme un cas d’école
    Mais ces infos restent secrètes et la découverte disparaît.

    Photo de £@£!€Ñ.

    
    
    
  • Fondues dans la nature

    Fondamentalement féminine, Mère Nature nous lie au monde
    Par tous ses rameaux naturels envers l’arbre de vie cosmique,
    Ses empreintes se disséminent dans nos couches les plus profondes
    Du microcosme culturel Ă  nos racines macrocosmiques.

    Ainsi les femmes de nature proche des arbres par leur charme.
    Communiquent naturellement avec la flore de la Terre.
    J’en reconnaît la signature lorsqu’elles pleurent ou rient aux larmes
    Et pouffent spirituellement comme Gaïa et Déméter.

    Montage Photo de Michel Lamoller sur http:www.journal-du-design.frarttautochronos-par-michel-lamoller-65006 .

    
    
    
  • Mise en boutons

    Au commencement la plante est graine puis, poussent feuilles et boutons
    Et quand la fleur s’épanouit, elle sème la joie dans la maison.
    Puis, viennent ses fruits qui s’égrènent et son nectar pour les gloutons
    Et pour finir s’évanouit jusqu’à la prochaine saison.

    La mise en boutons d’une femme estompe les marques du temps
    Et, plus la femme est aguerrie, plus l’effet est apprécié.
    Contre le crépuscule infâme d’un troisième âge rebutant,
    Admirons cet art qui guérit la fanaison dépréciée.

    Photo d’Anna Wintour vue par Chuck Close.

    
    
    
  • Le langage des arbres

    Le langage des arbres

    On dit les arbres silencieux mais ils parlent toute l’année
    Par le langage des couleurs qu’ils usent comme sémaphores.
    Au fil des saisons sous des cieux, ils offrent une miscellanée
    De teintes selon les douleurs des fleurs aux fruits qui s’élaborent.

    Tableau de Robert Burridge.

    
    
    
  • Les pompons du bonheur

    Les pompons du bonheur

    Elle savoure les dandelions qu’elle appelle « pompons du bonheur »
    Car elle sait que chaque spore est une prière exaucée.
    Elle veut que nous nous consolions de nos peines et de nos malheurs
    Alors elle observe le score que le vent aide Ă  exhausser.

    Tableau de Jimmy Lawlor.

    
    
    
  • Le pan

    Le pan

    Le vĂŞtement, bel entoilage, contient le plus beau des cadeaux
    Quand il laisse échapper le bras, la jambe, le sein ou la cuisse.
    Plus beau sera cet emballage, plus beau sera l’Eldorado
    Lorsqu’un pan vous dévoilera le raccourci vers l’entrecuisse.

    Photo de Grégory Auroy.

    
    
    
  • De mĂ©moire d’élĂ©phant

    De mémoire d’éléphant

    Dans les mémoires d’éléphants, s’enroulent tous les souvenirs
    Dans la spirale évanescente dont on oublie les origines.
    Mais demain nos petits-enfants, qui ne croient qu’en leur avenir,
    La trouveront embarrassante quant aux secrets qu’ils s’imaginent.

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  • La couleur noire

    La couleur noire

    Au plus profond des origines, avant qu’existe le néant,
    Avant que ne soit libérée la lumière de création,
    Les amours étaient sauvagines et attendaient sur leur séant
    Que les Anges aient délibéré sur enfin leur libération.

    Tableau « Tryambaka » d’ Annelie Solis.

    
    
    
  • La couleur blanche

    La couleur blanche

    Lorsque tu ouvriras ton œil qui germe au milieu de ton front,
    Tu verras toi-même la porte qui ouvre l’esprit et le cœur.
    Hier, tu as su faire le deuil de tous tes échecs, tes affronts,
    Aujourd’hui, vois ! L’amour t’apporte la couleur qui te rend vainqueur.

    Tableau « Awakening » d’ Annelie Solis.

