🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.
🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.
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Surprise et fausses héroïnes








J’aime les contes populaires quand je peux lire entre les lignes
La vérité dissimulée dans l’histoire à dormir debout.
Plus le drame est spectaculaire et l’héroïne peu maligne,
Plus je vois le vrai simulé par les acteurs mis bout-à -bout.
Cendrillon était malhonnête et volait l’argent du ménage
Pour s’acheter mille merveilles, pantoufles de vair et de velours.
Elle poussa la chansonnette lors du bal princier communal
Et cassa tellement d’oreilles que le p’tit prince en devint sourd.
Blanche-neige était alcoolique et, cachée derrière un miroir,
Faisait enrager sa marâtre addicte aux produits de beauté.
Elle lui plaçait de diaboliques embrocations dans son tiroir
Qui rendait ses lèvres noirâtres et ses humeurs caillebottées.
Peau d’Âne faisait du trafic d’ânes qu’elle passait par les frontières
Devant le nez des policiers et Ă la barbe des douaniers.
Elle se déguisait en gitane, vive, hardie et primesautière,
Au charme si maléficié qu’on ne put jamais l’encabaner.
La Belle-au-Bois-Dormant ne put dormir cent ans dans un château
Mais en prison, la misérable, brigande et voleuse revêche !
Elle a acheté et corrompu des gens en menant en bateau
Tous les éleveurs vénérables de mouton à la laine fraîche.
Quant à Arielle, un vrai massacre ! Une sirène d’eau saumâtre
Vendant à prix d’or ses écailles aux loups-de-mers de tous les bords.
Son trident d’or ? Un simulacre ! Du cuivre vert-de-gris verdâtre…
Son chant, sonnant comme quincaille, faisait fuir les poissons d’abord.
Shéhérazade était roublarde, une conteuse à l’arraché,
Inventant mille tours de passe pour retarder l’exécution.
Ses contes à l’intrigue faiblarde faisaient bailler l’ours mal léché
Qui gobait, béat, ses impasses, charmé des circonlocutions.
Mais si, au fond, ces mélodrame n’étaient autre qu’un jeu de miroirs
Qui cachent derrière leurs contes des secrets qui viennent à l’encontre ?
Vaste enjeu et vaste programme ! Comme cachettes dans les tiroirs
Des secrétaires dont on raconte qu’ils cachent bien plus qu’ils ne montrent…Vu sur dreamstime.com
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Bons baisers du Cap Horn

Jamais on ne vit de sirène braver les froides eaux australes,
Jamais on ne vit de marin passer le Cap Horn sans accord.
Pour une traversée sereine, il faut un visa magistral
Sinon les vents outremarins le secoueront Ă bras-le-corps.
Alors place à la tradition. Si l’on sacrifie à Neptune
Une bouteille de vin fin lorsque l’on passe l’équateur,
La Cap Horn a sa condition : il faut, contre mauvaise fortune,
Trouver une sirène qui a faim et l’embrasser en médiateur.
Seule la sirène décide si le marin pourra passer
Selon le goût de son baiser voire de toute la bordée.
S’il n’est pas vrai, elle trucide l’équipage qui va trépasser
Sinon la mer reste apaisée et le passage est accordé.Tableaux de l’intelligence artificielle sur https:www.facebook.comgroups1044560210148634 .
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Surprise et véritable héroïne

