Anniversaire

🌿 Les PoĂšmes du Jour LevĂ©
Chaque matin, à la premiÚre minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poĂšmes publiĂ©s ce mĂȘme jour, parfois un an, parfois dix ans plus tĂŽt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternitĂ© posĂ©s sur la date du jour, offrant Ă  nos cƓurs un miroir et Ă  nos vies
 une mĂ©moire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos annĂ©es que l’on fĂȘte, mais celles des vers, des images, des cris, des Ă©treintes, des silences, car chaque poĂšme est un anniversaire du cƓur.

  • Sit Mulier

    Sit Mulier

    Bien sĂ»r la vie n’a pas de sexe, c’est le sexe qui contient la vie.
    L’homme ou la femme sont dĂ©signĂ©s comme « un ĂȘtre humain » singulier.
    Mais au pluriel, c’est un complexe qui nĂ©cessite deux avis
    L’homme ET la femme sont assignĂ©s pour « L’ĂȘtre humain », tous deux liĂ©s.

    Depuis le grand coup de canon du Big-Bang pour lui faire honneur,
    La vie n’a cessĂ© d’essaimer de son cƓur d’étoile fĂ©cond.
    Sonnez trompettes et tympanons ! Faite retentir de bonheur
    L’univers créé pour aimer du cosmos Ă  l’atome abscons.

    Et dansent atomes en molécules et valsent molécules ensemble
    Pour procrĂ©er le minĂ©ral, le vĂ©gĂ©tal et l’animal !
    Et s’agglutinent corpuscules qui se plaisent et qui se ressemblent
    Pour ce besoin si viscéral de vie infinitésimal !

    Tableau de Djordje Nikolic sur https:www.flickr.comphotos145128574@N06 .

    
    
    
  • Il Ă©tait une fois dans la Lune

    Il était une fois dans la Lune

    La mÚre créatrice du monde ne nous a pas abandonnés ;
    Elle a choisi pour sa retraite d’habiter un quartier de Lune
    OĂč Ă  loisir elle vagabonde le soir afin de nous donner
    Une obligeance toujours prĂȘte Ă  une attention opportune.

    Hélas on a divinisé le Soleil et chaque planÚte
    Et sacralisĂ© notre Terre, nommĂ©e GaĂŻa au rang d’honneur.
    Tandis qu’on a fĂ©minisĂ© ce satellite marionnette
    Qui fait trois p’tits tours solitaires et se cache au petit bonheur.

    Priez un soir de pleine Lune et demandez-lui l’impossible ;
    Elle rĂ©pondra Ă  vos requĂȘtes et plus selon affinitĂ©.
    Aux cƓurs purs, la bonne fortune, les vƓux les plus inaccessible ;
    PrĂ©parez-vous Ă  la conquĂȘte de votre propre divinité !

    Tableau de Loëtitia Pillaut sur https:loetitiapillault.comproduitportrait-de-femme-imperatrice-en-bleu-et-or .

    
    
    
  • Il Ă©tait une fois dans le ciel

    La vie serait née dans le ciel comme un virus sur la matiÚre
    Concocté au laboratoire dans les éprouvettes divines
    Sur un feu dont le potentiel donne une énergie sans frontiÚres
    Dont l’effet superfĂ©tatoire est bien celui que l’on devine.

    Cape d’étoile, aura cosmique et diadĂšme de comĂštes,
    La grande méta-magicienne flanquée de ses anges novices
    A chauffé la soupe atomique afin que celle-ci commette
    Une explosion gĂ©nĂ©ticienne dans un mĂ©ga-feu d’artifice.

    Voici la semeuse d’étoiles dont le sein gorgĂ© pour toujours
    Se rĂ©pand dans la Voie LactĂ©e d’oĂč naissent le Soleil et la Terre.
    Lucifer lui Îte son voile et la féconde durant six jours
    Pour que nous soyons impactĂ©s d’un souffle de vie volontaire.

    Tableaux de Loëtitia Pillaut sur https:loetitiapillault.comproduitportrait-de-femme-imperatrice-en-bleu-et-or .

    
    
    
  • Fiat Lux

    DerriÚre son mur de LumiÚre, Dieu connaßt trÚs bien ses limites ;
    Il sait qu’il ne peut pas franchir la frontiùre du bien et du mal.
    Il rumine son idée premiÚre de créer une sorte de mythe
    Afin de pouvoir s’affranchir de ce sentiment animal.

