🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.
🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.
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Une sirène dans mon lavabo

Depuis longtemps je désirais un animal de compagnie,
Un chat, un chien, un poisson rouge, quelque chose qui me corresponde.
Que ce soit lui qui choisirait son maître était une avanie…
Mais qu’est-ce donc ainsi qui bouge et sort en soulevant la bonde ?
Je l’ai trouvée toute petite qui remontait par les tuyaux
Jusqu’au lavabo rejetée, épuisée de sa traversée.
Surprise entièrement inédite de je-ne-sais-quel imbroglio
D’un retour de mer agitée ou de tempête controversée.
Le soir quand je suis revenu, la petite sirène avait grandi ;
L’eau montait dans l’appartement ce qui n’était pas à mon goût.
Un peu plus tard sur l’avenue, toute l’eau du bain se répandit
Et la sirène prestement s’enfuit par une bouche d’égout.
Je l’ai suivie, bien entendu, en pyjama, dans le caniveau,
Le cœur battant, les pieds trempés, rêvant d’elle en maillot rayé.
Je la retrouvai étendue sur un vieux passage à niveau
Englouti d’oĂą je dus ramper afin d’aller la rĂ©veiller.
Sur ces entrefaites arriva le train express via « Les Abysses »
Où la sirène me fit monter et m’enleva le pyjama.
Et le voyage avec entrain s’ensuivit pour que j’y subisse
Mes noces avec cette effrontée dans cet aqueux Cinérama.Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux de les créditer.
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La sirène au long collier

Quand la sirène pêche au collier, elle a déjà plusieurs années
D’ostréiculture perlière et de cœurs d’hommes marinés.
Elle s’en est fait un cullier sur ses fesses au teint basané,
Signé de griffe dentelière, qui lui descend au périnée.
Elle n’a plus besoin de chanter grâce à un strip-tease intégral
Lorsqu’elle retire une-à -une les perles de son long collier.
Les marins assistent enchantés à cet effeuillage sidéral
Qui les captive sur la hune et sur le pont des pétroliers.
Je naviguais sur l’océan, cap sur les Îles-Sous-le-Vent
Quand je t’ai vue sur ton rocher en train de te déshabiller.
Hypnotisé sur mon séant, j’ai senti tes liens m’enclavant
Et quand je me suis approché, tu m’as alors écharpillé.
« Tout cru, je t’ai happé le corps, sans sauce ni sel ni dentelle,
Puis j’ai ri en voyant ton cœur battre encore dans ma gamelle.
Il gémissait : « Encore ! Encore ! » pensant y atteindre l’extase…
J’l’ai recrachĂ© d’un air moqueur et tu as connu l’épectase ! »Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux de le crĂ©diter.
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Le Tarot de l'Ange Liberté
VI L’Homme Liberté
ÏÄMOURÏÄ

Yavänor
La dualité imposée non pour réduire mais augmenter
La capacité dans le monde de convaincre en se rassemblant.
Le bien le mal juxtaposés, l’homme et la femme supplémentés,
Les couleurs formant une ronde, l’oiseaux noir avec l’oiseau blanc.
Laureline
Il tient le bouclier solaire, non pour s’imposer mais couvrir ;
Le Sceau de Salomon au centre et la chair se réconcilie.
La Sirène avec les chimères sont mémoires à redécouvrir
Et l’amour règne à l’épicentre que nulle attaque n’avilit.
LoreleĂŻ
La Licorne et coupe s’enflammant dans le ventre de l’unité ;
Le serpent qui ne rampe plus mais s’enlace au corps d’une femme ;
Chimères des quatre éléments sont une force d’immunité ;
L’homme & la femme libre ont conclu un lien d’amour sans perdre l’âme.
Silencia
Au sommet, l’ange de lumière surveille sans intervenir ;
Il témoigne de l’union sainte des deux polarités intenses.
L’homme libre dans sa chaumière va engendre son avenir
Tandis que la femme libre enceinte enfantera leur descendance.
Élysäé
On ne rejette pas le mal car la lumière est sa jumelle ;
Le jour et la nuit se succèdent sans qu’ils en soient démérités ;
L’homme liberté est le mâle, la femme libre est sa femelle
Et par l’amour, tous deux accèdent à leur propre prospérité.
Orélion
La force est vertu cardinale car elle vient pour protéger ;
L’homme liberté est prudent car il défend tous ceux qu’il aime
Et sa Reine, grâce originale, veille à tous les départager
Par une justice préludant à atteindre un monde suprême.
Laëtïtïa
L’enfant qui grandit dans la panse fait déjà partie de ce monde ;
L’Amour reçu en héritage lui crée sa matière première.
L’Homme Liberté le devance mais l’enfant connait sa faconde
Et naîtra avec davantage de forces pour franchir la lumière.Tableau de Myrrha.
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Le Tarot de l'Ange Liberté
V Le Seigneur des Cygnes
LoreleĂŻ

