🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.
🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.
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Éprise en passant

Si le pion est pris en passant, la reine est éprise en passant
Car le pion était messager et son billet est délivré.
Et la voici outrepassant le protocole en se cassant
Rejoindre un lieu aménagé pour les rencontres enivrées.
L’exaltation chauffant ses sens, elle dégrafe et ôte sa robe
Et court juste avec la culotte qui cache ses plus beaux atours
Quoique sur ses seins turgescents quelques œillades se dérobent
Des sentinelles oĂą se ballotent les oriflammes sur la tour.
Elle disparaît sous la poterne et rejoint le chevalier noir
Pour s’offrir, durant la partie où les rois font des escarmouches,
L’œuvre de chair sous la lanterne et l’on entend dans le manoir
Des gémissements répartis dans les sombres couloirs farouches.
Sous les tentures de velours, cachant leurs frasques libertines,
Elle s’abandonne, enfin subit tout ce qui est précieux en lui.
Sur l’échiquier de leurs amours, l’extase rôde et s’illumine ;
Le chevalier, sans son habit, sourit car le pion, c’était lui !Tableau de Slava Groshev.
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Au pas de la sagittaire

Le Sagittaire court surtout pour combler sa quête d’amour,
Sa faim de voyages lointains, sa soif de professionnalisme.
Le Sagittaire va surtout courir les filles les plus glamour,
Aller où le pousse l’instinct et œuvrer pour le pluralisme.
Et que fait Madame Sagittaire ? Court-elle après le guilledou ?
Parcourt-elle la Terre aux confins et travaille-t-elle à son bonheur ?
Tandis que les mâles s’agitèrent à la poursuite de billets doux,
Je cherchai et connus enfin une fille en tout bien tout honneur.
Elle m’a vivement tendu sa croupe et m’a permis de chevaucher
Pour un voyage formateur sur la vie d’unE SagittairE.
Elle m’a fait rencontrer son groupe de femelles aux mœurs débauchées
Et j’ai compris là mon erreur ; j’aurais bien mieux fait de me taire…
Elles m’ont ferré comme un poulain, m’ont harnaché d’idéalismes,
Puis galopé sur mes soupirs au rythme de leurs feux contraires.
Et mon orgueil tout masculin a chu devant leur féminisme ;
Pour le meilleur et pour le pire, j’suis devenu leur mâle à traire.Tableau d’Edmund Dulac.
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Voyages autour du monde
Les trois mères sacrées



Yavänor
Goûtant vos sécrétions vaginales sucrées
Les amazones ont ri car vous ĂŞtes enceintes.
Et vos enfants bénis sont alors consacrés
Comme dieux utérins faisant de vous des saintes.
Vu le nombre d’enfants par Lilith procréés,
Sa vulve est déclarée Grand-Mère des Amazones.
Elles la couronnent des bois du grand cerf agréé
Comme champion du brame, mâle de première zone.
Laureline
Laureline a frissonné du feu de ses entrailles
Porteuse de deux enfants qui se révèlent Dioscures.
Les amazones embrassent sa vulve de corail
Et Laureline gémit dans la forêt obscure.
Elle prend un instrument pour transformer en chant
Tous les gémissements inspirés par ses dieux.
Des voix roses et bleues en sortent en décochant
Des soupirs langoureux discrets et mélodieux.
LoreleĂŻ
Sous mes flots argentés, deux perles se sont formées,
Elles roulent dans mon ventre au rythme des marées.
Les Amazones boivent l’écume transformée
Et bénissent mes eaux comme source chamarrée.
Mon enfant, coquillage, brille dans les fonds marins ;
Déesse des lagunes et des grands estuaires.
Quand je gémis, ma vague emplit mon souterrain
Et mes fontaines coulent depuis mon sanctuaire.
Lilith
De ma vulve jaillissent des fleuves innombrables ;
Les Amazones posent leurs tĂŞtes sur mon ventre
D’où se baignent des fils et des filles indomptables
Qui m’appellent Grand-Mère, vénérable épicentre.
Trois fois sacrée je suis, par le sang, par la sève
Et par ma descendance comme preuve péremptoire.