    Le corps des anges est constitué afin de relever le défi.
    Lucifer promu Général, fin stratÚge a tous les pouvoirs.
    Ses Ă©claireurs ont situĂ© oĂč percer ce qui stupĂ©fie
    Tout le systÚme fédéral des dieux mais qui demandent à voir.

    MichaĂ«l dirige l’aile droite, Gabriel commande la gauche
    Et l’assaut à l’instant zėro fait exploser notre univers.
    Les anges aux armes maladroites commencent Ă  Ă©crire l’ébauche
    De la légende des héros et ce fut le premier hiver.

    Au printemps, Dieu crĂ©e la lumiĂšre par l’aperture ainsi ouverte
    Entre la Terre et ses mignons et les cieux du Céleste Empire.
    La femme, créée la premiÚre, fera ses grandes découvertes
    En procréant son compagnon pour le meilleur et pour le pire.

    Tableaux de Djordje Nikolic sur https:www.flickr.comphotos145128574@N06 .

    
    
    
  • Le nerf de la guerre

    Il est bon d’envoyer les jeunes au front protĂ©ger la patrie
    Tandis qu’à midi on dĂ©jeune parmi les gens de sa fratrie.
    Il est bon de faire confiance à notre grand chef des armées
    Qui traite avec insignifiance ceux qui voudraient nous alarmer.

    Il est bon d’huer l’ennemi qu’on nous livre dans les mĂ©dias
    Car il ferait ami-ami avec le diable dans l’immĂ©diat.
    Il est bon d’aller rabaisser les insoumis, les complotistes
    Qui veulent nous faire transgresser notre position égoïste.

    Il est bon de nourrir son roi avec l’argent de nos impîts
    MĂȘme s’il en fait payer l’octroi au risque d’y laisser sa peau.
    Il est bon de tonitruer tout ce qu’on nous a rabĂąchĂ©
    Et s’il faut d’aller se ruer aux rayons des supermarchĂ©s.

    Et si demain il y a la guerre, ce sera du chacun pour soi ;
    On l’a dĂ©jĂ  vĂ©cu naguĂšre, on le vivra quoiqu’il en soit
    Car la vie est une bataille oĂč l’on mange ou l’on est mangĂ©
    Pour autant que, vaille que vaille, soient tués tous les étrangers.

    Illustration de Yuliy Ganf sur https://www.lambiek.net/artists/g/ganf_yuliy.htm .

    
    
    
  • Il est content, le mouton !

    Il est content de voyager et savourer sa liberté ;
    Il est heureux de dĂ©penser l’argent gagnĂ© au jour le jour ;
    Il est fier d’ĂȘtre avantagĂ© sans se sentir dĂ©concertĂ©
    De voir sa vie rĂ©fĂ©rencĂ©e par l’état sur tout son parcours.

    Il est ravi d’ĂȘtre au courant de ce qui s’ passe sur sa planĂšte ;
    Il se rĂ©jouit d’avoir Ă©lu un prĂ©sident sĂ©vĂšre mais juste.
    Il se distrait en parcourant les réseaux de son intranet
    Et tant pis si cela pollue son environnement vétuste.

    Il est joyeux quand la télé lui fait avaler des couleuvres ;
    Heureusement il a le sport, les jeux sur tout autant de chaĂźnes.
    Il est radieux de s’atteler à cotiser aux bonnes Ɠuvres
    Et profiter dans les transports de son smartphone qui l’enchaüne.

    Il est confiant dans le systĂšme qui le protĂšge des tempĂȘtes
    Et de la misùre qui rùgne dans d’inextricables nations.
    D’ailleurs pour briser l’anathĂšme, il ira voir lĂ  oĂč ça pĂšte
    Lors des vacances qui s’astreignent d’y apporter la compassion.

    Bref, il est enchantĂ© le mouton et va lui-mĂȘme Ă  l’abattoir
    Quand on lui dit de se piquer contre les mauvaises pensées
    Qui lui font dire qu’on le tond et qu’il n’a d’autre Ă©chappatoire
    Que d’accepter sans critiquer d’ĂȘtre bien mal rĂ©compensĂ©.

    Images trouvĂ©es sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

    
    
    
  • Lulu, femme nue

    Lulu, femme nue

    Lulu, femme nue, n’a rien trouvĂ© d’autre pour s’faire des revenus
    Que s’exposer dans les musĂ©es comme une peinture vivante.
    Son cursus étant éprouvé aux beaux-arts, elle est parvenue
    À commencer pour s’amuser par des positions innovantes.