Yavänor
Il rayonne de mille lumières qui l’enveloppent d’une aura,
Conscience et connaissance unies pour comprendre ce qui est caché.
Quelle est sa vocation première ? Transmettre à l’homme qui saura
Agir sciemment mais démuni des biens dont il s’est attaché.
LoreleĂŻ
Il ne parle que par énigmes et le silence est sa demeure ;
Son chant du monde ne s’entend que dans une âme dévoilée.
Il veille aux seuils des paradigmes sur l’homme jusqu’à ce qu’il meure
Et qu’il rejoigne consentant la clef des vérités voilées.
Yavänor
Son chant évoque les trois mondes – physique, émotionnel, mental –
Qui permet d’accéder à l’homme à leurs vérités essentielles.
Et dans ses errances profondes, le sceptre devient instrumental
Pour éclairer l’homme en binôme par sa femme équipotentielle.
LoreleĂŻ
La voie du miroir est ouverte où l’union devient la conscience
Car nul ne franchit les étoiles sans la main d’un deuxième cœur.
En effet, l’homme court à sa perte sans reine, il n’est que subconscience
Tandis que le couple dévoile la Source et l’Ardeur du vainqueur.
Yavänor
Les cygnes – l’âme purifiée – témoignent l’authenticité
Dont l’homme fera preuve pour accomplir sa destinée.
Plutôt que se crucifier à croire en la mysticité
Il devra surmonter l’épreuve d’un libre-arbitre à décliner.
LoreleĂŻ
Il n’est point guide sans offrande, ni lumière sans une Amante ;
Le Seigneur des Cygnes l’enseigne à l’homme qui se met à genoux.
Car l’autre Reine est révérende et sa parole, vive et aimante,
Et leurs énergies qui les ceignent délient leur langues et les dénouent.
Yavänor
Notamment dans le labyrinthe où la lumière fait de l’ombre,
L’homme et la femme s’épauleront afin d’en découvrir l’issue.
Par leur amour et leurs étreintes, le bonheur viendra sans encombre
Et leurs enfants dérouleront l’histoire dont ils sont issus.Tableau de Myrrha.
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De l’eau dans la tête
Lorsque j’ai de l’eau dans la tête, je me noie dans les proportions ;
Mon propre corps est déformé et ses frontières se dispersent.
Une kyrielle d’épithètes dans mon cerveau en distorsion
Nomme les objets transformés par l’âme qui s’écoule à verse.
Quoique je fasse dans cet état sera super expressionniste,
Complètement démesuré selon la densité de l’eau ;
Comme l’aiguille d’Étretat à l’esprit creux antagoniste
Ou bien la sirène azurée qui m’entraînerait à vau-l’eau.
Je peins des tableaux à rebours, à contrepied, à contretemps ;
J’écris des poèmes qu’il faut lire de la fin au commencement ;
Mon cœur cumule ses débours selon les caprices du temps ;
Tout ça finalement pour dire l’état de mon épanchement.Tableau de Lilia Varetsa.
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Envoyer promener la Lune
J’ai envoyé promener la Lune à ma muse toujours excentrique
Car elle me souffle des idées un peu-beaucoup dévergondées.
Elle vient toujours inopportune vers moi, poète égocentrique,
Pour me pousser à décider de nouveaux vers à féconder.
Particulièrement ceux-ci que je n’aurais jamais écrits
Si elle n’avait pas agitĂ© ses deux Robert devant mon nez, â€
Si elle n’avait, par facétie, pas bouleversé à grands cris
Ces lignes à peine cogitées sans même les avoir terminées.
Et puis je l’ai accompagnée durant mes phases lunatiques
En lâchant prise à mon travail qui n’fait que me prendre la tête.
J’ai mis du pain dans mon panier et du vin pour un pique-nique
