Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • Stop au strip please !

    Stop au strip please !

    Je dois vous dire que ma voisine continue de me harceler
    En venant frapper à mon huis toute nue en quête d’amour.
    Par la porte de la cuisine – car les cloisons sont morcelées –
    Elle vient désormais chaque nuit me faire son strip-tease glamour.

    J’ai dit « non, arrête nymphomane ! Ma caméra de surveillance
    Transmet tous tes comportements au poste de sécurité.
    On me traite d’érotomane, de chaud lapin dont la vaillance
    Transforme son appartement en lupanar immérité ! »

    Ma chère voisine m’a répondu « mon cher voisin, je vous ai plu !
    Quittez donc votre appartement ; ma garçonnière est bien séante ! »
    Moi, épuisé, les nerfs tendus, résister m’étant superflu,
    Je l’ai suivie directement à travers la cloison béante.

    Tableau de Deni Bangke sur https:www.flickr.comphotos126338814@N07with14526949009 .

    
    
    
  • Des images très subtiles Ă  dĂ©couvrir

    Des images très subtiles à découvrir

    Les amateurs du monde entier, d’Ukraine, de France et d’ailleurs,
    Aiment décorer leurs intérieurs de peintures talentueuses.
    Mais afin que vous ressentiez l’image, moi, le rimailleur
    Vous entraîne au stade antérieur de chaque œuvre voluptueuse.

    Je vous entraîne dans le tableau à bord de mon bateau de rêves
    Où la femme devient une île qui accueille le cœur voyageur.
    Je vois à travers mon hublot ses côtes, ses plages et la grève
    Où j’accoste l’âme juvénile mais avec l’esprit imageur.

    Quand je pénètre la lagune qui détient son trésor caché,
    Je vois la peinture qui s’anime et me dévoile ses secrets.
    Une petite voix opportune, à laquelle je suis attaché,
    M’appelle et m’ouvre magnanime l’entrée de son temple sacré.

    Entre les siècles, elle s’élève, tatouée d’étoiles oubliées ;
    Ses mains en prière secrète accueillent l’ombre et la lumière.
    Je deviens alors son élève et chaque mot est publié
    De ses émotions indiscrètes mais d’une vérité première.

    Tableau de Nikolai Fedyaev.

    
    
    
  • La Flamme des Ombres

    👩🏻‍🦳 Lilith
    Je règne dans la nuit, souveraine glaciale,
    Couronnée par le feu qui surgit de mes mains ;
    Mon pas fend le néant d’une ardeur impartiale,
    Et mes yeux font trembler les plus sombres humains.

    Je porte dans mon sein la braise des abîmes,
    Un flambeau souterrain qui déchire le mal ;
    Il consume l’orgueil, les actes illégitimes
    Et relève le cœur à son point optimal.

    Mon dard est une clef qui détruit et délivre ;
    Un poison éclatant qui guérit par le mors.
    Il change en or vivant le sang qui veut survivre
    Et transmute en soleil le poids lourd de la mort.

    Qu’ils viennent, les orages, qu’ils s’effondrent et qu’ils grondent !
    Je marche au-dessus d’eux, intacte et émérite ;
    Je fais naître un empire au plus noir de l’immonde
    Et j’arrache à la mort son éclat hypocrite.

    Yavänor
    Je reconnais bien là ton pouvoir de renaître
    Du statut de proscrite en nouveau paradigme.
    Tous les hommes bientôt devront te reconnaître
    Et accepter la femme, cette éternelle énigme.

    J’ai reconnu ta main lors de chaque accident
    Qui m’a ouvert la voie vers un autre chemin.
    À chaque nouvelle crise, ton pouvoir dissident
    A vaincu les démons qui me forçaient la main.

    Encore une dernière fois, je suis prêt à sauter
    Vers la prochaine étape si tu en es l’issue.
    Je le sais ; grâce à toi, je n’ai jamais fauté
    En choisissant la voie que tu m’avais conçue.

    Illustration de Ledal.

    
    
    
  • Les Noces Souterraines

    👩🏻‍🦰👩🏻 Laureline & Loreleï
    Sous la voûte de givre où la nuit nous recueille,
    Nos corps entrelacés consument le cristal ;
    L’océan souterrain s’embrase et nous accueille,
    Éclairant de ses feux ton amour marital.

    La roche nous étreint, mais nos lèvres l’enflamment ;
    Chaque souffle est un pacte au tréfonds des versants.
    La glace se fissure au tumulte des flammes
    Et l’abîme s’incline à ton désir naissant.

