Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • Carte postale de juillet

    Carte postale de juillet

    Grand Cacatois est juilletiste – ce n’est pas son plus grand défaut –
    Comme il est amoureux d’une île, il y retourne tous les ans.
    Un mois dans le camps de nudistes avec des femmes comme il faut :
    Filles de pirates à peine nubiles sans le côté culpabilisant.

    Ça, c’est ce qu’il veut nous faire croire car en vérité l’île est nue
    Sans autre habitant que lui-même et sa sirène ostentatoire
    Qui se plait Ă  lui faire accroire Ă  des amours sans retenues
    Malgré son petit cœur qui l’aime… mais c’est une chipie notoire.

    Après tout un mois de juillet à lui décrocher trente lunes,
    À lui chanter la sérénade, la sirène a plié bagages.
    Alors Cacatois, appuyé sur une rambarde opportune
    Se dit : « Finie la déconnade ; il est temps de tourner la page ! »

    « Mes chers compagnons de fortune, » – a-t-il écrit dans une lettre –
    « J’ai bien profité de mon or et des jolies filles bien roulées !
    Repartons à la chasse aux thunes car le mois d’août doit nous permettre
    D’en amasser car il m’honore de vous conduire où vous voulez ! »

    Tableau de Laureline Lechat.

    
    
    
  • Quand juillet Ă´te sa robe de roses peintes

    Quand juillet Ă´te sa robe de roses peintes

    Après les feux sous les lampions dont juillet fut très magnanime,
    Après les amours de Juliette et ses RomĂ©o d’affilĂ©e,
    Voici que partent nos champions des bals musette synonymes
    De belle soirées gentillettes ou endiablées qui ont défilé.

    Le mois s’effeuille en robe peinte de roses tombant une à une,
    Comme les promesses qu’on murmure avant de partir en vacances.
    La Lune, témoin des étreintes, s’endort dans ses voiles de brume
    Et l’été glisse comme mûr, ludique et avec éloquence.

    Mais voilà. L’été se transforme et aspire au temps des moissons ;
    Mais Juillet garde dans ses valises l’ensemble des bons souvenirs.
    Mais il laisse une table conforme avec fruits, fromages et boissons
    Pour le mois d’août qui rivalise déjà des beaux jours à venir.

    Tableau de June Leeloo.

    
    
    
  • En un mot, c’était un fantĂ´me

    En un mot, c’était un fantôme

    Par hasard, photographiant une ruelle pittoresque
    Sur ma rétine a persisté l’image d’une ombre furtive.
    Était-ce un flash insignifiant ? Un attrape-nigaud grotesque ?
    La photo m’en a attesté la preuve significative.

    Demi-dieu ou demi-déesse ? Je n’ai pas eu le temps de voir ;
    Juste une silhouette floue remontant la rue en courant.
    Juste le temps d’une prouesse que mon cœur a su percevoir
    Tout en rendant l’esprit jaloux de n’avoir été concourant.

    Je suis revenu plusieurs fois et chaque fois je l’ai revue ;
    Une silhouette mince et svelte mais féminine j’en suis sûr.
    Je me suis renseigné : autrefois, on a parlé de « déjà-vu »,
    Échos de vieilles légendes celtes où des voyageurs l’aperçurent.

    J’appris qu’au siècle des lumières, une amante aux amours brisées
    Errant en pleurs dans cette rue s’était jetée du vieux balcon.
    Depuis, captive et solitaire, son spectre hante les pavés,
    Cherchant l’étreinte disparue d’un cœur éteint sous l’abandon.

    Un murmure fendant l’espace, effleurant l’air d’un chant discret ;
    Un souffle à peine, une caresse, un frisson d’ombre dans la nuit.
    Mais dès qu’elle approche la place, son pas glissant comme un secret,
    Ne laisse qu’un parfum d’ivresse et l’illusion d’un doux ennui…

    Photo de Dmitry Savchenko sur https:www.saatchiart.comen-chdmitrysavchenko .

    
    
    
  • L’ascension de la rose

    Ce matin, Princesse des fleurs
    Sera baptisée de rosée
    Sous le regard de ses parrains,
    Arbres, buissons, haies et fûtée.

    À Midi encore des pleurs
    D’émotions bien trop arrosĂ©es ;
    On vit sur le mĂŞme terrain,
    Ça crée des liens plus affutés.

    Ce soir, il y a propension ;
    Ce soir, la forêt va prédire
    Ce soir, sans doute encore des pleurs,
    Ce soir, de transe omniprésente.

    La rose est en pleine ascension ;
    Oui mais qu’est-ce que cela veut dire ?
    Parle-t-on de la Reine des fleurs
    Ou bien de ce qu’elle reprĂ©sente ?

