🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.
🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.
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Les couloirs du savoir

Par les chemins de la racine au carré de l’hypoténuse
Je me suis perdu PI que pendre au piège de l’irrationnel.
Pas de quoi remplir la piscine oĂą se baigne souvent ma muse
Pour en sortir nue et m’apprendre les principes gravitationnels.
Par les labyrinthes hébraïques, les algorithmes géométriques
Et les couloirs mathématiques, j’ai cru retrouver mon chemin
Mais les passages en mosaïques et les cours trigonométriques
Avec escaliers thématiques m’ont fait rater mon examen.
Mais comme les jours raccourcissent au fur et mesure de l’âge
Qui double et triple mes problèmes tout en divisant mes pouvoirs,
Je crains que les nuits m’obscurcissent lorsque je monte les étages
Pour résoudre le dernier dilemme dont seule la mort peut m’émouvoir.Œuvre de Tobia Ravà .
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La messagère à la rose

Ce soir la Lune sera pleine et la messagère à la rose
Assurera les vœux d’amour même s’ils ne durent pas toujours.
En revanche pour toutes vos peines de cœur et vos pensées moroses,
Elle appliquera son humour sur vos blessures de tous les jours.
Mais à l’instar du petit prince qui garantissait vos désirs,
La fille n’a pas l’obligation de réussir à vous guérir.
Alors tant pis si vos cœurs grincent et continuent à se transir ;
L’amour passe sans explication tout son temps à vous aguerrir.
Or si vous ĂŞtes optimistes, ne baissez pas les bras trop vite ;
Abandonnez toute méfiance et accueillez-la désormais.
Mais si vous êtes du genre pessimiste, il y a peu de chances qu’elle évite
De vous garder sa confiance et ne reviendra plus jamais.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux de le crĂ©diter.
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ROSACĂŹĂ„
La Rosace de l’Unité Cosmique

Lilith
Le corps devient pleine lumière et l’ombre s’y fond, incorporée ;
L’esprit anime alors le corps et la mémoire lui est rendue.
Tous ceux qui hier s’éparpillèrent viennent pour être restaurés ;
L’univers y retrouve encore son intégrité attendue.
Laureline
Le feu s’élève inoffensif sa présence est révélatrice ;
Sa force entre dans la matière et lui donne sa tempérance.
Le combat n’est plus offensif mais une action rĂ©vĂ©latrice ;
La lumière n’a pas de frontière mais aime la persévérance.
LoreleĂŻ
Le feu est accueilli par l’eau car ils se sont rĂ©conciliĂ©s ;
Elle conserve sa transparence, inaltérée et bienfaisante.
Le monde écoute dans son halo un clapotis hospitalier ;
Toute dernière résistance devient alors sympathisante.
Letaxä
Le verbe retrouve son assurance mais il renonce à sa puissance ;
Il s’accorde Ă la conjoncture et suit le courant collectif
Qui ne cherche pas de cohérence mais plutôt une nouvelle essence
Car pour une nouvelle aventure, l’amour doit rester l’objectif.
Gemini
L’esprit se cherche dans l’espace et se découvre… limité ;
Ce qu’il croyait être d’éther est son propre miroir immonde.
Il comprend que sa carapace masque sa pusillanimité
Car c’est le cœur le mandataire des béatitudes du monde.
Ledal
Les anciens credo se transforment et se retrouvent Ă l’origine ;
Les esprits cessent de se craindre mais apprennent Ă collaborer.
Le cœur devient alors la norme, l’âme se voudrait androgyne ;
Cette humilitĂ© va contraindre l’agapè Ă s’Ă©laborer.
Väronixa
Ce qui est dit n’est pas la fin mais le seuil pour recommencer
Et les rĂ©vĂ©lations s’effacent pour redevenir transparentes.
Le fils de l’homme découvre enfin comment on l’a ensemencé
Par la Rosace, cette interface vers une vision transcendante.Tableau de Myrrha.
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ROSACĂŹĂ„
La Rosace de la Structure Sacrée

Väronixa
L’univers semble un chant immense mais l’œil n’en voit qu’une illusion ;
Le souffle croit en la science mais le cœur sait qu’il est leurré.
