Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • Dis-moi comment tu es assise !

    Dis-moi comment tu es assise et je te dirai qui tu es !
    Selon si tu t’assieds au bord ou plutôt au fond de ta chaise ;
    À califourchon, indécise ; décidé et habituée ;
    Ou prête à filer tout d’abord à l’anglaise ou à la française.

    Tu peux t’asseoir pour demander ou pour donner de ta personne ;
    Réclamer une augmentation ou offrir tes charmes en échange ;
    Sûre de toi pour commander ou hésitante et mollassonne ;
    Bref, selon l’argumentation qui te complaît et qui t’arrange.

    Psychologue en chaise et expert du bassin en toutes saisons,
    Je n’ai qu’à observer vos fesses pour établir mon diagnostic.
    Si la tĂŞte commet des impairs, le cul, lui, a toujours raison
    Et ses rondeurs, je le confesse, émettent ses meilleurs pronostics.

    Avoir le cul entre deux chaises est un symptôme révélateur,
    Manifestation toute bĂŞte vers un regard condescendant.
    La source remonte à Louis XVI dont le destin élévateur
    Lui a fait détacher la tête du tronc à son corps défendant.

    Illustration de Milo Manara.

    
    
    
  • Histoires de vestales

    Selon si le feu rafraîchit ou s’il réchauffe l’atmosphère,
    La vestale ira court-vĂŞtue ou presque nue pour exercer ;
    Selon si la flamme fléchit ou grandit pour la satisfaire,
    La vestale verra sa vertu atténuée ou exacerbée.

    Qui est ce qui contrĂ´le son feu toutefois sans jamais l’éteindre ?
    Sans doute l’agitation des sens à défaut d’amour platonique.
    La réponse tient dans ses cheveux selon comment elle va les teindre,
    Couleur d’une explosion d’essence ou lumière psychotonique.

    Pour stimuler l’activité du cœur ou bien de la raison,
    La vestale a le choix des armes provocatrices ou boutefeu.
    Or l’inter-relativité entre la vierge à la maison
    Et l’excitatrice de charme n’est pas là pour calmer le feu.

    Alors la vestale fantasme et sacrifie sa nudité
    Quand c’est la raison qui domine sous contrôle de modération
    Et parfois se livre à l’orgasme lorsqu’il s’avère prémédité
    Par le cœur vierge qui s’abomine à sa propre incinération.

    Illustrations de Milo Manara.

    
    
    
  • La mantelle

    A priori, une mantelle serait la femelle du manteau
    Mais vu le nombre de mamelles en tant qu’appas ornementaux,
    On doit avoir l’air un peu bête lorsque l’on sort placidement
    Et qu’un enfant s’approche et tète les gros boutons avidement.

    Pourtant la version mâle existe avec phallus dodelinant ;
    Ce sont des manteaux de fourrure confectionnés en queues de vison.
    Si le ridicule persiste avec ces sexes proéminents,
    Personne pourtant n’en a cure ni n’en rigole à l’horizon.

    Pour les transgenres, c’est banal. Pas plus d’organe génitaux
    Que de caractères secondaires qui serviraient de fanfreluches !
    À moins d’un patchwork fait d’anals et trous-du-culs incognitos
    Pour servir de référendaire aux transsexuels et aux greluches.

    Création de Barbara Picci sur https:barbarapicci.com20180126cose-brutte-3abito-mammellare .

    
    
    
  • Dans la peau de ses amants

    Après avoir mangé la tête de son amant de la semaine,
    Tanne l’amante religieuse la peau du visage en extase.
    Puis elle repart à la conquête d’une autre relation humaine
    Pour continuer sa prestigieuse gabardine en cuir d’épectase.

    Après dix-huit mois de labeur, la quantité est suffisante
    Et l’élégante sort de l’ombre dans son manteau de confection.
    Ça ferme le clapet des flambeurs et tous ces dragueurs qui plaisantent
    Car ils pourraient ĂŞtre du nombre de la prochaine collection.

    Sachez, Messieurs, que ce modèle ne convient qu’aux femmes fatales
    Car il disconvient aux mesures de tous les pires Don Juan
    Mais fait de plus en plus de fidèles chez les starlettes qui s’étalent
    Partout sur la Côte-d’Azur de Saint-Tropez à Golfe-Juan.

