🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.
🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.
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Planter, déplanter, replanter

Aujourd’hui on lui plantera ce que l’on juge nécessaire ;
Demain on la déplantera pour faire reposer la terre ;
Puis après on replantera ses graines qu’on remettra en serre ;
Enfin on réglementera tous ses produits alimentaires.
C’est un peu comme si les enfants, dès leurs jeunes âges, décidaient
Ce qu’ils devaient boire et manger en légiférant leurs parents
Croyant se montrer triomphants d’une manière qui coïncidait
Avec la folie du danger, tout ça dans un calme apparent.
Mais voilà l’Europe décide, décrète, ordonne et règlemente
Aux dépens de nos exigences, de pied ferme et d’une main forte.
Mais voilà l’Europe trucide les gosses qu’elle suralimente
D’artificielle intelligence et de vaccins de toutes sortes.
Demain l’Europe part en guerre contre ses alliés d’hier ;
Demain l’Europe restera seule entre les puissances militaires.
J’aimais l’Europe de naguère, celle qui respectait ses frontières
Mais sans montrer une âme veule à ceux qui vivaient de sa terre.Tableau de Steven Kenny sur https:elhurgador.blogspot.com201901steven-kenny-pintura-painting.html .
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Quand j’entends le mot « couture » je sors mon instrument !

En tout pays une Marianne est prĂŞte Ă sortir de ses gonds ;
Selon un mot code prononcé, elle brandit son instrument.
Qu’elle s’appelle Valérianne, Natacha ou Marie-Dragon,
Elle est à point pour annoncer et sonner l’hallali, crûment.
Chez les Chinois, c’est la couture qui met les femmes à découvert ;
Chez les cocos, on balbutie, car c’est banni du manuel ;
Chez les fachos, c’est la culture qui fait sortir les revolvers ;
Chez les Français, c’est la Russie, du moins d’après l’Emmanuel.
C’est le « Branle-bas de combat ! Fermez les portes et les volets !
Car les ennemis vont passer ; on s’attend à des conneries !
Après Gaza et le Donbass, tous les espoirs sont envolés ! »
Et Manu de se surpasser Ă crier ses macronneries.
C’est le roitelet sur son trône qui croit manier le cabestan ;
À chaque orage assombrissant, il nous fait tanguer la galère.
Il se raccroche à sa couronne, sculptée dans l’or et le clinquant ;
Son membre n’est qu’un sceptre impuissant qui lui laisse un goût de misère.Tableau de Wang Yuqi
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Des jouets pour la sirène

Comme un garçon dont les jouets grandissent avec le temps qui passe,
La sirène devient exigeante en matière de godemichet.
Si l’hippocampe est dévoué à lui flatter la carapace,
Elle devient plus intransigeante quant Ă la taille du crochet.
La pieuvre et ses huit tentacules arrive en tête du palmarès
Fors l’étoile de mer qui dispose de cinq organes bien bandants.
N’ayant pas peur du ridicule, parfois elle-même se caresse
Tantôt lors du temps d’une pause ou plus, à son corps défendant.
Puis vient toute une collection de coquillages bien nacrés
Et de méduses urticantes qui lui chatouillent le clitoris
Qui gonfle avec délectation sous les écailles échancrées
Par les délices fornicantes qu’aurait fantasmées Osiris.Tableau de Sara Vastiares.
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Un jouet pour la sirène