    Demain, d’autres fleurs en bouton ;
    La Reine des fleurs va nourrir
    De sa sève sa descendance
    Et de son âme pastorale.

    Demain, ce que nous redoutons.
    La Reine des fleurs va mourir
    Pour suivre alors son ascendance
    Vers une autre étape florale.

    Tableaux de Jane Graverol sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com202404jane-graverol.html .

    
    
    
  • XXI+ L’Homme LibĂ©ré : le pèlerin des Ă©toiles

    Yavänor, le fou de l’âme

    XXI+	L’Homme Libéré : le pèlerin des étoiles

    Il a atteint ses objectifs et réalisé la promesse
    Que portait implicitement l’Ange de l’Aube Éblouissante.
    Tout ce qui n’était que subjectif comme une flamme de jeunesse
    Devient un accomplissement et victoire épanouissante.

    Rien n’aurait pu lui annoncer autant d’épreuves à traverser
    Pour réaliser tout son être dans la voie de la plénitude.
    Il doit apprendre Ă  renoncer, Ă  choisir et controverser
    Entre ce qu’il peut se permettre et ce qui n’est que platitude.

    L’homme libéré a découvert tout au long de sa progression
    Les achèvements personnels à certains moments de sa vie.
    Il n’est pas seul dans l’Univers mais fait partie d’une connexion
    Avec un monde ascensionnel qui lui assure son suivi.

    Il en est devenu citoyen, dégagé de tout préjugé,
    Et d’attachement particulier aux dogmes et aux religions.
    Mais dans ce milieu mitoyen, il sait s’adapter sans juger
    Aux us et coutumes réguliers de chaque pays, chaque région.

    S’il côtoie des sphères élevées auxquelles sa conscience accède,
    Il n’en est pas moins solidaire envers ses compagnons de route
    Car il saura leur révéler l’enseignement qu’il intercède
    Auprès des forces salutaires et ce, sans les mettre en déroute.

    L’avènement au plus haut niveau envers son être existentiel
    Peut s’appliquer à chaque étape importante comme anodine.
    Chaque rencontre offre un nouveau départ à son être essentiel
    Soit pour ouvrir une soupape ou soit pour la mettre en sourdine.

    Emblème de réalisation à la fin d’un cycle donné,
    Il entame une évolution nouvelle et riche en expériences.
    Mais pour leur modélisation les anciennes sont abandonnées
    Car, à chaque révolution, nouveaux buts, nouvelles résiliences.

    Tableau de Myrrha.

    
    
    
  • XXI- L’Homme EnchaĂ®nĂ©

    Yavänor, le fou de la personnalité

    XXI-	L’Homme Enchaîné

    ArrivĂ© au bout du chemin, l’évolution reste incomplète ;
    Malgré le travail accompli l’achèvement n’a pas abouti.
    C’est le revers de l’être humain qui ne progresse qu’à l’aveuglette
    Et garde son ego rempli e connaissances mal embouties.

    Atteignant un certain niveau, il utilise ses pouvoirs
    En totale contradiction envers les lois de l’univers.
    Il croit que son stade équivaut à ce qui va le promouvoir
    Malgré sa totale addiction en son narcissisme pervers.

    C’est pourquoi il arbore un masque de cérémonie fallacieuse
    Et l’illusion de la sagesse qu’il cherche à inculquer aux autres.
    Ce n’est là qu’un être fantasque avec ses règles malicieuses
    Derrière beaucoup de largesses et l’illusion d’un faux apôtre.

    Il fait partie des faux prophètes, faux messies et faux rĂ©dempteurs ;
    Il n’est plus qu’un homme enchaîné à ses propres manipulations.
    Même ses lois sont contrefaites d’attrait et d’orgueils réducteurs
    Derrière des démons déchaînés par de sombres spéculations.

    Son intention a été pure, son élévation couronnée,
    Mais il y a eu un dérapage et l’ego a pris le dessus.
    La connaissance intellectuelle n’est satisfaite que pour prôner
    Devant tout un arĂ©opage des arguments « coup de massue Â»

    Ainsi les démons réveillés surgiront pour le dévorer
    Et plus grande sera sa chute qu’il se sera cru supérieur.
    Il ne pourra plus se frayer dans ce chemin détérioré
    Que s’il recommence sa lutte depuis l’ échelon antérieur.

    Il peut retrouver son chemin à condition d’en faire l’effort
    Car la vie saura lui permettre d’en redécouvrir la lumière.
    Mais plus dur sera l’examen si son ego est toujours fort
    Et s’il se croit toujours le maître de ses propres pensées premières.

