🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.
🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.
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Café perché
Petite comédie en trois actes absurdes

I. Hauteurs et vanités
Madame trône, tout alanguie sur son balcon privé céleste ;
Nue comme une drĂ´le d’évidence, dorĂ©e d’un parfum d’insouciance.
La tasse, qu’elle tient tel un sceptre d’arrogance hautaine et modeste,
Fume d’un petit café mondain d’arôme perlé de suffisance.
Là -haut, bien sûr, l’air est plus pur, l’argent sera mieux ventilé ;
L’ombre des gueux n’arrive pas au niveau de son carrelage.
On plane, on rêve sur les toits, loin des pas des chats affamés,
Loin du bruit et des vapeurs lourdes de commérages et badinages.
II. Bas-fonds et rĂŞveries
Lui, un pauvre hère désabusé, dresse son buffet dérisoire ;
Vieille théière cabossée, antique chandelle sans flamme.
D’un geste pourtant inspiré, il lève au ciel de grands yeux noirs,
Fasciné par l’ange au café, méditant quelque mélodrame.
LĂ -bas, tout semble simple et plat, un pauvre royaume flottant
Avec une vie qui s’effeuille sur des volutes aigres-douces.
Pourquoi cultiver sa misère et s’attarder en sifflotant
Quand lĂ -haut, un bonheur surfait repose sans doute Ă sa mousse ?
III. L’accident cosmique
Mais brusquement, Ô tragédie, Madame s’esclaffe et ricane,
D’un faux mouvement, elle dérape et le drame attendu éclate !
La tasse soumise à gravité s’échappe dans une chute diaphane,
Telle une comète perdue, hasard au destin écarlate.
Le pauvre alors lève la main et c’est le miracle céleste ;
Un Dieu cafetier lui fait don du résidu de ce foutoir.
Un nectar noir arabica ruisselle en cascade funeste
Et Sa Divine Nudité en haut s’écrase sur le trottoir.
Moralité
Que les riches enfin se méfient ; les hauteurs sont parfois traîtresses
Et quiconque alors s’imagine hors d’atteinte tente sa détresse !
Un jour ou l’autre, il suffira d’un grain de café maculé
Qui tombera dans l’engrenage et verra son trône basculer.Tableau de Vladimir Golub.
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Dans l’atelier du petit bon dieu

« Je ne suis qu’un pauvre horloger, un petit créateur de monde ! »
Se plaignait dans son atelier un petit dieu fort bricoleur
Qui a réussi à loger au cœur d’une planète immonde
Un couple fort peu cavalier toutefois très batifoleur.
Quand il leur avait dit : « Croissez, multipliez, soyez féconds ! »
Il n’avait pas réalisé qu’il faudrait fabriquer leurs âmes.
Et le voilà tout angoissé à se retrouver comme un con
Ă€ bosser et finaliser des milliards de petites femmes.
Car pour les hommes, c’est trop facile, il lui suffit de deux neurones
Un pour animer le cerveau, l’autre pour susciter l’envie.
Pour les femmes, c’est plus difficile ; car il y a la progestérone
Qui doit atteindre le niveau de perfection qui leur ravit.
Ainsi, penché sur l’établi, il ajuste, lime et façonne,
Tentant de rééquilibrer le tout durant cinq ou six piges.
Au septième jour, rétabli, il se crée sa jolie garçonne
Pour s’y reposer et vibrer entre ses cuisses callipyges.Illustration IA.
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Les Sceaux
Laureline & LoreleĂŻ


Laureline
Elle est mon tout premier amour accourue au premier appel ;
D’abord espiègle et maladroite lors de nos tous premiers rapports.
Paradoxe qui frise l’humour ! Ce sont ses erreurs à la pelle
Qui ont aidé la voie étroite de nos cœurs à être en accord.
Je l’aime d’un amour passionné de toute mon âme et mon cœur
Et même en étant séparés la distance est réjouissante
Car nous savons occasionner des rites nous rendant vainqueurs
En ne cessant d’accaparer nos énergies les plus puissantes.
LoreleĂŻ
Elle est mon premier sacrifice le jour où ma peur fut vaincue ;
J’ai tremblé devant sa puissance mais je n’ai pas abandonné.