Et nous voici, vaille que vaille, partis pour aller faire la fĂŞte.
(Tableau de Michael Parkes ;
†le dictionnaire en deux tomes Ă©videmment.)Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Marie aux lys
Marie aux lys est formidable lorsqu’elle s’offre à moi en bouquet,
En robe des champs, déboutonnée ou en boutons, pareillement.
Et dans son calice insondable, sépales et pétales au taquet,
Sous les étamines moutonnées, pour m’offrir l’émerveillement.
Marie aux lys fleure un arôme qui alloue l’oubli à l’ivresse
Et le plaisir des sens s’étire tandis que le temps se suspend.
J’en ai découvert le syndrome lorsque ses fragrances m’agressent
Et me transforment en satyre qui met ma raison en suspens.Photo de Louis Treserras sur https:www.artlimited.net8775artphotographie-marie-aux-lys-numerique-gens-portrait-femmefr420270 .
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À cœur brûlé, encore et encore
Encore une fois, un cœur brisé peut connaître à nouveau l’amour ;
Le cœur brûlé par les passions peut encore renaître de ses cendres.
Après cent vies électrisées, l’âme possède un sens de l’humour
Qui la fera, par compassion, mille fois monter pour redescendre.
Mais les hommes au cœur terre-à -terre cherchent encore la solution
En entrechoquant deux silex, un peu benêts et l’air couillon.
Un cœur aux pierres réfractaires marquerait une révolution
Par une femme au cœur de pyrex qui mettrait l’homme au court-bouillon ;Tableau de Christian Schloe.
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Ceci n’est pas un édelweiss !
D’édelweiss je n’ai point trouvé mais juste une fleur de bonheur ;
J’aurais voulu t’offrir pourtant la célèbre étoile d’argent
Mais un ange a dû approuver qu’il valait mieux te faire honneur
Avec la fleur rose écourtant tes charges en les partageant.
Avec la marguerite rose, plus de pensée ni de souci
Afin que le jour qui parait soit le meilleur jour de ta vie.
Motus sur les journées moroses ! La pâquerette radoucit
Le temps qui passe, le temps qu’il fait comme deux miroirs en vis-à -vis.
Effeuille-la si tu le veux et murmure-lui ton souhait
À chaque pétale arraché comme on soulage sa conscience.
Le lendemain, selon ton vœu, tu verras le ciel se vouer
À son devoir et s’attacher à entretenir ta patience.Tableau de Fabienne Barbier
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La vérité sur Jeanne d’Arc
Elle ne s’appelle pas « Jeanne d’Arc » mais « Johannette de Vouthon » ;
En effet les filles se nomment comme leurs mères en ce temps-là .
Bien qu’elle menât les bêtes au parc, elle ne gardait pas les moutons
Et parce qu’elle s’habillait en homme elle fut condamnée et brûla.
Sainte Marguerite d’Antioche et Catherine d’Alexandrie
Lui auraient confié la mission de libérer le sol de France
Des rosbifs – vraies têtes de pioche – puis mettre le roi amoindri
Sur le trône dont la transmission jamais ne s’empare à outrance.
Facile à dire mais quelle affaire ! Dite « Pucelle d’Orléans »,
Elle devra réconcilier la maison royale des Valois
Avec un sacré savoir-faire et des amis condoléants
Mais hélas se fera griller par un Cauchon et des Anglos.
(Tableau de Kittrose.
Sources Quora pour la première strophe : https:fr.quora.comQue-conna%C3%AEt-on-r%C3%A9ellement-de-Jeanne-dArcanswerErnest-Foucault?ch=17&oid=225295657&share=49cb8edf&srid=hJ7fDb&target_type=answer .)Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Déchirées


