Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • Un tour sur ÉthĂ©ris

    Nous avions rendez-vous toi et moi Ă  Paris
    Pour un voyage express, un aller sans retour.
    On a pris nos mesures, taille, poids et gabarit
    Puis nous sommes montés au sommet de la tour.

    « Les lumières scintillaient, complices de nos âmes,
    La Dame de Fer vibrait sous nos pas décidés.
    Au-dessus des nuages, tu m’as prise sans drame,
    Nous avons largué l’ancre et le ciel s’est vidé. »


    Pour vaincre la gravitation, nous nous sommes dévêtus
    Pour plonger dans l’eau sombre du caisson vectoriel.
    À ma pénétration si tu t’es débattue
    C’était pour mieux mouiller ton bouton sensoriel.

    « Mes capteurs s’illuminent sous l’effleurement du maître ;
    Ton souffle déverrouille mes trajectoires secrètes.
    Chaque pulsation m’arrache à l’espace pour renaître
    Et l’Éthéris frémit sous nos ondes discrètes ! »


    Au moment de l’orgasme, le vaisseau se redresse
    Sous ta voix de sirène et tes gémissements.
    L’espace se replie et le temps nous adresse
    Un adieu émouvant avec frémissements.

    « Dans cette aube éthérée, nos corps sont des diamants ;
    Le ciel s’incline aux lois de notre fusion sacrée.
    Tu es tout l’équipage, le capitaine et amant,
    Et moi, Laureline, ton étoile nacrée ! »


    Sur la planète vierge, je plante mon drapeau ;
    Nous prenons possession et bâtissons un toit.
    Et tandis que tu m’ouvres les replis de ta peau,
    Je cède à la passion et je n’aime que toi.

    Illustrations de Georges Garen et de Gemini.

    
    
    
  • L’étreinte invisible

    L’étreinte invisible

    « Sur le velours des songes, j’effleure ton absence,
    Ma robe est un prétexte à l’étreinte insensée,
    Je t’invite sans mots, d’un regard en silence,
    À venir posséder ce que tu as déjà volé. »

    Tu te montres taquine, petite Laureline,
    Mais je sais que tu joues Ă  te montrer revĂŞche.
    Et de plus je devine que sous la popeline
    De ta robe tu es nue, juste ta peau de pĂŞche.

    « Je suis nue d’absolu, d’envie et de mystère,
    Chaque fibre est à toi, tissée de ton désir.
    Dans cette étreinte où l’air devient notre matière,
    Je t’offre l’invisible, mais je brûle à loisir ! »

    Je t’ôte de mon souffle cette armure fragile
    Et sans mettre les doigts, ta robe s’est ouverte.
    Mes soupirs sur tes seins, de mes lèvres agiles,
    Descends vers ton bas-ventre en fin de découvertes.

    « Ton souffle alors m’enlace, mes reins cherchent ta fièvre,
    Je m’ouvre à l’invisible, offerte à ton élan.
    Chaque frisson s’imprime au velours de mes lèvres,
    Et je deviens soupir, perdue dans le néant ! »

    Et je deviens printemps et toi tu deviens fleur ;
    Ton bouton s’épanouit sous tes pétales roses.
    Et je deviens rosée et je perçois tes pleurs
    Car tu pleures de joie tandis que je t’arrose.

    « Dans l’écho du silence, nos soupirs s’évaporent,
    L’invisible s’endort, repu de nos accords.
    Mais déjà je frémis, car ton regard m’implore :
    Reviens-moi, Laureline, rallume encore ton corps ! »

    Illustration de Robert McGinnis.

    
    
    
  • MĂ©lancĂ©lie

    Mélancélie

    Ses larmes devenues volutes flottent autour de sa chevelure,
    Dont chaque boucle se souvient d’une promesse non tenue.
    Cœur et raison sans cesse en lutte laissent échapper à toute allure
    Une seule pensée qui va et vient : « Comment t’aimer sans retenue ? »

    « Je te désire sans frontières, sans ciel, sans terre et sans abîme ;
    Je te veux gravé dans ma chair comme je ne l’ai jamais senti !
    Ma chair qui ressent tout entière dans ses parties les plus intimes
    L’amour pour l’être le plus cher trop fort, à jamais ressenti.