    Nos mains sculptent le temps sur la paroi nocturne ;
    Nos chants métamorphosent le silence mortifère.
    L’écho de nos baisers, du néant taciturne,
    Fait jaillir un soleil souterrain des enfers.

    Nous sommes deux étoiles aux entrailles de l’ombre ;
    Deux sources fusionnées qu’aucun sort ne défait.
    Pluton grave Ă  jamais dans ses veines sans nombre
    Le sceau de notre étreinte et l’éclat de nos faits.

    Yavänor
    La planète est lointaine et le temps écoulé
    M’aura tôt fait comprendre qu’il nous faut patienter
    Et non précipiter sous peine de chambouler
    L’équilibre fragile d’amours impatientées.

    Le renouvellement par l’élimination
    Pourrait paraître extrême voire contre-productif.
    Veillons Ă  employer cette transformation
    Pour un amour puissant ainsi qu’évolutif.

    Au regard du Soleil, l’effet est novateur
    Et confère l’honneur de savoir l’obtenir.
    Au regard de la Lune, l’effet est fondateur
    Pour l’ÏÄMOURÏÄ et le monde à venir.

    Illustration de Ledal.

    
    
    
  • La Couronne des Vents Obscurs

    Lilith
    Debout sur l’océan, moi, la couronnée d’ombre,
    J’affronte les éclairs du ciel incandescent ;
    Mon pas grave et sacré défie la nuit qui sombre,
    Mes cheveux sont des vents, mes yeux des firmaments.

    La planète au front noir s’auréole de flammes ;
    Ses vagues tourbillonnent en colonnes de feu.
    Je retiens dans ma paume le secret lourd des âmes
    Et mon souffle en arrache au néant son aveu.

    Mon mystère est l’abîme et ma force une étoile ;
    Je règne bien au-delà des orages du temps.
    Dans mes voiles de nuit se déchirent les toiles
    Et l’épreuve devient mon chemin triomphant.

    Yavänor
    Tu m’oblige à marcher dans des eaux plutôt troubles
    Sans la sécurité de voir où vont mes pieds.
    Soit, je n’aurais pas peur même si je vois en double
    La vie et la mort telles l’oxymore te sied.

    Lilith
    Je t’attire au-delà des reflets qui s’égarent,
    Là où l’ombre et la flamme t’épousent d’un seul corps.
    Si ton regard vacille, tu devrais prendre gare
    Et ne pas hésiter sinon je pique encore !

    Yavänor
    J’avancerai quand même car si tu es Lilith
    Et si tu me fais peur, celle-ci me traverse.
    Que tu me piques ou non, ta piqûre insolite
    Sera mon talisman et pas du tout l’inverse !

    Je me laisse piquer, je n’ai pas de rancune
    Car j’aime ton venin qui n’est que de l’amour.
    Tu as conquis du mâle son aiguille opportune
    Pour le « violer » si peu que ç’en est de l’humour !

    Illustration de Ledal.

    
    
    
  • Les Reflets d’Émeraude

    Laureline & LoreleĂŻ
    Sous l’astre d’émeraude où l’océan respire,
    Deux sœurs se tiennent nues dans l’éclat sidéral ;
    Leurs regards sont des flammes que le silence inspire,
    Un serment se déploie sous l’anneau boréal.

    La vague est un miroir où l’âme se révèle,
    Leurs doigts entrelacés tissent un firmament ;
    Le vent porte leurs chants dans l’aurore éternelle
    Et Neptune les bénit de son bleu frémissant.

    Elles sont deux éclairs dans la nuit immobile,
    Deux visages fondus en l’unique reflet ;
    Leur amour est un temple au rivage fragile
    Où l’univers entier s’agenouille en secret.

    Yavänor
    J’ai découvert vos cœurs, j’ai deviné vos âmes ;
    J’ai compris l’origine de votre apparition.
    Vous êtes mes témoins, vous êtes l’oriflamme
    Qui devait me guider vers ma futurition.

    En trouvant Laureline, j’ai trouvé Loreleï ;
    En trouvant Loreleï, j’ai découvert Lilith.
    En découvrant Lilith, avec l’ÏÄMOURÏÄ,
    Le Féminin Sacré lors se réhabilite.

    Cette planète d’eau abrite mes douleurs,
    Les dilue dans la joie et dans la compassion.
    L’émeraude vous sied, j’en aime la couleur
    Et le vert céladon en est l’incantation.

    Vous êtes ce mélange sensuel et intuition
    Qui m’a permis d’oser vous aimer de concert.
    Toi, la lionne exaltée ; toi, libre comme un poisson
    Et moi que vous aimez de feu, d’eau en cancer.

