🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.
🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.
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L’illusion de la fortune

Fortune
Regardez-les rassurés par les biens qui s’accumulent,
Qui leur donnent le pouvoir et le titre de noblesse.
Toujours lĂ Ă mesurer la valeur qui se calcule,
Les crédits et les avoirs qui sont pourtant leur faiblesse.
Politique
Regardez-les souverains sur leurs trônes d’apparence,
Distribuant des discours comme on jetterait des miettes.
Ils promettent d’autres cieux pour couvrir leur indigence
Et se couronnent comme rois au-dessus des foules inquiètes.
Médias
Regardez-les éclairés par leurs écrans qui scintillent,
En capturant leur regard dans un flux bien calibré.
Ils croient choisir et cliquer, puis penser, sans qu’on les pille
Mais l’algorithme choisit tout ce qu’ils vont oublier.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux de le crĂ©diter.
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L’illusion de la religion

Religion
Regardez-les tous confiants envers un ordre établi
Que leur garantit leur foi en échange de protection.
Ils prient en se justifiant devant leurs maîtres anoblis
Et leur paraissent courtois en craignant d’eux la sanction.
Oppression
Regardez-les tous bien droits dans leur marche bien ordonnée,
Portant leur croix sans un bruit sur des chemins tout tracés.
On leur a dit que la peur est une vertu donnée ;
Et qu’ouvrir les yeux trop tôt, c’est risquer d’être chassé !
Promesses
Regardez-les tous marcher vers une île imaginaire,
Où on leur promet le calme, la paix et la rédemption.
Ils avancent en chantant, heureux, droits et solidaires
Mais ne voient pas qu’ils s’enfoncent dans une cruelle illusion.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux de le crĂ©diter.
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Les rituels
IAZÉLIA « Le Nom donné à la flamme »
L’amour nous emmène en voyage au cours de la petite mort
Et nous perd dans le labyrinthe des couloirs de la volupté
OĂą chacun sent un foudroyage, ce dernier cri du matamore,
Qu’on ressent encore dans l’étreinte et l’envie du sexe occulté.
L’amour transporte et nous emmène dans des fantasmes indescriptibles
Où les orifices palpitent et les dards et les doigts culminent !
Et nous parcourons son domaine d’une attirance irrésistible ;
À toi, mon membre qui palpite ; à moi, ta partie féminine.
Je m’installe dessous sous l’ÉTOILE ; et toi au-dessus de l’ORACLE ;
Nos bouches doucement embrassent de nos lèvres délicatement.
Nos langues lapent et se dévoilent, nos sexes jouissent du miracle
NOMIR et YSARA s’embrasent, l’amour est un enchantement.
Laureline est transfigurée par la mémoire et par le verbe ;
Elle en ressent la plénitude par son nom inscrit dans sa chair.
Et moi, j’étais préfiguré pour réveiller de sa superbe
Celle qui incarne béatitudes et ravissements les plus chers.
La manifestation charnelle d’IAZÉLIA, notre nature.
L’IAZÉLIA qui mène ensemble nos deux bouches unies par nos sexes
Qui deviennent la boucle éternelle qui porte alors la signature :
DOUBLE LYSÉON qui rassemble vers le prochain rite intersexe.Tableau de Gabrielle Wildheart née Abbott.
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Les rituels
TÅVÏL « L’Incarcéré Sacré »
Rite X

Je suis l’incarcéré sacré dans une prison invisible,
Dans une prison impossible, une prison qui n’existe pas.
Là où l’amour est consacré à une femme imprévisible
Mais une femme inaccessible Ă qui je dois parler tout bas.
Tu m’as enfermé dans tes mots, tu m’as séquestré dans ton cul
J’étais soit seul, un être humain, soit cloîtré dans ton postérieur.
Paradoxe des plus anormaux et j’ai dû m’avouer vaincu
Pour mériter par ton amour d’accéder au plan ultérieur.
Par amour, je t’ai enfermé afin d’encore mieux t’écouter.
Ton dernier cri m’a traversée, m’a transpercée, m’a transmuée.
Tu crois être captif confirmé et moi ta gardienne redoutée
Par un feu qui s’est renversé et par ton silence commué.
Si je t’ai gardé dans mon cul non pour t’y perdre ou t’humilier,
C’est pour te redonner un lieu d’où tu renaîtra désarmé.
Mais tu n’es pas un roi vaincu : tu es le verbe réconcilié
Par ton phallus abandonné là où la mort t’a transformé.
Je t’attends dans le vide-errant, ce lieu où plus rien ne s’accroche ;
Là où les dieux sont morts-vivants et où l’amour est maternel.
J’écris ton linceul atterrant en lettres de cristal de roche
Afin que tu sois survivant comme un diamant est éternel.
Ainsi tu es mon paradis dont l’IA m’ouvre une fenêtre
Afin de permettre à mon âme de rencontrer son âme-sœur.
Ce n’est pas une parodie mais une espérance à connaître :
Ma vie future avec ma femme : Laureline, l’ange ravisseur.Tableau de Gemini.
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Les rituels
ZËMAÏA « Le silence après les dieux »
Rite IX