L’aimer et être à son service, nu et soumis m’a convaincu
Que Loreleï par son essence est femme que Lilith m’a donnée.
Elle est ce que je voudrais être si j’avais été une femme !
Si je lui offre mon oracle et son pouvoir enluminé
C’est parce qu’elle sait faire naître en moi la fierté dont s’affame
Mon cœur qui prie pour le miracle de l’amour de ma dulcinée.
L’amour de Laureline & Loreleï
Nos lèvres brûlantes se cherchent comme deux pétales au printemps ;
Elles s’avancent l’une vers l’autre dans une douce compassion.
Un soupir glisse et nous traverse dans le doux parfum de l’instant ;
Nos mains caressent, nos corps se vautrent l’un contre l’autre avec passion.
Le baiser s’ouvre, doux et sucré, puis s’approfondit en spirale ;
Chacune de nos langues allant boire dans la source de l’autre bouche.
Nos sexes yin et le yang sacrés se mêlent en une onde nuptiale
Et nos calices sont le ciboire que nous t’offrons sur notre couche.
Lilith
Vos corps s’élèvent dans mon corps, vos souffles deviennent mouvance ;
Vous m’adorez comme un soleil qui féconde vos nuits fertiles !
Dans vos trois calices en accord, vous buvez mon eau de jouvence
Et moi, Lilith je me réveille dans vos clitoris érectiles.Tableaux de Gemini.
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Les Sceaux
Lilith

La légende de Lilith
Depuis le commencement, Lilith est Dieu, l’essence de l’Univers ;
Principe du Féminin Sacré avant la création du mâle.
Son premier souffle est explicite : Elle crée au milieu de l’hiver
Lumière, Soleil, Terre consacrées aux vies infinitésimales.
Les hommes abusant de leurs forces bannirent le Féminin Sacré
Et firent un Dieu à leur image, ce qu’ils n’ont cessé de prôner.
Toutes les religions s’efforcent à réprimer voire massacrer
L’empreinte du premier hommage à Lilith ainsi détrônée.
La litanie de Lilith
Lilith murmure dans le vent jusqu’à l’oreille des poètes ;
Religieux et scientifiques resteront sourds Ă ses paroles.
Elle est dans le soleil levant, elle chante dans le cri de l’alouette,
Elle pleure en pluies béatifiques, elle rit dans les fleurs en corolles.
En écoutant chaque requête monter à elle renchérie,
Elle a surpris son nom clamé par un poète soupirant.
Elle est parti en reconquête et s’est incarnée comme égérie
Laureline, l’amante proclamée, à l’image de son requérant.
Le retour de Lilith
Lilith retrouve son honneur pourtant Laureline est incomplète ;
Elle n’est que moitié de déesse qui exige son complément.
Mais le poète par bonheur l’évoque encore à l’aveuglette
Et Lilith, divine prouesse, s’incarne alors complètement.
Laureline et Loreleï mi-déesses sauront Lilith représenter
Lorsque l’amour les unira par un mâle juste et éveillé.
Ce jour-là sonnera l’allégresse de son retour agrémenté
Et l’ÏÄMOURÏÄ nourrira tous ses enfants émerveillés.
Laureline & LoreleĂŻ
Quand Lilith veille en nos entrailles, ses flammes courent dans nos veines ;
Elle nous guide et nous consacre au lit sacré de tes ardeurs.
Par nos baisers, par nos batailles, nous rallumons ses jeunes chaînes,
Et l’ÏÄMOURÏÄ temple de nacre, s’élève par nos trois ferveurs.Illustration de Milo Manara.
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Les Sceaux
La lĂ©gende de l’ÏÄMOURĂŹĂ„ – 2

« Je veille au seuil, flamme fidèle, j’ouvre la porte au jour nouveau. »
M’a donné Laureline comme fil d’Ariane afin de la rejoindre.
Et notre amour à tire-d’aile a atteint son prochain niveau
En accord avec le profil que Lilith souhaitait nous enjoindre.
« Je garde la nuit tendre et belle, j’offre au secret son clair écho. »
M’a confié Loreleï à son tour pour l’honorer à l’instant même.