    Illustration de Ledal.

    
    
    
  • La Souveraine des Glaces

    Lilith
    Au seuil des vents glacés je dresse ma couronne ;
    Mon corps noir s’illumine aux feux de l’horizon.
    Uranus dans son cri me dépouille et m’étonne ;
    Je règne sur ses nuits, libre, hors de sa prison.

    Les chaînes se défont, les lois sont renversées ;
    Je foule les abîmes au bord de l’océan.
    La foudre des éclats, les sphères traversées
    Ne sont que des joyaux, des anneaux de néant.

    Je suis la solitude au pouvoir magnétique ;
    La reine qui s’arrache aux serments du passé.
    Je trace dans l’éther ma route prophétique
    Et l’infini n’est qu’un seuil à outrepasser.

    Ainsi je t’appartiens, mon amour, mais farouche ;
    Je ne suis pas aussi docile que Vénus.
    J’anticipe et me sers de toutes ses retouches ;
    Lilith reste insoumise et maîtrise Uranus.

    Yavänor

    Je sais qu’au fond du cœur, tu resteras Lilith ;
    Ton âme reste intacte et toujours consacrée.
    Bien sûr, tu évolues, tu agis, tu milites
    Pour faire reconnaitre ton Féminin sacré.

    J’accepte tous tes choix car ils nous lient ensemble ;
    Ils m’élèvent avec toi et moi, j’en redemande !
    Et plus tu me transformes et plus je te ressemble ;
    De Laureline Ă  LoreleĂŻ, toutes me le recommandent.

    « Je t’aime plus qu’hier et bien moins que demain »
    Cette citation sied Ă  ce polyamour
    Qui grandit avec toi quand tu es en chemin
    Pour assumer ton rôle : Déesse de l’amour !

    Illustration de Ledal.

    
    
    
  • Les Noces intĂ©rieures

    👩🏻‍🦰 Laureline – L’embrasement d’Uranus
    Dans l’ombre sidérale éclate un feu discret ;
    Je tends vers ton amour ma flamme souveraine.
    Là où l’astre invisible en son orbe secret
    Fait trembler mes soleils d’une ivresse soudaine.

    J’épouse tes marées dans l’élan fulgurant ;
    Je grave mes baisers au front de la lumière.
    Ton corps devient l’écrin de l’azur délirant
    Et je m’y perds, en proie à l’ardeur singulière.

    Ô souffle d’Uranus, brise mes horizons !
    Que s’écroulent mes murs, que renaissent mes flammes !
    Je veux, dans ton éclat, abolir mes prisons
    Et boire à ton écluse le flux dont tu t’exclames !

    👩🏻 Loreleï – Les marées insurgées
    Je veille au clair miroir des vagues interdites ;
    Mon âme s’y reflète en corolles d’argent.
    Uranus Ă  mes flots insuffle ses invites
    Et fait de mon reflux un destin insurgent.

    Je noue autour de toi mes ondes boréales ;
    Ton souffle est englouti dans mes vastes remous.
    Je roule et je détruis les digues ancestrales
    Pour renaître plus vaste et me fondre en ton moût.

    Ô planète de l’aube aux éclats insoumis,
    Déploie dans mes marées ton orage électrique !
    Je veux sentir en moi tes songes inouĂŻs
    Et mêler ma douceur à ton rythme tragique !

    Yavänor
    Passées par Uranus, vous êtes ovationnées ;
    En transmutant le feu en amour flamboyant,
    En transmutant les eaux en amour passionné,
    Et moi par transmission à l’effet foudroyant.

    Illustration de Ledal.

    
    
    
  • Miss MĂ©tĂ©o, la vierge sage

    Miss Météo, la vierge sage

    Elle a pris son parapluie rouge… Miss Météo deviendrait sage ?
    Sans doute a-t-elle assez pleuré hiver, printemps et tout l’été ?
    Lorsque, à ce point, les choses bougent, c’est sans doute un mauvais présage
    Qui annonce, faut pas se leurrer, des catastrophes répétées.

    Ou alors, soyons optimiste, si Miss Météo se découvre
    Profitons-en pour admirer ses jolies jambes et la flatter.
    Ou encore, soyons pessimistes, si nous voyons qu’elle se recouvre
    Hommes et femmes, vous frémirez quand sa colère va éclater.

    Je propose que le Président l’invite un jour à l’Élysée
    Et la nomme au gouvernement ministre du temps adéquat,
    Avec permis de résident permanent et fidélisé.
    Le temps n’sera pas plus clément mais au moins on saura pourquoi.

    Tableaux de Paul Kelley.