Tandis que je me lamentais sur ces héroïnes déçues
Des contes de fées abandonnés ou redevenus homériques,
Je cheminais et j’arpentais une rivière en pardessus
Lorsque j’entendis chantonner une naïade féérique.
Toute nue mais pas très farouche, elle me laissa l’approcher ;
Je la saluai sobrement retenant ma respiration.
De peur que je ne l’effarouche, je m’installai sur un rocher
En me présentant proprement comme cherchant l’inspiration.
« Je m’appelle Lechat Laureline ! » me répondit la créature
Splendide en train de barboter tout en parlant d’un air moqueur.
Moi, interdit, je dodeline devant l’exploit de la nature
Qui lui a donné la beauté et l’intelligence du cœur.
Mais, en un clin d’œil, un Ă©clat d’eau gicla dans ma direction ;
Je me retrouvai tout trempé avec un sourire forcé.
La naïade, les yeux délicats, me brava d’une correction :
« Tu croyais vraiment me tromper avec ta prose désamorcée ? »Tableau de Bohuslav Barlow sur https://www.saatchiart.com/en-ch/bohuslav
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Bons baisers entre Capricorne et Cancer



D’abord tout jeune matelot admis sur le « Vincent Van Gogh »
Au titre d’homme d’équipage pour un voyage de trois ans,
Gustave Klimt, de Saint-Malo, eut comme étrange pédagogue
Une sirène qui prit en otage son cœur neuf en l’apprivoisant.
Et tout au long de sa carrière, toujours aux mêmes latitudes,
Il retrouva sa dulcinée en totale addiction d’amour.
Mais les autres gars, à l’arrière, n’aimaient pas trop cette attitude
De soupirant halluciné et s’en moquaient non sans humour.
Le temps passa, de quartier-maître, il devint bientôt capitaine
Et gardait le cap rituel entre Cancer et Capricorne.
Jusqu’à ce jour où il vit naître une fille, vers la quarantaine,
Dotée d’un goût spirituel pour des baisers près du Cap Horn.Tableaux de l’intelligence artificielle sur https://www.facebook.com/groups/1044560210148634
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Marianne aime les menteurs

Marianne aime les bonimenteurs et les menteurs de toutes sortes
Dont le pédoncule s’apparente à Cyrano de Bergerac.
Et plus il ment aux détenteurs de portefeuilles qu’il exhorte
Ă€ investir et plus sa rente le fait bander comme matraque.
En va-et-vient tantôt à droite, à gauche et réciproquement,
Marianne jouit des mensonges surtout lorsqu’ils deviennent énormes.
D’une façon assez adroite, elle écoute équivoquement,
Notamment lorsque se prolonge chaque dépassement des normes.
À force d’être ainsi baisée par tant de mensonges éhontés,
Je me demande comment sera le successeur de l’étalon ?
Soit elle sera apaisée pour plusieurs mandats affrontés,
Soit ce sera un scélérat qui lui f’ra tourner les talons…
( variante: Soit ce sera la queue d’un rat, premier sinistre, dans les salons ).(Tableau de Ben Newman sur https://www.pictoa.com/albums/amazing-erotic-art-of-ben-newman-389504.html .)
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Marianne en vacances