    Vêtement en peau humaine synthétique d’Olivier Goulet sur http:goulet.free.frindex.html .

    
    
    
  • Éternelle petite fille

    Éternelle petite fille

    Il n’y a pas d’âge pour grandir, il n’y a pas d’âge pour rester jeune,
    Pour tenter de boire l’ondée d’une fine pluie de printemps.
    La vie ne cesse de resplendir à celle qui le matin déjeune
    D’une graminée fécondée par le soleil et l’air du temps.

    S’il faut que jeunesse se passe, il faut que vieillesse s’installe
    Tout en gardant son cœur d’enfant et ses yeux de conquistador.
    Qu’importent le temps et l’espace et leurs secondes qui détalent
    Tant que j’irai philosophant sur la valeur de l’âge d’or.

    Sénilité contre jeunisme sont les mamelles de la peur
    Comme une épée de Damoclès sur la grande horloge de la vie.
    Avec la force de l’eugénisme qui revient à toute vapeur,
    Ce bon vieux Méphistophélès berne les jeunes cons qu’il ravit.

    Tableau de Lisa Aisato sur https:www.aisato.no .

    
    
    
  • L’enfant-oiseau

    L’enfant-oiseau

    Après la grande mutation des espèces de toutes sortes,
    On ne sut qui avait grandi ou rapetissé sa structure.
    Sans doute une permutation des énergies faibles et fortes
    Que la science avait brandi à l’encontre de la nature.

    Et l’on vit des enfants-pêcheurs parés de plumes magnifiques,
    Éduqués par de grands alcyons pour l’élevage du ver-à-soie.
    On dit que seuls les empĂŞcheurs de tourner en ronds pacifiques
    Fuirent vers la Perfide Albion ou à Pétaouchnok-les-oies.

    Et moi qui vous écrit ces lignes, je suis l’un de ces descendants
    Qui vole au-dessus des mûriers enfourchant sa fière monture.
    J’ai une copine assez maligne avec qui, en indépendants,
    J’ouvrage en tant que couturier et elle dans la haute couture.

    (Illustration d’Ed Binkley sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com202101Ed-Binkley-Artwork.html .
    L’alcyon est l’autre nom du martin-pêcheur.)

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Les reptiliennes

    Sans doute avant les Cromagnonnes, nous eûmes des femmes mignonnes ;
    Des créatures fantastiques, chimériques autant qu’esthétiques.
    D’ailleurs le serpent séduisant n’était-il pas si reluisant
    Qu’il a su abuser la femme par un fruit aux pépins infâmes ?

    Les plus belles sont caméléonnes dont les parures polissonnes
    S’adaptent au mieux aux yeux des hommes en imitant leurs chromosomes.
    Elles savent montrer patte blanche, transformer les jours en dimanches
    Et faire l’amour à en mourir pour s’en repaître et s’en nourrir.

    Après les néandertaliennes, sont arrivées les reptiliennes
    Talentueuses pour les langues, les beaux sermons et les harangues
    Qui pénètrent par une oreille pour une course sans pareille
    Qui viendra enflammer les cœurs de leurs héros, de leurs vainqueurs.

    Photos de FlĂłra Borsi sur https:floraborsi.comprojects .

    
    
    
  • Immersion corps-Ă -cĹ“ur

    Corps astral contre corps physique, esprit vif contre âme inconsciente,
    Comme deux univers imbriqués dont je ne vois que la surface.
    Être parfait mais amnésique dont la pensée omnisciente
    Recherche sa source étriquée au cœur de l’intime interface.

    Mais quand je pense avec les yeux, quand je raisonne avec le cœur,
    Quand je réfléchis dans ma tête et quand mes rêves se profilent,
    Je frôle le côté merveilleux dans cet équilibre moqueur
    Qui me fait croire à une parfaite divinité tirant mes fils.

    Dans le plus profond des sommeils, dans la plus abstraite des morts,
    Je passe de l’autre côté et j’oublie ce monde réel.
    Je retourne au cœur du soleil où s’est forgée mon égrégore
    Que des anges viennent asticoter dans des fantasmes surréels.

    Photos de Local Preacher sur https:www.behance.netgallery81493085INITIALIZATION?tracking_source=digest_recommendations&trackingid=T32PLY3L&mv=email .