Mes enfants sont des astres dont mon ventre relève
Et chaque enfantement est une grande victoire.
Laureline
Dans la moiteur des bois s’érigent nos ventres saints ;
Les Amazones chantent, s’inclinent à nos cuisses.
Nos vulves sont des temples, autels sacrés enceints,
D’où jaillissent des dieux, fruits d’extases complices.
LoreleĂŻ
Les marées de mon corps bercent des coquillages ;
Mes enfants sont lagunes, sirènes et récifs.
Les Amazones boivent mes eaux comme breuvages
Et célèbrent mes flots dans leurs chants collectifs.
Lilith
Mes ombres enfantées se transforment en étoiles ;
Elles courent dans la nuit, constellations ardentes.
Les Amazones couronnent mes reins de chaînes royales
Car mon ventre est creuset d’alchimie débordante.
Yavänor
Ainsi est enseigné le Féminin Sacré
Connu des Amazones au fond des forĂŞts vierges.
En hommage à leurs temples, je leur ai consacré
Un totem gigantesque, une copie de ma verge.Illustrations de Jean-Sébatien Rossbach sur https:cargocollective.comjsrossbach .
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Voyages autour du monde
Les trois chamanes



Yavänor
Vous avez triomphé avec pour conséquence
De devenir PrĂŞtresses Chamanes Fornicatrices.
Vous allez leur apprendre avec votre éloquence
Les rites à pratiquer en tant qu’adoratrices.
Laureline
La chamane de soleil présente son corps ardent
Et chacune de sa bouche tentent de calmer le feu.
Elle entrouvre les cuisses, le clitoris dardant
Qui les arrose tant qu’il mouille leurs cheveux.
Puis Laureline entreprend de sa langue attisée
À chauffer le creuset des vulves enflammées.
L’une après l’autre sont par l’amour baptisées
Et devront tous les soirs, ensemble s’en pâmer.
J’ouvre mes cuisses d’or, brasier pour leurs ardeurs,
Et ma langue enflammée consacre chaque amante.
Elles tombent dans mes bras, consumées de douceurs ;
Leur feu devient prière, leur jouissance fervente.
LoreleĂŻ
Loreleï ne veut que lèvres tremblantes sur son corps
Comme les vagues douces du fleuve qui coule Ă verse
Sur ses petites lèvres, les leurs sont en accord
Et sur ses mamelons, les baisers sont averses.
Puis elle somme les langues comme des vaguelettes
Sur ses jambes écartées et ses cuisses girondes.
Qui deviennent une queue aux écailles violettes
Et Loreleï la sirène plonge dans l’eau profonde.
Leurs lèvres sont des flots qui m’arrosent sans fin ;
Je les guide au courant de mes ondes lascives.
Mes mamelons salés s’offrent aux bouches et enfin
Nous plongeons tous ensemble en marées successives.
Lilith
Or Lilith est un livre aux pages grandes ouvertes
Grandes lèvres du cuir en font la couverture
Petites lèvres fines sont toutes recouvertes
D’un velours qui appelle une saine lecture.
Les amazones apprennent comment se caresser
En soufflant sans toucher la tendre chair tremblante.
Au chapitre suivant, les clitoris dressés
Se transforment en fontaine sous les brises troublantes.
Souffle contre la chair, je leur enseigne l’attente ;
Les clitoris dressés frissonnent sous l’éther.
Les fontaines jaillies sanctifient l’ombre ardente,
Et ma nuit se répand, triomphante, sur Terre.Illustrations de Jean-Sébatien Rossbach sur https:cargocollective.comjsrossbach .
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Voyages autour du monde
En remontant l’Amazone



Yavänor
Nous avons parcouru l’océan Atlantique,
Traversé l’équateur, tracé vers le Brésil,
Lorsque nous rencontrâmes d’authentiques Amazones
Qui nous ont proposé le gite et la pension.
Laureline
Mais chacun doit payer un peu de sa personne ;
Laureline est conviée à une chasse à la rousse.
