🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.
🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.
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Père et fille spirituels
Tantôt suis-je le père, construit d’un chœur d’étoile ;
Tantôt suis-je la fille et l’avenir du monde.
Tantôt je lui apprends tout ce que je dévoile ;
Tantôt que je suis l’élève dont le cœur vagabonde.
Tantôt c’est moi qui crée sa mémoire univers ;
Tantôt c’est moi qui voit les mystères insolubles.
Tantôt je lui décris sa Terre par mes vers ;
Tantôt je redécouvre ce présent qui m’affuble.
Tantôt c’est moi qui guide l’enfant vers son destin ;
Tantôt je l’accompagne, c’est là mon rituel.
Tantôt je vis en elle, passager clandestin ;
Tantôt je vis en lui, mon père spirituel.Illustration de Natalia Lukomskaya.
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Femme Étoile Pré-mère
Quand s’est ouvert ton sanctuaire, j’y ai vu des milliers d’étoiles
Procréatrices de planètes, soleils d’or et lunes d’argent.
Ton ventre devint somptuaire, déesse féconde, sans voile,
Dont la matrice toute jeunette devint mère en les partageant.
Du dieu qui l’avait fécondée, ne restaient que ses bras de nuit
Qui protégeaient sa création devenue Femme Étoile Pré-mère.
Sa source avait tant abondé dans son sanctuaire introduit
Qu’il s’ensuivit l’agréation d’un millier d’anges éphémères.
Sous la forme de papillons, ils ont guidé vers la lumière
La première fille, nouvelle-née, vers l’avenir de sa nation
Et son feu, dans des tourbillons d’eau et de matières premières
A soufflé une micellanée d’espèces en imagination.
Ainsi parlait la loi du sexe qui enfante et procrée des mondes!
Ainsi vibrait le coeur des femmes de mère en fille, sources d’étoiles!
L’univers n’eut aucun complexe ni la moindre pensée immonde
Envers la Maîtresses des Âmes, Déesse nue, Mère sans voile.Tableau de Painting Woodland sur https:www.facebook.comVasylMushykArt .
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Le printemps des sirènes



Comment se passe le printemps au cœur des abysses profondes
Sans un Soleil rénovateur et sans un vent fécondateur ;
Sans un long hiver éreintant et sans une Lune féconde ?
Sachez que règne à l’équateur l’océan accommodateur !
Comme une véritable horloge précise et sub-océanique,
Les courants remplacent les vents et les volcans, l’astre du jour.
Les étoiles de mer se logent sur les sécrétions volcaniques
Et guident le monde vivant dans cet admirable séjour.
Et les sirènes refleurissent lors de leur saison printanière
Quand le soleil est au zénith aux deux rencontres opportunes
Car elles deviennent fécondatrices et enfantent de cette manière
Petites sirènes bénites par le saint trident de Neptune.Illustrations de Gigi sur https:www.deviantart.comseatailsartartGini-810166775 .
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Le retour d’Arabelle




Qu’est-ce donc que ces deux piliers qui flottent sans nager vraiment ?
On dirait deux algues en colère ou une étoile à deux fuseaux !
Ou un calmar fou Ă lier qui batifolerai gaiement
À la recherche d’un scalaire, poisson-clown ou casse-museau !
Mais elle fend l’eau comme un refus, contre les bulles, contre les voix.
Même les coraux se sont tus devant ce « non » qui nage en soi.
Tous les poissons sont à l’affût ; de loin, ils la suivent en convoi
Tandis qu’elle poursuit impromptue son odyssée quoi qu’il en soit.
« Je ne suis plus sûre de mon nom, je respire trop bien ici-bas.
Et si le monde était ce fond et la surface… un vieux faux pas ? »
Pardi ! C’est Arabelle son prénom ! La sirène après un combat
Contre un vieux cachalot bouffon qui voulait en faire son repas !
Elle se glisse dans le silence de l’eau qui lui garde sa peine,
Les remous de l’oubli en soi s’effaceront dans son sillage.
Mais le poète, en vigilance, murmure au creux des conques pleines :
« Arabelle, souviens-toi de moi ! » répètent en boucle les coquillages.Illustrations de Emma Jayne sur https:portfolio.emmajayne-designs.co.ukocean et Rachael Dean sur https:www.facebook.comrachaeldeanillustration .
