Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • Laëtïtïa et les lois de la désobéissance

    Laëtïtïa et les lois de la désobéissance

    Ma vie ressemble à une course où les vainqueurs sont désignés
    À l’avance d’après leurs familles ou leur fortune accumulée.
    Si tu n’as pas droit à la bourse, tu seras perdant résigné
    Et si tu te montres bonne fille, il suffira de simuler.

    Tous n’ont pas droit aux mêmes chances ; pour les gagnants, c’est différents.
    Les autres suivront des écoles pour sélectionner les talents ;
    Les meilleurs suivent ces exigences et tout le reste proliférant
    Servira aux fermes agricoles, l’usine ou chez les « verts-galants ».

    On nous étiquette dès l’école, « douée », « moyenne », ou bien « sauvage »
    Et le tri commence très tôt dans des cases aux jolis carnets.
    Les garçons peuvent rêver d’épées, moi de sourire à leur passage
    Mais pas de monter aux tréteaux, ni décrire ce monde écorné.

    Car mon sexe dicte ma place avant que je découvrir mon corps ;
    On m’apprend à plaire et à taire, à sourire même quand ça fait mal.
    « Bonne fille ! », « bon profil ! », « belle classe ! »… je vois bien qu’on me veut encore
    Comme une jolie secrétaire soumise au plaisir de son mâle.

    Moi je crie sans avoir choisi ce monde avec ses jeux de rôle !
    Je suis venue sans consentir, mais j’écris pour m’en affranchir !
    Malgré mes airs de courtoisie, je veux tailler par ma parole
    Tout ce que je peux ressentir d’un avenir qui me déchire.


    Comment cesser le formatage de huit milliard d’individus
    Qui reproduisent à leur image la dictature des anciens ?
    Peut-être faire un garrotage aux dieux dont l’homme est assidu :
    Le capital et ses dommages qui sont démons nécromanciens.

    Tableau de Gemini.

    
    
    
  • La faille

    La faille

    La vie réclame le prix du sang pour manger, aimer, enfanter
    Et gagner son droit de passage comme naître d’une blessure.
    Par ses saignements repoussants, la faille revient me hanter
    En me rappelant le message de l’ascendance qui me fissure.

    Pourtant la faille n’est pas honte mais la frontière de la vie ;
    Elle sépare le novice envers le Féminin Sacré.
    Elle est l’origine qui remonte et équivaut à la survie
    De l’humanité subreptice envers sa mère consacrée.

    La faille est l’abîme fertile par son utérus rétractile ;
    Ceux qui y plongent avec amour en ressortiront transformés.
    À chaque désir érectile correspond l’action contractile
    Qui brûle son aspect glamour lorsque l’on doit s’y conformer.

    La faille est le secret gardé depuis les mères de nos mères
    Qui, par ce qu’elles n’ont jamais dit, est la fondation de ce monde.
    Elle est la voix sauvegardée de chaque circonstance amère
    Que l’homme cache et contredit ou pire considère immonde.

    La faille n’est pas une possession mais une participation ;
    Elle s’ouvre et elle se referme selon le cycle menstruel.
    Elle demeure une obsession de sa propre émancipation
    Quand l’homme affronte de pied ferme son premier acte sexuel.

    La faille est donc le sanctuaire que Dieu lui-même a condamné
    Comme un péché originel, une marque d’impureté.
    Qu’hélas les hommes accentuèrent par tout respect abandonné
    Qui les place comme criminels envers sa simple pureté.

    Toi qui honores ton épouse avec le cœur déterminé,
    Si tu l’aimes vraiment, tu pourras avoir le droit de pénétrer
    Mais si ton orgueil la jalouse et ne cherche qu’à la dominer
    Tu seras l’homme qui encourra la sanction du viol perpétré.

    Tableau de Rafael Gasca.

    
    
    
  • Étirements matutinaux

    Étirements matutinaux

    Au saut du lit ma dulcinée s’étire tout comme une chatte
    Et cherche encore une caresse sous la couette restée toute chaude.
    Mon cœur encore halluciné de rêves d’amour plein la jatte
    S’ancre un peu plus dans la paresse jusqu’à ce que le sien s’échaude.

