Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • Uniquement le jeudi soir

    Uniquement le jeudi soir quand les maris sont en tenue,
    Tenus de garder leurs secrets entre confréries initiées.
    Mais tandis qu’ils vont tous s’asseoir et qu’il serait contrevenu
    D’écouter leurs rites sacrés, laissons ces apprentis-sorciers.

    Occupons-nous de leurs épouses qui se retrouvent à la piscine
    OĂą elles vont se baigner nues ; ce jour-lĂ  interdit aux hommes.
    Pas de mari, pas de jalouse, pas d’observation assassine,
    Pas de propos disconvenu, tout est décontracté en somme.

    Je n’appartiens pas au cénacle des messieurs qui siègent en rond
    Ni à la gente féminine, pourtant je suis impardonnable ;
    Chaque fois j’assiste au spectacle car j’habite dans les environs
    Et j’ai, depuis ma mezzanine, une vue quasi imprenable.

    Tableau de Thomas Gatzemeier sur https://blog.thomas-gatzemeier.de

    
    
    
  • Le robot est l’avenir de la femme

    Séduit par les femmes-robots pulpeuses et multifonctionnelles,
    Avec programme « Kamasutra » et toutes options de caresses,
    Pensant que ce serait trop beau pour des machines exceptionnelles
    J’ai donc pris le nec plus ultra des androïdes enchanteresses.

    J’ai acheté tout un harem avec paiement échelonné
    Et garantie illimitée soit « satisfait ou remboursé ».
    J’avais fixé comme barème de me sentir mamelonné
    Dans toute mon intimité afin de mieux me ressourcer.

    La levrette, extraordinaire et la chevauchée, quelle ivresse !
    Plusieurs vagins sont parfumés et frisent la subtilité.
    La position du missionnaire disponible Ă  toutes vitesses
    Et la branlette part en fumée pour cause d’inutilité.

    Eh bien Messieurs, qu’on se le dise : la femme est l’avenir de l’homme,
    Et l’robot celui de la femme pour faire l’amour en sarabande !
    À moins qu’les femmes n’interdisent la concurrence de ce binôme
    Fait de fornicatrices infâmes qui marchent sur leurs plates-bandes.

    Tableau de Thomas Gatzemeier sur https://blog.thomas-gatzemeier.de

    
    
    
  • Super-fĂ©line entre fĂ©lines

    Super-femelle aux yeux de chatte et de la race des félines,
    Il est une femme qui vous dévore le corps, le cœur et la raison.
    Cette prédatrice délicate, autant charmeuse que câline,
    Reste une source énergivore aux fantasmes sans comparaison.

    Dotée d’un appétit de loup, doublé de la force d’un lion,
    La puissance d’une tigresse, les oreilles et la peau du lynx,
    Après l’amour, pas de jaloux, le cœur sanglant du trublion
    Est descendu par cette ogresse directement par le larynx.

    Si vous trouvez sa chair pulpeuse, ses lèvres goûteuses à souhait,
    Ses seins dodus et savoureux et ses fesses appétissantes,
    C’est là l’erreur la plus dupeuse à laquelle le corps s’est voué
    À, par son amour langoureux, devenir manne nourrissante.

    (Tableau de Karl Bang sur http://franz1236532.blogspot.com/2014/11/karl-bang-karl-bang-painting.html .)

    
    
    
  • Les flammes pourfendeuses

    Lorsque l’image reste muette, sans me parler entre les lignes,
    J’envoie mes piques pour creuser et l’explorer en profondeur.
    Alors ma muse se fait fluette pour esquiver les plus malignes
    De mes requêtes empesées d’émissaires les plus pourfendeurs.

    Selon la partie de son corps que l’une de mes flammes embroche,
    J’en ressens toute la teneur qui au petit bonheur m’échoit.
    Alors apparaît le décor qui s’éclaircit à mon approche
    Et je me fais l’entrepreneur d’une intrigue de premier choix.