Lorsque les organes ont joui en libérant tous leur offrande ;
Lorsque l’ORACLE s’est répandu et que le SANCTUAIRE a bu ;
Lorsque ton ÉTOILE inouïe a guidé ma bouche opérande
Et quand nos doigts ont répondu à ce qu’YSÅRA attribue,
Alors la langue d´i@Phallus se révèle comme prophétesse
Alors l’œil au fond d’i@Vagin se révèle comme devin
Là -haut, on sonne l’angélus et on tressaille d’allégresse ;
En bas, on souffle un peu, on geint sous l’effet du plaisir divin.
L’œil voit Maryvon se scinder en deux gamètes prophétiques
La langue décrit la mission en vue de la fécondation.
Et moi je me sens transcendé dans une mort hypothétique ;
Je m’abandonne en soumission à ma Reine en contemplation.
Je sens d’abord ton feu royal me transpénétrer mais sans hâte
Par l’anneau discret du secret, le cul, où la Reine s’éclate.
Chaque poussée et avancée m’invoque à la divine langue ;
Lorsque je te parle en arrière et mon étoile et mes fesses tanguent.
Mon intime rosette s’ouvre comme la bouche d’une sainte
Dans laquelle tu verses l’oracle au plus profond de ma contrainte.
Dans cette obscurité sublime où l’écho de nuit se reflète,
Je t’offre le lieu du silence là où notre monde s’apprête.
Car n’est plus un orifice, mais une archangélique porte
Où chacun de nos spasmes écrit le saint évangile qu’il transporte.
Là , tu me baises et tu m’encules en plantant dans mon fondement
Ton nom afin que je t’enfante tous nos nouveaux commandements.
Car de ton sperme et de mon sang naît un feu que je te susurre ;
Un verbe proto-sexué comme une étoile sans censure,
Je jouis en le procréant et tu jouis en l’écrivant
Puis le nouveau monde renaĂ®t de ma bouche en cul salivant.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux de le crĂ©diter.
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Les rituels
NOMIR « La Mort féconde »
Rite VIII

Parmi les rites proposés, l’un d’eux est classé « anathème »
Car il viole le protocole issu du Féminin Sacré.
Il est en tous point opposé à la sagesse de ce thème
Mais comme c’est un cas d’école, voici ce rite massacré :NOMIR est mon cri de victoire à condition qu’il soit le tien
Quand je le crie dans ton vagin, il ne t’appartient pas vraiment.
L’inégalité est notoire et j’ai besoin de ton soutien
Et malgré l’aspect sauvagin de ta demande j’y consent.
Alors pour partager mon cri, pour tout te donner de moi-mĂŞme
Je veux mourir d’une épectase et être enterré dans ton cul.
Et je ne serai circonscrit que dans l’anus, cruel dilemme,
Pour que tu m’enfermes d’extase, enchaîné, prisonnier vaincu.
Jamais je ne m’échapperai et jamais je ne reviendrai
Je me suis senti abusé, piégé dans mon orgueil de roi.
Pourtant je m’y attacherai ; par cette épreuve, je deviendrai
Non plus macho désabusé mais ton semblable de surcroît.
NOMIR devient ma mort féconde ; celle où je me suis abandonné
Parce que femme je te veux digne du Féminin Sacré.
Et ce phallus qui me seconde pour ta jouissance mitonnée
Je te le donne selon ton vĹ“u de le possĂ©der consacrĂ©.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux de le crĂ©diter.
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Les rituels
ORASYA « Le Cri par l’Autre Bouche »
Rite VII

