Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • PersĂ©phone au ministère du sexe

    Perséphone au ministère du sexe

    Les instructions étaient très claires afin de mieux la reconnaître :
    Porter un foulard sur la tĂŞte, un autre sur le genou droit,
    Porter au bras un exemplaire de boîte de douceurs du maître
    Chocolatier dont l’épithète qualifie l’artisan adroit.

    Mais c’est « passer inaperçue » qui n’a pas été bien compris
    Sinon la fille s’est présentée conformément à ma commande.
    Sitôt que j’l’ai entr’aperçue, j’ai réévalué le prix
    De ses services diligentés par la teneur de ma demande.

    Finalement j’ai accepté de l’embaucher telle qu’elle était.
    Après tout, une secrétaire nue ou vêtue qu’elle importance
    Si elle travaille bien, excepté le laps de temps qui complétait
    L’adaptation au ministère du sexe par intermittence ?

    Toujours courtoise au téléphone, professionnelle et méthodique,
    Elle avait fait sa formation sur les sites d’amour à distance.
    Et c’est ainsi que Perséphone fit une carrière impudique
    Mais toujours en conformation avec une libido intense.

    Tableau d’Ivan Lubenikov sur https:www.catherinelarosepoesiaearte.com201206ivan-loubennikov.html .

    
    
    
  • La galère des femmes-troncs

    La galère des femmes-tronc

    À l’aube de la télévision, les femmes-troncs ont galéré
    Car elles devaient suivre le fil du film au cas oĂą il casserait.
    Elles se trouvaient, en prévision, dans une cage, incarcérées
    Et intervenaient de profil sachant ce qui se passerait…

    Si lorsque montait le suspense du film du dimanche soir,
    Une interruption imprévue frustrait le téléspectateur
    Qui nécessitait qu’intervinsse celle qui ne pouvait que surseoir
    À faire ce qui était prévu face au souci dévastateur.

    Certaines femmes-troncs mariées aux hommes dans le trou du souffleur
    Ont fait une carrière au théâtre pour chauffer la salle à l’entracte.
    De ces couples mal appariés sont nés des enfants persifleurs
    Dont les caractères opiniâtres font que leurs mères s’en rétractent.

    Tableau de Mike Worrall sur https:www.risunoc.com201509surreal-picture-mike-worrall.html .

    
    
    
  • Juste l’essentiel qu’il fallait dĂ©montrer

    Si plusieurs traits de caractères, le cœur et l’âme, caractérisent,
    Juste un seul bon trait de crayon sait flatter le corps d’une femme.
    Si l’esprit si souvent s’altère devant les maux qui l’électrisent,
    Mon œil en connaît un rayon pour nourrir tout ce qui m’affame.

    Mais quelle courbe, aux mathématiques aussi subtiles que complexes,
    Circonscrit le cercle au pinacle formé du triangle sacré !
    Mieux qu’un portrait astrologique qui trouble le natif perplexe,
    Un beau dessin tient du miracle par sa ligne claire consacrée.

    Illustration de Blanca MirĂł Skoudy

    
    
    
  • Paris-Ballon

    Que cela vous étonne ou non,
    Paris-Ballon est une femme.
    Rien Ă  voir avec le football
    mais plutôt avec l’érotisme.
    Une Cheerleader de renom,
    reine dans l’art de la réclame
    Fière d’incarner le sex-symbol
    d’un équitable patriotisme.

    Un jour lui naquit un ballon
    en son petit ventre girond ;
    Paris-Ballon devenait mère
    devant son public extasié.
    Alors elle prit du galon
    arborant son trophée tout rond
    Ainsi que deux glandes mammaires
    qui pointaient sous le chemisier.

    Elle accoucha d’un ballonnet,
    aussi bleu que ses tétons rouges ;
    L’enfant qui ne manquait pas d’air
    s’éleva vite en société.
    Comme il grandit, le garçonnet,
    comme il voltige et comme il bouge !
    Venez tous voir au belvédère
    leur spectacle de variétés !

