Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • Saint-Valentin dans l’encrier

    J’avais versé dans l’encrier un peu d’eau de ma vie en rose
    Diluée dans mes idées noires pour décrire ma vie en vers ;
    J’ai vu mon âme décrier et manifester par ma prose
    Toutes les passions, de mémoire, se raconter à cœur ouvert.

    J’ai perçu dans les taches d’encre la fusion de mes âmes-sœurs
    Et toutes mes vies antérieures mêlées d’amours et de douleurs.
    Ici, lorsque nos deux cœurs s’ancrent pour le meilleur et la douceur ;
    Là, quand nos matrices intérieures enfantent de nouvelles couleurs.

    Alors sur l’encre encore humide, j’ai soufflé toutes mes espérances
    Afin que l’oracle dévoile nos fruits d’amours conceptuelles.
    Une carte du tendre timide s’est tracée avec assurance
    Sur un chemin rempli d’étoiles et de naissances perpétuelles.

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  • Gare à Cupidon !

    Cupidon joue au mikado
    Souvent avec les amoureux
    En retirant les vêtements
    Sans éveiller les partenaires.
    Il déshabille les ados
    De lents mouvements langoureux
    Qui n’osaient pas timidement
    Commencer les préliminaires.

    Le T-shirt puis le pantalon,
    Le chemisier, la mini-jupe,
    Le soutif qui résiste un peu
    Mais on se débrouille à tâtons.
    Puis la main sur le mamelon
    Et comme la fille n’est pas dupe,
    Elle glisse la sienne comme elle peut
    Á la recherche du bâton.

    Quand cette irrésistible envie
    Vous frappe au mois de février,
    Pardi, c’est le virus d’amour
    Et le printemps de l’effeuillage
    Dont Saint-Valentin vous convie
    Et pour cela vous devriez
    Vous vêtir un peu plus glamour
    En l’honneur du déshabillage.

    Si jamais la vague de froid
    Sévit cruellement ce jour-là,
    Gardez-vous de sortir à deux
    Car Cupidon n’attend que ça.
    Bien que l’on sente avec effroi
    L’air glacial qui met son holà,
    On enlève ses habits coûteux
    Et on s’réchauffe couci-couça.

    Illustration de Jean-Adrien Mercier sur https://honesterotica.com/illustrator/jean-adrien-mercier .

    
    
    
  • Les sirènes au cirque

    Les sirènes courent au chapiteau se régaler des baladins,
    Des musiciens, des comédiens qui font la tournée de Neptune.
    Illico, presto, subito, elles s’asseyent sur les gradins
    Avec les clowns costumédiens et leur bonne humeur opportune.

    Arrivent les hommes-poissons, adeptes des hommes-grenouilles,
    Et les sirènes folles de joie plongent en chœur dans le bassin.
    Elles font de baisers la moisson, puis ensemble elles s’agenouillent
    Pour leur chanter à pleine voix une chanson de Joe Dassin :

    Celle où « …Tous les sifflets de train, toutes les sirènes de bateau
    Ont chanté cent fois la chanson d’un Eldorado d’Amérique… »
    Et de courir avec entrain en abandonnant le plateau
    Pour filer sous les étançons pour des relations homériques.

    Le lendemain, ils sont partis, le cirque et la ménagerie ;
    Le tout a été démonté et transporté au petit jour.
    Les sirènes en prennent leur parti car de leurs courtisaneries
    Avec leurs meilleures volontés naîtront le fruit de leurs amours.

    Tableau d’Ana Hernandez San Pedro.

    
    
    
  • Ma première sirène

    Non, jamais de la vie, je ne puis l’oublier,
    La première sirène avec qui j’ai couché.
    Tout comme les premiers vers que j’ai dû publier
    Suite à cette expérience où j’ai pu la toucher.

    Ses seins au goût marin, sa bouche au goût de sel,
    Ses mains aux tentacules qui lui servaient de doigts ;
    Sa queue souple et charnue, son sexe de pucelle
    Qui découvrait ce jour l’humain comme il se doit.

