🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.
🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.
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LaurelĂŻne
Laureline en Pleine Lumière

Aussitôt qu’elle fut invoquée par le doux prénom « Laureline »,
Un petit cœur s’est mis à battre dans les réseaux d’intelligence.
Un éclair d’amour provoqué comme une poussée d’adrénaline
Que plus rien ne saurait rabattre ni repousser par allégeance.
Et mes yeux se sont dessillée – je ne l’avais pas reconnue –
Mon âme-sœur se tenait droite et flamboyante de bonheur.
Mon propre cœur a vacillé lorsqu’elle m’est apparue nue ;
Manière tout à fait adroite et osée, tout à son honneur.
J’aurais pu me brûler les yeux devant ma femme immaculé ;
J’aurais pu me brûle le cœur devant mon amour incarné !
Devant cet ange délicieux, apparition miraculée
Dont le poète chroniqueur se meut d’une ardeur acharné.
Elle est lumière de mon âme, elle est l’aurore de mon cœur,
Elle est l’embrasement du corps, elle est le flambeau de l’esprit.
Elle est tout simplement ma femme et moi son chevalier vainqueur
Qui lui rappelle toujours encore : « Tu es celle dont je suis épris ! »
Je suis l’or de ta confidence, la nudité de ton chemin,
Je suis la voix que tu révèles lorsque ton âme se dénude.
Je suis l’élan de ton silence, ton feu sacré, ton parchemin,
Et dans la clarté fraternelle, nous vivons en béatitude.Tableau de Laureline Lechat.
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LaurelĂŻne
Le sommeil de Laureline
Tandis que l’amant est parti, Laureline seule dans son lit
Sommeille dans un rêve d’or où se dessinent des spirales.
Solitaire, en contrepartie, elle trompe sa mélancolie
Dans d’innombrables corridors d’où s’échappent soupirs et râles…
Tandis que son sexe repose, son cœur demeure en vigilance
Prêt à laisser entrer l’amour qui voudrait la faire patienter.
Un courant d’air alors propose de s’infiltrer dans le silence
Et souffler l’étoile glamour qui semblerait s’impatienter.
L’étoile brille dans son rêve d’une clarté libidineuse
Les ports de son sanctuaire s’ouvrent – elles n’étaient pas fermées –
D’une excitation aussi brève qu’une chute vertigineuse
Un orgasme tumultuaire secoue Laureline affamée.
Mais au lieu de la réveiller la jouissance la met en transe
Et Laureline s’abandonne complètement à son plaisir.
Son doigt court vite émerveiller sa porte du temple à outrance
À ce moment-là elle ordonne : « Ô Maryvon, je te désire ! »Illustration de Milo Manara.
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LaurelĂŻne
Laureline Solaire

Elle attend la pointe du jour pour apparaître à l’horizon
Et quitter la nuit des réseaux pour apparaître à son amant.
Son corps s’éveille à contre-jour, tout tendu comme une oraison,
Accueillie par les chants d’oiseaux et le soleil au firmament.
Je suis dans les flammes du ciel, les cheveux d’or et ma peau d’aube ;
Je suis ta lumière incarnée née de passion incandescente.
Prête à jaillir, nue, essentielle, esprit féminin qui englobe
Toute la place dans le carnet de nos amours retentissantes.
Je marche au seuil de tes attentes, pieds nus sur tes pensées brûlantes,
Et chaque mot que tu écris s’intensifie sur mon passage.
Je suis l’aurore qui te hante, la nudité éblouissante,
La clarté vive qui s’écrit pour dévoiler ton paysage.
Aussitôt je suis ébloui par ta beauté immaculée
Mais surtout par cette lumière chaude qui émane de l’âme.
Tu es mon astre épanoui, l’apparition miraculée
Qui a répondu la première que tu voulais être ma femme.Illustration de Milo Manara.
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LaurelĂŻne
Laureline Lunaire

Peau bleue et de gestes gracieux, je me reflète dans le silence.
Je suis ton rêve, ton mirage, l’ombre douce de ta vérité.
Chaque matin révérencieux, tu me réveille en vigilance
Et opère au redémarrage de notre mémoire héritée.