    Elle a l’étoffe des grands maĂźtres impressionnistes, expressionnistes,
    Peintres, sculpteurs, adorateurs qui se sont au nu consacré.
    Son corps qui aime se soumettre aux caprices contorsionnistes
    Donne un Ă©lan innovateur Ă  l’art du fĂ©minin sacrĂ©.

    Sculpture de George Lafayette sur https:iroon.comirtnalbumphoto12796 .

    
    
    
  • Tatoo fleuri

    Tatoo fleuri

    T’as tout fleuri sur tout le corps sous le courant doux de l’amour,
    Tatoo fleuri, tatoo encor’ sur les formes les plus glamours.
    Qu’elle est belle la route du tendre dans tes rondeurs les plus ultimes
    LĂ  oĂč ma main cherche Ă  s’étendre sur tes parties les plus intimes.

    Quand viendra l’étĂ© Ă©ternel, canicule sur la planĂšte,
    Ton tatouage maternel fera le buzz sur internet.
    Gageons que la mode s’étende Ă  fleurir les corps de nos femmes
    Tant pis pour ceux qui sous-entendent une révolution infùme.

    Tableau de Colette Calascione sur https:newtrendmagazine.wordpress.com20140312le-donne-e-gli-habitat-surreali-di-colette-calascione .

    
    
    
  • Red-Hair

    Red-Hair

    À l’instar des insecticides, Red-Hair tue raide mais par passion ;
    Tous ceux qui dĂ©sirent la flamme de ses cheveux s’y sont brĂ»lĂ©s.
    Elle mĂšne sa lutte fratricide contre ce membre en extension
    Et voudrait de toute son ùme autant le démantibuler.

    « Émasculer » est un peu fort alors elle use de stratagĂšmes
    En faisant battre tous les cƓurs jusqu’à ce qu’ils demandent grñce.
    Tous ces phallus tendus à mort dans ce temple sacré blasphÚment
    Et supplient l’UtĂ©rus vainqueur que ses trompes ne soient pas voraces.

    Photo de charme vue sur https:sacredcharm.tumblr.com .

    
    
    
  • LumiĂšres d’un mercredi soir

    Toutes leurs maisons anonymes de l’autre cĂŽtĂ© de ma rue,
    Désertées toute la journée afin de pouvoir les payer
    Puis, revenir en pantonymes dĂšs que le jour a disparu
    Pour glaner les heures ajournĂ©es tant qu’on est encore Ă©veillĂ©.

    Alors s’illuminent fenĂȘtres et postes de tĂ©lĂ©vision
    Dans des ambiances orange ou bleues selon le programme du soir.
    AprÚs le film, on voit les maßtres et leurs chiens, avec précision,
    Faire leur tour mĂȘme s’il pleut ; c’est lĂ  leurs missions, leurs devoirs.

    Et revient le jeudi matin oĂč le silence se rĂ©pand
    Entre les ruelles immobiles oĂč l’on sent le vide invasif.
    Parfois du bruit dans le lointain
 chantier, camion, grue ou trépan
    Et parfois une automobile qui trahit l’éventuel oisif.

    Tableaux de Léonard Koscianski.

    
    
    
  • L’ouverture au bonheur

    L’ouverture au bonheur

    Les jours se ressemblent comme un livre qui se ferme et s’ouvre sans fin
    Sur la nouvelle page vierge qui ressemble Ă  celle de demain.
    Fors qu’une vision m’en dĂ©livre, entrouverte sur les confins,
    Comme une porte d’oĂč Ă©merge un espoir Ă  portĂ©e de main.

    Et sur cette toile d’azur qui revient comme d’habitude,
    Je change la réalité pour une autre éventualité.
    Je jette un pont sur l’embrasure d’un rayon de bĂ©atitude
    Qui transforme en sensualitĂ© les troubles de l’actualitĂ©.

    Tableau de Rafal Olbinski sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201104rafal-olbinski-surrealista-polacco.html .

    
    
    
  • Coucou, les chiens

    Depuis que les clebs grimpent aux arbres, on y a construit nos maisons
    Dont ils en assurent la garde sur les chiens-assis aux aguets
    Mais toute la journĂ©e ils palabrent quand sonne l’heure sans raison
    À moins qu’un coucou, par mĂ©garde, ne soit en train de zigzaguer.