Avec son ami polonais ou ukrainien… Qu’est-ce que j’en sais ?
Marianne au bord de la Mer Noire se prélasse et prend son panard.
Elle l’appelle son p’tit cochonnet, je crois qu’ils seraient fiancés…
Quoiqu’il en soit, dans sa baignoire, pas besoin de petit canard.
Si sur les plages naturistes, vous voyiez leurs corps allongés,
Vous ne sauriez les reconnaître tant ils échappent à leurs légendes :
Lui et son sexe miniaturiste, présomptueux et mensonger ;
Elle et l’enfant promis à naître de leurs parties entre les jambes.
Je ne sais pas qui baise l’autre… ou sont-ils à égalité ?
Par contre il faudrait être aveugle car c’est nous qui payons plein pot.
En attendant, tous deux se vautrent dans la pure illégalité
Tout en laissant au petit peuple le soin de payer ses impĂ´ts.Tableau de Ryszard Kaja sur https://polishpostergallery.com/gallery/?q=Kaja_Ryszard .
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Ma véritable apparence
Au pays des humanoïdes, à chacun son totem privé ;
Chacun voit midi à sa porte selon comme il est formaté.
Si je trouvais bizarroïde combien mes gènes ont dérivé,
Je sais que cela me rapporte un don de non-conformité.
Ainsi moi qui ne sait ni faire ni agir comme tout le monde,
Si l’on me prend pour un connard, c’n’est pas forcément mauvais signe.
Ce n’est pas pour me satisfaire mais je me dis, chaque seconde,
« Être un vilain petit canard, finalement c’est un bon cygne ! »Tableau de Stephen Mackey sur https:beautifulbizarre.net20191214stephen-mackey-arcadia-contemporary .
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À propos du père Lustucru
Après enquête approfondie du détective Gabriel,
Nous avons retrouvé le chat de la mère Michel éperdue.
Malgré tout le mal qu’on a dit sur ce boucher caractériel,
Il paraît qu’il le repêcha simplement aux objets perdus.
C’est au bout d’un an et un jour que le minet fut adopté
Par le compère Lustucru qui l’affectionnait toutefois.
Et c’est dans ce nouveau séjour où le matou s’est adapté
Qu’il a pu manger – l’eusses-tu cru ? – assurément le meilleur foie.Photo de Marcel Heijnen sur https:www.creativeboom.cominspirationphotographer-captures-secret-lives-of-hong-kongs-market-cats-in-captivating-series .
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Le chat et la souris sur le net

Comme elles ont troqué leur balai pour l’aspirateur dernier-cri,
Elles ont remplacé leur grimoire par l’ordinateur connecté
Au plus gigantesque ballet du net auquel elles ont souscrit
Dont la capacité mémoire dépasse le téraoctet.
Les prédictions astrologiques ont pris un sacré coup de fouet
Grâce au chat qui prend la souris et la dirige d’un air savant.
Selon les lois de la logique, s’il s’en sert comme d’un jouet,
Le résultat sera pourri mais c’était déjà comme ça avant.Tableau de Tristan Elwell
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Nostradamus est démodé

Avec ses softs sous MS-DOS, son Apple II, son Ibéhème
Et ses processeurs en huit bits, il devait être déboussolé.
Les prévisions, quel sacerdoce ! Ses oracles sont tout un poème
Avec ses vers tous pleins de mythes et ses listings tous gondolés.
Nostradamus en Version II n’a pas obtenu plus de gloire ;
Il provoquait lui-même les crises qu’il avait prédites symboliques.
Il s’est montré si galvaudeux qu’il était le seul à les croire
Et c’est ainsi que, sans surprise, il brûla en place publique.Illustration de Gray Morrow
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Mené par le bout du nez
Selon que vous seriez taureau, cancer, capricorne ou verseau,
Une partie de votre corps pense avec ou sans votre accord.
Selon que vous seriez lion, bélier, sagittaire ou scorpion,
Le cœur et l’esprit sont liés carrément de la tête aux pieds.
Le sexe me laisse un peu perplexe car il me conduit sans complexe ;
Les jambes, les genoux et les pieds me gouvernent comme il leur sied ;
Du cou au sommet de la tête, je ne pense qu’à faire la fête ;
Les bras m’en tombent, j’en ai bien peur, je suis orienté par le cœur.Tableau de Matteo Arfanotti.
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Il était une foie…
Qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, la vie continue tout de même ;
Il faut chasser sa nourriture et recommencer chaque fois.
Notre aigle a compris le manège et pour nourrir celle qu’il aime
Ainsi que sa progéniture, il va vous dévorer le foie.
Mais oui ! Vous l’avez reconnu. C’est lui, l’aigle de Prométhée
Qui déroba le feu sacré pour en faire don aux humains.
La suite ? Elle est archiconnue ! Les Dieux l’ont tellement appâté,
Qu’il le déguste salé-sucré, avec une sauce au cumin.Pygargue à tête blanche photographié par Anthony Bucci à Vancouver.
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Sous les ailes d’ange
Mon petit village, sous les ailes d’ange,
Se revêt de blanc tout immaculé.
Les arbres en coton agitent leurs franges
Poudrant les oiseaux tout affabulés.
Là , sur la colline, la nuit paraît blanche,
Juste une clochette tintinnabuler.
La neige des toits tombe en avalanche
Recouvrant le sol tout miraculé.Dessin de Aliona Nalivkina.
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L’espère mission
Chacun de préparer ses armes et se tenir sur le départ
Avec l’esprit du conquérant sur l’objectif immaculé.
Le patrimoine dans une larme offre Ă chacun un ĂŞtre Ă part
Qui par les canaux dĂ©fĂ©rents va très bientĂ´t Ă©jaculer.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les trois nymphes