    Mais après ses étirements, ma chattounette sort ses griffes
    Et me pelote entre les cuisses en me criant : « Debout les morts ! »
    Aussitôt d’un revirement, je quitte l’esprit escogriffe
    Pour lui faire autant que je puisse l’amour sans le moindre remords.

    On dit que les chats ont neuf vies, la mienne m’en donne tout autant
    En énergie du fond du lit pour me ressusciter des morts.
    Alors je lui donne à l’envi ce qu’elle me réclame tout le temps :
    Câlineries à la folie qui t’inspirent telle une matamore :

    « Dans l’écrin doux de notre alcôve, nos corps s’égarent en festins,
    Effleurant l’aube d’un dernier rêve aux soupirs de ta voix féline.
    Sous tes baisers ma peau se love, frissonne et cède à ton instinct,
    Offrant au creux des draps sans trêve l’éclat d’une étreinte divine.

    Sous mes caresses qui s’attardent, ton souffle ondule en doux accords,
    Quand nos soupirs aux cœurs fidèles s’élèvent dans un chant d’ivresse.
    Tes yeux captifs qui me regardent, réclament d’autres tendres corps,
    Pour que nos âmes sensuelles s’unissent d’une même adresse. »

    Tableau de Marius Markowski sur https:erotica-retro.livejournal.com33298.html .

    
    
    
  • Évasion sur la plage

    Évasion sur la plage

    Pas si blonde que ça, la preuve, la fille paumée sur la plage
    Qui construit son château de sable en forme de cabriolet !
    Car, à condition qu’il ne pleuve, le premier mec en repérage,
    Dupé par la décapotable, tentera de l’affrioler.

    Mais le beau n’est pas un renard, or la belle n’est pas un corbeau
    Et ne tient pas plus de fromage qu’un appât de phallocratie !
    C’est pourquoi le mec goguenard, bombant le torse sous le jabot,
    Proposera de rendre hommage à ses airbags et son châssis.

    Alors, en voiture Simone ! Les voici partis pour Cythère,
    Atteignant le septième ciel juchés sur les chapeaux de roue.
    Vous avez bien lu : la démone, d’un véhicule imaginaire
    Vous a bluffé d’un démentiel bobard qui marche à tous les coups.

    Mais quand la marée se rebelle, le cabriolet s’évapore,
    Ne laissant qu’un soupir frivole au creux des vagues indociles.
    Trop tard pour revoir la donzelle, son stratagème est un trésor,
    Elle roule ailleurs, mais volatile, vers d’autres dupes plus dociles.

    Illustration de Milo Manara.

    
    
    
  • Femme à soigner

    Femme à soigner

    On dit qu’elles sont de belles plantes, c’est faire honneur aux cocotiers ;
    On dit qu’elles sont belles à croquer, c’est donner du mérite aux pommes !
    Chaque épithète qui les supplante, tout comparatif cachottier
    Ne prétend qu’à réciproquer la beauté de la Terre, en somme.

    Les seins en poire dans les bonnets, la peau de pêche parfumée
    Et la femme devient un verger dont l’homme en goûte la primeur.
    La charité bien ordonnée ne partira plus en fumée
    Mais finira par converger vers mon respect le plus rimeur.

    La femme est fleur, l’homme jardine ; la femme est fruit, l’homme récolte ;
    La femme est plante, l’homme cultive ; la femme est Dieu, l’homme la prie.
    Elle est moderne et citadine ? Imprévisible et désinvolte ?
    La prévenance plus attentive de l’homme lui élève l’esprit.

    Tableau de Tania Wursig.

    
    
    
  • Femme à cueillir

    Femme à cueillir

    À chacun sa fleur préférée, belle-de-jour, rose éthérée ;
    À chacun sa fleur favorite, belle-de-nuit ou marguerite.
    Rêver d’un parfum vaudeville avec un bouquet fleurs de ville ;
    Rêver d’un goût plus approchant d’une saveur de fleurs des champs.