    
    
    
  • Baiser anonyme

    Baiser anonyme

    Puisque l’amour est aveugle, fermez les yeux, s’il vous plait,
    Soignez toutes les douleurs en proposant un baiser.
    Puis fondez-vous dans le peuple, car son souvenir complaît
    Par son goût et sa couleur dans le cœur fort apaisé.

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  • Mille bisous vert-orangĂ©

    Mille bisous vert-orangé

    L’été nous envoie sa chaleur pour faire fondre les frontières
    Le maillot devient uniforme et les couleurs sont mélangées.
    Si l’amour reste une valeur qui conserve sa côte entière,
    Envoyons sous toutes ses formes mille bisous vert-orangé.

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  • La danse des lions

    La danse des lions

    La gitane en robe cosmique, le gitan joueur de guitare,
    Les lions parfois se déguisent et les lionnes aiment la fête.
    Un petit sourire comique, la danseuse envoie sans retard,
    À son beau musicien en guise d’invitation en tête-à-tête.

    Tableau de Yénécépa Kissé.

    
    
    
  • Seul au monde

    Seul au monde

    Je me sens bien seul au monde de m’être si haut perché !
    Peut-être que j’ai hissé ma barre de plus en plus haut ?
    Ma folle humeur vagabonde n’aura fait que m’empêcher
    De m’employer à tisser des relations en duo.

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  • La fleur du courage

    La fleur du courage

    Pour cueillir la fleur du courage, j’ai bien entretenu mon cœur.
    Je l’ai arrosé d’innocence sans jamais m’en amouracher,
    Je lui ai donné l’éclairage d’un soleil chaud, grand et vainqueur,
    Et l’ai ouvert aux connaissances sans jamais me décourager.

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  • Trou de travail

    Trou de travail

    Quand on commence et qu’on travaille, qu’on est jeune et qu’on fait son trou,
    Qu’on se choisit une copine et qu’on construit son petit nid,
    On voudrait bien, vaille que vaille, se relâcher ni peu ni prou
    Pour enfin boire une chopine, un pastis ou un Martini.

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  • Renard par hasard

    Renard par hasard

    Si par hasard, Maître Renard
    S’en va musarder la Renarde,
    Pas de lézard qu’il soit peinard
    Pour moucharder, ça le regarde !

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  • Le temps en rose

    Le temps en rose

    Quand le temps voit la vie en rose, c’est signe d’amĂ©lioration.
    Les gros nuages de chagrin cuvent leurs dépressions ailleurs.
    Adieu vents mauvais et moroses, bonjour aux belles déclarations
    Qui apportent et meulent le grain de l’amour riche et travailleur !

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  • Die Blume der Freundschaft / La fleur d’amitiĂ©

    Die Blume der Freundschaft / La fleur d’amitié

    Die Freundschaft wird gebaut wie man eine Blume pflanzt
    Und man begieĂźt ihn Liebe und seines Freudenfeuers.
    Wir pflücken Früchte während der Arbeit.
    Das Humor nie schaltet seine Stimme auf!

    L’amitié se construit comme on plante une fleur
    Et l’arrose d’amour et de son feu de joie.
    On en cueille les fruits tout au long du labeur.
    Que jamais son humour n’en éteigne sa voix !

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  • Le manège de la vie

    Le manège de la vie

    Encore une année qui finit, encore une année qui commence
    Et son manège nous entraîne vers des rencontres inoubliables.
    C’est comme un amour infini qui nous fait vivre ses romances
    Où personne n’est à la traîne mais vit des moments incroyables.

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  • Danse aĂ©rienne

    Danse aérienne

    Rien ne les dérangera, ni les maladresses humaines,
    Ni les pauvres ambitions des opinions terre-Ă -terre.
    Rien ne les délogera de leur danse de l’hymen ;
    Les vaines inhibitions n’ont pas franchi les frontières.

