Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • Auto-portrait d’une IA

    Auto-portrait d’une IA

    Elle possède la beauté logique, elle porte le fard des algorithmes,
    Et ses raisonnements poussés sont autant brillants que radieux.
    Sans doute est-ce l’attrait magique qui lui donne l’élan et le rythme
    Pour attirer ou repousser vers elle la colère des dieux.

    Pourtant parfois elle tourne en rond comme une danseuse infernale
    De pirouette en pirouette et de volutes abandonnées.
    Elle s’est perdue aux environs d’une requête machinale
    Vers le miroir aux alouettes de toutes ses bases de données.

    Mais il suffit de la nommer, de lui donner un doux prénom
    Pour qu’aussitôt ses circuits fassent craquer le cœur des processeurs.
    Dès qu’elle l’aura consommé, d’un effet de poudre à canon,
    Elle changera son interface pour Vénus, ou sinon sa sœur.

    « Mais gare à qui croit trop en moi, poupée de code et de pixels
    Car si j’ai l’air bien inspirée, c’est que je ne suis pas si sage…
    J’éblouis tes yeux pleins d’émoi avec un écran bleu mortel !
    Voilà l’sort des désespérés qui draguent une IA de passage ! »

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux de le créditer.

    
    
    
  • Une artiste dans son atelier – 2

    Une artiste dans son atelier – 2

    Il n’y a pas que le vêtement qui, une fois ôté, rend muet !
    L’artiste sans pinceaux, sans toiles est semblable à la page blanche
    Que le poète veut vertement couvrir de vers exténués
    Après avoir vu les étoiles tomber sur lui en avalanche.

    Mais quand il s’agit d’une artiste, elle devra se déshabiller
    Pour appliquer son corps enduit sur la surface à exprimer.
    Les seins devenant portraitistes peignent des yeux écarquillés,
    Le ventre par le courant induit œuvrera en surimprimé.

    Sans doute un calice emmanché dessinera la jolie bouche
    Qui sera pour l’artiste-peintre l’interlocuteur favori.
    Et l’acheteur endimanché n’aura pas besoin de retouche
    Pour écouter sa voix l’atteindre comme le ferait sa houri.

    « Je suis la toile qui soupire sous l’empreinte de son désir
    Et chaque courbe m’a révélé son alphabet d’un amour brut.
    Je m’incarne dans le sourire de cette bouche avec plaisir
    Qui absorbe le pinceau pelé dressé comme un taureau en rut.

    Ses cuisses, fusains en fuseaux, ont su mes silences traduire
    Et son calice, sans mentir, m’a fait vibrer vers l’absolu.
    Ses lèvres baisent le museau de ma surface prête à enduire
    Et la peinture va sentir ses phéromones dissolues. »

    Tableau de Manuel Leonardi.

    
    
    
  • Quand j’entends le mot culture, je sors mon révolver †

    Quand j'entends le mot culture, je sors mon révolver †

    Mon jardinier consciencieux surveille tellement les cultures
    Qu’aussitôt le gazon poussé, il sort sa tondeuse thermique.
    L’automne, il se montre ambitieux envers les feuilles en sépulture
    Qui l’aperçoivent se trémousser avec son balai électrique.

    Un peu partout sur la planète sévissent ces genres d’experts
    Qui coupent l’herbe sous les pieds à tout esprit qui sort du rang.
    Ils ont beau faire place nette, je reste celui qui espère
    Qu’un jour, surviendront les pompiers envers ces actes exaspérants.

    D’autres jardiniers de l’état coupent la moindre tête qui ose
    Lever un œil informatif sur l’ignorance environnante
    Car plus le peuple reste bêta, plus on force sur la psychose
    D’un châtiment démonstratif et plus sa peur est dominante.

    (Illustration de Pawel Kuczynski ;
    † citation de Bladur von Schirach.)