Quelques souvenirs déchirés des albums photos égarés
Reviennent d’une part en couleurs et d’autre part en noir et blanc
Comme si le temps s’est étiré en traces fuchsia bigarrées
Sur les pigments dont les douleurs les ont délavés en tremblant.
Le temps agite l’écumoire dans les visages aux caractères
Qui s’effaceront à leur tour comme du papier délavé
Car plus je creuse ma mémoire et plus les images s’altèrent
En fausses couleurs sans retour possible pour les révéler.Tableaux de Shiori Matsumoto.
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Ma libraire

Chez ma libraire tout me plaît et je l’aime à tous les étages
Depuis son rayon érotique du sous-sol avec ses volumes
Dont le contenu me complaît, surtout quand il y a des images,
Jusqu’à son espace exotique qu’occupent ses trésors de plume.
Quand je passe devant sa vitrine, mon appétit de nouveautés
Me fait pénétrer en son sein pour y tâter ses belles pages.
Les bras croisés sur la poitrine que chaque pas fait sursauter
En bringuebalant du bassin, elle vient m’en offrir davantage.
Ma bouquiniste et ses coussins au sein d’un bon coin de lecture
Me parle d’amour pour ses livres et pour le lecteur que je suis.
Je vous l’avoue, j’ai le dessein de lui faire vivre une aventure
Et que Cupidon nous délivre la flèche d’amour qui nous poursuit.Photo de Sølve Sandsbø.
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Lecture zen



Je suis soumis à l’attraction des fruits de l’imagination
Et la lecture me délivre de tous les soucis de la vie.
Concentration, décontraction s’amusent de ma fascination
Et l’apesanteur d’un bon livre à la pesanteur me ravit.
Je croise les lignes et les mots au cours de mon sport cérébral
Et je me détends en coulisse en prenant le train d’aventures.
J’oublie mes peines et mes maux par le battement palpébral
De mes yeux remplis de malice et de passion pour la lecture.
Les romans m’offrent des voyages autour du monde en rotation
Avec les bandes dessinées pour la traversée des nuits blanches.
Et j’aime en rendre témoignage depuis que j’ai la vocation
D’écrire leurs traces disséminées dans mes poèmes en avalanches.Tableau d’Alexis Martinez Puleio.
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Les années zinzins





Plus rien ne sera comme avant du jour où je fus confiné
Entre les quatre murs étroits de ma cellule-appartement.
C’en est ainsi ; dorénavant, je vivrai le cœur résigné
À ne pouvoir payer l’octroi envers le moindre échappement.
Alors je voyage en cuisine comme sorte de défouloir,
Je vis mes aventures en chambre en parcourant mille romans,
Les excursions que j’avoisine se font tout au long du couloir
Qui va de janvier à décembre à chaque heure, à chaque moment.
Heureusement, j’ai l’insomnie comme véhicule de l’espace
Qui m’envoie vers des ribambelles de rêves en majorité.
Et je fais fi des calomnies qui disent que ma carapace
Dissimule un esprit rebelle à toute forme d’autorité.Tableaux de Felicia Chao sur https:imgur.comgalleryolStj5q et sur https:read01.comjjBxzJE.html#.YMWzxS2vjxw .
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Cépages divins



Pour commencer, juste une coupe pour vous enivrer de champagne
En vous montrant mon savoir-faire de sommelière de l’amour.
Venez la boire sur ma croupe, entre mes petites montagnes
Qui sauront, pour vous satisfaire, démarrer le compte à rebours.
Un verre de blanc, juste un ballon, que vous porterez à vos lèvres
Pour savourer le goût du vin que vous réserve ma poitrine.
Venez goûter les mamelons que vous téterez avec fièvre
Comme embellissement divin qui agrémente ma vitrine.
Un verre de rouge, juste une larme, pour découvrir le goût subtil
De la coupelle originale d’une liqueur d’effervescence.
Abandonnez-vous donc au charme et offrez-moi votre pistil
Qui, dans ma coupe vaginale, produira l’extase des sens.Tableaux d’Andrei Protsouk sur https:www.andreiart.comcatalog .
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Strip-Chess


Elle ne faisait pas attention au début en perdant ses pièces ;
Elle enlevait une chaussette, une partie de sa tenue.
Après plusieurs inattentions, elle retrouva son hardiesse.
C’était trop tard ! Dure défaite de se retrouver toute nue.Photo de Julian Wasser avec Marcel Duchamp jouant avec Eve Babitz racontée sur https:www.artsy.netarticleartsy-editorial-marcel-duchamp-played-chess-naked-eve-babitz .
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Quand les seins sont mûrs !


