Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • Déjeuner un peu typé

    Déjeuner un peu typé

    Pour lui, cerise sur le gâteau, il a droit à sa goutte de lait
    Tétée directement au sein de sa femme qui n’est pas si vache.
    Pour elle qui le mène en bateau, un petit-déjeuner complet
    Avec son mari comme coussin et ses appétits de bravache.

    Pour le chat, on ne sait pas trop ; c’est un matou bien difficile.
    Il faut lui changer tous les jours la sapidité des croquettes ;
    Sinon il part au petit trot se venger dans le domicile
    Et griffer, gratter le séjour, puis uriner sur la moquette.

    Elle voulait déjeuner en paix mais c’est soumis à condition
    Selon si le chat est d’humeur et le mari entreprenant.
    Et le bonheur s’interrompait chaque fois que son ambition
    Se heurtait selon la primeur de l’un ou l’autre intervenant.

    Tableau de Hanna Silivonchyk.

    
    
    
  • Quand tombe le soir

    Quand tombe le soir

    Pas plus de bruit ne fait le soir quand tombe son rideau de nuit
    Qu’un flocon de neige qui blesse la terre soumise à l’hiver.
    Lorsque les teintes vont surseoir entre chien et loup qui ne nuit
    À personne hormis les diablesses qui viennent du fond de l’univers.

    Et précisément, parlons-en de ces magiciennes nocturnes
    Qui déambulent dans les rues, entièrement nues au corps d’albâtre !
    Étrangement, c’est en bronzant sous la lumière taciturne
    De la Lune qui est très férue de leurs jolies lèvres verdâtres.

    Je l’ai compris très récemment car les couleurs se dénaturent
    Dès l’arrivée du crépuscule qui dénature leurs nuances.
    Moi aussi, j’irai décemment tout nu parcourir la nature
    Entouré par des groupuscules de sibylles de toutes influences.

    Tableau de Paul Delvaux.

    
    
    
  • L’ineffable beauté

    Ineffable et insoutenable, la beauté ne se reproduit
    Ni sur l’image d’un tableau ni sur une photographie.
    Seul le miroir serait capable d’en renvoyer un sous-produit
    Inversé derrière un hublot d’impossible iconographie.

    Ni raison ni définition, le beau n’a pas d’explication ;
    On l’adore tout simplement aussitôt le premier regard.
    Pis ! Avec ou sans finition, avec ou sans complication,
    Le beau se suffit amplement à lui-même à tous les égards.

    Les belles femmes s’interrogent devant l’image réfléchissante :
    « Aurai-je bien la préférence, m’en sortirai-je avec panache ? »
    En effet personne ne déroge à la loi cruelle et cassante
    Qui vous juge sur l’apparence sans connaître ce qu’elle cache.

    Tableau de James Jean sur https://theresaryan.wordpress.com/2010/03/30/in-the-jeans-an-interview-with-james-jean .

    
    
    
  • L’idée d’avoir un chien m’a traversé…

    J’ai eu l’idée d’avoir un chien ; cela m’a traversé l’esprit
    Mais je vis en appartement et je ne veux pas son mépris.

    J’ai eu l’idée d’avoir un chien ; cela m’a traversé le cœur
    Mais le sortir trois fois par jour… je le ferais à contrecœur.

    J’ai eu l’idée d’avoir un chien ; cela m’a traversé le corps
    Mais Monsieur mon propriétaire ne me donne pas son accord.

    J’ai eu l’idée d’avoir un chien ; cela a traversé mon âme
    Mais comme je suis un peu jaloux, j’ai peur qu’il préfère ma femme.

    Puis j’ai pensé avoir un chat ; cela plaisait à ma compagne
    Mais il était neurasthénique et je l’ai mis à la campagne.

    Aujourd’hui j’nourris les oiseaux ; je leur ai mis une mangeoire,
    Une piscine et un jet d’eau pour s’en servir de pataugeoire.

    Illustration de James Jean sur http://www.jamesjean.com/2021/p1upq8qe17leffgwfuscwz6o8c1qqm .

    
    
    
  • Les as en folie

    L’As de Trèfle, il faut le savoir, est l’hôte qui sait recevoir
    La suite du Deux jusqu’au Dix et les figures qui se gaudissent
    Dans son palais encourageant ses propres blanchiments d’argent ;
    L’As de trèfle, il faut l’avouer, est une canaille enjouée.

    L’As de Cœur se montre vainqueur en épousant le Deux de Cœur ;
    Ensemble ils procréeront le Trois jusqu’au Dix, Valet, Dame et Roi.
    Deux As de Cœur, cela arrive mais la famille à la dérive
    Provoquera des cas sociaux soumis à des juges impartiaux.

