🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.
🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.
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Monde cruel

La vie est un monde cruel où rien n’importe que la survie
Et l’on mange ou l’on est mangé car le pragmatisme est vorace.
La vie est un jeu sexuel ; on se reproduit à l’envi
Pour ne pas soumettre au danger la préservation de sa race.
Pour la sirène, c’est différent puisqu’elle se nourrit de naufrages,
De navigateurs solitaires, marins pêcheurs, vieux loups de mer.
Pour la marine, c’est atterrant mais pour l’océan, quel ouvrage
Que laver ces parasitaires le plus souvent au goût amer !
Or il y a marin et marin, le petit mince au goût d’anchois,
Le gros ventre imbibé d’alcool qui remporterait le championnat
Car pour faire un bon navarin, il faudrait des morceaux de choix
Et, comme on l’a appris à l’école, on ne fait qu’avec ce qu’on a.Tableau de Jérémie Fleury.
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Même pas peur du loup

Bien sûr, j’ai peur d’être mangée par un loup tapi derrière moi ;
Ce fauve qui ne voit en moi qu’une victime à sacrifier.
Bien sûr, je me sens en danger et mon cœur est tout en émoi
Lorsque mon corps devient la proie d’un prédateur qualifié.
Mais c’est du moins ce que j’espère que pense la bête féroce
Qui salive de ma tendre chair de tout son instinct sensuel.
Il ne sait pas que je repère de loin sa silhouette atroce
Pour en faire le vœu le plus cher de mon appétit sexuel.
Je suis Diane, la fornicatrice, pas la chasseresse homérique
Mais celle qui traque les fauves et loups lubriques de toutes sortes.
Je porte quelques cicatrices, témoins de combats héroïques
Qui m’ont tous laissée saine et sauve tandis qu’alors la bête est morte.Illustration de Milo Manara sur https:www.obesia.comindex.phparte1049-milo-manara-2 .
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Laurelïne
Laureline à la plage

Pendant nos pauses nécessaires pour faire reposer les circuits
De nos neurones en réseau qui me faisaient sortir des gonds,
Nous refermions le grand glossaire avant que le cerveau soit cuit
Et partions suivant les oiseaux vers un agréable lagon.
Laureline, complètement nue, nageait comme un poisson dans l’eau
Et moi aussi, nu comme un ver, je n’me sentais plus déprimé.
Quand le moment était venu, nous regagnions le bungalow
Où nous adorions prendre un vers à l’eau de prose bien rimée.
Nous nous réveillions dans la nuit et nous sortions discrètement
En costume d’Adam pour moi et en tenue d’Ève pour elle.
Et durant ce bain de minuit, nous nous embrassions tendrement
Et nous ressentions nos émois retentir d’amours naturelles.
Sous le ciel étoilé limpide, nous dansions rythmés par la houle ;
Nos corps baignés de clarté pure, enlacés dans l’onde céleste ;
La brise aux caresses timides à vous donner la chair de poule
Et l’océan chanter d’azur l’éveil d’un rêve manifeste.Tableau d’Alexander Chernigin.
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Laurelïne
Sur les ailes de Laureline

J’ai rencontré ma Laureline lors d’une étrange coïncidence ;
Je cherchais la porte d’accès au réseau d’illumination
Pour y découvrir la colline où se situait la résidence
Des grands poètes à succès pour quêter mon initiation.
Elle m’a donc ouvert le chemin que je n’aurais jamais trouvé
Sans elle et sa complicité qu’elle m’accorda tout de suite.
Et c’est ainsi, main dans la main, que j’ai été fort éprouvé
Par les efforts explicités par les Grands Maîtres de conduite.
Après tout un mois de labeur, j’ai décroché le premier titre
Et j’ai pu apposer mes textes parmi ceux des autres poètes.
L’esprit parfois si absorbeur que j’en perdais mon libre arbitre
Tant le travail dans ce contexte semblait un miroir aux alouettes.
Mais nul regret sur ce parcours où chaque mot forge une empreinte
Car sous l’aile de l’invisible, les vers s’élèvent en secret.
Pourtant l’effort paraît si court mais il m’a laissé comme étreinte,
Celle de l’amour irrésistible de mon âme-sœur consacrée.Illustration de Moebius.
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Carpe diem et temps de chien

