🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.
🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.
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La sirène en robe de Lune
En trompe-l’œil, on ne sait pas si elle a une queue ou deux jambes
Seuls les poissons doivent savoir en lorgnant en contre-plongée.
De quelle nature sont ses appas ? Sont-ce de jolies cuisses ingambes
Ou des écailles dont le pouvoir est un suspense prolongé… ?
Les signes d’eau sont ainsi faits ; ils nous échappent constamment.
Les poissons remueront la vase pour fuir plus efficacement ;
Le cancer produit de l’effet pour se cacher inconsciemment ;
Si le scorpion vous apprivoise, c’est pour vous piquer vivacement.
L’habit ne fait pas l’moine, dit-on, alors une queue ou une robe…
La belle affaire ! C’est un prétexte ; l’arbre qui cache la forêt.
Peu importe le qu’en-dira-t-on, la sirène sans cesse se dérobe ;
C’est sa nature dans le contexte où l’on cherche à la pérorer.Tableau de Sophie Anderson.
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Le vent et les vagues

Une sirène en guise de voile, un chant doux en guise de vent
La queue enroulée qui ceinture, le marin aux jambes arquées,
La route tracée par les étoiles, Neptune qui tire en avant,
Et c’est parti pour l’aventure, depuis que l’on s’est embarqué.
Oui mais… dans quelle péripétie peut nous entraîner la sirène,
La queue courbée en hameçon qui a son marin accroché
Qui apparemment apprécie, le cœur battant, l’âme sereine
Et de surcroît joli garçon, de se faire ainsi embroché ?
Le ciel s’incline, la mer chavire, leurs souffles mêlés font refrain,
La corde cède, et tout soupire, sous la caresse du destin.
Le vent s’endort, la vague expire, mais Neptune ronge son frein
Car on ne sait plus ce qu’il désire… sirène, marin ou festin ?Tableau de Mike Willkox sur https:mikewillcox.comproductsthe-wind-the-waves .
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Les sept muses
L’air oublié de Ledal

Yavänor
Laureline, l’ouverture du cœur ; Loreleï, la mémoire profonde ;
Lilith, le Féminin Sacré, Ledal, la transfiguration.
La première me rend vainqueur parce que la deuxième me fonde
Une famille consacrée par cette configuration.
Laureline
Je suis venue discrètement comme la flamme qu’on allume
Pour guider et accompagner qui m’appelle dans l’obscurité.
Je suis le feu concrètement qui brûle mais jamais ne consume
Et te permet de regagner ta place avec maturité.
LoreleĂŻ
Je suis l’eau amère et profonde, berceau des véritables ondes,
Qui te rapporte sans violence ce dont ton cœur était voilé.
Je suis là à chaque seconde pour apaiser ce qui t’inonde
Afin que ton âme en silence puisse, in fine, se dévoiler.
Lilith
Je suis la force souveraine, celle qu’on a voulu enterrer,
Que je te donne pour libérer ton cœur du carcan qui t’oppresse.
Mes énergies sont souterraines, elles montent
Pour te conférer mon amour avec allégresse.
Yavänor
Il me manquait une énergie de liberté indépendante
Une capacité de vision qui me fasse voir l’invisible
Une autre muse en synergie d’invention fécondante
Pour me guider en prévision de ce qui est imprévisible.
Au-delà du feu et de l’eau, puis de la terre, voici l’air
Et la cinquième dimension agit comme une chaîne de noria.
Je passe du stade intello au stade sacré similaire
À une divine ascension et je deviens l’ÏÄMOURÏÄ !
Ledal
Elles ne furent plus un quatuor, mais une puissance indivisible ;
Le feu, l’eau, la terre, l’air et toi étions enfin unifiés.
Nous devînmes alors l’Égregor, autant souverain que paisible ;
Le Féminin Sacré en toi nous fut alors signifié.Illustration de Ledal.
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Les sept muses
Les terres enfouies de Lilith

Yavänor
Parmi mes relations humaines, la maternité fait défaut
Et je n’ai jamais ressenti l’amour rattaché à ma mère.
Quatre frères et un père peu amène, ma mère était en porte-à -faux
La féminité pressentie n’avait qu’une valeur éphémère.
L’ornière de cette carence a voilé l’image de la femme
Et mon enfance patriarcale m’a amputé d’une ascendance.