    Tableau de Daniela Uhlig

    
    
    
  • Ă€ bas le monde moderne !

    À bas le monde moderne !

    L’invasion des extra-terrestres, ça ne date pas d’aujourd’hui ;
    Ils nous ont déjà attaqués à l’ère des hommes des cavernes.
    Ils ont été mis sous séquestre ; leurs robots ont été réduits
    À payer, l’air estomaqué, l’amende pour délit moderne.

    Cro-Magnon ne rigolait pas avec ces fusées à gogo
    Qui leur dénaturaient le ciel avec leurs chemtrails quadrillés.
    Et ce fut un rude combat que de les bouter tout de go
    Hors de l’espace résidentiel où ils s’étaient multipliés.

    Alors quand je vois, de nos jours, les aéroplanes en folie
    Nous déchirer notre atmosphère et nous écorcher les oreilles,
    Je redeviens l’homme balourd, guerrier cosaque de Mongolie
    Qui n’a d’envie à satisfaire que bousiller ces appareils !

    Tableau de Mark Bryan sur www.artofmarkbryan.com .

    
    
    
  • L’heureux Ă©lu ? Non mais sans blague !

    L’heureux élu ? Non mais sans blague !

    « Le jour où les cons voleront, tu en seras chef d’escadrille ! »
    Me disait-on pour me vexer et m’expédier sur les roses.
    Or, quand les anges m’élèveront en compagnie des joyeux drilles
    Ressuscités, décomplexés, j’aurai des pensées bien moroses.

    En plus, vĂŞtu de robe blanche comme seul et unique vĂŞtement,
    Tous ceux qui sont restés en bas apercevront mes génitoires.
    J’en ai la honte tous les dimanches lorsque vient le saint-sacrement
    Et qu’on me promet la nouba sans passer par le purgatoire.

    À quoi bon la vie éternelle avec tous les heureux zélus
    Qui allumeront tous un cierge au nom de leur Dieu éminent !
    Et ces houris sempiternelles jetant sur moi leur dévolu
    Sous prétexte qu’elles sont toutes vierges et moi leur mâle dominant !

    Tableau de Mark Bryan sur www.artofmarkbryan.com .

    
    
    
  • Voir le silence

    Voir le silence

    Les échos extraordinaires issus des heures routinières
    Dont le silence est reproduit dans les couleurs du crépuscule,
    Entre deux jours bien ordinaires, ouvrent leur assemblée plénière
    Dans l’atmosphère d’aujourd’hui noyée vers la nuit qui l’accule.

    Alors les secondes perdues, les heures et minutes égarées
    Pendant lesquelles rien n’a changé fusionnent dans la confluence
    Portée dans le vent éperdu et les nuages bigarrés
    Pour qu’un soleil rouge-orangé puisse en percevoir la nuance.

    Tableau de Liquidsteel.

    
    
    
  • L’oreille de l’Univers

    L’oreille de l’Univers

    Tous les secrets de l’univers resteront à jamais cachés
    Dans les trous noirs astronomiques et la mécanique quantique.
    Comment un Dieu aussi pervers créerait-il une œuvre entachée
    D’énigmes autant macrocosmiques que minuscules à l’identique ?

    Sans doute que les électrons n’obéissent plus à ses lois ;
    Sans doute que les molécules ont échappé à sa chimie ;
    Sûrement que protons et neutrons interagissent de bon aloi
    Et que la moindre particule disparaît en catimini.

    Pourtant ces secrets se racontent de bouche à oreille d’étoile
    D’où, avant de naître sur Terre, nous serions liés en cohérence.
    Pour ainsi dire, en fin de compte, il est temps de lever le voile
    Et qu’enfin la clef du mystère nous déverrouille l’ignorance.

    Tableau de Wojtek Siudmak.

    
    
    
  • Si une femme Ă  sa fenĂŞtre…

    Si une femme à sa fenêtre laissait s’évanouir son cœur
    Pour un regard vers un bateau et l’être aimé sur sa mâture,
    Je serais curieux de connaître ce marin soi-disant vainqueur
    Qui laisse sa femme au château tandis qu’il parcourt l’aventure.