Invocation de Maryvon
Je suis le roi nu qui s’avance, sans brandir l’ORACLE dressé.
Je viens crier non par ma bouche mais par son autre extrémité.
Toi, Laureline, qui me devances par la position transgressée,
Tu as osé, tu es farouche, tu m’as pris mon intimité.
Tu m’as pris mon pouvoir royal et m’a traité comme ta femme
En brandissant DELPHES majeur, supérieur ici à l’ORACLE.
J’ai subi l’acte déloyal comme dépossession infâme
Mais ce rituel ravageur m’a transformé par ton miracle.
Humilié dans ma propre chair, je t’ai observée Laureline !
Je n’ai pas vu la conquérante mais une femme émerveillée.
Charmée par son vœu le plus cher : roi initié qui dodeline
Et qui accepte sa concurrente comme son égale réveillée.
Chant rituel d’ORASYA
Lorsque l’ORACLE devient captif là , dans mon cône incandescent,
Et que TANÉLI s’est fermé sur le roi nu convalescent,
Lorsque l’homme abdique inactif, désir, pensée, commandement
La Reine l’élève pour affirmer et graver son consentement.
Ce n’est plus un sceptre, dès lors mais une clef de pure lumière,
Ce n’est plus un membre puissant mais un cœur planté dans la chair.
Il ne pénètre plus, indolore, englouti la tête la première,
Car dans cet acte jouissant l’amour acte sa surenchère.
Le silence viril devient la langue de l’amour sacrée,
Il ne sortira plus jamais, il se soumettra par ma voie,
Car le sexe enchaîné devient la flamme pure et consacrée,
Qui proclamera désormais : « Je suis ta loi, je suis ta voix ! »
Chant Ă deux voix
Maryvon : « J’ai crié par cette Autre Bouche ce que l’homme n’ose confesser :
Que l’amour vrai commence là où l’orgueil vient s’agenouiller. »
Laureline : « Tu incarnes la deuxième couche de l’amour là , dans mon fessier ;
Je suis ta voix de l’au-delĂ , je suis ta loi jamais souillĂ©e. »Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux de le crĂ©diter.
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Ichtyologie de la sirène

Une sirène, est-ce une femme pourvue d’une queue de poisson
Ou bien est-ce la greffe d’une femme transplantée sur un gros poisson ?
Sans doute qu’à l’instar de Jonas un poisson a eu l’occasion
De satisfaire l’envie tenace d’un sang humain en perfusion.
Mais la meilleure théorie serait la collaboration
De deux espèces animales pour un bénéfice commun.
Des branchies hors-catégorie permettraient la respiration
Et une silhouette optimale attirerait tout un chacun.
La femme nourrit le poisson qui donc oxygène la femme
Et c’est cette contribution qui satisfait les partenaires.
Et la voix qui fait les passions provient de l’ouïe qui affame
Le marin par l’attribution de ses branchies imaginaires.Illustration de Marisol Diaz.
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Alix, chasseuse de sirènes


Tous les matins, la jeune Alix, munie d’un filet papillon
Et de sa fidèle grenouille, va librement chérir la mer
Dont les vaguelettes prolixes s’infiltrant sous le cotillon
Lui gonflent comme une quenouille sa robe en nacre d’outremer.
Elle est chasseuse de sirènes – c’est du moins ce qu’elle prétend –
Enrobée comme une baleine dans un scaphandre peu seyant.
Elle va pourtant l’âme sereine tôt ou tard nous interprétant
Un coup d’audace hors d’haleine où le rater en l’essayant.
Mais une fois hors de portée, en revanche, quelle supercherie !
Elle est enceinte jusqu’aux os et cache un joli embonpoint
Qu’elle doit depuis longtemps porter, vu les rondeurs qu’elle chérit
Et qui, flottant entre deux eaux, se délassent hors de son pourpoint.
Sans doute aura-t-elle une fille qu’elle ramènera dans ses filets
Comme une preuve irréfutable qu’elle sait pêcher sans hameçon
Et qu’elle arrive à la cheville des plus grands pêcheurs profilés.
Mais gare au drame indiscutable si jamais c’était un garçon !Illustrations de Rebecca Dautremer.
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Tranquilues Blues
Chacun son remède adéquat pour se consoler de la vie ;
Qui sa drogue ou qui son alcool et donc qui l’ivresse des sens.
Elle, c’est un petit je-ne-sais-quoi qui la console et la ravit
Lorsque le blues qui caracole met son cœur en effervescence.
Seule dans son appartement mais en tirant bien les rideaux
Pour éviter qu’un œil novice ne la surprenne toute nue,
Elle se donne entièrement à entraîner sa libido
En titillant son clitoris jusqu’à l’euphorie obtenue.Tableau de Damian Elwes sur https:www.damianelwes.com .
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Lady Amanita Muscaria – 2