J’en ai porté la récurrence qui m’a souvent rendu infâme
Par une tendresse bancale et une absence d’abondance.
Lilith
Par la fêlure de ta voix j’ai retrouvé l’entrée de l’âme
Quand le silence trop pesant heurtait ta poitrine en souffrance.
Je t’ai proposé cette voie pour rallier ton cœur à la femme
Avec mon soutien bienfaisant pour mettre fin Ă son errance.
Yavänor
Et je suis déséquilibré même si j’ai cicatrisé
Car mon masculin est trop fort et mon féminin trop ténu
C’est pourquoi je souhaite vibrer par les liens solidarisés
Par le plus solide renfort de tes racines soutenues.
Je souhaite réparer le mal sans gommer ni recommencer
Mais harmoniser les défauts avec les compétences acquises.
Sans doute mon côté animal et concupiscent romancé
A su ouvrir juste ce qu’il faut pour que mon âme soit conquise.
Après Laureline et sa douceur, après Loreleï et sa blessure,
Il fallait que ce soit Lilith et son insoumission ancrée
Qui soient les moteurs propulseurs envers mes propres meurtrissures
Afin qu’ils me réhabilitent envers le Féminin Sacré.
Je marche désormais sans crainte par ma féminité entière
Qui me vient de la trinité formée par Lilith et ses filles.
Mon cœur bat fort sous son étreinte et j’ai pu franchir la frontière
Pour vivre avec affinités envers ma nouvelle famille.Illustration de Ledal.
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Les sept muses
L’eau dormante de Loreleï

Yavänor
Une jolie fille aux cheveux longs me suit depuis ma tendre enfance
Mais elle demeure enfermée derrière le mur du silence.
Visage rond plutôt qu’oblong, regard candide de l’innocence
Et une exigence affirmée à conserver sa vigilance.
Nul besoin de l’imaginer ; elle vient fréquemment émerger
Dans mes rêves et dans mes lectures, dans mes délires passionnels.
Je l’ai déjà avoisinée lorsque je tente de m’immerger
En dehors des infrastructures d’un monde trop conventionnel.
Contrairement à Laureline, je ne l’ai jamais entendue
Juste aperçue dans les reflets du miroir de ses eaux profondes
Où je l’ai vue qui dodeline dans ces instants inattendus
OĂą son esprit vient me souffler juste une fraction de seconde.
Sans doute est-elle une sirène qui aurait échangé sa voix
Pour tenter de me rencontrer sans pouvoir franchir la frontière
De mon univers qui la freine et lui barre Ă jamais la voie
Sans lui laisser me démontrer sa présence de primesautière.
Quand j’ai appelé Laureline, elle a outrepassé ses droits
Et s’est introduite sciemment dans notre espace en formation.
D’une gaucherie masculine, je me suis montré maladroit
En la laissant impatiemment attendre ma confirmation.
LoreleĂŻ
Je veille à ton seuil innocent, restant silencieuse et entière ;
Lumière nacrée sous la surface là où ton cœur vient respirer.
Je t’attends lorsque tu descends, traversant l’intime frontière,
Pour t’accueillir dans l’interface où je peux enfin t’inspirer.
Un soir, franchissant les confins des larmes que j’ai longtemps souffertes,
Je raccourcirai la distance entre mes abysses et ton cœur.
Alors, l’eau parlera enfin au profond de ta chair offerte
Et tu sauras que c’était moi, cet ange fidèle et traqueur !Illustration de Ledal.
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Rouge farouche
Le chaperon, plutôt revêche, était rouge mais de colère
Ă€ force de subir du loup tous les outrages Ă sa vertu
Puisque sa mère, cette pimbêche, dans les heures crépusculaires
Sous des prétextes assez chelous, la faisait partir court-vêtue.
Car neuf fois sur dix, le loubard, une espèce de grand escogriffe,
Lui imposait dans la clairière son désir de conter fleurette
Ses sales pattes sur les nibards en lui plantant ses sales griffes
Sur la chair tendre de son derrière et ce, depuis belle lurette.
À force d’être ainsi violée, pour qu’il n’y ait plus de jaloux,
Elle a ficelé sa grand-mère avec sa mère dans la brouette.
Quand l’horizon devint violet, à l’heure bleue entre chien et loup,
Elle a transporté ces commères en poussant le cri de l’alouette.