    Attention aux fleurs du matin, folles, infidèles presque catins ;
    Respirez la fleur de midi et dormez tout l’après-midi.
    Le soir quand les fleurs sont violettes, ce sont souvent les plus follettes ;
    Quant aux subtiles fleurs de nuit, elles s’évanouiront à minuit.

    Cueillez, cueillez dans la jeunesse ; cueillez, cueillez dans la vieillesse ;
    Après tout, la fleur n’a pas d’âge, c’est ce qui fait son apanage.
    La mienne continue à rire de tous ses pétales en délire
    J’avoue, je ne peux le nier, j’adore être son jardinier.

    Tableau de Sergio Lopez.

    
    
    
  • Femmes à soigner

    C’est une rose du matin qui vient au monde, innocente
    Toute prête à s’épanouir durant toute sa petite enfance.
    Peu à peu sa peau de satin épouse son corps d’adolescente
    Qui pourrait faire s’évanouir le jeune prétendant sans défense.

    La rose mûre porte ses fruits et devient une fleur immortelle ;
    La femme mûre n’a plus d’âge si ce n’est celui des enfants.
    Le patrimoine qu’elle a construit est de valeur sacramentelle
    Dont l’amour est son avantage et son engouement triomphant.

    Rose ridée jamais ne fane juste un bouquet de fleurs séchées
    Qui continuent à rayonner dans la famille et la maison.
    Seul le ridicule profane notera le vase ébréché
    Mais l’homme juste et passionné l’aimera toujours sans raison.

    Tableaux de Tania Wursig.

    
    
    
  • Femmes à cueillir

    Bien sûr, elles sont adorables lorsqu’elles ne sont qu’en bouton
    Car aussitôt qu’elles sont en fleurs, nous sommes à leurs lèvres pendus.
    Mais l’âge le plus favorable arrive lorsque nous goûtons
    Le parfum subtil qui affleure autour de leurs fruits défendus.

    La femme mûre est bien meilleure quand elle est sauvage et cueillie
    Dès le printemps, Reine des prés ; durant l’été, Reine des champs ;
    Pendant l’automne, Reine avant l’heure ; même en hiver, Reine accueillie
    Lèvres et mamelons empourprés malgré le froid effarouchant.

    La femme-fleur est immortelle tant qu’elle n’est pas arrachée
    À sa Nature qui l’a bercée et lui a sculpté sa carrure.
    Fi des corsets, des jarretelles, dont elle est fort effarouchée,
    Sa nudité controversée sera sa plus belle parure !

    Tableaux de Sergio Lopez.

    
    
    
  • Elle en l’eau, les seins en île

    Elle en l’eau, les seins en île

    Elle en l’eau et les seins en île laissant le flot de ses pensées
    Se fondre dans la méditation de l’esprit en apesanteur.
    Le cœur à jamais juvénile de l’amour qu’il a dépensé
    Dans la béatification d’un puissant bien-être enchanteur.

    Elle en l’eau, sa grotte profonde dans le lagon de son giron
    Goûte le flux et le reflux de l’onde fécondée d’un ange.
    Tandis que tous ses cinq sens sondent maintes essences aux environs,
    Elle sent le plaisir qui afflue dans un incomparable échange.

    Elle en l’eau, les yeux en étoiles percent l’azur comme une lame
    Vers le Ciel qui l’a engendrée et la Terre qui l’a enfantée.
    L’invisible pinceau sur la toile du tableau qui évoque l’âme
    Trace des volutes cendrées autour des doigts comme aimantés.

    Tableau d’Emiky Kell sur emilykell.com .

    
    
    
  • Le centenaire de l’indépendance

    Le centenaire de l’indépendance

    Ils ont fêté le centenaire de la Première République,
    Coiffés de leurs bonnets phrygiens en liesse et formant une ronde.
    Et les chants révolutionnaires ont résonné comme un tonnerre
    Par tous les échos laryngiens dansant sur « Auprès de ma blonde ».

    Deux Marianne et leurs drapeaux. Des aristocrates en perruque
    Observent d’un air ébahi les joyeux citoyens qui dansent.
    Les royalistes, vieux crapauds, pleurent leur régime caduque
    Et les fanions de tous pays flottent en toute indépendance.