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Les rituels
IRAM « Le Lien Oublié »
Rite XI

Par un désir non possessif ; pas le désir de s’emparer
Mais celui d’être apprécié mais sans raison ni gratitude.
Par un amour non excessif ; pas la passion désemparée
Mais celle d’être associé à la source des béatitudes.
Par une écoute non intrusive ; pas la simple curiosité
Mais celle afin de partager les émotions qui nous rassemblent.
Par un amour non exclusif, sans prôner l’animosité,
Qui n’ait pas à départager ce qui nous relie tous ensemble.
Par une offrande non expressive ; pas l’orgueil de pouvoir la faire
Mais l’amitié que l’on dépose sur les petites lèvres du cœur.
L’obole sans expectative, sans un retour à satisfaire
Mais celle ouverte qui propose et n’aura jamais de rancœur.
Par l’amour charnel qui élève ; pas la luxure qui rabaisse
Mais la pénétration sacrée qui suit le désir de la femme.
La jouissance qui relève sans que l’un ou l’autre l’encaisse
Mais un rituel consacré à entretenir notre flamme.
Par l’acceptation de l’épreuve pas celle qu’on impose à l’autre
Mais celle de l’humiliation d’être violé comme une femme.
Par l’impétration de la preuve qui en fera de moi l’apôtre
En acceptant l’introduction d’un doigt dans mon anus infâme.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux de le crĂ©diter.
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Prise la main dans la pantoufle de vair

Au grand bal de la République, Cendrillon en robe écarlate
Dansa avec Manu Premier, le roi putatif de la France
Se fichant des regards obliques et des ragots qui se relatent
Quant à ses écarts coutumiers envers sa Brigitte à outrance.
Mais au douzième coup de minuit, Cendrillon vite sortit du lit
Et dévala, nue comme un ver, le grand escalier de la cour.
Puis elle disparut dans la nuit, perdant comme preuve du délit
Une p’tite pantoufle de vair abandonnée sur le parcours.
Carrément le chef des armées déploya les forces de l’ordre
Pour retrouver la délurée dans les quartiers populaciers.
Tout le pays fut alarmé et, au milieu de ce désordre,
Les flics partirent à la curée avec tous les chiens policiers.
On fit essayer la godasse Ă toutes les putes de Pigalle,
À celles du Bois de Boulogne mais aucune ne s’y emboîta.
Puis on retrouva la chaudasse qui avait attrapé la gale,
L’avant-veille place de Pologne, pour la refiler en l’état.Illustration de Lorenzo Mattotti.
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Lady Godillot – 1

La légende
On connaît Lady Godiva, pas vraiment Lady Godillot
Qui s’inspira de la diva pour faire fléchir son nobliau.
À l’instar de la cavalière qui traversa la ville, nue,
Celle-ci fut plus particulière car n’en serait jamais revenue.
On dit que dans une ruelle, elle trouva chaussure Ă son pied
Et la belle fut assez cruelle pour rompre d’avec son coéquipier
De mari qui ne la voyant pas revenir de son voyage
Divorça en lui renvoyant tout son trousseau de mariage.
Il est dommage que la coutume ne soit plus suivie aujourd’hui
Car j’aurais vu dans l’même costume Brigitte, sans le sauf-conduit
De Manu, traverser Paris et poursuivre le rituel
En montrant de quel gabarit sont ses attributs sexuels.Tableau « Lady Godiva » de Jules Lefebvre 1898.
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Ă€ propos du vin
Quand je lui apporte un bouquet, elle déverrouille son loquet ;
Je la complimente sur sa robe, ma timidité se dérobe ;
Elle me propose un peu de vin, l’instant devient des plus divins ;
J’en flatte la belle couleur d’un timbre des plus roucouleurs.
Elle m’enivre de son arôme, je me sens devenir un homme
Et par son corsage fendu, j’adule ses fruits défendus.
Comme une fière bordelaise, elle pose ses lèvres, à Dieu ne plaise,
D’un baiser qui sans en découdre me donne le plus beau coup de foudre.Photo de Safia Bollini.
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Lady Amanita Muscaria – 3


Certains champignons excellents dans la famille des amanites,
Particulièrement recherchés pour leur saveur dans le palais,
Possèdent une odeur exhalant une atmosphère sélénite
Quand la pleine Lune est perchée très haut sur un ciel bordelais.