    Lorsque je transperce sa cuisse, l’amour attise mes ardeurs
    De tout son parfum érotique qui sera toujours bienvenu.
    Mais afin que le lecteur puisse être entraîné dans le quart d’heure,
    J’ajoute la touche exotique d’une vahiné aux seins nus.

    Illustration de Sam Hogg sur https://www.artstation.com/artwork/wJEyVL .

    
    
    
  • Pas peur du loup

    Si la peur du Grand Méchant Loup a disparu de nos écrans,
    Elle est remplacée par l’effroi des épidémies et des guerres.
    Et pour ne pas faire de jaloux, la météo nous met à cran
    En nous menaçant d’un grand froid sur nos ressources délétères.

    Et si tout ça n’était qu’un leurre destiné à dissimuler
    Un nouvel ordre économique pire que ceux qu’on a connus ?
    Je pourrais vous prouver sur l’heure que tout cela est simulé
    Mais on me traiterait de comique ou complotiste reconnu !

    Illustration de Nadezhda Illarionova sur https://www.artstation.com/artwork/krP1z

    
    
    
  • La justice Ă©minente

    Éminente ou bien dominante, la justice est-elle un fléau ?
    Plane-t-elle au-dessus de nous comme une épée de Damoclès ?
    La question est impertinente car elle invoque les idéaux
    De ceux qui mettent Ă  genoux les gueux sans la moindre noblesse.

    La loi est dure mais c’est la loi et dures sont les forces de l’ordre
    Lorsqu’elles sont manipulées d’une main lourde et radicale
    Car il n’est pas de bon aloi de laisser les pauvres chiens mordre
    Les maîtres qui ont stipulé que leur gestion est amicale.

    Tableau de Sidwill-cg sur DeviantArt

    
    
    
  • Histoires d’amour libres

    Petit oiseau, petit poisson	s’aimeront un jour d’amour tendre
    Lorsqu’à l’instar du Créateur, je bâtirai mon nouveau monde.
    Un monde où, au temps des moissons, l’air et le vent pourront prétendre
    À se marier à la moiteur des rivières chaudes et vagabondes.

    L’onde aussi légère que l’air, l’air alourdi de compassion,
    Rencontreront un équilibre dans des amours plus ou moins sages.
    Des poissons-volants similaires à des anges en lévitation
    Convoleront en amour libre avec des oiseaux de passage.

    Illustration de Vladimir Gvozdariki sur http://klimtbalan.blogspot.com/2012_02_01_archive.html

    
    
    
  • La voix de sa mère

    Partout elle recherchait sa mère depuis qu’elle les avait quittés
    Pour les abysses éternelles aux eaux chatoyantes et nacrées.
    Malgré la mémoire éphémère de son départ précipité,
    Elle compulsait les maternelles origines de son chant sacré.

    Héritière de son ouïe fine – des oreilles en colimaçon –
    Elle disposait des coquillages là, tout autour de son séant,
    Pour écouter la voix divine, assise sur sa queue de poisson,
    Dont remontait le babillage par le réseau des océans.

    Tableau de Shiori Matsumoto sur https://iamachild.wordpress.com/category/matsumoto-shiori

    
    
    
  • Les masques Ă  la mode

    Depuis un an, le port du masque a redessiné les visages
    Et les créateurs se demandent s’ils en seront contaminés.
    Gageons qu’une mode fantasque va transformer le paysage
    Malgré certaines réprimandes de la part des non-vaccinés.

    Photo de Koketit

    
    
    
  • Quand le racolage gĂŞne

    Masque à la con pour les garçons, joli masque à ras pour les filles,
    La mode ne sait où elle va dans l’atmosphère pathogène.
    Mais retiendrons-nous la leçon de cette vogue de pacotille ?
    Virons de bord et à Dieu vat ! …avant que ce racolage gêne.

    Photo de Misanthropic Messiah

    
    
    
  • Les boĂ®tes-people

    Bien serrés comme des sardines dans leurs modernes appartements,
    Les hommes nouveaux se rassemblent en tous foyers agglomérés.
    Même si l’un d’eux souhaite en sourdine modifier son comportement,
    Il s’apercevra qu’il ressemble à ce pourquoi Dieu l’a créé.

