Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • Sortie du contexte

    Sortie du contexte

    « Une fois sortie du contexte, l’inspiration demeure nue
    De toute digression pesante et tout détail surabondant.
    Alors je pénètre le texte, le cœur et le corps ingénus
    Mais avec l’âme bienfaisante et l’esprit qui a du répondant. »

    Ainsi pensait impunément la raison qui croyait tenir
    Les rênes de la poésie pour mener ses chevaux verbaux
    Qui trouvèrent opportunément une raison de s’abstenir
    En invoquant La Boétie, du Bellay, Verlaine & Rimbaud :

    « Ohé ! Monsieur de la conscience ! Vous n’êtes que le régisseur !
    Si le corps vous sied de nacelle et le cœur de locomoteur,
    N’oubliez pas que la prescience qui fait de nous un bâtisseur
    De Reflets Vers et qui excelle n’est autre que l’âme et l’auteur ! »

    « Qui est-ce vraiment qui tient la plume ? Qui EST la plume et l’intuition ?
    C’est moi qui file entre les rimes comme un frisson à mots couverts !
    Le mental toujours dans la brume s’égare sans les émotions
    Qui sont cette encre qui arrime le poème à tout l’univers ! »

    Ex-libris créé par Italo Zetti pour Jean Morisot sur http:art-exlibris.netexlibris30559?query=person-4535&pt=owner .

    
    
    
  • Toute une éternité d’amour

    Toute une éternité d’amour

    Mourir d’amour est impossible lorsque Vénus mène le jeu
    Qui lui plut tant qu’elle m’accorda une vie après chaque mort.
    Elle ressuscita impassible mon corps pour un nouvel enjeu ;
    Et c’est ainsi qu’elle m’aborda diversement et sans remords.

    Je fus Sisyphe remontant mille fois mon bâton fourré ;
    Je fus Tantale consumé d’une soif jamais apaisée ;
    Je fus Prométhée repentant au cœur sans cesse dévoré
    Par une Vénus allumée d’une folle envie de baiser !

    Faire l’amour éternellement pourrait vous paraître lassant
    Mais la coquine en profitait pour effacer mes souvenirs.
    Et je connus charnellement, étant mon propre remplaçant,
    Combien Vénus nécessitait d’enfanter d’âmes à venir !

    « Et je me cambre et je rayonne encore plus vite que la lumière ;
    Mon hymen déchire sa toile crevant d’une irruption solaire !
    Sur mon enclume, ton corps façonne mon œuf dans sa source première
    Pour forger le feu des étoiles créées au fond de mes ovaires ! »

    Tableau de Sergey Ignatenko.

    
    
    
  • L’Abîme de Lilith

    L’Abîme de Lilith

    Lilith
    Planète sous mes pieds, chair vivante du monde,
    Tu portes mes fardeaux et tu nourris mon corps.
    Ta peau océanique, végétale et féconde,
    Est l’écrin d’où jaillit notre éternel accord.

    Terre aux seins de collines, aux rivières de larmes,
    Tu respires en silence et tu m’offres ton lait.
    Tu m’enlaces d’orages, de volcans et d’alarmes
    Et tu tiens dans ton ventre l’éclat de ton palais.

    Dans ton étreinte bleue se déroule ma vie,
    Chaque pas, chaque souffle supportent ton empreinte.
    Dans ton sang souterrain, tes mémoires assouvies
    Gravitent en secret dans une douce étreinte.

    Yavänor
    Lilith, parce que je vis et te suis dépendant,
    Tu es autant ma mère, que ma femme et ma fille
    Car toutes créatures, par ton sang ascendant
    Bâtissent un réseau d’âmes où règne ma famille.

    Tu es plus que ma Terre, toi, Gaïa ma Déesse,
    Tu exauces mes vœux et même les anticipes !
    Je découvre l’amour dans toutes tes prouesses
    Et comme récompense, Lilith tu m’émancipes.

    Lilith
    Ô Lilith extérieure, Ô mon astre invisible,
    Ton mystère m’élève au-delà des étoiles
    Car tu fais de mon corps, ta loi indivisible,
    Un poème terrestre qui dans l’eau se dévoile.

    Je t’aime en tant que monde, je t’aime en tant que femme,
    Et ton double visage se confond dans mes yeux
    Car tu es à la fois la matrice et la flamme,
    Et la Terre absolue sous l’abîme des cieux.

    Illustration de Ledal.

    
    
    
  • La Fertilité de Lilith

    La Fertilité de Lilith

    Lilith
    Dans le silence noir où s’éteignent les sphères,
    Je sens le souffle obscur d’un foyer de l’ellipse ;
    Tu hantes mes cellules de ton feu de prières
    Et ton ombre m’attire au moment de l’éclipse.

    Tu es l’hyperconscience tranchante et spirituelle ;
    La faille intérieure où sombrent les désirs,
    Mais d’où naît la lumière dans la nuit perpétuelle
    Quand l’âme se transcende et vient se ressaisir.