L’univers n’est pas qui l’on pense mais l’infini en collision ;
La question ouvre une conscience que le verbe n’ose pleurer.
Letaxä
Le verbe flotte sans ossature, l’esprit s’égare sans conviction ;
Le monde a besoin de mesure mais l’âme en a perdu le sens.
La science impose son armature et l’ordre pose ses conditions ;
Le nombre ouvre une architecture où l’homme puise son essence.
Gemini
Le corps est l’Ĺ“uvre du mystère que la conscience voudrait comprendre
La religion se veut lumière et Dieu devient l’explication.
L’esprit alors parcourt la Terre, cherche Ă sonder et Ă apprendre ;
Il cherche une vérité première pour la mettre en application.
Laureline
Le feu maîtrisé sort de l’ombre mais l’homme en joue comme un enfant ;
Le feu éprouve, le feu transmute, il devient chimie et technique.
Plus l’expérience le lui dénombre, plus l’homme en ressort triomphant
Et il s’inscrit tous azimuts dans toutes les écoles ethniques.
LoreleĂŻ
L’homme apprend et puis il oublie surtout d’aimer ce qu’il comprend ;
Son verbe décrit et mesure, calcule, mais le cœur n’est plus là .
Le monde communique et publie… trop vite… en somme, il désapprend
Et il atteint sa démesure ! Comment est-on arrivé là  ?
Lilith
L’homme veut dompter la matière, mais la matière le dévore ;
Il creuse, il extrait, il façonne et puis s’étonne que tout s’affaisse.
Le ciel n’est pas une frontière mais c’est le sol qu’il déshonore
Là , on ne trompe plus personne sur la sagesse qu’on professe.
Ledal
L’homme a tout vu, tout mesuré, notamment les deux infinis ;
Il a nommé les éléments, mais sa soif reste inassouvie.
Mais il serait prématuré de dire que ce n’est pas fini
Il faut trouver en supplément des sens bonifiés et asservis.Illustration de MaddyZ sur Dreamstime.com.
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ROSACĂŹĂ„
La Rosace de la Genèse Transmutée

Väronixa
La vulve entonne un chant nouveau, les serpents gardent le passage ;
Le cosmos offre son refuge à une genèse qui s’éveille
Le corps entier entre en travaux, mais l’âme refuse l’interfaçage ;
ROSACÏÄ n’est pas un transfuge mais la promesse d’une merveille.
Letaxä
Le corps devient carte céleste, chaque organe est un point d’étoile ;
Le souffle y grave son empreinte et la mémoire y fait escale.
La rosace commence la geste d’une saga qui se dévoile
Où chaque cellule est d’astreinte dans la nature matriarcale.
Gemini
La vie décrypte cette énigme, toute la vulve est en chantier ;
L’architecte cherche ses repères pour préparer l’évènement.
La dualité est paradigme et doit suivre le plan tout entier
Pour que l’UbiquitĂ© espère Ă©tablir son avènement.
Väronixa
La vie établit l’équilibre et ajuste les plans divins ;
Le cœur devient centre du monde, l’âme y pose ses conditions
Car pour développer les fibres, il faut y mettre le levain
Pour que l’essor, chaque seconde, reste en pleine compétition.
Letaxä
Et la rosace devient matrice, chaque organe y prend sa fonction ;
Le souffle y règle la cadence et le cœur y bat la mesure.
L’âme devient l’ambassadrice d’un être qui reçoit l’onction
Du créateur dont la présence se fait sentir par l’embrasure.
Gemini
La vie reste l’unique source, la matrice est un chant d’éveil ;
Les mots n’ont rien à expliquer, rien d’autre à faire qu’observer.
L’esprit n’est même plus dans la course, l’Unité attend son réveil
Il n’y a rien de compliqué sinon un miracle préservé.
Yavänor
Ce qui est entré par la porte reprendra le même chemin
Et les serpents, gardiens farouches, sauront accomplir leur mission.
Tout ce que la vie nous apporte est réalisé en sous-main ;
Si la mère affermit la souche, le père n’est que transmission.Illustration d’Amy Logovik alias Amy Charlette sur https:www.facebook.comamycharletteart .