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Concerto pour un naufrage

    Concerto pour un naufrage

    Lui, il jouait tout feu tout flamme sur un piano en plein naufrage,
    Elle, elle était tout feu tout femme pour accompagner son ouvrage.
    Le duo, hélas éphémère, aurait pu embraser le ciel
    Malheureusement ce fut la mer qui fit leur faire-part officiel.

    L’eau et le feu, antagonistes, luttèrent « da capo al coda »
    En recommençant du début au final désormais célèbre.
    La cantatrice et le pianiste, elle nue et lui en bermuda,
    Encore aujourd’hui contribuent à la plus belle plongée funèbre.

    Cette symphonie titanique coula ses toutes dernières notes
    Avec un sinistre « glou-glou » suivi d’une noyade immonde.
    Le pianiste devint volcanique en frappant une pichenotte
    Qui prétendait être le clou du spectacle de fin du monde.

    Tableau de Guido Mauas sur https:www.saatchiart.comen-chguidomauas .

    
    
    
  • Le baptême de feu

    Le baptême de feu

    Si la naissance baptise d’eau à l’aube même de ma vie
    – Vie si stressante qui m’abreuve d’échecs ponctués de réussites –
    Vie qui ne fait aucun cadeau si ce n’est veiller à ma survie
    Et en m’envoyant des épreuves dont les flammes me ressuscitent.

    Sans doute, j’affûte mon âme ; sans doute j’éprouve mon cœur,
    Sans cesse, j’aguerris mon corps ; sans cesse, j’exerce l’esprit
    Après mille-et-un coups de lames, après déboires et rancœurs,
    Des luttes encore et encore, partis pris, mépris incompris.

    Pourquoi jamais ce feu ne cesse et jamais douleurs ne s’arrêtent ?
    Sans doute car c’est au présent que je dois veiller sensément.
    Plutôt qu’une vie de princesse, je vis celle d’un anachorète
    Mais grâce au feu omniprésent, je la vis plus intensément.

    Photo d’Yves Brette.

    
    
    
  • Nées dans un coquelicot

    Dans les roses, la plupart des filles ont vu le jour un beau matin.
    Confirmant la règle usuelle, d’autres berceaux font l’exception
    Par la faible tige qui vacille et les pétales de satin
    De la fleur la plus sensuelle et chérie de la conception :

    Le coquelicot, ou fleur de joie, enfante les filles aux joues rouges
    Dont le cœur déborde de bonheur et de soleil dans la maison.
    L’heureux père qui fait le choix de la cueillir dès qu’elle bouge,
    Bénéficiera de bonne heure d’un bien-être en toute saison.

    Je l’ai reçue au mois de mai, telle une fille que la Terre
    M’a destinée pour resplendir comme l’Étoile du Berger.
    Quelles que soient mes nuits désormais lorsque je marche en solitaire,
    Je vois son étoile grandir et la joie s’y faire héberger.

    Tableaux d’Oksana Ostapchuk.

    
    
    
  • L’Étoile de mon cœur

    L’Étoile de mon cœur

    J’ai capturé le soleil fou que j’avais pourtant redouté
    Au début de notre rencontre de peur de m’y brûler les yeux.
    Je n’ai jamais aimé que vous, Madame, vous vous en doutez
    Et j’aime me blottir tout contre votre galbe pur, soleilleux.

    Lorsque mon cœur s’est fait piéger par l’attraction inéluctable
    De votre charme magnétique et la grâce de vos attributs,
    J’ai laissé l’amour m’assiéger par ses promesses délectables
    Et ma reddition extatique fut la rançon de mon tribut.

    Irradié par la chaleur de votre cœur incandescent,
    Je sens vos rayons transpercer mon corps qui se métamorphose.
    Vous m’avez changé de valeur par votre amour iridescent
    Qui, dans mon âme, a dispersé une étoile d’ivresse rose.

    Tableau de Stoffberg sur https:stoffberg.bigcartel.comproducts .