    Tableau de Myrrha.

    
    
    
  • XX Au Sortir des TĂ©nèbres

    LoreleĂŻ

    XX	Au Sortir des Ténèbres

    Je suis à la croisée des mondes et je termine ici mon cycle
    Tout en commençant un nouveau issu de ma purification.
    Ici se croisent deux profondes allĂ©gories en hĂ©micycle ;
    Ouverture vers le renouveau et clĂ´ture sans explicitation.

    Mais terminer correctement ce qui a été commencé
    M’oblige Ă  revivre chaque Ă©tape de la naissance jusqu’à la mort ;
    Réconcilier ouvertement tout ce à quoi j’ai renoncé,
    Pardonner tous les handicaps qui m’ont fait chuter, sans remords.

    Par la connexion au lunaire, je reviens au sein de ma mère
    Et j’y retrouve les premiers instants où je me suis construit.
    Par la connexion au solaire, je recouvre l’énergie du père
    Et tous ses gestes coutumiers avec lesquels il m’a instruit.

    Par mes enfants qui me soutiennent et par leur mère qui m’accueille,
    Je sais relier par l’amour tous les échelons de ma vie.
    Par mes parents pour que j’obtienne cette expérience que je recueille
    Dans le cercle du polyamour de l’ÏÄMOURÏÄ qui me ravit.

    Pourtant la mort que je redoute est un passage nécessaire
    Si je désire m’accomplir et terminer avec honneur.
    Si je crois autant que je doute, c’est que je suis seul émissaire
    Qui verra son ciel s’assombrir pour affronter le Grand Seigneur…

    Ainsi pour sortir des ténèbres, il faut ratifier mon passé
    Faire mon bilan des erreurs et de mes réalisations.
    Et le dernier convoi funèbre se change en seuil à dépasser
    Encore une fois mais sans terreur fors ma personnalisation.

    Je n’encours pas un paradis mais plutôt une évolution
    Vers de nouveaux modes de vie envers ce qui m’est essentiel.
    Je ne crois pas aux parodies d’enfer et de substitution ;
    J’accepte sans voir le devis l’offre d’un nouveau potentiel.

    Tableau de Myrrha.

    
    
    
  • Le mois d’aoĂ»t sous la pluie et NoĂ«l Ă  la plage

    Quelle différence existe-t-il entre les nouvelles saisons
    Dont le changement climatique nous nargue par ses contrariétés ?
    Dès lors le temps se montre hostile pour on ne sait quelle raison
    Et les variations thématiques ne sont plus ce qu’elles étaient.

    Les quinze aoûts noyés sous la pluie, les Saint-Valentin au soleil,
    Noël à la plage sous l’azur et Pâques sous la canicule ;
    Faut-il prendre son parapluie puisqu’avec ou sans c’est pareil ?
    La mode est à la démesure et la météo ridicule.

    Tableaux de Nina Childress sur https:ninachildress.com .

    
    
    
  • Adieu juillet, bonjour aoĂ»t

    Adieu juillet, bonjour août

    J’m’en fous d’l’école, on m’a menti ; on m’a fait croire que quatre saisons
    Faisaient la pluie et le beau temps pour le bonheur de la Nature.
    Mais cette année, j’ai pressenti qu’ils avaient perdu la raison,
    Ces météorologues autant incompétents qu’immatures.

    Adieu juillet, ne revient pas l’année prochaine sans avoir
    Révisé ta copie conforme à un été satisfaisant !
    Remballe tes pauvres appas qui n’ont pas eu lieu d’émouvoir
    Les vacanciers dont l’uniforme fut bottes et cirés déplaisants !

    Salut l’août, je compte sur toi pour rattraper l’absurdité
    Et faire revenir dare-dare des jours un peu plus estivaux.
    Donne-moi un soleil courtois et sa chaleur ressuscitée ;
    Trouve et ligote-moi Saint-Médard, puis jette-le dans le caniveau !

    Illustration de June Leeloo sur https:havengallery.comportfoliojune-leeloo-imaginarium .

    
    
    
  • Intense mĂ©ditation

    Intense méditation

    Sans doute afin de rechercher tous les secrets de l’univers
    Inscrits dans les atomes mêmes de ses cellules émettrices,
    La méditation haut perchée traverse alors les trous de ver
    Pour retrouver ad hominem ses origines créatrices.

    Sans doute un contact qui remonte aux racines de l’existence ;
    Un train voyageant du passé vers le présent de l’avenir.
    Chaque wagon alors raconte une histoire avec consistance
    De ses passagers dépassés par les événements à venir.

