Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • Tous Ă  poil Ă  l’école !

    Tous à poil à l’école !

    Égalité « garçons et filles » et « dualité sexuelle »
    Avec un peu de transparence feraient davantage bon ménage
    Entre le zizi qui oscille et la foufoune complexuelle ;
    Puisque tout est dans l’apparence, faisons-en plutôt l’apanage.

    Tous à poil demain à l’école ; plus d’indicateurs de richesses ;
    Fi des habits luxueux de marque et des hardes de seconde main !
    Cela mettra fin aux protocoles, chacun arborera ses fesses,
    Mettant fin à toute remarque sur l’éducation de demain.

    Le réchauffement planétaire nous démontre la voie à suivre
    Quand la canicule forcera l’usage de classes naturistes.
    Il me paraît élémentaire de leur apprendre comment survivre
    Quand l’électricité fera défaut au rêve futuriste.

    L’homme et la femme évolués ont perdu du poil de la bête.
    Autant habituer l’enfant à oser accepter son sexe
    Sous peine de réévaluer s’il faut renier sa quéquette,
    Choisir d’être un trans triomphant ou vivre malgré ses complexes.

    Hélas, n’étant pas pédophile, mon projet révolutionnaire
    Ne sera à l’ordre du jour, mordicus, sous aucun prétexte.
    Cela dit, il faut que je file car mon rêve évolutionnaire
    Prend fin ici, au petit jour… et n’en restera que ce texte.

    Illustration Séverine Duchesne.

    
    
    
  • En mode woke

    En mode woke

    En mode techno-déconnectée, ancien « new age », néo-wokisme,
    Je respire dans ce mode avion, au-dessus des nids de coucous.
    Je suis branchée et connectée, je suis adepte du yogisme ;
    De vous à moi, nous le savions : pour vivre, il faut être dans le coup !

    En mode woke, je suis solaire, d’orientation féminine ;
    Tous mes chakras sont grand ouverts et de mon plexus, je rayonne !
    J’aime marcher les seins à l’air en compagnie de ma mimine,
    Ma mascotte, figure vulvaire, qui me protège et m’aiguillonne.

    Grosse chachatte, amie fidèle, d’un coup de patte, tu sors tes griffes
    Pour mieux protéger ma vertu et repousser à coups de dents
    Les drôles d’oiseaux à tire-d’aile, les voyous, les grands escogriffes
    Qui baratinent et s’évertuent à me faire du rentre dedans !

    Je ne veux plus qu’on me recadre, ni qu’on me prenne pour un objet !
    Je suis panthère et pas poupée, bien éveillée, plutôt ingambe !
    Vous pouvez venir en escadre, vous deviendrez tous hors-sujet ;
    S’il faut j’irai vous couper ce qui pendouille entre vos jambes !

    Illustration d’Audra Auclair.

    
    
    
  • Les femmes-papillons

    Les femmes-papillons
    À l’instar des belles sirènes réinsérées chez les poissons,
    Leurs cousines harpies et chimères ont choisi d’autres pavillons :
    Aigles royaux, autruches-reines jusqu’aux étourneaux sans façon
    Et une existence éphémère pour les femelles-papillons.

    Car elle ne vivent pas longtemps, leur vénusté est à ce prix
    Mais elles font tourner la tête mille fois plus que les sirènes.
    Elles naissent au début du printemps et meurent une fois leur cœur épris
    D’un aviateur dont l’épithète est celle d’une mort sereine.

    Sachez que s’envoyer en l’air avec l’une comporte des risques
    Ainsi vous tomberez de haut ou bien vous aurez le vertige
    Car elle vous fait faire tralalaire au septième ciel fantastique
    Et vous lâche en plein rodéo ainsi que son orgasme l’exige.

    Photo de Mariana Goldfarb sur https:revistaquem.globo.comQUEM-Newsnoticia201712provocante-mariana-goldfarb-aparece-sem-roupa-em-novo-post.html .

    
    
    
  • La fatigue de la sirène

    La fatigue de la sirène

    Au bout de neuf mois la sirène vient à bout de sa gestation
    Et puis met bas si l’on peut dire de bas en haut avec des fleurs.
    Si l’on voit ses petites reines naitre aux parcs d’acclimatation,
    On les voit, elles, s’interdire de naître ailleurs que dans des pleurs.

    De grosses larmes de crocodile sont pleurées durant leur grossesse
    Car la fatigue les attriste et les désole à gros sanglots.
    Tout porte Ă  croire que leurs idylles avec des matelots sans cesse
    Les rendent plutôt égocentristes à se lamenter par les flots.