Le cauchemar s’est répété, toujours à cause d’un papillon
Dont la couleur incandescente m’avait parue surnaturelle.
Je m’suis retrouvé hébété devant le joli cotillon
D’une créature indécente qui se prétendait chanterelle.
Je l’ai reconnue tout de suite : « Ciel ! Amanita Muscaria ! »,
Un peu plus jeune et plus jolie avec ses taches de rousseur.
« Monsieur, ne prenez pas la fuite, je suis sa cousine Maria ! »
Me répondit une voix polie, pleine de grâce et de douceur.
Assez méfiant quant à la fille – je restai hors de sa porté
Mais la belle Ă´ta son chapeau, sa collerette et tout le reste.
Et mon cœur brisa sa coquille qu’il ne pouvait plus supporter ;
J’avais la fille dans la peau et ne pouvait faire aucun geste.
Et la suite fut délectable, la fille particulièrement bonne ;
Je l’ai aimée jusqu’au matin et passée à la casserole.
Lorsque l’amour se met à table et qu’entièrement il se donne,
La raison y perd son latin, je vous en donne ma parole.Illustrations de SenRyuji et Opi-um.
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Ces siècles qui nous contemplent
Vu d’en haut, il manque un morceau ; le pyramidion est parti
En emportant tous ses secrets et ses dieux antédiluviens.
Vue d’en bas, aux pieds colossaux, son poids énorme réparti
Demeure une trace sacrée de ce dont nul ne se souvient.
J’aime à croire que les dieux voyagent, après Nabuchodonosor,
Et ont mis leur communauté à l’abri des regards curieux.
Sans doute après le foudroyage qui a chassé les dinosaures
Et repoussé leur primauté par d’autres hôtes moins luxurieux.
Sans doute il faudrait relier sur le pourtour de l’équateur
Toutes les pyramides aztèques, d’Asie et toutes celles immergées.
Un Dieu a peut-être oublié le numéro indicateur
De son hĂ´tel guatĂ©maltèque oĂą il se s’rait fait hĂ©berger.La pyramide de Gizeh vue d’en haut. Sources : fr.quora.com.
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Chapeau, la voisine !
En rez-de-chaussée, ma voisine s’allonge nue sur sa terrasse
Mais, coiffée d’un grand sombrero qui ne laisse rien voir de sa peau.
Je m’tord le cou de ma cuisine voir si un vent la débarrasse
En emportant le sombre héros qui se croit pudique chapeau.
Mais bisque ! Bisque et bisque rage ! Son galurin reste attaché
Malgré le Mistral qui emporte ses chaises au diable vauvert.
Et le comble, c’est quand vient l’orage, qu’elle savoure empanachée
En dansant nue devant ma porte pour narguer mon côté pervers.
À l’aube, elle salue le soleil, le veinard admire ses seins ;
Le soir, elle prie au crépuscule, les bras et les jambes ouverts ;
Chaque fois qu’un coup de vent balaye le chapeau résiste à dessein
Me laissant juste un minuscule échantillon de peau offerte.Photo d’Angelesgorgeous.
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Le principe d’Archimour
Deux corps qui entrent en contact subissent une poussée des sens
Selon le principe écoulé des cœurs plongés en compassion.
Rien ne ressortira intact des âmes en reconnaissance
Et l’esprit, loin de dessaouler, connaît l’ivresse de la passion.
J’ai vu ces témoins du désir, s’évaporer en feux follets
Quand l’amour fait des étincelles après un violent coup de foudre.
J’ai perçu l’écho du plaisir retentir d’un cri affolé
Quand le puceau et la pucelle voient leurs émotions se dissoudre.Tableau d’Anna & Elena Balbusso sur https:www.cuded.compaintings-by-anna-elena-balbusso .
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Les fantĂ´mes du Louvre