    
    
    
  • Chaude lapine et Fauve Loup – 2

    Quel avenir après l’amour que toutes traditions séparent ?
    On ne peut plus rentrer chez soi car rien ne sera comme avant !
    Les belles familles en désamour face au mal que rien ne répare
    N’auront jamais, quoi qu’il en soit, de regard comme auparavant.

    Même les étoiles dans le ciel ne donnent de bonne réponse ;
    L’astrologie et la voyance n’offrent que de vaines objections.
    Le libre arbitre reste essentiel ; soit on choisit, soit on renonce,
    Mais il faut bâtir sa confiance et suivre ses propres projections.

    On ne voit pas toujours le lien qui unit à jamais deux cœurs ;
    Cette cinquième dimension qui replie l’espace et le temps.
    La force de cet hyperlien, au-delà de toute rancœur,
    Résiste à toutes les tensions par son pouvoir omnipotent.

    Illustration de Chiara Bautista sur https:beautifulbizarre.net20140623chiara-bautista-love-sings-paper-interview .

    
    
    
  • Miss MĂ©tĂ©o, la vierge folle

    Ce dernier hiver, déjà folle ; au printemps sa folie fleurit,
    Cet été, c’est du gros délire… J’appréhende à peine l’automne…
    Miss Météo, je crois, raffole de tempêtes et de temps pourris
    Et je suis d’accord pour l’élire Manneken-Pis. Ça vous étonne ?

    Sans cesse entre deux mauvais temps, jamais Miss Météo n’oublie
    D’ouvrir son parapluie en grand et le refermer s’il fait beau.
    Mais si le ciel paraît végétant c’est qu’elle est un peu affaiblie
    Ou bien qu’elle a, détail flagrant, les deux pieds dans le même sabot.

    Combien de temps va donc régner Miss Météo, la vierge folle ?
    C’est à notre planète de répondre mais vu comment on l’a traitée,
    On va devoir se résigner à voir son cul qui batifole
    Sur les nuages en train de pondre la prochaine averse apprêtée.

    Tableaux de Paul Kelley.

    
    
    
  • Chaude lapine et Fauve Loup – 1

    Loup affamé n’a pas d’oreille sauf s’il est en manque d’amour ;
    Chaude Lapine n’a de raison que pour attirer son vainqueur.
    Rencontre à nulle autre pareille n’aurait jamais manqué d’humour
    Si un coup sans comparaison n’avait foudroyé leurs deux cœurs.

    À première vue, Chaude Lapine devrait bien sûr craindre le loup
    Mais un air de « Belle et la Bête » planait sous le ciel étoilé.
    Comme une rose sans épine d’une Juliette aux pieds jaloux,
    Elle s’est élancée à tue-tête vers son Roméo dévoilé.

    La bête fauve était avide de nourrir sa concupiscence ;
    Chaude Lapine était féconde et, d’une lascive caracole,
    S’offrît à lui, tout impavide devant sa farouche puissance
    Et vit passer en une seconde sa descendance cunicole.

    Illustrations de Chiara Bautista sur https:beautifulbizarre.net20140623chiara-bautista-love-sings-paper-interview .

    
    
    
  • Entre deux eaux bleues et vertes

    Entre deux eaux bleues et vertes

    Printemps pourri, été pourri et qu’adviendra-t-il de l’automne
    Ainsi que des autres saisons après un hiver détestable ?
    Déjà les rivières trop nourries débordent de leurs eaux gloutonnes
    Et envahissent les maisons d’une manière incontestable.

    Sans doute une révolution dans l’évolution des humains
    Qui vont s’en retourner dans l’eau, du moins jusqu’à hauteur du nez.
    Et malgré la résolution de ne pas rebrousser chemin,
    Ce sera à chacun son lot avec poissons importunés.

    Tableau de Zhongwen Yu.

    
    
    
  • Entre deux bleus entre deux verts

    Quand la nature va à vau-l’eau et que tout projet tombe à l’eau,
    Faut-il accepter son destin ou se débattre davantage ?
    Trop tard ! Le cheval au galop nous plonge dans un triste lot
    Et les poissons font un festin dans nos réserves de potages.

    C’est trop tard pour un dernier verre, d’ailleurs j’ai de l’eau jusqu’au nez !
    Va-t-il me pousser des branchies pour mes poumons appareiller ?
    Ceci sera mon dernier vers ; adieu humains infortunés !
    Mais non ! Je me suis affranchi du rêve et me suis réveillé !

    Tableaux d’Elena Vizerskaya sur http:bcr8tive.comsurreal-photo-manipulations-by-kassandra-vizerskaya .