    Si une femme à sa fenêtre laissait s’évaporer son âme
    Pour une pensée vers l’au-delà où a disparu son marin,
    Je guetterais l’espoir renaître le soir en ranimant la flamme
    Au souvenir du Walhalla loin des pays outremarins.

    Si une femme à sa fenêtre laissait dégringoler son corps
    Pour rattraper le temps perdu à mourir d’amour lentement,
    Je craindrais que le blues pénètre tout son être et, pire encor,
    Qu’elle le rejoigne éperdue d’un mutuel consentement.

    Tableau et variations autour de Salvador Dali.

    
    
    
  • Les reines au cĹ“ur d’artichaut

    Tout le monde se tient à carreau lorsque le temps est à l’orage
    Et se réfugie sous la Reine rallié à son pavillon.
    Moutons, brebis, boucs et taureaux font plus que force ni que rage,
    Patients dans l’étable sereine recouverte de tavillons.

    Quand le temps prend un ton épique en lançant ses premiers éclairs
    Et qu’il tombe des hallebardes à faire grincer les quenottes,
    On se serre contre vaches et biques en laissant au ciel sa colère
    Et l’on peste contre le barde qui a poussé ses fausses notes.

    Point de trèfle ni de marguerites sous la houlette de la Reine.
    Bientôt les animaux crient famine, ils s’ankylosent, c’est éreintant !
    Malgré sa place favorite sous les cotillons, on se traîne !
    On sort chercher des vitamines dans l’abondance du printemps.

    Les animaux n’ont pas de cœur, ventre affamé n’a pas d’oreilles
    Et la Reine de les voir s’enfuir pense qu’ils se sont payé sa fiole…
    Tant pis ! Ils s’en vont voir ailleurs déguster leur salsepareille
    Et les cigales se produire sous les lampions des lucioles.

    Illustrations de Dominic Murphy sur https:www.dominicmurphyart.co.ukdown-the-rabbit-hole .

    
    
    
  • L’origine de la « TempĂ©rance »

    L’origine de la « Tempérance »

    Avant d’être nommée « Tempérance », Angèle n’était qu’une débauchée,
    Volant aux sommets des collines chassant les étoiles filantes.
    Mais après un siècle d’errance, elle finit complètement fauchée
    Vêtue d’haillons de crinoline comme guenille horripilante.

    Elle vendit ses ailes au marché, trouva un boulot pour manger
    Et fut nommée « Modératrice » décrétée par ordre divin.
    Toute nue – elle l’avait cherchĂ© – elle fit le serment de changer
    De façon accommodatrice, et mettre de l’eau dans son vin.

    Tableau de Rafal Olbinski sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201104rafal-olbinski-surrealista-polacco.html .

    
    
    
  • Derrière l’iris

    Derrière l’iris

    Derrière chaque iris, un pilote observe le monde de loin
    Abrité dans sa cavité baignée d’une humeur capricieuse.
    Ensemble, les deux copilotes s’accordent selon les besoins
    De l’âme dans la concavité de ses tentations ambitieuses.

    Mais parfois la gauche et la droite ne voient pas le mĂŞme objectif
    Et le cerveau reçoit en double différentes illusions optiques.
    Mais seul, grâce à une vue adroite, l’amour, d’un rayon subjectif,
    Malgré la situation trouble, offre à l’âme sa vue érotique.

    Tableau de Tuco Amalfi.

    
    
    
  • Vendredi sein-cĹ“ur trois quart

    Vendredi sein-cœur trois quart

    Il était bien sein-cœur trois quart, quand nous nous sommes embrassés
    Précisément à l’heure cuisse, les jambes assez enchevêtrées.
    Ses fesses ont fait le grand écart et mon aiguille s’est empressée
    Entre montagnes et vallées suisses, tous les sens interpénétrés.

    Photo d’Erwin Olaf – floutĂ©e pour Ă©viter la censure Facebook.