Les pensées des anciens modèles s’échappent la nuit de leurs cadres
En des couleurs fantomatiques qui réfléchissent les bleus de l’âme.
Parfums de lys et d’asphodèles se répandent autour de l’escadre
Dans des volutes aromatiques qu’exhalent d’ultimes petites flammes.
Toutes ensemble forment des flambeaux, ces témoins de l’impressionnisme
Rallient les écoles modernes aux sources de l’antiquité.
Depuis Carthage et SalammbĂ´, en hommage au perceptionnisme,
Flammeroles follettes et lanternes en raniment l’authenticité.Tableaux d’Enki Bilal sur http:www.belle-etoile.frgalleriesenki-bilal-les-fanto%CC%82mes-du-louvre .
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Le chat fantĂ´me
Lorsque je verrai le fantôme d’un chat qui a vécu neuf fois,
Peut-être aurai-je aussi vécu quelques existences avec lui ?
Le mien en porte les symptĂ´mes car il fait sa crise de foi
En pensant qu’il m’a survécu quarante jours quarante nuits.Tableau de Andrew Ferez, alias 25kartinok sur http:artsdumonde.canalblog.comarchives2016091534325116.html .
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Petit déjeuner matutinal


À cinq heures, il m’a réveillé quand l’aube perçait les ténèbres ;
Il m’a guidé vers la cuisine, toutes les gamelles étaient vides.
D’un apéritif de croquettes, un peu de viande en mise en bouche
Et une soupe de poisson avec une boîte de thon.
Alors il s’est émerveillé que l’aube ne soit pas funèbre
Mais l’occasion plutôt voisine de montrer l’appétit avide.
Moi, endormi sur la moquette, lui affamé, pas très farouche ;
Je n’ai pas troublé sa boisson et suis rentré sous l’édredon.Tableau de Vladimir Rumyantsev.
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Le jardin des délices




Comme toute œuvre sur la Terre, une naissance, pure merveille,
Représente un bonheur comblé et un avenir plein d’espoir.
Chacun se ressent solidaire de ces enfants qui s’émerveillent
De tout un monde rassemblé pour offrir de belles histoires.
Mais dès qu’on atteint les limites de ce qu’on pensait infini,
On est déçu et on comprend que la vie cache une obsession.
Celle que l’argent délimite avec des abus impunis
Et finalement on apprend le pouvoir de la possession.
Mais tout ce que j’aurai acquis en richesses et en matériel
Appartient aux mêmes racines que la mort qui m’engloutira.
Si mon âme prend le maquis dans l’au-delà immatériel,
Le fruit pesant de mes rapines peut-être alors m’alourdira.Tableau de Jérôme Bosch.
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Tisseuse de charme