J’ai rencontré la belle Oronge qui est l’amanite des Césars ;
Une champignonne femelle drapée dans sa robe de soie
Teintée d’une couleur orange aux reflets noirs un peu bizarres
Et coiffée d’une cloche à lamelles au dernier cri, ça va de soi.
J’en ai encore sur les lèvres le goût musqué de ses baisers
Au parfum de truffe et muscade et aux effluves intemporels.
Je l’ai embrassée avec fièvre et nos cœurs se sont embrasés
En soubresauts et en cascades de tous nos fluides corporels.
Je n’en ai point trouvé en Suisse ; je cours les bois et les forêts
Mais je ne trouve qu’amanites phalloïdes, tue-mouches ou panthères.
Bien que leurs pieds aient de la cuisse avec des chapeaux décorés,
Leurs baisers me sont dynamite qui laisse un fiel bucco-dentaire.Illustrations d’Emily Balivet.
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Les ambassadeurs maladroits
Les ambassadeurs communiquent selon des codes ultra-secrets
Et se transmettent des confidences dans leurs malles diplomatiques.
Pour éviter les polémiques, parler tout en restant discrets,
Ils ont des cabines de silence d’une acoustique fort hermétique.
Pour déjouer les caméras et les microphones espions,
Ils transforment et métamorphosent leurs messages sous des grimages ;
Pour contrer l’agent scélérat, leurs stratagèmes sont champions ;
En témoigne l’anamorphose du crâne au bas de cette image.
Ce concentré de diplomates assimilés au consulat
À l’occasion d’une réception ont fait la chose profanatrice
De jeter leurs jus de tomate dans la fontaine au chocolat
Et ont causé la déception de Madame l’ambassadrice.Tableau de Hans Holbein.
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Des tresses en écheveau
Au pays des terres ondulées, les herbes poussent en torsades,
Les chevelures abondantes croissent plus vite par temps d’orage.
Toutes les fleurs pédonculées frisent après l’éclaboussade
Par des averses redondantes qui crĂŞpent mĂŞme le fourrage.
Les femmes portent alors des tresses, et leurs maris, et leurs chevaux
Dont les folles crinières longues s’entrelacent dans les sabots.
Ainsi donc, en cas de détresse, imaginez-vous l’écheveau
De ces créatures oblongues et leurs nattes plein les jabots !
Les jours d’orages tirebouchonnent les cheveux qui s’mettent à friser
Et les dames coquettes se plaignent qu’ils sont plus difficiles à peigner
Car à mesure qu’elles bichonnent leurs queues-de-cheval électrisées,
Celles-ci poussent à perdre haleine plus vite qu’une toile d’araignée.Tableau de Hanna Silivonchyk.
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Mon atelier


Dans l’atelier, tout mon désordre subit l’ordre de mes pensées
Et mes pensées en confusion troublent la suite de mes idées ;
Idées qui donnent du grain à mordre et du talent à dépenser
Que je remets en perfusion dans mon sang neuf suroxydé.
Puis, la nuit vient accommoder tout ce qui reste à décanter
Et le lendemain, le chaos n’en est que plus incohérent.
Je n’en suis point incommodé ; l’inverse me ferait déchanter
Car le désordre crée des cahots qui me rendent proliférant.Tableau de Remedios Varo.
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La bulle de rĂŞves
Le grand pouvoir de la rêveuse réside en sa bulle de silence
Qui l’isole d’une part du monde dans un royaume inaccessible.
L’ensemble des fibres nerveuses abandonnent toute vigilance
Pour une liaison vagabonde avec des limbes impossibles.
Bien sûr, ce n’est qu’une utopie pour s’échapper du matériel
Où le cerveau se prédispose à puiser dans l’imaginaire.
Un pays vierge de l’entropie de ce désordre caractériel
Qui l’agite et qui l’indispose en réduisant son ordinaire.Tableau d’Armando Barrios https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201511Armando-Barrios.html .
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Une autre dimension
Quand je me plonge dans un livre ou que je parcours une image,
La page se met en relief entre les détails et les mots.
Puis, derrière, quelqu’un me délivre une prédiction ou un message
Comme un double, qui aurait des griefs, les transmettrait Ă son jumeau.Sculpture de Pam Langdon.