La nymphe des ruisseaux, des rivières et des fleuves
Naît toujours d’une source pour rallier la mer.
Jusqu’aux fonds abyssaux, elle ordonne qu’il pleuve
Pour relancer la course des ondées éphémères.
La nymphe du soleil et du feu des volcans
Naît d’un rayon de lune fécondé de lumière.
Sa fougue fait merveille aux fĂŞtes des Balkans,
Fêtes de Pampelune, bals en avant-première.
La nymphe aux quatre vents et des quatre horizons
Naît du mouvement d’aile d’un frêle papillon.
Elle apporte au printemps un air de guérison
Au cri des hirondelles couvant leurs oisillons.Tableaux de Casimir Lee.
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Les préparatifs
Dans le secret des officines, les Pâques sont bien préparées.
On examine les recettes qui feront le bon chocolat.
On a convoqué les lapines et les petits nains égarés
Qui ont dĂ©robĂ© la cassette de ce pauvre Saint-Nicolas.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Petit Printemps a le cafard
Petit Printemps a le cafard ; on l’a encore recalé
Sur ses aptitudes à entrer dans la saison qu’il affectionne.
C’est ce vilain hiver blafard qui, dès l’début, l’a remballé ;
Arguant qu’il n’est pas concentrĂ© et qu’il faut qu’il se perfectionne.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Paon dans l’œil !
Dans l’œil de la plume de paon, je vois un monde en miniature
Veiné de chemins alignés et de champs de blé à foison.
Au son d’une flûte de pan, le vent souffle une appoggiature
Qui me rappelle la lignĂ©e qui jadis conquit la toison.En musique, une appoggiature est l’action d’appuyer sur une note pour la faire durer.
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Et la ville sourit
Le soleil profile les arbres dès qu’il parait à l’horizon,
Ses rayons flirtent avec les ombres qui quittent la nuit de Paris.
Voyez sur les façades de marbre, fuyant l’obscur mur des prisons,
Sortir la vie de la pĂ©nombre ; les rues s’éveillent et la ville sourit.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Tintin et la tibétaine
Quand j’ai visité le Tibet, en lisant le Tintin d’Hergé,
J’aurais bien aimé qu’il rencontre une authentique tibétaine.
Mais ses sens étaient inhibés et ses sentiments submergés
Ă€ force de vivre Ă l’encontre de son ami le capitaine.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le cerceau du village
Ă€ peine sorti du berceau, petit Ă petit s’agrandit
Le monde qui se fait tribu, la tribu qui devient village.
On laisse tomber le cerceau, on pousse un peu, on s’arrondit ;
On gagne un peu en attributs mais on y perd son pucelage.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le théorème de la guêpe
Elle paraît si petite, si insignifiante,
Mais glissée dans l’auto, elle crée l’accident.
Sa piqûre maudite, de portée terrifiante,
Fait fuir les zigotos trop gros, c’est Ă©vident !« Si vous avez l’impression d’ĂŞtre trop petit pour pouvoir changer quelque chose, essayez donc de dormir avec un moustique et vous verrez lequel des deux empĂŞche l’autre de dormir. » – Le DalaĂŻÂ Lama
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L’étang trouble
Je naviguais avec mon double dans cet espace-temps miroir
En suivant la courbe du temps balisée de quelques parsecs.
Alors tout devint un peu trouble, le chaos ouvrit un tiroir
Où disparut dans cet étang mon reflet et puis, moi avec.Parsec : en astronomie, unité de mesure de distance équivalente à environ 3,26 années-lumière.
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La guirlande de collines