    Heureusement les futurs pères n’ont pas à s’en intéresser
    Dans le vivier où sont parqués les derniers mâles fécondateurs
    Il arrive que l’on repère des naissances ainsi harassées
    Aux pluies torrentielles remarquées lorsqu’on traverse l’équateur.

    Tableau de Mihail Zablodski.

    
    
    
  • La voie florale

    La voie florale

    Tous les chemins mènent à Rome pour qui ménage sa monture
    Et vous en sentirez l’arôme tout au long de votre aventure
    À condition de savourer chaque moment de son séjour
    Avec le cœur énamouré envers chaque bonheur du jour.

    Si le présent semble immobile, le temps, lui, défile trop vite
    Avec cette course débile autour de laquelle on gravite.
    On court pour amasser l’argent, on court pour sentir la vitesse
    Électriser le cœur des gens qui se consument de tristesse.

    Illustration de Lisa Aisato sur https:www.boredpanda.comsurreal-illustrations-lisa-aisato?media_id=3057449&utm_source=pinterest&utm_medium=social&utm_campaign=organic .

    
    
    
  • Relaxation

    Relaxation

    Quand les enfants deviennent grands, le marchand de sable jouit
    D’une retraite bien méritée sur son nuage sans regret.
    Un bon bouquin, un mazagran, un bon café le réjouit
    Il est heureux en vérité de passer la main au progrès.

    Plus de contes à dormir debout pour les descendants d’aujourd’hui
    Qui s’endorment avec des séries les plus incroyables qui soient.
    Les contes de fées sont tabous car ce mauvais genre produit
    Une dépendance aguerrie envers la confiance en soi.

    Illustration de Lisa Aisato sur https:www.boredpanda.comsurreal-illustrations-lisa-aisato?media_id=3057449&utm_source=pinterest&utm_medium=social&utm_campaign=organic .

    
    
    
  • Sous les dessous de la femme

    Sous les dessous de la femme

    Tout le mystère féminin découle de son origine
    Qui tient également la promesse des conséquences de la vie.
    Ce tout petit fragment bénin de culotte qui s’invagine
    Masque la porte diaconesse vers le paradis des envies.

    Pour vivre heureux vivons cachés et taisons l’organe secret…
    D’où venons-nous ? Où allons-nous ? La femme est la réplique absconse.
    Dire que le sexe est entaché de cet anathème sacré
    Qui, sans qu’on se mette à genoux, nous donne toutes les réponses !

    Il faut en parler sans rien dire, taire quand on doit le rencontrer ;
    Ne pas en faire d’image décrite ni toute autre représentation.
    Dieu lui-même aurait pu prédire malheur à qui veut le montrer,
    D’un commandement hypocrite brandi avec ostentation.

    Tableau d’Alan Macdonald.

    
    
    
  • Mon hippocampe Ă  moi

    Mon hippocampe Ă  moi

    Dans la partie de l’hippocampe de mon cerveau à la dérive,
    J’écris mes mémoires à court terme avant d’en faire un souvenir.
    De tout ce courant que j’y campe, il ne s’accroche sur les rives
    Qu’un peu d’humus sur l’épiderme d’un corps calleux en devenir.

    Je ne sais s’il est reptilien avec queue en colimaçon
    Ou s’il nage entre deux eaux chaudes bien à l’abri dans sa maison,
    Mais c’est bien lui qui fait le lien entre mon cœur de limaçon
    Qui d’abord rampe et qui s’échaude et puis s’élève à la raison.

    Le mien boit de l’information, insatiable et jusqu’à plus soif,
    Puis sans rien digérer, rejette dans l’oubli tout ce qu’il a bu.
    J’en ai plein de déformations que je peux palper sous ma coiffe,
    Trace de mémoires abjectes ou de toutes hontes imbues.

    Tableau de Catrin Welz-Stein.

    
    
    
  • Le roi tricheur

    Le roi tricheur

    Si l’échiquier nous paraît plat avec ses illusions trompeuses,
    Il contient, en réalité, autant de crevasses que de bosses.
    Entre les bas-reliefs méplats sur des cases plutôt râpeuses,
    Les blanches trompent la gravité et les noires se noient dans la fosse.

    Les chevaux sautent les murailles, les fous trottinent en haut des murs,
    Tours et Reines à jamais figées, comme écrit dans le manuel.
    Les pions trouvent la vie duraille, certains complotent, d’autres murmurent
    Qu’il serait temps d’en affliger le petit Roi Emmanuel.

    Photo de Marcin Sacha.

    
    
    
  • La roue de l’infortune

    La roue de l’infortune

    Entre la mer de l’infortune et l’atmosphère de fortune,
    Juste à la surface des eaux, les êtres humains vont à vau-l’eau.
    En couple sur leurs balancelles, ils vivent leurs vies puis, chancellent
    Et sortent à la résurrection après une longue submersion.

