Anniversaire

🌿 Les PoĂšmes du Jour LevĂ©
Chaque matin, à la premiÚre minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poĂšmes publiĂ©s ce mĂȘme jour, parfois un an, parfois dix ans plus tĂŽt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternitĂ© posĂ©s sur la date du jour, offrant Ă  nos cƓurs un miroir et Ă  nos vies
 une mĂ©moire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos annĂ©es que l’on fĂȘte, mais celles des vers, des images, des cris, des Ă©treintes, des silences, car chaque poĂšme est un anniversaire du cƓur.

  • Le cyanomĂštre

    Le cyanomĂštre

    Le cyanomĂštre, belle invention d’Horace-BĂ©nĂ©dict de Saussure,
    DĂ©termine l’intensitĂ© du bleu du ciel vu de la Terre.
    En montagne, selon l’ascension, sa couleur devient plus obscure
    Selon que l’eau en densitĂ© est plus ou moins majoritaire e.

    MĂȘme le ciel a ses secrets que le savant aime percer
    Et aspire certainement Ă  toiser toutes choses abstraites ;
    Mesure de l’amour sacrĂ©, valeur de ce qu’on veut bercer,
    Evaluation des amants avec ratios de gĂȘne soustraite.

    Heureusement il ne le peut car ses cinq sens le délimitent
    À ce qu’il voit et qu’il entend, bref tout ce qui n’est que mesurable.
    Nous l’avons Ă©chappĂ© de peu, nous les adorateurs des mythes
    Qui, depuis les neiges d’antan, demeurent incommensurables.

    Le cyanomĂštre, invention fascinante de 1789, est un outil destinĂ© Ă  mesurer l’intensitĂ© du bleu du ciel.

    
    
    
  • Duplicata au clair de Lune

    Duplicata au clair de Lune

    Bien qu’ « un bon tiens Â» vaille bien mieux que « deux tu l’auras Â» dans tes rĂȘves,
    J’ai saisi l’opportunitĂ© d’avoir deux fois plus de plaisir.
    Et moi qui rĂȘve Ă  qui mieux mieux Ă  de belles femmes sur la grĂšve,
    J’ai su en toute impunitĂ© comment redoubler de dĂ©sir.

    Bien qu’on ne doive pas courir deux liĂšvres et mĂȘme plus Ă  la fois,
    Mais qu’on a le droit d’y rĂȘver, j’ai multipliĂ© mes fantasmes.
    Ah, qu’il est bon de parcourir la carte du tendre toutefois
    Avec le risque de crever d’épectase lors de l’orgasme !

    Je sais bien qu’il est pĂ©remptoire de se vanter de son cheptel
    Pourtant le rĂȘve a dĂ©rapĂ© car mes maĂźtresses se dĂ©chaĂźnent.
    Et mĂȘme en rĂȘve, quelle histoire de jouir d’un super cocktail
    De femmes qui ont attrapĂ© la nymphomanie Ă  la chaĂźne !

    Mais bon. J’ai finis par m’y faire et quand revient la pleine lune ,
    J’invite toutes mes houris à prendre leur bain de minuit
    Car elles savent me satisfaire et m’apporter sur la lagune
    Ce dont jouissent les souris quand le chat est sorti la nuit.

    Tableau d’Agita Keiri sur https:www.keiriart.ukgallery .

    
    
    
  • À la Voix LactĂ©e


    Notre galaxie maternelle garde un Ɠil toujours attentif
    Dont la pupille en entonnoir se dĂ©veloppe Ă  l’infini.
    Aussi petite que charnelle, soumise Ă  cet Ɠil prĂ©ventif,
    L’ñme attirĂ©e par son trou noir semble vivre en catimini.

    Mais la Voix LactĂ©e m’a parlĂ© et m’a rĂ©vĂ©lĂ© son secret :
    Ce que j’observe est l’intĂ©rieur de l’Ɠil qui reçoit la lumiĂšre.
    Et commencĂšrent les pourparlers entre moi-mĂȘme et le sacrĂ©
    Depuis ma rĂ©tine infĂ©rieure jusqu’à la vĂ©ritĂ© premiĂšre.