    L’As de Carreau, planque ses sous, de façon sens dessus dessous ;
    Du Deux au Dix, en fin de mois, toute la famille est en émoi
    Mais il s’en va crier famine auprès des Figures qui ruminent
    Et l’expédient à la bataille se faire tuer vaille que vaille.

    L’As de Pique monte la garde, armé d’une grande hallebarde
    Pour défendre un château de cartes comme décrit sur la pancarte
    Qui montre un bien immobilier où tous seront domiciliés,
    Du Deux au Dix, au rez-de-chaussée et les Figures sont exhaussées.

    Jeu de cartes érotique « Le Florentin » de Paul-Émile Bécat, 1955.

    
    
    
  • Les valets en folie

    Le Valet de Trèfle – dit Lancelot – ne s’laiss’pas aller à vau-l’eau ;
    Il aime la Reine Guenièvre avec tant d’amour, tant de fièvre,
    Qu’il en fait un défi au Roi : pourquoi pas un ménage à trois ?
    Mais en amour comme à la guerre, des alliés, on n’en a guère…

    Lahire, le Valet de cœur, compagnon d’armes souvent vainqueur,
    A aimé Jeanne la pucelle qui lui disait : « Tu m’ensorcelles ! »
    D’un caractère colérique mais d’une bravoure homérique,
    Il a su donner à sa dame une histoire d’amour haut de gamme.

    Hector, le Valet de carreau, n’est pas avocat au barreau,
    N’a pas fait la guerre de Troie mais a quand même servi deux Rois ;
    De Charles VII à Louis XI, il eut la médaille de bronze
    Du grand Ordre de Saint-Michel dont il avait gravi l’échelle.

    Hogier enfin, Valet de Pique, fut l’un des compagnons épiques
    Et fidèles de Charlemagne au cours de nombreuses campagnes.
    En l’an huit cent, le Petit Prince, présent lors du sacre de Reims,
    Accrocha sa rose fragile à ce colosse aux pieds d’argile.

    Jeu de cartes érotique « Le Florentin » de Paul-Émile Bécat, 1955

    
    
    
  • L’adieu à la sirène

    L’adieu à la sirène

    Adam et Ève ou les sirènes ? Dieu s’est beaucoup interrogé ;
    L’homme et la femme, c’est plus sérieux mais les chimères, c’est le rêve !
    Mais il a vite repris les rênes en réfléchissant au projet
    De son désir impérieux. Tant pis si la sirène en crève !

    Heureusement que Lucifer lui récupéra le programme
    Qu’il essaima au fond des mers comme un virus dans les abysses.
    Tandis que tous les mammifères se centuplaient au kilogramme,
    Les amourettes outremer portaient leur fruits avec malice.

    Les vieux loup-de-mer, du meilleur cru, gobent les marins bien dodus
    Qui cherchent trésors et merveilles et viennent troubler leur boisson
    Mais Adam n’y a jamais cru quant à Ève, elle a répondu
    Que ce n’est pas demain la veille qu’elle port’ra un’ queue de poisson.

    Tableau d’Anthony Ackrill sur https:americangallery.wordpress.comcategoryackrill-anthony .

    
    
    
  • 1 œil du vendredi saint + 7 avril = 13

    Comme le verre à moitié plein, certains n’y voient que du bonheur ;
    Comme le verre à moitié vide, d’autres n’y voient que du malheur.
    J’ai pitié d’eux et je les plains lorsque le mois nous fait l’honneur
    D’un vendredi âpre et avide d’un treize qui se veut harceleur.

    Lorsque tombe un vendredi treize, chacun voit midi à sa porte ;
    L’occasion de tenter sa chance ou interroger son pendule.
    L’amour avec ses yeux de braise prend ce que le temps lui apporte
    Et le samedi, par vengeance, s’amuse aux dépends des crédules.

    Photos de Flóra Borsi sur https:www.2tout2rien.frdes-auto-portraits-avec-des-yeux-danimaux-par-flora-borsi .

    
    
    
  • La Mère Nature et la Maire des villes

    La Mère Nature et la Maire des villes

    Couverte de bois et forêts, Mère Nature vit d’abondance ;
    Ses enfants tètent ses racines et boivent l’eau de ses rivières.
    Pourtant elle se sent déflorée peu à peu en correspondance
    Avec pluies chargées de toxines et intempéries meurtrières.

    La Maire des Villes, évidemment, a commencé à se nourrir
    Puis, est devenue exigeante au nom de sa poussée vitale.
    Alors elle tue lentement sa génitrice qui va mourir
    Mais la vie est intransigeante même si sa croissance est létale.

    Tableau de Wojtek Siudmak.