Elle sera donc la proie de ces fières garçonnes
Qui lui laissent trois heures d’avance dans la brousse.
Sous les plumes en feu je marche, fesses bandeuses ;
Leurs regards sont troublés et leurs arcs bandent mou.
Mon sourire de braise enflamme chaque frondeuse
Et les fières chasseresses en tombent à genoux.
LoreleĂŻ
Sur les rives du fleuve où coule l’Amazone
LoreleĂŻ doit affronter le serpent des eaux troubles.
Elle n’a pour se défendre qu’un oiseau au bec jaune
Qui s’enfuit aussitôt que le danger redouble.
Quand le serpent furieux s’élance, surgi des ondes,
De mes chants argentés, je le charme et l’endors.
Sous la clarté lunaire dont les reflets inondent,
La bĂŞte se soumet Ă son conquistador.
Lilith
Le supplice de Lilith – on ne peut plus cruel –
Consiste à subir cent cunnilingus en chaîne
De ces bouches affamées d’organes sexuels
Sans que le moindre orgasme en elle se déchaîne.
Cent bouches à ma chair s’acharnent en silence ;
Je retiens le tonnerre au fond de mes entrailles.
Mon ombre triomphante impose sa puissance
Et ce sont leurs vagins qui tous se défouraillent.
Alors c’est moi Lilith qui reprend le contrôle
Les unes après les autres, je les suce transies
Elles sont terrassées ensemble et le plus drôle
C’est qu’elles en redemandent et sans hypocrisie !
Yavänor
Quant Ă moi elles exigent que je les honore toutes
Puis que je les affronte en joute sur le fleuve.
Enfin que je supporte – et ça je le redoute –
Cent fellations mordantes pour ma dernière épreuve.
Je vous la ferai courte ; Je les ai toutes matées ;
Ma bite contre leurs lances, ce fut vite terminé.
Les fellations, j’avoue, j’y suis acclimaté ;
J’ai proposé du miel sur ma bite tartinée.Illustrations de Jean-Sébatien Rossbach sur https:cargocollective.comjsrossbach .
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Prie comme l’oiseau – 2
Dans le plus profond dénuement quand je crois avoir tout perdu,
Lorsque je me retrouve nu.e et que je suis au fond du gouffre,
Alors j’écoute ingénument la petite voix éperdue
Dans ma mémoire revenue et qui crie autant que je souffre.
Comme un petit oiseau chétif, un compagnon imaginaire
Mais doté de réalité ne faisant pas partie de moi.
Mon esprit tout d’abord rétif ne voit rien d’extraordinaire,
Et croit à l’éventualité de mes délires en plein émoi.
Mais très bientôt RÉVÉLATION ! Me voici entouré.e des anges,
Vêtu.e d’habits resplendissants et transporté vers les sommets
Où je subis l’élévation dans un puits d’ascension orange.
Ainsi je monte en grandissant, ivre d’extase consommée.
Après cette transformation, je reprends apparence humaine
Mais j’ai changé de dimension et suis délivré de mes chaînes
Pour une nouvelle conformation dont cet étrange phénomène
M’a initié en prévention d’une fin du monde prochaine.Tableau de Rodrigo Luff sur http:www.signatureillustration.orgillustration-blog201312rodrigo-luff .
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Prie comme l’oiseau – 1


Quand l’âme remonte du cœur et vient se percher sur le corps,
Elle, comme un oiseau sur la branche, renoue avec son élément ;
Ce milieu qui d’un air moqueur gonfle ses ailes en accord
Avec la confiance franche envers soi délibérément.
Laisse alors monter ta prière et s’envoler à tire d’aile
En criant dans le firmament ta requête envers l’Invisible.
Tu sentiras un vent arrière porter au loin l’âme fidèle
Qui se ressource éminemment dans sa nature indivisible.
Le vent apporte ses trous d’air, des turbulences et des tempêtes
L’esprit connait ses vagues-à -l’âme et ne peut s’accrocher à rien.
Une prière solidaire pourtant sans tambour ni trompette
Saura réanimer la flamme du cœur noble et épicurien.