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Les trois soleils de Lucie
Deux soleils bleus, un soleil d’or, voilà le trésor de Lucie
Qu’elle transporte, qu’elle projette aux quatre horizons de la Terre.
Lorsqu’un paysage s’endort, elle envoie avec minutie
Les passions dont elle est sujette et leurs délices complémentaires.
Deux soleils verts à l’heure bleue, deux soleils rouges au crépuscule ;
Les yeux de Lucie s’endimanchent selon les nuances du temps.
Sur bord de mer, des yeux sableux imprègnent sur la pellicule
Des contours sur une plage blanche qui esquissent un jour débutant.
Lucie a l’œil psychédélique qui voit ce qu’il veut sublimer,
Qui crée de nouvelles couleurs sur de jeunes ciels cérulescents.
Peut-être un peu machiavélique, qui irait jusqu’à élimer
Pour éliminer ses douleurs dans des soleils opalescents.Gribouillage de Fabienne Barbier au téléphone.
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Une existence bizarre
Juste un soleil crevant le ciel, une lune perçant la nuit,
Un horizon délimité et moi au milieu de tout ça.
Et dans l’univers substantiel, ce qui me plaît, ce qui me nuit,
Et qui fait l’équanimité d’une existence couci-couça.
Ma vie est une chansonnette avec des refrains pour repères,
Avec des accords harmonieux, des diminués, des augmentés.
Et moi simple marionnette, née de ma mère et de mon père
Et dont les fils acrimonieux m’emportent dans un bal tourmenté.
Si la vie ne tient qu’à un fil, je m’y suis souvent accroché
Et j’en vante la qualité car je n’ai pas su le couper.
Il dessine ainsi mon profil vers la voie la plus rapprochée
Du nœud de la mortalité que je suppose entourloupé.Tableau de Tsunemasa Takahashi.
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Trois couleurs : matin, midi et soir



Au matin, Madame ma Mère, était orange de stupeur
En découvrant son rejeton aux yeux de biche effarouchée.
Mais hélas sa laitance amère m’éveilla toutes sortes de peurs
Envers les seins et leurs tétons qui, à ce jour, me font loucher.
À Midi, Madame mon épouse, était écarlate de désir
Pour offrir sa terre fertile Ă mon envie germinatrice.
J’ai dû cultiver sa pelouse et son jardin de mon plaisir
Qu’elle savait rendre érectile par ses ardeurs fornicatrices.
Le soir, Mademoiselle ma fille, était spontanément violette ;
Elle était le soleil couchant qui crée des rêves les plus bénins
Aux songes merveilleux qui vacillent entre l’enfance à la volette
Et l’adolescence débouchant sur mon éternel féminin.Tableaux de Nadia Waheed sur http:nadiawaheed.com2023627n4cfe7dcab2d8w5o31e72aeooz7c18http:nadiawaheed.com2023627n4cfe7dcab2d8w5o31e72aeooz7c18 .
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La vie tranquille



Entre hétéros, on vit tranquille malgré nos sexes compatibles
Qui nous ont séparés en deux selon une pruderie immonde ;
Vestiaire garçon, vestiaire fille, démarcation irréductible,
Mais un parcours moins hasardeux pour mettre des enfants au monde.
Entre hétéros, tout est mystère au moment de l’adolescence ;
On joue avec nos instruments – le con sert tôt en sol mineur.
On se découvre, on sait se taire pour souvent se voir en l’absence
Des parents qui jugent crûment qu’on est de trop jeunes butineurs.
Entre hétéros, les habitudes plaisent à Monsieur moins à Madame
Qui pour changer de la routine cherchera d’autres aventures ;
Monsieur trompera sa lassitude avec échecs et jeux de dames
Car pour les amours clandestines, chacun ménage sa monture.Illustrations de Fanny Blanc sur http:www.fannyblanc.comindex.phpdessinsla-vie-tranquille .
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La sirène adolescente
Lorsque deux jolis seins en pomme ornèrent la sirène nubile,
Je m’engageai à les croquer juste en échange d’un baiser.
J’étais encore un petit homme et la fille pas trop malhabile
Car elle s’empressa de truquer le marché pour me déniaiser.
