Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • La sirène cosmique

    La sirène cosmique

    Dans l’océan du ciel, elle est en vigilance,
    Ses hanches font tanguer les voiles nébuleux ;
    Ses seins, pleins de clarté, distillent en silence
    Le lait des galaxies, élixir fabuleux !

    Elle glisse en riant dans la soie des étoiles,
    Son chant trouble les vents des orbites heureuses ;
    Des astres en émoi s’embrasent et se dévoilent ;
    Même Vénus jalouse en devient amoureuse.

    Ses cheveux sont des flux de matière cosmique ;
    Chaque boucle en spirale enfante une comète.
    Et dans l’ombre des nuits, dans l’univers comique,
    Elle rit aux éclats sur toutes les planètes.

    Quand elle rêve silencieuse aux cyclades maltées,
    Je deviens son écho, son soupir réfracté.
    Elle verse dans mon âme le lait chaud d’Amalthée,
    Sa mère dont du sein jaillit la Voie Lactée.

    Tableau de René lalique.

    
    
    
  • Une sirène Ă  la maison

    Une sirène à la maison

    Lorsque j’étais petit garçon, j’ai ramené à la maison
    Une sirène adolescente qui voulait me faire l’amour.
    Là, au bout de mon hameçon, elle m’a fait entendre raison
    Et j’ai fait entrer l’indécente direct en salle-de-séjour.

    Mais la créature épuisée s’est endormie sur le sofa ;
    J’attendais qu’elle se réveille lorsque mes parents sont entrés.
    Ma mère tout électrisée m’observa et m’apostropha
    « Non ! Ce n’est pas demain la veille qu’une chimère viendra se montrer ! »

    Mon père, plus scientifique, me dit qu’il allait l’éprouver
    Et l’emporta dans son bureau soi-disant pour se documenter.
    J’ai trouvé ça catastrophique car c’est moi qui l’avais trouvée
    Et leurs gémissements gutturaux n’ont fait lors que m’épouvanter.

    Le lendemain, toute pimpante, elle est sortie du cabinet,
    Un large sourire aux écailles et la crinière fort épointée.
    Mon père, de manière élégante, dit : « Beau sujet bien coquinet ! »
    Et moi depuis, vaille que vaille, j’en reste tout désappointé.

    Illustration de Nicole Claveloux.

    
    
    
  • Nostalgie d’une nuit sans Lune

    Nostalgie d’une nuit sans Lune

    Lune nouvelle, je renouvelle toutes mes pensées du moment,
    Et les questions existentielles, et les problèmes récurrents,
    Et les idées qui machiavellent et qui m’en font tout un roman,
    Dans cette nuit providentielle qui les emporte dans le courant.

    Pas de quartier aux vagues à l’âme et aux pires ennemis du cœur !
    Dans cette nuit noire alchimique, se dissolvent tous les tourments
    Sans doute absorbés par les flammes qui scintillent toutes en chœur
    Dans le vortex astronomique des étoiles du firmament.

    Le temps s’étire et se dilue dans un nouvel espace à vivre ;
    De nouveaux rêves s’organisent encore plus beaux que ceux d’avant.
    L’aube vient et me dépollue, le soleil point et me délivre ;
    Un nouveau jour me galvanise et je vais mieux dorénavant.

    J’en oublie toujours l’ascension de mes pensées les plus secrètes
    Qui vont s’enrichir de valeurs qui les affineront peut-être
    Et révèleront l’intention qui crée le bien qu’elle sécrète
    Autour de moi avec chaleur et compassion de tout mon ĂŞtre.

    Illustration de Leon Carre.

    
    
    
  • Nostalgie d’une nuit de pleine Lune

    Nostalgie d’une nuit de pleine Lune

    Entre le blues d’une journée et la Lune rousse qui saigne,
    Je prends un bain de nostalgie dans leurs couleurs complémentaires.
    Le spleen me propose sa tournée et je suis à la bonne enseigne
    Entre les verres de névralgie qui, l’âme vide, désaltèrent.

    Et c’est l’ivresse du couchant qui a raison de ma tristesse
    Avec la Lune qui remonte comme un réverbère halogène.
    Le spleen est moins effarouchant et la nuit vient avec tendresse
    M’illuminer par un acompte d’étoiles hallucinogènes.

    L’obscurité tel un buvard absorbe l’encre de mes craintes
    Qui disparaissent dans le trou noir de l’ange collecteur des peurs.
    Et dans le silence bavard riche d’invisibles empreintes,
    Je vide toutes les mémoires de cette journée de labeur.

    Puis viendra l’ascension des rêves qui purge tous mes souvenirs
    Qui passent à travers l’écumoire des contes les plus incroyables.
    L’image apparaitra trop brève, celle qui révèle mon avenir
    Vite effacé de ma mémoire par une aurore impitoyable.