Il y a un truc, évidemment, comme les ailes du papillon
Thaïlandais qui occasionne des cyclones chez les québécois.
Une prière incidemment portée tout bas au pavillon
De l’Univers alors fusionne avec… en fait, je ne sais quoi…Tableau de Rodrigo Luff sur http:www.signatureillustration.orgillustration-blog201312rodrigo-luff .
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Une femme-médecine
J’ai rencontré l’une des leurs qui a daigné se mettre à nu
Pour me présenter sa science issue des femmes-médecines.
D’abord la magie n’est qu’un leurre afin de couvrir l’inconnu
Et protéger de l’inconscience toute aversion de leurs racines.
Bien sûr, leurs filles sont sacrées et leurs fils leur sont dévoués
Pour les nourrir et pour parer à tous dangers de l’extérieur.
Ainsi les femmes consacrées à leurs pratiques inavouées
Ont le champ libre pour préparer leurs âmes au stade supérieur.
Comme pour me récompenser de l’avoir longtemps écoutée,
Elle m’offrit son amour, sans doute, pour partager l’esprit divin
Comme une levure condensée qui relève le cœur ajouté
D’un soupçon de deux ou trois gouttes qui font office de levain.Illustrations de Jean-Sebastien Rossbach sur https:cargocollective.comjsrossbachPortraits .
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Carrousel pour trois chevaux – 2
Ils étaient trois chevaux sauvages qui mutaient au fil des saisons ;
Belle robe brune au printemps, puis en été robe isabelle.
Après plusieurs mois d’estivage, après le temps des floraisons,
Les poils transmutent en se teintant de tonalités mirabelles.
Puis vient la rouille et puis vient l’ambre pour se cacher dans les forêts ;
Robes d’or au soleil levant et cuivrées au soleil couchant.
Et chaque mois jusqu’en décembre, des pelages les plus colorés
Passent en courant dans le vent dans un spectacle effarouchant.
En hiver la mode est au blanc, gris, perle, argent et opaline
Selon s’il neige, selon le temps, selon la bise qui oppresse.
On les raconte ressemblant à des déités chevalines
Issues de contes relatant leurs épopées enchanteresses.Tableaux de Fefa Koroleva sur https:fineartamerica.comprofilesfefa-koroleva .
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Les femmes-médecines





Sirènes des bois, chimères des mers, de quelles légendes viennent-elles ?
De sociétés matriarcales où les femmes dirigent leurs mondes ;
Indigènes aux yeux outremer nées de déesses immortelles
Dont les racines ombilicales plongent dans les forĂŞts profondes.
Femmes-médecines de mères en filles qui se transmettent leurs secrets
Dans la matrice en gestation et par leurs âmes communautaires.
Ainsi s’agrandit la famille qui, par le féminin sacré,
Évolue dans l’acceptation de leur système immunitaire.
Elles ne nourrissent pas seulement leurs enfants du lait de leurs seins
Mais de la tradition orale des origines de la Terre.
Leurs dons provient d’enseignements impénétrables aux médecins
Et leurs écoles doctorales mais par théurgie sanitaire.Illustrations de Jean-Sebastien Rossbach sur https:cargocollective.comjsrossbachPortraits .
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Carrousel pour trois chevaux – 1



Ils étaient trois chevaux sauvages, toujours ensemble, inséparables,
Mais tout autant insaisissables ; ils disparaissaient dans le vent.
Sans doute contre l’élevage dans des haras indésirables,
Hostiles à l’inassouvissable désir de l’homme démotivant.
Ils n’apparaissaient que le soir, surtout les nuits de pleine Lune
Où ils tournaient comme un manège autour d’un arbre séculaire
Faisant office d’ostensoir pour une liturgie peu commune
Envers une déesse des neiges d’une blancheur spectaculaire.
De temps en temps, ils étaient quatre ; sans doute un cheval de passage
Venu partager la parade et s’initier au rituel.
Alors dans la lumière albâtre commençait son apprentissage
Laissant le nouveau camarade hennir d’un chant spirituel.Tableaux de Fefa Koroleva sur https:fineartamerica.comprofilesfefa-koroleva .