    La vĂ©ritĂ© n’est absolue que si j’accepte l’impossible
    Et abandonne mes repÚres pour la dimension supérieure.
    La question ainsi résolue, je pourrai voir tous les possibles
    À travers l’Ɠil d’un Dieu-le-pĂšre mais dans une vie ultĂ©rieure.

    Tableaux de Oleg Shupliak sur https://arts.center/uk/OlegShupliak .

    
    
    
  • À l’enfant des Ă©toiles

    Enfant, tu chériras la mÚre de tous les mondes habités
    Qui t’a conçu, qui t’a aimĂ©, qui t’a nourri, valorisĂ©.
    Enfant, de ta vie éphémÚre, tes acquis seront débités
    Dans tous les comptes essaimés que tu auras trésorisés.

    Un jour tu feras le grand saut, un jour tu tomberas de haut,
    Tu rencontreras des épreuves qui devront te faire avancer.
    Un jour tu briseras le sceau qui révélera tes idéaux
    Avec l’assurance de preuves irrĂ©futables et annoncĂ©es.

    Alors tu iras en confiance emporté aux petits bonheurs
    Que tu trouveras en chemin comme des témoins silencieux.
    Tu laisseras l’insignifiance des biens matĂ©riels sans honneurs
    Car celui qui te tient la main, c’est toi-mĂȘme, supercoquentieux.

    Tableaux d’Oleg Shupliak sur https://arts.center/uk/OlegShupliak .

    
    
    
  • De la Voie LactĂ©e

    Au commencement de la vie, il y eut une grande lumiĂšre
    Qui se condensa dans le sein d’un Dieu-Univers maternel
    Qui Ă  ce stade en fut ravie et se plut Ă  faire la premiĂšre
    Constellation dont le dessein fut de devenir éternel.

    Mais l’éternitĂ© est mortelle selon les lois de la physique
    Alors la vie inventa l’ñme pour se soustraire à la science.
    Mais l’ñme pour ĂȘtre immortelle se devait de naĂźtre amnĂ©sique
    Afin de retrouver la flamme de son immuable conscience.

    Ainsi l’ñme naüt de l’amour, ce grand pouvoir de l’existence
    Dont tous les cƓurs font un festin dans une allĂ©gresse divine.
    Y arriverons-nous un jour à franchir cette résistance
    À accepter notre destin pour revenir aux origines ?

    Tableaux de Oleg Shupliak sur https://arts.center/uk/OlegShupliak .

    
    
    
  • De l’enfant des Ă©toiles

    Le fƓtus comme un cosmonaute, dans son placenta en scaphandre,
    Écouterait battre le cƓur des Ă©toiles qui l’ont créé.
    Une musique sans fausse note des anges prĂȘts Ă  le dĂ©fendre,
    Qui le soignent comme un vainqueur du jeu de la vie agréé.

    Plus tard il scrutera le ciel, verra partout des coĂŻncidences,
    Des formes de vie répétées, des arbres de vie récurrents.
    Il recherchera l’essentiel parmi toutes les incidences
    En sachant les interprĂ©ter voire mĂȘme en s’y aventurant.

    Un jour c’est l’illumination ; il saisit un rai de lumiùre
    Et y découvre la signature de ses passages successifs.
    Il passe Ă  l’élimination de toutes ses craintes premiĂšres
    En revĂȘtant sa vraie nature d’éternel enfant progressif.

    Tableaux d’Oleg Shupliak sur https://arts.center/uk/OlegShupliak .

    
    
    
  • Bras-dessus bras-dessous et poisson-chat – 1

    Bras-dessus bras-dessous et poisson-chat - 1

    J’imaginais les poissons-chats dĂ©ambuler clopin-clopant,
    FlĂąner bras-dessus bras-dessous, copains comme cul et chemise.
    Et puis j’ai vu sortir un chat les bras serrĂ©s enveloppant
    Un poisson complĂštement saoul regrettant la faute commise.

    « Déjà vendredi ! » me dit-il « et ce sacré vieux loup de mer
    A bu tout un tonneau de rhum percé, répandu sur la grÚve ! »
    Tout cancan étant inutile, je les laissais à leurs chimÚres
    Prendre la voie qui mĂšne Ă  Rome et moi de poursuivre mon rĂȘve.