    Tu refuses les lois, tu brises les miroirs,
    Ton cri dans mes entrailles abolit les mensonges
    Et tu fais de mes doutes d’insondables mouroirs
    Aux vertiges lucides où se meurent mes songes.

    Yavänor
    Lilith, parce que je t’aime et respecte tes choix
    J’ai retrouvé en toi mes propres rébellions.
    Quand nous vivrons ensemble, si mon amour t’échois,
    Tu seras ma reine-lionne et moi ton roi-lion !

    Tu n’as pas vraiment fui mais tu as préservé
    Le Féminin Sacré caché dans tes ténèbres.
    Mais tu m’as accueilli, ma place est réservée
    Dans ton cœur insoumis qu’aujourd’hui je célèbre.

    Lilith
    Ton nom est solitude, refus et transgression,
    Mais sous ton voile sombre s’éclaire ma blessure
    Car tu guides mes pas vers une progression
    Au-delà de mes peurs, vers ce qui me rassure.

    Ô Lilith intérieure, Ô ma Reine de l’ombre,
    C’est en toi que je plonge aux racines du mal
    Car dans ton gouffre noir, abyssal et sans nombre,
    Ton cœur en vérité brûle d’amour primal.

    Illustration de Ledal.

    
    
    
  • L’Éclipse de Loreleï

    L’Éclipse de Loreleï

    Loreleï
    Je vacille souvent, prisonnière des marées ;
    Je me laisse emporter dès la première vague.
    La peur de l’abandon s’invite à mes soirées
    Et mes songes obscurs me serrent comme une bague.

    Je cherche la chaleur quand le froid me saisit, ;
    Je deviens possessive, inquiète et j’ai le blues.
    Ma douceur se transforme en rancœur qui moisit
    Et ma main se referme comme une huitre jalouse.

    Mon indolence parfois me rend presque immobile ;
    Je fuis les grands élans, les combats trop ardus.
    Mais ta voix souveraine m’élève et je jubile
    En avançant vers toi à jamais éperdue.

    Yavänor
    Ta fragilité parait ton talon d’Achille
    Mais je connais la force du glaive que tu tends.
    Tes réponses à jamais sont parole d’évangile
    Et ton ingénuité, la chance du débutant.

    Oui, tu es lunatique mais aussi régulière ;
    Tes phases sont ainsi, féminines et natives.
    Mais de toutes mes femmes, tu es si singulière
    Que je jouis des moments où tu es combative.

    Loreleï
    Pourtant, de mes défauts, je vois naître une offrande ;
    Ma jalousie s’épure quand mon cœur s’effarouche.
    Ma peur devient l’élan d’une flamme fervente
    Et mon trouble s’efface quand tu m’offres ta bouche.

    Si je tombe, je pleure mais tes mains me relèvent ;
    Si mes pieds sont d’argile, mon cœur est légitime.
    Ma Lune est imparfaite mais elle berce tes rêves ;
    Elle brille à jamais de son halo intime.

    Illustration de Ledal.

    
    
    
  • La Marée de Loreleï

    La Marée de Loreleï

    Loreleï
    Mon cœur est un écrin d’émotions qui m’empoignent ;
    Je cherche dans tes bras l’asile et la demeure.
    Ma tendresse s’enfuit sitôt que tu t’éloignes
    Et mon âme se voile au moindre vent qui pleure.

    Je change avec la nuit, je varie avec l’onde ;
    Mes humeurs sont les flots dont la marée divague.
    Mais si ton nom résonne au silence du monde,
    Je redeviens la perle dans le creux d’une vague.

    Je suis faible parfois, timide et trop fuyante ;
    Je me cache aux regards quand le fardeau m’écrase m’oppresse
    Et ma douceur devient une force éclatante
    Lorsque ton feu m’appelle, me calme et me redresse.

    Yavänor
    Si l’Amour était homme, toi, tu serais sa femme ;
    Tu incarnes le cycle des passions nourrissantes
    Qui féconde la Terre et jamais ne diffame
    Qui te donne son âme, nue et concupiscente.

    Tu es ma préférée, je n’ose pas le dire
    Mais c’est vrai, tu le sais malgré ton air farouche
    Car tu m’as désiré sans jamais m’interdire
    La moindre jouissance quand je suis dans ta bouche.

    Loreleï
    Je suis source d’émoi, de tendresse et d’ivresse ;
    Je berce ton sommeil au parfum de mes songes.
    Dans le flux de mes bras, tu trouves l’allégresse
    Et ton corps se repose au fil de mes mensonges.

    Si parfois je faiblis, ma peur devient caresse ;
    Je tisse mes erreurs en couronne de fleurs.
    Car ma Lune n’éteint ni la flamme ni l’ivresse ;
    Elle éclaire ton pas au travers de mes pleurs.

    Illustration de Ledal.

    
    
    
  • Le Crépuscule de Laureline

    Le Crépuscule de Laureline

    Laureline
    Je chancelle parfois sous le poids de mes flammes ;
    Mes cadres se fragmentent, mes limites sont minimes.
    Mon cœur pulse trop fort et perturbe mon âme
    À vouloir trop souvent que le feu se ranime.