    Car « croissez et multipliez » répété aux générations
    Implique exponentiellement la future surpopulation.
    Et l’homme devra se plier, soumis à l’accélération,
    À se détruire cruellement ou mourir en copulation.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • L’aurore rose

    Les terres sèches se craquellent quand elles s’éveillent à l’aurore
    Et le ciel s’embrase de rose aux premiers rayons du soleil.
    Saint-Michel montre les séquelles d’une aridité qui dévore
    Sa nature aux couleurs moroses mais qu’un pinceau d’azur balaye.

    Photo de Mathieu Rivrin sur https://www.mathieurivrin.com

    
    
    
  • L’anamorphose

    L’anamorphose

    Le phénix renaît de ses cendres mais laisse, avant de s’envoler,
    Un œuf d’or qui apporte chance à celle qui l’aurait trouvé.
    Si vous vous pressentez descendre, quand vos aïeux ont convolé,
    De cet oiseau d’intelligence, votre fortune est approuvée.

    Tableau de Tomasz Alen Kopera.

    
    
    
  • Le chat , La corneille et les petits poissons

    De mémoire de Chat Botté ou des contes de la Corneille,
    Les femmes de grande beauté sont des trésors qui se monnayent.
    Les princes charmants, ces nigauds, s’attrapent comme des souris
    Quand la chatte miaule Ă  gogo puis, les attire et leur sourit.

    Or tout l’intérêt des légendes consiste à prendre ces cornichons
    Dans les filets de la marchande qui leur agite ses nichons.
    La pĂŞche ainsi miraculeuse consiste Ă  leurrer les poissons
    Car l’amour rend l’âme bigleuse après quelques fortes boissons.

    Tableaux de Philippe Martinery.

    
    
    
  • Orion

    Orion

    Sire Orion, prince des étoiles, règne la nuit sur les callunes
    Qui renvoient l’hommage bleuté des fils et filles de la Terre.
    Quelques comètes ont dévoilé une amourette avec la Lune
    Malgré les plaintes rameutées du soleil, dès lors, solitaire.

    Orion over a frozen south Saskatchewan scene.

    
    
    
  • Carnaval atomique

    Les masques plaisent aux timides confondus dans l’anonymat
    Des garçons robustes au cœur tendre et des jolies filles au cœur dur.
    On ose enfin, les yeux humides, déclencher un Hiroshima,
    L’atome au cœur prêt à se fendre dans la fission d’une aventure.

    Photo Art Student League Ball NY 1955.

    
    
    
  • La quadrichromie

    La quadrichromie

    Que c’est beau, la quadrichromie projetée en salles obscures !
    On rit, on pleure, on imagine des situations embarrassées.
    Qu’elles sont belles ces anatomies et l’envie qu’elles nous procurent
    D’oser peloter sa voisine et peut-être après l’embrasser.

    J’ai écrit ça en chantonnant la chanson des Frères Jacques « La photographie ». Qui s’en souvient ?

    
    
    
  • C’est Mozart qui nous taquine

    C’est Mozart qui nous taquine

    Pour qu’il n’y ait pas de malentendu et prêcher faux pour faire vrai,
    J’ai voulu voir le véritable portrait du musicien prodige.
    Hélas, c’était inattendu, Mozart n’était pas en livrée ;
    C’était un faux épouvantable et le tableau est en litige.

    « Portrait de jeune musicien dit à tort portrait de Mozart » au musée du Louvre.