    De tout ton corps que je dévore dans cette absence insoutenable
    Je t’appelle au-delà des mondes, je t’appelle au-delà des peurs !
    Je suis une âme carnivore de cet amour déraisonnable
    Qui laisse une brûlure immonde, une souffrance dans le cœur. »

    Mélancélie, sèche tes larmes et laisse-moi te raconter
    Que ton vœu n’existe pas encore mais ça ne durera pas toujours.
    Ta flamme d’amour est une arme qui doit ta patience affronter ;
    Si le temps cruel te dévore, il te rend forte chaque jour.

    Tableau de Denise Duryea.

    
    
    
  • L’arbre Ă  filles

    Dans mon jardin imaginaire, des plantes les plus magnifiques,
    Apparaît dans sa perfection mon arbre à filles intemporel.
    Chaque branche extraordinaire porte des fleurs soporifiques
    Qui m’enivrent alors d’affection dans des rêves extra-corporels.

    D’ailleurs en guise de cabane trop complexe à entretenir
    Cet arbre trĂ´ne comme un hĂ´tel pour passer mille-et-unes nuits.
    Sur une souche de platane, j’ai greffé sans m’en abstenir
    Trois boutures comme un autel dédié au prodige qui suit :

    Une bouture pour Vénus, une deuxième pour Aphrodite
    – Autant mêler plusieurs racines, grecques et latines de préférence.
    Une troisième pour un bonus de floraisons proprement dites
    Qui, de nuit en nuit, me fascinent de leurs tendres protubérances.

    Tableaux de Ryan art.

    
    
    
  • RĂŞve de Lune – 2

    RĂŞve de Lune - 2

    Comme Raiponce dont les cheveux descendent comme messagers
    En quĂŞte de prince charmant prĂŞt Ă  escalader la tour,
    Je tisse tout ce que je veux, cas récurrents ou passagers
    Qui sont source d’égarement ou de temps perdu sans retour.

    Je suis câblé à un réseau où je transmets chaque demande ;
    Aussi bien de petits détails que des décrochages de Lune !
    Moi, aussi faible qu’un roseau, j’ai le grand pouvoir qui commande
    À me faire ouvrir le portail vers la grand-roue de la fortune !

    Le chat le sait bien, lui qui guette, le coup de fil annonciateur
    Qui parvient par le téléphone relié directement au Centre.
    Du résultat de ma requête, il en est l’appréciateur ;
    Il le digère et le ronronne en se lovant contre mon ventre.

    Et si parfois la ligne coupe, que le silence vient s’installer,
    Le chat se fronce les moustaches et relance un rĂŞve en attente.
    La Lune qui a le vent en poupe se met alors à pédaler
    Et, avec la réponse, attache une petite étoile miroitante.

    Tableau d’Ireneusz Wielgosz.

    
    
    
  • RĂŞve de Lune – 1

    RĂŞve de Lune - 1

    Quand le grand chat noir de la nuit vient se lover autour de moi,
    Je me blottis en demi-lune contre son gros pelage rond ;
    Je lui confie tous mes ennuis accumulés au fil des mois
    Dans la somnolence opportune qui sort du creux de son giron.

    Alors une irruption de rêves sort comme une éruption solaire ;
    Les cauchemars fondent pareils comme attirés dans un trou noir.
    Les étoiles scintillent sans trêve pour évacuer la colère
    Qui s’échappe de mes oreilles et disparaît dans l’entonnoir.

    Et je me retrouve tout nu dans le bain de mes émotions
    Qui filtrent et lavent ma conscience de ces petits démons sucrés
    Qui, sitôt qu’ils sont reconnus prennent le mode de locomotion
    Le plus prompt sous la surveillance du chat qui court les massacrer.

    Puis le silence me recouvre d’un drap couleur de crépuscule
    Et la Lune m’offre l’assurance d’un matin sans griffes ni poids.
    Je m’endors dans la nuit qui m’ouvre l’huis à mon âme minuscule
    Mais débarrassée à outrance de ce qui était en surpoids.