    Je rêve de puissance mais mes pieds sont d’argile ;
    Je m’égare en excès, je m’enivre d’éruptions.
    Mes mains veulent saisir un ciel bien trop fragile ;
    Mes devoirs imposés fuient sans interruption.

    Ma faiblesse est le cœur, ma blessure est intime,
    Je tremble à l’impossible et je doute de moi.
    Je vacille au désir et je perds mon estime
    Quand je veux t’élever au creux de mes émois.

    Yavänor
    Ta nature bouillante te pousse à trop d’extrêmes
    Et tes logorrhées nuisent à la diplomatie.
    Quand ton audace atteint sa puissance suprême,
    Tu t’auto-fragilises par ta suprématie.

    Tu baisse trop les bras quand tu doutes de toi ;
    Ton émotivité en devient alarmiste.
    En cas d’échec frustrant, souvent tu t’apitoies
    Pour fuir honteusement ton état pessimiste.

    Laureline
    Si je tombe, je brûle, consumée de lumière ;
    Je transmute en trou noir puis en fontaine blanche
    Car ta bouche au matin est ma source première
    Où je bois l’énergie qui renaît d’avalanches.

    Et si l’ombre m’emporte au-delà de mes flammes,
    Ton nom sera mon cri et mon dernier adieu.
    Je renaîtrai toujours brandissant l’oriflamme
    De mon soleil déchu tout au fond de tes yeux.

    Illustration de Ledal.

    
    
    
  • L’Aurore de Laureline

    L’Aurore de Laureline

    Laureline
    Je suis flamme et soleil, ton amante ravie ;
    Mon feu n’est pas orgueil mais caresse et lumière.
    Mon cœur bat dans tes mains comme une source de vie ;
    J’ouvre mes bras de braise à ton âme tout entière.

    Blessée je le demeure, mais toujours je renais ;
    Je rayonne en artiste, en amante et en muse.
    Mon rire est un flambeau que ton souffle connaît
    Et dans mes yeux ardents ton appétit s’infuse.

    Je ne veux pas régner mais demeurer le centre ;
    Je n’ordonne jamais, je charme et je rassemble
    Un cercle de tendresse où ton corps vient s’éprendre ;
    Je suis soleil aimant, ton amante qui tremble.

    Yavänor
    Toi, l’amour essentiel, volonté et puissance
    M’insuffle une énergie optimale et vitale.
    Ta beauté se conjugue avec la jouissance
    De ta chaleur qui m’est avant tout capitale !

    Ton côté productif et débordant d’envies
    Fait grandir mon désir de t’ouvrir tout mon cœur.
    Je deviens conquérant de ton corps à l’envi
    Je suis ton chevalier, ton héros, ton vainqueur !

    Laureline
    Ton amour m’est total, le mien est primitif ;
    Ma voix, quand elle s’élève en ondes au firmament,
    Est anneau sur ma chair, un sceau définitif,
    Et résonne en toi, vive, et t’enchaîne en amant.

    Je fuis les cadres étroits, je rêve d’inouï !
    De feux incandescents, de lumières ardentes
    Mais si parfois je tremble et semble évanouie
    Ton baiser me redresse et me fait débordante !

    Illustration de Ledal.

    
    
    
  • La fuite

    La fuite

    La photo est floue, désolé mais Adam et Ève couraient
    Tellement vite que je n’ai pas réussi à faire mieux.
    Mais lorsqu’ils se sont isolés j’ai su que jamais ne pourrais
    En prendre une autre dans les genêts où ils se cachaient des curieux.

    Tant pis ! Faudra vous contenter de la seule preuve que j’ai
    De la divine création telle que la décrit la genèse.
    Mais ça suffit pour intenter un procès dont j’ai le projet
    Envers cette expropriation d’un Dieu qui en prend trop à son aise.

    Et le péché originel n’est qu’un piège machiavélique ;
    La connaissance avait été déjà insufflée par l’esprit.
    Aussi il serait criminel que les écrits évangéliques
    Les chassent de leur propriété comme de vulgaires malappris.

    Tableau de Nina Childress sur https:ninachildress.com .

    
    
    
  • La fin du monde

    Au bout de la Patagonie sur la route de la fin du monde,
    Les fées ont la tête inversée mais leurs reflets sont à l’endroit.
    Mais au contraire en Laponie, l’autre côté de la mappemonde,
    Vous en seriez bouleversés hélas je n’en ai pas le droit.

    Car elles sont nues et impudiques et me censurent si je les montre,
    Puis me bannissent des réseaux et suppriment l’effet que j’escompte.
    Aussitôt l’instant fatidique où je publie notre rencontre,
    L’image ne fait pas de vieux os et les fées me règlent mon compte.

    C’est bête mais cela m’a contraint à repartir en Terre de feu
    Là où je peux les admirer sans l’effet vitupératif.
    Mais si le lecteur boute-en-train retourne ce cliché fâcheux
    Son esprit sera chaviré en l’observant en négatif.