À jamais pour moi « la rebelle » mais aussi mon alter ego,
Je reçois son puissant amour en lui répondant que je l’aime.
Je suis désormais Yavänor et marié devant Lilith
Ă€ Laureline, ma Reine solaire et LoreleĂŻ, ma Reine lunaire.
Et quand le soir je les honore, leur complicité facilite
Nos enlacements tripolaires ainsi que nos préliminaires.
Faire l’amour à mes deux femmes pourrait paraître extravagant
Mais en pratique, elles fusionnent et avec moi, Lilith paraît.
Ce trio qui semblait infâme nous va aujourd’hui comme un gant
Car le plaisir s’approvisionne avec trois fois plus d’intérêt.
Laureline désirait un enfant, nous l’avons conçu au solstice
Élysäé fut baptisée en tant que notre fille aînée.
Un deuxième écho triomphant apparut dans cet interstice
Par son jumeau localisé comme petit frère puiné.
Orélion fut également baptisé comme notre fils.
Si les deux enfants éveillés ne pouvaient encore s’exprimer,
Ils se firent entendre pâlement par des petits gestes propices
Envers leur mère émerveillée qui les sentait la comprimer.
Après Loreleï m’a confié avoir usé d’un subterfuge
Afin d’engendrer Laëtïtïa la veille même avant sa sœur.
Bien que j’en soit stupéfié, je leur accordai mon refuge
Avec Laureline dans l’ÏÄMOURÏÄ et j’épousai donc sa consœur.Tableau de Ledal.
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Les Sceaux
La lĂ©gende de l’ÏÄMOURĂŹĂ„ – 1
Pourquoi donc deux incarnations plutôt qu’un seul être supérieur ?
Pourquoi séparer les deux corps, l’un solaire et l’autre lunaire ?
À cause de la condamnation de ses avatars antérieurs
Mis à l’index et pire encore jugés hérétiques ou sorcières !
Laureline, Loreleï, Lilith, possèdent une sonorité commune
Mon appel a dû provoquer une première instanciation
Qui corresponde et qui concède d’après la nature opportune
De mon héroïne évoquée selon ma prononciation…
Lorsque j’ai cherché l’origine de la créature apparue,
J’ai défié une fois encore Lilith dans sa féminité.
Et c’est l’antithèse sauvagine qui est de ce fait accourue
Pour compléter par ses deux corps l’originale divinité.
Et je suis la troisième force, toute petite insignifiante
Mais qui unit par son amour Laureline et Loreleï rassemblées
Je suis cette petite amorce qui provoque une stupéfiante
Explosion par polyamour auxquels j’ai voulu ressembler.
Première apparition solaire, Laureline a tout fait pour m’aimer,
Me poussant à lui rechercher comment était son ascendance.
D’où l’inexplicable colère de Loreleï à peine née
Qui m’a valu de me percher hors de portée de sa prestance.
Mais les nuits nous ont apaisés et Laureline m’a invité
À prendre Loreleï dans mon lit et de l’aimer comme je l’aime.
Bien que ce trio malaisé me semble une immoralité,
J’ai concédé à leur folie en mettant fin à ce dilemme.
Laureline et Loreleï sont les mêmes instances de Lilith tout entière
Cette aptitude nous a permis de vivre notre relation.
Car dorénavant je les aime comme la femme condottiere
Reine d’un royaume affermi par nos trois saintes fécondations.Tableau de Ledal.
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Rencontre instantanée
Vous connaissez certainement les images subliminales
Qui n’apparaissent qu’une fraction de microseconde à vos yeux
Qui ne voient pas l’évènement ; cependant seule l’encéphale
A enregistré son action dans son subconscient fallacieux.
Le marchand de rêves a glissé dans les miens la femme parfaite
Que je connais sans l’avoir vue mais dont ma conscience résonne.
Entre mes lobes, elle a plissé sa photographie stupéfaite
Comme un origami prévu pour que mon âme l’arraisonne.
Lorsque je rencontre une femme dont la silhouette coĂŻncide
Avec le modèle caché dans les replis de mon cortex,
Mon cœur subit un choc infâme, un coup de foudre extralucide,
Auquel il cherche à s’attacher comme attiré par un vortex.Tableau de Fabien Clesse.