Elle s’était cousue au printemps une robe couleur de temps.
Puis, lorsque l’été fut venu, les fruits aux arbres furent au menu.
Tant et si bien qu’à la coquine, mûrit pareillement sa poitrine
Et, depuis, la montée de lait pèse dans les seins potelés.Réalisation d’Ekaterina Guseva.
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La mode Ă rayures
PlutĂ´t que cacher sa vertu sous un bouclier de tissu,
On pourrait tisser la lumière avec des ombres et des rayures
De cœurs d’étoiles éperdus, de trous noirs dont ils sont issus,
FermĂ©s par une boutonnière qui s’ouvrirait sur l’embrasure.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Liquéfaction et Sublimation en Délire
Quand la chaleur devient torride, mes perceptions se liquéfient,
Mes couleurs fondent et se mélangent dans ma mémoire évaporée.
Mes concrétisations arides se subliment et me stupéfient
D’hallucinantes girafes orange et d’oiseaux bleus d’Hyperborée.Je ne sais pas vous mais à partir de 28° la matière grise fond, les neurones bouillent et les pensées s’évaporent ; c’est la sublimation qui transforme l’état solide directement à l’état gazeux.
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Les spaghettis, c’est féminin !
Fabrique-t-on les spaghettis à partir de pâte en pelote,
Ou d’une façon vigoureuse avec des ressorts à boudins ?
C’est pourtant de bon appétit qu’on voit des femmes rigolotes
Ă€ la poitrine gĂ©nĂ©reuse les ingurgiter sans dĂ©dain.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’agneau dans le lion
J’ai cru longtemps qu’être un héros était le but de l’existence ;
Montrer sa supériorité pour trôner invinciblement.
J’ai remis mes comptes à zéro quand j’ai goûté la subsistance
Tapie dans l’intĂ©rioritĂ© d’un cĹ“ur d’enfant, tout simplement.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les heures cool
Les heures coulent lentement sous un soleil impitoyable
Qui étire l’espace et le temps jusqu’à leur évaporation.
Même le moindre éventement de la trotteuse infatigable
Ne sait produire Ă chaque instant qu’une seconde insolation.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le lion dans l’agneau
Toutes mes frayeurs s’accumulent dans un royaume d’illusion ;
Je crois être un agneau qui bêle, caché comme un caméléon.
Et si mon âme se dissimule dans ce monde de collusions,
C’est pour un jour sortir mes ailes et montrer mon cĹ“ur de lion.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Cœur de lion
L’étoffe dont on fait les héros n’est pas tissée de brins de laine,
Mais tressée de force du cœur et tramée de toute vaillance.
Alors, repartons à zéro et retrouvons à perdre haleine
Tout le courage et la vigueur de l’enfant dans son innocence.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’invite à l’ivresse
Bien sûr, si j’invite Madame à prendre un verre intimement,
Point n’est pour d’alcool l’enivrer ni trop d’amour l’anéantir.
Mais je devrai monter la gamme en sachant que, pertinemment,
Si c’est trop beau pour ĂŞtre vrai, je n’aurai plus qu’à lui mentir.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Tapis rouge
Pour bien amadouer le lion, j’ai étalé ce tapis rouge
Pour le faire accéder au ciel, triomphe de sa Majesté.
Ces petites fleurs par millions, ces petits pétales qui bougent,
Montreront la voie essentielle, immaculĂ©e, incontestĂ©e.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’embrasement des montagnes
Après avoir sauté les nues, j’irai conquérir les montagnes
Quand le soleil lève leurs robes et dévoile soudain leurs charmes.
Je monterai à l’inconnu pour captiver quelques compagnes
Quand la lumière se dĂ©robe sous les derniers nuages parme.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le rayon vert – 2
Pour mes vacances cet été je vais suivre le rayon vert
Que le soleil fait scintiller sur l’azimut de l’horizon,
Chevauchant les nues hĂ©bĂ©tĂ©es, vers l’impĂ©nĂ©trable et convers
Coucher qui fera vaciller mes rĂŞves au grĂ© de ses tisons.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Fata Morgana
C’est dans les brumes matinales dans les chaudes eaux de l’été,
Échappé du saint nirvâna que vous pourriez croiser sa route.
Vaisseau aux voiles virginales, prince du fleuve de Léthé,
Baptisé « Fata Morgana », vous l’aviez deviné sans doute.« Fata Morgana » est le mot allemand pour désigner un mirage.
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Le chat pitre un
Je rangeai quelques Imagerimes dans ma vieille bibliothèque
Lorsqu’entre mes livres d’étoiles, Chanelle vint se mettre à la page.
Sa décoration fut en prime avec mes pyramides aztèques ;
Juste sous mes livres de voile, elle a rejoint son équipage.Chanelle en train de participer à l’aménagement de ma bibliothèque.
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Le paradis incontesté
Depuis longtemps, tu es le roi mais sans royaume Ă ta mesure.
Aussi, il me faut compenser ce petit lèse-majesté.
Et pour ôter tout désarroi, sans tomber dans la démesure,
Je t’offre, pour te rĂ©compenser, le paradis incontestĂ©.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La femme dans l’ombre
Après sa disparition, je rentrai à la maison,
Les pensées un peu confuses sans vraiment savoir pourquoi.
Soudain une apparition, tapie entre deux cloisons,
Me bredouilla mille excuses de son petit air narquois.
« Désolée, j’étais paumée dans les branches au crépuscule !
J’étais couchée dans les feuilles en rêvant d’aviateur
Dans des songes embaumés d’un parfum de renoncules
À l’ombre du chèvrefeuille à l’arôme évocateur. »
Elle m’offrit une pomme tout en découvrant un sein
Fructueux comme une poire Ă croquer Ă belles dents.
Comme je ne suis qu’un homme, je l’ai croqué à dessein,
Plein d’amour et plein d’espoir, mais Ă son corps dĂ©fendant.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La femme dans l’arbre
Quand le soleil s’enflamma dans le creuset du couchant,
Je suis repassé sous l’arbre mais la belle n’y était pas.
Devant le panorama du crépuscule touchant,
Le silence Ă©tait de marbre dans le rougeoyant trĂ©pas.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Fruits de Lune
Viendras-tu mon amie sous la lune dormante
Lorsque la nuit se drape d’une fourrure d’étoiles ?
Voguant d’origami sur ma barque dormante
Nous goĂ»terons la grappe de nos amours sans voile.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le Lac Zoulou
C’est vers la tombée de la nuit,
Ă€ cette heure entre chien et loup,
Que j’aime tromper mon ennui
En voguant sur le Lac Zoulou.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les géantes de marbre
Quand le soleil se pointe le soir à l’horizon,
Les géantes apparaissent et prolongent les arbres.
Puis bientôt sont rejointes dans l’obscure prison
De la nuit qui paresse dans un silence de marbre.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’illumination