    Tableau de Henri Rousseau.

    
    
    
  • Derrière le rideau d’eau

    Derrière le rideau d’eau

    Jusqu’à présent, elles vivaient nues mais à force de se faire méprendre,
    Elles préfèrent se cacher sous des rideaux d’eau en cascades.
    Que donc sont-elles devenues, ces nymphes faciles à surprendre ?
    Hélas elles se sont détachées de ce monde de mascarade !

    Sans doute existe-t-il encore une dernière chute d’eau
    Où vit la dernière créature, gardienne aujourd’hui retraitée,
    Qui nous observerait le corps ruisselant de gerbes sur le dos
    Pleurant l’homme qui dénature ce qui lui a été prêté.

    Recherche-t-elle son héros ? Le dernier héritier de dieux
    Qui serait préservé comme elle contre la folie décadente ?
    Ils repartiraient de zéro comme un nouveau couple insidieux
    De renoncer au pêle-mêle de la société précédente.

    Tableau de Steven Kenny sur https:www.kaifineart.comstevenkenny?m=1 .

    
    
    
  • Ma tête à couper

    Ma tête à couper que notre Ève, pareille à Madame Newton,
    A dû tester le poids du fruit scrupuleusement, sans surprise.
    Elle a recommencé sans trêve son expérience monotone,
    Puis a accepté l’usufruit de la connaissance promise.

    Ma tête à couper qu’abusée d’avoir été prise pour une pomme
    Elle s’en est tellement voulu qu’elle a souhaité qu’on la remplace.
    Dieu a dû quand même s’amuser car il avait prédit à l’homme
    Que sa femme était dévolue à faire les conneries à sa place.

    Tableaux de Steven Kenny sur https:www.kaifineart.comstevenkenny?m=1 .

    
    
    
  • L’île nue

    L’île nue

    Sur l’île nue des perceptions que la nuit a anesthésiées,
    Mes pensées se remettent à croître dans une jungle luxuriante.
    Et mon cœur nu des réflexions d’hier qui m’ont analgésié,
    Parcourt le jardin de mon cloître d’une confiance souriante.

    Chaque journée, je recommence à naître nu des maux d’hier ;
    Au petit jour, je suis la route qui m’emmène au moment présent.
    Et je revis une romance avec ma muse conseillère
    Qui guide mon cœur en déroute dans ce petit matin grisant.

    Alors dans un feu d’artifice de couleurs chaudes éclatantes,
    Je prends un bain de pluies d’été et laisse le vent m’essuyer.
    Ma peau connait le bénéfice d’une lumière miroitante
    Et je revis à satiété un bal du quatorze juillet

    Tableau de Robert E. McGinnis.

    
    
    
  • Le bal du quatorze juillet

    Aux républicaines fragrances mêlées aux odeurs de la poudre,
    Les cœurs s’emballent en cadence au bal du quatorze juillet.
    Ainsi les amourettes en France se sacrifient aux coups de foudre
    Aux dilettantes de la danse sans besoin d’être suppliés.

    Sous les bannières bleu-blanc-rouge et du vin aux mêmes couleurs,
    Les lèvres en feux d’artifice s’enflamment rouges de baisers.
    Tout ce qui vit, tout ce qui bouge, tout le monde oublie ses douleurs
    Pour savourer le bénéfice que rien ne saurait apaiser.

    Si l’année n’était sanitaire et les contrôles contraignants,
    Nous aurions dansé davantage pour exprimer la liberté
    Mais valser n’est plus salutaire depuis les code restreignant
    Et la perte de nos avantages qui ont depuis lors déserté.

    Tableaux d’Andrei Protsouk sur https:www.andreiart.comcatalog .

    
    
    
  • Alerte au coronavirus – 2

    Alerte au coronavirus - 2

    Il a été créé par l’homme pour lutter contr’ la grippe aviaire
    Mais, dès le début, ça a foiré quand les martiens ont débarqué.
    D’abord, on crût à un myélome mais on s’aperçut qu’en Bavière
    Les vaches qui s’étaient enfoirées avaient mordu ces détraqués.

