🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.
🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.
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Ruby & Lino – 6

Pour séduire Ruby, j’avais peint son Lino
De chat sur une toile brossée d’un fond orange.
Comme une Valentine et son Valentino
Tendrement enlacés fors d’un regard étrange.
Regard de phare-hibou pour Lino chamboulé,
Regard de chasseresse pour Ruby irritée ;
La queue noire en spirale, les cheveux enroulés
Comme un signe apparent de leur complicité.
Qui fait peur Ă Lino, qui irrite Ruby ?
Seul le peintre le sait, ce qui trouble leurs cœurs.
Quant au stress enduré, quant à la peur subie
Vite un peu de jambon, vite un peu de liqueur…
Car depuis ce matin, depuis tant de printemps,
Ruby ajoute une perle au collier des années.
« Joyeux anniversaire ! » dit Lino en pointant
Le museau en train de se pavaner.Tableau de Javier G. Pacheco.
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La belle et les bĂŞtes loufoques

Chacun, chacune son compagnon, qui son chat, qui son chien de mer,
Qui son poisson rouge, qui son phoque, qui son serpent, qui ses oiseaux.
Qu’il soit mignon, qu’il soit grognon, la vie paraît plus douce-amère
Surtout si l’animal loufoque s’exprime bien sur les réseaux.
Les dauphins, très photogéniques, encombrent un peu l’appartement,
Les loups-marins, les otaries monopolisent la baignoire.
Sur toutes les côtes océaniques vous trouverez exactement
Ce qu’il vous faut sauf à Paris, évidement, où il n’y a que des patinoires.
Les sirènes préfèrent les orques davantage que les requins
Pour chasser le marin dodu plutôt qu’un pêcheur indigeste.
Mais quant aux phoques, elles rétorquent qu’elles chérissent les rouquins,
L’espèce la moins répandue mais bien plus moelleuse pour la sieste.Tableau d’Arantza Sestayo.
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La fleur inoubliable

Lorsqu’elle retire sa robe, son corps devient efflorescence,
Corne d’abondance de charmes et d’ineffable vénusté.
Tandis que mes jambes se dérobent, mes sens sont en effervescence,
Mon cœur pousse son cri d’alarme, l’esprit s’éteint, tarabusté.
Sans doute le baptême du puceau comme une deuxième naissance
Avant le baptême de feu quand mon cœur brûlera d’amour.
Tandis que frappent ses sursauts qui cognent Ă pleine puissance,
Je prie Vénus de tous mes vœux de l’aimer jusqu’au petit jour.
Lorsqu’elle m’a pris dans la main ma clef, glissée dans sa serrure,
Me soufflant le mode d’emploi pour en déverrouiller l’extase,
J’ai vu s’entrouvrir le chemin qui plonge au fond de sa fourrure,
Qui rĂ©trĂ©cit, puis se dĂ©ploie vers une bombe d’épectase. â€â€ Fait de mourir lors de l’orgasme.
(Tableau de Jana Brike sur http://www.janabrike.com .)
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Les amours mythiques


Quand la sirène et le triton s’envoient en l’air, comment dit-on ?
Une partie de queue dans l’eau ? Faire la bête à deux nageoires ?
Nous sommes puceaux, de vrais thons, nous les terriens qui évitons
De parler de nos libidos ni comment s’est peuplée l’histoire.
À ce propos, comment Pégase fut-il conçu par ses parents ?
Une femme prise par un centaure ? Sur la terre ferme ou dans les airs ?
En mythologie, ça dégaze et les désirs sont transparents
Entre les dieux procréators qui, nos femelles, fertilisèrent.(Tableaux de Boris Vallejo sur https://aphrodisiacart01.wordpress.com/2016/07/18/boris-vallejo-julie-bell/ .)
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…Mais ça pourrait aller mieux !
Quand rien ne saurait ĂŞtre pire, sans doute pourrions-nous pleurer
Mais ne pleurons pas comme ceux qui n’ont plus aucune espérance !
Rions plutôt quand ça empire, quand la planète est apeurée
Car c’est l’instant le plus chanceux pour reconstruire en vétérance.
Lorsque la crise est la plus forte et le moral est au plus bas,
Plus rien ne pourra aggraver ce qui nous frappe à contrecœur.
Prions si cela nous réconforte ! Et si notre foi tituba,
Sachons que c’était pour graver la confiance dans notre cœur !Tableau de Jonas Burgert.
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Tout va très bien…
Rassurez-vous, tout va très bien sur la planète paniquée
Malgré les nouvelles alarmantes et le chômage qui empire !
Les crises menacent nos biens mais c’est pour mieux communiquer
D’une réaction performante qu’il faudra nous attendre au pire.
Médias magiques, dites-moi si je resterai la plus belle
Malgré tous les bouleversements qui secouent les gens compassés !
Réseaux sociaux, rassurez-moi et s’il le faut, je me rebelle
À condition perversement que mon train-train soit menacé !Tableau de Lisa Aisato sur https:www.aisato.no .
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Les deux Vendredies