La petite sirène méridionale ne chérira jamais l’ours blanc
Mais l’hippocampe des mers australes à la queue en tire-bouchon.
La sirène septentrionale en utilise un ressemblant
D’une manière théâtrale à un phoque à califourchon.
Bien que les phoques n’aient pas de jambes, ils ont la nageoire caudale
Qui donne aux petites sirènes un air de malice entendu.
Il faut voir ces filles ingambes crier de toutes leurs amygdales
Leur p’tit’ chansonnette sereine lorsque leur queue est bien tendue.
Mais revenons à l’hippocampe également aphrodisiaque
Dont la souplesse de l’appendice remporte la palme des sex-toys
Car lorsque les marins décampent leurs engouements paradisiaques,
Il faut bien qu’elles se dégourdissent de leurs petits poulains playboy.Illustration de Mila Marquis sur https://www.facebook.com/milamarquisillustration .
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Quand je vous mène en bateau
Quand je vous emmène en bateau sur l’océan de mes reflets,
La mer paraît surnaturelle et le ciel hallucinatoire.
De même, cerise sur la gâteau, quand le vent souffle mes pamphlets,
Une ondée socioculturelle peut vous sembler divinatoire.
Que voulez-vous ? Mes métaphores déforment le temps et l’espace
Et créent des vagues qui vous poussent et vous détournent loin des côtes.
Mais j’y place des sémaphores qui vous éloignent des impasses
Pour la balade la plus douce dont je vous emberlificote.Tableau d’Odilon Redon dont le musée de Winterthur propose ne exposition en ce moment.
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L’étrange don
J’ai une énergie qui ondoie d’un rayon vert photochromique
Qui donne une couleur lustrée à mon index surnaturel.
J’écris mes vers du bout du doigt sur le clavier électronique
De ma tablette Ă illustrer mes vers soi-disant culturels.
Nourrissez mon cœur d’une image, la plus mystérieuse qui soit,
Et je sens la clef dans mes mains m’en révéler le pot-aux-roses.
Tous les jours, je lui rends hommage par un poème que je perçois
En avançant sur le chemin tracé à l’encre de ma prose.Tableau de Stephen Bauman.
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La ligne orange
La ligne orange utilisait toujours ces antiques voitures
Dont les cahots faisaient grincer les vieux ressorts sur les essieux.
Chaque parcours fertilisait mon appétence d’aventures
Et son roulis une pincée de graines d’humour facétieux.
Tous les passagers rigolaient sur les aiguillages ancestraux
Qui secouaient côtes et fesses dans une liesse mémorable.
Certaines femmes cabriolaient sous les allegros orchestraux
Du tramway qui, je le confesse, jouait un complice honorable.Tableau de Mark Lague.
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Sous le signe de la découverte




Si partir, c’est mourir un peu à ce qu’on laisse derrière soi,
Si mourir, c’est partir toujours sans regretter sa vie d’avant,
Alors arriver n’est qu’un vœu de répéter encore une fois
Les mêmes gestes de tous les jours en réaction au gré du vent.
Partir à deux pour se nourrir l’un l’autre de ses émotions,
S’orienter grâce aux étoiles et accueillir le nouveau jour !
Alors si nous devons mourir d’un moyen de locomotion,
Que ce soit d’un bateau à voiles gonflées au grand vent de l’amour !Tableaux de Jake Baddeley sur http:artilo-artilo.blogspot.com201207jake-baddeley.html?m=1 .
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Les cages aux jeux de rĂ´les
À peine sortie de sa cage, la reine d’un jour sans mémoire
Dès lors organise sa prison avec son environnement.
Tout est jouet, plus ou moins sage, jugé à travers l’écumoire
De l’œil fixé sur l’horizon en vue de son couronnement.
Mais d’autres cages la contemplent ; d’autres reines d’hier et demain
Qui, à leur tour, pourront régner une journée à satiété.
Toutes ces cages forment un temple où l’on y prie à mille mains
Pour une utopie imprégnée des rôles de la société.Tableau de Rafal Olbinski sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201104rafal-olbinski-surrealista-polacco.html .
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Le printemps sur la campagne
Le temps, suspendu Ă leurs vols, passe en silence sur la campagne
Et l’ensemence de printemps à l’aide d’oiseaux de passage.
Que j’aime ces oies bénévoles venant des pays de cocagne
Et qui en rapportent tout autant les fruits de leurs apprentissages.
Qu’ont-elles vu sur l’océan ? Que rapportent-elles d’Afrique ?
Qu’ont-elles appris aux antipodes ? Qu’ont-elles enfanté pour nos Pâques ?
Moi, tout en bas sur mon séant, j’apprécie la façon lyrique
Dont le printemps lance la mode en éclairant mon ciel opaque.Photo de Sab Wanderlust.
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Vers un monde urbanisé ?
Toutes ces constructions modernes qui prétendaient nous rassurer
En poussant les miasmes morbides accumulés autour de nous,
Forment un monde qui nous materne avec son progrès assuré
Mais dont les séquelles font un bide et nous font courber les genoux
Les voies de communications nous promettent un rassemblement
Par des campagnes politiques comme un voyage organisé.
Les voies de la respiration en ont décidé autrement
Par une réaction critique face à ce monde urbanisé.Photo de Jean-François Rauzier.
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Nouvelles perspectives
On nous éclaire la chandelle avec de fausses perspectives ;
L’autorité au premier plan s’enfonce bien souvent dans l’ombre ;
Les états visent un objectif qui se trouve hors de leur portée
Et l’avenir à l’horizon penche lourdement vers le passé.
Les accords entre les pays reposent sur des utopies
Et des traités vite dépassés par le cours des événements.
Les religions croient faire face mais ne montrent que d’inepties
Devant ce monde d’illusion qui ne propose que mirages.
(Gravure « Satire de la fausse perspective » de William Hogarth.
Ă€ lire sur http:figuresambigues.free.frPeinturehogarth.html#axzz6HL9q9fFp )Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Tendres ingénues