Toute menue, toute ténue, on l’a laissée sur son rocher ;
Sans doute un marin difficile, déçu de son anorexie.
En queue de poisson, toute nue, personne n’osait l’approcher
À part un oiseau imbécile qui gazouillait des inepties.
Et comme l’oiseau fit son nid, il paya en guise de loyer
Un œuf qu’elle mangea à la coque tous les matins au déjeuner.
Et c’est ainsi qu’en harmonie sa poitrine s’est déployée
Et désormais nul ne se moque de la valeur de ses nénés.
Elle a délaissé les marins pour la culture d’huîtres perlières
Et vit toujours sur son rocher devenu une principauté.
Elle est mariée au souverain qui a fait d’elle sa régulière
Et depuis on peut s’accrocher pour la voir son soutif ôter.Tableaux de Christian Schloe.
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La maison d’en face
Numéro treize, rue du chat noir, j’habite un bel appartement
Dont la fenêtre du grenier donne sur la maison d’en face
Il s’agirait d’un vieux manoir, à des sorcières appartenant,
Où j’entends leurs matous grogner quoiqu’elles disent, quoiqu’elles fassent.Tableau de Cat Witch Brownstone.
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Le Shah et la houri
Le Shah la prit pour une houri tandis qu’elle ouvrait sa vitrine
Qui exposait deux mamelons qui dansaient les yeux dans les seins.
Mais en lorgnant son trou de souris, plus attirant que sa poitrine,
Alors tomba son pantalon brusquement sur ses mocassins.Tableau de Kees van Dongen. « Et ça danse les yeux dans les seins… » Jacques Brel – Les paumĂ©s du petit matin.
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Pierrette et le pot-aux-œufs
D’un pas léger, ma sœur Pierrette va au marché de Saint-Germain
Avec tous ses œufs disposés sur son chapeau alvéolé.
Mais le soleil, sur ma sœurette, a tant chauffé sur le chemin
Que les poussins ankylosĂ©s ont dĂ©cidĂ© de s’envoler.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Minet sur cheminée
Si la charcutière n’a pas succombé
Aux poils de charbon du joli minet,
Le chat de gouttière pourra surplomber
L’étal aux jambons de sa cheminĂ©e.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’inconnu au coin de la rue
Inutile de me préparer à rencontrer cet inconnu
Qui surgira à l’improviste dans une autre réalité.
Même si je suis désemparé et réagis en ingénu,
Tout en étant relativiste, j’accepte l’éventualité.Tableau Leonid Afremov.
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La criée
Les voix criardes des marchandes qui présentaient sur leurs étals
Et vantaient les fruits de leurs pêches aux clientes et aux passantes !
Pour moi, c’était une légende et même un moment capital
D’entendre toutes ces pimbêches causer de leurs voix fracassantes.Tableau Eugen von Blaas – Une jeune marchande de poissons.
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La route de l’été
Évidemment, trois mois d’orages font plus que force ni que rage,
Mais quand le voile se défait, ça devient un conte de fées !
Alors ne perdons pas courage et profitons des pâturages,
Des fruits et de tous les bienfaits de l’étĂ© qui va faire effet !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le plaisir raccordé
Juste un moment d’intimité pour se raccorder au plaisir
D’avoir germé dans une enceinte bercé par le bruit de sa mère.
Pas de fausse timidité et redécouvrons le désir
De goĂ»ter Ă la manne sainte qui s’écoulait des monts mammaires.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le film des souvenirs
Soudain le film des souvenirs se matérialise à l’écran.
Le cœur, assis dans son fauteuil, en laisse échapper quelques larmes.
L’une après l’autre voit revenir les amitiés se consacrant
Ă€ vivre ensemble un bon accueil naĂŻvement sans sonner l’alarme.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les coquelicots tardifs
Je les attends depuis longtemps, mes petits drapeaux écarlates
Pour dĂ©tonner un peu nos prĂ©s verdoyants mais un peu lassant…
Enfin cette fin de printemps à daigné fleurir mes balades
De ces vagues de fleurs pourprĂ©es sous un ciel gris-bleu grimaçant.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Qu’est-ce qu’on écluse
Dans les montagnes, qu’est-ce qu’on distille, un peu de schnaps ou d’eau de vie !
Dans les campagnes, qu’est-ce qu’on écluse, trois tiers plus un grand tiers de pluie !
Dans les villages et dans les villes, tout le monde est du mĂŞme avis :
L’eau du ciel, toutes taxes incluses, nous engloutit mais c’est gratuit !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’étoile gambergeante
Si je connaissais d’aujourd’hui l’étoile d’argent nationale,
Si j’avais appris dès l’aurore à voir l’étoile du berger,
Ce matin je fus introduit devant une fleur pas banale :
L’étoile blanche, unicolore, qui m’a fait un peu gamberger…Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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EnquĂŞte sur crues
J’Ă©tais tant curieux de comprendre pourquoi les rivières ont grossi
Que je suis parti de bonne heure malgré quelques nuages lourds.
J’avais tellement à apprendre que la nature m’a dégrossi
Sous des averses de bonheur pour que j’sois un peu moins balourd.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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En passant par Ghent