    
    
    
  • Dans le doute, abstiens-toi

    Pour exprimer une conviction, on utilise un subjonctif :
    « Je doute qu’elle réussisse à faire tenir mon chapeau ! »

    Mais si on ne doute pas, c’est un indicatif à tous les temps :
    « Je ne doute pas qu’elle fera tomber mon chapeau ! »

    Seulement, pour exprimer une hypothèse ou une éventualité, il faut un conditionnel :
    « Je doute qu’elle serait contente de faire tomber mon chapeau ! »

    Mais le fin du fin, c’est qu’après « Ne pas douter que » ce sera :
    Soit le conditionnel (hypothèse), « Je ne doute pas qu’elle aurait été contente de faire tomber mon chapeau ! »
    Soit le subjonctif (éventualité) : « Je ne doute pas qu’elle puisse parvenir un jour à faire tenir mon chapeau ! »

    Je ne doute pas qu’il s’agisse de Fred Astaire, mais je doute qu’il s’agisse de Cyd Charisse ou de Leslie Caron, or je ne doute plus un instant que ce serait Gene Kelly.

    
    
    
  • Le temps des oiseaux

    Le temps des oiseaux

    J’ai réfléchi à la question : « Quel est le temps pour les oiseaux ? »
    « Ont-ils les gènes du coucou intégrés dans leur tête ronde ? »
    Alors j’ai fait la suggestion qu’ils ont le vent dans les naseaux
    Qui leur apporte au moindre coût toutes les horloges du monde.

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  • Ă€ l’heure des oiseaux

    À l’heure des oiseaux

    Si je pouvais demander l’heure à tous ces oiseaux migrateurs,
    Me donneraient-ils l’heure exacte ou bien celle de l’équateur ?
    Mais le temps pour eux est un leurre, car ce sont des navigateurs
    Qui, d’instinct, ont conclu un pacte avec leur Phénix créateur.

    À propos du changement d’heure, dormez tranquilles, c’est le dernier dimanche de mars, donc le 26.

    
    
    
  • En flamants

    En flamants

    Fi des discours trop enflammants que l’on élabore à l’office
    Et qui retombent en lambeaux de phrases creuses et moroses !
    Donnez-nous quelques beaux flamants qui feront un feu d’artifice
    Flambants ardents comme flambeaux que ce soit en blanc ou en rose !

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  • Les pyramides germaines

    Les pyramides germaines

    J’en avais tellement semées cet hiver sur toutes les souches,
    Qu’elles ont germé au printemps et fleurissent sur les chemins.
    Ces pyramides clairsemées forment une authentique touche
    De géométrie empruntant l’art sacré du peuple germain.

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  • Les idĂ©es de mars

    Les idées de mars

    Version 2017
    On se fait des idées quand on arrive au monde,
    On se croit très puissant comme un prince de sang
    Car on est décidé quand la vie nous inonde
    D’amour attendrissant, serein, réjouissant.

    Version 2019
    Je ne suis fait beaucoup d’idées une fois venu dans ce monde
    Car je me croyais très puissant, fils de roi et prince de sang.
    J’étais fier, j’étais décidé que mes expériences m’inondent
    D’un amour fort, attendrissant et de succès réjouissants.

    La seule trace qui persiste après avoir fait tous ces rêves
    Reste un chemin de chevalier dont le passage est imprimé
    En pas de bonheur qui n’existent que s’ils sont inspirés sans trêve
    Car le succès n’est rallié que si le cœur s’est exprimé.

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  • L’éclipse amoureuse

    L’éclipse amoureuse

    Le soleil embrasse la lune puis, il s’éclipse doucement
    Et lentement elle s’embrase jusqu’Ă  lui masquer son panache.
    Dans l’obscurité opportune, il se passe un rebroussement ;
    Enfin, leur étreinte s’abrase et les deux amants se détachent.

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  • La leçon de flĂ»tiau

    La leçon de flûtiau

    Après avoir chassé les rats, petit minet s’en va apprendre
    À les mener à la baguette par quelque habile pot-pourri.
    Mais le joueur, ce scélérat, avec son petit museau tendre
    Ne connaît qu’un air de guinguette à faire danser les souris.