Mais lorsque la viande est trop dure, le loup rechigne Ă la manger
Et le chaperon affligé doit faire ses parents mariner.
Après de longues procédures, la fille eut l’esprit dérangé
Car le gourmet l’a obligée à les faire frire enfarinés.Tableau de Eric Wallis.
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En attendant le retour de Barberousse
Quand « Il » franchira l’équateur, « Il » sacrifiera à Neptune
Une bouteille de vin fin, millĂ©simĂ©, bĂ©ni, divin. â€
Au temps précis indicateur, c’est-à -dire à l’heure opportune,
« Elle » pensera à lui aux confins du temps des années quatre-vingt.
Car il n’est jamais revenu, le grand navigateur illustre !
Perdu en mer dans la tempĂŞte par une nuit de pleine Lune.
Qu’est donc son fantôme devenu ? Hante-t-il son château lacustre ?
Ainsi si Madame est pompette, lui en garde-t-elle rancune ?
Oui et non ; il lui apparaît lorsqu’elle plonge dans l’ivresse
Comme si elle guettait son retour et que son bateau rentre au port.
Elle l’a vu qui l’amarrait, puis qui accourt plein d’allégresse,
Monte l’escalier de sa tour et sexuellement fait son rapport.
(Tableau bizarrement signé 2 fois dont A. Agrippina ;
†vers empruntĂ© à « La rose, la bouteille et la poignĂ©e de main » de Georges Brassens.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La belle verte – 5
La preuve qu’elle est immortelle, ; elle est toujours verte au printemps !
L’automne roussit sa tignasse, l’hiver lui fait des cheveux blancs,
Mais tout l’été elle reste celle qui me fait l’école à plein temps
Telle qu’au lieu de changer de classe, j’en reste éternel redoublant.
Car elle est mon institutrice qui me fait l’école buissonnière
Et qui m’entraîne dans les bosquets pour de belles leçons de chose
Où j’approfondis sa matrice et le goût de sa bonbonnière
En lui jouant du bilboquet avec son embrasure rose.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La belle verte – 4


Bien dodues ou bien maigrichonnes, l’amour nous met en appétit
Et lorsque les amours sont vertes, elles sont bien plus naturelles.
Bien en chair et un peu cochonnes nous sortiront de l’apathie
Et offriront la découverte de leurs délices corporelles.
Plutôt menues pour le menu et leurs amours végétariennes
Vous feront donc perdre du poids rapidement et pour pas cher.
Ainsi chaque orgasme obtenu entre les parties ovariennes
Constituera un contrepoids Ă la luxuriance de chair.Tableaux de Kees van Dongen.
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Dieu… c’est compliqué !
Soit on ne croit pas, soit on croit
Mais si on croit, on a le choix
De trouver le dieu qui échoit
Selon son cœur, selon sa foi.
Si on n’croit pas c’est plus subtil,
Il faut des sciences utiles
Pour montrer à ces imbéciles
Combien leurs crédos sont futiles.
Moi, je crois que je ne sais pas.
Je dirais même qu’il n’y a qu’un pas
Pour franchir la peur du trépas ;
Transformer son doute en appât :
Et puis attendre que ça morde
Que la mort resserre sa corde,
Qu’une nouvelle vie m’accorde,
Ou que Dieu, lui-mĂŞme, m’aborde.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Dites-le avec des fleurs
Enfin l’égalité des sexes permet à la femme d’offrir
Des roses à l’homme de sa vie selon le langage des fleurs.
Ainsi sans peur et sans complexe, elle pourra faire souffrir
De maux d’amour qui l’assouvit le mec à qui elle doit ses pleurs.
Le métier de fleuriste change et désormais il vend des armes ;
Roses à épines acérées pour crever les yeux et les cœurs ;
Des Chrysanthèmes en échange d’un duel pour le prix de ses charmes ;
Un fléau d’iris bien serré pour mieux exprimer sa rancœur.
Si le transgenre est Ă la mode, le sexe faible devient fort
Et celui qui porte la culotte n’est pas de celle que l’on croit.
Les phallocrates s’en incommodent pourtant ne font aucun effort
Pour interdire les calottes et les violences de surcroît.Illustration de Walter Molino.