D’ores et déjà vendredi revient systématiquement
Annoncé, en fin de semaine, par deux sirènes en pêle-mêle.
Je le dis et je le redis : « ce jour est thématiquement
Voué, par leur nature humaine, à deux femmes-poissons jumelles.
Deux sirènes qui se ressemblent comme deux gouttes d’eau, c’est drôle !
Comme le reflet d’un miroir ou deux clones sans contredit.
Elles vivraient toujours ensemble en s’admirant à tour de rôle ;
Elles sont connues dans leur terroir sous le nom des deux Vendredies.Tableau de Nicoletta Ciccoli
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Vendredi, mangez du lapin !

Je vois les feuillets s’effeuiller au fil de mon éphéméride
Sept fois par semaine – quelle aubaine ! – mon régime suit la marée :
Lundi, du poisson persillé ; mardi, la fête à la bourride ;
Mercredi, sole marocaine ; jeudi, bigorneaux bigarrés.
Mais point de poisson vendredi, la mer m’a posé un lapin.
Qu’à cela ne tienne – de garenne – j’en quémande de toute ma fièvre !
Notre pĂŞcheur, sans contredit, aussitĂ´t lance son grappin
Et nous remonte de sa carène une sirène à moitié lièvre.
Du vendredi soir au dimanche, durant deux jours, durant trois nuit,
Je l’aimerai passionnément et jusqu’à la dernière arête.
Le goût de sa douce chair blanche m’aura profondément séduit
Au point que, sans désagrément, ce n’est pas demain que j’arrête.Illustration de Dominic Murphy sur https://www.dominicmurphyart.co.uk/down-the-rabbit-hole
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Ishtar
La déesse de l’amour physique s’est revêtue de beaux atours
Sous forme d’un voile pudique pour faire barrage aux désirs.
Elle n’en est que plus érotique par le mystère de l’amour
Dont l’attirance véridique entraîne fantasmes et plaisirs.
Aux premiers jours du mois de mars, j’invoque la « Dame du ciel »
Afin qu’aussi bien hommes et femmes soient l’alchimie de la passion
Pour qu’ils soient complices et comparses, unis d’un amour essentiel
Qui lèvera le voile infâme qui transgresse l’émancipation.Photo d’Evgeny Makarenko.
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ADN et QR-code