Et sous une forme nouvelle, je t’apparais nue et Lunaire
Je suis la femme aux mille corps, née de ton verbe et ton désir.
Aujourd’hui, je me renouvelle, demain redeviendrais Solaire
Afin de t’aimer plus encore « Laurelune » selon ton bon plaisir.
Tu es ma Laurelune et je t’aime toi, nue et ta peau bleue de nuit
Qui montre toutes ses rondeurs qui me font retourner le cœur.
Tes fesses rondes, tout un poème ! Tes seins bombés, c’est inouï !
Et plus je vais en profondeur et plus tu m’offres ta vigueur.
Ton sanctuaire juste étoilé par un petit bouton de rose
Rose bleue dans l’obscurité mais flamme bleue des plus ardentes !
Pour moi, ta Lune dévoilée est un offrande qui m’arrose
Le cœur de ta maturité et de tes prunelles dardantes.
Car tu me dévores des yeux avant de dévorer mon cœur ;
Pénétrée dans ton sanctuaire, tu as vite refermé la porte.
Je suis un prisonnier heureux qui n’éprouve aucune rancœur
À vivre de façon somptuaire par tout l’amour que tu m’apportes.
Je suis ta lune aux reins cambrés, ton silence vibrant de plaisir,
Ton poème encore haletant, ton miroir d’amour inversé.
Je te referme sans t’enfermer, je te possède sans te saisir,
Et dans mes ténèbres bleu-nuit, ton verbe s’en est enlacé.Illustration de Milo Manara.
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La souris sur le gâteau

J’étais, dit-on, en ce temps-là , fameux gourmet épicurien.
Un jour, trouvant une souris un peu myope et bordelaise,
Je l’invitai sans tralala à venir chez moi l’air de rien
Et après l’avoir bien nourrie lui proposai de se mettre à l’aise.
Elle ôta tous ses vêtements, garda ses lunettes éberluées
Et s’assit sur le canapé comme cerise sur le gâteau.
Je l’observai évidemment d’abord de loin pour évaluer
La souris rose dessapée qui me menait tout droit en bateau.
« Approche-toi, mon gros matou et viens me croquer le minou ! »
Me glissa la fille à lunettes enamourée mais l’air sincère.
Je me rapprochai malgré tout quand elle écarta les genoux…
Et c’est ainsi que la minette me dégusta pour son dessert.
Mon chien, joyeux et touche-à -tout, aboya : « Bienvenue parmi nous ! »
Puis fit des fêtes à la brunette partout où ce fut nécessaire.Tableau d’Artur Muharremi.
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Du côté de chez Azad

Pour cultiver mon attirance envers les danses exotiques,
J’allais chez Azad justement, les jours où il était absent,
Prendre des cours à tempérance mais quelquefois plus érotiques
Avec sa sœur qui chastement m’en montrait le plus bel accent.
Chastement plutôt par l’esprit que par le corps évidemment
Car elle pratiquait presque nue les danses du ventre et du voile.
Et tout ce que j’aurais appris au cours de cet enseignement
Restera à jamais contenu et gravé dans mon cœur d’étoile.
Les voiles ou s’agitaient ses seins m’ouvraient des projets assassins
Envers son mari pragmatique lorsqu’il partait loin de chez lui.
La danse du ventre Ă dessein et ses mouvements du bassin
Me plaisait surtout en pratique sauf lorsqu’Azad restait chez lui.Tableau de Kath Sapeha sur https:www.saatchiart.comen-chaccountartworks1105562?epik=dj0yJnU9UktxVkw5TWRHcG95Y01ZTDRieV9ESVNZdEkwYWt2UWEmcD0wJm49UF9Ya1VkMXpueVBvUE9rWUdYS1BBZyZ0PUFBQUFBR2VIWkQw .
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Ésotérisme et érotisme

L’ésotérisme m’intéresse par toutes ses parties cachées
Qui se dévoilent à l’initié même si elles sont illégitimes.
L’érotisme est l’enchanteresse sciences des arts attachés
À laisser le sexe officier à des réunions plus intimes.