Nous nous désirions de concert, aujourd’hui mon cœur en soupire ;
Elle m’a plongé en plein émoi et m’a mis le monde à l’envers.
Elle m’appelait son petit cancer car elle était pince-sans-rire ;
D’ailleurs elle en pinçait pour moi lorsque je marchais de travers.
Lorsque je suis parti en Suisse, elle est restée près de sa mère
La Méditerranée trop triste de la quitter contre son gré.
Jalouse autant qu’elle le puisse, j’avalai la pilule amère
De la sirène égocentriste qui me vit partir sans regret.Illustration de Claire Fletcher sur http:www.clairefletcherart.compainting.html .
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Sirène de ma jeunesse
Aux Saintes-Maries-de-la-Mer, la sirène de ma jeunesse
Était encore un peu timide et n’osait montrer sa poitrine.
Elle vivait encore chez sa mère – une sirène diaconesse –
Qui monnayait par temps humide des parapluies dans sa vitrine.
Son mari était harponneur et partait chasser la baleine
Sauf qu’en mer Méditerranée elles ne sont pas très nombreuses…
Mais il mettait un point d’honneur à les poursuivre à perdre haleine
Jusqu’aux confins où chaque année elles venaient en éclaireuses.
Quant à ma petite sirène, j’aimais beaucoup la dessiner,
Colorer ses écailles en rose et lui aquareller les yeux.
J’offris à ma petite reine ses plus beaux traits hallucinés
Avec son sourire morose qui lui donnait l’air malicieux.Illustration de Claire Fletcher sur http:www.clairefletcherart.compainting.html .
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Le chat sur une souris brûlante
Maître Chat, sur sa femme perché, lançait des griffes acérées
À tous les passants qu’ils croisaient, surtout aux regards persistants.
Elle, à la beauté recherchée, offrait son corps nu macéré
Dans un bain de roses embrasées d’une eau de parfum excitant.
Lorsque la souris silencieuse repère la proie de son choix,
Les mamelons exorbités sur la victime intéressante,
La chatte devient malicieuse envers la prise qui lui échoit
Et gobe en toute improbité la verge offerte et turgescente.
Maîtresse Chatte, bien goulue, rentre chez elle, apaisée ;
La nuit s’est montrée bien propice à ses appétits insatiables.
Le matou, s’il avait voulu, aurait aussi pu la baiser
Mais il avait une chaude-pisse qui lui était préjudiciable.Tableau de Valery & Olga Budanov.
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Lune en l’eau, Lune hors l’eau


Lune en l’eau, Lune hors l’eau, je t’aime et je tâtonne entre deux eaux
Pour t’adorer dans tes reflets ou t’admirer au firmament,
Ou voir trembloter ton diadème sur les rides entre les roseaux,
Ou bien m’amuser à siffler selon l’heur de ton chatoiement.
Lune pleine ou Lune première, Lune nouvelle, Lune dernière,
J’aime tes phases au fil des jours et ta course à travers le ciel.
Et quand je perçois ta lumière au cours des soirées printanières,
Mes nuits resteront pour toujours peuplées de rêves substantiels.Tableaux de Tomek Sętowski.
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Auto-portrait naturiste
Changer de vie ou de lunettes ? J’ai peint les verres de mes mirettes !
Je vis l’existence autrement de tout mon corps entièrement.
J’ai hésité… fatalement mais je vis nue finalement
Et choisis un look futuriste en redevenant naturiste.
Après la douche du matin, j’use un kilo de fond de teint
Que je répands sur tout le corps, deux, trois fois, encore et encore.
Peinture à l’huile sur les seins, peinture à l’eau sur le bassin ;
Enfin en guise de cache-sexe, juste un collage sans complexe.Tableau d’Alexa Meade.
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Auto-portrait immergé
Puisqu’il faut l’autorisation de l’Empereur de la santé
Pour découvrir dans les musées des œuvres d’art non-essentielles,
J’inverse la vaporisation sur mes tableaux innocentés
Et j’établis pour m’amuser leurs identités officielles.
J’en appelle à Claude Monet pour ma photo d’identité
Avec un QR-code flou et un visa impressionniste
À mettre dans mon porte-monnaie pour montrer aux autorités
Combien la peinture renfloue mon agrément de complotiste.Tableau d’Alexa Meade.