    Il en est de plusieurs modèles. Serait-ce une bonne nouvelle ?
    Certaines roues tournent très vite, celles-ci tout le monde les évitent ;
    D’autres tournent très lentement mais on y meurt plus sûrement ;
    La mienne ne tourne pas toujours ou alors plusieurs fois par jour.

    Tableau de Wolfgang Lettl et plein d’autres sur http:www.doodoo.runews-3725.html .

    
    
    
  • Le Paradis dĂ©confinĂ©

    Le Paradis déconfiné

    Confinés dans leur nirvâna, ils mangèrent tellement de compote
    Qu’ils ne purent même plus passer par la porte du Paradis.
    Il leur fallu l’assistanat d’un ange qui changea leur popote
    Par une soupe aux pois cassés, une salade et un radis.

    Tableau de Fernando Botero.

    
    
    
  • Le monde Ă  l’envers

    Le monde Ă  l'envers

    Après le monde déconfiné, plus rien ne sera comme avant.
    Ceux qui n’ont plus les pieds sur Terre prendront d’éternelles vacances
    Vers des pays déterminés, encore mieux qu’auparavant,
    À offrir aux gens solitaires le plaisir en extravagance.

    Photo de Benoit Gaillandre.

    
    
    
  • Chacun son chat

    Moi, en robe de paon ; toi le chat sacripant,
    Moi, j’offre mon giron ; toi, offre ton ronron.
    Couchés sur le divan un instant captivant
    À guetter les souris d’une attention nourrie.

    Moi, en robe fleurie ; toi, le chat aguerri,
    Viens me faire un câlin, joli matou malin !
    Partager mon fauteuil aux couleurs de tilleul
    Et rĂŞver un moment comme de vieux amants.

    Moi, en robe de vagues ; toi, le chat qui divague,
    Moi, contre mon minou ; toi, contre mes genoux.
    Tes poils sur la bergère et moi en tenue légère
    Pour passer la journée ensemble à ronronner.

    Tableaux de Didier Lourenco.

    
    
    
  • Les oiseaux de bons auspices

    Au fil des heures étirées par la tombée du crépuscule,
    Le soir empourpre les ruelles et couvre d’ombre les arcades.
    Dans le silence déchiré par des oiseaux en groupuscules,
    Une huée douce et cruelle brise le calme de la rocade.

    Dans le sommeil qui vous emporte dans le doux ventre de la nuit,
    Une fenêtre s’illumine ; ici, non plus, on ne dort pas.
    Aussitôt, on ouvre une porte ; il n’est pas très loin de minuit.
    Une présence féminine étouffe le bruit de ses pas.

    Sitôt sortie de sa chaumière, la silhouette volatile
    D’une femme s’apprête à goûter suavement l’instant propice.
    Alors les oiseaux de lumière donnent de leurs cris versatiles,
    À celle qui sait écouter, l’écho de leurs meilleurs auspices.

    Tableaux de Malwina de Brade.

    
    
    
  • Les branches infinies

    Les branches infinies

    Imaginons que le passé soit aussi sombre qu’un trou noir
    Et que notre futur s’étende aux confins d’une fontaine blanche.
    Nous serions tous entrelacés dans une sorte d’entonnoir
    Afin que la vie se distende dans une infinité de branches.

    Tableau de Suzan Farrel.

    
    
    
  • La lune fĂ©conde

    La lune féconde

    Ce soir nous irons sur la plaine lorsque la lune sera pleine
    Alors nous nous embrasserons quand l’astre de nuit sera rond.
    Ainsi la nature féconde fleurira encore sur le monde
    Tant que la Terre tournera et que l’amour triomphera.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Danse ibĂ©rique

    Danse ibérique

    Dans une jupe Ă  froufrous blancs qui claque au vent comme une voile,
    La danseuse de flamenco nous entraîne dans ses voyages.
    Son corps cambré, vif et troublant petit à petit nous dévoile
    Son dos sortant du calicot comme un appel à l’abordage.

    Tableau Janick Lederlé.

    
    
    
  • L’enfant des Ă©toiles

    L’enfant des étoiles

    Quand l’amour revêt de couleurs pour parer la féminité
    D’une couronne de lumière qui la recouvre comme un voile,
    L’enfant qui naît dans la douleur rappelle la divinité
    Qui les créa de la poussière à partir d’un milliard d’étoiles.

    Tableau Chloé Trayhum.