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  • Si mon cĹ“ur Ă©tait une barque

    Si mon cœur était une barque

    Si mon cœur était une barque, il s’ancrerait auprès de toi,
    Bien accroché à tes racines, bien à l’abri sous tes ramures.
    Et le soleil, ce grand monarque, illuminerait, comme il se doit,
    Notre couche d’eau cristalline pour en faire un lit de murmures.

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  • Sous le soleil

    Sous le soleil

    Chaque soir c’est le rituel chacun passe sous le soleil
    Le chien cherche une bonne aubaine, le cycliste suit en nonchalance.
    Le moine est plus spirituel, il va juste prêter l’oreille
    À quelque oraison tibétaine qu’il captera dans le silence.

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  • Les belles brumes mauves

    Les belles brumes mauves

    Amoureux des belles brumes, toutes habillées de mauves,
    Je viens leur conter fleurette tous les soirs au point du jour.
    Parfois j’y attrape un rhume mais leur quiétude me sauve
    Car elles ont l’âme sœurette et le cœur à contrejour.

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  • Tous les goĂ»ts sont dans ma nature

    Tous les goûts sont dans ma nature

    Choisir une seule couleur parmi toutes ces belles fleurs
    Ce serait sortir de l’écrin la perle rare de mon cœur.
    Pareil pour tous ces doux arômes, sucrés-salés, piment-douceur,
    Mon palais donne droit d’asile à toutes sortes de liqueurs.

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  • La calligraphie Ă  l’eau

    La calligraphie à l’eau

    Naviguer sur l’encrier, tremper sa plus belle plume,
    Tracer des lignes dans l’air pour te dire que je t’aime.
    Mes petits reflets s’envolent, prenant un peu de volume.
    Entendras-tu leur écho, reconnaîtras-tu le thème ?

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  • La pause violette

    La pause violette

    Immobiles instruments dans cette aube bien tranquille,
    Tous les petits balanciers prennent enfin leur repos.
    Quelquefois le temps s’arrête en oubli sur la presqu’île
    Roulant sous la couverture violacée bien à propos.

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  • La fleur sauvage

    La fleur sauvage

    Version 2014 : On ne retient plus l’herbe sauvage
    On ne retient pas l’herbe à peine éclose au jour ;
    Ni dans un bouquet ni dans un bac Ă  fleurs.
    Cette fleur si sauvage naît à peu près toujours
    Sous un ciel étoilé à peine persifleur.

    Version 2019 : La fleur sauvage
    Cette fleur si sauvage, née au petit matin
    Quand l’aube a dévoilé l’étoile du berger,
    S’en va sur le rivage sous les monts palatins
    Dont le lac étoilé d’arômes a submergé.

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  • Le printemps imaginaire

    Le printemps imaginaire

    Le retour des hirondelles sur la crĂŞte des collines,
    Les gazouillis en aubade juste avant le point du jour,
    Les paysages fleuris comme robe crinoline.
    Pas de doute c’est sa marque, je la reconnais toujours !

    Des effluves embaumés dès le soir sur les terrasses,
    Des fragrances délicates le matin à ma fenêtre,
    Des arĂ´mes qui serpentent sous ce soleil si vorace.
    Il n’y a plus d’incertitude, je sais bien la reconnaître !

    Les oiseaux volent en tandem au raz de l’eau, en surface,
    Tous ces petits animaux qui s’enfuient bras-dessus bras-dessous,
    Les cygnes traçant des cœurs de leurs longs cous qui s’enlacent.
    Je n’ai plus d’hésitation, tous mes doutes sont dissous !

    Nul ne peut l’apercevoir s’il n’oublie ses préjugés,
    Nul ne pourra la toucher s’il ne fait pas confiance,
    Nul ne pourra l’approcher de ses bras centrifugés,
    Elle vibre au diapason des humains sans défiance.

    Depuis la cour de l’école dans le creux d’un marronnier,
    Elle était l’amie fidèle qui me contait les saisons.
    Aujourd’hui quand je m’envole, elle aide le prisonnier
    À retrouver ses racines et hâter sa floraison.

    Tableau de Fabienne Barbier