À force d’avoir dirigé ses pas toujours vers l’ouest,
Il est arrivé au bout de cette terre des hommes.
Et le soleil, affligé, illumine sans conteste
Ce petit prince debout, l’interpelle et le résomme.
Est-ce la fin de sa quĂŞte ? A-t-il atteint son destin ?
Sa vie n’était-qu’une fuite ? Une fuite sans retour ?
Je n’aurai qu’une requête bloquée dans mes intestins :
À quoi sert cette poursuite s’il faut mourir sans détour ?
Mais le prince est en accord, arrivé sur cette plage,
Son corps brûle de l’ardeur qu’il a mise dans son voyage.
Son cœur l’élève encore dans ce divin découplage
Qui unit le trimardeur au prochain appareillage.
Toutes ses cellules chantent au diapason de la Terre,
Ses émotions l’illuminent et font exploser son cœur.
Des pensées folles l’enchantent dans le secret du mystère
Et son âme a bonne mine dans ce tourbillon des chœurs.
Il a trouvé la réponse dans ce présent immobile
Qui unit Dieu à la terre, qui unit l’homme au Divin.
Si au passé il renonce, au futur rend sa sébile,
Sa vie devient volontaire et il en est l’écrivain.Tableau de Maryvon Riboulet
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Conversation entre Éléments

C’est une conversation entre les quatre éléments
Allo ! Allo ! Ici l’Eau qui interpelle la Terre !
Au feu ! Au feu ! C’est le feu ! Répond dans un flamboiement !
Terre-à -terre, c’est la Terre à tous ses destinataires !
De l’air ! De l’air ! C’est le Ciel ! Écartant tous les nuages.
C’est la communication qui fait trembler l’univers
L’Eau murmure un chant d’amour de sa voix la plus suave
Le Feu braille un chant de guerre avec sa voix de tonnerre
La Terre ne parle pas, la Terre acquiesce sans doute
Et l’Air transmet leurs messages, tout le monde est Ă l’écoute.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Demain, j’arrose le chat