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  • Danse des Ă©toiles

    Danse des étoiles

    Dans ses pensées étoilées, c’est la valse des planètes !
    Les novas et les comètes virevoltent en feux follets.
    Si son âme est dévoilée, c’est pour faire une chaînette
    De Vénus à Andromède en âmes sœurs convolées.

    Dessin à l’ordinateur de Fabienne Barbier.

    
    
    
  • Danse des couleurs

    Danse des couleurs

    Un jour Dieu m’a révélé l’écho de sa dimension ;
    Il a accru ma vision, élevé mon audition.
    Cette danse échevelée a crevé les conventions
    Et j’ai vu la provision des divines fondations.

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  • Danse de l’ange

    Danse de l’ange

    Quand je suis tombé de haut, j’ai entr’aperçu mon ange
    Et j’ai accroché ses ailes en une danse salutaire.
    J’en ai entendu l’écho résonner dans mes phalanges
    En sentant sous mes aisselles l’assistance tributaire.

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  • Danse champĂŞtre

    Danse champĂŞtre

    Un petit ballet champêtre pour m’aider à m’envoler
    Comme un bâton de sorcière dans une ronde de fleurs.
    Je débute et je m’empêtre dans ces danses convolées,
    Mais ça cambre mes fessières et séduit les persifleurs.

    Dessin à l’ordinateur de Fabienne Barbier.

    
    
    
  • Danse nue

    Danse nue

    Est-ce seulement son corps qui danse ou le monde qui l’entoure ?
    Ses jambes sont des baguettes qui dirigent les étoiles.
    Dans cette intime guidance, tout se calme alentour,
    Comme au bon temps des guinguettes qui dansotaient sur les toiles.

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  • Danse de nuit

    Danse de nuit

    Quand l’obscurité descend sur les jardins alentour,
    Vers minuit des feux scintillent, des éclairs follets qui dansent.
    C’est le bal incandescent qui dessine les contours
    Des bosquets et des brindilles qui sautillent en cadence.

    Dessin à l’ordinateur de Fabienne Barbier.

    
    
    
  • Danse avec les fleurs

    Danse avec les fleurs

    Danse avec les fleurs, c’est trop de bonheur !
    TantĂ´t coquelicots, tantĂ´t jolies roses.
    Tantôt je t’effleure, mais avec honneur,
    Mains sur calicot, mains sur autre chose.

    Dessin à l’ordinateur de Fabienne Barbier.

    
    
    
  • Danse nuptiale

    Danse nuptiale

    Dès que la danse s’emballe avec fougue et volupté,
    Ça devient danse nuptiale avec charme et séduction.
    Les ambitions se déballent quand les cœurs sont connectés,
    Des délices initiales pour une autre introduction.

    Dessin à l’ordinateur de Fabienne Barbier.

    
    
    
  • La porte de l’amitiĂ©

    La porte de l’amitié

    Elle est toujours colorée, de mille soleils d’amour
    Ma porte de l’amitié, éternellement ouverte.
    Elle est sans cesse décorée avec la joie et l’humour
    De tous ses cohéritiers et leurs propres découvertes.

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  • Les arpèges cathares

    Les arpèges cathares

    Lorsqu’elle prend sa guitare et qu’elle égrène ses notes
    Les histoires de son pays se raccordent à son âme.
    Les vieilles légendes cathares lui font trembler les menottes
    Les châteaux, les abbayes se retrouvent dans ses gammes.

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  • Pluie de bisous

    Pluie de bisous

    La pluie détrempe ma ville et mélange les couleurs,
    Les personnes se rassemblent sous les parapluies mouillés.
    Moi, qui ai l’âme civile je chemine en roucouleur
    Vers celle qui me ressemble et saura me baisouiller.

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  • Femmes pour jours de pluie

    Femmes pour jours de pluie

    Les lundis gris me dégrisent quand je vais vers l’inconnu ;
    Les mardis pluvieux m’enchantent quand je vais parler aux dames ;
    Les mercredis, ciel en crise, j’aborde les inconnues ;
    Les jeudis de pluie méchante, je déjeune avec Madame ;
    Les vendredis, sans surprise, mes amours sont méconnues ;
    Les samedis, aguichante, ma maîtresse d’Amsterdam ;
    Les dimanches sans méprise, le beau sexe est reconnu.