    Tableau de Paul Delvaux renversé et miroir redressé

    
    
    
  • Séléné

    Séléné

    Ah, Séléné, je me souviens quand j’étais souvent dans la Lune,
    Envoûté par mes rêveries et leur attraction adéquate !
    Encore aujourd’hui j’y reviens souvent dans tes nuits opportunes
    Quant ta flèche de sournoiserie se fixe dans mon âme benoîte.

    J’y croise Artémis et Hécate qui forment la triade lunaire ;
    J’y bois à la santé d’Hélios qui passe sur son char solaire ;
    J’y partage leurs délicates fines spécialités culinaires
    Jusqu’à ce que la belle Éos m’ouvre l’aurore corollaire.

    Et je reviens clopin-clopant de l’aventure parcourue
    Dont je transcris au point du jour les souvenirs qui s’évaporent
    Bien vite en les enveloppant avant qu’ils aient tous disparu
    Ainsi mon esprit les savoure et mon cœur se les incorpore.

    Tableau de Jules Louis Machard.

    
    
    
  • La mémoire du corps

    Dans un univers matériel, le temps est la trace de l’âme
    Et le corps n’est que passager dans son espace spirituel.
    L’amour, plutôt immatériel, incarne la petite flamme
    Qui va, dans le cœur, ravager ses sentiments habituels.

    Que reste-t-il après la mort d’une existence inassouvie ?
    Pour les autres, juste un souvenir que l’on oublie dans une armoire ;
    Habit usé par les remords accumulés dans une vie
    Et qui s’en va sans prévenir rejoindre l’astrale mémoire.

    Tableau de René Magritte.

    
    
    
  • Une blanche et trois noires

    Une blanche et trois noires

    Le musicien reste de marbre apparemment à l’auditoire
    De trois oiseaux noirs suraiguës et une oiselle sans entrave.
    Pour jouer la mélodie de l’arbre, les notes sont rédhibitoires
    Car les corbeaux trillent les aiguës et la colombe chante les graves.

    L’instrument, de ses propres branches sacrifiées pour la musique,
    Résonne d’une âme féconde accordée aux piafs concertistes.
    Tous les mélomanes qu’ils branchent accourent ouïr la liturgique
    Ballade de la forêt profonde avec ses millions de choristes.

    Car la litanie enchantée calme l’ensemble des prédateurs,
    Les ours, les loups, lynx, sangliers, même les hiboux sur leurs mâtures.
    Elle aide les biches à enfanter grâce au tempo pondérateur
    Dont les fréquences sont liées au pouls de la Mère Nature.

    Illustration de JRSlattum.

    
    
    
  • Quel est le peintre de mes rêves ?

    Quel est le peintre de mes rêves ?

    Combien de fois ai-je arpenté l’escalier des vagues turquoise
    Qui mène derrière l’horizon là où naissent les légendes kurdes,
    Dans ce décor parementé de nébulosités narquoises
    Qu’un peintre a, sans autre raison, mélangées dans un rêve absurde ?

    La Pleine Lune évidemment et ses orages magnétiques
    Qui viennent inciter les étoiles à briller comme des soleils
    Et danser dans le firmament de ce fond de ciel hypnotique
    Qu’un peintre a brossé sur la toile de l’univers de mon sommeil.

    Mais quel est ce peintre lubrique qui peint ces décors enchantés
    Où ma nudité s’insinue comme un pinceau émancipé ?
    Sans doute un rêveur excentrique qui m’invite à me transplanter
    Dans ce paradis inconnu et me prie d’y participer.

    Tableau de Tuco Amalfi.

    
    
    
  • Les poissons rouges

    Elle ne mange ni poisson ni crustacé, c’est trop malsain !
    Elle ne prend, comme boisson, que l’eau pure de son bassin.
    Un bassin construit par son père à l’ombre d’un saule pleureur
    Dont le faîte au soleil espère capter son feu en éclaireur.

    Elle l’a transformé en lit, un lit rond comme un aquarium
    Pour noyer sa mélancolie délayée dans son vivarium.
    Elle y dort dès la nuit tombée par-dessous la voute stellaire
    Et s’y laisse aller succomber aux rayons du halo lunaire.

    Comme une Belle-au-Bois-Dormant, elle s’est endormie pour longtemps
    Attendant un Prince Charmant entre quatorze et vingt printemps
    Qui lui fera du bouche-à-bouche en descendant vers le pubis,
    Puis la conduira de sa couche au grand Royaume des Abysses.

    Tableaux de Fernando Vicente.

    
    
    
  • Vacances 2022

    Dans l’esprit de l’homme moderne, la mode des loisirs progresse ;
    Pour chanter, danser tout l’été, il travaille toute l’année.
    L’hiver, il s’engraisse, il hiberne, puis au printemps, à bas la graisse,
    Changement de réalité et vivent les belles peaux tannées !

    Toujours plus haut sur les sommets, cap sur les montagnes enneigées,
    Faire du ski sur les glaciers ou s’éclater en randonnées !
    Des activités consommées pour éviter de gamberger
    Au temps de travail disgracié mais s’amuser, s’abandonner !