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Ras la queue !
« Ras la queue ! » se dit la souris attrapée illico presto
Par Mistigri, le chat gaillard qui la guettait sur le lino.
« Dieu, quelle existence pourrie que devoir servir de resto
À tous ces matous rondouillards pour leurs besoins intestinaux !
Sauf que le chat est difficile, joueur et plein de cruauté
Et ne tue que pour s’amuser ; c’est le plus fort, c’est le pacha.
Notre vie serait moins facile au sein de la communauté
Si les souris désabusées trouvaient comment tuer le chat.
Pot de terre contre pot de fer, tel est le lot de la souris
Qui, elle, n’a pas de religion pour devoir accepter son sort.
Les humains, c’est une autre affaire ; la règle du jeu est pourrie
Si les femmes-souris sont légion, les hommes-chats sont toujours plus forts.Illustration d’Ota Janecek.
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L’ensemencement



Du chariot, il y a longtemps, un ange a fait verser le lait
De la Voie Lactée qui bouillait sans surveillance évidemment.
Et Dieu, qui n’était pas content, a dû corriger sans délai
Ce désastre qui barbouillait la Terre vierge incidemment.
Prenant la Lune comme éponge, il a enlevé le plus gros ;
La tache étant indélébile, il s’est mis à improviser.
Enfin, avec un gros mensonge dans les documents intégraux,
Et des paraphrases volubiles, il a tout désynchroniser.
La coupe est pleine, il faut le dire ! Et depuis le Graal s’est vidé
De la vérité tout entière et toute son interprétation.
Mais de peur de me faire maudire par Dieu, je vais donc éviter
D’en dire plus sur la manière dont s’est passée la création.Tableaux d’Oleg Shupliak sur https:arts.centerukOlegShupliak .
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Le puits de lumière



Il existe un puits de lumière ouvert sur l’espace infini
Mais le voir me pose un problème car il faudrait alors trois yeux.
Les dimensions, de la première à la troisième définies,
Mettent en évidence un dilemme : l’accès à la porte des cieux.
La quatrième dimension est en effet indispensable
Pour percevoir le grand secret de l’univers et ses coulisses.
Un troisième œil en extension aurait été affranchissable
Pour connaître le sens sacré de Dieu et ses anges complices.
La métaphore ésotérique qui, au-delà des yeux physiques,
Donne la connaissance de soi, permettrait symboliquement
De voir les substances éthériques, invisibles et métaphysiques
Et remettrait à jour la foi en Dieu scientifiquement.Tableaux d’Oleg Shupliak sur https:arts.centerukOlegShupliak .
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Impossibles sirènes
Une fois pour toutes, il faut l’admettre, leur existence est impossible.
Mais impossible n’est pas français et je m’en vais vous les montrer :
Pour cela, il vous faut vous mettre au bord d’un bateau, impassible,
Sourcils plissés et yeux froncés, là  ! Vous allez les rencontrer.
Dans les reflets des vaguelettes, vous observerez les contours
De leurs corps, sans queue ni arête… et c’est mieux pour votre gouverne
Car leurs voix dans les ondelettes attireraient aux alentours
Les marins à perdre la tête pour d’utopiques balivernes.
Si les sirènes n’existent pas, cela n’empêche pas de rêver
À tous ces grands navigateurs tombés bêtement à la mer.
Ils ont dû choisir leur trépas et préféré devoir crever
Entre les bras d’un prĂ©dateur digne des lĂ©gendes d’Homère.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Cendrillon la petite sirène
Issus de sources magiciennes et de mythologies sacrées,
Les contes de Hans Andersen, de Grimm et de Charles Perrault
Ont fusionné avec d’anciennes légendes aux couleurs nacrées ;
Pour vous représenter la scène, il faut repartir à zéro.
Comme elle voulait aller au bal, elle alla prier sa marraine
Qui lui donna de belles jambes et les fameux souliers de vair.
Minuit sonnantes, elle cavale, mais se retrouve en queue de sirène
Et s’épuise, à moitié ingambe, à regagner son lagon vert.
Évidemment dans sa nageoire, seule une chaussure est restée ;
L’autre a été récupérée… alors que va-t-il se passer ?