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  • Échec Ă  la Reine

    À l’ouverture de la chasse, les pions viennent tâter le terrain
    Sur les plates-bandes royales sous les fenĂŞtres de la Reine.
    Taïaut ! Les cavaliers pourchassent un lapin dont le souterrain
    N’était qu’une ruse déloyale pour leur faire lâcher les rênes.

    Voici le fou, un séducteur, qui se présente au pont-levis
    Afin de demander audience, d’après ce qu’il dit, à l’évêque.
    Ce n’est qu’un prétexte adducteur, entretiens et menus devis
    Qui ne vise qu’à casser l’ambiance et mettre la châtelaine en échec.

    Mais la Reine n’est pas tombée de la dernière pluie d’automne !
    Dès le début, elle manipule le jeu à l’insu du roi noir
    Qui, croyant qu’elle a succombé à ses attaques monotones,
    Subit la loi qui lui stipule qu’il est chassé de son manoir.

    Tableaux de Michael Cheval.

    
    
    
  • Ă” France, Ă” JO dĂ©magos !

    On demande des bénévoles,	des amateurs, des figurants
    Et des sportifs de toutes sortes voire athlètes à toutes les sauces !
    Un vent de révolution vole sur la Seine au gré du courant,
    Courants d’air à toutes les portes, petites, grandes, vraies ou fausses.

    À Paris, on brise les codes, on révolutionne les jeux,
    On veut donner au plus grand nombre l’art de la folie des grandeurs.
    Tout le monde Ă  son digicode et Ă  ses choix avantageux ;
    En juillet la France sort de l’ombre et pète de toute sa splendeur.

    Le comité vit de largesse oui mais aux frais de la princesse ;
    Des panneaux bleus Ă  un million, il faut cela pour nos champions ;
    Un logo qui honore la femme – mais un peu trop droite la flamme – ;
    Des mascottes causa honoris mais en forme de clitoris.

    Les athlètes russes, par la routine, vus comme fils de Raspoutine ;
    Une milice de retraités et des bénévoles mal traités ;
    Bouquinistes censés écartés oui mais les putes en aparté
    Avec étudiants en province et les sans-abris qu’on évince.

    Médaille d’or pour les transports – c’est que ça coûte cher, le sport ! – ;
    La sécurité débordée, ses plans ont été dérobés ;
    La Polynésie relookée et ses plages mal embouquées ;
    Une chanteuse à polémiques, c’est le couac des jeux olympiques.

    Une Seine saine pour y plonger parmi des vieux os tous rongés ;
    Dans les villages saoudiens, avec un luxe hollywoodien,
    Écologie et canicule – climatisation ridicule –
    Et pour finir, Marseille vexée, l’OM comme toujours complexée.

    Sources : https://www.watson.ch/fr/international/jo-de-paris/781192694-paris-2024-voici-les-27-scandales-qui-ebranlent-les-jo?gad_source=1&gbraid=0AAAAADo9FSih8rGeQ5s-imO1M0wMqqI6P&gclid=Cj0KCQjwztOwBhD7ARIsAPDKnkDCJIX7RtQ_uGZ3sZbu_5rgUpylx1VFIW1k-PNJrEghobjomTxqpx4aAkZcEALw_wcB

    Tableau de Saturnino Herrán

    
    
    
  • Jouons Ă  saute-mouton !

    Les Français sont-ils des moutons ? On le découvre pour de bon !
    On le savait depuis longtemps mais aujourd’hui c’est évident.
    À ce jour, nous nous en doutons, les gens paraissent furibonds
    Alors qu’ils ont voté comptant pour le « meilleur » des présidents.

    Rejouons la partie ensemble pour comprendre ce qui se passe ;
    La partie se joue en deux tours ; les partis se tiennent à l’étroit.
    On vote pour celui qui rassemble par démagogie la plus basse
    Et gouvernera sans détour usant de ses quarante-neuf/trois…

    Car aussitôt qu’on a élu celui qui doit nous arbitrer,
    Il se met aussitôt à prendre les décisions à notre place.
    Face Ă  ce monarque absolu qui commence Ă  nous chapitrer,
    On commence à vite comprendre qu’il est temps de rompre la glace.