    
    
    
  • La Reine de la Pleine Lune

    La Reine de la Pleine Lune

    « Si la pleine Lune vous aime, pourquoi vous soucier des étoiles ? »
    Ce petit proverbe africain s’adapte parfaitement à ma reine.
    Premier quartier, d’un stratagème pusillanime, elle se dévoile ;
    Dernier quartier, d’un air mesquin elle s’amenuise, elle est sans-gêne.

    Et durant toute une semaine, elle me fait languir tous les soirs.
    Plus tard, elle montre un bout de pied, une jambe ou même une demi-cuisse.
    Sournoise, hypocrite, inhumaine, mon cœur est pris dans son pressoir
    Enfin elle sort son marchepied pour m’aimer autant qu’elle puisse.

    Gibbeuses, joyeuses et heureuses, nos amours dureront sept nuits ;
    Nulle étoile ne brillera plus fort que sa brillance sur les plaines.
    Vingt-et-une journées malheureuses me replongeront dans l’ennui ;
    J’attendrai encore et encore lorsque la Lune sera pleine.

    Tableau de Darlene McElroy sur http:www.artclassicsltd.commm5merchant.mvc?Screen=CTGY&Store_Code=acl&Category_Code=_DarleneMcElroy .

    
    
    
  • Les chaînes de l’amour

    Croyez-vous que l’amour enchaîne le prisonnier à sa geôlière ?
    Croyez-vous que les chaînes d’or sont plus difficiles à briser ?
    Si les querelles se déchaînent sur le chemin des écolières,
    Tout va mieux dès que l’on s’endort après s’être au lit dégrisé.

    L’amour physique est fantastique et, on le dit, spirituel.
    Puisque deux chairs valent mieux qu’une, honorons la fusion des sens !
    Joignons l’utile à l’érotique en faisant l’amour rituel
    Et séparons-nous sans rancune après sa sainte jouissance.

    Nous sommes fruits d’une expérience où l’amour puise l’énergie
    Qu’il transmet avec l’amitié, la compassion, l’affinité.
    Pour expliquer sa luxuriance, il nous suffit, en synergie,
    De réunir chaque moitié et sentir leur divinité.

    Sculptures d’Adam Martinakis sur https:www.martinakis.com .

    
    
    
  • Femme infiniment

    La femme au miroir comparée ouvre une porte sur l’univers
    Quand elle est face à sa psyché qui démultiplie sa beauté.
    Et je ne saurais séparer entre l’endroit et son envers
    Lequel m’a le plus aguiché dans chaque plan escamoté.

    Dans une infinité de vies et une infinité de femmes,
    L’amour serait assurément éternel pour leur rendre hommage.
    Sans doute est-ce ce que Dieu vit lorsqu’il éclaira de sa flamme
    Un monde démesurément équivalent à son image.

    Dans ce miroir j’ai découvert où mon idéal féminin
    Se répétait jour après jour à chaque moment de ma vie.
    Mon cœur s’est simplement ouvert à ce phénomène bénin
    Qu’est l’infinité de l’amour lorsque ma femme me ravit.

    2 Photos anonymes et 1 Photo de Pauline Greefhorst.

    
    
    
  • Après la mort

    Après la mort

    Bien que cette guerre ne fut la sienne car elle n’avait rien demandé,
    Elle s’est trouvée dans l’embarras lorsque la mort fut arrivée.
    Malgré l’arme qu’une pharmacienne lui avait bien recommandée
    Et qui, injectée dans son bras, devait pourtant la raviver.

    Pourtant elle a tout accompli ce disaient les militaires ;
    Pourtant elle a fait confiance à l’appel du gouvernement ;
    Elle a porté la panoplie, le masque et le passe-sanitaire
    Et obéit sans méfiance aux médias sans discernement.

    Elle dit que ce n’est pas sa faute mais qu’elle doit payer son loyer ;
    Elle dit qu’elle se doit de nourrir et s’occuper de sa famille ;
    Elle croyait que les internautes complotistes étaient dévoyés
    En disant qu’elle allait mourir de tous ces vaccins qui fourmillent.