    Illustration de Beidak.

    
    
    
  • Les liaisons d’attachement

    Les liaisons d’attachement

    Les liaisons d’attachement sont comme des cordes élastiques
    Qui peuvent souvent s’étirer au risque de se détacher.
    Hélas, des cas d’arrachement ou de ruptures frénétiques
    Endommagent les cœurs déchirés qui ne pourront se rattacher.

    Comme des liens moléculaires, je les imagine en couleurs ;
    Bleues pour les liaisons profondes, rouges lorsqu’elles se font intenses,
    Blanches pour les plus spectaculaires, noires quand elle deviennent douleur,
    Vertes lorsqu’elles se font fécondes et roses en cas de concomitance.

    De quelles couleurs sont les miennes ? De tous les tubes de couleurs
    Que mon épouse barbouilleuse manifeste dans sa peinture.
    D’autres, il paraît, sont daltoniennes, confondant amour et douleur
    Lorsqu’elles se font vadrouilleuses en quête d’autres aventures.

    Tableau de Jonas Burgert sur https:www.jonasburgert.deworksjonas-burgert-works-2015 .

    
    
    
  • Effeuillage & servage

    « Cueillons la femme-fleur sans la laisser faner ;
    Dès le matin éclose, il nous faut la cueillir !
    Épargnons-lui les pleurs d’attendre des années
    Pour obtenir la clause qu’il nous faut l’accueillir ! »

    Ont résonné ces mots quand Dieu donna la femme
    À Adam côtoyé dans l’éden, son enclave,
    De peur que ce chameau, d’une pensée infâme,
    L’enchaîne à son foyer pour une vie d’esclave.

    Tableaux de Jonas Burgert sur https:www.jonasburgert.deworksjonas-burgert-works-2016 .

    
    
    
  • Enfin des coquelicots !

    Enfin des coquelicots !

    Coquelicot, tu m’étincelles avec ton rouge sang si lourd
    Qu’il a dans mon cœur profilé un amour du plus bel effet !
    Coquelicot, tu me rappelles avec ta jupe de velours
    Toutes les robes faufilées de brindilles pour faire des fées !

    Coquelicot, je t’ai cueilli ; coquelicot, tu m’as trahie
    Car tu t’es fané aussitôt que j’ai voulu te conserver.
    Mais de mes larmes recueillies, tu reviens toujours ébahi
    Pour fleurir buttes et coteaux d’un écarlate renversépréservé.

    Coquelicot, tu reviendras quand tu voudras, quand tu pourras
    Car tu es la fleur éternelle qui me renouvelle ma joie.
    De mon cœur rien ne retiendras car dans ta mémoire mourra
    Ma flamme d’amour sempiternelle qui brûle comme un feu grégeois.

    Tableau de Lyse Marion.

    
    
    
  • Le cĹ“ur transpercĂ©

    Le cœur transpercé d’une flèche ne guérit plus mais il survit.
    Il survit grâce à l’antidote que l’amour donne au goutte à goutte.
    Sans ce remède, le cœur revêche se sent à l’amour asservi
    Et de carapace se dote car de rencontres se dégoûte.

    Flèche que n’es-tu inaltérable à cette cruelle habitude
    Qui noie l’amour de quotidien qui mithridatise et me blâme !
    Cupidon, ange misérable ! Prends ton venin d’ingratitude
    Et vise le bulbe rachidien pour me le déverser dans l’âme !

    Tableaux de Christian Schloe.

    
    
    
  • L’absurditĂ© du temps

    Je pensais mon présent absurde jusqu’au jour où j’ai découvert
    Le gène d’autodestruction implanté dans ma génétique
    Qui m’infléchit, qui me perturbe et me fait tout voir de travers
    En falsifiant les constructions de ma mémoire hypothétique.

    Lorsque j’ai compris que ce gène d’absurdité se réveillait
    Plutôt que m’en épouvanter, j’ai pris parti de l’accepter.
    Devant les problèmes et leurs gênes, je ne cesse de m’émerveiller
    Et même, je peux me vanter, d’être un marginal excepté.

    Illustrations de Joost Swarte.

    
    
    
  • La bibliothèque de qui-vous-savez

    Selon l’âge du capitaine et selon ses rêves d’enfance,
    Sa bibliothèque offrira tous ses récits numérotés
    En France métropolitaine ou en pays de connaissance,
    Partout où il naviguera aux ordres de l’amirauté.

    Ce petit coin dédicacé à tous les maîtres de la planche,
    Lui rappelle avec nostalgie ses voyages au-delĂ  des mers.
    Et même s’il en a assez d’avoir passé trop de nuits blanches,
    Il y soigne sa lombalgie avec un vieux rhum doux-amer.