    Sans doute chaque recueillement renoue les fils de la pensée
    En remettant le voyageur dans la réalité d’un monde
    Qui crée, dans l’entrebâillement de sa prière récompensée,
    L’un de ces rendez-vous majeurs de sa folle course vagabonde.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • La porte du temple sacrĂ©

    À celui qui chercherait Dieu entre les pages de la bible,
    À celle qui trouverait la foi et désirerait tout connaître,
    Il est un miséricordieux moyen de ne pas manquer sa cible
    En empruntant la même voie que celle qui nous a fait naître.

    Six jours pour accoucher d’un monde et se reposer le septième
    Prouve que le Dieu géniteur est un créateur triomphant.
    Tout ça pour qu’après il l’inonde car il lui causait des problèmes
    Prouve un œdipe inhibiteur entre la mère et ses enfants.

    On dit que le royaume des cieux ressemble à un trésor caché
    Ou une petite graine semée qui donne le fruit et l’ivraie.
    J’en connais un joyau précieux auquel je suis très attaché
    C’est lorsqu’avec ma bien-aimée nous faisons l’amour pour de vrai.

    Ainsi le sexe remplacerait le divin d’une peccadille
    Sous réserve que vous approchâtes le temple du féminin sacré.
    Quant au chameau qui passerait sans peine par le chas d’une aiguille,
    Le chas est plutôt une chatte et l’aiguille un phallus nacré.

    Sculpture de Lucy Churchill sur https:www.lucychurchill.comsculpturepersonal-sculpture .

    
    
    
  • Chaudes Augustine

    En août viennent les Augustine après juillet et ses Juliette
    Qui m’ont charmé un peu, beaucoup puis finalement pas du tout.
    La chaleur malgré ses rustines a fini dans les oubliettes
    Et l’été a marqué le coup en perdant ses meilleurs atouts.

    Adieu Juliette et Augustine, bonjour les vierges de septembre
    Habillées de la tête aux pieds puisque l’automne est avancée.
    Nos amours seront clandestines dans l’intimité d’une chambre
    Mais nous brûlerons comme il nous sied nos cœurs en flammes romancées.

    Tableaux de Carlos Leon Salazar sur http:carlosleonsalazar.blogspot.com .

    
    
    
  • Les rĂŞves intrusifs

    Souvent mêmes rêves reviennent à celuicelle qui n’a pas compris
    Et qui se repasse le sketch en boucle de façon contiguë
    Jusqu’à ce qu’enfin ilelle parvienne à décider sans parti pris
    Son chemin tissé dans du stretch bien arrondi aux angles aigües.

    Le gros chat-chagrin du matin avec le désespoir du soir
    Planent comme un nuage lourd qui lela menace trivialement
    Tandis que, des draps de satin, s’approche l’ange qui va surseoir
    Au choix pertinent ou balourd mais qui est le bon, finalement.

    Tableaux de Rafal Olbinski.

    
    
    
  • Les rĂŞves rĂ©cursifs

    Quelquefois un fil conducteur unit un rêve aux précédents
    Comme un soupçon de déjà-vu sur des mémoires outrepassées.
    Ce lien récursif séducteur donne l’illusion d’antécédents
    Rapprochés par la longue-vue de l’inconscient sur son passé.

    Mais le songe, trompeur et menteur, peut très bien inventer ce lien
    Et faire croire à un historique de précédents inexistants.
    Ce mécanisme tourmenteur cause alors un choix cornélien
    Sur l’origine théorique de toute la structure du temps.

    Ainsi j’avance sur un fil tendu au fur et à mesure
    Alors que je crois publier la suite de mon feuilleton.
    Sans doute les rêves chronophiles aiment laisser une césure
    De l’un à l’autre sans oublier d’en occulter mon œilleton

    Sans doute l’une des trois Parques m’observe déroulant mon fil
    Comme un rat de laboratoire dans son dédale de misère.
    Elle doit attendre que je remarque l’indice du tintinophile
    Comme l’errance giratoire des deux Dupondt dans le désert.

    Tableaux de Rafal Olbinski.

    
    
    
  • ChaĂ®nes d’amour

    Le mariage est une chaîne imaginaire et extensible
    Qui part d’une moitié du lit jusqu’à son autre extrémité.
    Passions et amours s’y déchaînent ainsi que les sujets sensibles
    Qui règlent les moindres délits sur l’oreiller un peu mité.

    Le précipice des chambres-à-part ne fait que prolonger le lien
    Et l’on passe du bouche-à-oreille aux messages et aux SMS.
    Seuls les petits désirs épars reviennent sur le choix cornélien
    D’avoir, à nulle autre pareille, rempli et tenu ses promesses.