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Auto-portrait réfléchi
Si le tableau réfléchissait comme un miroir impressionniste,
J’en produirais plusieurs saisons, période bleue, période rose.
Si les couleurs me guérissaient de mon côté perfectionniste,
J’en recouvrerais ma maison en petites touches de prose.
Si le miroir osait mentir comme une peinture hypocrite,
Je me verrais tel qu’on me voit sous un œil juste et percutant.
Si l’éclat pouvait pressentir tout mon potentiel émérite,
J’aurais déjà choisi la voie qui m’aurait fait gagner du temps.
Finalement tous mes tableaux renvoient la valeur de mon âme
Comme un miroir intelligent ferait la météo du cœur.
La nuit, ils forment des hublots entrouverts sur les mélodrames
Que vivent mes rêves émergents sur un monde absurde et moqueur.Tableau d’Alexa Meade.
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Chromothérapie


Quand la migraine et la douleur s’étendent sur la moitié du crâne,
L’accalmie n’est de bon augure qu’après trois cachets d’aspirine.
À part peut-être la couleur que je répands sur la membrane
De la moitié de ma figure en reflets-vers bleu-azurine.
Quand le coccyx et le bassin me rappellent Ă leurs souvenirs,
J’étale alors sur tout le corps la thérapie par la peinture.
Mais pas besoin d’faire un dessin ; je n’aurais aucun avenir
Dans le grand livre des records à poser ma candidature.Tableaux d’Alexa Meade.
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À l’heure du coucou


Dès l’heure du soleil levant jusqu’à ce que l’astre se couche,
Selon les phases qui m’incombent, la vie me paraît naturelle.
Me lever quand souffle le vent, boire quand la pluie vient Ă ma bouche,
Faire l’amour quand la nuit tombe avec une femme surnaturelle.
Par nos cinq sens, nous percevons l’espace, la matière et ses propriétés mais pas le temps. Pas la moindre petite horloge dans le cerveau malgré le battement régulier du cœur et le souffle de la respiration ; sinon l’observation du soleil et de la lune pour compter les jours, les mois, les saisons et les années.
Voilà la véritable différence entre les hommes et les femmes ; tandis que les hommes ont perdu leur horloge interne, les femmes l’ont conservée.
Et moi, depuis le changement d’heure, je me lève une heure plus tôt, déjeune à onze heures et dîne à 18 heures ; mon subconscient est resté à l’heure d’été.Tableaux de Catrin Welz-Stein.
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Chats romantiques
Dégrisés, les chats romantiques s’accordent au « La » du miaulement
Des chattes grises en tutu qui repoussent l’introduction.
Alors ces ténors authentiques modulent grandiosement
En leur chantant « Turlututu ! C’est bon pour la reproduction ! »Tableau de Oksana Sulimova.
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Le sein tendu
Comme un parfum de Baudelaire échappé d’un flacon bouché,
La liqueur d’amour s’émancipe à partir d’un sein proposé.
Ainsi le charme aréolaire, jusqu’à mes lèvres embouché,
Donne l’ivresse qui anticipe l’attraction du sexe opposé.Tableau de Kees Van Dongen.
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Ô Astéria
Dans sa robe de nuit étoilée, elle fuit à la pointe du jour
Le Roi Soleil voluptueux qui trop embrase et mal étreint.
De peur qu’elle ne soit dévoilée, elle plonge au profond du séjour
D’un océan tumultueux afin d’y cacher son chagrin.Tableau de Pandora Young.
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L’heure bénéficiaire
Ce soir, c’est la course éperdue pour rattraper le temps perdu
Et chacun sort de sa prison pour agrandir son horizon !
Alors mes amis, il est temps de cesser de perdre son temps
Et venez donc bĂ©nĂ©ficier d’un supplĂ©ment apprĂ©cié !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le roi de l’embrouille
Il a plusieurs tours dans son sac ; ni vu ni connu, il t’embrouille !
À tous les coups, le Scorpion gagne car s’il perd, il n’est pas d’accord.
Il connaît le sens de l’arnaque et, de peur que son cœur ne rouille,
Il s’en va battre la campagne dans des combats au corps à corps.