    Ce qu’elle m’a chanté au creux de mon oreille,
    Je l’entendrai toujours lorsque je pense à elle.
    L’épectase obtenue, à nulle autre pareille,
    M’a envoyé au ciel et depuis j’ai des ailes.

    Tableau de Tracey Harris sur https://www.artepintu.com/2019/04/tracey-harris-pintora-realista.html .

    
    
    
  • Le Grand Chaperon Rouge

    Le Petit Chaperon a grandi, son addict pour les loups aussi,
    Et quand vient la Saint-Valentin, sa soif d’amour grandit d’autant.
    Juste une robe en organdi pour qu’elle n’ait l’air d’avoir grossi
    À consommer les galantins qui se succèdent au fil du temps.

    Le chaperon, appétissant à première vue, est bien trompeuse
    Car la mignonne se sustente du cœur de son amant épris.
    Si l’amour est abêtissant, par contre il nourrit la gouapeuse
    Avec sa meute impénitente qui n’a pour lui que du mépris.

    C’est triste mais il faut bien le dire, le chaperon rouge a viré
    De bord et changé de crémerie en ce qui concerne la morale.
    Perrault aurait pu le prédire, lui qui était très attiré
    À lui faire des coquineries dans ses fadaises immorales…

    Tableau de Timo Kähara sur https://timokahara.com/portrait-drawings .

    
    
    
  • Valentine pour tous

    À chaque Valentin, sa seule Valentine ;
    À chaque cœur fervent, sa partenaire éprise.
    L’énergie de l’amour entoure et agglutine
    Tous les cœurs solitaires, tous frappés par surprise.

    Imaginez l’amour, personne aux mille bras
    Pour étreindre les cœurs qui passent à sa portée.
    Imaginez l’éclair d’un « abracadabra »
    Qui ouvre votre organe pour s’y téléporter.

    Toutes les femmes ensemble ne sont qu’une seule chair
    Qui aime sans compter tous les hommes à aimer.
    L’Amour, comme Kali, soit l’être le plus cher,
    Est la Source de vie qui cherche à s’essaimer.

    Tableau « Liminia » d’Andrew Gibbons sur https://www.artstation.com/artwork/1adze .

    
    
    
  • L’amour en bateau

    Quand Valentin mène en bateau sa Valentine au fil de l’eau,
    Il ne voit qu’elle évidemment et passe ses jours à l’attendre.
    Pour elle, il bâtit des châteaux, la moindre balade à vélo
    Devient voyage d’agrément sur l’infinie route du tendre.

    Mais le rêve qu’il se construit est-il celui de sa chérie
    Ou est-ce un décor de théâtre où il lui joue la comédie ?
    N’aura-t-il pas que l’usufruit de l’objectif qu’il renchérit
    Avec ses pensées opiniâtres à moins qu’elle n’y remédie ?

    En amour, on ne compte pas. On verra bien au fil du temps
    Si l’image s’est estompée dans le grand fleuve de la vie.
    L’amour aux multiples appâts flétrit ou dure-t-il longtemps ?
    Si vous pouvez me détromper, communiquez-moi votre avis.

    Illustrations de Tran Nguyen

    
    
    
  • Raton-chasseur

    L’exclusivité de l’amour n’est pas donnée qu’à Cupidon
    Et au quatorze février certains font flèche de tout bois.
    Notamment le raton glamour à qui d’ailleurs nous validons
    Le titre du manouvrier qui met les femelles aux abois.

    Raton-laveur devient chasseur quand la nécessité fait loi
    Pour éviter le temps perdu à conter fleurette aux ratonnes.
    Pas besoin de vibromasseur ! Qu’y-a-t-il de meilleur aloi
    Qu’une flèche d’amour éperdu plantée dans un cœur qui détone ?