    
    
    
  • La Reine de la nuit s’ennuie

    La Reine de la nuit s’ennuie sans cesse à compter les étoiles ;
    Même la Lune d’humeur changeante ne sait comment la satisfaire.
    Tant la mélancolie lui nuit qu’elle songe à prendre le voile
    Et entrer chez l’intransigeante communauté des Hautes Sphères.

    Après une longue abstinence d’une éternité de printemps,
    Elle surgit créant l’espace et tout un univers radieux.
    Aucun doute sur la pertinence qui règne depuis la nuit des temps :
    Demandez aux anges qui passent, Dieu est la reine, la Reine est Dieu.

    Les tableaux de Wojtek Siudmak ayant été censurés par Facebook voici ceux de Loetitia Pillault.

    
    
    
  • Quand tout va mal

    Quand tout va mal sur la planète des hommes, cul par-dessus tête ;
    Quand les fléaux, les hécatombes, sèment la mort, creusent les tombes ;
    Quand toute l’humanité gronde, les pauvres animent la fronde ;
    Quand les gouvernements confinent et pire encore nous vaccinent ;

    Comme je reste solidaire, je me repens en solitaire ;
    De tout mon être, je me demande qui détient vraiment les commandes ;
    Je me mets la tête à l’envers, je m’interroge en quelques vers
    Sur ma responsabilité envers cette débilité.

    Tableaux de Leonora Carrington.

    
    
    
  • Sablier d’amour

    Le temps, c’est de l’argent ; le temps, c’est de l’amour.
    Peu importe le corps pourvu qu’on ait l’ivresse.
    Le temps c’est du bonheur qui s’écoule chaque jour
    Et colore la vie d’une touche d’allégresse.

    Le temps est un pervers qui ne manque pas d’humour
    Qui vieillit le physique mais bonifie le cœur.
    Le temps va à l’envers quand, coloré d’amour,
    Il repousse la mort de son rire moqueur.

    Il ravive l’espoir qui nous rendra vainqueur.
    Il transcende la vie en repoussant la peur.

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

    
    
    
  • Transports confinés

    Transports confinés

    Tandis que de gros bâtiments, bien cloisonnés, bien empilés,
    Transportent autour de la Terre, les containers entrechoqués,
    Profitons du confinement qui nous permet de compiler
    Tout l’éventail et l’inventaire de ce que nous avons stocké.

    Les photographies aériennes de JP et Mike Andrews.

    
    
    
  • Le regard opprimé

    Le regard opprimé

    Je n’ai de nouvelles du monde que par les yeux des opprimés
    Que masquent le regard partial de ceux qui se croient supérieurs.
    Désormais mon cœur vagabonde là où désire s’exprimer
    La sincérité impartiale envers les êtres dits inférieurs.

    Tableau de Christian Schloe.

    
    
    
  • Le monde autrement

    Le monde autrement

    Lorsqu’elle porte la fleur aux dents, ses baisers ont plus de mordant ;
    Avec la fleur dans les cheveux, elle me dit « c’est toi que je veux ! » ;
    Quand elle met la fleur à l’oreille, ses pensées ne font plus pareilles ;
    Par une fleur devant ses yeux, son regard se fait sourcilleux.

    Tableau de Claudia Tremblay.

    
    
    
  • La fin des fées ?

    Personne ne croit plus aux fées depuis que l’argent promet tout,
    Depuis que l’or fait des miracles et charme l’homme de valeurs.
    La magie ne fait plus d’effet, l’économie règne partout
    Et la télé devient l’oracle qui ne parle que de malheurs.

    Les fées paraissent obsolètes en face à la technologie ;
    Leurs voix et leurs jolies formules ne passent pas au téléphone
    Qui mène les gens à la baguette et laisse les fées au logis.
    La seule chose qui nous stimule, c’est la 5G et les iPhones.

    Le temps des miracles est passé et les fées ont perdu la côte.
    Les religions trompent le monde, les fanatiques jouent aux martyrs.
    Les traditions sont dépassées, la mode nous emberlificote,
    La mort fait une peur immonde et je ne peux qu’en compatir.

    Tableaux de Molly Harrison.

    
    
    
  • Nous le savons (de Marseille)

    Nous le savons (de Marseille)

    C’est au moment de la naissance qu’il nous faut sortir de la bulle
    Et quitter l’abri confortable pour un monde sans cesse en danger.
    Curieusement, les connaissances feront de nous des somnambules
    Qui vivront une incontestable existence où rien n’a changé.

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  • Comme une boussole sans aiguille

    Comme une boussole sans aiguille

    Le nord est sûrement quelque part mais ma boussole n’a pas d’aiguille ;
    Je crois que s’il en est ainsi c’est que je n’ai pas à l’assumer.
    Ce n’est certainement pas par hasard que Dieu m’a fait cette peccadille ;
    Mes sens sont peut-être amincis mais mon cœur est libre à aimer.