    Tableaux de Rafal Olbinski.

    
    
    
  • Je suis tout le monde

    Comment passer inaperçu quand on est nu et dépourvu
    De cette étoffe des héros qui habille les toréadors
    Selon comment l’on est perçu, avant-gardiste ou m’as-tu-vu,
    Par les regards collatéraux issus d’une foule qui dort ?

    Je me dis « je suis tout le monde ! » ; je deviens chaque spectateur
    Qui s’observe, dans un miroir, nu comme s’il venait de naître.
    Aussitôt à la même seconde, j’en suis l’unique observateur
    Et je m’extrais de ce mouroir en me jetant par la fenêtre.

    Tableaux de Rafal Olbinski.

    
    
    
  • Madame de la RosĂ©e

    Madame de la Rosée

    Tantôt elle sème à tous vents et tantôt sème à toutes pluies
    Selon son humeur attristée, joyeuse ou simplement changeante.
    Si parfois elle rit souvent de bon cœur au soleil qui luit,
    Elle s’éplore aussi, contristée de larmes amères et astringentes.

    Mais la nature sait épancher toute l’eau chargée d’émotions
    Qui remontent dans l’atmosphère pour se dissoudre dans l’aurore.
    Tandis que la Terre retranchée absorbe l’onde en décoction,
    Jus de rosée pour satisfaire toutes les rivières et sa flore.

    Parfois je l’ai vue se lever, secouer sa robe de douleurs
    Et ses sentiments déferler comme une cascade de pleurs.
    Puis je l’ai vue se relever et vite reprendre des couleurs
    Après avoir laissé perler ses gouttelettes sur les fleurs.

    Tableau de Steven Kenny sur http:www.stevenkenny.comhome.html .

    
    
    
  • Nature circulaire

    Nature circulaire

    Tous les jours la pluie hygiénique de mon petit nuage en cœur
    Me lave de toutes mes peines et les draine en terre assouvie
    Et puis les eaux biogéniques des sols poreux à contrecœur
    Me remontent comme une veine pour un nouveau cycle de vie.

    Et moi, étape intermédiaire, je capte l’énergie d’en haut,
    La nourriture qui vient d’en bas, l’amour qui circule dans l’air.
    Tous sont la question subsidiaire au concours de la météo
    Dont le gagnant est le combat de la nature circulaire.

    Telle est la magie de la vie pour qui la vit et qui l’observe
    Même si tout n’est que science ou divine relativité.
    Juste sa beauté me ravit et je n’ai aucune réserve
    Quant au rôle que ma conscience exerce sur son activité.

    Tableau de Beth Conklin.

    
    
    
  • Couleurs de femmes – 2

    Certains voient l’âme au fond des yeux ; moi, je la vois dans les nuances
    Qu’une femme affiche sur son front comme un panneau indicateur.
    Un troisième œil, fort délicieux, qui dégage son influence
    Et dont le cœur ose l’affront de son rôle amplificateur.

    Le chapeau révèle tant de choses qu’un roman n’y suffirait pas
    À raconter ce qui se passe entre les oreilles et les yeux.
    Et soudain se métamorphosent envoûtement, charme et appas
    Par une plume qui dépasse ou un p’tit oiseau audacieux.

    Nu-tête, épaules dégagées, l’âme et le cœur, tous deux, débordent ;
    Le regard devient magnétique et la bouche un peu frémissante.
    Ainsi, la femme apanagée dévoile à celui qui l’aborde
    Le contenu signalétique d’une âme par trop resplendissante.

    Tableaux d’Arnaud Bauville.

    
    
    
  • Couleurs de femmes – 1

    Paupières lapis-lazuli pour effacer mes bleus de l’âme ;
    Rouge cerise sur les lèvres pour me mettre le cœur en bouche ;
    Un peu d’ambre et de patchouli, un petit chapeau haut de gamme ;
    Un bijou trouvé chez l’orfèvre, à la fin de l’envoi, je touche.

    L’air mélancolique et morose, mes joues se jouent de leurs couleurs ;
    La tête ailleurs me désespère et tourne en rond sans faux-semblants.
    Pensées dorées à l’eau de rose cachent leurs peines et leurs douleurs
    Jusqu’à ce qu’elles me repèrent un beau musclé en habit blanc.

    Le vert-galant est élégant, tête bronzée, cheveux dorés ;
    Un beau parleur qui fait des vers et qui me charme de sa prose.
    Ferais-je un rêve extravagant ? Pincez-moi ! J’ai peur d’adorer
    Ce beau chevalier aux yeux verts qui me fait voir la vie en rose.

    Tableaux d’Arnaud Bauville.