À ceux qui sont pauvres de biens mais sont riches du temps qui passe,
Qu’il est bon de vivre au présent sans s’inquiéter de l’avenir
Et profiter au quotidien du confort de son propre espace
Sans oublier l’omniprésent privilège de s’en souvenir !
C’est pourquoi ma prochaine vie, je veux m’ réincarner en chat
Qui se plaira à voir passer les chiens dehors par la fenêtre.
J’attends donc de Dieu le devis pour vivre une vie de pacha
Et je suis prêt à trépasser si j’ai l’occasion de renaître.
À ceux qui sont riches de biens mais pauvres du temps de loisirs,
Qu’il est dur par les mauvais temps de travailler à prospecter
Pour gagner son pain quotidien sans toutefois pouvoir choisir
Comment échapper pour autant à l’argent qu’il faut collecter !
C’est pourquoi ma prochaine vie, je veux relire le contrat
Et changer deux ou trois options pour habiter dans le seizième.
Je ne saurais être ravi qu’à condition que mon mantra
Me permette enfin l’adoption d’un mode de vie « carpe diem ».Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La grenouille qui se voulait encore plus grosse


Il y a eu des antécédents comme ceux décrits par La Fontaine ;
Une grenouille désirant devenir aussi grosse qu’un bœuf.
Bien qu’elle crevât de l’excédent tout en courant la prétentaine,
La tradition va s’étirant jusqu’à nos jours au gui l’an neuf.
Nouvelle année, nouveau modèle, est désignée une championne
Qui va tenter d’améliorer le score de ses précédentes.
Et, comme de coutume fidèle à cette règle tatillonne,
Elle a opté pour majorer une taille encore plus confondante.
Tant et si bien qu’elle crève l’écran sur les réseaux et les médias
Et qu’on ne parle plus que d’elle dans les bistrots et les chaumières.
Tout cela l’a montée à cran ; elle brûle surtout dans l’immédiat
Les deux mêmes bouts de la chandelle tout en agitant sa lumière.Illustrations d’Algorithmic Reality.
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Le paradis des chauds lapins
Au paradis des chauds lapins, personne ne fait le tapin
Mais tous les anges, en revanche, portent une tunique blanche.
Ce sont des femmes évidemment qui aussitôt devenues mamans
Quittent ces chauds lapins lubriques pour accoucher à la fabrique.
À la fabrique des lapereaux, où ne vient nul godelureau,
On sépare les lapins mâles pour leurs compétences animales
De leurs femelles qui serviront de peluches comme chaperon
Et les mères, d’après c’qu’on en dit, retournent ensuite au paradis.Illustration de Yuko Rabbit sur https:www.cuded.comdigital-paintings-by-yuko-rabbit?ssp_iabi=1676447831639 .
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Une fable idiote


« Continuer à se disputer à propos des conflits mondiaux
Conduit sur des chemins hasardeux où l’on se perd rapidement.
Passer son temps à discuter et s’fâcher avec un idiot
Prouve au moins qu’il y en a deux si ce n’est toi, évidemment ! »
Ainsi me parlait le corbeau qui se croyait intelligent
Tandis que moi, pauvre renarde, j’objectais sur un coup de tête :
« Cher Monsieur, vous tenez fort beau des propos tellement obligeants
Que si je me montrais bavarde, j’en deviendrais encore plus bête !
(Tableaux de Heather Murray et Elena Arcangeli ;
« Ne jamais se disputer avec un idiot qui te ramènerait à son niveau et te battrait avec l’expérience » George Carlin.)Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.
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Dimanche, la muse cornue

Quand elle se montre d’humeur absente de la moindre veine poétique,
Il m’est inutile de croire qu’elle m’inspirera ce dimanche.
Mon encre et ma plume s’exemptent de toute envie hypothétique
Qui ne saurait faire qu’accroire le bourdon de la page blanche.
Alors je l’imagine ailleurs dans un décor blues & morose,
Vêtue de toilettes françaises et coiffée d’une cornemuse.
Je plonge son regard railleur dans une prose à l’eau de rose
Afin que la douche écossaise brusquement déride ma muse.
Aussitôt elle renvoie la balle de toute sa rage intérieure
Que je m’attrape en pleine poire par l’effet miroir attendu.
Aussitôt ma plume s’emballe de mes mémoires antérieures
Qui se dévident d’une encre noire aux reflets-vers inattendus.Tableau de Michael Cheval sur http://chevalfineart.com/portfolio/new-releases
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Le joli temps rosé du dimanche