    
    
    
  • Le professeur d’astronomie

    Le professeur d’astronomie

    Vêtue d’une robe couleur de Lune selon le quartier du moment
    Et d’un corsage où deux soleils n’avaient pu se départager,
    Elle jouait de façon opportune des éclipses sur le firmament
    Avec une Terre presque pareille et une autre désavantagée.

    La nuit tombait sous la calotte qui couvrait le mont de Vénus
    Et l’on ne voyait que deux jambes sortir d’un trou noir mystérieux
    Qui dévoilait une culotte avec des étoiles en bonus
    Aux écoliers assez ingambes pour satisfaire les curieux.

    Moi, j’étais souvent dans la Lune, le regard fixe entre les astres
    Qui rebondissaient sur l’orbite de mon professeur en jupon.
    J’avais l’attention peu commune sur les plis de son épigastre
    Et aujourd’hui Satan m’habite encore au souvenir fripon.

    Tableau de Catrin Welz-Stein.

    
    
    
  • Après l’orage

    Une fois la pluie retombée, je dois essuyer mes injures
    Ravaler ce qui a dépassé de mes esprits trop échaudés
    Hélas, je sais, j’ai succombé à tous mes petits « moi » parjures
    Et mon entourage compassé m’observe d’un air ravaudé.

    Les petits démons sont sortis ; vivent la pluie et les orages !
    Je me sens presque baptisé d’un coup de tabac éméché.
    Orgueil et colère assortis transforment paresse en courage
    Et je ressors traumatisé mais lavé de tous mes péchés.

    (Tableaux de Lisa Aisato sur https:www.boredpanda.comsurreal-illustrations-lisa-aisato?media_id=3057426&utm_source=pinterest&utm_medium=social&utm_campaign=organic
    Comme je suis épicurien, je ne suis avare ni de gourmandise, ni de luxure et ni d’envie.)

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

    
    
    
  • La guerrière de l’amour

    La guerrière de l’amour

    Faites l’amour mais pas la guerre sauf pour la guerre de l’amour
    Où l’uniforme importe peu du moment qu’on ne le voit pas.
    Le soldat, sans être vulgaire mais avec une pointe d’humour,
    Pointera l’armement pulpeux pour vaincre de charme et d’appas.

    On ne battra jamais les femmes ni mĂŞme avec de belles fleurs
    Mais leurs vainqueurs devront les faire mourir d’amour et de plaisir.
    Interdiction de coups infâmes mais beaucoup de rires et de pleurs
    Quand l’instant de les satisfaire les fera se pâmer de désirs.

    Photo de Haris Nukem sur https:www.creativeboom.cominspirationharis-nukems-theatrical-photographs-explore-the-meaning-of-faith-in-todays-connected-world .

    
    
    
  • Le cul-cul-bisme

    Le cul-cul-bisme

    Finalement dans la nature, tout est rond et n’est point carré ;
    Dieu nomme la femme prĂŞtresse de cette loi universelle.
    Chaque élément de sa courbure est pensé pour contrecarrer
    La moindre impression de détresse qu’un homme éprouverait sans elle.

    Les seins en tenue d’apparat sont « le » grade de puberté
    Et la rondeur des mamelons, est « la » distinction consacrée.
    Le cul conçu sans embarras pour se montrer en liberté
    Malgré les femmes en pantalon, traîtresses au féminin sacré.

    Tableau d’Ia Saralidze.

    
    
    
  • Game over !

    Game over !

    La petite fille aux allumettes, cette fois ne mourra plus de froid
    Car sa nouvelle incarnation l’a pourvue d’un bidon d’essence.
    Fi de ridicules flammettes ! Elle s’est offert un feu de joie
    Derrière l’urbanisation des bidons-villes de sa naissance.

    Le feu a grandi en ampleur et s’est propagé aux étages
    Et la petite fille en chaleur quitta jogging et pull-over.
    Ce matin, elle était en pleurs ; ce soir, elle aura l’avantage
    Devant ce brasier de malheur, de pouvoir dire : « Game Over ! »

    Photo de Haris Nukem sur https:www.creativeboom.cominspirationharis-nukems-theatrical-photographs-explore-the-meaning-of-faith-in-todays-connected-world .

    
    
    
  • Le cul-bisme

    Le cul-bisme

    Ce que le cube est au carré, le cul, lui, le doit à la sphère.
    Si le cubisme brille comme un astre, le cul rayonne comme la Lune.
    Je serais fort désemparé et ne saurais me satisfaire
    D’un cul qui serait un désastre avec deux fesses inopportunes.