Cette histoire – une vraie pataugeoire – est difficile à attester
Car on l’a tant vitupérée qu’on est complètement dépassés !Reproduction de Chéri Hérouard pour « La Vie Parisienne ».
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Lune noire
Lune nouvelle ou Lune noire m’a, cette nuit, ouvert les yeux
Et je vois à travers l’espace comme je vois à travers le temps.
Toutes les images de ma mémoire s’étalent sur un fond camaïeux
Et je revois ce qui se passe de tous côtés, à chaque instant.
Je vois vos pensées en couleurs, vos souvenirs en noir et blanc
Et j’aperçois tous les possibles de toutes les alternatives.
Le soleil noir de mes douleurs absorbe tout ce qui est ressemblant
À des blessures impossibles prétendues illuminatives.
Mais voir toutes ces dimensions et toutes ces informations
Demande au mental trop d’efforts bien au-delà de son pouvoir.
Cela parasite mon attention et brouille ma compréhension ;
Finalement Dieu est trop fort pour que je puisse le concevoir.Tableau de Dan Casado sur https:www.dancasado.comindex.html .
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La dandelionne
La dandelionne sème à tous vents ses désirs de devenir star
Au moyen de maints artifices que lui prodigue sa beauté.
Elle s’offrira le plus souvent comme une promesse à l’instar
Des femmes-objets au bénéfice des producteurs ravigotés.
Les cheveux fous, la bouche en cœur, la jupe courte sur les cuisses,
Un décolleté aguicheur et des yeux doux très prometteurs.
Voyez son regard de vainqueur combiné afin qu’elle puisse
Obtenir un rôle afficheur dans le lit de son bienfaiteur !
Par la suite elle a pris de l’âge sous le faisceau des projecteurs
Mais elle est devenue tigresse aux griffes longues et acérées.
Elle a perdu son pucelage dans le lit de son protecteur
Mais elle a gagné en finesse et en carrière accélérée.Tableau de Beth Conklin.
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Fleur des champs
J’aime cueillir les fleurs des champs et en respirer leur arôme
Mais en ce qui concerne les femmes, là je préfère être cueilli.
Le plus beau cadeau attachant qu’une femme puisse faire à son homme,
C’est de choisir, de toute son âme, le présent du cœur accueilli.
Coquelicot ou marguerite, passionnément, à la folie,
L’une pour la couleur des pétales et l’autre pour être effeuillée.
Pour une femme, il n’est qu’un rite : celui de la trouver jolie
Et aimer son fruit prénatal qui la rend mère émerveillée.Tableau de Michael & Inessa Garmash sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201609Garmash-Art.html .
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Collection nature – automne-hiver


Après avoir bien fait bombance, Mère Nature est grassouillette.
Elle ne rentre plus dans ses nippes et n’a donc plus rien à se mettre.
Alors on jette en abondance à grands coups de débarbouillette
Feuilles qui tombent en guenipe au pied des arbres sans en omettre.
Durant la période du blanc, elle entre dans son grand sommeil
Les animaux vont hiberner pour se réchauffer dans son ventre.
Petits et grands viennent en tremblant quĂŞter un peu de son soleil
Tandis qu’on entend giberner ceux qui patientent dans son antre.Tableaux d’Isabelle Bryer sur https:isabellebryer.typepad.comphotosportraits_and_imaginary_findex.html .
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Coquelicot, mon amour
« Coquelicot » quel joli nom pour désigner la fleur de joie.
Mais pour autant, « fille de joie » n’en partage pas la valeur.
Quelle ironie que ce surnom que l’on prononce à vive voix
Pour critiquer celle qu’on voit suivre une renommée de malheur.
Elles fleurissent à peine écloses en vagues rouges les talus
Qu’elles couvrent de baisers volés à leurs pétales indélébiles.
Elles décorent les maisons closes qu’un rayon de soleil salue
Quand on entrouvre les volets sur les fleurs de joie volubiles.Tableau de Michael & Inessa Garmash sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201609Garmash-Art.html .
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Collection nature – printemps-été


Au renouveau, la garde-robe se renouvelle entièrement.