    
    
    
  • La politique Ă  trous

    La politique Ă  trous

    N’est pas le dindon de la farce celui qui dupe le renard
    Et parvient à lui faire croire qu’il sera encore président.
    Avec ses ministres comparses, ce roi des décrets combinards
    Prend les ouvriers pour des poires et les transforme en dissidents.

    Eh bien si ! Le rusé compère leur a jeté la poudre aux yeux
    Qui, bien qu’en face de leurs trous, n’ont pas vu l’arnaque venir.
    Tandis que les riches prospèrent avec leurs propos orgueilleux,
    Eux, persisteront peu ou prou à déplorer leur avenir.

    Comment développer sa technique pour mieux marquer ses positions,
    Une fois abusé le corbeau, la cigogne et même le loup ?
    Il n’a qu’à faire parti unique pour écraser l’opposition
    Et brandir bien haut le flambeau de son despotisme filou !

    Tableau de Catrin Welz-Stein.

    
    
    
  • Plantez des cons !

    Les cons K.O. dans leurs cocons, savez-vous comment les planter ?
    Bourrez-leur la tĂŞte de paroles et arrosez-les de promesses !
    Séparez l’ivraie des faucons par un vote qui va supplanter
    Slogans, affiches et banderoles qui ne font que troubler la messe.

    Après les Pâques, bottés en touche, dépouillez les fruits du scrutin
    Et tous seront sympathisants, un peu pourris, vénaux, abscons.
    Ceux qui se planquent sous la souche à déplorer leurs bulletins
    Auront l’effet traumatisant d’avoir été pris pour des cons.

    Tableaux de Maggie Taylor sur https:maggietaylor.com .

    
    
    
  • Fin de tout

    Fin de tout

    La fin de la journée … qui se répète tous les soirs,
    La fin de la semaine … qui revient à chaque week-end,
    La fin du mois … qui tombe régulièrement à pic,
    La fin du trimestre … qui fait tomber les primes maladie,
    La fin de l’année … qui boucle le tour du soleil,
    La fin des illusions … qui sonne l’heure de la retraite,
    La fin de vie … qui aspire mon dernier souffle,
    La fin du monde … qui fait écho au plan de Dieu…

    Que j’aime la fin du voyage où j’arrive en villégiature
    Après tous les itinéraires, les haltes et les déviations !
    Que j’aime poser mes bagages et mettre fin à l’aventure
    D’une vie employée à soustraire mes erreurs jusqu’à expiation !

    Illustration de Hergé.

    
    
    
  • Nouvelle Terre

    Qu’adviendra-t-il de notre Terre pour les futures générations ?
    Des villes bâties à la campagne selon le souhait d’Alphonse Allais ?
    Des architectes de caractère qui chercheront l’inspiration
    Auprès des hommes et leurs compagnes pour leur construire des palais ?

    Nos gènes se seront transformés pour s’adapter aux catastrophes
    Que nous avons occasionnées depuis plus d’un million d’années.
    Nos petits-enfants informés dès à présent nous apostrophent
    D’un progrès désillusionné mais trop tard pour le condamner.

    Illustrations de François Schuiten.

    
    
    
  • Les tournesols de la fortune

    Les tournesols de la fortune

    En effeuillant les fleurs du mal, je découvre au petit bonheur
    Une réponse à mes problèmes en fonction du temps des amours.
    Tant pis pour le flux lacrymal qui s’écoule en bien tout honneur
    Lorsque se présente un dilemme entre « pas du tout » et « toujours ».

    Mais en passant aux tournesols, alors la roue de la fortune
    Tourne si vite que le hasard écoute la rose des vents.
    Ainsi le temps devient boussole vers la solution opportune
    Qui disparaît dans le blizzard des jours qui passent en se suivant.

    Pour hier, c’était un an de moins, pour aujourd’hui, un an de plus,
    La nuit, quand le temps disparaît, les heures dansent et me sourient.
    Mais le tournesol néanmoins poursuit son astral stimulus,
    Et chaque journée m’apparaît comme un soleil qui me nourrit.

    Tableau de Fabienne Barbier

    
    
    
  • La folie des grandeurs

    La folie des grandeurs

    Rien n’est trop beau pour la princesse qui n’en aura jamais assez
    Et si elle prend trop de place, on augmentera les impĂ´ts.
    Après tout pourquoi la richesse devrait-elle un beau jour cesser
    Puisqu’il paraît que la populace a choisi de porter le chapeau.