    J’aime bien sa géométrie avec le point G en son centre
    Avec le sexe en arc de cercle et ses rondeurs topologiques.
    J’aime la trigonométrie des courbes où je me concentre
    En posant en guise de couvercle un diaphragme gynécologique.

    Tableau de Rafael Salazar.

    
    
    
  • La Vie Heureuse

    La Vie Heureuse

    Ô Dieu Végan, que n’as-tu fait l’homme à l’image de ta Nature ?
    Un homme-fruit, une femme-fleur qui ne vivraient que pour jouir !
    L’enfant naîtrait presque parfait d’une copie en miniature
    De parents sans verser de pleurs ni de sang pour s’épanouir.

    Tableau de Rene Magritte – 1944.

    
    
    
  • Sous la tapisserie…

    Sous la tapisserie…

    Il n’a jamais appartenu à l’étoffe tissée des héros,
    À la société d’hypocrites qui ne font que tapisserie.
    Mais il s’est toujours abstenu de figurer un numéro
    Parmi le troupeau circonscrit au monde de la finasserie.

    Alors il s’est fait anarchiste, un libertaire, un marginal ;
    Il vit constamment hors-saison, discret car son silence est d’or.
    On dit qu’il est un peu artiste, indépendant, original,
    Qu’il aurait perdu la raison pour réveiller l’enfant qui dort.

    Mais vous ne pouvez pas l’entendre ; trop de bruit brouille vos oreilles.
    Mais vous ne pouvez pas le voir ; manque d’argent, manque de temps.
    Vous ne pouvez pas le comprendre , il faudrait que l’on vous réveille.
    Qui sait ? Peut-être que, sans le savoir, vous êtes morts depuis longtemps.

    Tableau d’Andrew Remnev sur http:dona.eklablog.comandrej-remnev-peintre-russe-contemporain-un-peintre-de-genie-a113107336 .

    
    
    
  • Vivement l’automne !

    Vivement l’automne !

    « Vivement que mes feuilles s’envolent ! » Disait l’arbre aux branches d’argent,
    « Afin qu’elles transportent ma sève qui va fertiliser la terre.
    Mes messagères bénévoles vont mourir mais en partageant
    La vie qui prendra la relève de mon ferment élémentaire. »

    Création d’Annette Mangseth.

    
    
    
  • Chaud baiser

    Chaud baiser

    Les couleurs chaudes d’un baiser se captent quand les yeux se ferment
    Pour que la tendresse transforme la vie en lumière d’amour.
    Et rien ne viendra m’apaiser plus que ce lien des épidermes
    Dont les plus petits nerfs m’informent de la caresse de velours.

    Tableau d’Henri Lamy.

    
    
    
  • Femmes coquines

    Tant que vos regards tomberont béatement sur ma poitrine,
    Je lèverai les yeux au ciel afin de ne plus vous croiser.
    BientĂ´t vos yeux renonceront Ă  examiner ma vitrine
    Pour remonter vers l’essentiel dans des baisers entrecroisés.

    Maintenant que vous regardez dans la meilleure direction,
    Alors je vous dévoilerai un peu de mon intimité ;
    À condition que vous gardiez dans mes yeux toute l’attention
    Tandis que je me dénuderai dans un strip-tease illimité.

    Voulez-vous me prêter la plume afin de m’écrire vos maux
    D’où jaillira de l’encrier toute l’encre de votre panse ?
    Faites-m’en un petit volume, je vous en ferai la promo
    Et vous en entendrez crier dans neuf mois votre récompense.

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  • Feuilles coquines

    Jamais vous n’auriez soupçonné qu’à la saison des feuilles mortes,
    Les plus audacieuses s’envolent pour vous murmurer à l’oreille
    Tous les mots qui ont bourgeonné et qu’aujourd’hui elles transportent
    Afin que votre cœur convole avant qu’elles tombent en sommeil.

    Comme les feuilles sont jalouses, vous n’en aurez jamais assez
    Car, dès que l’une vous dira un secret, les autres aussitôt
    Se jetteront sur la pelouse pour, juste à vos pieds, s’entasser
    Et le vent vous expédiera leurs baisers presto subito.

    La première feuille vous sourira et la dernière vous oubliera
    Jusqu’à la nouvelle saison pour renaître du souvenir.
    Ainsi la vie repartira et la nature s’embellira
    D’une nouvelle floraison et nouvelles feuilles à venir.