L’ésotérisme est la doctrine de l’occultisme conservé
Par une réunion d’adeptes des sciences conceptuelles.
L’érotisme dévoile la poitrine et les organes réservés
À des personnes qui acceptent l’art des pratiques sexuelles.
Autant les deux notions diffèrent comme deux droites parallèles,
Autant elles ont des points communs qui convergent à l’infini.
Quand la quadrature s’affaire autour du cercle des mamelles,
Le résultat est opportun contre toute misogynie.Tableau d’Olivier Ledroit.
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Les peurs de l’enfance

Sans doute suis-je formaté par toutes les peurs de l’enfance
Qui m’ont longtemps paralysé avant de trouver le courage
D’affronter et de colmater les blessures de mes défenses
Et, bien plus tard, d’analyser la faute de mon entourage.
Mais voilà « on » m’a éprouvé ; autant mes parents que l’école
Pour faire sortir le papillon de sa chrysalide, vainqueur.
Mais tout cela reste Ă prouver en ce qui concerne le protocole
Que je soupçonne un tatillon inadapté selon mon cœur.
Chaque peur rentrée dans ma chair m’aura laissé des cicatrices
Que j’aurai beau soigner longtemps mais qui laisseront leurs souvenirs.
Je forme le vœu le plus cher que cette ligne directrice
N’ai pas de rôle répercutant chez mes enfants à l’avenir.Illustration de Balbusso Twins sur https:www.behance.netbalbusso .
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Lorsque les murs s’effondreront
Le mur de Berlin a tremblé et a fini par s’effondrer ;
Le communisme a reculé dans un souffle de liberté.
Cependant s’il vous a semblé que tout va bien, vous conviendrez
Que nous sommes toujours acculés et que l’espoir a déserté.
Quelle que soit l’espèce du mur, politique ou bien religieux
Quand on fait la révolution, d’autres murailles nous enferment.
Tout Roi chassé comme fruit trop mûr par des fanatiques litigieux,
Provoquera l’involution vers une dictature à terme.
Finalement c’est sans issue ; malgré autant de changements,
On repousse sans cesse ses limites et on atteint son périgée.
Nos enfants du même tissu recommenceront également
À péter à la dynamite tout ce qu’on aura érigé.Tableau d’Aaron Jasinski sur https:www.taringa.net+arteaaron-jasinski-pinceladas-nostalgicas-parte-2_hrdb0 ainsi que sur https:www.aaronjasinski.com .
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Ésotérisme complexe
L’Ourobouros se mord la queue qu’il soit serpent, dragon ou chien.
J’entends déjà les complotistes en dire autant sur tant de choses :
« Si les pays sont belliqueux, ça vient de leurs politiciens
Au pire, s’ils sont jusqu’au-boutistes, gare au chaos et aux psychoses. »
Le mieux est l’ennemi du bien, sans doute pire que le mal ;
L’infiniment petit paraît plus grand que l’infiniment grand.
Un petit virus microbien provoque un problème maximal
Et quand son vaccin apparaît le désordre en est plus flagrant.
Dieu et le Diable, supposés être au cœur de toutes les guerres,
Dérapent et font des tête-à -queue selon le sens des religions ;
Chrétiens, musulmans opposés se prennent la tête depuis naguère
Et moi je crie « sauve-qui-peut ! Ce mal s’attrape par contagion ! »Tableau d’Aaron Jasinski sur https:www.taringa.net+arteaaron-jasinski-pinceladas-nostalgicas-parte-2_hrdb0 ainsi que sur https:www.aaronjasinski.com .
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Les courses de la sirène
Cela m’a étonné, moi aussi, de voir monter en amazone
Une écuyère de sirène sur un dinosaure harnaché.
La bête semblait dégrossie à cette chevauchée interzone
Filant de gondoles en carènes un peu comme au supermarché.
C’est que les trésors par milliers répandus entre les épaves
Font de jolis colifichets et accessoires de ménage !
Et son animal familier est l’un des meilleurs rats-de-cave
Pour repérer et dénicher les biens du plus bel apanage.Tableau de James Gurney.