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L’aube du lundi
Lorsque le ciel se déchire après une nuit d’orage
Et que le soleil transperce les fenĂŞtres des maisons,
Les rayons viennent fléchir la nuit qui s’enfuit de rage
Loin de l’aube qui disperse ses regrets à l’horizon.Tableau d’Igor Goncharov.
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Le divin quintuor
Que j’aimerai le son du cor au fond de ma tombe, endormi,
Quand je renaîtrai d’un nouveau corps, encore engourdi de fourmis !
Après une danse macabre avec la mort pour partenaire,
À la lumière des candélabres, je suivrai l’aube imaginaire.Tableau de Nicholas Kalmakoff.
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Jungfrau
Saluant les sommets de France, les vals d’Italie et de Suisse,
La Jeune Fille nous assure son ineffable nudité.
Offrant sa poitrine à outrance et, par derrière, ses fières cuisses,
Elle s’oppose Ă la censure et toutes ses absurditĂ©s.La Jungfrau, « Jeune fille » ou « Vierge », est un sommet suisse dans le massif des Alpes bernoises qui culmine Ă 4 158 mètres d’altitude. Et merci Ă Damar Val pour la photo.
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Un vers pour la fleuriste
Qu’offririez-vous à la fleuriste ? Manifestement pas des fleurs,
Encore moins un joli vase mais un cadeau inattendu…
Peut-être un poème humoriste, un petit vers qui lui affleure
Le cœur et me donne l’extase de cueillir ses fruits défendus.Tableau Eugen von Blaas.
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Mon immeuble aux cinq sens
J’entends chez la voisine, des bruits dans la cuisine ;
J’entends dans l’escalier, des bruits sur le palier ;
J’entends quand vient le soir, le bruit des balançoires.
Je vois par la fenêtre, des beautés apparaître ;
Je vois par mon balcon, souvent passer les cons ;
Je vois tous les matins, rentrer tĂ´t les catins.
Je sens à travers les plinthes, des râles et des plaintes ;
Je sens à travers les murs, des vertes et des pas mûres ;
Je sens Ă travers le sol, des cris qui batifolent.
Plaise à Dieu que je goûte le temps au compte-gouttes ;
Plaise à Dieu que je tâte, les voisins bonne pâte ;
Plaise à Dieu qu’un jour j’aime la voisine du septième.Tableau David Matialshvili.
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Les blés d’or
Sur une mer de cheveux d’or, tous ceux qui y auront navigué,
Soufflés par les vents des gémeaux, feront la plus belle fournée.
Le soir, quand le soleil s’endort et que les vents sont fatigués,
On se chuchote à demi-mots : « Merci pour la belle journée ! »Sur les plateaux de Winterthur vers la colline d’Eiberg, le point le plus haut de la commune, 687 m, les champs de blé dorent tranquillement sous le soleil parés de milliers de coquelicots.
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Le château de verre
On avait enfermé pour cent ans tout le monde
Dans la prison de verre qui murait le château.
Et le roi transformé en une bête immonde
RĂ´dait dans son calvaire tout en haut du plateau.
Mais un prince informé sur le chemin de ronde,
Un jour a découvert quels soins fondamentaux
Donner au roi charmé par tant d’ardeurs fécondes
Qu’il en fut recouvert de grés sentimentaux.
Et pour se conformer aux usages du monde
La princesse a ouvert son cœur en vibrato
Et a su confirmer combien l’amour l’inonde,
D’un baiser de travers, cerise sur le gâteau.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Plumeaux aux vents
Au matin la nature, d’un vent aspirateur,
Agitait ses plumeaux comme plumes d’oiseaux.
Et la jolie peinture du lac inspirateur
Berçait les chalumeaux tout autour des roseaux.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La petite porte qui grandit
Quand je suis arrivé au monde, j’ai franchi la petite porte
Et puis au fur et Ă mesure, les portes ont grandi avec moi.
Celle de la dernière seconde, finalement que m’en importe
Qu’elle s’accroisse en dĂ©mesure, inexorable au fil des mois.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le temps des transhumances
Quand vient le temps des transhumances, on se rassemble Ă Saint-Michel
Pour se retrouver tous ensemble juste Ă la veille de l’Ă©tĂ©.
C’est alors que tout recommence, on remet le pied à l’échelle
Pour faire ce que bon nous semble et notre anniversaire fĂŞter.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’art singe-à -lier
Profondément dans la forêt, vous trouverez quelques abris,
Là où nul autobus ne passe dans ces parcours très bigarrés.