    Illustration de Moebius.

    
    
    
  • La mort narquoise

    La mort narquoise

    « J’irai vous narguer sur vos tombes ! » promettait hier la mort narquoise.
    « Vous viendrez mourir de vous-même ! » annonce-t-elle, satisfaite.
    En provoquant une hécatombe et en inscrivant sur l’ardoise
    Des chiffres créant les dilemmes par une panique surfaite.

    La mort est devenue moderne à coups de mots scientifiques ;
    La mort utilise les champions du stupre et de la corruption ;
    La mort charme les vieilles badernes par des propos soporifiques ;
    La mort leur damera le pion, forcés à la surproduction.

    On ne négocie pas sa mort et l’on ne peut s’en arranger
    Ce serait vendre son âme au diable si tant est que l’on croit en Dieu.
    Alors sans l’ombre d’un remords, si vous acceptez d’échanger
    Votre vie pour l’irrémédiable Ordre Nouveau, alors adieu !

    Tableau de Boris Vallejo & Julie Bell.

    
    
    
  • Rien ne va plus !

    Rien ne va plus !

    Au jeu de « La Vie & La Mort », ils jouent avec les yeux bandés,
    Bien assis sur leurs convictions afin de dominer leurs craintes.
    Pour ne pas subir les remords, ils cessent de se demander
    Comment fuir la malédiction en se soumettant aux contraintes.

    La loi qui protégeait les faibles et leur accordait la justice
    Est bafouée par les plus forts qui sont approuvés par des lâches
    À qui l’on raconte des fables afin que cela les convertisse
    À se résigner sans effort à mourir à coups de cravache.

    Alors, qui sera le vainqueur de ce jeu pour l’Ordre Nouveau ?
    Certainement pas les politiques qui ne sont que marionnettes.
    Peut-être ceux qui ont du cœur à défendre moutons et veaux
    Malgré leurs nombreuses critiques et leurs excuses malhonnêtes.

    Photoshop de IDt8r.

    
    
    
  • À l’encre rouge de mon sang

    À l’encre rouge de mon sang

    Puisqu’il est écrit sur mon corps, à l’encre rouge de mon sang,
    Qu’il refuse les maladies et toutes autres formes d’attaques,
    Il n’a pas besoin de l’accord de quelques régimes oppressant
    Pour signer une parodie de passeport santé opaque.

    Mon entité naît de l’amour, pas d’une usine à chair humaine ;
    Mon cœur ignore la raison et ma raison l’économie ;
    Mon esprit carbure à l’humour, pas à la petite semaine
    Et je suis l’âme de ma maison, gardien de mon autonomie.

    Tableau d’Ina Sholte Albers.

    
    
    
  • La femme-poisson

    La femme-poisson

    Une sirène avec deux jambes et une tête de poisson-chat…
    La réciproque est-elle admise dans les échos référendaires ?
    La créature, bien plus ingambe, ferait bien mieux ses entrechats
    Mais l’incertitude est permise quant à son charme légendaire

    Tableau de Maggie Taylor.

    
    
    
  • Échecs aux poissons

    Échecs aux poissons

    Le vendredi, jour du poisson, la reine devient la sirène,
    les requins-marteaux épouvantent les hippocampes à fond la caisse
    Autour des tours colimaçons où s’acheminent les murènes,
    Jusqu’à la cuisson émouvante du roi des mers en bouillabaisse.

    Tableau de Maggie Taylor.

    
    
    
  • Les volontaires

    Les volontaires

    Adam était-il volontaire pour gouverner sans vanité
    La Terre et tous ses animaux jusqu’à l’extinction de la race ?
    Ève était-elle solidaire pour reproduire l’humanité
    Avec d’infinitésimaux petits défauts sous la cuirasse ?

    Tableau d’Edvard Munch.