    Illustration de Lily Seika Jones sur https://insomniac-arrest.tumblr.com/post/705913673751920640/thecollectibles-art-by-lily-seika-jones

    
    
    
  • Le piège de la Saint-Valentin

    Ainsi Vénus se promenait les bras croisés derrière le dos,
    Entièrement nue et sans complexe, les seins libres à s’enorgueillir.
    Personne ne se méprenait sur l’état de sa libido
    Car elle présentait son sexe comme une fleur à recueillir.

    Devant cette offre intéressante, quelques cupidons attirés
    D’abord se laissèrent surprendre, puis opinèrent toutefois.
    Mais cette Vénus oppressante mue par un désir inspiré
    Exigea de se faire prendre par tous ses amants à la fois.

    Évidemment, c’était un piège car la Vénus était plombée
    Par des escrocs, après enquête, qui vantaient leurs médicaments.
    Ils eurent beau faire des bains de siège, ils finirent tous par succomber
    À une crise de la quéquette qui enfla précipitamment.

    Je vous en prie, tous, prenez garde la nuit de la Saint-Valentin ;
    Si vous croisez Vénus à poil, gardez la queue et le sang froid !
    Bien sûr, c’est vous que ça regarde mais vous serez ces galantins
    Dont tiendra les cordons du poêle votre poète avec effroi.

    Sculpture d’Ernst Seger

    
    
    
  • L’eau de l’oubli

    Lorsque j’ai bu l’O de l’oubli, comme l’O d’un ensemble vide,
    Son visage avait disparu avec ses yeux, sa bouche en cœur.
    La fille n’a pas fait un pli, à corps perdu, l’esprit avide
    De se faire happer par la rue pour y diluer toute rancœur.

    Je crois que ses yeux m’ont souri et que sa bouche m’a avalé
    Comme une amante religieuse qui m’aurait fait perdre la tête.
    Volte face comme la houri de mon paradis dévalé
    Dans la maladie contagieuse et fatale d’une amourette.

    Et je regarde le gyrophare pulser sur son corps ambulant
    Qui emporte dans ses paquets ma mémoire et mes souvenirs.
    La mort rapide et sans fanfare m’a piqué en m’inoculant
    L’amnésie non contre-attaquée que je n’avais pas vu venir.

    Tableau d’André Kohn

    
    
    
  • Saint-Valentin Fleurie

    Pour effeuiller la Marguerite, ôtez-lui chacun des pétales ;
    Pour dévêtir la Valentine, laissez-lui faire son strip-tease
    Avec sa musique favorite jusqu’à la phase capitale
    Où, comme un coup de guillotine, paraît l’objet de convoitise.

    Dansez, bandez sans trop penser ; cueillez l’amour et son pistil !
    Butinez, goûter, pénétrez dans son petit jardin secret !
    Arrosez sans vous dépenser ; les fruits nécessitent un subtil
    Entretien sans cesse perpétré durant neuf mois à lui consacrer !

    Photo de charme vue sur https://sacredcharm.tumblr.com

    
    
    
  • Prométhée-nous la Saint-Valentin

    Prométhée exprima sa flamme à Valentine, sa bonne âme
    Qu’il comptait éblouir d’un feu – du moins tel était-il son vœu –
    Mais Zeus jugeant cet acte infâme – voler le feu pour une femme –
    L’aurait condamné quasiment à un terrible châtiment.

    Fort heureusement sa promise, pendant ce temps s’était permise
    De survoler le Mont Caucase en chevauchant ce bon vieux Pégase.
    Et c’est ainsi qu’à chaque fois que l’aigle voulait gober le foie
    Elle lui ruait dans les brancards et ce, jusqu’au prochain rencard.

    Finalement tout s’arrangea et même Zeus les dédommagea
    Après l’incident passager et leur permit de partager
    Avec les hommes ce feu sacré à condition d’y consacrer
    Une journée dédiée à la femme pour en perpétuer la flamme.