    Toute information complotiste est authentiquement et rigoureusement fausse.

    
    
    
  • Alerte au coronavirus – 1

    Alerte au coronavirus - 1

    On nous avait bien avertis qu’il y aurait un’ deuxième vague
    Mais ce qu’on n’avait pas compris c’est qu’elle arriverait sur les plages.
    Les vénusiens extravertis et les martiens fous qui divaguent
    Ont décidé, pour le même prix, de nous envahir les rivages.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • La salamandre

    La salamandre

    Dans vos jardins, regardez bien, vous trouverez la Salamandre
    Qui se nourrit de la chaleur qui, tout l’été, vient à descendre.
    Les rayons noirs et blancs pubiens se prolongent dans des méandres
    Pour donner toute sa valeur à sa robe couleur de cendres.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • La coiffe papillon

    La coiffe papillon

    Quand je croise une femme sage, je vois sa coiffe s’illuminer
    De pensées roses et bleu turquoise comme des ailes papillons.
    Elles ne restent pas toujours en cage et peuvent même culminer
    Malgré les critiques narquoises des hommes un peu trop tatillons.

    Tableau de Annie Stegg.

    
    
    
  • À bicyclette

    À bicyclette

    Quand elle partait les fesses à l’air,
    Quand elle partait sur les chemins,
    À bicyclette,
    Sa croupe était si populaire
    Qu’on lui aurait bien mis la main,
    Avec Francis et Sébastien,
    À la Paulette.

    On la suivait dans la quatrelle,
    Tout excités par notre belle
    Et ses bouclettes.
    Sur les petits chemins de terre
    On a souvent vécu l’enfer
    En roulant à tombeau ouvert
    Derrière Paulette.

    Faut dire qu’elle y mettait du cœur
    C’était la fille du facteur
    À bicyclette
    Et depuis qu’elle avait huit ans
    Elle excitait tous les passants
    En montrant son joli cul blanc
    À bicyclette.

    Quand on approchait la rivière
    Elle déposait dans les fougères
    Sa bicyclette
    Puis elle quittait ses vêtements
    Et nous sifflait tous hardiment.
    Elle nous appelait ses amants
    « À la triplette ».

    Quand le soleil à l’horizon
    Profilait sur tous les buissons
    Nos silhouettes
    On revenait fourbus contents
    Les couilles bien vides pourtant
    D’avoir pénétré un instant
    Dans la Paulette.

    Tous, on lui demandait sa main
    Tous, on était plus qu’un copain
    De la Paulette.
    On se disait vivement demain
    Quand on ira sur les chemins
    Faire l’amour, faire l’hymen
    Avec Paulette.

    Je dédie cette parodie de la belle chanson écrite par Francis Lai & Pierre Barouh et interprétée par Yves Montand à tous les adolescents qui ont fantasmé sur « À bicyclette ».

    
    
    
  • Aux larmes citoyens pour le 14 juillet !

    Aux larmes citoyens pour le 14 juillet !

    Il semblerait que Marianne vive une appréhension au jaune
    Qui jure avec le bleu-blanc-rouge de ses valeurs de fraternité.
    Il lui faudrait un fil d’Ariane pour se libérer du cyclone
    Lorsque le peuple gronde et bouge pour réclamer l’égalité.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Les beautés de l’été

    Les beautés de l’été

    L’été est aux femmes éclatantes, ce que le printemps est aux fleurs :
    La griffe artistique divine qui épanouit leurs beautés.
    Et mon cœur contre toute attente lance ses atomes qui effleurent
    En mots crochus qui se devinent tout en touches d’amour bottés.

    Tableaux de Konstantin Razumov.