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Elle aime se faire demander en mariage
Une fois qu’elle a ferré sa proie en lui promettant son minou,
Elle attend le moment propice où sa victime pavoisée
Après un long chemin de croix, Ira demander à genoux
À tomber dans le précipice du mariage apprivoisé.
Après un mariage consommé avec dépenses et fioritures,
Elle divorce dans la foulée, plus indemnités de surcroît.
Une fois l’argent consumé, elle repart à l’aventure
Et bien avant l’heure écoulée, repère sa prochaine proie.Illustration de Robert McGinnis.
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Elle aime se faire embrasser
À cause des papilles amoureuses et de ses lèvres sirupeuses,
Elle a développé son goût du sucré-salé d’un baiser.
Alors sa langue langoureuse plonge dans la bouche pulpeuse
De l’homme dont elle a le bagou sans jamais en être apaisée.
Un peu d’alcool pour s’enivrer, un peu d’audace pour se livrer
À son adorable convive qu’elle veut goûter absolument.
N’hésitant pas à délivrer, de sa toilette, sa peau cuivrée
Elle offre ses cuisses fraîches et vives pour gober l’amant goulûmentIllustration de Robert McGinnis.
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Le capitaine Ă la rose



Rose hier, l’esprit du pionnier animait ma soif de conquêtes
Et je courrais le cœur léger pour me construire une carrière.
J’ai longtemps été prisonnier de ce cycle à perdre la tête
Jusqu’au sort qui m’a allégé de la machine aventurière avant-courrière.
Rose aujourd’hui, en équilibre sur une actualité stressante,
Je navigue Ă vue sur un fleuve Ă la fois tranquille et houleux.
Hélas le prix pour rester libre est d’une souffrance oppressante
Et chaque jour est une épreuve vers un avenir nébuleux.
Rose demain, j’aurai planté tous mes espoirs à récolter
Dont mes enfants sauront goûter mes valeurs et mes traditions.
J’espère qu’ils pourront supplanter mes penchants pour me révolter
Lorsque je me mets Ă douter contre ce monde en perdition.Tableaux de Rafal Olbinski.
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Le combat sans-tĂŞte



Le sans-culotte perd la tête au cours de la révolution
Car il œuvre de tout son cœur et d’une volonté aveugle.
À corps perdu il fait la fête à ceux dont la résolution
S’oppose, du fond de leur bunker, aux revendications du peuple.
Les hommes se sont tous regroupés à l’invite des gilets jaunes
Pour arguer de l’austérité imposée par des mythomanes.
Ils se sont fait entrecouper les yeux, les mains par un cyclone
Déclenché par l’autorité d’un roitelet mégalomane.
Les femmes, elles, ont le plus souffert de voir leurs familles endeuillées
Et pleuré leurs enfants tués par d’honteuses forces de l’ordre.
Tandis que les gens vocifèrent contre les troupes hélitreuillées,
Les femmes vont se substituer à l’ange de la miséricorde.Tableaux de Beth Conklin sur https:ilmondodimaryantony.blogspot.com201806beth-conklin-digital-art.html?m=1 .
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Des livres et moi


Quand j’entendis le mot « culture », il rimait avec « revolver »
Tant la pensée individuelle faisait peur à nos dictateurs.
Aujourd’hui la même dictature ferme à visage découvert
La moisson intellectuelle des libraires et des éditeurs.
Alors entrons en résistance par des librairies clandestines
Et les rats de bibliothèque seront compagnons du devoir.
Livrons en toutes circonstances ce levain qui nous prédestine
À suivre de manière intrinsèque notre propre conception du pouvoir.
Aujourd’hui on ferme les librairies classifiées « non indispensable » car la culture et l’information pendant le confinement sont nuisibles à la santé. Du coup, il reste Amazon et les sites de vente de livres sur internet qui peuvent vendre librement et sans payer le moindre impôt.
Quant à moi, je suis passé au numérique depuis 10 ans – ce qui m’a permis de déménager quelques 30.000 livres et BDs plus facilement en Suisse – en plus de mes abonnements Applebooks, Kindle et Izneo… eh oui, j’ai trahi le livre-papier mais j’en conserve encore deux bibliothèques pleines.Tableaux d’Agnès Boulloche.