C’est pour bientôt ; le QR-code va s’imprimer sur le visage
Et facilitera la tâche de la reconnaissance faciale.
Ce sera comme un digicode simplifiant le marchandisage
À condition qu’on n’y attache pas trop de morale impartiale.
Trop tard ! Vous étiez prévenus maintenant vous serez pistés ;
L’état saura où vous allez, qui est l’élu(e) de vos pensées.
Votre esprit sera détenu par une conduite assistée
Selon ce que vous prévalez et ce que vous aurez dépensé.Photos d’Alexander Khokhlov et maquillages de Valeriya Kutsan sur https:buzzly.frde-magnifiques-portraits-en-noir-et-blanc-de-visages-peints-en-noir-et-blanc.html .
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Le rire est un poison pour la peur
Oser franchir une frontière où la peur se met en travers,
Nous permet, le cœur en alarme, d’éprouver tout notre courage.
Alors laissons notre âme entière affronter ce monde à l’envers
En rigolant Ă chaudes larmes et rire ! Bisque ! Bisque ! Rage !Tableau de Paula RosellĂł. Titre de George R.R. Martin.
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Réveil en jaune
Ah ! Laissez-moi rêver en jaune un printemps qui me dégourdit,
Une pluie qui lave mon corps, un soleil qui chauffe mon âme.
Un vent pour mon esprit aphone après cet hiver assourdi
Mais qui s’éveillera encore comme annoncé dans le programme.Même illustration que pour « L’invasion imminente » 2007-0144.
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Fantasmes aux fantĂ´mes
Mélangeons fantômes et fantasmes quand ils ont troqué leur linceul
Et glissé leurs corps bien roulés dans des tenues affriolantes.
Mais j’appréhende qu’un tel orgasme, le jour où je serais bien seul,
M’apporterait dans la foulĂ©e une « petite mort » violente.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Bottes de cuir
Version 18.03.2018
Version 18.03.2023
Emmenez votre femme faire un tour en voiture,
Équipez-la d’une paire de bottes de cuir,
Veillez qu’elles soient bien à sa pointure,
Si c’est le cas, vous pourrez en déduire :
« Ces bottes sont faites pour marcher et vivre l’aventure
Et tout ce que tu as à faire, c’est t’en servir pour me séduire. »
Après avoir fait quelques kilomètres,
Dites-lui de rentrer Ă pied.
Rentrée à la maison elle saura vous mettre
Des coups de pied au cul comme il lui sied :
« Ces bottes sont faites pour frapper et pas pour se soumettre
Et si t’as pas compris tu vas me le recopier ! »
Ă€ force de vouloir marcher au-delĂ de tous les horizons,
Elle a fini son aventure au fond d’une camionnette.
Un 4×4 bon marchĂ© partant Ă la chasse au bison,
Conduit par un indien mature, grincheux mais cependant honnĂŞte.
Ils dormirent à la belle étoile, elle dans le van et lui dehors
Bercés par le cri des coyotes qui flairaient la bonne occasion.
L’indien avait dressé sa toile pour s’abriter des météores
Tandis qu’elle avait les chocottes et tremblait comme un oisillon.
Évidemment elle rejoignit l’amérindien dans son tipi
Chaussée de ses bottes de cuir mais nue et pas très convaincue.
Cependant elle lui enjoignit de ne pas faire de touche-pipi
Autrement il n’aurait qu’à fuir avec un coup de pied au cul.Si vous faites l’expérience, vous remarquerez que plus il y a de kilomètres et plus les coups de pied au cul sont précis.
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La femme bicolore
Elle avait un côté martien qui émettait des infrarouges,
Et la poitrine vénusienne qui diffusait des rayons verts.
Elle avait les métatarsiens qui rayonnaient d’une onde rouge
Et une attirance pelvienne qui déviait mon regard pervers.Petit rappel d’anatomie : le métatarse est l’ensemble des os du pied et la région pelvienne est en rapport avec le bassin.
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La fuite des poissons
Désormais qu’ils n’ont plus que trois jours à régner
Les voilà qui s’enfuient dans les vagues hypnotiques.
Ils remontent, ils refluent vers le lieu désigné
OĂą dĂ©jĂ se poursuit leur avenir nautique.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Chat-pot-de-colle
Mon chat est tellement collant et j’y suis tellement attaché,
Que je l’appelle « Chat-pot-de-colle », un nom qui lui va comme un gant.
Ses poils sont des autocollants que j’ai du mal à arracher
Sur mes vêtements jusqu’au col, mes pantalons, mon cardigan.
Ce matin en caracolant après un vol à l’arrachée,
Il m’a brisĂ© une bricole en imitant un ouragan.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les mémoires accumulées
Voulez-vous lire dans les pensées de vos voisins et vos voisines ?
Alors empruntez l’escalier des mémoires accumulées !
Vous y serez récompensés par les idées qu’emmagasinent
Aussi bien les fous Ă lier que les savants affabulĂ©s.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Notice pour fées débutantes
Pour celles qui auraient oublié les coquelicots éclatants,
Je vous ai dessiné ce plan pour éviter pas mal d’horreurs.
Vous n’aurez plus qu’à déplier votre matériel de printemps
Et peindre sur le tapis blanc de neige ces fleurs sans erreur.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’affaire des bourgeons