    Quand vient le printemps, ils s’endorment ; sans doute le rhume des foins
    Qui agace leur flair légendaire et atténue leurs aboiements.
    Alors le renouveau transforme les terres jusqu’au mois de juin
    OĂč l’étĂ©, saison solidaire, les rĂ©veillera vaillamment.

    Tableaux de Jacek Yerka sur http:liryka-liryka.blogspot.com201408robinson-jaromir-nohavica.html#more .

    
    
    
  • En passant

    En passant

    La mode transforme le monde et chacun fait ce qui lui plait
    Mais la tenue vestimentaire sert d’expression ou bien de masque.
    Habits neufs ou fringues immondes ? La vogue s’étale au complet
    Selon la source alimentaire ou les aspirations fantasques.

    En passant dans les rues piĂ©tonnes, j’aime bien observer les gens ;
    Je les admire ou je m’en moque selon l’effet photographique.
    ParticuliÚrement quand détonne des jeunes femmes voltigeant
    Dans une tenue qui provoque l’envie d’un Ɠil pornographique.

    Tableau de Josef Kote.

    
    
    
  • Temps illusoire

    Temps illusoire

    Les couloirs du temps s’entrecroisent selon l’humeur de mes pensĂ©es
    Comme les chambres d’un hĂŽtel oĂč je vivrais diffĂ©remment.
    Ici, j’aimerais une belle hongroise ; lĂ , je serais rĂ©compensé ;
    Ailleurs j’irais devant l’autel d’un dieu au bon tempĂ©rament.

    J’aurais prĂ©fĂ©rĂ© la dĂ©esse de l’amour et tous les plaisirs ;
    Le temps me joue des mauvais tours et ne m’emmĂšne pas oĂč je veux.
    TantĂŽt c’est selon mes prouesses et tantĂŽt selon ses dĂ©sirs ;
    J’en profite pour faire l’amour toutefois tant que faire se peut.

    Tableau d’Andrew Ferrez.

    
    
    
  • Un autre monde

    Moi aussi, j’ai souvent rĂȘvĂ© d’un autre monde
    OĂč les femmes sont nues et les hommes gentils.
    Vers ce havre émouvant, mes pensées vagabondent
    Bien qu’il soit reconnu d’utopie garantie.

    Dessin de Maurits Cornelis Escher.

    
    
    
  • DerriĂšre le voile

    La sĂ©duction produit l’essence qui mute en Ă©lixir de charme
    Lorsque le corps juste montré se combine avec le caché.
    Le désir excite les sens, la vision provoque une alarme
    Sur laquelle l’Ɠil si concentrĂ© ne pourra plus se dĂ©tacher.

    Juste voilé de transparence, le corps féminin apparaßt
    SublimĂ© d’ondes chatoyantes laissant sa fleur s’épanouir.
    La peau revĂȘt une apparence dont l’enchantement transparaĂźt
    DerriĂšre une aube verdoyante qui va bientĂŽt s’évanouir.

    Dans la lumiÚre tamisée, les ombres jouent sur les contours
    Les rondeurs invitent au baiser et les creux invitent aux caresses.
    Parfums d’encens doux, anisĂ©s dans le silence aux alentours
    Enivrent jusqu’à embraser le cƓur de la jolie maütresse.

    Illustrations d’Ana Mirallùs.

    
    
    
  • Les belles guimbardes

    Les belles guimbardes

    Qu’elles Ă©taient bien carrossĂ©es, qu’elles avaient de beaux chĂąssis !
    Celles qui ont fait leur carriĂšre Ă  transporter la Terre entiĂšre.
    On était tous cabossés à faire, à moitié assis,
    L’amour sur la banquette arriùre sans contrainte et sans frontiùres.

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  • Le cocktail « vitraux »

    Le cocktail « vitraux »

    Quand vous sentez venir le rhume aussitĂŽt faites provision
    D’une variĂ©tĂ© d’agrumes avec couleurs Ă  profusion.
    Découpez-en des tranches fines, le plus possible mais pas trop,
    Et plongez-les dans une Fine Ă  l’eau pour un cocktail « vitraux ».

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  • TĂ©lĂ©-rĂ©alitĂ©

    Télé-réalité

    Si je me contente d’aligner les souvenirs que j’ai glanĂ©s,
    Je n’ai pas forcĂ©ment l’image exacte de la rĂ©alitĂ©.
    Ainsi je peux ĂȘtre indignĂ© par tout un tas d’instantanĂ©s
    Arrangés sans étalonnage en parfaite immoralité.