    Il faut au peuple ses héros et ses vedettes à admirer
    Afin de, par procuration, rêver à la vie de château.
    Tant pis si on reste à zéro, tant pis si on est aspiré
    Par notre procrastination car agir, c’ n’est pas du gâteau !

    Tableau de Tomasz Sętowski sur https:www.designstack.co201801oil-paintings-magical-realism-meets.html

    
    
    
  • Les tours d’ego

    Les tours d’ego

    Dans les immeubles confinés, les cages d’escaliers résonnent
    Comme des chœurs de cathédrales où chacun prie pour son église.
    Dans les familles recombinées, plusieurs générations raisonnent
    Sur les mesures magistrales que nos dirigeants diabolisent.

    Il paraît qu’on va nous tracer par des dispositifs légaux
    Pour donner des informations sur ce qu’on fait et où l’on est.
    Ce n’est pas que j’ sois agacé que l’on surveille mon ego
    Mais plutôt la déformation d’un totalitarisme inné.

    Tableau de Tomasz Sętowski sur https:ego-alterego.comtomasz-setowski-paintings#.XrLVXf8kyf1

    
    
    
  • Les animaux s’en foutent

    Les animaux s’en foutent

    Mettre les fauves en attaquant, les éléphants en défenseurs ;
    Les zèbres en milieu de terrain et les girafes, gardiens de but ;
    Pour l’arbitrage, un pélican avec large bec pourfendeur ;
    À l’arrière, des faucons pèlerins et comme remplaçants, des zébus.

    Après il faudra défricher toute la forêt d’Amazonie
    Puisque tout ce qu’on y dégage se mesure en terrains de foot.
    Mais le plus dur à dénicher sera de jouer, sans félonie,
    En mettant au point un langage pour que chacun soit à l’écoute.

    Illustration de Mordillo.

    
    
    
  • Le temps loupĂ©

    Le temps loupé

    Tout va trop vite autour de moi, mais j’sais comment, heureusement,
    Rendre le temps un peu jaloux et mĂŞme lui irriter le poil !
    Je me nourris au fil des mois en m’appliquant un traitement
    Qui prend la forme d’un grand loup et vit au rythme des étoiles.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • La rose Evergreen

    La rose Evergreen

    Tous les chemins mènent à Rome quand les parfums sont délicats
    Et me font retrouver les marques de mes rêveries exhalées.
    Alors je retrouve l’arôme dont la rose fait certificat
    De l’Evergreen qui se démarque des arums et des azalées.

    Sympa cette petite application qui me retrouve le nom des fleurs que je rencontre et en plus ça sent super bon !

    
    
    
  • La prairie rose

    La prairie rose

    C’est connu, les taureaux mâchonnent constamment une marguerite ;
    Quand on leur propose autre chose, ils continuent Ă  ruminer.
    Comme je suis d’humeur ronchonne et que je connais bien leur rite,
    Je leur offre une prairie rose et ils en restent illuminés.

    Je me suis offert une petite application, PlantSnap, et maintenant lorsque je me promène dans les bois et forêts et que je rencontre une fleur, je la prends en photo et le logiciel m’indique son nom, son espèce, etc. Ça me permet de frimer un peu alors que je suis assez nul en botanique. La Prairie Rose pousse donc au pied du château de Kyburg.

    
    
    
  • Le bon sens

    Le bon sens

    Chacun veut refaire le monde comme il lui plait, comme il lui sied,
    Quitte à ce qu’on le lui refonde comme une chaussure à son pied.

    La sagesse est bien répandue ; chacun croit, dans son magasin,
    Avoir les sens plus étendus que la folie de son voisin.

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  • La joie intĂ©rieure

    La joie intérieure

    Dès que le monde s’assombrit autour de moi, comme un réflexe,
    Je m’assieds et j’ouvre la porte Ă  mon canal de l’intĂ©rieur.
    Tout ce que je n’ai pas compris devient une onde circonflexe
    Qui me transforme et qui m’apporte un peu de joie Ă  l’extĂ©rieur.