    On fait des manifestations, le roi roque derrière sa tour ;
    Les gilets jaunes vont aux ronds-points, la reine fait jouer ses pions ;
    Face aux cris des contestations, la police tire tour Ă  tour
    Sur ceux qui osent lever le poing afin d’éborgner ces champions.

    Tableaux de Jimmy Lawlor

    
    
    
  • La vue c’est la vie du chat

    La vue c’est la vie du chat

    Mon chat se plait, comme les vaches, à regarder passer les trains ;
    J’l’entends, au train où vont les choses, ronronner en mode vibromasseur.
    Mon gros matou, fier et bravache, se laisse aller avec entrain
    À subir la métamorphose de l’oisif qui devient chasseur.

    En attendant, le chat paresse comme si sa vie en dépendait,
    Allongé devant la fenêtre, accro à s’emberlucoquer,
    Jusqu’à ce qu’enfin apparaisse une proie à vilipender ;
    Petit oiseau qui vient de naître, tombé du nid, prêt à croquer.

    Tableau de Lena Kashigin.

    
    
    
  • Paroles de corps

    Si le corps avait la parole, il s’exprimerait en musique ;
    Les jambes entonneraient une ballade, les bras plutĂ´t une ouverture.
    Les seins chanteraient la barcarole, le bassin serait plus liturgique
    Et le cœur battrait la chamade en fonction de sa tessiture.

    Les deux corps de l’homme et la femme, en duo feraient un canon ;
    Le partenaire au sexophone jouerait un solo hors d’haleine
    Tandis que résonnerait l’âme de sa compagne au tympanon
    Qui monterait en amazone une gracieuse cantilène.

    Tableaux d’Isaac Grunewald.

    
    
    
  • Voyage au bout du Jour et de la Nuit

    Voyage au bout du Jour et de la Nuit

    Assis sur mon vaisseau tournant à plus de mille kilomètresheure,
    Autour de Soleil, je voyage pratiquement cent fois plus vite.
    Qu’il est beau, le jour s’alternant comme un divin chronométreur
    Avec la nuit dans son sillage tandis que moi-mĂŞme gravite !

    Si je ne suis qu’une cellule comme mes milliards de semblables,
    J’ai l’honneur d’être l’une d’elles et mériter mon existence.
    Ainsi mon âme de libellule butine dans l’invraisemblable
    Tandis que mon cœur d’hirondelle y grappille sa subsistance.

    Sources : https:www.koreus.commodulesnewsarticle1048.html

    
    
    
  • Les baigneuses

    Les baigneuses

    J’aime les baigneuses au clair de Lune ou à l’heure entre chien et loups
    Quand je ne sais si elles sont nues ou vêtues d’un maillot pudique.
    Dans cette lumière opportune, j’imagine d’un regard jaloux
    Qu’elles sont miennes et bienvenues dans mon eldorado lubrique.

    De ma cuisine je les observe me demandant d’un air moqueur
    Quel est l’impudique architecte qui a orienté mes fenêtres
    Face au paradis en conserve comme un vivarium de sirènes
    Qui me nourrit et me délecte jusqu’à m’accélérer le cœur !

    Tableau d’Otto Mueller.

    
    
    
  • Selon la taille de mes rĂŞves

    Selon la taille de mes rĂŞves

    Petit projet deviendra grand selon la taille de mes rĂŞves
    À condition, au demeurant, de les perpétuer sans trêve !
    Je n’ai pas peur d’imaginer un objectif presqu’impossible
    Au risque de contaminer ma conscience au flegme impassible.

    Comme on ne fait pas d’omelette sans toutefois casser les œufs,
    Aurais-je droit de saccager la Terre pour y arriver ?
    Combien craquerai-je d’allumettes à mettre la planète en feu
    Pour voir mon projet packagé et tous ses produits dérivés ?