    Illustrations d’Yves Chaland.

    
    
    
  • Reine des villes, reine des champs

    Dans le palais fortifié de sa citadelle royale,
    Une Reine à l’épée phallique administre ainsi sa justice :
    Des jugements justifiés par sa lame oblongue et loyale
    Qui va, d’un verdict métallique, du conflit jusqu’à l’armistice.

    Dans son domaine pastoral qui s’étend sur monts et campagnes,
    Une Reine à la longue verge ne juge point mais s’accommode
    Avec raison du bon moral de ses compagnons et compagnes
    Et d’une sagesse qui diverge des connaissances à la mode.

    Voici que la Reine à l’épée visite la Reine à la verge
    Et s’amuse à lui critiquer sa réglementation lascive.
    Un code civil, guère épais, n’ayant que trois lois qui convergent
    Et des édits sophistiqués signés d’une plume passive.

    Du coup, la Reine du bâton accourt chez la Reine du sabre
    Mais elle s’ennuie à mourir auprès de ces gens formatés
    Qui se nourrissent de ducatons et d’interminables palabres ;
    Alors elle préfère courir loin de cette uniformité.

    Illustrations de Moebius.

    
    
    
  • N’importe quoi fort de cafĂ© !

    Avion cassé, avion foutu ; la carlingue a cassé du bois ;
    Café brûlé, café fichu ; ma cafetière est fissurée ;
    D’un trou d’air à l’odeur goûtue, l’appareil s’est mis aux abois ;
    La route du Machu-Pichu plus jamais ne sera assurée.

    Tous les chemins mènent à Rome ; il suffit de passer le pont
    Pour contrer les mésaventures et les dangers qui se démarquent.
    En suivant les meilleurs arômes, des arbres à café du Gabon,
    On obtient la bonne mixture le bon goût et le meilleur marc.

    J’en ai tellement l’eau à la bouche que j’en verse une larme amère ;
    Une larme de crocodile surtout quand le déca y ment.
    Alors j’en reprends une louche ; le bon café est éphémère
    Et il faut le boire – c’est le deal – quand il est prĂŞt, au bon moment.

    Quand il est fort, gare au gorille ! Je reprends du poil de la bĂŞte
    Car cette douçâtre amertume me cause toujours cet effet !
    Je sens dans ma peau qui s’étrille toute la joie d’une conquête
    Depuis laquelle je m’accoutume par l’arôme d’un bon café.

    Illustrations de Moebius.

    
    
    
  • Le cours du chat

    Le cours du chat

    Durant notre confinement, quand vocifèrent les enfants,
    J’en suis toujours à m’ demander d’où leur vient cette voix criarde.
    Je l’ai appris dernièrement par la souris dont l’éléphant
    Connaît le cours recommandé d’un chat hurlant comme un vieux barde.

    Tableau de Maria Pavlova sur https:www.thegreatcat.orgthe-cat-in-art-and-photos-2cats-art-contemporarymaria-pavlova-1979-present-russian .

    
    
    
  • Chappartement – 1

    Chappartement - 1

    Dommage qu’il ait déménagé de son joli chappartement
    Qu’il occupait dans mon armoire d’une manière sans pareille.
    Depuis, je ne puis présager les orages à retardement
    Qu’il faisait, si j’ai bonne mémoire, tonner, la patte sur l’oreille.

    Tableau de Giovanna Zoboli.

    
    
    
  • Le jeu du monde

    Le jeu du monde

    Je croyais concevoir le monde comme un jeu assez compliqué
    Dont les règles, apparemment obscures, offriraient une place aux vainqueurs.
    Avec certaines cases immondes, d’autres au dessein mal expliqué,
    Où les joueurs, qui n’en ont cure, y participent à contrecœur.

    Certains concurrents pragmatiques savent employer les grands moyens
    Pour arriver coûte que coûte au rang des plus riches terriens.
    Si d’autres, plutôt dogmatiques, suivent les dieux et leurs doyens,
    Moi, je publie au compte-gouttes des poèmes qui ne servent à rien.

    Tableau de Bernth Uhno.

    
    
    
  • Chat-cophonie

    Chat-cophonie

    J’entends l’animal mélomane se lever dès potron-minet
    Pour lancer la première aubade avant que le coq n’ait chanté.
    Car ce chanteur mégalomane réveille tour à tour les minets
    Qui miaulent à la cantonade leur cacophonie déjantée.

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  • Le premier coquelicot

    Le premier coquelicot

    Ne cherchez plus, je l’ai trouvé le premier coquelicot Suisse !
    Ça faisait des jours que je guettais, mais en vain, sa tache écarlate.
    Ma patience en fut éprouvée afin que je me réjouisse
    De ce symbole de gaité jusqu’à ce que mon cœur éclate.