Quel plaisir de se baigner nues et retrouver les origines
De notre matrice utérine auprès de notre génitrice !
Juste un petit bonheur ténu d’une liberté sauvagine
Que nous aimerions qu’entérine la société inhibitrice.
Quel plaisir de se sentir nues, le corps caressé par le vent
Qui nous effleure le visage et nos parties les plus intimes !
Comme un désir qui s’insinue à l’instant d’un soleil levant
De saluer le paysage par cette offrande légitime.
Quel plaisir de se montrer nues au soleil et Ă la nature
Qui nous ont façonnées pareilles aux héroïnes et aux déesses !
Se retrouver toutes ingénues, s’identifier simple créature
Dans son plus modeste appareil pour en apprécier l’ivresseTableaux de Frederick Carl Frieseke.
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La route du soi



Tout feu tout flamme, ma jeunesse court Ă travers mille chemins.
J’apprends tout et je retiens tout, je brûle et fais feu de tout bois.
Ma vie est pleine de promesses et de serments sans lendemain.
Je m’éparpille un peu partout, je chasse, je mange et je bois.
À l’heur de ma force de l’âge, mes chemins sont délimités ;
Je réalise ma carrière pour bâtir ma pérennité.
Malgré quelques carambolages, je vise la magnanimité
Par la sagesse et la prière envers une sérénité.
Et puis un jour je se sais plus où je dois fixer mes crampons ;
Les transformations m’ont changé le paysage et le contexte.
Le temps a passé, il a plu et l’eau a coulé sous les ponts ;
Mes expériences ont mélangé mes pensées dans de faux prétextes.Tableaux de Catherine Chauloux.
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Mes quartiers de lune