    Mais ce n’est que le lendemain en revoyant ces compagnons
    Que je leur demandai, curieux, s’ils avaient bien cuvĂ© leur vin.
    Ils continuĂšrent leur chemin toujours enlacĂ©s, l’air grognon
    Me lançant un regard furieux
 et d’eux, je ne sais c’ qu’il advint.

    Tableau de Valerij Syrov.

    
    
    
  • La couleur de la voix

    Par leurs coquillages portables et par les courants en réseaux,
    Chaque sirÚne communique selon la portée du liquide
    Qui se révÚle incontestable sous la surface, entre deux eaux,
    Grùce à la qualité unique de la mécanique des fluides.

    Le chant réputé légendaire est de ce fait amplifié
    Par l’enchevĂȘtrement des conques rĂ©parties en amphithéùtre
    Et par un effet secondaire de leurs nacres vitrifiées
    Qui jouent d’une note quelconque un blues d’une couleur bleuñtre.

    Images trouvĂ©es sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

    
    
    
  • RĂȘves destructeurs

    Est-ce que les rĂȘves destructeurs se heurtent contre les rochers
    Que la mémoire a endigués pour lutter contre la tristesse ?
    Les bons moments reconstructeurs se regroupent pour s’accrocher
    À l’avenir se conjuguer avec mon prĂ©sent en dĂ©tresse.

    Seulement voilà, il faut bouger, il faut se lancer à l’assaut ;
    Alors je plonge dans la peur qui ressemble Ă  une montagne.
    Je laisse aller les préjugés qui tournoient comme des lassos
    Et qui me frappent de stupeur afin d’éviter que je gagne.

    Les entraves tombent si j’y crois car il n’existe aucun miracle
    Que celui de prendre le train qui s’arrĂȘte pile devant mes yeux.
    Doutant, sur mon chemin de croix, de pĂ©nĂ©trer dans l’habitacle,
    J’ai trop laissĂ© passer l’entrain de tant de projets merveilleux

    Tableau de Cyril Rolando sur https://mymodernmet.com/cyril-rolando-surreal-digital-art

    
    
    
  • L’habit de souffrance

    Il a tellement porté mes cris noués dans sa robe de douleur
    Et de souffrances encore ouvertes Ă  l’échancrure de mon cou,
    Qu’un jour j’ai dĂ©clarĂ© proscrit ce vieux vĂȘtement refouleur
    Qui gardait mes plaies recouvertes et m’augmentait les contrecoups.

    Je l’ai dressĂ© sur mon passĂ© comme Ă©pouvantail Ă  mĂ©moire
    Pour effrayer mes vieux démons qui tenteraient de revenir.
    Jamais l’un d’eux n’a dĂ©passĂ© sans ĂȘtre, d’un coup d’assommoir
    Désenchanté à pleins poumons à la vue de ce souvenir.

    La gravité fait le bonheur de tous les pauvres imbéciles
    Qui se complaisent Ă  prendre au sĂ©rieux tout ce qui peut l’ĂȘtre au tragique.
    MalgrĂ© cela, j’ai eu l’honneur d’utiliser sa prĂ©hensile
    CapacitĂ© d’un impĂ©rieux lancer de fronde gravifique.



    « La gravité est le bonheur des imbéciles. » Charles de Montesquieu.

    Photo de Mulch Media Gallery sur http://www.mulchmedia.com/gallery/default.aspx?moid=547

    
    
    
  • L’homme et son chat

    Les écrivains et les poÚtes vouent à leur animal un culte
    Car il les transporte au-delà des murs de l’imagination.
    MĂȘme certains anachorĂštes donnent Ă  leur chat un lien occulte
    Qui les relient au Walhalla, loin de toute abomination.

    Le mien me rĂ©veille la nuit en plein milieu d’un rĂȘve ultime
    Qui, en restant inachevĂ©, m’oblige Ă  Ă©crire la suite.
    Loin de vous dire qu’il m’ennuie, il me sert de journal intime
    Qui me permet de parachever mes vers en une course-poursuite.