    Depuis 5 ans que je vis en Suisse 1212, c’est la première fois que je vois un coquelicot un 9 mai. C’était le seul et unique perdu au bord de la route de la ferme de Binzenloo sur le plateau d’Eidberg.

    
    
    
  • Les lignes mauves

    Les lignes mauves

    Toutes ces lignes d’Ă©critures s’évanouissent Ă  l’horizon
    Comme si la terre racontait, au fil de ses essences mauves,
    Les souvenirs de la nature qui ont permis ma guérison
    Laissant doucement décanter toutes mes vaines mémoires fauves.

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  • Retour Ă  la maison

    Retour Ă  la maison

    Quand sonne l’heure du retour vers le soir entre chien et loup,
    Ma gentilhommière, je regagne auprès d’un feu de cheminée.
    Si jamais vous faites un détour, mes louloutes et mes loulous,
    Prenez mes chemins de campagne où vous serez acheminés.

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  • Au pays des grands pieds

    Au pays des grands pieds

    Si vous descendez tout en bas de la pointe de l’Amérique,
    Vous verrez les pas des géants qui mêlent le feu et la glace.
    Vous observerez les combats de ces êtres aux pieds chimériques
    Là où plonge dans l’océan, la Terre de Feu sur l’atlas.

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  • Le Moulin de l’Abbaye

    Le Moulin de l’Abbaye

    En passant par le Périgord, je suis arrivé à Brantôme
    Qu’on appelle « Venise du pays » au plus profond de la Dordogne.
    J’y ai rejoint les égrégores proches des anges et des fantômes
    Dans le moulin de l’abbaye sans vanitĂ© et sans vergogne.

    Égrégore : Esprit de groupe, entité proche de l’ange ou de l’inconscient collectif.

    
    
    
  • Les 4 chèvres de Monsieur Seguin

    Les 4 chèvres de Monsieur Seguin

    Monsieur Seguin n’est plus Ă  plaindre, il a maintenant quatre chèvres.
    Entre elles, la confiance est ouverte, elles sont dignes de Blanchette.
    Le seul problème, et non le moindre, c’est que le loup les porte en fièvre
    Car il a fait la dĂ©couverte qu’il ne supportait leurs clochettes.

    Comment un loup, me direz-vous, pourrait-il ĂŞtre aussi sensible ?
    Comment donc, à ce stimulus, l’hyperacousie se repère ?
    C’est que le loup, je vous l’avoue, est devenu fort irascible
    Depuis qu’on sonne l’angĂ©lus tous les jours près de son repaire.

    L’hyperacousie est une hypersensibilité de l’ouïe à certaines fréquences.

    
    
    
  • La mare Yvon

    La mare Yvon

    Derrière chez moi par les chemins, je suis tombé sur cette mare.
    Y vont-ils les petits canards ? Y vont-elles les vertes grenouilles ?
    Eh non, c’est peut-ĂŞtre pour demain mais aujourd’hui ils en ont marre !
    La mare, ils n’y sont pas peinards, dĂ©cidĂ©ment tout part en couille !

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  • La terre matricielle

    La terre matricielle

    Intimement dans sa matrice, la terre se fait nourricière
    Et voit tous ses enfants grandir en leur donnant le nécessaire.
    Les années sont les cicatrices dont nous sortons bénéficiaires
    Car la vie nous fait rebondir Ă  chacun des anniversaires.

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  • L’effet papillon

    L’effet papillon

    Un papillon bien frĂŞle, c’est presque insignifiant
    Mais quand il bat de l’aile, la tempête se lève.
    Petite bête brèle qui va opacifiant
    L’espace dimensionnel quand son nombre s’élève.

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  • L’abeille musicienne

    L’abeille musicienne

    L’abeille est musicienne brandissant les pistons,
    Percutant les pétales des cymbales en fleurs.
    Cette musique ancienne qui jaillit des festons
    Du concert végétal sonne un hymne ronfleur.

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  • Et en plus il fait froid

    Et en plus il fait froid

    Il a gelé ce matin et tout est pétrifié !
    Les rivières sont figées, les poissons sont congelés.
    J’ai enfilé mes patins pour aller photographier
    Ce paysage affligé et faire une dégelée !

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  • L’ange bleu

    L'ange bleu

    Je sens ces rayons d’or qui émanent de toi
    M’atteindre dans mon corps au plus profond de moi.
    Et ces volutes bleues qui sortent de tes ailes
    Réveillent dans mes yeux une onde immatérielle.

    Enveloppe-moi fort, j’ai besoin de ton aide
    Peu m’importe la mort si tu es le remède
    À toutes ces blessures qui me creusent le cœur ;
    De toutes ces morsures, tu es libérateur !

    Tableau de Fabienne Barbier