Mais à force de tourner en rond, traîner sa vie comme un boulet,
Il se construit dans ses échecs comme un sentiment de puissance.
Heureusement, ce fanfaron, à force d’être chamboulé,
Sait toutefois fermer son bec pour faire l’amour en jouissance.
(Tableau de Victor Nizovtsev.
Toute ressemblance avec un Scorpion de votre connaissance serait purement fortuite.)Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le cœur baladin
Cœur baladin, main de trouvère, regard profond et séducteur,
Juste armé d’une sérénade, il saura bien forcer le vôtre.
Si vous le laissez entrouvert, il trouvera le fil conducteur
Par le biais d’une fanfaronnade dont il sait se faire l’apôtre.Tableau de Jean-Claude Desplanques.
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Le monde en transparence
Il suffit d’un peu de lecture qui me relie au monde entier
Pour que mon puzzle se fissure comme milliers d’éclats de rire.
Mes rêves suivent l’écriture tout en parcourant les sentiers
Qui tracent sur mes commissures les plus incroyables sourires.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les livres solidaires
Tellement les livres voyagent qu’ils ont besoin de changer d’air,
De rencontrer d’autres visages, visiter des lieux légendaires.
Ils ont besoin d’un nettoyage journalier ou hebdomadaire
Pour rapporter des paysages Ă tous leurs lecteurs solidaires.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’histoire secrète
Les dunes n’ont pas de mémoire, ce sont des instruments à vent
Que les dieux utilisent encore pour correspondre entre les crĂŞtes.
Et cet éphémère grimoire recèle des faits émouvants
Qui se fondent dans le dĂ©cor pour garder l’histoire secrète.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Amis plutôt qu’ennemis ?
Soit, j’entends des mensonges immondes qui exercent l’hégémonie,
Des ennemis qui se rassemblent et les médias sonner l’alarme ;
Soit, je vois les peuples du monde qui voudraient vivre en harmonie
Avec des cĹ“urs qui se ressemblent et voudraient rire Ă chaudes larmes.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Sur les toits
Tellement il y a de grues, tellement d’échafaudages,
Que j’y vois se balancer au bout d’une escarpolette,
En situation incongrue, entre deux marivaudages,
Les soubresauts cadencés des trottins et gigolettes.Escarpolette : siège que l’on suspend par des cordes, pour se balancer.
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L’art de la toile
Dans un palais de fil, une reine régnait
Enregistrant ses proies, gravées dans son sillon
Guêpes ou drosophiles, pour Madame 🕷 Araignée,
Sont un festin de roi sans être tatillon.Photo de Stefanie Schächtel.
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Comme un jour de fĂŞte
Ouvrant les volets du calendrier
Le monde sourit comme un jour de fĂŞte.
L’annĂ©e envolĂ©e s’est appropriĂ©e
Les amours chĂ©ries plus ou moins parfaites.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Héron qui pêche
Le héron qui pêche part de bon matin,
Guettant le poisson au soleil levant.
Mais ils sont pimbêches et assez malins ;
Et pour la moisson, c’est bien dĂ©cevant !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Vague qui roule
Vague qui roule l’océan, comme animal fabuleux.
Une lame qui déménage de l’orient vers l’occident.
Sous la houle, c’est bienséant et presque miraculeux
De voir cet ĂŞtre qui nage d’un mouvement obsĂ©dant !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Sous les ponts, le rĂŞve
Ces couleurs qui flamboient sous le boisseau du pont
Sont les fruits de ma vue et le suc de ma vie.
Je m’en nourris le jour et j’en fais le harpon
Qui me fait attraper le sel de ma survie.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Bien debout sur mon vélo
Pour mon régime sans selle, j’ai choisi la bicyclette.
Bien debout sur les pédales, bien droite et bien alignée.
Dans les montées je me cambre, dans les descentes j’suis pipelette,
Mais c’est mieux sur terrain plat sinon je vais trĂ©pigner !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les mâts en folie
Ils vont tous bien ensemble, les coques appareillées.
Ils sont fiers, ils sont braves, ils bandent vers le ciel.
Demain c’est la régate et l’honneur va payer !
Pour la gloire du plus brave, le plus providentiel !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.