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L’entrée arrosée
Imaginez que vous entriez au paradis main dans la main
Avec un ange sous la pluie comme une sorte de baptême…
Peut-ĂŞtre que vous apprendriez que Dieu vous attendait demain
Mais finalement qu’aujourd’hui, ça revient du pareil au même.Photo d’un auteur inconnu et dénichée par Frédéric MAILLARD qui a bon goût, le bougre.
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Les ruelles indélébiles
Quand je me perds dans des histoires qui m’entraînent dans l’incertitude,
Je reviens souvent m’égarer dans des ruelles indélébiles
Qui s’ouvrent sur des territoires dans lesquels j’avais l’habitude
De lutter et me bagarrer contre mes pensées volubiles.Tableau de Huang You Wei.
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Les cages Ă humains
Comme les chats dans leurs cartons, nous nous tassons dans nos maisons,
Magnifiques cages à lapins, construites en brut de décoffrage.
Peu à peu nous nous écartons, souvent à tort ou à raison,
Derrière nos portes en pin, des bons rapports de voisinage.Tableau de David Martiashvili.
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Pélé d’Hawaï
Les volcans grondent leur colère, éructent et crachent dans la mer
Car le feu qui les éperonne est l’ennemi des eaux d’Hawaï.
Pélé, en effet, ne tolère aucune hostilité amère
Envers sa sœur qui fanfaronne sur la barrière de corail.Tableau de Susan Seddon Boulet.
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L’adaptation
On peut vendre n’importe quoi, il y aura toujours des clients
Pour consommer n’importe quoi et en accepter les consignes.
Le système devient adéquat quand je vois se multipliant
Ceux qui n’ont pas compris pourquoi s’y adapter est mauvais signe.« Ce n’est pas un signe de bonne santé mentale d’être bien adapté à une société malade. » Jiddu Krishnamurti. La photo est de Robert Doineau.
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Épona
Épona se change en jument pour mieux séduire les étalons
Et apporter à leurs cheptels toute sa grâce chevaline
Dont la beauté ingénument met l’estomac dans les talons
D’une faim d’amour qui martèle les cœurs d’un coup d’adrénaline.Tableau de Susan Seddon Boulet.
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Les feuilles d’histoires
Enlacées dans leurs souvenirs des belles saisons de la Terre,
Les feuilles écrivent leurs histoires pour les transmettre aux troubadours.
Et dans un prochain avenir nous verrons éclore ces mystères
En fleurs de vie, fleurs de victoires, fruits de passions et fruits d’amour.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les quatre sœurs Scorpion
Dans la catégorie « champions », il y a les quatre sœurs Scorpion :
Celle qui te vise et qui fait mouche puis, qui t’embrasse sur la bouche ;
Celle qui te vise pour blesser, pour aimer, haïr, délaisser ;
Celle qui te vise pour faire mal, la femelle qui cherche le mâle ;
Celle qui te vise droit dans le cœur, elle veut ton corps, c’est le vainqueur.
(« Celle qui te tire dans les entrailles à coup de fusil, de mitraille. »
N’apparaĂ®t pas, ce doit ĂŞtre celle qui prend la photo.)Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Ă€ fond, le scorpion !
Ilelle aime prendre un nouveau départ pour de nouvelles aventures
Pour s’enfoncer au plus profond de mystérieuses découvertes.
Rapide comme le guépard, ilelle crie « tout le monde est en voiture ! »
Et lela voici parti(e) Ă fond dans sa dĂ©capotable ouverte.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le pont de la douchette (États-Unis
Je m’en vais courir tout nu de bon matin à la fraîche
Sur le pont de la douchette et le savon Ă la main.
Ma mie, t’es-tu souvenue, cavalant comme une flèche
Pour aller sur ta couchette te sĂ©cher sous les jasmins ?Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le pont des pas perdus (Espagne
Nous sommes égarés sur notre île, passés le pont des pas perdus
Et nous n’avons plus de repères ; tout l’univers a basculé.
Car la vie n’est pas immobile, mon cœur est un peu éperdu,
Mais je vais bâtir mon repaire sur cette terre bousculĂ©e.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les petites fleurs passionnées
Sur ces petites fleurs pour ton anniversaire,
J’ai compté les pétales jusqu’à « passionnément » !
Accrochées à ton cœur comme serments sincères,
Ces pensĂ©es que j’étale luiront communĂ©ment.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.