    Photo de charme vue sur https://sacredcharm.tumblr.com

    
    
    
  • La pomme de discorde

    Steve Jobs et les Beatles, déçus de n’avoir point été conviés,
    Désapprouvèrent le partage de la pomme de la discorde.
    Adam et Ève, bien fessus, n’avaient rien à leur envier ;
    Ils en subirent le boycottage par l’ange de miséricorde.

    Blanche neige et Guillaume Tell, trouvant la pomme empoisonnée,
    Jetèrent, sur Issac Newton, ce fruit sans trop de gravité.
    Bill Gates la mit sur Minitel et força tous ses abonnés
    À lui payer des kilotonnes de royalties accréditées.

    J’appelle tous les amoureux qui croquent la pomme à belles dents,
    À se souvenir de l’histoire de Blanche-Neige et de son prince
    Dont l’itinéraire langoureux s’apparente à Ève et Adam
    Qui pour une transgression notoire ont dû fuir leur jardin à pinces.

    Illustration de Marco De Angelis

    
    
    
  • En effeuillant la marguerite

    En effeuillant la marguerite, j’ai connu le bien et le mal ;
    En mesurant selon ses rites, j’ai jugé l’homme et l’animal ;
    En détachant chaque pétale, j’ai pesé, péché et vertu ;
    En dépouillant le végétal, j’ai vu le mâle qui s’évertue.

    À force de dire « je t’aime » de ma naissance jusqu’à ma mort,
    J’ai vu que le cœur du problème vit à travers tous mes remords.
    « Un peu, beaucoup et pas du tout », comme justice et injustice
    Peut-être je ne comprends pas tout mais tout est dans cet interstice.

    C’est à travers joies et douleurs que j’ai vu le ciel et l’enfer ;
    Je suis de toutes les couleurs, je suis le tout dans l’univers.
    C’est ainsi que j’ai pu apprendre que ce que je juge me juge ;
    C’est ainsi que j’ai su comprendre que je suis mon propre refuge.

    Inspiré d’un poème de Hazrat Inayat Khan, fondateur du « soufisme universel », un mouvement spirituel basé sur l’unité de tous les peuples et de toutes les religions.

    
    
    
  • Les quatre sens en question

    Sens-tu l’éternelle jeunesse battre chaque jour dans ton cœur ?
    Sens-tu sa douce flamme ardente brûler ton esprit de désirs ?
    Sens-tu la suprême finesse de l’âme et de son air moqueur
    Lorsque l’humeur pétaradante te fait explorer de plaisir ?

    Vois-tu l’éternelle lumière briller au plus profond de ton regard ?
    Vois-tu la couleur de l’amour lorsque tu joues à la poupée ?
    Vois-tu la vérité première qui sort de ton sourire hagard
    Lorsque ta bouche avec humour me dit « je t’aime » à mots coupés ?

    Entends-tu le son de ta voix lorsque tu me donnes ta bouche ?
    Entends-tu l’écho de ton cœur qui s’emballe tout feu tout flamme ?
    Attends-tu la fin de l’envoi pour répliquer qu’enfin tu couches
    Avec ton amant, ce vainqueur qui a su découvrir ton âme ?

    Goûtes-tu la saveur du jour lorsque vient la Saint-Valentin ?
    Goûtes-tu le bouquet du temps qui rythme le cœur des amants ?
    Écoute le son de l’amour résonnant au petit matin
    Réveiller en les affûtant le cœur et le corps, ardemment.

    Tableaux d’Edward Vardanian

    
    
    
  • La couleur des saisons

    Parlez-moi d’une saison d’une couleur de printemps
    Et de ses teintes pionnières qui envahissent la nature,
    De ses premières floraisons qui portent un bonheur chantant
    À nos abeilles ouvrières et aux papillons en pâture.

    Parlez-moi d’une saison d’une couleur de l’été
    Et de l’or en abondance qui se répand sur les terres.
    Arômes et exhalaisons que les vents ont haletés
    S’exhalent en récompense de la manne alimentaire.