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  • Le vieux palais

    Le vieux palais

    Le vieux palais s’est recouvert du manteau sombre de l’oubli ;
    Quelques rayons de souvenirs crèvent les vitres dépolies.
    Là, ont vécu à découvert les conservatismes assoupis
    Qui promettaient un avenir, aujourd’hui, mort d’une embolie.

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  • Le rocher qui se balance

    Le rocher qui se balance

    Il nous joue les indécis, ce rocher qui se balance,
    Comme s’il hésitait encore entre ses pairs et sa mer.
    À quelle péripétie voue-t-il son ambivalence ?
    Un paternel désaccord ou une maternelle amère ?

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  • Bruges

    Bruges

    Si je repassais par le nord, je prendrais le pont des sourires.
    Celui que prennent les amoureux dans cette Venise nordique.
    Dans les petites rues sonores qu’on se plaît tant à parcourir
    Avec le cœur bien langoureux et des amours bien mélodiques.

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  • Les deux Arches

    Les deux Arches

    Si Noé avait fait deux arches pour y répartir les deux sexes,
    Qu’un des bateaux accoste à l’est et que l’autre en perde le nord,
    Noria aurait fait des démarches auprès des anges et leurs annexes.
    Car si les mâles ont la main leste, l’orientation n’est pas leur fort.

    Et c’est la raison pour laquelle dans les rocheuses de l’Utah,
    On trouve là les pas perdus des mâles qui se sont disputés
    Sans penser à toutes les séquelles qu’aurait donné le résultat
    Si les femmes n’avaient la vertu d’une intuition indiscutée.

    Noria qui était, comme chacun ne le sait pas toujours, la femme de Noé.

    
    
    
  • L’Ă©glise des champs

    L'église des champs

    En passant par les Dolomites, suivant la route des couleurs,
    J’ai goûté les champs magnifiques et abreuvé longtemps mes yeux.
    Si mes mains ont touché le mythe et mis un terme à mes douleurs,
    C’est que le lieu est bĂ©nĂ©fique et que j’y ai rencontrĂ© Dieu.

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  • Vivre Ă  fond la caisse

    Vivre Ă  fond la caisse

    Que le roi des animaux, lui-mĂŞme entonne un refrain
    Qui résonnera sans cesse tout au long de ta nième année,
    Sont les signes minimaux qu’il faut desserrer les freins
    Et que vivre à fond la caisse évite de se faner.

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  • Le bateau sur le sable

    Le bateau sur le sable

    Le bateau sur le sable attendait la marée,
    Les mouettes sur la plage guettaient le capitaine,
    Le drapeau inlassable de rouge chamarré,
    Marquaient tous sans ambages un temps de quarantaine.

    Qu’attend-on ? Que la marée monte ?
    Que fait-on ? Juste au bout du compte ?
    Que veut-on ? Un vent d’aventure !
    Où va-t-on, en villégiature !

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  • Les Saints de glace – 1

    Les Saints de glace - 1

    Je savais les Saints de glace bien impressionnants en mai ;
    Mais je ne m’attendais pas à voir tomber ces débris !
    Des morceaux de cette classe, je m’en méfie désormais
    Et je m’en vais de ce pas mettre ma tête à l’abri.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Dès potron-minet

    Dès potron-minet

    Toujours dès potron-minet, on aperçoit le chaton
    Qui bondit vers l’aventure sur ses pattes de velours.
    Discret sur ses coussinets, il produit son marathon
    Par les membres miniatures de son petit corps balourd.

    Dès potron-minet : De très bon matin, au point du jour.

    
    
    
  • La ligne de la vague

    La ligne de la vague

    L’avez-vous vue passer, cette ligne tendue ?
    Cette onde qui s’avance, cette vie dépendue ?
    C’est mon cœur, c’est mon âme qui se sont distendues
    Et traversent les flots bleus de l’inattendu.

    Je ne suis que la crête, m’avez-vous entendu ?
    Je ne suis que le son d’un accord suspendu
    Parfois désaccordé dans des malentendus,
    Parfois harmonisĂ© dans l’amour rĂ©pandu.

    Mais j’aime être la vague avec sous-entendus
    Qui relie par le monde les grandes étendues.
    Mais j’aime ĂŞtre la lame avec, bien entendu,
    Le sac et le ressac comme un fil surtendu.

    Tableau de Fabienne Barbier