Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • L’être suprĂŞme

    L’être suprême

    L’être suprême est une femme… ce qui explique les dérives
    De certains hommes efféminés, sans-genre et LGBTQ-istes.
    Sans vouloir me montrer infâme, moi, je dirais, quoi qu’il arrive :
    « L’important, c’est de cheminer vers l’éternité féministe ! »

    Enfin un dieu à notre image, mignonne à croquer qui plus est !
    Jésus, Bouddha et Mahomet émasculés, féminisés.
    Je suis prêt à lui rendre hommage et boire son sang éclusé
    Jusqu’à ce que je sois assommé par sa liqueur divinisée.

    Mais nous en sommes encore loin bien que la femme soit Ă  la mode
    Car elle en reste encore l’objet de manipulation du mâle.
    De mal en pis, j’en suis témoin, les hommes hélas s’en accommodent
    Et la femelle reste un sujet réduit à l’espèce animale.

    Tableau de Jordi Sugranes sur https:www.facebook.comprofile.php?id=61552092666251 .

    
    
    
  • L’endormissement

    L’endormissement

    Morphée me refusant ses bras, j’ai demandé à sa moitié
    De m’ouvrir les siens si possible, si ce n’est pas trop demander.
    Il réfléchit, il palabra dans une sorte de boîtier,
    Puis me répondit impassible qu’elle m’était recommandée.

    J’ai compris plus tard la fonction de son coffret communicant
    Utilisé par tous les dieux, connu universellement ;
    Le réseau Hermès fait fonction d’une science revendiquant
    Un savoir-faire fort studieux qui force l’émerveillement.

    Cette nuit-là, à point nommé, Dame Morphée frappa chez moi ;
    Je lui ouvris, elle était nue, ouvrant ses bras en mon honneur.
    Je connaissais sa renommée ; je l’étreignis avec émoi
    Et mon sommeil est devenu depuis ce jour un vrai bonheur.

    Tableau de Louis Richardson.

    
    
    
  • Madame de Castelnaudary

    J’ai connu Madame du Barry – qu’on appelait aussi Comtesse –
    Quand elle, sans tambour ni trompette, a dû fuir la révolution.
    Cachée à Castelnaudary chez une sévère – mais juste – hôtesse
    Affublée d’une salopette comme dernière solution.

    La du Barry n’était pas sotte mais, travailleuse de surcroît,
    Elle éleva quelques cochons pour rentrer dans son personnage.
    D’ails, de poireaux en échalotes, au cours de mon chemin de croix,
    J’ai, du prestige berrichon, fait mon propre pèlerinage.

    Désormais je venais de loin pour son célèbre cassoulet,
    Terrines, pâtés du Berry et petits plats attentionnés.
    Dieu et le Diable me sont témoins que je m’y suis souvent saoulé
    D’un appétit fort aguerri et de papilles passionnées.

    Tableau de Daniel Merriam.

    
    
    
  • Rose-Mariana, le dernier souvenir qui me reste

    Une autre fois, j’ai reconnu Rose-Mariana presque nue
    Qui poussait son petit vélo comme si tout allait à vau-l’eau.
    Me paraissant désappointée, je m’suis permis de l’accointer
    Pour lui proposer mes services sans en encourir ses sévices.

    Elle ne portait plus son chapeau, n’avait presque rien sur la peau,
    Excepté un gilet sans manches enroulé autour de ses hanches.
    Elle prétendait avoir crevé et ne pouvait plus manœuvrer
    Or j’ai bien vu que sa bécane lui faisait le coup de la panne.

    Évidemment je l’ai suivie et ma léthargie s’ensuivit ;
    Comme la toute première fois, j’étais hypnotisé, ma foi.
    Je me rappelle sa silhouette poussant ainsi sa bicyclette,
    Mes yeux posés sur son bassin qui se déhanchait à dessein.

    Plus tard, regagnant mes pénates, j’ai pris une feuille blanche et mate
    Avec mes crayons de couleur pour y coucher dans la douleur
    La dernière image qui me reste de cette aventure un peu preste
    Qui me met, sens dessus-dessous, mes derniers souvenirs dissous.