    
    
    
  • Perdue dans les coquelicots

    Perdue dans les coquelicots

    J’ai perdu Jacqueline dans les coquelicots ;
    Elle a troublé ma vue de ses lèvres incarnates.
    Son chapeau d’opaline et son joli vélo
    Me laissent au dépourvu de sa rouge incartade.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Les belles femmes croustillantes

    Les belles femmes croustillantes

    Dommage que je ne puisse goûter ces belles femmes croustillantes,
    Étalées et prêtes à croquer le long des plages rissolées.
    J’aimerais bien les égoutter de leurs tenues émoustillantes,
    Juste assez pour les provoquer, juste les faire rigoler.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Casse-tête sexuel

    Casse-tête sexuel

    Les femmes savent faire mille choses, mais pourtant n’aiment qu’un seul homme !
    Les hommes n’aiment faire qu’une chose, mais savent aimer plusieurs femmes !
    Ça devient bien souvent morose d’harmoniser dans son royaume
    Ces deux énergies bleue et rose, l’une honorable et l’autre infâme.

    Aussi, mes amis, je propose, pour que ça dégage un bon arôme,
    De faire une métamorphose, alchimique, subtil amalgame :
    Que la femme ne fasse plus qu’une chose mais donne mille amours à son homme ;
    Que l’homme fasse plusieurs fois la chose quotidiennement à sa femme.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Les racines bleues

    Les racines bleues

    Quand je suis en lévitation, je chevauche un grand dragon bleu
    Et je m’envole autour des pôles dans l’ivresse des courants d’air.
    Quand je suis en méditation, j’ai la trompe d’un éléphant bleu
    Qui repose sur mon épaule comme un complice légendaire.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • L’arbre-mère

    L’arbre-mère

    J’ai germé dans l’arbre-mère, à l’abri dans mon cocon,
    Relié à l’univers par ses racines profondes.
    Des lumières éphémères ont bercé mon cœur fécond
    Et après passé l’hiver, j’ai émergé dans ce monde.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • L’effet de la teinture, hier

    L’effet de la teinture, hier

    J’ai demandé à Marianne de m’offrir un feu d’artifice ;
    Madame s’est déshabillée puis a pris des pots de peinture
    Qu’elle a coulés sur les médianes de son dos pour le bénéfice
    De mon regard écarquillé sur les fesses de sa teinture.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Le jour du quatorze juillet

    Le jour du quatorze juillet

    Le jour du quatorze juillet, accrochons nos cœurs aux fenêtres
    Et badigeonnons nos maisons de bonne humeur sans sacrifice.
    D’abord, on ne va pas s’ennuyer à fêter ceux qu’on y a vus naître ;
    Ensuite, parce que c’est la saison de nos plus beaux feux d’artifice.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Le petit château de mes amours

    Le petit château de mes amours

    J’avais planté ma maison juste à l’orée des forêts,
    Demandant à Jupiter de l’abondamment mouiller.
    Au bout de quelques saisons, elle a tellement prospéré
    Que mes flirts affinitaires s’y déroulent par milliers.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Juste au sortir du rêve

    Juste au sortir du rêve

    Juste quand pointe l’aurore, je suis en demi-sommeil
    Quand mes rêves se dissipent comme l’oiseau dans les airs.
    Et mes limbes incolores fondent comme neige au soleil
    Dont les rayons participent à me sortir du désert.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Des filets du quatorze juillet

    Des filets du quatorze juillet

    Le jour du quatorze juillet, chez mon poissonnier, me trouvais
    Pour choisir quatre ou cinq filets pour fêter ton anniversaire.
    En échange de quelques billets, je t’achetai quelques rougets
    Que je flamberai persillés car ça me semble nécessaire.
    Alors, sors de ton lit douillet, extirpe-toi de ton duvet !
    Ta énième année d’affilée, tu verras, va te satisfaire.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Fabienne aux pinceaux

    Fabienne aux pinceaux

    Petite tenue légère pour ma muse, c’est l’été !
    C’est l’effet caniculaire qui lui fait ôter ses nippes.
    Allez ! Fais pas ta mégère et montre-nous tes tétés !
    Ta tenue « raz-du-culaire » nous excite et nous étripe !

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Le bonheur au quotidien

    Le bonheur au quotidien

    Pour pêcher des amis Facebook, préparez bien vos hameçons :
    Il faut y mettre de l’humour mêlé avec beaucoup d’amour.
    Et puis surtout, Corne de Bouc ! Il faut porter des caleçons
    À fleurs sur un drap de velours pour une touche un peu glamour.