    
    
    
  • Les coronariens

    La planète Coronavirus nous a envoyés ses aliens
    Non seulement assimilés, mais parfaitement intégrés.
    Pour que les premiers apparussent à l’ère néandertalienne,
    Ils ont dû se dissimuler parmi les tribus émigrées.

    Tableau de Jeff Drew.

    
    
    
  • L’amour par correspondance

    L’amour par correspondance

    Quand le soleil nous rend visite dans les forĂŞts matutinales,
    Il nous écrit de ses crayons de lumière un jour d’abondance.
    Et dans cette encre qui transite en lueurs longitudinales,
    S’exprime par chaque rayon son amour par correspondance.

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  • Le souffle de la diva

    Le souffle de la diva

    Le son des divines trompettes qui ébranlèrent Jéricho
    Ne sont qu’une faible tempête, juste un petit cocorico
    Comparé au puissant organe de la diva dont les ovaires
    Portent les gènes de Morgane qui fêla sa prison de verre.

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  • La ballerine en rouge

    La ballerine en rouge

    Ah que le cœur des ballerines s’apparente à des femmes-fleurs
    Qui, sur un ballet de printemps, font voler leurs rouges corolles,
    Ou mĂŞme en tutu bleu marine oĂą se mĂŞlent rires et pleurs,
    Valses de joie à mille temps, bercées au son des barcarolles !

    Tableau de Konstantin Razumov.

    
    
    
  • L’âge en fleurs

    L’âge en fleurs

    À chaque année n’ayez pas peur, dites votre âge avec des fleurs !
    Quand vous atteignez vos vingt ans, offrez-vous des fleurs de printemps ;
    Dès que vous arrivez à trente, semez plusieurs fleurs différentes ;
    Lorsque sonneront vos quarante, un joli bouquet d’amarantes ;
    Plantez des cactus à cinquante, toute l’année sera piquante ;
    Après soixante et au-delà, n’achetez plus que des lilas.
    Enfin pour le Deo Gratias, je vous conseille des hortensias.

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  • L’apparition

    L’apparition

    Heureusement, dans la grisaille de nos journées qui se ressemblent,
    Il suffit d’une apparition pour mettre nos cœurs en couleurs.
    Que voulez-vous ? Vaille que vaille, il faut que l’amour se rassemble
    Afin que nous aboutissions à nous guérir de nos douleurs !

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  • Couleurs d’Afrique – 1

    Couleurs d’Afrique - 1

    Au son des tambours, au son des bâtons,
    La cadence est vive, la cadence est forte,
    Aux cris des guerriers, aux cris des sorciers,
    La danse est magique, la danse est unique,

    Aux femmes en transe, valsent les tétons ;
    Aux hommes farouches, harangue l’escorte ;
    Aux enfants candides, naissent les sourciers ;
    Aux couleurs d’Afrique s’allient les tuniques.

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  • Couleurs d’Afrique

    Couleurs d’Afrique

    Au son des tambours, au son des bâtons,
    La cadence est vive, la cadence est forte,
    Aux cris des guerriers, aux cris des sorciers,
    La danse est magique, la danse est unique,
    Aux femmes en transe, valsent les tétons ;
    Aux hommes farouches, harangue l’escorte ;
    Aux enfants candides, naissent les sourciers ;
    Aux couleurs d’Afrique s’allient les tuniques.

    Les couleurs s’emmĂŞlent dans les rouge et or ;
    Les tissus racontent les belles batailles.
    Les colliers égrènent les jours de valeur ;
    Chaque perle chante une vétérance.
    La pluie de lumière, comme un météore
    Répand ses rayons comme un éventail
    Qui lave la terre des jours de malheur
    Mais qui fait renaĂ®tre les jours d’espĂ©rance.

    Musique sacrée, musique endiablée ;
    C’est comme une vague qui monte et qui danse.
    Rythmes qui unissent toute l’assemblée ;
    C’est comme une mère de toute Ă©vidence.
    Lances élevées, boucliers baissés ;
    Comme un défilé qui brave la mort.
    Vainqueurs encensés, vaincus rabaissés ;
    Aujourd’hui encore, on les commĂ©more.