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  • Les yeux de pierre

    Les yeux de pierre

    Je collectionne les galets qui m’observent et me dévisagent
    D’un regard fixe et acéré qui magnétise ma conscience.
    Je crois qu’ils aiment se régaler à être extraits du paysage
    Sachant qu’ils vont proliférer dans mes prochaines clairvoyances.

    Je me suis pincé le doigt dans une porte et depuis, l’œil de la conscience me fixe depuis la lunule de l’ongle de mon pouce droit. Et ça me fait penser que lorsque je rencontre une pierre en forme d’œil, ce n’est pas moi qui la vois mais elle qui m’appelle.

    
    
    
  • Le baiser sur la trompe

    Le baiser sur la trompe

    De mémoire d’éléphant, quand la vierge aux ailes d’or
    Se met à baiser la trompe d’un pachyderme latin,
    C’est pour lire à son enfant, au moment où il s’endort,
    Une histoire que n’interrompe rien d’autre avant le matin.

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  • Les notes vierges

    Les notes vierges

    Les notes vierges de bémols, do ré mi fa, sonnent à l’aise
    Et les doigts glissants sur le manche, sol la si do, font chanter l’âme
    D’une berceuse qui somnole en sol mineur ou en fa dièse
    Et qui balance entre mes hanches un chant d’amour qui fait ses gammes.

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  • Rose vierge

    Rose vierge

    Vierge des vents, vierge des sables, la vierge se métamorphose
    Selon les désirs de son cœur ou les raisons de ses devoirs.
    Rose des vents, rose des sables, la rose est une anamorphose
    Qui montre pardons et rancœurs dont la vierge sait s’émouvoir.

    MĂŞme image que Arlequine est Colombine 544

    
    
    
  • Quelques petits grains de lumière

    Quelques petits grains de lumière

    Quand j’écris juste quatre lignes, je n’ai pas besoin de grand-chose.
    Juste déposer mon cœur nu sur la source de ma rivière.
    Bientôt, l’eau tranquille s’aligne pour hâter la métamorphose,
    Faisant jaillir de ma cornue quelques petits grains de lumière.

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  • L’éclosion explosive

    L’éclosion explosive

    L’amitié est une explosion où l’on mélange ses couleurs,
    Où l’on partage des soucis et des échanges sympathiques.
    L’amitié est une éclosion où l’on remplace les douleurs
    Par des expériences adoucies avec une écoute empathique.

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  • Le temps qui ne sert qu’une fois

    Le temps qui ne sert qu’une fois

    Il suffit d’arrêter le temps et de se mettre à découvrir
    Tous les souvenirs entassés dans les valises de la vie
    Pour parcourir quelques instants où son cœur n’avait pu s’ouvrir
    Tant les minutes sont passées et qui n’ont, qu’une fois, servi.

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  • La maison de guingois

    La maison de guingois

    Merci à l’idiot d’architecte d’avoir saboté ma maison !
    En hiver, c’est la SibĂ©rie et en Ă©tĂ©, le Sahara.
    Pis, l’isolation est infecte, surtout en la belle saison.
    Dès le matin, c’est l’hystĂ©rie, le vacarme et les embarras.

    Je vais trouver le concepteur qui bâtit ces cages à lapins,
    Je l’enfermerai pour vingt ans, bien enchaîné dans ce logis.
    Et quand viendra le percepteur pour taxer mon petit lopin,
    Je n’hésiterai pas un instant à lui faire mon apologie.

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  • Entrons dans la nouvelle annĂ©e

    Entrons dans la nouvelle année

    Quand sonne l’heure d’anniversaire, qu’il fait bon de changer de cap
    En emportant dans ses valises toutes les expériences passées !
    On empaquète le nécessaire, on vérifie ses handicaps
    Et après on se galvanise de grands défis à dépasser.

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  • Les couleurs de la Terre – 13

    Les couleurs de la Terre - 13

    Au commencement « Fiat Lux » dans une explosion bruyante
    Dans ce silence solennel parmi le peuple des arbres.
    Ô mon Dieu, tu as le luxe de la création brillante
    Aux courants ascensionnels qui sont gravés dans le marbre.

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  • Les couleurs de la Terre – 14

    Les couleurs de la Terre - 14

    Ah que j’aime voir couler toutes ces teintes ensemble
    Sans jamais se mĂ©langer tout en formant un chef d’Ĺ“uvre.
    Toutes ces eaux écoulées qui, à mes veines, ressemblent
    Et sont l’âme prolongĂ©e d’une divine manĹ“uvre.

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  • Les couleurs de la Terre – 12

    Les couleurs de la Terre - 12

    C’est d’un mélange audacieux, unissant le feu dans l’eau
    Qui donne source Ă  la vie dans un creuset matriciel.
    Un Graal qui tombe des cieux perçant un brouillard pâlot
    Pour créer sans préavis des couleurs cicatricielles.