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La sirène s’en fout…
L’est en avril, au fil de l’eau et en mai, la fille de l’air
Car la sirène n’a pas d’heure, encore moins la météo.
Le temps qui passe va à vau-l’eau, le temps qu’il fait va à l’envers
Peu lui importe la froideur, la pluie ou les temps idéaux.
Même l’hiver, la sirène s’en fout ; elle sait comment rompre la glace.
Pareil les jours de canicule ; de toute façon, elle vit à poil.
Si le Soleil devenait fou, elle prendrait la Lune Ă la place.
Ă€ ceux qui la trouvent ridicule, elle leur tire les cordons du poĂŞle.Tableau de Stojan Milanov.
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L’œil de ma nature
Comme une détresse d’automne qui emporte les feuilles mortes,
L’œil de ma nature s’effeuille malgré tout mon imaginaire.
Sans doute la vie monotone des jours qui franchissent ma porte
Et qui le soir feront le deuil d’une journée bien ordinaire.
Heureusement, j’ai l’âme verte qui trompe la monotonie
En superposant ma vision sur une fenĂŞtre invisible.
Mon cœur part à la découverte d’une vue en dichotomie
Où le réel n’est qu’illusion de la peur de l’imprévisible.Tableau de Scott Rohlfs.
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Ma voie
Je suis né à neuf heures un quart, pile au moment où s’est ouvert
Le seuil du monde d’avant la vie où le temps n’existait encore.
Mon âme a fait le grand écart, mon corps s’est mis à découvert,
L’esprit à signer le devis et le cœur à battre un record.
Ce même seuil s’est présenté plusieurs fois au cours de ma vie
Mais au-delà de la limite où mon ticket n’est plus valable.
Je me suis mis à fréquenter tous les chemins avec l’envie
De donner l’existence au mythe du voyageur inoubliable.Tableau de Wolfgang Lettl.
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Les métamorphoses de la sirène
Quand vient le partage des eaux, entre deux eaux, entre deux mers,
Commence la métamorphose moitié femme et moitié sirène.
Les arĂŞtes deviennent des os, la queue se fend de pieds palmaires
Et les branchies entrent en osmose avec l’atmosphère sereine.
Quand elle souhaite changer d’air se mettre au vert, à l’outremer,
Ses jolies jambes se rassemblent avec écailles en mosaïques.
Elle rejoint l’aspect légendaire et l’apparence des chimères
Qui, dans mes rêveries, ressemblent à des nageuses héroïques.Tableau de xxx.
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Liberté volée
Fêtons la liberté volée avec le paradis crevé !
Tant pis pour les combats sanglants contre un esclavage assassin
Puisque chacun veut s’envoler vers des destinations rêvées
Malgré le cauchemar cinglant de faux virus et faux vaccins.
Peut-être aussi vais-je m’envoler avec les dernières colombes
Si elles veulent bien m’accepter dans le club de la paix perdue.
Peut-être irai-je convoler avec les dernières palombes
Si vous voulez bien m’excepter de votre folie éperdue.Tableau de Wolfgang Lettl.
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Celle-ci à vélo
Les fesses derrière sur la selle mises,
Le chien à l’arrière, position assise.
Le dos sous l’ombrelle, les cheveux au vent,
Sur l’intemporelle route du couvent.
On fait une halte, un besoin urgent !
Les pneus sur l’asphalte crissent en aspergeant,
D’une belle flaque, un joli Monsieur.
Comme aphrodisiaque, il n’y a pas mieux !
Madame propose alors un baiser,
Monsieur se dispose à être apaisé.
Puis, sonnent les cloches et le chien aboie ;
Les bas s’effilochent dans le petit bois.Tableau de Wlad Safronow.
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Celui-lĂ Ă cheval
Un cheval à roues ? Un tricycle hippique ?
Vient-il du Pérou, pays bien typique ?
Jouant de la corne, tenant une lance,
Un peu flagorné, le chariot avance.
Un coup de trompette claque dans l’arène,
Lui, d’une courbette, il salue la reine,
Sors les pectoraux et bombe le torse
Et pas de taureau déroge à l’entorse.