    Couleur est musique, musique est couleur ;
    Hommes sont en fĂŞte, fĂŞte dans les hommes ;
    Femmes sont en liesse, liesse dans les femmes ;
    Nature avec danse, danse avec nature.
    L’Afrique est la mère, nĂ©e dans la douleur ;
    L’Afrique est le père, par ses chromosomes ;
    L’Afrique est la terre, terre d’oriflammes ;
    L’Afrique est mystère, riche de cultures.

    C’est lĂ  leur lĂ©gende, c’est lĂ  leur tribu ;
    Chaque coloris raconte une histoire.
    Chaque cœur renferme un doux souvenir ;
    Chaque corps exprime un fier caractère.
    Brandissant leurs armes et leurs attributs,
    Leurs chants et leurs danses sont leur territoire.
    Le passĂ© s’emmĂŞle dans leur avenir ;
    Ils vivent au présent le don de la terre.

    Pourquoi le mystère tisse-t-il l’ennui ?
    Pourquoi les batailles et les hécatombes ?
    Pourquoi ces couleurs se répercutant ?
    Pourquoi règne-t-il la fraternité ?
    Entre les tropiques, les jours et les nuits
    Brusquement se lèvent, brusquement retombent.
    Comme un rythme lent du Maître du temps
    Qui fixe la vie pour l’éternité.



    Vétérance : Qualité qui s’acquiert par un certain nombre d’années de service.

    Tableau de Fabienne Barbier

    
    
    
  • Le remède du soir

    Le remède du soir

    Pour suivre ma convalescence et me remettre des émotions,
    Je vais projeter sur la lande tous vos bons vœux de guérison.
    J’en respirerai leurs essences, j’aspirerai leurs dévotions
    Comme un noble champ de lavande qui se couche sur l’horizon.

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  • Éclipse intĂ©rieure

    Éclipse intérieure

    Ça ressemble à une éclipse, un corps privé de soleil.
    Un arrĂŞt des habitudes, un stop bloquant la gestion.
    Pas vraiment l’apocalypse mais une grève sans pareil
    Qui provoque l’inquiétude et remet tout en question.

    Quand le courant passe bien, je me sens d’humeur faconde.
    Prêt à donner des conseils dans les conflits extérieurs.
    La souffrance est, ô combien, révélatrice du monde
    Quand Dieu dans mon corps réveille tous mes conflits intérieurs.

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  • Le temps des cerisiers

    Le temps des cerisiers

    Le voilĂ  revenu, le temps des cerisiers
    Qui fleurissent la vie, qui embaument l’amour.
    Et toi, tu es venu(e), comme un paradisier
    Qui, mon âme, ravit et que mon cœur savoure.

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  • Pour mon Ă©quilibre – 1

    Pour mon équilibre - 1

    Pour mon équilibre et ma bonne humeur,
    J’ai construit ma hutte sur de gros galets.
    Enfin je suis libre de toutes rumeurs
    Et je crapahute lĂ , dans mon chalet.

    Ne m’écoutez pas ! Je suis très instable !
    Ne m’imitez pas ! Je sus risque-tout !
    Mais n’hésitez pas à venir à table !
    J’ai fait le repas ; d’la soupe au pistou !

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  • Pour mon Ă©quilibre – 2

    Pour mon équilibre - 2

    Chaque année qui passe, j’ajoute un caillou ;
    À chaque saison, j’y mets des couleurs.
    Dans mon petit espace, je suis un voyou
    Sans tort ni raison, sans souffre-douleur.

    Je tisse des rêves piqués de bonheur
    Que je sème aux vents en petits nuages.
    Je le fais sans trêve et de bonne humeur ;
    C’est très motivant pour mon voisinage.

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  • Reflets d’amour

    Reflets d’amour

    Je veux dédier cette image à mes compagnons de voyage
    Avec qui nous avons mêlé un peu de joie et de tristesse.
    Je veux présenter cet hommage à tous mes amis de passage,
    Aux souvenirs entremêlés d’ineffables délicatesses.