    
    
    
  • Mariages de couleurs

    Mariages de couleurs

    Mariage d’amour, mariage en couleurs,
    Marions les tendances, marions les coutumes !
    Mariage chantant, mariage roucouleur,
    Marions les tenues, marions les costumes.

    Véritables patchworks de races par-devers soi
    De jacquards écossais aux étoffes indiennes.
    Parures de coton, de satin et de soies,
    Trousseaux et lingeries pour la vie quotidienne.

    Ah, que j’aime croiser des avis différents,
    L’intuition féminine et l’esprit masculin.
    Pensées impertinentes contre rêves déférents
    Pour moudre ses douleurs dans le mĂŞme moulin.

    Photo d’Al Neaimi.

    
    
    
  • La nuit secrète

    La nuit secrète

    La nuit, profonde et séduisante, déploie ses rideaux de velours
    En ôtant sa robe outremer parsemée d’étoiles piquées.
    J’espère sa lune luisante qui vient éclairer mon cœur lourd
    D’une lumière douce-amère mue d’une aura revendiquée.

    Puis, Morphée, nue et ténébreuse, colle son corps d’obscurité
    Et me tend ses bras de sommeil pleins d’inconnu et de mystères.
    Quelques étoiles filandreuses filent en toute célérité
    À la rencontre du soleil de l’autre côté de la Terre.

    Tableau de Jean-Léon Gérôme.

    
    
    
  • La peur donne du zèle

    La peur donne du zèle

    Si la peur me donne des ailes afin de pouvoir m’envoler,
    Elle est mauvaise conseillère quand elle occulte ma raison.
    Ainsi, si je mets trop de zèle à vivre en des lieux inviolés,
    Je m’enferme derrière des œillères et je me terre à la maison.

    J’ai le choix des priorités entre mon fric, entre ma vie.
    Et si j’ai trop besoin d’argent, j’accepterai de m’y soumettre.
    Mais contre toute autorité, je favorise ma survie ;
    Le meilleur choix départageant, est de rester mon propre maître.

    Illustration de Paweł Kuczynski.

    
    
    
  • RĂ©seau-Dieu

    Radio-Vatican, c’est fini ! Al Jazeera, c’est terminé !
    Désormais Dieu est en réseau et surtout les réseaux sociaux.
    On s’ confesse en catimini, on se plaint, on est laminé,
    On se traite de noms d’oiseaux entre sites et spots commerciaux.

    On ne sort plus mais on s’observe et on critique la planète ;
    La peur du loup est renforcée par des pandémies fabriquées.
    On n’ se nourrit que de conserves mais achetées sur internet ;
    Pour survivre on s’est efforcé d’habiter des lieux étriqués.

    Illustrations de Paweł Kuczynski.

    
    
    
  • IIII. La reine Ă©pique

    IIII. La reine épique

    Tranchons dans le vif du sujet et coupons court à tous propos :
    La reine épique possède un dard dont le fourreau est son croupion.
    Elle le sort sans préjugé – or ce n’est pas de tout repos –
    Et connaît, l’enfance de l’art, toutes les bottes du scorpion

    Tableau de Joshua Burbank.

    
    
    
  • III. La reine des tarots

    III. La reine des tarots

    Elle avait lu dans les étoiles toutes ces aventures amoureuses
    Qui agitent les couches royales ici, d’ailleurs et maintenant.
    Mais elle garde sous le voile toutes ses cartes langoureuses
    Qu’elle abat d’une main loyale lorsque le risque est attenant.

    Tableau de Joshua Burbank.

    
    
    
  • II. La reine Ă©conome

    II. La reine économe

    Le roi d’ailleurs l’a contrariée en venant chasser sur ses terres
    Car le gibier lui coûte cher et on y perd à la revente.
    Il prétendrait la marier or, il n’est point célibataire !
    De toutes manières, œuvre de chair se négocie avant la vente !

    Tableau de Joshua Burbank.

    
    
    
  • I. La reine d’ailleurs

    I. La reine d’ailleurs

    Dimanche matin, la reine d’ailleurs en a le cœur tout retourné.
    Le roi chasse avec la voisine, la putative reine économe.
    Elle s’est levée d’un ton railleur ; sa réception est ajournée
    Et s’en va dire à sa cousine qu’elle veut divorcer de son homme…

    Tableau de Joshua Burbank.

    
    
    
  • L’illumination

    L’illumination

    Lorsqu’elle ôte sa culotte qui glisse sur ses talons
    Et qu’elle appelle le mâle en agitant les mamelles,
    Au vu des seins qui ballottent, je deviens son étalon
    Et lui mets mon animal dans son organe femelle.