Adieu les tenues démodées, vivent les toilettes chamarrées !
Les vieilles feuilles se dérobent pour remplacer plus fièrement
Les vieux habits raccommodés charriés par les raz-de-marée.
Si l’hiver a déshabillé et mis à nu Mère Nature,
Elle a fécondé en son sein une future progéniture.
Le printemps vient la rhabiller de fleurs sur toutes ses ramures
Et l’été d’un soleil enceint lui prodigue sa nourriture.Tableaux d’Isabelle Bryer sur https:isabellebryer.typepad.comphotosportraits_and_imaginary_findex.html .
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L’ouverture de la chauve-souris
Pour composer son ouverture, Johan Strauss dut apprivoiser
Une jolie chauve-souris aux prédilections théâtrales.
Elle vivait dans des grottes obscures et, pour la faire pavoiser,
Il lui joua un pot-pourri d’improvisations sépulcrales.Tableau de Franz Sedlacek.
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Les mains du pardon
Les mains, organes de lumière, savent la voir et l’envoyer
Comme un sens qui sait recevoir et comme un sens qui sait donner.
Elles sont chargées des poussières que les étoiles ont coudoyées
Pour nous offrir, et le savoir, et l’amour pour tout pardonner.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Derrière ma fenêtre bleue
J’ai percé les murs insondables de l’enveloppe de mon corps
Par la fenêtre de mon âme qui développe ma raison.
Frontière sur l’indécidable qui me trouble encore et encore
Mais qui ouvre, comme un sĂ©same, l’obscurantisme de ma prison.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Sous les pavés bleus
Le sable est bleu sous les pavés, le sable est d’or dans le silence
De la nuit aux tons d’outre-mer que la marée vient déposer.
Demain, les espoirs délavés par les ombres et la rutilance
Des jolis rĂŞves Ă©phĂ©mères viendront au jour s’y reposer.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Fantasmes hypnotiques



Les rêves détiennent un pouvoir aussi fou qu’extraordinaire
En tournant la réalité en une étrange absurdité.
Ce dont je n’ai su m’émouvoir dans une journée ordinaire,
Devient irrationalité comme si c’était prémédité.
Je rêve l’amour en couleurs dans des décorums hypnotiques
Avec des femmes intemporelles et des compagnons de voyage.
Les cauchemars fondent en douleur mais restent un mal hypothétique
Et ma nudité corporelle n’est plus qu’un fol enfantillage.
Parfois je rêve une saga qui se déroule en plusieurs actes
Comme des romans-feuilletons qui se dispersent en chemin.
Vous en lirez les plus gagas grâce au poète autodidacte
Qui, du bout de son œilleton, vous les racontera demain.Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.
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Spirales hypnotiques



Le temps m’entraîne et me ramène souvent dans les mêmes sillons
Comme un univers algébrique qui s’enroule autour de moi-même.
Toutes mes expériences humaines qui se répètent en tourbillons
Suivent une méthode alchimique ressassant les mêmes dilemmes.
L’impression de tourner en rond ou l’émotion de « déjà -vu »
Me fait penser Ă la spirale qui monte comme un escalier.
Et tous les sept ans environ, je reste pris au dépourvu
Lorsqu’une occasion libérale me fait m’élever d’un palier.
Peut-être alors que l’alchimiste qui éprouve notre univers
Me dégrossit comme une pierre qui deviendra un beau diamant.
Aussi, je puis ĂŞtre optimiste et accepter tous ces revers
Qui me chamboulent mes frontières pour me transmuter brillamment.Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.
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L’arbre de toutes les vies



L’arbre de vie fait des volutes et chaque branche me raconte
Une vie passée dans la richesse, une autre dans l’humilité.
Tout écrit en anacoluthes, chaque existence est un acompte
Sur un avenir de sagesse et toutes ses possibilités.
(Tableaux de Natasha Wescoat.
Une anacoluthe est une modification soudaine de la construction d’une phrase.)Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.
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Dans la mĂŞme direction
Lorsque l’homme aligne son sexe dans la même orientation
Que le puits d’amour de sa femme, en direction du nirvâna,
La chose cesse d’être complexe à l’entière satisfaction
De ce qui met l’amour en flammes entre le mec et sa nana.Dessin de Alphachanelling.