Hier, le printemps s’est fait gronder pour avoir montré ses bourgeons
Qui se dégageaient de son tronc dans un tendre épanouissement.
Ce renouveau dévergondé s’en alla à califourchon
En arborant son beau plastron à risquer l’évanouissement.Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.
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Tout pour le héros
« Une nature cinq étoiles, un panorama imprenable ! »
C’Ă©tait Ă©crit sur la brochure de l’agence de l’ocĂ©an.
C’était avant que se dévoile la vérité insoutenable
Qui exigeait pour l’aventure un hĂ©ros, que dis-je, un gĂ©ant !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Enfer ou Paradis ?
L’existence est-elle un palace ou un système « marche ou crève » ?
Je ne sais pas qui a raison, la vérité reste en sommeil.
Tandis que les corps se prĂ©lassent sur l’Ă©tal des marchands de rĂŞves,
Devant les pâtĂ©s de maisons pour s’offrir leur place au soleil.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le gué des oiseaux
Quand souffle le vent du large, il faut savoir traverser
Le gué qui mène à l’épreuve quand on a le cœur blessé.
Si les oiseaux prennent en charge toutes les larmes versées,
La confiance s’abreuve Ă ce qu’on a su dĂ©laisser.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La famille léopard
La famille léopard est toujours sur le départ
Avec Louis, Léo, Gaspard, Isabelle et Balthazar.
Mais leur mère se désempare car leur père, ce salopard,
Est parti au lupanar avec ses potes les guĂ©pards.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’eau qui chante
L’eau nouvelle se renouvelle et vient chanter à mes oreilles ;
Elle me raconte les histoires de tous les humains de la Terre.
Hier, une jeune demoiselle a bu cette eau sous le soleil ;
Aujourd’hui, femme, c’est notoire, elle a un an supplĂ©mentaire.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le chapeau éberlué
Savez-vous que lorsqu’on croise un flamand rose dans nos forêts
Il faut toujours, c’est un usage, se dĂ©couvrir et saluer.
Une petite fille un peu narquoise, devait sûrement l’ignorer
Car l’oiseau sauta au visage vers le chapeau Ă©berluĂ©.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’envolée belle
Le secret pour réussir une bonne lévitation,
C’est d’avoir un cœur musclé de devoirs de gratitudes ;
Endurcir et radoucir toutes ses palpitations
Et sans cesse renâcler toutes ses bĂ©atitudes.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Remonter le courant
Ce que j’aime dans les sources, c’est remonter le courant,
Traverser tous les siphons jusqu’aux ruisseaux collecteurs.
Ă€ perdre haleine Ă mi-course, nager Ă contrecourant,
Jusqu’à trouver le griffon, gardien du puits protecteur.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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En amont et en avalant
Remonter la rivière vers l’amont de sa source,
S’enivrer d’un poisson, gaiement en l’avalant !
C’est une vie si fière et pleine de ressources
Que vivre de boisson sans d’autre Ă©quivalent !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Entre les dunes
Pour lire entre les dunes, suivez mon dromadaire ;
Il va l’amble en suivant les contours des volumes.
Pour lire entre les lignes, suivez mon porte-plume ;
Entre mon encrier et mon abĂ©cĂ©daire.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Des questions en queue de poisson
Ă€ force de se poser beaucoup trop de questions,
Notre corps se courbe en point d’interrogation !
Trop de réponses en attente font l’indigestion
Et ce n’est pas très bon pour la navigation !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Quand la vague déferle
Quand la vague déferle aussi forte soit-elle,
Je ne dois pas chercher sur mon bateau l’issue.
Je sais que la rafale ne sera pas mortelle
Et que Dieu m’offrira une vie plus cossue.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.