    Tableau de … merci-à-qui-me-le-dira.

    
    
    
  • « Je suis une part de tout ce que j’ai lu »

    « Je suis une part de tout ce que j’ai lu »

    Un jour l’esprit disait au cœur : « Je suis une part de ce que j’ai lu,
    De tous ces livres qui me ressemblent car j’en ai bâti ma raison. »
    Le cœur répondît, l’air moqueur : « Je trouve cela farfelu !
    Car lorsqu’ils sont rangés ensemble, ils s’empoussièrent dans ta maison. »

    « Titre » de Theodore Roosevelt.

    
    
    
  • TournĂ©s, niquĂ©s

    Tournés, niqués

    Dieu aurait mis l’homme sur Terre afin qu’il subisse une épreuve
    Pour tester son obéissance à refuser la connaissance.
    Levons le voile du mystère : tout est bidon, j’en ai la preuve !
    Pour le résoudre à l’impuissance, Dieu a falsifié la science.

    Ainsi tournez, hommes et femmes, envoyez-vous aussi en l’air,
    Le pragmatisme misérable n’est au progrès que parodie !
    Il fallait rejeter l’infâme machination avec colère
    Et traiter Dieu d’indésirable en lui fermant le paradis.

    Montage photo de Huseyin Sahin.

    
    
    
  • Nous avons besoin de vous !

    Nous avons besoin de vous !

    On a besoin de volontaires pour servir de chair Ă  canon
    À toutes les bouches à nourrir des hauts gradés de la nation.
    Arrêtez donc vos commentaires, n’écoutez pas vos compagnons
    Et préparez-vous à mourir, c’est votre prédestination.

    On fera de vous des héros, du moins les meilleurs d’entre vous ;
    Les autres se débrouilleront pour subsister, pauvre ballots.
    S’ils ont le moral à zéro, c’est fait exprès, je vous l’avoue,
    Car jamais ils n’hésiteront, dès lors, à se jeter à l’eau.

    À force de télévision, de pizzas et de surgelés,
    De voyages organisés et de tourisme démesuré,
    On a obscurcit la vision des spectateurs décervelés
    Parfaitement galvanisés à croire au bonheur azuré.

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  • Le goguenard et la corbelle

    Le goguenard et la corbelle

    Vieille maison de ma jeunesse quand je passais dans les ruelles
    À la recherche d’un passage sans vraiment trop la regarder.
    Pérégrinant dans l’étroitesse de ces venelles assez cruelles,
    Un jour j’y vis un beau corsage, à sa tabatière, attardé.

    « Joli sourire, mademoiselle ! » Lui dis-je, goguenard et lubrique.
    « Si votre gorge est en accord, votre voix doit être très belle
    Et, sans doute, semblable à l’oiselle, diva de l’opéra comique ! »
    La fille, d’une voix de pécore, jura qu’elle n’était pas corbelle.

    (Il n’y a pas que du bon tabac dans ma tabatière ; c’est aussi une lucarne à charnière.
    Et la corbelle est bien la femelle du corbeau.
    Tableau de Georg Janny « Night in Summer » 1926.)

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  • La femme des bois

    La femme des bois

    Un jour j’ai rencontré la femme qui fit de moi l’homme des bois.
    C’était dans la forêt profonde où nulle route n’aboutit.
    J’étais sans doute un peu profane, elle, experte comme il se doit,
    M’attira dans son petit monde et, dans ses bras, me suis blotti.

    Tableau de Margit Glassel.

    
    
    
  • La soupe aux canards

    La soupe aux canards

    Le niveau des eaux rabaissé au niveau de la bouillabaisse
    Devient une spécialité appréciée par les canards.
    Les hérons, vous les connaissez, accourent dans la soupe épaisse.
    En toute convivialité, pour nos oiseaux, c’est le panard !

    La Töss qui coule habituellement comme un torrent est à son niveau le plus bas avec une fermentation d’algues et de mousses ; les canards et les hérons adorent.

    
    
    
  • La danse d’abondance

    La danse d’abondance

    Danse pour moi, jolie gitane, sous l’auréole plumes de paon
    Et frappe de ton tambourin pour rythmer tes hanches en cadence.
    Sous une musique occitane, fais-moi la danse du serpent,
    Traite-moi comme un souverain et je vivrai dans l’abondance.

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  • La position de l’amour

    La position de l’amour

    Voici l’exacte position de la planète des amours.
    Là où Vénus, qu’à Dieu ne plaise, rencontre, en secret, ses amants.
    Comme j’ai beaucoup d’ambition pour celui que j’aimerai un jour,
    C’est là que je voudrais que me baise, mon sidéral prince charmant.