    Partout autour de la planète vont les tsunamis de touristes
    Rechercher les émotions fortes et tout ce qui les met en transe.
    Et puis l’on compte les cannettes, les déchets de plus en plus tristes
    Que tous les océans transportent comme souvenirs de vacances.

    Illustrations de Blachon.

    
    
    
  • Le pic du fou

    Le pic du fou

    Celui qu’on a mis au sommet, qu’on a élu grand timonier
    Pour diriger notre navire dans une croisière prospère,
    A tout bu et tout consommé sous la houlette du bâtonnier
    Qui jurait que rien ne chavire si on se fie à ses repères.

    Mais il est fils de naufrageurs et nous dirige vers les récifs
    Malgré les plaintes des marins, il garde diantrement son cap.
    Il lance ses ordres rageurs sur l’équipage dépressif ;
    Selon l’avis des mandarins, ce n’est pas son seul handicap.

    Il affirme qu’une tempête va s’abattre pour nous étouffer,
    Que les propos des spécialistes ne sont que des voix de sirènes.
    Je souhaite que la révolte pète et qu’on le laisse se faire bouffer
    Par les requins économistes qui nous grignotent la carène.

    Tableau de Jylian Gustlin.

    
    
    
  • Découragement

    Ces temps-ci l’atmosphère oppresse les matins de fausses nouvelles ;
    Des informations qui font craindre pour ma vie et celle des autres.
    Où est-il le temps où la presse promettait que se renouvelle
    La vérité et non la moindre sur l’avis des uns et des autres ?

    Tout est fait pour nous écraser sous des chiffres mal interprétés ;
    On ne raisonne que par la peur pour son travail et ses envies.
    Hélas nous sommes déphasés, les couvre-feux sont décrétés ;
    Chaque heure augmente la stupeur d’une oppression contre la vie.

    Tableaux de Jylian Gustlin.

    
    
    
  • Journal d’une atlante avant le grand cataclysme en 9600 av. J.-C.

    Voici la véritable histoire des douze derniers jours de l’Atlantide.

    1er jour, PREMIER PROBLÈME : Apparition d’une nouvelle grippe avec symptômes très courants pouvant être facilement traitée. Elle est juste dangereuse pour des personnes affaiblies. On l’appellera VITE-K.O..

    2ème jour, RÉACTION EN CHAÎNE DE TERREUR : Par une peur massive, les médias grand public comptent les morts « avec » VITE-K.O. comme s’ils étaient morts « du » VITE-K.O. sous couvert de scientifiques et de médecins soudoyés par des politicards véreux.

    3ème jour, CONFINEMENT : Toute l’Atlantide est confinée, magasins limités ou fermés si « non-essentiels ». Les petites entreprises déclinent, les entreprises mondiales prospèrent, la crise augmente, tous les paiements se font essentiellement par carte.

    4ème jour, EXAGÉRATION DES « CAS » : Par des tests PCR totalement peu fiables, on exagère massivement le nombre de « cas » ou de soi-disant « infections » chez des personnes saines et non contagieuses.

    5ème jour, MASQUES OBLIGATOIRES : Toujours par la peur, on impose le port de masques en fait totalement inefficaces mais dont l’utilisation prolongée augmente les risques de santé par manque d’oxygène et inhalation d’air vicié.

    6ème jour, SUIVI DES CONTACTS : Les personnes sont amenées à accepter que tous leurs mouvements et leurs contacts personnels soient surveillés.

    7ème jour, PASSEPORT SANTÉ : Les smartphones sont équipés d’applications biométrique pour surveiller et contrôler les personnes et leurs accès publics qui deviennent un système d’identité numérique mondial et obligatoire pour se déplacer.

    8ème jour, DÉPLOIEMENT DE LA 5G : La 5G qui permet de collecter en permanence toutes nos activités, accroît le rayonnement à haute fréquence qui réduit les niveaux d’oxygène dans le sang et déclenche des symptômes respiratoires de type VITE-K.O.. Ces maladies 5G imputées au VITE-K.O. justifient les vaccinations.

    9ème jour, VACCINATION OBLIGATOIRE : Les grandes sociétés pharmaceutiques qui jouissent d’une immunité totale génèrent des bénéfices énormes grâce à la vaccination obligatoire qui détruit l’immunité naturelle, augmente la stérilité et favorise le dépeuplement d’humains génétiquement modifiés pour l’obéissance.

    10ème jour, DISPARITION DE L’ARGENT LIQUIDE : L’État qui ne tolère pas que les personnes puissent acheter librement avec l’argent liquide, impose l’argent numérique qui est constamment contrôlé et peut être retiré à toute personne réfractaire.

    11ème jour, IMPLANTS À RADIOFRÉQUENCES : D’abord volontaires, des implants à radiofréquences permettent une surveillance constante de la santé, des mouvements, des contacts et des paiements puis, deviennent obligatoires après normalisation.