    La photo, je ne sais pas mais le tableau est d’Igor Shulman.

    
    
    
  • PrĂŞte-moi tes Ă©toiles

    Prête-moi tes étoiles

    Souvent, lorsque j’écris un mot, je délaisse un instant ma plume
    Et ouvre sur ma feuille blanche une fenêtre détachée
    Pour activer la dynamo de l’intuition à plein volume
    Qui, par l’orifice, me branche sur l’histoire qui m’était cachée.

    Les mots surgissent en couleurs comme pluie d’étoiles filantes
    Et me font découvrir un ciel lumineux sur des vers en friche.
    La mécanique sans douleur de l’esprit redevient détente
    Qui ne contrôle que l’essentiel en y plaçant des rimes riches.

    Illustration d’Akira Kusaka sur https:akira-kusaka-illustration.tumblr.com .

    
    
    
  • Concerto pour pissenlits

    Concerto pour pissenlits

    Toutes ces notes, d’un air soufflé par une bouche printanière,
    Transmettent l’accord harmonieux aux graminées dociles à sol.
    Qui, elles-mêmes, vont insuffler l’inspiration et la manière
    D’offrir un chant cérémonieux dédicacé aux tournesols.

    Ainsi pensé-je aux dandelions et à leurs croches vaporeuses
    Par leur effet boule-de-neige sur l’ensemble de la prairie
    Qui va semer la rébellion auprès des plantes valeureuses
    Qui participeront au manège dans une florale frairie.

    Tableau de Roman Velichko.

    
    
    
  • Vois comme l’oiseau !

    L’œil du corbeau est goguenard, suite à l’histoire du renard
    Qui l’a d’un fromage abusé et s’est de sa voix amusé.
    Grâce à son expérience acquise, il conseille Madame la Marquise
    À ne pas se laisser leurrer par des valets trop délurés.

    L’œil du flamand pourtant morose permet de voir la vie en rose
    À cause d’un cou en question en forme d’interrogation.
    Il sert avec délicatesse les vœux de Madame la Comtesse
    Et, sait comment lui retourner éloges et hommages bien tournés.

    L’œil de la colombe pacifiste s’accorde avec tous les sophistes
    Qui brandissent leurs drapeaux blancs quand il le faut, sans faux-semblants.
    Entre la paix et la sagesse, elle offre Ă  Madame la Duchesse
    Un regard doux condescendant envers ses nombreux prétendants.

    Photos de FlĂłra Borsi sur https:www.2tout2rien.frdes-auto-portraits-avec-des-yeux-danimaux-par-flora-borsi .

    
    
    
  • L’œil domestique

    Domestiquer un animal dépend de la bête sauvage
    Qui va choisir de se soumettre ou de dominer au besoin.
    Le chat adopte un demi-mal et, sans tomber en esclavage,
    Cherchera à supplanter son maître et lui piquer ses meilleurs coins.

    Mais pour le chien, aucun problème, il est tout à son avantage ;
    Il est content, remue la queue du moment qu’il vous accompagne.
    Une créature qui, sans dilemme, gardera vos biens et davantage,
    Mordant le voleur belliqueux qui viendrait nuire Ă  vos compagnes.

    Le chaud lapin est infidèle et donc difficile à dresser
    À moins d’avoir mille lapines vacantes dans son marigot.
    Il faut lui tenir la chandelle, l’avoir à l’œil pour redresser
    Ses tendances qui galopinent Ă  niquer Ă  tire-larigot.

    Photos de FlĂłra Borsi sur https:www.2tout2rien.frdes-auto-portraits-avec-des-yeux-danimaux-par-flora-borsi .

    
    
    
  • L’émigration en question

    L’émigration en question

    Nous ne sommes en rien responsables des précédentes atrocités,
    Même d’un ancêtre esclavagiste ou aïeul exterminateur.
    Bien sûr, nous serions incapables de tuer avec férocité
    Nos frères aux ordre d’un phalangiste, d’un nazi ou d’un dictateur.