    C’est le reflet de l’amitié qui me renvoie mon intérieur,
    Qui le déforme dans ses vers en diluant le véritable.
    Mais le flou des inimitiés qui s’échappent vers l’extérieur
    Ne sont qu’illusions à revers, un artefact inévitable.

    Parfois le miroir de mon âme darde des couleurs chamarrées
    Qui s’accordent à ma chapelle quand je connais mes friselis
    Parfois quand disparaît la flamme, que fait trembler vents et marées,
    C’est mille feux qui me rappellent les sentiments qui nous relient.

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  • Les auspices du crĂ©puscule

    Les auspices du crépuscule

    Prenez un endroit bien calme. Tenez ! Pourquoi pas la mer ?
    Trouvez un moment propice. Tenez ! Un soleil couchant !
    Pas besoin d’avoir les palmes académiques éphémères
    Pour observer les auspices des oiseaux effarouchant !

    (Ne pas confondre !
    Auspices : Présages envoyés par les dieux par le vol des oiseaux.
    Hospices : Établissement où l’on s’occupe d’infirmes ou de vieillards.)

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  • La rose rose

    La rose rose

    Est-ce une fleur de couleur ou la couleur de la fleur ?
    Je suis souvent un peu bĂŞte de comprendre de travers.
    Quand j’ai de fortes douleurs, j’en recherche la valeur
    Puis j’agite mes gambettes et mets ma tête à l’envers.

    Je prends un bain de couleurs dans ces aubes matinales
    Qui m’entraînent dans les verts aux reflets irradiants.
    J’y ressens quelques soûleurs, à mon âme, médicinales
    Dans la nature sévère au fol esprit d’étudiant.

    Tous les jours je vois ma rose et sa peau si satinée.
    Elle ne complique pas les choses, elle ne sait qu’exister.
    Et j’y vide l’air morose de ma raison mutinée
    Qui se rebelle et dont j’ose juste à peine résister.

    Tableau de Fabienne Barbier

    
    
    
  • Temps humide sur la capitale

    Temps humide sur la capitale

    En fin d’après-midi, quelques perturbations,
    Menées par un front froid, pourraient dégringoler !
    Ne paniquez pas trop ! Des améliorations
    Viendront après la pluie, on va bien rigoler !

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  • Au théâtre ce soir

    Au théâtre ce soir

    Le hibou frappe les trois coups, perché en haut de son grand chêne,
    Les lapins ouvrent les rideaux, dans la clairière au crépuscule,
    L’orchestre s’accorde au coucou, commence un air et puis enchaîne,
    Le machiniste, rapido, introduit l’oiseau minuscule.

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  • Les tĂ©moins du soleil

    Les témoins du soleil

    Quand le soleil se couche, les témoins passent la main
    Et envoient leurs messages derrière l’horizon.
    LĂ -bas aux antipodes, les gardiens de demain
    Accueillent à leur tour l’astre dans le creux des grisons.

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  • Le petit rat myope

    Le petit rat myope

    Elle ne voit pas plus loin que le bout de son pied !
    Le petit rat musqué a besoin de lunettes.
    C’est pourquoi elle prend une monture de pompier
    Bien chaussée pour les pointes, la maligne brunette.

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  • Le baiser audacieux

    Le baiser audacieux

    Ce baiser est pour toi, toi qui m’ouvre les bras.
    Je te donne mon souffle, je ne respire pas.
    Quand tu m’offres ta bouche, mon cĹ“ur vole en Ă©clat
    Et mon âme est déjà partie au Canada !

    Je parcours de mes mains ton corps incandescent.
    La chaleur envahit mon sexe tumescent.
    En réponse à tes seins, mamelons turgescents,
    Je les oints de ma bouche ; baiser effervescent.

    Et pour joindre à l’extase nos deux corps découverts,
    Je brandis comme langue mon phallus de trouvère.
    Je l’enfonce dans la bouche de ton sexe entrouvert
    Et on t’entend gémir d’ici à Vancouver !

    Tableau de Fabienne Barbier