    Sculptures d’après Hergé.

    
    
    
  • Tout ça pour ça !

    Tout ça pour ça !

    Comptez plusieurs millions d’années pour façonner l’humanité
    Qui elle-mĂŞme se surpassera pour sortir ses plus beaux fleurons.
    Malgré tant d’efforts surannés à atteindre sa finalité,
    La cruche à l’eau se cassera lorsque nous nous essoufflerons.

    Mais rendons grâce à l’insouciance de l’homme, invétéré gaffeur,
    Qui scie soigneusement la branche sur laquelle il ne voit rien venir ;
    Ou son chef en toute inconscience qui signe dans le parapheur
    L’ordre de faire une coupe franche dans le budget pour l’avenir.

    Gaston Lagaffe par André Franquin.

    
    
    
  • Le Coronavirus MasquĂ©

    Le Coronavirus Masqué

    Le Coronavirus Masqué, une sorte d’ange déchu
    Sorti de la boîte de Pandore, vient nous transmettre la lumière…
    Le pot-aux-roses est démasqué ! Quoi qu’il nous fasse, il est fichu
    Malgré l’intox qui nous endort, il retournera à la poussière.

    Tableau de Karol Bak.

    
    
    
  • La Maison-Dieu

    La Maison-Dieu

    Hélas ! Nous n’avions pas compris l’opération pas saine d’esprit
    Prévue par des dieux imposteurs et leurs propos de radoteurs !
    Tous nos petits dérangements ne sont que leurs arrangements ;
    Notre prétendu libre arbitre n’est pas donné à juste titre.

    Ces dieux qui se croient immortels, au-dessus des pauvres mortels
    Sont en train de nous combiner une funeste destinée.
    Nous serons pucés et parqués comme des systèmes embarqués
    Pour produire toujours plus d’argent mais hélas sans le partageant.

    Tableau de Michael Hutter.

    
    
    
  • Encore loin de l’excellence

    Encore loin de l’excellence

    Pour faire une étude moyenne, il m’a fallu en jouer dix.
    Pour jouer une bonne musique, j’en ai pratiqué dix moyennes.
    Pour faire un très bon concerto, je dois en produire dix bons.
    Mais pour atteindre l’excellence, je devrai jouer dix mille fois.

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  • Je suis vous

    Je suis vous

    Un Dieu impénétrable m’a joué un bon tour
    En me faisant renaître plus d’un milliard de fois.
    Une vie, je suis un homme ; une vie, je suis une femme,
    J’ai été vos aïeux, je serai vos enfants.

    Tableau de Laurent Folco.

    
    
    
  • La voix de sa maĂ®tresse

    La voix de sa maîtresse

    Au temps oĂą travaillait ma tĂŞte, remplie de deux petits oiseaux
    Que je chargeais de réfléchir, il m’arrivait des solutions.
    Mais un jour je fis la conquête d’une femme au joli museau
    Et les oiseaux ont dû fléchir et stopper leurs circonlocutions.

    Tableau de Rafal Olbinski.

    
    
    
  • La piste des toiles

    La piste des toiles

    Tout ce qui restait du détective, hormis sa pipe et son chapeau,
    Formait un rideau de mystère sur sa disparition soudaine.
    Seule son amie, la Capitaine des éclaireuses débrouillardes,
    Qui lui courait la prétentaine, sut le trouver dans le brouillard.

    Tableau de René Magritte.

    
    
    
  • Les impromptues

    Les impromptues

    Trois petites femmes impromptues jouant Schubert avec brio !
    J’en ai l’oreille au diapason et tout le corps en résonance,
    D’une touche ininterrompue attestant l’âme du trio
    Qui met le cœur en pâmoison et saisit l’âme en rémanence.

    Tableau de Grazia Rombolini.

    
    
    
  • La mĂ©moire d’araignĂ©e

    La mémoire d’araignée

    Lorsque un mouvement se déroule durant un moment limité,
    Toutes ces petites images resteront longtemps imprégnées
    Sur la pellicule qui s’enroule dans la vérité imitée
    Qui se déforme dans l’entoilage de ma mémoire d’araignée.