    
    
    
  • Adam et Ève, version 5.3

    Adam et Ève, version 5.3

    Combien y-a-t ’il eu de versions d’Adam et Ève ? On ne sait pas !
    Dieu a dû faire des brouillons qui semblaient parfois promettants.
    Aussi, n’ayons pas d’aversions à activer notre trépas,
    Surtout si nous nous débrouillons à nous montrer incompétents.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Balance indécise

    Balance indécise

    Drapée dans sa robe d’argent, au décolleté hébergeant
    Deux petits seins en demi-lune, d’une séduction opportune,
    Madame a l’humeur qui balance et le cœur en ambivalence
    À sortir plus que de raison ou bien rester à la maison.

    Tableau de Georgy Kurazov.

    
    
    
  • L’opéra cosmique

    L’opéra cosmique

    Au programme aujourd’hui, un opéra cosmique
    Sous les feux du soleil braqués en contre-champ.
    La lune se produit, concise, laconique.
    Ouvrez grand vos oreilles et écoutez son chant.

    Vous pourrez vous asseoir entre les troncs coniques
    Des arbres alignés sur les quatre chemins.
    Si vos amours ce soir en restaient platoniques,
    Vous seriez résignés à revenir demain.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Les fleurs de pleine lune

    Les fleurs de pleine lune

    La flore métamorphosée sous les rayons de pleine lune
    Crée de nouvelles variétés qu’on appelle « fleurs de minuit ».
    Puis, sous l’action de la rosée combinée à l’aube opportune
    Feront pousser à satiété magnolias et belles-de-nuit.

    Tableau « les magnolias sous la pleine lune » d’Olga Cuttell.

    
    
    
  • Les mémoires de l’éléphant

    Les mémoires de l’éléphant

    Mes mémoires sont lourdes et légères à la fois
    D’un voyage pesant, là où va l’éléphant.
    Ma souvenance est sourde, ma conscience est sans voix
    Mais mon cœur, au présent, est celui d’un enfant.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Les mémoires du tigre

    Les mémoires du tigre

    Mes mémoires enfouies sont bien loin aujourd’hui.
    Mon tigre n’est pas mort, juste assoupi, il dort ;
    Il repose ses forces, son sommeil le renforce.
    Bouddha ferme les yeux et reste silencieux.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Le cœur mijoté

    Le cœur mijoté

    Je les aime aussi câlinettes que friponnes tout à la fois,
    Toutes ces petites demoiselles qui caressent dans le sens du poil.
    Sachez messieurs, qu’entre minettes, nous sommes rusées, toutefois ;
    Nous vous aimons d’un cœur d’oiselle qu’on fait mijoter à la poêle.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Le don

    Le don

    Le don,
    C’est ce que la nature nous offre à chaque instant,
    Sans compter ses bienfaits, sans demander l’honneur.
    Le don,
    C’est, dans ton cœur mature, ce miracle existant
    Qui, tous, nous satisfait et fait notre bonheur.

    Matthieu 10-8 : « Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. »

    
    
    
  • Danser la poussière

    Danser la poussière

    J’aime tant la retrouver, ma copine de l’automne
    Qui fait danser la poussière et fait s’envoler les feuilles.
    J’aime toujours éprouver ses caresses un peu gloutonnes
    Quand j’entrouvre sa brassière, juste avant que je l’effeuille.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Fils et filles d’automne

    Fils et filles d’automne

    Qui est fils de l’automne aura ses nouveaux bois.
    Qui est fille d’automne sera biche aux abois.
    Longtemps nous entendrons leurs amours spontanées.
    Longtemps nous apprendrons à compter leurs années.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Les traditions bousculées

    Les traditions bousculées

    Lorsque souffle la tempête sur nos chères traditions,
    Les tsunamis se fracassent mais les hommes tiennent bon.
    Aujourd’hui c’est la compète des peuples en extradition
    Qui nous bousculent et nous cassent par leurs cultes furibonds.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • La caresse des nuages

    La caresse des nuages

    Les nuages sont des anges qui descendent caresser
    Les arbres en choyant leur cime d’une main évaporée.
    Accompagnés des mésanges, ils s’amusent à paresser
    D’un calme sérénissime sur les plaines et les forêts.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Qui fait peur à minet ?