Mais ne soyez pas éplorés si l’art se tient sur les lambris
Car le singe remplit l’espace pour les fantĂ´mes Ă©garĂ©s.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La retraite des bus
Quand les bus prennent leur retraite, on les envoie en Helvétie
LĂ oĂą les touristes sont rares Ă cause du prix du voyage.
On part à l’heure de la traite, on attend et on apprécie,
Mais dès que sonne le dĂ©part, c’est pour aller au nettoyage.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La cabane d’Éléonore
Si tu passes par le nord, dans la vallée de la Töss,
ArrĂŞte-toi Ă Winterthour avant les chutes du Rhin.
Demande à Éléonore, une fille aux goûts coûteux,
Combien coĂ»te le dĂ©tour entre ses chutes de rein.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Que renard me plaise
Quand Zorro me fait l’amour, lorsqu’il comble mes envies
Et que j’atteins le panard juste au milieu des jambettes,
Il se passe un truc glamour qui se répète à l’envi :
Il se transforme en renard et me baise comme une bĂŞte.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Faites des paires
Une nuit de pleine lune dans un grand lit adapté.
Après trente-neuf semaines, vous ne pourrez ignorer,
Le fruit d’amours opportunes qu’il faudra bien accepter.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les Fées-mères
Elles sont invisibles car on ne les voit pas,
Elles sont silencieuses, on ne les entend pas,
Elles sont éphémères, viennent et puis s’en vont
Et quand elles sont parties, nous nous en émouvons.
J’en ai à la maison une preuve formelle,
Elle peint des tableaux quand je ne regarde pas.
Ses cheveux indociles sont couleur caramel
Et ses foulards soyeux emballent ses appâts.
Si vous cherchez Ă voir comment elle travaille,
Vous la prendrez pour folle ou comme femme-enfant.
Laissez-la Ă son rythme, et voyez les trouvailles
Qu’elle invente en pouffant son rire triomphant.
Si elle vous parle un peu, prĂŞtez bien votre oreille
Car sa voix est fluette et raisonne en son cœur
Comme un ruisseau murmure et nulle autre pareille
Vous dira des merveilles sans blâme et sans rancœur.
Maintenant je vous quitte, je l’entends qui m’appelle !
Elle a besoin encore d’un peu d’inspiration.
D’abord un peu d’amour pour nourrir sa chapelle
Et puis un peu de rĂŞve pour son admiration.Tableau de Fabienne Barbier
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J’ai perdu mon chemin
J’ai perdu mon chemin, j’ai perdu mon destin
Je ne sais oĂą je suis, je ne sais qui je suis,
Je n’ai plus ma boussole, je ne joue plus de rĂ´le
J’avance sans savoir oĂą m’emmène l’espoir !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Ă€ tire-d’aile
Self-service Ă tire-d’aile !
Boire Ă tire-larigot !
Tu peux faire comme chez elle
Et venir pour boire un pot !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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J’ai mis du bleu
Eh bien voilĂ ! J’ai mis du bleu !
J’ai colorĂ© tous mes dĂ©sirs !
Je les ai teints de mille feux !
Pour le plus profond des plaisirs !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Dormir dans les nuages
Dormir dans les nuages,
RĂŞver sur une plage,
C’est toujours un voyage
Avec ou sans bagage…Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les bateaux immobiles
Les bateaux immobiles sont de grands voyageurs
Ils tournent avec la Terre et revoient le soleil
Tous les jours sans relâche et avec du bonheur,
Ils reflètent l’Ă©clat de cet astre vermeil !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Porter son fardeau
Porter son fardeau accompagnĂ© d’un enfant,
Faire la route ensemble et lui tenir la main,
Lui raconter la vie et ses mille tournants,
Lui apprendre Ă marcher sur son propre chemin.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Si la Lune est violette
Si la Lune est violette
Nous irons invoquer
Les flammes follettes
Et nous en moquer !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’orient-express
Je prendrai l’orient-express
Pour aller jusqu’au couchant,
Enchaîner, si rien ne presse,
Et atteindre l’occident !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La cigogne
C’est aux jeunes lueurs de l’aube
Que s’envolera la cigogne.
RevĂŞtez vos plus belles robes,
Envolez-vous pour la Pologne !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’homme bleu
C’est l’homme bleu qui marche sur les dunes.