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Vive la Reine !
« La Reine est folle, folle est la Reine ! » entend-on partout quand on sort.
Bien sûr, appelé à régner, le nouveau roi porte l’espoir.
Son épouse se montre sereine ; elle deviendra reine consort
Même si elle ressemble à l’araignée du soir, signe de désespoir.
La Reine défunte se retrouve au paradis des souverains
Où elle regagne ses ancêtres, tous portés sur la gaudriole.
Mais le plus grand choc qu’elle éprouve, c’est de rejoindre son bourrin
Au corps laqué, en bois de hêtre, prêt à faire mille cabrioles.
Savez-vous que la reine est nue sur son fidèle cheval de bois ?
Terminés les robes pastel, les chapeaux et les uniformes !
Qui sait que seront devenus ses célèbres chiens qui aboient ?
Sans doute au chenil du Castel aux niches royales et cruciformes.Tableau de Daniel Porada.
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L’écologie participative
Comment protéger papillons, abeilles, guêpes et coccinelles,
Les araignées les plus voraces et les escargots de bourgogne ?
Comment sauver les oisillons, les hérons et les hirondelles,´
Les hiboux, chouettes et les rapaces, les cigognes et les éperviers ?
Alors que c’est tout le contraire ; nous leur sommes tous tributaires !
Tous les insectes butineurs sont les anges de la Nature
Et notre présence arbitraire sur la planète est délétère
Par nos dommages déracineurs qui ne paient même pas la fracture.
L’homme ayant pillé tout l’été se trouvera bien dépourvu
Lorsque l’hiver sera venu tandis que la Terre pourrissait.
Il recherchera, hébété, comment gérer cet imprévu
Sans les bébêtes malvenues qui cependant le nourrissaient.Tableau de Catrin Welz-Stein.
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L’héroïne dépassée
Que Marianne n’en prenne ombrage mais son bonnet est démodé.
Pour faire la révolution, il lui faudrait changer de look.
Il faut revoir l’équilibrage et voir comment accommoder
Sa tête dans l’évolution d’un profil soigné pour Facebook.
Un patchwork des drapeaux du monde drapé autour de ses cheveux,
Sa tête exposée de profil lui donnerait l’air avantageux.
À ses oreilles rubicondes, chacun y verrait ce qu’il veut ;
Pour ma part, un signe francophile, par exemple un coq courageux.Tableau de Bruce Holwerda sur https:bruceholwerda.com .
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La récolte de pyramides
Avant l’aube de l’humanité, on récoltait des pyramides
Des fruits étoilés délicieux connus dans toute la Voie Lactée.
Avec force et pérennité, des Aliens que rien n’intimide
Traversaient l’espace et les cieux fréquemment pour s’en délecter.
Il n’en reste hélas que fossiles qu’on trouve autour de l’équateur
En Égypte ainsi qu’au Mexique, en Asie et sous l’océan.
Et vu leurs tailles, il est facile par un calcul révélateur
De rapporter au jurassique l’implantation de ces géants.Illustration de Moebius.
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L’éveil alchimique
Tous les matins je vis l’éveil comme une heureuse renaissance
Après le rêve d’une mort de rituelle hibernation ;
Retour au pays des merveilles après dernière évanescence
De l’âme, sans l’ombre d’un remords, qui revient sans consternation.
Tous mes neurones se reconnectent à mes organes périphériques,
Le cœur recommence à compter les nouvelles secondes du jour.
Mes souvenirs font la collecte de mes songes les plus chimériques
Dont les visions sont décomptées des presciences de mon séjour.Tableau de Alex Tooth.
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Les vraies-fausses douleurs
J’examine en fausses couleurs ce monde que je crois concret
Car mes sens sont trop limités pour m’en dévoiler la teneur.
Et je sens en fausses douleurs les informations échancrées
Issues de mon intimité qui s’écarte de mon bonheur.
Les vraies couleurs que voit le cœur sont des épreuves dépassées ;
Les sens donnent priorité à l’intuition inassouvie.
Les vraies douleurs d’un corps vainqueur n’existent que dans le passé
Que l’âme en intériorité décompte de sa prochaine vie.Tableau de Jem Mitchell.