Au premier quartier de la lune, tous les deux, on s’aime le soir
Le firmament nous enveloppe, on tremble, on se serre, on a froid.
Sur une couche de fortune où il n’y a guère la place de s’asseoir,
Nos émotions se développent et nos mains en tremblent d’effroi.
Au dernier quartier de la lune, tous les deux, on compte le soir
Les étoiles qui naissent une à une et illuminent notre cocon.
Suspendus au-dessus de la lagune, oscillant comme une balançoire,
Nos deux corps, d’une passion commune, goûtent l’amour sur le balcon.Tableaux de Sergey Tyukanov
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La malle méprise
Morphée m’a livré cette nuit sa malle pleine de malices
Puis, en est sortie habillée de bandelettes bigarrées.
Lorsqu’elle a frappé à mon huis, j’ai cru qu’il s’agissait d’Alice
Mais quand je l’ai dĂ©shabillĂ©e, elle s’est endormie, effarĂ©e.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Top départ
Au top départ, le bélier part dès que le printemps a sonné
L’inauguration des beaux jours avec sa fougue du pionnier.
Pour le reste, on verra plus tard une fois qu’on aura frissonné
Dans la flamme qui met toujours un dernier coup de tisonnier.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Ah ! Ces châssis qui s’enchâssaient…
J’ai fait un saut dans le passé dans les vieux quartiers d’autrefois
Où les garçons draguaient les filles au volant de leurs Charleston.
Je me suis mis à rêvasser à ces châssis qui, quelquefois,
Vous provoquaient, lorsqu’ils oscillent, des sursauts qui vous dĂ©boutonnent.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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22, c’est le printemps !
Au printemps, comme aux élections, on promet à tous le beau temps ;
En cas de pluie, des parapluies ; après reviendra le soleil.
Moi, j’ai ma prédilection pour un climat bien barbotant ;
J’aime le temps qu’il fait aujourd’hui et sans me faire tirer l’oreille.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le printemps farceur
Voilà qu’on attend le printemps avec son soleil et ses fleurs
Et qu’il répond en millibars tombant sous les coups de Pascal.
Alors vive le mauvais temps avec ses larmes et ses pleurs
Et faisons la tournĂ©e des bars en guettant la prochaine escale !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’Ă©cole buissonnière
Dans mon école buissonnière, mes professeurs sont les oiseaux ;
Chacun m’apporte sa belle plume pour que je lui Ă©crive un mot.
Adieu existence prisonnière que j’ai quittée pour les roseaux !
Adieu le marteau et l’enclume des obligations et des maux !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’autre monde
Si nous n’avions pas été humains
Nous serions peut-ĂŞtre des souris
Qui auraient pris un autre chemin
OĂą la nature nous aurait souri.
Bien sûr, nous n’aurions pas fait la guerre !
Il n’y aurait pas de combats entre nous !
À part les ennemis qu’on n’aime guère :
Les belettes, les renards, les minous.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Deux messagers pédonculés
Puisque sa flamme se déclare par une fleur immaculée
Comme un délicat émissaire qui se prétendrait triomphant,
Voici mon modeste étendard, deux messagers pédonculés,
Pour fĂŞter ton anniversaire et rĂ©jouir ton cĹ“ur d’enfant.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Cherchez la clef
Il y a tant de mystères à percer sur cette Terre
Et j’ai bien trop d’impatience à en percer les contours,
Que, je ne saurais le taire, j’ai si mauvais caractère
Que je n’ai pas la prĂ©science d’en voir les clefs alentour.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Un printemps éternel
Je t’offre ce nouveau printemps comme une oriflamme éternelle
Qui embrasera dans ton cœur toutes tes nobles qualités.
Ce cœur, qui a toujours vingt ans, transmet sa flamme maternelle
Et tes enfants reprennent en chĹ“ur toute sa sensualitĂ©.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les mamours à la chaumière
Ma cabane au bord de l’eau, c’est tous les jours le printemps ;
Nous y vivons de lumière et nous y faisons l’amour.
Entendez-vous les grelots qui sonnent Ă contretemps
Quand nous sommes Ă la chaumière en train de faire des mamours.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Vol en tandem
À tire d’aile ensemble derrière l’horizon,
Le voyage est bien mieux quand on a un ami.
On se tient en confiance, on est loin des prisons
D’un quotidien qui cause notre misogamie.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les trois fées
La première fait des bulles pour jouer aux courants d’airs,
La deuxième fait des brasses pour nager entre deux eaux,
La troisième fait des rondes pour demeurer solidaire
Et les trois fĂ©es chantent ensemble d’une jolie voix de mezzo.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Juste une rose
Juste un bouton de rose cueilli dans l’autre monde
Tandis que je marchais sur d’étranges chemins.
Pour ton anniversaire, mes pensées sont fécondes
Pour m’en ressouvenir aujourd’hui et demain.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’oiseau printanier
Ă” joli diapason de la nature intime,
Toi qui a le secret de tirer du sommeil
La partie de la Terre qui repose en victime
Sous le rideau d’hiver d’une neige vermeil.
Depuis combien de nuits, luttes-tu avant l’aube,
De peur qu’une patrouille te surprenne en délit ?
J’entends ta douce aubade qui me charme les lobes
Et résonne l’accord juste au périhélie.
Que tous nos compagnons recouvrent le sentier !
Tous ces petits cœurs chauds au matin de leur vie.
Que ces milliers de pattes reprennent leurs chantiers
Pour continuer encore leur mission de survie !
Que croyez-vous qu’il guette avant le point du jour ?
Une damoiselle oiseau et sa flamme à aimer ?
Ce petit prêtre en plumes veille sur le séjour
De l’étoile du matin dans l’azur essaimé !
C’est au cœur de l’hiver, dans le froid absolu,
Qu’il naît d’une raison qui nous échappe encore.
Mais nous savons, qu’au cœur du mal, est résolu
Cet amour qui extrait, du vide, ses avant-corps.Tableau de Fabienne Barbier