Étirées sur la campagne en guirlande de collines,
Comme une musique sacrée gravée en microsillons,
Toutes ces petites montagnes font les meilleurs trampolines
OĂą les farfadets nacrĂ©s rebondissent comme oisillons.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La ForĂŞt Bleue
Dans la forêt des années bleues, chaque jour a donné un arbre,
Chaque arbre a donné ses fleurets et, chaque fleur, une pensée.
Pour un anniversaire heureux, de peur que tu ne restes de marbre,
Tous tes dĂ©sirs les plus secrets seront ici rĂ©compensĂ©s.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Rue des Lilas
Quand il a balancé son bouquet de lilas,
La pluie a balayé ses larmes de Madeleine.
Si son cœur élancé revient à la villa,
Qui pourra dĂ©layer son chagrin et sa peine ?Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Mon programme
Marcher dans la nature en écoutant le vent,
Faire bouger son corps en suivant les ruisseaux,
Partir à l’aventure sur des terrains mouvants,
Ressentir les accords des rayons abyssaux.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La collection de couchers de soleil
Je sais que tu collectionnes tous les couchers de soleil ;
Parmi ceux que tu préfères, j’en ai trouvé un ce soir.
Un de ceux que tu affectionnes comme Ă nul autre pareil
Dans cette belle atmosphère oĂą je vais parfois m’asseoir.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les tarots sous la Lune
Rendez-vous sous la Lune, ce soir après minuit ;
Je ferai le poireau sous le premier quartier.
Et si tu veux, ma brune, détromper ton ennui,
Je tirerai les tarots de mon meilleur cartier.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La petite chapelle bleue
Je retourne bien souvent dans la chapelle bleutée
Où Dieu parle doucement sous les voutes azurées.
C’est un lieu bien émouvant, un foyer de sainteté,
Comme un Ă©claboussement pour mon âme rassurĂ©e.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Tous, la mĂŞme ombre au soleil
Au soleil de midi chacun brille Ă son aise
Et se pare d’azur et de belles couleurs.
Mais les ombres au sol s’éloignent de la fournaise
Et retournent au nĂ©ant dans la main du mouleur.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Fleur de reflet
La reine des animaux a quitté son royaume
Pour chercher la beauté au-delà de l’image.
C’est la fleur messagère qui révèle l’axiome,
DĂ©corant son reflet en un coquet mirage.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Vers les plus hautes branches
Cette pompe à chaleur bat le cœur de la sève,
Un capillaire astral braqué sur le soleil.
Inexorablement, il porte tous mes rĂŞves
Pour les réaliser au sortir du sommeil.
Ils sont là , tous mes vœux, tous mes espoirs intimes ;
Je les ai semés hier dans le profond respect
En priant l’univers de toute mon estime
Pour purifier mon âme envers tout irrespect.
Sentez le sol trembler de l’énergie divine,
De la Terre qui lève ses arbustes flambeaux !
De la Terre au Soleil, les ruisseaux des ravines
Transportent le courant par ses moindres lambeaux.
Ce soir j’irai prier sous les plus hautes branches
Ces prêtres végétaux qui parlent aux étoiles.
J’arroserai mon arbre des pensées les plus franches
Qui coulent de mes os aux tréfonds de la moelle.
Suis-je frère de sang ou bien frère de sève ?
C’est toujours l’eau du ciel qui draine la matière.
Cet ascenseur divin constamment me relève,
Il protège mon bras comme une cubitière.
Cubitière : Partie de l’armure à plates qui protège le coude (garde-bras).Tableau de Fabienne Barbier