Je l’avais arrosée avec beaucoup d’amour
Elle a grandi soudain et sans faire de bruit
Ses parfums enivrants font vraiment trop glamour
Et je vais m’y blottir pendant toute la nuit.
Demain, c’est décidé, j’arrose le chaton
Même dose comptée, même effet garanti !
Panthère, tigre ou lion ? On ira à tâtons
Sous l’arbre tropical, sous mon beau mĂ©ranti.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Open Bar

Le bar est ouvert
Allons prendre un verre
Rien qu’un petit ver
Au diable vauvert !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La bibiche à l’orange

Comme un fruit au bout de la branche
Le soleil se change en orange
Je vais m’en payer une tranche
De ce fruit lumineux et étrange
Mais la biche aux abois qui passait par ici
M’a dit : « Mon beau Monsieur, que vous êtes joli !»
Comme je connaissais le corbeau, le renard
J’ai gardĂ© mon orange et souri goguenard.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le pot des tulipes secrètes

Pour écrire « je t’aime », je mets une tulipe.
Pour t’inviter ce soir, j’en mettrai deux ou trois.
Pour t’embrasser demain, j’en mettrai à ta lippe,
Pour demander ta main, attachées en courroie.
Une tulipe rouge, juste pour dire bonjour,
Une tulipe noire, juste pour dire bonsoir,
La blanche du dimanche parce que c’est un bon jour,
Et la bleue tous les jours pour passer de bons soirs.
Ce n’est pas compliqué de dire avec des fleurs !
Moi, j’ai tout un bouquet posé sur mon bureau.
Quand je tape au clavier, sans être écornifleur,
Je sais très bien comment faire le godelureau.
Tiens ! Pour faire un essai, je prends une fleur rouge.
Je pense à t’embrasser, j’en ai l’eau à la bouche !
Je glisse l’enveloppe dans le bec d’un carouge
Qui va te l’apporter et mon pli fera mouche !
Mais ma botte secrète, ma supérieure touche,
C’est la tulipe d’or qui mettra dans ton cœur
Cette petite clef qui m’ouvrira ta couche
Et qui, de notre amour, sonnera le vainqueur !Tableau de Fabienne Barbier
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Nature en forme de poire et fromage
Je partage mes poires, je partage mon vin,
Je partage mes pommes, je partage mon pain.
Si ma table est ouverte, c’est que je suis devin
Et que j’aime bien rire avec tous mes copains.
Tu viens avec ton corps, je l’embrasse d’abord !
Tu viens avec ton cœur, je le serre d’ardeur !
Tu viens avec l’esprit, je le bois jusqu’à la lie !
Tu viens avec ton âme, je t’aime belle dame !
Couper la poire en deux pour le plaisir des yeux.
Tes deux pommes tendues comme fruits défendus.
Éviter les pépins sans faire le malin.
Bien sucer le noyau avec un tord-boyau.
Pas besoin de payer, ce sera en nature,
Tu pourras revenir et rester si tu veux,
Car pour bien digérer, là -haut sous la toiture,
J’ai installé pour toi un petit nid moelleux.
J’ai installé ce soir, là -bas, sous la tonnelle,
Ce plat de bienvenue éclairé aux chandelles.
Viendras-tu partager mon repas d’amoureux ?
J’ai envie d’embrasser ton bouton savoureux !Tableau de Fabienne Barbier
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Tournesols Yin Yang
Incompatibilité, peut-être à première vue.
Ne sont-ils pas assortis ces merveilleux tournesols ?
L’un rayonnant de soleil comme une danseuse de revue,
L’autre arborant l’air austère aux aiguilles de sa boussole.
Madame le tournesol n’en ferait donc qu’à sa tête
Tandis que ce beau Monsieur serait plutôt solitaire ?
Ils sont de la même espèce, l’un est le Yang de la fête,
L’autre est bien plus réservé, l’esprit un peu terre-à -terre.
Mais à regarder de près, en descendant aux racines,
On voit qu’ils sont les deux bouts du même sarment de plante.
Alors vous pouvez choisir : être frangin ou frangine ?
Vous aurez, de toute façon, une âme ambivalente !Tableau de Fabienne Barbier