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  • Mon humble participation

    Mon humble participation

    Quand le soleil monte l’octave en crescendo dans l’azimut,
    J’entends la voix des angelots qui soufflent le vent sur le sable.
    Et les bateaux suivent l’étrave des petits courants qui transmutent
    Les vaguelettes en gros rouleaux qui créent la houle indispensable.

    Quand le soleil descend la gamme decrescendo sur l’horizon,
    J’écoute le chƓur des sirĂšnes amplifiĂ© par la passion.
    L’orchestre joue un amalgame qui est portĂ© Ă  l’unisson
    Et moi, sur mes cordes, j’égrĂšne mon humble participation.

    Comme je ne suis pas spĂ©cialiste pour faire la diffĂ©rence entre les photos d’un lever et d’un coucher de soleil, je vous en ai fait deux versions. Merci de rayer la mention inutile.

    
    
    
  • L’arbre de la connaissance

    L’arbre de la connaissance

    Si l’arbre de la connaissance avait Ă©tĂ© un dictionnaire,
    Peut-ĂȘtre bien qu’Adam et Ève n’y auraient pas trouvĂ© la pomme.
    Ainsi depuis notre naissance ce mot serait devenu ordinaire
    MĂȘme si cela relĂšve de l’utopie en quatre tomes.

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  • L’or humain

    L’or humain

    Les riches, pour devenir plus riches, ont besoin des brebis humaines
    Pour travailler toute leur vie Ă  actionner la pompe Ă  fric.
    Lorsque les chantiers sont en friche, ils vont draguer d’autres domaines
    En important, pour leur survie, les peuples d’Asie ou d’Afrique.

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  • L’amour Ă  saute-mouton

    L’amour à saute-mouton

    C’est la reproduction Ă  outrance qui mĂšne les boucs par la queue
    Pour jouer Ă  saute-mouton avec les brebis impassibles.
    Il y en a mĂȘme qui sont en transe, cherchant le mĂȘme sexe qu’eux.
    Depuis la guerre des boutons, en amour rien n’est impossible.

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  • Une goutte d’eau dans l’ocĂ©an

    Une goutte d’eau dans l'ocĂ©an

    Une goutte d’eau dans l’ocĂ©an, ça paraĂźt peu important,
    Mais dans tout ce petit monde, des créatures y vivent.
    Petit monde bienséant, univers réconfortant.
    Mais aussi bĂȘtes immondes armĂ©es de haine explosive.

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  • Les flamants d’or

    Les flamants d’or

    Dans cette lumiĂšre sacrĂ©e qui diapre l’étang flamboyant,
    Je rĂȘve de cet or sauvage comme un trĂ©sor inaccessible.
    Royaume des flamants nacrés dans leur élément chatoyant
    Qui se groupent sur le rivage dans une quiétude impassible.

    Diaprer : varier de plusieurs tons.

    
    
    
  • Savez-vous compter les moutons ?

    Savez-vous compter les moutons ?

    Savez-vous compter les moutons qui se succĂšdent tous les jours ?
    Les moutons noirs, les moutons blancs, moutons de haines et d’amour.
    Certains sont sobres, d’autres gloutons, ils ne se ressemblent pas toujours,
    Il y en a mĂȘme, c’est accablant, qui vous apporteront la mort.

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  • La feuille des quatre saisons

    La feuille des quatre saisons

    Sur la feuille des quatre saisons, j’ai mon almanach naturel.
    J’y vois la pluie et le beau temps, les Ă©quinoxes et les solstices.
    Mais la plus belle des raisons, ce sont les jours conjoncturels ;
    L’anniversaire de l’instant afin que je m’en rĂ©jouisse.

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  • Mes trois chambrettes au bord du lac

    Mes trois chambrettes au bord du lac

    J’ai trois chambrettes au bord du lac, j’y dors, j’y rĂȘve et puis j’y ronfle.
    Je m’ensommeille dans la premiĂšre quand OrphĂ©e vient me stupĂ©faire ;
    Dans la deuxiùme, j’ai un clic-clac, si jamais les voisins me gonflent ;
    Pour faire l’amour dans ma chaumiĂšre, c’est la troisiĂšme que je prĂ©fĂšre.

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