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  • L’involution

    L’involution

    Selon la théorie darwinienne, quand j’étais monocellulaire,
    Peut-être qu’ainsi je flottais entre les vents et les marées.
    Aujourd’hui, à l’ère einsteinienne, je vis à l’heure nucléaire,
    Si hier encore je sifflotais, j’n’ai plus envie de me marrer.

    https:fr.wikipedia.orgwikiPorpita_porpita

    La porpite – porpita porpita – flotte à la surface des océans ; on l’appelle aussi le « bouton bleu ».

    
    
    
  • Le pont à sens unique

    Le pont à sens unique

    Dire qu’en franchissant ce pont, il n’est plus question de retour
    Et qu’il faut aller de l’avant pour devenir un être humain.
    Trouver celui qui correspond, paré de ses plus beaux atours,
    Pour vivre ensemble dorénavant et construire un nouveau chemin.

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  • Le paon, la paonne et le petit paonneau

    Le paon, la paonne et le petit paonneau

    La femme prend le cou du paon,
    L’homme fait le coup de la panne.
    Quel est donc le plus sacripant
    Est-ce le paon ? Est-ce là paonne ?

    Qui tombera dans le panneau
    Se passera au doigt l’anneau
    Et puis sous le feu des fanaux
    Y engendrera un paonneau.

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  • Dérive rose sur la Rivierose

    Dérive rose sur la Rivierose

    Tant que la nature dispose ses paysages enchanteurs
    Ornés de feuilles et de cœurs roses inspirant les oiseaux chanteurs,
    Je consacrerai une pause et mon âme en apesanteur
    Au-dessus des soucis moroses dérivera avec lenteur.

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  • La quiétude des fluides – 1

    La quiétude des fluides - 1

    Tourbillons et vaguelettes dansent un tango fluide
    Dont les vents sont partenaires et le soleil orchestral.
    Avec robes et voilettes, les sirènes vont ensuite
    Chanter au son du tonnerre une aubade théâtrale.

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  • Coup de vent

    Coup de vent

    C’est un vent à défriser, à décoiffer les moutons
    Qui se saoulent de la brise à s’éclater les poumons.
    Quand ils auront dégrisé, ces charmants petits gloutons
    Se remettront de leur surprise, passé le vent du démon.

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  • Couleurs divines

    Couleurs divines

    Pas besoin de cathédrale pour le temple de la Terre,
    Pas besoin de religion pour expliquer la lumière
    De ces couleurs palpébrales qui révèlent leurs mystères
    En divine contagion vers mon âme tout entière.

    Palpébral : relatif aux paupières.

    
    
    
  • Taches de rousseur

    Taches de rousseur

    Tant l’odeur est forte, subtile et sucrée,
    Que l’arôme explose, taches de rousseur.
    Cet éclat apporte, sur les joues nacrées,
    La douce symbiose entre femme et fleur.

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  • Histoires de culs

    Dans une ruelle en cul-de-sac, un pauvre homme était acculé ;
    Il buvait son whisky cul-sec en levant bien haut le culot.
    Ce cul-terreux en havresac, le cul-entre-deux-chaises, allait,
    Ni peigne-cul ni pète-sec, le feu-au-cul à son boulot.

    Il était devenu cul-et-chemise avec une bande de lèche-culs
    Qui avaient l’cul-par-dessus tête et exprimaient leur ras-le-cul.
    Un cul-de-jatte par l’entremise d’un qui pétait-plus-haut-que-son-cul,
    Fit basculer les fortes têtes, les tire-au-flanc, les tire-au-cul.

    « Sortez des culs de basses-fosses et arrêtez de vous casser-le-cul !
    Avoir le cul-bordé-de-nouilles finit toujours en bousculades !
    Frères faux-culs et culs-bénis, arrêtons là nos tape-culs,
    Se casser-le-cul pour des quenouilles nous met le cul-en-marmelade ! »

    Moralité : c’est à s’en taper le cul-par-terre.

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  • Le pont des éléphants

    Le pont des éléphants

    Savez-vous comment calculer le nombre total d’éléphants
    Qu’on peut faire funambuler sur un viaduc soigneusement,
    Sans que le pont ne soit acculé à s’écrouler furieusement ?

    Il suffit de les faire circuler un par un d’un pas triomphant.
    Dès que le pont est démantibulé, on compte le dernier éléphant,
    On reconstruit le pont régulé, mais limité, évidemment !

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  • Les montagnes mauves

    Les montagnes mauves

    J’aime les montagnes en mauve
    Sous le soleil de mercure
    Qui caresse les monts chauves
    Et les couche en clair-obscur.

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