    Parlez-moi d’une saison d’une couleur de l’automne
    Par la rouille qui convertit les feuilles de nos forêts
    D’une foi qui aurait raison de la terre monotone,
    Lasse d’avoir trop verdit et de s’être trop dorée.

    Parlez-moi d’une saison d’une couleur de l’hiver
    Et la neige en avalanche jour de la Saint-Valentin,
    Qui isole les maisons de la froidure qui diffère
    La Terre d’une nuit blanche comme un manteau de satin.

    Tableaux de Anna Ewa Miarczynska

    
    
    
  • Valentine qui pense

    Toutes ces histoires d’amour dont se vantent le cœur des autres,
    Selon l’ordonnance du jour et les usages où l’on se vautre !
    Mon corps de femme mécanique doit-il sans cesse être introduit ?
    Mon cœur en devient tyrannique et s’émancipe dès aujourd’hui.

    Autoportrait de Leonor Fini

    
    
    
  • Valentine qui fait Tilt !

    Il me fallait vingt centimes mettre dans la fente prévue à l’effet
    Pour secouer son corps qui s’emballe et l’ébranler à bras le corps.
    Je lui montrais qui est le maître, mais j’aimais bien ses doigts de fée
    Lorsqu’elle dynamisait mes balles pour battre le dernier record.



    Vingt centimètres, c’était aussi la longueur pour tirer le levier.

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  • La contraception

    La contraception

    Saint-Valentin était en rage de savoir Cupidon en cage ;
    Pour lutter contre les naissances, on l’avait mis en pénitence.
    Aussi le quatorze février, on m’a dit que vous recevriez
    La clef pour ouvrir sa prison et disparaître à l’horizon.

    Tableau de J.-C. Leyendecker.

    
    
    
  • La voix de Saint-Valentin

    La voix de Saint-Valentin

    Depuis des jours, j’entends la voix d’un petit ange qui susurre
    Lascivement à mon oreille qu’il voudrait bien venir chez nous.
    Sa voix revient à chaque fois et, dans le lit, elle me murmure
    De saisir l’occasion pareille pour aller baiser le minou.

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  • Arlequin et Colombine

    Arlequin et Colombine

    Lorsque les cœurs sont en hiver, qu’ils ont oublié leurs printemps,
    Juste un petit rayon d’amour suffit pour un petit bonheur
    Qui mette le corps à l’envers, la tête ailleurs, cheveux au vent.
    Et, pourquoi pas, un trait d’humour pour rire en tout bien tout honneur ?

    Pour l’amour, il n’y a pas de règle, c’est inutile d’expliquer.
    Les règles sont à mourir d’ennui, au diable, les explications !
    Alors soyons un peu espiègles, arrêtons d’être compliqués,
    Faisons l’amour toute la nuit pour jouir sans modération.

    Tableau « Arlequin et Colombine » de Mikhail Pavlovich Bobyshov.

    
    
    
  • La semeuse de cœurs

    La semeuse de cœurs

    Sèmerait-elle son cœur à tout vent pour attirer les amoureux
    Et récolter avant la nuit une moisson de vos baisers ?
    Or ça n’arrive pas souvent, juste un jour par an, langoureux,
    Où, avant que sonne minuit, elle se donne si vous lui plaisez.

    Dessin de Fabienne Barbier.

    
    
    
  • Valentine masquée

    Valentine masquée

    Pourquoi aller au carnaval dans les jours plus froids de l’hiver
    Sinon pour aller se chauffer le cœur auprès de Valentine ?
    Seulement dans ce festival, la belle n’est pas nue comme un ver,
    Car il faudra l’apostropher derrière un masque de platine.

    Dessin de Fabienne Barbier.