    Alors pourquoi refuse-t-on l’entrée à ceux qui ont souffert
    Afin que le monde moderne se développe à leurs dépens ?
    Croyez-vous qu’il est de bon ton de dire qu’on a l’esprit ouvert
    Tandis que de vielles badernes ont la nostalgie de l’occupant.

    Illustration de Davide Bonazzi sur https:www.demotivateur.frarticlenotre-societe-vue-a-travers-des-illustrations-bluffant-tant-la-verite-saute-aux-yeux-13400amp .

    
    
    
  • C’est les rats !

    C’est les rats !

    Qui fuit en premier le navire lorsque celui-ci va sombrer ?
    Qui a creusé l’écart social entre vie en ville et aux champs ?
    Qui donc se retourne d’un vire-vire dès que son groupe est dénombré
    Pour échapper à l’impartial examen à double-tranchant ?

    Si vous croyez que c’est les rats, vous êtes à côté de la plaque ;
    Eux, ne sont que petits rongeurs qui cohabitent, chez nous, at home.
    Je veux parler des scélérats qui trichent, volent l’argent qu’ils claquent
    Car ce sont des outremangeurs qui vivent aux dépens de l’homme.

    Illustration de JesĂşs Aguado.

    
    
    
  • Les cubes Ă  souvenirs

    Les cubes Ă  souvenirs

    La quatrième dimension ressemble aux cubes à souvenirs
    Où notre mémoire décharge tout ce qu’elle ne peut contenir.
    Vous pourriez, en demi-pension, y projeter votre avenir
    Sans aucun frais à votre charge, ni supplément à retenir.

    Chacun possèderait sa boîte, chacun ses rêves à accomplir.
    Vous trouveriez votre âme-sœur sans forcer, sans vous affaiblir
    Afin que les sexes s’emboîtent dans des rapports à établir
    Selon que vous soyez chasseur ou simple proie Ă  assouplir.

    Tableau de Rafal Olbinski sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201104rafal-olbinski-surrealista-polacco.html .

    
    
    
  • Utopie sur mer

    Dans ma lointaine adolescence, j’ai fait naufrage de mes rêves
    Qui m’ont fait échouer sur l’île où l’utopie régnait en maître.
    J’y vivais nu de connaissances naturellement sur la grève
    D’une éternité juvénile et tout mon amour à transmettre.

    De l’autre côté du miroir, s’ouvraient des terres innocentes,
    Vierges de toute humanité, heureusement inaccessibles.
    J’avais la clef dans mon tiroir, une clef d’or rajeunissante,
    Qui donne accès illimité vers ces univers impossibles.

    Tableaux de Jacek Yerka sur http:liryka-liryka.blogspot.com201408robinson-jaromir-nohavica.html#more .

    
    
    
  • L’arbre fĂ©minin

    L’arbre féminin

    L’arbre au cordon ombilical comprend une branche maîtresse
    Indépendante de son tronc mais à la vie subordonnée.
    Coule une sève musicale qui répand l’onde d’allégresse
    Comme un nuage d’électrons autour des fleurs coordonnées.

    Tableau d’Autumn Skye.

    
    
    
  • De la guitare

    Depuis ma première guitare, mes chansons ont pris le chemin
    Tracé par Georges, mon idole, et les rockers américains.
    Avec quelques copains fĂŞtards, on a connu des lendemains
    Qui chantent avec des farandoles au cours des bals républicains.

    Entre le folk et l’électrique, ses autoroutes et ses bretelles,
    J’ai perdu mon LA authentique comme le joueur de flûteau.
    Et la techno volumétrique au son mécanique et mortel
    Me rend souvent si nostalgique que mon cœur pleure en vibrato.

    Tableaux de Pablo Picasso. Hommage au « petit joueur de flûteau » de Georges Brassens.

    
    
    
  • En tutu dorĂ©

    En tutu doré

    Lorsque les fées dansent à Pâques en l’honneur de la Trinité,
    Lapins et lutins se rassemblent avec les elfes des forĂŞts
    Dans une alcôve rendue opaque pour protéger l’intimité
    De la danseuse qui ne semble vêtue que d’un tutu doré.