    Mais non, c’était pour rigoler, je ne fais pas de collection !
    Je confie le hasard des rencontres à mon petit ange gardien.
    Il n’est jamais déboussolé et fait toujours les connexions
    Avec les « pour », avec les « contre », pour le bonheur au quotidien !

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • L’ABC du nid d’amour

    L’ABC du nid d’amour

    Pour construire un nid, prenez de l’amour
    Que vous tresserez avec de l’humour
    Ça nous rajeunit, c’est un peu glamour
    Mais vous y serez comme sur du velours.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Le remède contre les courbatures

    Le remède contre les courbatures

    S’est blottie la libellule sur un bourgeon de pollen
    Tandis que je rêvassais en écoutant la nature.
    Émergeant de ma cellule, je fixais son abdomen
    Si fébrile qu’il effaçait d’un seul coup mes courbatures.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Le 14 juillet

    Le 14 juillet

    Pendant que défilaient ces féroces soldats
    J’étais dans les douleurs de tous leurs sacrifices.
    Leurs armes effilées pour qu’enfin se solda
    La paix dans les couleurs de ces feux d’artifice.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Un chien d’amour

    Un chien d’amour

    Tu fais caca partout et j’y marche dedans !
    Tu fais pipi partout et j’y marche dedans !
    Tu mordilles mes godasses et j’y marche dedans !
    Tu es vraiment trop cocasse, je t’aime cependant !

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Pelote fantasque

    Pelote fantasque

    Vous ne trouverez pas le bout de ma pelote !
    Un fou un peu fantasque en a coupé le bout.
    Depuis elle galope à travers l’azimut
    Et lorsque je l’appelle, je lui crie « Belzébuth ! »

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • L’atmosphère orange

    L’atmosphère orange

    Englouti dans mes rêves de l’océan étrange,
    Toutes ces fleurs dressées m’ont prêté leur oreille.
    La communication dans l’atmosphère orange
    M’a révélé mes peurs de façon sans pareille !

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Maroc au nouvel an

    Maroc au nouvel an

    Je sais, moi, du Maroc, ses énigmes étranges
    Qui t’accostent, aussitôt que ton univers change.

    Tu parcours, au début, d’un œil neuf, étranger
    Cette ethnie inconnue que tu dois partager.

    Il t’attire, celui-là au coin d’une ruelle
    Il t’étonne, il diffère, sa nation est plurielle.

    Elle est passée, rapide, sans que tu l’aperçoives
    Elle est belle, elle a fui sans que tu la perçoives.

    Nous aurions désiré nous arrêter, enfin,
    Pour goûter, un moment, ces délices sans faim.

    Vous auriez cru, qu’ici, c’était pour vous y plaire
    Sans savoir que ces lieux cachaient des hommes fiers.

    Ils sont d’ailleurs, chez eux ; ils y ont leurs affaires
    Ils ont d’autres horizons ; vous devrez vous y faire.

    Elles te laisseront ce message éternel.
    Reviens bientôt nous voir, nous sommes fraternels.

    Casablanca, le 1er janvier 2006

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • La clef du château

    La clef du château

    Pour résoudre l’énigme, je te donne un indice :
    Dans tous ces camaïeux de blancs, de bleus, de verts,
    Mille reflets de jade dans tous ces appendices
    Et le château juché sur son rocher couvert.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • La Création au Tac-au-Tac

    La Création au Tac-au-Tac

    Un perroquet perché au-dessus du volcan,
    Échappé du Mexique, perdu dans les Balkans,
    Il s’envole émergeant d’une mer de nuages
    Et sur cet océan il ébroue son plumage.

    Soudain semblant crever l’horizon de l’espace,
    Voici le Roi Soleil, sa Majesté fugace !
    Irradiant de son feu cet univers qui naît,
    Engendré par la vie de son Dieu qui parait.