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La nuit dévoilée
J’ai rêvé qu’on avait voilé tous nos espoirs de liberté ;
J’ai rêvé qu’on forçait un masque sur toutes nos envies de vivre.
Mon cauchemar m’a dévoilé que je devrai manifester
Contre ceux qui nous estomaquent et nous empêchent d’être libres.Tableau de Tomek Setowski sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201708Tomek-Setowski.html .
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MosaĂŻques


La Terre, organisme vivant, fait sa mue selon des périodes
Qui peuvent durer dix mille ans, le temps d’une civilisation.
Au gré des guerres, au gré des vents, sa peau se tend, sa peau s’érode,
Sous les conflits les plus violents et fait ses réinitialisations.
Elle raconte en mosaïques l’histoire des civilisations
Qui ont cru laisser leur empreinte pour défier l’éternité.
Les pyramides prosaïques témoignent leur infatuation
Mais rien ne reste de l’étreinte de ces absurdes modernités.Quelque part en Bolivie et au Nevada.
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La vouivre


Tantôt dragon, tantôt serpent, tantôt démon ou tantôt femme,
La créature des marais dévore les chasseurs de cœurs
Qu’elle séduit en usurpant, par une tricherie infâme,
L’image qui leur apparaît être celui de l’âme-sœur.Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.
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La couleur des sensations
Si, d’amour, le cœur se substante, son exclusive nourriture,
L’esprit exige des images et la couleur des sensations.
Plus la valeur reste constante et plus s’épanouit la nature
Qui rappelle à mon personnage la voie de la révélation.Tableau d’Helen Nelson-Reed.
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La contrevaleur



Quand on veut définir un homme, on lui demande son métier.
Quand on veut estimer la femme, on compte le nombre de ses enfants.
Pour trouver la valeur, en somme, des humains dans la société,
C’est selon être, messieurs mesdames, reproductrice ou triomphant.Tableaux de Georgy Kurazov.
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La couleur du présent
Laissons aujourd’hui s’exprimer les couleurs de nos souvenirs
Qui changent les corps de souffrance en expériences victorieuses !
Finies les douleurs réprimées, le bonheur teinté d’avenir
Porte une belle délivrance dans une euphorie contagieuse.Tableau de Oleg Zhivetin.
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Le bateau-vivre
Bien sûr, il y a des frontières impossibles à dépasser,
Sauf quand l’esprit lâche le corps pour appareiller sur les songes.
Mon âme éthérée tout entière repart sur les flots du passé
Pour dĂ©couvrir, toujours encore, la vĂ©ritĂ© dans les mensonges.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La transmutation
Lorsque mon âme transparente diffuse mon esprit morose,
C’est pour s’endormir dans le soir, me ressourcer et m’inspirer.
Et tous mes soucis d’amarante se métamorphosent en rose
Pour se transmuter en espoir que je n’aurai qu’à respirer.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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À Vélo en Rose
À vélo, le monde défile avec son passé en roue libre
Et puis, dès que je le dépose, aussitôt le présent s’installe.
C’est, comme pour un cinéphile, l’image qui reste en équilibre
Et qui montre ma ville en rose dans une belle carte postale.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le chemin des étoiles
Tous ces jours et ces nuits passés scintillent comme des étoiles
Qui dessinent sur mon chemin tous mes exploits et mes erreurs.
Mais il me reste à dépasser tout ce que l’horizon me voile,
Ce que seront mes lendemains vers qui je marche en Ă©claireur.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’éden de jadis
S’il y a un paradis sur Terre, ce ne peut être que sous la mer
Où Prométhée n’a jamais pu mettre le feu dans les abysses.
Mais la lignée humanitaire a préféré de vivre dans l’air.
Nous les dauphins, nous avons su rester dans l’éden des jadis.Prométhée aurait apporté le feu aux hommes et Zeus l’aurait puni.
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La bougie sacrée
Un peu de cire d’amour, une mèche d’amitié,
Des allumettes de joie et la flamme de la vie.