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  • ThĂ©orie et pratique

    Théorie et pratique

    J’avais étudié en optique, une théorie sur les seins
    Qui répandent une onde d’amour plus hypnotique qu’érotique.
    De la physique à la pratique, j’ai trouvé qu’aussi le bassin,
    En forme de globes d’atours, crée une attraction magnétique.

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  • Échecs ou dames ?

    Échecs ou dames ?

    Échec au roi ou à la dame, échec au verre à moitié vide,
    Échec au verre à moitié plein, échec au « petit » du tarot !
    Si jamais un seul pion les dame, les blancs seront tellement livides
    Qu’en fin de partie je les plains ; les noirs les mettront à carreau !

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  • Les pleurs de l’hiver

    Les pleurs de l’hiver

    Toutes les peines de l’hiver se métamorphosent en pleurs
    Lorsque les gelées matinales fondent au soleil du printemps.
    Et tous les maux les plus divers ressemblent aux larmes des fleurs
    Dans cette blancheur virginale des cristaux de neige suintants.

    (Photo de Stefanie Schächtel
    « Ice flower »
    Sources :
    https:plus.google.comphotosphoto1095379190418911704006510235426494784818 )

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  • La femme plurielle

    La femme plurielle

    Franchement, quand j’aime ma femme qui fait plusieurs choses à la fois,
    Est-ce que j’aime plusieurs femmes ou bien la même plusieurs fois ?
    Lorsque son petit cœur s’enflamme, lorsqu’il s’allume et qu’il rougeoie,
    N’est-il pas comme une oriflamme qui flotte sur un feu de joie ?

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  • Le soleil d’onze heures

    Le soleil d’onze heures

    Quand les norvégiens changent d’heure pendant le soleil de minuit,
    Il devient le soleil d’onze heures et puis se dilue dans la nuit
    Sous les aurores boréales qui deviennent au cercle polaire
    Métamorphoses floréales frappées du feu des vents solaires.

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  • Le chachacha d’anniversaire

    Le chachacha d’anniversaire

    Un chachacha d’anniversaire pour un pauvre chat solitaire,
    Ça va attirer les minettes et, avec elles, les câlinettes.
    Un an de plus, faut pas s’en faire, un an de plus, la belle affaire !
    Un an de plus à faire la fête, c’est une victoire, pas une défaite !

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  • La journĂ©e de vingt-trois heures

    La journée de vingt-trois heures

    Personne ne s’est aperçu dans ce dimanche de bonheur
    Qu’on nous a volé une plombe quand nous dormions à poings fermés.
    Et plein de gens en pardessus cherchent midi Ă  quatorze heures
    Tandis que quelques gouttes tombent sur cette journée déformée.

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  • Ă€ propos de lavande

    À propos de lavande

    Puisque le printemps revient, ressortons haut nos couleurs !
    Puisque le printemps est là, prenons un bain d’oxygène !
    La lavande redevient un baume pour les douleurs ;
    La nature est un prélat aux sensations érogènes.

    Prélat : Celui qui a une dignité considérable.

    
    
    
  • Aube qui roule

    Aube qui roule

    Si la pierre qui roule n’amasse pas la mousse,
    Le moulin, quant à lui, a trouvé son essor.
    L’eau en force s’écoule, les aubes se trémoussent,
    La meule presse l’huile et la fortune en sort.

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  • L’hĂ©lice de vie

    L'hélice de vie

    Je suis l’hélice ascendante dont les marches en équilibre
    Qu’il me faut escalader alternent concret et abstrait.
    Mais la phase descendante qui se fait en chute libre
    Me fera rétrograder si j’ai le regard distrait.

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  • Des ours pas ordinaires

    Des ours pas ordinaires

    Je sais que les ours se suivent et ne se ressemblent pas.
    Parfois ils sont ordinaires et parfois ne le sont pas.
    La rencontre est intensive et la fĂŞte est bien sympa
    Quand pour ton anniversaire, tu nous offres un bon repas !

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