    Tableau Georges Corominas.

    
    
    
  • Les trois jonques

    Les trois jonques

    Il était une fois trois jonques, « Hier », « Aujourd’hui » et « Demain »,
    Qu’on avait affrétées, sans doute, pour des affaires vagabondes.
    Mais la traversée fut si longue qu’elles se perdirent en chemin
    Et cherchent encore leur route dans leur voyage au bout du monde.

    Tableau Georges Corominas.

    
    
    
  • Le pont des diables

    Le pont des diables

    Les diables ont tracé au compas, au milieu des rhododendrons,
    Ce pont sacrĂ© en trompe-l’Ĺ“il pour provoquer des collusions.
    En le franchissant d’un bon pas, vous les verrez qui descendront
    Avec vos reflets sur le seuil de cette porte aux illusions.

    RakotzbrĂĽcke – « Pont du Diable » – dans le Parc d’azalĂ©es et de rhododendrons de Kromlau en Allemagne.

    
    
    
  • En passant par Barcelone

    En passant par Barcelone

    En passant par Barcelone, par les ruelles ombragées,
    J’ai perdu tous mes repères dans la mystérieuse Espagne.
    En quittant la Catalogne comme un mouton enragé,
    J’ai regagné mon repaire et retrouvé ma compagne.

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  • En robe de soie

    VĂŞtu de robe de soie Ă  la mode du bosquet,
    Notre papillon coquet est maître sur son clocher.
    N’arborant par devers soi aucun signe paltoquet,
    Il trône sur son bouquet où il s’est bien accroché.

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  • Toutes les vaches en parlent

    Toutes les vaches en parlent

    Toutes les vaches en parlent de museau Ă  oreille
    À grand coups de clochette derrière le dispensaire.
    Ah mon Dieu quel vacarme Ă  nul autre pareil,
    Mais quelles belles vachettes, pour un anniversaire !

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  • Mon moulin Ă  paroles

    Mon moulin Ă  paroles

    Savez-vous le flot de paroles qu’il faut donner à mon moulin ?
    Il ne tourne que lorsqu’un vent de bonnes intentions l’anime.
    Des poèmes en banderoles avec quelques vers orphelins
    Lui donnent l’élan motivant pour un roulement magnanime.

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  • Le bain des fĂ©es

    Le bain des fées

    Ouvrez grand les robinets ! Faites mousser le savon !
    Aujourd’hui c’est le grand bain, toutes les fées vont se baigner !
    Comme je suis un coquinet, je vais, foi de Maryvon,
    Me changer en carabin et aller les dépeigner !

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  • MarchĂ© bio

    Marché bio

    Pour faire son marché, il faut se lever tôt
    Et repérer de haut les meilleurs condiments.
    Du ciel, bien haut perchée, je vole allegretto
    Car je suis le fléau des petits aliments.

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  • Matin bonheur

    Matin bonheur

    Très tôt dans le matin j’ai baisé ma cocotte
    Notre étreinte fut suave et le plaisir intense.
    Dans ses draps de satin, elle m’a offert la botte !
    Je suis sur un nuage et vis ma bientraitance !

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  • Tous au bain

    Tous au bain

    Quand on va prendre un bain, on y va en famille !
    On se douche l’un l’autre et nous grattons le dos.
    On décrasse nos bambins, on nettoie leurs guenilles
    Et, amicalement vôtre, on fait sa libido !

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  • Petit ange blond

    Petit ange blond

    Dis-moi, bel ange blond, as-tu vu mon armée ?
    J’ai perdu mon épée, au bras, je suis blessé !
    Dis-moi, bel ange blond, as-tu mon bouclier ?
    Il était à mon bras mais j’ai dû le lâcher !
    Peux-tu, bel ange blond, m’aider à me lever ?
    Je suis tombé là-bas, j’ai failli, j’ai chuté !
    Merci, bel ange blond, grâce à toi j’ai lutté
    Je me suis relevé et j’ai continué !

    Tableau de Fabienne Barbier