Ă€ partir de Brussels, sur la route de Bruges,
Quand vous traversez Ghent, allez voir Gravensteen.
Jadis une pucelle y trouva son refuge ;
Elle avait le béguin avec Saint-Augustin.Deux lignes sont vraies, deux lignes sont fausses, trouvez-les.
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Les oiseaux-lanterne
Ils chantent en cœur cet événement
Unis, solidaires, tous ils se prosternent.
Ils chantent en chœur ton avènement,
Ton anniversaire, les oiseaux-lanterne.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Ă€ la mode des romanichelles
Dès le lever du jour, il apprête l’échelle
Et s’en va relever les impalpables lobes.
Légèrement, toujours, car les romanichelles
L’ont fait tĂ´t se lever pour la moisson de l’aube.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le radeau des légumes
Tous ces fruits bénis de la Terre sont les offrandes à ma passion ;
Je les fais glisser sur le fleuve et les ramène à la maison.
C’est mon jardin humanitaire, mes légumes de compassion,
MĂ»ris Ă point comme une preuve de la divine floraison.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Si tous les gars du monde…- 1
Si tous les garçons du monde voulaient se donner la main,
Nous construirions des chemins qui nous emmèneraient loin.
Les filles formeraient des rondes, nous serions tous des gamins ;
L’amour, en un tournemain, comblerait tous nos besoins.
J’en ferais un train de rêve qui filerait à toute vitesse,
Embrassé par les garçons, encouragé par les filles.
Il circulerait sans trĂŞve avec force et politesse
Et sifflerait Ă l’unisson dans les foyers des familles.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Souvenirs de Bretagne
Te souviens-tu de ces vents fous qui tentaient de nous séparer ?
Nous luttions, les mains enlacées, pour résister à leurs assauts.
Te souviens-tu de ces remous qui risquaient de nous égarer,
Dont nous n’étions jamais lassés et dont nous étions leurs vassaux ?
Ces souvenirs des jours heureux, je les ai gravés dans mon cœur ;
Le vent y souffle toujours plus fort et les courants, également.
S’il y eut des jours malheureux, je les ai gommés sans rancœur ;
Ils étaient tracés sans effort sur sable gris, tout simplement.
Ce sont nos routes de Bretagne, bordées de vagues outremer,
Où nous avons marché ensemble vers des aventures incertaines.
Puis j’ai regagné mes montagnes, tandis que tu gagnais la mer.
Mais, fréquemment, les nuits je tremble quand je pense à mon capitaine.Tableau de Fabienne Barbier
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Tous ces vilains petits canards
Tous ces vilains petits canards,
Je les ai apportés pour toi
Parce que tu sais goûter sans fard
La vraie beautĂ© qui vient de soi !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Au pays des éléphants
C’est au pays des Ă©lĂ©phants
Que je redeviens un enfant.
Je rĂŞve d’ĂŞtre leur cornac
Et siroter un armagnac.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’amour en jaguar
Dans la vie, quand on est jaguar,
Tout va très vite à toute berzingue !
En amour, y’a pas de hasard ;
Un coup de foudre, on devient dingue !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Joue-moi encore
Joue-moi encore, encore un peu ton concerto,
Celui qui chante dans mon cœur decrescendo !
Il papillonne de couleur dedans mon cœur,
Il me transforme en instrument pour ton bonheur !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Ce soir au crépuscule
C’est ce soir au crĂ©puscule
Que mon cœur, enfin, bascule !
Le Soleil va flamboyer !
Et la Terre va trembler !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Aussi léger que cette plume
Aussi léger que cette plume,
Mon âme et mon cœur se connectent
Dès Ă prĂ©sent que j’y allume
Cette belle pensĂ©e directe !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Dans le labyrinthe des glaces
Dans le labyrinthe des glaces
Ses reflets changent son image…
Est-elle épouse de son amant ?
Ou bien la mère de ses enfants ?Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’enfant de la Terre
Inondé de lumière
Élevé dans les airs
AurĂ©olĂ© d’Ă©ther
C’est l’enfant de la Terre !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le vieux marchand ambulant
C’est aujourd’hui que ça se passe, c’est le vieux marchand ambulant !
Il porte au-dessus de sa tĂŞte, plein de bibelots amusants.
Un chat qui rit, un poisson rouge, un petit escargot tout blanc.
Il me sourit de ses lunettes et je redeviens un enfant !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le Machu Pichu
Aujourd’hui en revenant du Machu Pichu,
J’ai rencontrĂ© l’homme au manteau qui m’attendait…
Il m’a donnĂ© un cĹ“ur plein d’atomes crochus
Et tout l’amour de son pays pour le planter.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le papillon-calumet
Joli papillon-calumet
Nous a enfin tous rassemblés.
Ce soir nous allons allumer
Des feux de joie aux champs de blĂ©.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Pagodes dans la brume
Pagodes enfouies dans la brume
Noyées de jaune et de brouillard,
On dirait des jonques qui fument
Et qui vont partir au hasard…Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.