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  • Tilleul-menthe

    Tilleul-menthe

    VĂŞtu de couleur tilleul-menthe, Monsieur attendait son amante.
    Leurs amours allaient à vau-l’eau, noyées dans une menthe à l’eau.
    Pour qu’un jour leurs vies se pimentent, si Madame se montrait charmante,
    Elle rhabillerait ce guignolo d’accoutrements moins rigolos.

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  • Fille de lune

    Fille de lune

    J’aimerais que, tout doucement, dans la fraîcheur d’un interlude,
    Le temps s’arrête de couler d’une éternité sabbatique.
    Que Fille de Lune, à ce moment, me fasse partager sa quiétude,
    Sentir une larme s’écouler sur cet amour fantomatique.

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  • La fusion solaire

    La fusion solaire

    L’amour est l’énergie première qui fait fusionner la matière ;
    Le masculin pénètre et sème dans le féminin qui l’accueille.
    Des deux jaillira la lumière comme une puissance héritière
    Qui démontre que lorsqu’on s’aime, la vie cosmique s’y recueille.

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  • La force solaire

    La force solaire

    Je me souviens des promenades pratiquées avec le Lion
    La nuit sous le ciel étoilé, contemplant les constellations.
    J’entends encore les sérénades que chantait mon pygmalion
    Et les mots à demi voilés qu’il répondait à mes questions.

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  • Le couple solaire

    Le couple solaire

    À la jonction des luminaires, le ciel s’embrase de l’amour
    Que le feu donne à la lumière et de l’eau qui reçoit le sel.
    Brusquement, sans préliminaire, je sens dès la pointe du jour
    Toute la puissance première de la moisson universelle.

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  • Le cĹ“ur de Juliette

    Le cœur de Juliette

    Ça fait toujours un pincement dans le petit cœur de Juliette
    Lorsqu’elle doit abandonner ses pâturages de juillet.
    Et j’en entends son grincement de dents au timbre des clochettes
    Des vaches qui lui ont donné le meilleur des produits laitiers.

    Vue sur la vallée de Kollbrunn avec au loin les alpes suisses un peu dans la brume lorsque je monte vers Eidberg.

    
    
    
  • Les barques de rĂ©flexion

    Les barques de réflexion

    Je vois souvent dériver ces barques de réflexion
    Qui oscillent au temps qui passe et se posent des questions.
    J’aimerais souvent rêver à mes meilleures actions
    Qui laisseront dans l’espace quelques autres suggestions.

    Moi aussi j’ai affronté de gros désirs d’évasion.
    Moi aussi j’ai désiré tout ce qui me dérangeait.
    Pout tout ça, j’ai dû compter et lâcher mes illusions
    Après avoir affronté les périls et les dangers.

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  • La fĂ©e ballerine – 2

    La fée ballerine - 2

    Elle ne s’est pas fait prier pour élever sa biographie.
    Elle a déployé ses ailes comme un petit papillon.
    Il fallait la voir briller dansant sa chorégraphie
    Avec fougue et avec zèle sous le son du carillon.

    Dessin de Fabienne Barbier.

    
    
    
  • L’arbre-artifice

    L’arbre-artifice

    La nature est en fĂŞte et montre ses couleurs
    Par son arbre-artifice, ce fier patrimonial.
    Le jardinier prophète en connait sa douleur,
    Mais c’est son sacrifice pour ce cérémonial !

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  • La fĂ©e ballerine – 1

    La fée ballerine - 1

    C’était une drôle de fée, un peu sotte et décalée,
    Qui rêvait d’un beau tutu et de troquer son balai.
    D’un caractère fieffé, elle n’s’est pas fait recaler,
    Elle a dit « Turlututu ! Ce soir je fais mon ballet ! »

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  • Le Paramots

    Le Paramots

    Pour surfer en paix sur tous les réseaux,
    J’ai mon paramots constamment ouvert.
    Comme un parapet bordé de roseaux,
    J’ai tous mes rameaux toujours bien couverts.

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  • La vie c’est la vue

    La vie c’est la vue

    Transparent comme de l’eau, mère d’où naquit la vie,
    Elle traverse l’espace et nous relie aux étoiles.
    Aussi ténue qu’un halo, sa lumière nous ravit ;
    Aussi vite qu’elle passe, elle nous ôte les voiles.

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  • Le papillon invisible

    Le papillon invisible

    Le papillon invisible joue à l’ange de l’amour.
    Transparent à la lumière, plus léger qu’une âme humaine,
    Ses actes imprévisibles distribuent au petit jour
    Les belles amours premières, des fiançailles à l’hymen.

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