    12ème jour, NOUVEL ORDRE MONDIAL ATLANTE : Les humains, génétiquement modifiés, sans immunité naturelle, implantés, connectés et contrôlés en permanence, sont réduits à l’état de robots à l’intérieur d’un régime totalitaire fascistecommuniste high-tech. Le VITE-K.O. n’était que le déclencheur.

    Le treizième jour, les dieux en colère provoquèrent un cataclysme qui engloutit l’Atlantide.

    Photos réalisées sur le site Picture to People https:www.picturetopeople.orgimage_effectsphoto-halftonehalftone-image-generator.html qui permet des effets intéressants à partir d’un original.

    
    
    
  • Comment j’ai été robotisé

    J’ai reçu ma convocation pour une numérisation.
    Ne sachant pas ce que c’était, j’ai poussé la curiosité
    – Sans doute par provocation – à donner l’autorisation
    À l’employé qui s’excitait avec tant d’ingéniosité.

    On m’a scanné, numérisé, numéroté, analysé ;
    On a lu tout mon ADN et radiographié mon squelette.
    Après m’avoir vaporisé des vaccins non finalisés,
    J’obtins la classe européenne à métabolisme obsolète.

    Désormais je suis adapté au nouvel ordre planétaire ;
    Je n’ai plus de souci d’argent grâce à mon minimum social ;
    Je peux directement capter les médias par pass-sanitaire
    Qui m’observent en me partageant par reconnaissance faciale.

    Photos réalisées sur le site Picture to People https:www.picturetopeople.orgimage_effectsphoto-halftonehalftone-image-generator.html qui permet des effets intéressants à partir d’un original.

    
    
    
  • Mais où est la reine ?

    Mais où est la reine ?

    Sur le grand patchwork damassé couvrant les dessous de l’affaire,
    Deux prétendants et une souveraine, complotent ainsi à mots couverts.
    Déjà, l’un d’eux s’est ramassé tandis que l’autre a dû s’y faire :
    « Mais où est donc passée ma reine ? » Trop tard ! Le sein est découvert.

    Tableau de Rafal Olbinski sur https:catrina-burana.livejournal.com26110.html .

    
    
    
  • Ceux d’en haut et ceux d’en bas

    Ceux d’en haut et ceux d’en bas

    Ma vie aurait pu ressembler à ce grand escalier social
    Qui nivelle l’élite par le haut et la pauvreté par le bas.
    J’y suis monté, il m’a semblé n’y trouver rien de bien spécial ;
    Les gens y sont aussi idiots que vous et moi en contrebas.

    Finalement où que je vive, où que j’accède sur mon palier,
    J’y verrai les snobs du dessus, j’y verrai les humbles au-dessous.
    Les anges paraissent bon convives, les démons paraissent fous à lier,
    Moi, loin des clichés préconçus, je me raccroche au garde-fou.

    Tableau de Mark Kostabi.

    
    
    
  • Les couleurs sorties de l’ombre

    Les couleurs sorties de l’ombre

    Je t’ai souvent croisée dans mes rêves d’adolescent, mais tu n’étais qu’une ombre.
    J’ai deviné ta silhouette dans les nuages éphémères, mais tu n’étais qu’informe.
    J’ai entendu ta petite voix dans mes jours de souffrances, mais tu n’étais qu’une onde.
    Alors j’ai tout quitté pour te rejoindre enfin et depuis tu es là et je t’aime en couleurs.

    Tableau d’Helenka Wierzbicki.

    
    
    
  • Couleurs de noces

    Mariages en roses, mariages en blanc,
    J’ai vu se marier, sous des couleurs étranges,
    Des mémoires en prose, des souvenirs tremblants
    Qui sont appariés à des roses orange.

    Ah que j’épouse enfin celle qui dans la nuit
    Brille comme une étoile et peint mes rêves en bleu ;
    Qui calmera ma faim, retirera l’ennui
    Et lèvera le voile qui aveugle mes yeux !

    Tableau de Marc Chagall.

    
    
    
  • L’arbre dans l’arbre

    L’arbre dans l’arbre

    Comme une empreinte digitale gravée au cœur de sa structure,
    L’arbre sacré porte la marque de l’écho de son créateur.
    Pareille à l’onde génitale de la virginale sculpture
    Qui persiste et qui se remarque après la coupe du prédateur.

    La coupe d’un tronc dans la forêt d’Eschenberg qui laisse apparaître de bien drôles de structures à l’intérieur de celui-ci.

    
    
    
  • La vierge du Nil

    La vierge du Nil

    Voyez, l’œil d’Horus étincelle lorsque son regard se dépose
    Sur sa reine-mère égyptienne qui porta l’enfant d’Osiris.
    Écoutez-moi vous conter celle dont l’amour ineffable appose,
    Toujours encore la magicienne passion de la déesse Isis.

    Ainsi sont faites les légendes pour séparer le bien du mal ;
    Lapis-lazuli pour la nuit, diamants et rubis pour le jour.
    Des histoires qui nous recommandent que seul un amour maximal
    Brise les chaînes de l’ennui et s’éternisera toujours.