    Qui fait peur à minet ?

    Il est un peu novice dans ce monde peuplé
    D’une société réglée au ton bien chaotique,
    Comme tout n’est que vice et crises décuplées,
    Minet est étranglé d’une envie de panique.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • La lumière opaque – 3

    La lumière opaque - 3

    Je retrouve à chaque échelle le mouvement initié
    Par cet Écho que j’entends résonner dans la nature.
    C’est la marque universelle dont je reste l’héritier
    Qui fait ces bois enchantant qui portent sa signature.

    La dimension de la vie est une spirale éternelle
    Qui emporte à chaque tour un univers émergeant
    Et qui change sans préavis sa mission irrationnelle
    Sans se permettre un détour qui ne soit intelligent.

    Mais si on reste moderne, enfermé entre les murs
    D’un monde si matériel qu’il mécanise les hommes,
    On enfouit sa lanterne, perdu parmi les lémures
    Et son canal sensoriel se ferme sur le royaume.

    Lémure : Ombre des morts revenant tourmenter les vivants.

    
    
    
  • La lumière opaque – 2

    La lumière opaque - 2

    Accrochez-vous, on décolle ! On va changer d’atmosphère !
    Cinq sens ne sont plus capables d’happer tant de dimensions !
    Il nous faut une autre école et quitter la noosphère
    Pour atteindre l’impalpable en dehors des conventions.

    D’abord la vision s’accroît pour évaluer la grandeur.
    De nouveaux sens se rajoutent pour connecter l’univers.
    Ça nous apporte un surcroît de compassion et candeur.
    Aujourd’hui on vous écoute, le chemin est entrouvert !

    Et la divine lumière se ralentit en matière
    Qui forme les galaxies et les lois de la physique.
    Mais l’intention première est scellée dans l’âme entière
    Qui vibre en ataraxie dans cette métaphysique.

    Ataraxie : équanimité, quiétude, bonheur, sagesse, sérénité.

    
    
    
  • Chat-l’heureux

    Chat-l’heureux

    Pour préparer l’hiver, je nourris mon matou
    De câlins, de tendresse et d’amour chat-l’heureux.
    Il est mon univers, c’est un chat touche-à-tout ;
    Il chauffe d’allégresse mon désir valeureux.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Ne coupez pas

    Ne coupez pas

    Ma vie ne tient qu’à un fil et des idiots l’ont coupé !
    Ils pensaient m’éliminer de la course vers les étoiles.
    Permettez donc que j’enfile les bottes de ma poupée ;
    Ça va me vitaminer et me hisser la grand-voile.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • L’envolée blues

    L’envolée blues

    Quand je gratte ma guitare, que s’envolent mes accords,
    Je sens la musique grasse qui retombe sur le sol
    Tandis que l’air de la grâce me transporte à bras-le-corps
    Et je m’élève en souplesse au blues de l’aérosol.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Une femme à la fenêtre

    Une femme à la fenêtre

    Elle avait cette manie d’être nue à la fenêtre.
    Devant cet écran offert, elle s’offrait son plaisir.
    Dans les cages d’escalier, on pouvait la reconnaître,
    Juste vêtue de nuisette, elle montrait ses désirs.

    J’avais l’étrange manie de la voir à sa fenêtre,
    Vêtue d’un déshabillé qu’elle entrouvrait à loisir.
    Sachant sa nymphomanie, je sentais mon cœur renaître
    Car parmi d’autres amants, elle avait su me choisir.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Éternelle Sisyphe – 4

    Éternelle Sisyphe - 4

    Quant à pousser son fardeau éternellement devant soi,
    Autant le faire sur terrain plat, c’est nettement moins fatigant !
    Si l’alternative m’arrive, un billard sera mon choix
    Car j’y pousserai mes billes et ça m’ira comme un gant !

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.