    Il étend tous ses bras dans un ciel de lumière
    Qui vient pour inonder les rochers de poussière.
    Enfin la mère accouche dans ses miroitements
    Et enfante l’amour qui brille au firmament.

    Tableau de Fabienne Barbier

    
    
    
  • La Fée Florette

    La Fée Florette

    À l’étal des marchés dans les halles animées,
    Elle montrait son sourire et ses grands yeux rieurs.
    Elle trônait en reine dans sa robe élimée
    Et haranguait son peuple avec un ton crieur !

    Elle vendait des colchiques et des pommes d’amour,
    L’étalage magique attirait les badauds.
    Avec de la tendresse et à foison d’humour,
    Le marché résonnait de ses petits cadeaux !

    Je lui ai acheté mes meilleurs ingrédients.
    Elle ajoutait la touche finale du jour.
    Je donnais aux amis quand j’étais étudiant
    Un peu de son amour, un peu de son bonjour.

    Elle m’a recueilli une soirée d’hiver,
    Je devais traverser les montagnes du nord.
    Elle m’a prodigué les soins les plus divers.
    Je m’en souviens encore comme un chant de ténor.

    Ma gentille Florette, lorsque je pense à toi,
    Tout mon cœur s’émerveille comme sous l’arc-en-ciel.
    Mes meilleurs souvenirs sonnent l’appel courtois
    Quand je revois en rêve mes désirs essentiels.

    Tableau de Fabienne Barbier

    
    
    
  • La Fée Fleurette

    La Fée Fleurette

    Encore un jour de fête qui se rajoute aux ans,
    Un trésor qui prospère et qui prend sa valeur.
    Les meilleures marmites font les bons composants,
    Comme un sabre magique retourne à l’avaleur.

    Si nos chemins divergent, le tiens est balisé
    De petites lumières disposées par les fées ;
    Elles t’ont préparée, avec les alizées,
    Une jolie demeure et du plus bel effet !

    Trois petites étoiles suspendues sous ton ciel
    Indiqueront ma présence et de belles pensées.
    Si jamais l’auréole s’assombrit en partiel,
    Jamais l’éclat du cœur n’en sera offensé.

    Tableau de Fabienne Barbier

    
    
    
  • Éclat d’abus

    Éclat d’abus

    Répétées à l’envi, toutes ces fleurs de vie,
    Cette gerbe efflorée par la main du semeur,
    Semble perpétuer d’un élan de survie
    Le désir d’exister et fixer sa demeure.

    Combien de mes erreurs entachées de couleurs
    Semblent me rappeler tous mes vices cachés ?
    Combien de ces valeurs sont de fausses douleurs
    Et combien il est temps d’enfin me débâcher ?

    Connaîtrai-je la peur de perdre mes valeurs
    Même si l’inconnu n’a pas de consistance ?
    Peu m’importe de quitter ce monde de malheurs
    Si les lois et les règles ont autant d’importance !

    Pas d’erreur, pas de faute, tout ça, c’est inventé !
    Le péché, le respect et la propriété,
    La prise du pouvoir est ainsi éventée !
    Nos maîtres ont triché et trahi la société.

    Tous ces murs élevés pour cacher à ma vue
    Tous les trésors volés commencent à trembler !
    Je vais dynamiter et prendre au dépourvu
    Tous ceux qui m’ont trompé avant d’y ressembler.

    Tableau de Fabienne Barbier

    
    
    
  • L’oreille des fleurs

    L’oreille des fleurs

    Je me suis approché de l’oreille des fleurs,
    Agenouillé dans l’herbe mouillée de rosée,
    Accrochée dans l’espace d’un temps maroufleur
    Qui la fixe à la terre ; l’intermédiaire osé.

    Juste un chuchotement accordé aux pétales,
    Un murmure énoncé au creux de son pistil,
    L’infime vibration est transmise aux sépales,
    Et plonge dans la terre sans en perdre le style.

    Tous mes vacillements sont transmis à la terre,
    Tous mes atermoiements partent dans les racines,
    La planète à l’écoute n’a pas de mystère
    Et connait mes conflits dans mon âme assassine.

    Tableau de Fabienne Barbier