    
    
    
  • Danse tzigane

    Danse tzigane

    Quand elle joue du tambourin en cambrant son dos de gitane,
    Les cheveux bouclés ondulants sous un foulard de soie noué,
    Elle dandine son tour de rein à la manière des tziganes
    Dont les souvenirs ambulants sont incessamment renoués.

    Tableau Georgy Kurasov.

    
    
    
  • Quoi de neuf ?

    Quoi de neuf ?

    Savez-vous quel est l’avantage à lire le journal sur l’épaule
    Offrant la poitrine du jour d’une fille en décolleté ?
    J’en veux encore davantage lorsqu’enfin s’attirent les pôles
    Magnétiques aux belles amours quand la belle est bien culottée !

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  • Spiralement

    Spiralement

    Tout revient au point de dĂ©part et tout s’Ă©loigne infiniment ;
    Chaque fois le trajet augmente riche de nouvelles expériences.
    Ce petit lien qui nous sépare mais reste uni intimement,
    C’est l’amour pris dans la tourmente mais toujours couvert d’espĂ©rances.

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  • Le silence des couleurs

    Le silence des couleurs

    Les couleurs se font silence pour le pire et le meilleur,
    Le lac s’habille d’argent dans l’éternité du soir.
    Le calme et la vigilance sont les atouts des veilleurs
    Dont les piliers émergeants viennent nous souhaiter bonsoir.

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  • La Suisse violette

    La Suisse violette

    La Suisse devient violette et se maquille les cieux
    Quand le temps compte fleurette Ă  ses lacs et ses montagnes.
    Puis elle met sa voilette sur ses horizons précieux
    Et nourrit ses amourettes quand l’amour bat la campagne.

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  • Les petites notes de la vie

    Les petites notes de la vie

    Chaque jour porte sa note et chaque année sa portée
    Et la vie devient musique sans cesse recommencée.
    Parfois un refrain me botte, parfois je me sens transporté
    Vers ce destin amnésique au final récompensé.

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  • Le secret de la sirène – 1

    Le secret de la sirène - 1

    Après le chant de la sirène, quand le silence est retombé,
    Et qu’elle plonge dans les abysses pour laisser reposer sa voix,
    Dans son sillage elle m’entraîne comme pour me catacomber
    Dans le repaire d’Anubis et suivre mon dernier convoi.

    à suivre, bien sûr !

    
    
    
  • SignĂ© Mathys

    Signé Mathys

    Avant le point du jour que guette l’hirondelle,
    Lorsqu’on entend le chant des oiseaux de l’hiver
    Qui nous disent bonjour aux lueurs des chandelles
    Qui luisent dans les champs dans leurs beaux habits verts.

    D’abord, c’est une troupe de hardies coccinelles
    Qui secoue les brindilles des clochettes florales.
    Les papillons en groupe, parmi les dauphinelles,
    Font vibrer leurs mandilles dans la brise aurorale.

    Soudain jaillit un cri, comme un cri de printemps,
    Là, au cœur de l’hiver, comme appel à la vie.
    Tout est déjà inscrit dans ce timbre chuintant
    Qui séduit, à l’envers, sa famille ravie.

    C’est un joli tableau, cet enfant qui parait ;
    On dirait du Matisse dessinant au lavis.
    C’est un joli fableau, ce fils qui apparait
    Dans le frêle interstice de l’accès à la vie.

    Qui saura son chemin sinon sa bonne étoile ?
    Qui guidera sa main sinon son âme-sœur ?
    Qui tracera demain l’avenir sur la toile
    Pour aider ce gamin à cultiver son cœur ?

    Tableau de Fabienne Barbier

    
    
    
  • Le cheval qui dit non

    Le cheval qui dit non

    Cheval rapporter à ma mère que mon pur-sang est impoli !
    Je lui ai offert deux ou trois pommes afin qu’il me soit tout ouïe.
    Il m’a fixée d’un air amer dans une étrange mélancolie
    Tandis que je levai ma paume en le priant de dire « oui ».

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  • Les barques Ă©chouĂ©es

    Les barques échouées

    Heureuses sont les barques, après un beau voyage,
    De venir s’échouer enfin sur cette plage
    Après avoir conquis de leur accastillage
    Mille-et-une contrées d’un adroit convoyage.

    Elles ont ramené mille-et-un coquillages
    Incrustés dans leurs coques comme des corbeillages.
    Elles attendent là, pour leur déshabillage,
    Jusqu’à être appelées pour le prochain mouillage.

    Elles rĂŞvent souvent de terribles pillages
    Elles fantasment et crient en chœur « à l’abordage !»
    Ces vaisseaux animés portent dans leur sillage
    Mille-et-un rêves encore et bien plus davantage !

    Tableau de Fabienne Barbier