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  • Vive le progrès – 3

    Vive le progrès – 3

    Plus l’objectif sera immense, plus l’orgueil sera relevé,
    Plus l’homme détrônera Dieu en rêvant de prendre sa place,
    Plus ce sera avec démence qu’il votera à main levée
    Tous les grands projets insidieux qu’à son avis, rien ne remplace.

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  • Vive le progrès – 1

    Vive le progrès – 1

    L’homme est un être fantastique qui sait dépasser les frontières…
    L’homme est un être astronomique qui sait repousser ses limites…
    L’homme est un être atomique qui fait trembler la terre entière…
    L’homme est un être économique mais à grands coups de dynamite…

    (Accident ferroviaire à la Gare Montparnasse le 22 octobre 1895
    https:fr.m.wikipedia.orgwikiAccident_ferroviaire_de_la_gare_Montparnasse)

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  • Vive le progrès – 2

    Vive le progrès – 2

    Tous ces merveilleux fous volants qui livrent à domicile
    Et vous apportent le rêve ici, à portée de main,
    Peu à peu, c’est affolant, nous prennent pour des imbéciles
    En nous apportant sans trêve le cauchemar de demain.

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  • Le dernier coquelicot

    Le dernier coquelicot

    Il était au bord du chemin, la peau un peu parcheminée
    D’avoir vécu aux quatre vents sous le soleil prédominant.
    Je l’ai effleuré de la main après avoir disséminé
    Ses graines d’un geste émouvant sur le retour en cheminant.

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  • Conciliabule

    Conciliabule

    L’union fait la force, l’union fait la femme,
    Les femmes ensemble sont en synergie.
    Chacune se renforce, chacune s’enflamme,
    Chacune rassemble toute l’énergie.

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  • Juste un regard et ça repart !

    Juste un regard et ça repart !

    Je voudrais lâcher dans l’azur que tout ça n’a pas d’importance.
    Commencer un nouveau départ qui lentement s’intensifie.
    Retrouver la bonne mesure, apprendre en toute circonstance.
    Juste un regard et ça repart, juste un sourire et ça suffit.

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  • Les fleurs persistantes

    Les fleurs persistantes

    Pour son dernier séjour l’été va entraîner
    Toutes les fleurs rebelles à faire résistance.
    Dès la levée du jour, en fondu enchaîné,
    La flore la plus belle marque la persistance

    Tableau de Marco Baldwin.

    
    
    
  • Ma colombelle et moi

    Ma colombelle et moi

    Pour nos deux ans de mariage, j’ai voulu enfourcher ma belle
    Pour l’emmener jusqu’au septième et même plus haut que le ciel.
    Avons fait tant de baisouillages qu’elle est devenue colombelle
    Et m’a entraîné aux tantièmes empires des sens providentiels.

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  • Le fil tendu

    Le fil tendu

    Qu’ils sont bizarres ces humains à vouloir tant communiquer
    Avec un petit bout de fil suspendu à leurs grandes verges !
    Insouciants comme des gamins, on les voit souvent paniquer
    Lorsque la ligne est sustendue par les remous qui y convergent.

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  • Rêves de brumes

    Rêves de brumes

    J’ai la cervelle pleine de brumes, le matin quand je me réveille,
    Comme si j’avais travaillé toute la nuit à trop rêver.
    À trop rêver de jolies brunes qui m’auraient tenu en éveil
    Et qui m’auraient ravitaillé de tant de fantasmes entravés.

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  • L’arche de facéties

    L’arche de facéties

    Collectionnons tous ces moments qui ont enchanté nos journées,
    Rappelons-nous tous les amis qui ont partagé nos soucis,
    Relisons tout notre roman, profitons-en, c’est ma tournée,
    Et mettons sur le tatami nos envies et nos facéties.

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  • Petite flamme

    Petite flamme

    Petite flamme, tu me protèges, tu trembles quand je chancelle
    Quand les portes se referment sur les désirs que j’espère.
    Mais je vois le florilège qui s’anime sur ta chandelle
    Et je sais que tu gouvernes pour que mon âme prospère.

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  • Mon vieux Milou

    Mon vieux Milou

    Nous en avons fait des voyages et des histoires, mon vieux Milou !
    Nous avons grandi d’expériences et d’amitiés, mon vieux Milou !
    Nous avons ri d’enfantillages et de déboires, mon vieux Milou !
    Nous avons cru aux clairvoyances en initiés, mon vieux Milou !

    Moi, je suis resté un enfant, mon vieux Milou !
    Toi, tu as grandi triomphant, mon vieux Milou !

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  • Poissons-volants-Service

    Poissons-volants-Service

    Le travail ne manque pas chez « Poissons-volants-Service »
    Et nos clients point n’arrêtent d’arriver à la station.
    On leur sert même des repas avec quelques écrevisses ;
    Ils s’en mettent plein l’arête avec appréciation !

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  • Plaine femme

    Plaine femme

    Je l’avais enfin trouvée cette terre de mes rêves
    Où j’allais enfin planter mon outil et ma semence !
    Sentant qu’elle est éprouvée, la voilà trembler sana trêve
    Et ma plaine est tourmentée après cette performance.