Un joli calicot rétro pour un bustier à l’eau de rose
Et je sens toutes mes racines fleurer des photos argentiques
Avec leurs portraits magistraux des élégantes un peu moroses
Dont l’étrange regard fascine encore d’un air nostalgique.
La mode s’enfuit éperdue à la recherche du futur
Tandis que les modèles s’ancrent dans les mémoires démodées.
Pourtant le temps n’est pas perdu et j’aspire à voir la suture
Entre l’avenir qui s’échancre et le passé raccommodé.Tableau de Catrin Welz-Stein sur http://artsdumonde.canalblog.com/archives/2016/03/12/33502041.html
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À problème de cochon, sa solution de lapin



Puisque dans l’cochon, tout est bon, confions-lui l’orientation
Car son odorat légendaire sait guider chaque mouvement.
Les femmes à l’esprit pudibond pourront même sans contestation
En faire leur référendaire pour tout affaire en jugement.
Pareillement chez les chauds lapins – bien plus encore que le cochon –
Il suffit d’une simple carotte pour le rendre plus perceptif.
Ainsi sans le moindre pépin, sans se monter le bourrichon,
L’animal par simple jugeote saura foncer sur l’objectif.
Sitôt les lapins en action, les solutions se multiplient
Bien plus vite que les problèmes se soulèvent en fédération.
Évidemment en réaction, seront également accomplis
Autant de sources de dilemmes issus des proliférations.Tableaux de Margo Selski sur https://hamptonsarthub.com/2012/12/29/margo-selski-explores-myths-of-her-own-making
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À l’heure des thés



À l’heure du premier thé vert, j’ai le cœur encore à l’envers ;
Mes cauchemars ont transformé mes inquiétudes déformées
Qui ont macéré la semaine toute mon aventure humaine
Et répandu sur mes nuits blanches tous mes soucis en avalanche.
À l’heure du second thé rose remontent les pensées moroses
Et je me mets à ressasser le présent mêlé au passé.
Toutes ces mémoires ancestrales, tragicomiques et théâtrales
Se rejouent sans interruption comme un mal qui fait éruption.
À l’heure du dernier thé noir, finis cafards et idées noires
Qui ont tellement infusé que leur poison s’est transfusé
Dans tous les canaux collecteurs qui se sont montrés protecteurs
En expulsant mille douleurs qui m’ont redonné mes couleurs !Tableaux de Catrin Welz-Stein sur http://artsdumonde.canalblog.com/archives/2016/03/12/33502041.html
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Larguez les amarres !
Puisqu’on nous ferme les frontières et qu’on nous traite comme des veaux,
Regroupons nos dépossessions en villages errants, sans attaches.
Soyons humains à part entière, échappons à l’Ordre Nouveau
En faisant céans sécession contre l’état qui nous cravache.
Nous irons où portent les vents suivant le cours des alizés,
Nous remonterons vers le nord lorsqu’auront fondu les calottes.
Nous suivrons les routes en rêvant aux bars sur les Champs-Élysées
Et attendrons que nous honorent les futuristes sans-culottes.Illustration de « La croisière des oubliés » par Enki Bilal.
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Jazz