    Tableaux de Remedios Varo.

    
    
    
  • La femme et l’enfant

    Si l’enfant tapi dans son ventre avait la possibilitĂ©
    De regarder vers l’extĂ©rieur ce qui l’attend Ă  sa naissance,
    Peut-ĂȘtre resterait-il entre la protectrice stabilitĂ©
    De sa forteresse intĂ©rieure oĂč il paresse avec aisance.

    Mais s’il Ă©tait aventureux, tĂ©mĂ©raire ainsi qu’intrĂ©pide,
    Ardent en réciprocité de quitter son monde éphémÚre,
    Peut-ĂȘtre ce fruit vigoureux souhaiterait un moyen rapide
    De naĂźtre avec prĂ©cocitĂ© et l’on verrait courir sa mĂšre.

    Tableaux de Remedios Varo.

    
    
    
  • À la plume de flamant rose

    À la plume de flamant rose

    Depuis que j’écris Ă  la plume – de flamant rose, Ă©videmment –
    Une encre coule dans mon cƓur pareille aux reflets d’une flamme.
    Tous mes textes en plusieurs volumes agissent comme un médicament
    Qui aide l’esprit chroniqueur à trouver son chemin de l’ñme.

    Tableau de Alexander Sigov.

    
    
    
  • Adieu Chanelle

    Adieu Chanelle

    Elle est partie dans le silence dans une journée alourdie
    Par l’amour qui perdait une ñme, toute petite, si attachante
    Mon cƓur en subit l’insolence, mon esprit reste abasourdi,
    À l’image d’une petite flamme effarouchĂ©e et trĂ©buchante.

    Adieu, toi qui restait en vigilance de tous nos actes étourdis,
    La queue dressée en oriflamme ou en antenne fort approchante.
    De tes cĂąlins en opulence, mon corps reste tout engourdi
    Et aujourd’hui, je te rĂ©clame, le cƓur et l’ñme pleurnichante.

    Chanelle en juin 2018.

    
    
    
  • Dos Ă  dos

    Dos Ă  dos

    Quand s’embrasser ne suffit plus, on fait l’amour tout enlacĂ©s !
    Quand forniquer ne suffit plus, par quoi peut-on le remplacer ?
    On peut soit tout recommencer pour entraĂźner sa libido,
    Ou alors se mettre à danser en chorégraphie dos-à-dos.

    Photo de Vadim Stein.

    
    
    
  • Premier baiser

    Premier baiser

    L’histoire du premier baiser n’est pas Ă©crite dans les livres
    Mais imprimée dans la nature sur toutes les fleurs de printemps.
    Car l’amour ne sait apaiser cette furieuse envie de vivre
    Dont les Ă©manations saturent l’atmosphĂšre et le cours du temps.

    Tableau « le premier baiser d’Adam et Ève » 1891 de Salvador Viniegra.

    
    
    
  • L’issue de sa vie

    L’issue de sa vie

    Allez tout droit, tournez à gauche, vous y trouverez le bonheur !
    Tournez trois fois de suite à droite, c’est là que se niche l’envie.
    Faites attention aux couloirs moches, on n’y trouve que du malheur
    Et si votre main est adroite, elle trouvera l’issue de sa vie.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • De rire et de joie

    De rire et de joie

    Pour célébrer ta remontée à la surface de la Terre,
    Le temps soudain s’est renversĂ© afin de retracer ta voie.
    Puis, l’ocĂ©an t’a racontĂ© tes origines et le mystĂšre
    Qui t’a fait revenir verser des larmes de rire et de joie.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Lynx royal

    Lynx royal

    J’ai dĂ©livrĂ© sa majestĂ© et ouvert sa cage dorĂ©e
    Pour le suivre dans la montagne rejoindre le royaume des lynx.
    Enfin, elle s’est manifestĂ©e, celle qu’il avait adorĂ©e ;
    La plus fidÚle de ses compagnes, surnommée « la belle Syrinx » !

    Syrinx est une nymphe de la mythologie grecque qui, fuyant les attentions du dieu Pan, se transforma en roseaux.