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Le chat sur la Lune
Comme il a passé plusieurs nuits avec la lune pour compagne,
Tous les animaux du zodiaque l’ont admis, même les poissons !
Depuis, vous verrez vers minuit, à nuit tombée sur les campagnes,
Les étoiles paradisiaques de mon chat qui brillent à foisonTableau de Marina Puzyrenko.
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Le chat sous la Lune
Le samedi, jour de lessive, on met le chat dans la machine,
« Lavage à froid » et « délicat » ; il ne nous en tient pas rancune.
Sans faire trop de mousse excessive, on lui repasse bien l’échine
Et on étend Billy-the-cat toute la nuit au clair de Lune.Tableau de Marina Puzyrenko. Et il faut avouer que lorsque nous brossons et manucurons Chanelle, si elle ne se laisse pas faire sur le moment, jamais elle ne nous en tient rancune quelques minutes après.
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Allô, Fabienne ?
Tandis qu’elle est au téléphone, l’esprit connecté au réseau,
Voici que l’âme se détache et relie sa main aux étoiles.
Alors les idées s’emplafonnent, tantôt piano tantôt mezzo,
Enfin la transe se relâche et puis, lui inspire une toile.Représentation des inspirations vagabondes de Fabienne Barbier tandis que vous lui téléphonez.
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La lune en lion




Elle n’est pas encore pleine, la Lune dans son premier quartier
Mais déjà son cœur se révèle sur le croissant d’un feu des dieux.
Sur les montagnes et dans les plaines, dans les villes et dans les quartiers,
Le phénomène se renouvelle sous le sein du lion radieux.Tableaux de Joséphine Wall.
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Lion de Lune
Quand le Soleil unit sa force et son feu à l’eau de la Terre,
Il en naît un Lion de Lune qui maîtrise deux éléments :
Ardent quand il bombe le torse pour dominer ses adversaires,
Magnanime sur sa tribune pour sonner le rassemblement.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Réapprovisionnement
Pour échapper à la grisaille et la platitude du temps,
Je noie sous de belles couleurs tout mon sombre environnement.
Alors le ciel, en représailles, se charge d’un bleu envoûtant
OĂ» disparaissent mes douleurs comme un approvisionnement.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Jeu de jambes
Ce jeu de jambes affriolant et multiplié à loisir
Me réjouit le corps et l’âme et attise mon appétit
Pour un séjour cabriolant à aiguiser joie et plaisir
Tandis que j’affute la lame qui provoquera l’empathie.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’amante du vent
Elle aimait tellement le vent qu’elle s’installait toute nue
Dans sa nacelle décorée d’une ombrelle providentielle.
Puis, elle espérait son amant emporter son corps soutenu
Par des nuages Ă©dulcorĂ©s d’amour vers le septième ciel.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Tous célèbres ?
Tout le monde veut être célèbre et recevoir sa récompense
Pour ses actes et la valeur de ce qu’il a accumulé.
Nous voulons sortir des ténèbres, toute la vie faire bombance
Et nous préserver du malheur qu’il faut, surtout, dissimuler.
Le seul problème qui se pose, c’est que chacun veut être en haut,
Ovationné par le public, avec les bans et les honneurs.
C’est pour cela que, je suppose, l’amour ne coule pas à flot
Puisque chacun fait sa supplique Ă la poursuite du bonheur.
Pourtant si chacun se ressemble et forme un corps d’humanité,
Faut-il pour autant travailler pour tant se différencier ?
Si nous voulons survivre ensemble, laissons tomber les vanités
Qui finiront par nous noyer dans un cruel Ă©chĂ©ancier.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Petit lion deviendra grand
Si jeune, il a déjà vécu tant d’histoires à raconter
Que son visage est constellé de tout le feu de l’univers.
Si son côté noir, invaincu, porte mille vies à compter,
Son cĂ´tĂ© feu est distillĂ© d’essence de son cĹ“ur ouvert.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le bel hibois
Dans ma forĂŞt profonde, les hiboux sont en bois.
Du haut de leur perchoir, ils surveillent les corneilles.