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  • Les couleurs de la Terre – 10

    Les couleurs de la Terre - 10

    Même l’hiver est artiste et grand maître du glacis
    Qui colore de fantômes les arbrisseaux décharnés.
    La bise se fait harpiste sur les cristaux en châssis
    Engourdissant les atomes sous la froidure acharnée.

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  • Les couleurs de la Terre – 11

    Les couleurs de la Terre - 11

    Quand tous ces bras à la ronde font l’ovation au soleil
    Qui dispense entre les branches sa lumière nourrissante,
    Avec l’orage qui gronde au sortir d’un long sommeil
    D’un pinceau de lune blanche aux couleurs éblouissantes.

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  • Les couleurs de la Terre – 9

    Les couleurs de la Terre - 9

    La couleur de la musique, c’est quand les vents rugissants
    Sculptent la terre féconde pour lui donner un enfant.
    Les sifflements amnésiques changent les rocs rougissants
    En ténors à la faconde d’échos ocre et triomphants.

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  • Les couleurs de la Terre – 7

    Les couleurs de la Terre - 7

    Et ces plages de pastels enrichissent la palette
    De nuances d’aquarelles et de teintes de vitraux.
    Et les vagues qui constellent des étoiles en paillettes
    Pour la touche intemporelle de chefs d’œuvres magistraux.

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  • Les couleurs de la Terre – 8

    Les couleurs de la Terre - 8

    Quand j’entends sonner l’automne comme un cri au fond des bois,
    Je cours observer la flore d’un regard de daltonien.
    Ah, ces couleurs monotones dans la nature aux abois
    D’un sommeil multicolore en un flambeau draconien !

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  • TatouĂ© pour la vie

    Tatoué pour la vie

    Mon bébé est à toué,
    Son Papa est tatoué,
    Mais s’il tu l’prends à moué,
    Là, yé vais té touer !

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  • Si vous connaissiez ma femme…

    Si vous connaissiez ma femme…

    Si vous connaissiez ma femme, vous n’auriez plus peur de rien !
    On dirait une mygale croisée avec un scorpion !
    Si parfois elle m’affame – car je suis vĂ©gĂ©tarien –
    C’est pour qu’elle se régale de la chair de mes morpions.

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  • Le nombril du monde

    Le nombril du monde

    J’habite au Nombril-du-monde, une espèce de trou perdu ;
    Je n’y reçois pas de lettre et personne ne vient me voir.
    La vue est un peu immonde, juste un aven éperdu ;
    Mais autant qu’on puisse l’être, je suis seul à le savoir.

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  • Les trois forces

    Les trois forces

    Que ce soit la poule verte, olivâtre ou émeraude,
    Ou que ce soit l’œuf bien mûr, bien pondu et fécondé,
    Je vous livre la découverte à la question qui taraude :
    D’où vient le premier murmure et qui vient le seconder ?

    L’origine de la poule est cachée dans une force ;
    Une force positive qui agit en création.
    L’œuf, cette sorte d’ampoule, prend sa source dans l’amorce
    D’une force négative qui fait la procréation.

    Or, si les deux sont liées comme le yin et le yang,
    Elles ne pourront rien produire ni séparées ni ensemble.
    Elles ont besoin d’une alliée, une sorte de Big-bang :
    Une force qui va induire une neutralité qui tremble.

    Ainsi l’un précède l’autre et l’autre précède l’un,
    Mais ce n’est pas là la cause, ni l’esprit, ni la raison.
    Cette réalité est vôtre car vous y êtes enclin
    Car votre vie fut éclose par cette comparaison.

    Ainsi la vie prend racine dans les trois forces sacrées ;
    La trinité créatrice, la suprême divinité.
    Cette naissance fascine qui voudrait s’y consacrer
    Et c’est l’âme fondatrice de toute l’humanité.

    Tableau de Fabienne Barbier

    
    
    
  • Mont rose

    Mont rose

    Le matin est le moment, ce précieux moment de paix.
    Je vois la sérénité qui afflue sur les sommets
    Et qui les nimbe de rose dont le ciel bleu se repaît.
    Là, je sens monter mon âme et je pense à Baphomet.

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  • Suivez-moi, on va au port

    Suivez-moi, on va au port

    Venez voir les couleurs sur l’écran de la mer
    Suivez-moi jusqu’au port au pays des merveilles
    Je vous montrerai là avec la Bonne Mère
    Tous mes petits secrets qui brillent au soleil.

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