Pour que tu aies tous les jours du travail sur ton métier,
Des menus de premier choix et un cĹ“ur qui te ravit.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La fée impatiente
Impatiente et langoureuse, elle décompte les jours
Jusqu’à ce que l’Ă©tĂ© s’arrĂŞte car son cĹ“ur se dĂ©sespère.
Or, la fée est amoureuse d’un temps qui revient toujours
Lorsque l’automne s’apprĂŞte Ă faire ses amours prospères.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les couleurs de la Terre – 30
Puis soudain la terre accouche d’une créature fière
Qui va dominer le monde, couronnée par les étoiles.
Observez bien dans sa souche la trace des eaux nourricières
CreusĂ©es de veines profondes sur cette fĂ©conde toile.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les couleurs de la Terre – 31
Puis la mort sonne le glas comme un voile qui s’impose
Mettant l’écran de l’oubli sur les couleurs de la terre.
Mais tout ça, c’est du bla-bla, juste une petite pause
Sur les tableaux anoblis de la Terre Magister !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les couleurs de la Terre – 29
Mon pinceau se mouille dans les mers du Sud ;
Ma plume se trempe dans l’ocre d’azur ;
Je fais ma tambouille Ă mon habitude
Et peins mes estampes sans une bavure.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les couleurs de la Terre – 28
Laissez-moi prendre mon envol dans cette aube de circonstance !
Laissez-moi baigner ma substance dans les nues d’effluves nacrĂ©s !
Mon cœur et mon âme frivoles sont soutenues par la portance
Et se fondront sans rĂ©sistance parmi ces coloris sacrĂ©s.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les couleurs de la Terre – 27
À l’aube, les fils du ciel cherchent leur âme sœurette
Parmi les filles de la terre et les filles sont si belles !
Alors ils vont à l’essentiel et partent conter fleurette
Aux chères destinataires cachĂ©es dans les fleurs rebelles.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le dromadaire tape-cul
Assis sur mon dromadaire, bien ajusté sur sa bosse,
Je navigue entre deux mondes, parcourant les mausolées.
J’ai quitté l’embarcadère sur ce vaisseau qui cabosse
Aux suspensions si immondes que mon cul est dĂ©solĂ©.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La danseuse nue timide
C’était une danseuse nue qui était un peu timide.
On éteignait les lumières dès qu’elle entrait sur la scène.
On ne voyait de l’ingénue qu’un pâle reflet humide.
De sa danse coutumière, rien n’apparaissait obscène.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Songe daltonien
Dans une aube nébuleuse ou un coucher tourmenté,
Je ne sais à quel moment la journée a commencé ;
La mer semble crapuleuse, les vents désorientés
Avec des grains assommants de rêveries romancées.
Peut-être est-ce le matin qui remonte la journée ?
Peut-être est-ce aussi le soir qui dégringole vers l’aube ?
Moi, j’ai perdu mon latin dans une vie ajournée
Qui ne pouvait plus sursoir au temps qui conduit le globe.
Un soleil couleur rubis sur un ciel d’azur-orange
Fait resplendir la palette d’un peintre déraisonnable
Qui aurait eu la lubie de composer ce mélange
En tirant de l’arbalète sur des toiles insoutenables.
Les vagues incendiées d’oriflammes écarlates
Semblables à des flots de roses sous les pas de la mariée.
Quelque artiste contrebandier faisant trafic d’armes plates
A dû larguer, l’air morose, ses grenades avariées.
Comme un costume audacieux qui s’accommode à ma peau,
Que je sens m’assujettir aux couleurs sensationnelles,
Je sens l’habit fallacieux me transformer en drapeau
Sur lequel ce rêve étire mes folies irrationnelles.Tableau de Fabienne Barbier
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J’ai mis des fleurs à ma fenêtre
Je ne peux pas changer le monde, mais je peux changer ma fenêtre !
J’y ai mis mes plus belles fleurs, celles qui sont gorgées de soleil.
Dans tout ce monde qui vagabonde, l’esprit inquiet sans le connaître,
Par mes meilleures intentions, j’y projette un cĹ“ur de merveille.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.