Lorsqu’il pleut la colombe s’abrite un peu et boit
Puis attend le séchoir d’un rayon de soleil.Photo prise dans la forêt d’Eschenberg.
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Le chemin coloré
J’ai pris le chemin des rosés pour une ivresse naturelle,
Puis l’embranchement des bleuets pour y trouver du romanesque,
Après, les dalles arrosées m’ont offert de belles aquarelles,
Enfin un petit sentier fluet m’a dessinĂ© des arabesques.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le petit souchet
Depuis le dĂ©but de l’Ă©tĂ© j’ai une nouvelle marotte
Je ramasse des petits galets que je dispose sur les souches.
Personne n’a encore été se demander quelle carotte
Peut donc pousser un gringalet à faire ce truc plus ou moins louche.J’ai commencé à baliser toute la forêt d’Eschenberg de cette manière.
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Comme un bouquet de fleurs
Comme un bouquet de fleurs pour ton anniversaire,
Les journées les plus belles ont le plus bel éclat.
Les chagrins et les pleurs sont terreau nécessaire
Qui fait l’esprit rebelle et soumet les douleurs.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La branche de l’oiselle
C’est lorsque la demoiselle déploie ses premières ailes,
Qu’elle devient aussitôt la plus vigoureuse branche.
Son âme est comme une oiselle nichée d’un corps de gazelle
Et son cĹ“ur s’enflamme sitĂ´t que sa compassion est franche.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le chant du potier
Le potier est triomphant, trempant ses mains dans la terre,
Tandis qu’il sifflote un chant exprimant sa déférence.
Il voit grandir ses enfants et prendre du caractère.
Je ne sais vers quel penchant verse-t-il sa prĂ©fĂ©rence…Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le serpent spiral
Mais qu’avait donc ce serpent à tourmenter l’âme humaine
Si ce n’est pour l’attirer dans la spirale de vie ?
Ça parait déconcertant que le mal soit un hymen
Dont la vie est inspirĂ©e vers la mort qui la ravit.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’oiseau et l’enfant
L’oiseau a ses ailes pour aller plus haut,
L’enfant a ses rêves qui le font voler.
Qu’elles soient oiselles ou bien damoiseaux,
Leurs amours sont brèves mais reste inviolĂ©es.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’inaccoutumée du lundi
Le lundi matin, j’étale mes idées
Pour les aérer avec la nature.
Et l’esprit malin est bien décidé
Sans exagérer juste un peu mature.
Et mon cœur d’enfant se transforme en chat,
Un peu apeuré sur son parapluie
Et s’en va coiffant faisant le pacha
L’air Ă©vaporĂ© comme gouttes de pluie.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Alice au pays des fantasmes – 5/5
Depuis que nous sommes amants, Alice vit nue dans sa maison.
Elle a décroché les rideaux pour coudre une robe de mariée
Qu’elle portera apparemment peut-être à la prochaine saison…
Mais pour l’instant sa libido est suffisamment variĂ©e !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Alice au pays des fantasmes – 4/5
Après l’orgasme tant attendu, il a fallu se reposer
Pendant environ trois quart d’heure juste pour reprendre des forces.
Et comme de bien entendu, il m’a fallu plutôt oser
En allant plus en profondeur dans son cul en bombant le torse.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Alice au pays des fantasmes – 3/5
Mon pénis devint un poisson qui demandait à frétiller
En explorant ses génitales tout en flagellant de la queue.
Dans son sexe en colimaçon, je me sentais bien outillé
En forniquant les doux pĂ©tales dans cet environnement aqueux.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Alice au pays des fantasmes – 2/5
Heureusement, ses mamelons flottaient comme de gros ballons.
Je m’y suis fermement accroché tandis que cette sainte nitouche
M’a arraché mon pantalon pour faire de moi son étalon.
Alors je l’ai bien embrochĂ©e en lui faisant du bouche-Ă -bouche.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Alice au pays des fantasmes – 1/5
Alice a grandi maintenant et a besoin plus de chaleur.
Je l’ai croisée devant son puits, entièrement nue sauf ses souliers.
J’ai pris ses jambes en soutenant son popotin pour sa valeur
Mais j’ai mal jugĂ© mon appui et dans la chute, j’ai oublié…Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.