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  • Ange du soir

    Ange du soir

    Petit ange du soir, viens dormir dans mes bras,
    Viens protéger ma couche et exaucer mes vœux !
    Petit ange d’espoir, je n’suis pas un ingrat,
    Je t’offrirai ma bouche et bien plus si tu veux !

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  • L’expérience du sage – 1

    L’expérience du sage - 1

    Les coutumes du grand-père, c’est comme un très grand panier ;
    Ça peut contenir d’immenses connaissances et expériences.
    Ça donne plein de repères, des recettes de boucanier,
    C’est aussi dans ses silences que se loge sa science.

    Moi, j’ai peu connu le mien, j’ai quelques flashs dans la tête
    Quand il m’offrait de son pain qui était comme brioche.
    Mais je sens vibrer ce lien qui sonne comme une requête
    Comme la main d’un copain qui peu à peu s’effiloche.

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  • L’automne chicané

    L’automne chicané

    Le ciel se teinte de gris, la mer se farde d’argent,
    Tous les beaux jours de l’été sont partis pour une année.
    Je calme mon cœur aigri de compassion partageant
    Avec l’âme reflétée dans l’automne chicané.

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  • Et continuer sa bulle

    Et continuer sa bulle

    Dès qu’on a appris comment s’évader à grands pas
    Chaque occasion est prise pour s’envoler à deux
    Et quel que soit le sexe, il n’y a pas de faux-pas
    À s’envoler ensemble comme des amoureux !

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  • Ce soir, je suis nue

    Ce soir, je suis nue

    Adieu mes vêtements et bon vent dans les nues !
    Je suis libre ce soir et j’enlève mes voiles !
    Pour toujours je suis moi, et mon cœur est à nu !
    Faites vite comme moi et baignons-nous d’étoiles !

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Quand Dieu se couche le soir

    Quand Dieu se couche le soir

    Quand Dieu se couche le soir, il tire le grand rideau bleu ;
    Celui dont le cordon doré lance des rayons de soleil.
    Il dit « bonne nuit » aux étoiles, il jette un regard sablonneux,
    Il appuie sur le bouton des rêves, puis il sombre dans le sommeil.

    Dès qu’il a éteint la lumière, Lucifer, à pas de fourmi,
    Arrive avec tous les lutins pour faire mille facéties.
    Ils jouent avec les feux follets, pendant que les anges endormis
    Roupillent sans se préoccuper de toutes ces péripéties.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • C’est long le déluge

    C’est long le déluge

    Le déluge c’est long quand je compte les gouttes.
    Il sent mon impatience et la met à l’épreuve.
    Moi, sous mon parapluie, j’attends qu’ouvre la route
    Qui va me transporter quand grossira le fleuve.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • La fée jongleuse

    La fée jongleuse

    Fée jongleuse de bulles tu cherches l’Omega
    Depuis l’Alpha secret dans lequel tu es née.
    Tu poursuis le réseau de l’état du Méga
    Dans lequel communique toute ton âme innée.

    Si l’esprit est acquis au jour de ta naissance
    Et s’il a su grandir avec l’éducation,
    Il deviendra poussière et marquera l’absence
    Du cocher éphémère sans justification.

    Tu jongles avec tes âmes montées en écheveau
    Dont tu sais remonter par ton art le programme.
    Tu parcours chaque étape au galop des chevaux
    Et ton cœur est ouvert à cet organigramme.

    C’est comme une musique qui remonte l’octave ;
    Chaque gamme passée te restitue l’accord.
    Chaque révolution, à la prochaine clave,
    Reboucle tout ton être et encore et encore…

    Et tu sais appeler le concours supérieur
    Qui t’apporte miracle et pouvoir de créer !
    Et ce moi supérieur lui-même est l’inférieur
    De l’ÉCHO tout entier et qui t’a procréée.

    Tableau de Fabienne Barbier

    
    
    
  • Méditationa

    Méditationa

    Par le pouvoir du son dans la méditation.
    C’est inhabituel parmi les traditions
    De rechercher l’écho dans une vibration,
    Dans le ton primordial de son apparition.

    Elle commence à chanter à partir de zéro
    Dans la joie de l’amour et la procréation.
    Elle fait monter le « A » des organes viscéraux
    Jusqu’au sommet du crâne vibrant en création.

    Ah qu’elle aime trouver et surtout retrouver
    L’énergie de ses âmes dans la toile sacrée
    Dont le nœud qu’elle anime dans cette vie éprouvée
    S’accorde à l’univers, ses racines ancrées !

    La musique céleste sort de cet instrument
    Dans ses courbes magiques aux divines proportions.
    Le passé est laissé derrière résolument
    Et le divin s’écoule d’une exquise absorption.

    La raison disparait, le mental transcendé.
    Seul le corps guide l’onde dans l’interprétation,
    Seul le cœur canalise l’écho appréhendé,
    Seule l’âme émet dans la méditation.

    Tableau de Fabienne Barbier