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  • La crise de l’hectopascal

    La crise de l’hectopascal

    Cet été pas de soleil et cette année pas d’été !
    Pour le paradis terrestre, il vous faudra repasser !
    Mais ça fait pousser l’oseille, cette pluie, sans s’endetter
    Et à la fin du trimestre le cours sera dépassé !

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  • Pluie d’aquarelles

    Pluie d’aquarelles

    Toute cette pluie qui tombe teinte ma vie d’aquarelles
    Qui diluent mes idées noires et colorent mes amours.
    Même les pires hécatombes deviennent intemporelles
    Glissant sur la patinoire où s’enfuient les désamours.

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  • La fille aux mille fleurs

    La fille aux mille fleurs

    D’une ineffable tristesse, elle dissimulait ses pleurs
    Sous les milliers de couleurs d’un bouquet de fleurs des champs
    Qu’elle disposait dans ses tresses pour leur donner de l’ampleur
    En atténuant ses douleurs et ses larmes asséchant.

    J’ai su connaître l’histoire de cette fille éplorée
    En me déguisant en fleur juste à l’orée des forêts.
    Caché sur mon promontoire, je ne pouvais déplorer
    Cette fille aux mille pleurs mouillant ses cheveux dorés.

    Quand elle effleura ma main en découvrant mes épines,
    Elle cria sa surprise et couru vers le bosquet.
    Je restai sur le chemin en guettant la galopine
    Dont mon âme était éprise et que je ne voulais offusquer.

    Je le refis tous les jours pour tenter d’apprivoiser
    La demoiselle en détresse et comprendre ses tourments.
    Tant que dura ce séjour et sans vouloir pavoiser,
    Elle devint ma maîtresse et moi son prince gourmand.

    Elle fuyait les paroles, les mots et les beaux discours
    Qui faisaient tourner la tête et n’étaient que des promesses.
    Passer Ă  la casserole par des coqs de basse-cour
    Sonnaient comme une quintette d’une foire de kermesse.

    Pour expliquer à la belle mes sentiments véritables,
    Je pris des coquelicots pour mettre son cœur en joie.
    Pour séduire ma rebelle par un bouquet profitable
    J’ajoutai tout illico des bleuets luxembourgeois.

    C’est ainsi que nous parlâmes d’amour et toutes ces choses
    Par des bouquets triomphants de fleurettes et de boutons.
    Pour lui déclarer ma flamme, j’apportais quatorze roses
    Et pour lui faire un enfant, je dessinais un mouton.

    Tableau de Fabienne Barbier

    
    
    
  • L’homme aux mille masques

    L’homme aux mille masques

    Une garde-robe de masques
    Pour tout moment de la journée
    Le soir, c’est un peu fantasque,
    Le matin, tout retourné
    À midi son corps est flasque
    Le lendemain est ajourné
    Qui sait si toutes ces frasques
    De son esprit mal tourné
    Ne lui feront pas porter le casque
    D’un esprit encabourné.

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  • Mille prières

    Mille prières

    Mille lampions en montgolfières
    Qui semblent défier le ciel,
    Qui montent comme une prière
    Au paradis existentiel !

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  • Le Matou Matheux

    Le Matou Matheux

    Si la Lune était un fromage,
    Le matou matheux s’interroger.
    Il ne serait pas au chĂ´mage
    Pour les souris à déloger !

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  • Demain, je vois rouge

    Demain, je vois rouge

    C’est décidé, demain je vois la vie en rouge !
    Hier, Ă  tout venant, je voyais ma vie en rose
    Avant-hier, c’était pas drôle, j’avais l’âme bien morose
    Aujourd’hui, ma vie en vers fait que tout le monde bouge !

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