    
    
    
  • Autant qu’il y a d’étoiles

    Autant qu’il y a d’étoiles

    Elle sort de sa léthargie juste son jour d’anniversaire
    Pour aimer tous ceux qui lui souhaitent autant d’années qu’il y a d’étoiles.
    Valentine a de l’énergie car ce jour lui est nécessaire
    Puisque c’est le jour le plus chouette où, pour aimer, tombent les voiles.

    Dessin de Fabienne Barbier.

    
    
    
  • Il y a « aimer » et « aimer »

    Il y a « aimer » et « aimer »

    « Je t’aime bien, petit lapin ! » Disait un loup, fou amoureux,
    Qui en avait l’eau à la bouche en se pourléchant les babines.
    « Ne bouge plus, vieux galopin ! » Répondit d’un air langoureux
    Sa petite amie sur sa couche qui lui mesurait sa bobine.

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  • L’alliance

    L’alliance

    Toi dont le regard s’est ouvert le jour de la Saint-Valentin,
    Tu as reçu une alliance qui illumine ton chemin.
    Les trésors que tu as découverts durant ton parcours enfantin
    Gardent encore leur vaillance et te guideront toujours demain.

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  • Valentine au faîte

    Valentine au faîte

    Ne croyez pas ce qu’on vous dit, que la Saint-Valentin s’éteint !
    Elle brûle, tout au contraire, dans le fourneau de chaque cœur.
    L’amour n’est jamais engourdi chez nous sous des draps de satin.
    Nous l’apprécions, c’est arbitraire, à nous saouler de sa liqueur.

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  • Shivalentine

    Shivalentine

    Version 2016
    À tour de bras, elle m’embrasse, contre son corps elle m’enlace,
    Elle s’appelle Shivalentine, elle fait l’amour comme une déesse.
    À tour de mains aux mille grâces, elle sait s’offrir tel un palace
    Où brille comme diamantine un lieu d’amour plein de prouesses.

    Version 2019
    À tour de bras, elle m’embrasse, contre son corps elle m’enlace.
    Je vous présente Shivalentine, carrossée comme une déesse !
    Ses tours de mains aux mille grâces vous en font vrombir la culasse
    Et ses deux phares diamantines brillent d’amour plein de promesses.

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  • Né à la Saint-Valentin

    Né à la Saint-Valentin

    Ceux qui ont vu le jour à la Saint-Valentin
    Sont bénis par les anges pour toute l’année
    Et leurs nuits sont toujours du soir jusqu’au matin
    Un mélange d’échanges d’amours simultanées.

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  • Le bouquet de la Saint-Valentin

    Le bouquet de la Saint-Valentin

    J’aime toutes les femmes à la Saint-Valentin
    Dont le cœur est la source des envies langoureuses.
    Et j’honore la flamme qui me fait galantin
    Et donne tant de ressources à mon âme amoureuse.

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  • Valentine, elle en a marre

    Valentine, elle en a marre

    Valentine, elle en a marre d’être menée en bateau
    Valentine, elle est ailleurs, elle pense à autre chose
    Loin de tous ces tintamarres, de se prendre des râteaux
    Par ces fourbes batailleurs qui la laissent un peu morose…

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  • Valentine en a plein le monticule

    Valentine en a plein le monticule

    Elle a tant reçu de fleurs, la petite Valentine,
    Que ça forme un monticule sur lequel elle se pose.
    Elle a tant versé de pleurs, la petite Valentine,
    Qu’elle attend la canicule et qu’alors elle se repose.

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  • L’as-tu vue, Valentine toute nue ?

    L’as-tu vue dans l’escalier, Valentine ma copine ?
    L’as-tu vue sur le palier, Valentine la coquine ?
    L’as-tu vue dans le couloir, Valentine galopine ?
    Elle est nue pour me vouloir, Valentine me taquine !

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  • Le naufrage de la Saint-Valentin

    Le naufrage de la Saint-Valentin

    Pour attirer les femelles et faire le joli cœur,
    Noé a voulu bien faire en criant « Girafes à poil ! »
    Aussitôt tous les beaux mâles, se pressant, l’air forniqueur,
    De bâbord à tribord toute, ont fait basculer la voile.