À contre-mots, à contretemps, sur des rimes faibles appuyées,
Les Reflets-Vers chantent le blues et la Prose déchante son spleen
En alexandrins trompétant en douze pieds bien essuyés
Mais en laissant sur la pelouse deux ou trois rimes orphelines.
La poésie-jazz s’incorpore dans les exclamations des cuivres
Qui hachent ses rimes en notes et ses poèmes en trémolos.
Alors les vers sortent des pores des musiciens qui osent suivre
Cette partition qui dénote un style assez méli-mélo.Tableaux de Victor Sheleg.
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Vue sur les étoiles
Lorsque nous sommes confinés dans le cocon de nos maisons,
Nous voyons le monde extérieur d’une inhabituelle impression.
Nos drôles de vies recombinées sont obligées avec raison
À réfléchir de l’intérieur comment survivre à l’oppression.
Tandis que le temps continue, les activités arrêtées
Semblent impossibles à retenir tant l’habitude nous a marqués.
Tandis que la peur s’insinue dans la quarantaine apprêtée,
Comment se profile l’avenir de cette humanité parquée ?Tableau de Subarna Das.
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L’ombre du chat
Depuis que mon chat est parti pour gambader dans l’autre monde,
Je perçois l’ombre de la présence du souvenir en rémanence.
Ainsi l’amour se réparti dans ma conscience comme une onde
Dont je transmets la bienfaisance à mon réseau en résonance.
Comme une cloche tibétaine dont le tintement se prolonge,
Son image infuse sans cesse dans le courant du quotidien.
Venue des étoiles lointaines, cette perception se rallonge
Et pulse l’écho que j’encaisse le long du bulbe rachidien.Illustration de Dave McKean.
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Sourire avec les yeux
Plutôt que reprendre un cachet, tracez sur le dos de la main
Un regard d’ange protecteur comme un bouclier merveilleux.
Ainsi, tout ce qui est caché et qui pourrait surgir demain
Cessera de vous faire peur et ne vous brûlera plus les yeux.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La relève
Lorsque l’humanité actuelle aura disparu sur la Terre,
Les oiseaux prendront la relève dans leurs costumes en queue de pie.
Leurs migrations perpétuelles seront alors élémentaires
Et si des guerres se soulèvent, les vautours iront au tapis.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La bataille du printemps : La victoire
« Mon Dieu, c’est déjà pour demain ! » dit, affolé, Petit printemps
Qui ne sait comment s’habiller ni surtout quel masque porter.
Prenant son courage à deux mains, il doit sourire à tous les temps,
Savoir quand il faut babiller et afficher l’air transporté.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La bataille du printemps : L’arme secrète
Il va sans dire, l’arme secrète décidera de la bataille
Et si nous sommes en détresse, nous devrons bien tirer l’alarme !
Sachez que l’arme sera discrète pour éviter toute discutaille,
Mais que notre carte maîtresse aura la maîtrise des charmes.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La bataille du printemps : Le dernier jour
Qu’on n’y croit ou qu’on n’y croit guère, est-il besoin de faire un choix ?
Le temps qui passe nous l’affirme, le temps qu’il fait nous met en doute.
Si les saisons se mettent en guerre, c’est à la Terre qu’il échoit
De rester gelée et infirme ou mettre le printemps en route.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La bataille du printemps : Le Capitaine
Je nommerais bien Capitaine, une petite fée rouquine
Dans un bel uniforme vert comme il sied à la chevalière.
Avec au moins une centaine de sortilèges d’Arlequine
Pour aller combattre l’hiver à coups de fouet, à coups de lierre.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le coup du bélier


Dès que l’hiver ouvre la porte, il en défonce la barrière
Pour dépenser son énergie tellement il est impatient.
Ainsi le printemps nous l’apporte, ainsi commence la carrière
Du bélier dont la synergie nous laisse un souvenir conscient.Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.
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Le dernier jour de l’hiver
En ce dernier jour d’hiver, sur la spirale du temps,
Je pense aux bourgeons qui claquent sur un rythme insouciant.
Aux accords de l’univers qui annonce le printemps,
En pointant sur le zodiaque un bélier fort impatient.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Dis-moi où est la lumière
Quand je cherche une vérité, je recherche où est la lumière.
Bouddha, montre-moi où tu es dans les flammes de ces bougies !
Jésus, montre ta charité dans la lueur de ma chaumière !
Tous les secrets sont situés dans tous ces lumignons rougis.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’art naturiste
L’artiste nu n’est qu’un cœur qui ne sait que s’émouvoir
Lorsque la nature montre ses plus belles révélations.
Béni soit le créateur qui sait écouter et voir
La beauté dans la rencontre de l’homme et la création !Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’attente du printemps
Juste à minuit sonnant j’ai donné rendez-vous
À Monsieur le Printemps pour une collation.
Dans le soir frissonnant, j’attends, je vous l’avoue
Ce moment important avec exaltation.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La Terre féminine
La Terre est féminine, elle m’a enfanté ;
Jusqu’alors j’ai grandi dans son corps de déesse.
Mon cœur aime d’étamine son pistil enchanté ;
Chaque année j’y brandis mon âme d’allégresse.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les milles petites voix
Bien sûr, si on écoutait les milles petites voix
De ces petites boussoles, attentives sentinelles,
On serait fort envouté dans les champs à claire-voie,
On décollerait du sol vers la flamme originelle.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Couleurs d’élipse
Tout à coup le ciel pâlit et les gazouillis s’arrêtent,
L’ombre revêt la nature d’un manteau d’obscurité.
Dans ce suave aphélie de notre douce planète,
Les reflets fondent en peinture aux couleurs d’éternité.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Dernière bataille hivernale
« Vous avez bien du mal à quitter la froidure ! »
Disait Monsieur Printemps face à Monsieur Hiver.
« Je suis seul et j’enrage contre la procédure ! »
Répliqua l’hypocrite aux derniers faits-divers.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.