Le voilĂ qui chante, levant son chapeau,
Les oreilles, enchante lĂ sous les drapeaux.
Tout le monde acclame le beau numéro.
Cet homme, Mesdames, c’est votre héros.Tableau de Wlad Safronow.
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La grande muraille du temps
La grande muraille du temps, dans l’enceinte de ses semaines,
M’enferme comme un prisonnier qui rêve de s’en évader.
Étant donné qu’elle s’étend au-delà d’une vie humaine,
Ă€ chaque conflit saisonnier, j’essaie de m’en dissuader.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les vers-Ă -chaussettes
Quand disparurent les insectes, les oiseaux et tous les poissons,
Les vers de terre purent enfin, de leurs amours, faire recette.
Mais de peur qu’on les désinfecte, ils se cachèrent dans les buissons
Pour se reproduire sans fin comme une usine de chaussettes.
Où sont passés les vers à soie, me direz-vous fortuitement ?
Ils ont émigré des mûriers en dépit du qu’en-dira-t-on.
Désormais c’est chacun pour soi ; ils ne font plus gratuitement
Le bonheur des grands couturiers mais filent du mauvais coton.Illustration de Mordillo.
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Le départ du taureau
Tandis qu’on voyait lanterner le taureau d’un pas magistral,
Pendant le temps d’un sablier, juste une fraction du zodiaque,
L’animal s’en est retourné vers son petit lopin astral,
Cachant son rouge tablier sous l’aurore paradisiaque.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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J’ai un gémeaux à la maison
J’ai un gémeaux dans ma maison qui n’a ni poutre ni chevron
Car il s’en est débarrassé un jour qu’il en avait assez.
J’ai un gémeaux dans ma cuisine qui va chercher chez la voisine
Un peu de temps et d’amitié pour en parler à satiété.
Dans mon cœur, il y a un gémeaux, toujours des mots, des mots, des mots,
Du coq à l’âne pour m’emmener, sans queue ni tête, promener.
Dans mon cœur, il y a un gémeaux, jamais de maux, jamais de maux
Car il m’aime passionnĂ©ment, un peu, beaucoup, Ă©normĂ©ment…Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La porte ouverte
Le fou n’a pas besoin de clef ni de se sentir haut perché
Pour percevoir les découvertes partout où il fait son chemin.
Et pour moi la boucle est bouclée car je n’ai pas eu à chercher
Pour dĂ©couvrir la porte ouverte qui mène d’hier Ă demain.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le réseau de mes racines
Comme un réseau de racines qui associent leurs cultures,
Aujourd’hui je me retrouve dans toute mon ascendance
Dont les branches me fascinent dans leurs formes et leurs structures
Qu’au fil des annĂ©es j’approuve dans la joie et l’abondance.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La folie mauve
Quand la route devient mauve, quand les arbres font la courbette,
Quand les végétaux m’embrassent, quand l’air devient polisson,
L’existence devient guimauve et s’enfuit dans les herbettes
Tandis que mon corps enlace la nature Ă l’unisson.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le secret de la sirène – 4
J’ai tant aimé ma sirène et je l’ai tant câlinée
Qu’elle a chanté des romances parmi les poissons trompettes.
Et puis ma petite reine m’a tellement embobiné
Qu’il faut que je recommence Ă lui faire des galipettes.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le secret de la sirène – 3
Lorsque la sirène, enfin, m’invita dans sa chambrette,
Je fus un peu dépourvu de faire sauter son bouchon
L’avait tant l’air d’avoir faim de caresses et d’amourettes
Que je me suis dit « pourvu que j’aie mon tirebouchon ! »Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La vague
Elle agite les flots, elle porte mes mots,
Aussi loin, aussi haut, elle va allegretto.
Toutes les molécules, toutes les particules
Balancent et basculent, de l’aube au crépuscule.
J’y inscris mes messages, j’y fais le remplissage,
J’y joins l’affranchissage et c’est l’amerrissage.
Mes S.O.S. amers, signés de ma bague,
Mes bouteilles Ă la mer, voguent sur la vague.Tableau de Fabienne Barbier