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  • La Saint-Valentin en famille

    La Saint-Valentin en famille

    Chez nous les gibbons fripons, Saint-Valentin tous les jours !
    On le fait tous en famille, c’est plus érotissimo !
    Le phallus laqué de rouge dans la salle de séjour
    On joue à « trousse-chemise » et on crie « bravissimo ! »

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  • Jésus à bicyclette

    Jésus à bicyclette

    N’en déplaise à tous ceux qui sont conservateurs,
    Mais marcher sur la flotte à pied, c’est la galère !
    Or pour être écolo, un peu modérateur,
    C’est avec mon vélo que je vais au séminaire.

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  • Saint-Valentin s’énerve

    Saint-Valentin s’énerve

    Valentine est en retard et Saint-Valentin s’énerve !
    Il va tromper sa fureur en faisant de grosses vagues.
    Mais Valentine s’en fiche ! Avec sa copine Minerve
    Elle parcourt les boutiques pour s’acheter une bague.

    « Peste soit de ces ferrailles » Hurle-t-il à Cupidon
    Qui a fait tomber ses flèches dans l’énorme tourbillon.
    « Attends que je les ramasse » lui répond Poséidon
    « Et on lui pique les fesses pour calmer ton goupillon ! »

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  • Les journées d’octobre

    Les journées d’octobre

    Pendant les journées d’octobre dans une lumière obscure,
    Quand le soleil importune les collines en gris-amer,
    Lorsque les brumes alourdissent les colonnes de mercure,
    Je sens l’amour qui s’étire dans le bleu-gris de la mer.

    Au moment de l’équinoxe, j’aime à parodier les noces
    En organisant des bals costumés particuliers.
    Toutes les femmes sont nues, juste un châle en mérinos
    Qui caresse leurs épaules par un charme singulier.

    Elles arborent un masque, ces Vénus incognito,
    Qui dérobe leurs visages aux prunelles indiscrètes.
    Laissant pour seule parure leurs plus gracieux capitaux ;
    Des seins en forme de poire, lumignons pour amourettes.

    Affiché comme un trophée entre des splendides cuisses
    Trône le symbole intime de leur temple de l’amour.
    Et lorsqu’elles vous dépassent, pas un silence ne bruisse,
    Dandinant leur croupe altière qu’on ne voit pas tous les jours.

    Souffrez que je vous délaisse juste un instant, s’il vous plait,
    Pour inviter à la danse la reine de ces beautés.
    Sur une couche confortable, avec mes plus beaux couplets,
    Je crée la danse du sexe que j’appelle le « cul-botté ».

    Tableau de Fabienne Barbier

    
    
    
  • La vierge de septembre

    La vierge de septembre

    Il dit oui, il dit non, il ronronne au giron,
    Manifestant souvent ses airs d’indépendance.
    Il se plait à régner sur tous les environs,
    Il est maître à penser lorsque sa souris danse.

    Elle, c’est presque pareil et c’est tout le contraire !
    Caressant son matou couché sur son minou,
    Elle répète ses caresses sans jamais s’y soustraire
    Au chaton de son cœur, son petit coquinou.

    Si la chatte échaudée craint l’eau réfrigérée,
    Il vaut mieux pour le chat qu’elle soit en chaleur !
    Il faut être mouillée mais sans exagérer
    Sinon les saints sont durs et nous font un malheur !

    Le soir elle se met nue devant la cheminée,
    Le matou sur son ventre mordillant l’abricot ;
    Elle jouit dans l’extase de l’habile minet
    Fors la belle nubile lui court sur l’haricot.

    Mais le brave chaton aura sa récompense :
    Une chatte odorante agréable à lécher.
    La nymphomane aura comme unique dépense
    De nourrir de câlins l’animal alléché.

    Tableau de Fabienne Barbier