    
    
    
  • Le bisou papillon

    Le bisou papillon

    À ceux-qui se trouvent insignifiants, un tout petit Ă©chantillon ;
    À ceux qui se trouvent important, autant qu’un Ă©lĂ©phant de mer ;
    Connaissez-vous l’édifiant, le charmant bisou papillon
    Qui demeure rĂ©confortant, autant que l’amour d’une mĂšre ?

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Qualia de quiĂ©tude

    Qualia de quiétude

    Elles sont inqualifiables, elles sont incommensurables,
    Les qualia que je ressens dans cette douce quiétude.
    Mais elles sont amplifiables par mon envie désirable
    D’en faire un don nourrissant qui permet la solitude.

    Qualia : ce que l’on Ă©prouve lorsqu’on perçoit ou ressent quelque chose.

    
    
    
  • Fourmidable Sisyphe

    Fourmidable Sisyphe

    Quand Sisyphe, la fourmi, roule sa bulle en silence,
    La nature est son tremplin pour la prochaine cabriole.
    La suite n’est pas fournie Ă  ma petite insolence
    Car l’insecte n’est pas enclin à pousser la gaudriole.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • RĂ©alitĂ© = Illusion

    Réalité = Illusion

    Le réel est illusoire, mon cerveau se le construit ;
    Juste une partie infime de l’univers vĂ©ritable.
    Je serais bien dérisoire si je me pensais instruit
    De mes convictions intimes mĂȘme si c’est inĂ©vitable.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Juste avant, juste aprĂšs

    Juste avant, juste aprĂšs

    Juste avant dans le passĂ©, le cƓur a ses souvenirs ;
    Juste aprùs vers le futur, l’ñme renvoie son reflet.
    Aujourd’hui, c’est dĂ©passĂ© car je vois dans l’avenir
    Le temps qui fait la suture et mon corps s’y insuffler.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Ces si belles chutes

    Ces si belles chutes

    Quelle énergie dans la chute et quelles transformations !
    OpĂ©ration alchimique qui m’accorde au diapason !
    Je ne connais de rechute par la réanimation
    De la sainte eau dynamique qui me baptise à foison !

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Savez-vous planter l’amour ?

    Savez-vous planter l’amour ?

    Savez-vous irradier un peu d’amour sur la Terre ?
    Savez-vous dĂ©velopper la sagesse et l’amitié ?
    Il suffit d’incendier par vos veines et vos artùres,
    Laisser le feu galoper de votre cƓur tout entier.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • RĂȘves Ă  suivre


    RĂȘves Ă  suivre


    Tous mes rĂȘves qui dĂ©filent font souvent les plus beaux livres.
    Parfois je pars en voyage et souvent c’est de l’aventure.
    D’incroyable en merveilleux, mes histoires sont à suivre
    Et chaque nuit je reprends le fil de mes écritures.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Le puits des amours

    Le puits des amours

    Dans ce puits, j’ai semĂ© une pluie de prĂ©sents ;
    Quelques piùces d’argent pour un peu de confort
    Qui s’entassent au fond depuis que j’ai treize ans
    Et quelques piĂšces d’or pour plus de rĂ©confort.

    Quand mon cƓur Ă©tait pris pour une jolie fille,
    J’y jetais mes pensĂ©es et mes rĂȘves d’amour.
    Si la vie me privait de ses jolies pupilles,
    J’y versais mes sanglots noyĂ©s de dĂ©samours.

    Deux fois, il est sorti une étoile filante
    Qui m’a douchĂ© le corps et Ă©merveillĂ© l’ñme.
    Deux enfants sont sortis, une nuit jubilante,
    Pour, un peu de bonheur, alimenter ma flamme.

    Un jour je suis tombé au fond de ses entrailles
    Et de mes os brisĂ©s j’ai entendu la voix.
    Une sorte d’écho qui perçait les murailles
    Comme à l’ñme un fanal et au corps un pavois.

    J’y reviens tous les jours interroger l’oracle ;
    Je n’entends plus sa voix si ce n’est sa prĂ©sence.
    Mais la confiance est grande et je crois au miracle
    D’un prĂ©sent Ă©veillĂ© comme intime plaisance.

    Tableau de Fabienne Barbier