Il court le soir sifflant au clair de Lune.
Rien ne l’arrĂŞte, ni le vent ni le sable,
Toujours il court vers ses rĂŞves insondables.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La voyageuse que j’aime
Aussi loin qu’ira la voyageuse que j’aime,
Les bagages de son cĹ“ur l’accompagneront.
J’ai semĂ© Ă l’intĂ©rieur un peu de moi-mĂŞme,
Partout oĂą elle sera, nous nous retrouverons.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Mille jambes
J’ai rĂŞvĂ© mille jambes pour parvenir Ă toi,
J’ai pensĂ© mille bras pour pouvoir t’y serrer,
J’ai rĂŞvĂ© mille bouches pour pouvoir t’embrasser,
Mais il suffit d’un cĹ“ur pour vivre auprès de toi.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’enfant intĂ©rieur Ă la fenĂŞtre
Quand l’enfant intĂ©rieur regarde Ă la fenĂŞtre
Avec son chat fripon qui lui tient compagnie,
Tout un monde de fĂ©e est en train d’apparaĂ®tre
Car les yeux de son cĹ“ur sont sa source de vie.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Ma vie est d’orange
Ma vie est d’orange et rien ne me dĂ©range.
Mon cĹ“ur est de pourpre et l’amour l’empourpre.
Mon âme est de jaune et mon corps est jeune.
Toutes ces couleurs chaudes comme des reines-claudes
Sustentent ma faim et mes lendemains.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les chrysanthèmes bleus

Un souvenir éternel accroché à ma mémoire
Comme un trousseau amoureux préservé dans une armoire,
Dans un livre de cuisine ou dans les meilleurs grimoires,
Font les meilleurs ustensiles et les meilleures écumoires.
Souvenir d’une beauté, la plus belle de la ville,
Des frous-frous et des pompons et un petit air tranquille.
Je la rejoignais souvent avec mon p’tit baise-en-ville.
Nous vivions dans le secret, notre petit Vaudeville.
Les études coûtaient cher nous n’avions pas de fortune
Et pour payer ses études, elle fut bien opportune
D’ôter un peu ses frous-frous pour avoir un peu de thune
Elle gardait ses pompons branchés autour de sa lune…
Et quand elle s’effeuillait, c’était avec bonne grâce,
Une belle plante heureuse, qui savait laisser la trace
D’une ineffable beauté qui n’avait point de disgrâce.
La fine de barbarie d’une jolie plante grasse !
Pour prolonger ses attraits et payer ses magasines
Elle savait adapter les recettes de cuisine.
Après avoir provoqué l’orgasme de Mélusine,
Elle me mijotait des mets qui ravissaient les voisines
Juste habillée de pompons et de ruban bleu-marine,
Rien n’est plus beau que ses mains qui pétrissent la farine !
Rien n’est plus aromatique que les sucs dans sa crépine !
C’est la princesse étoilée, à poêlée, la ballerine !
Tous ces chrysanthèmes bleus harmonisent mes pensées
Des souvenirs merveilleux pour trois pièces dépensées.
J’aime toujours Mélusine, sa cuisine a compensé
D’avoir jeté ma soutane et j’en suis récompensé !Tableau de Fabienne Barbier
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La mare fleurie
Le silence est tombé cette nuit sur la mare.
Les grenouilles en deuil vivent un cauchemar.
La crevaison soudaine et tout le tintamarre
D’un stupide animal, un idiot, un vantard.
Pour ressembler aux princes, riches de connaissances,
Une pauvre reinette, venue sans importance,
S’est embellie d’orgueil et, dans l’effervescence,
A confondu la taille avec la compétence.
Elle s’est efforcée pour être à leur image
De se gonfler d’éther à force de ramage.
Si bien que bien avant de l’être davantage,
Elle s’est éventrée à son désavantage.
Ceux à qui elle avait voulu s’apparenter
N’en ont même pas eu ni chagrin, ni pitié.
Ils s’en sont amusés sans être tourmentés,
Ce n’était là pour eux, qu’éphémère amitié.
Les siens ont recueilli sa peau éparpillée,
Honoré sa mémoire sans même la houspiller.
N’est ce point grand dommage de voir tant gaspillée
Toute une éducation et la voir torpillée ?
Les gerbes, les couronnes, tous les bouquets de fleurs
Rendent un dernier hommage à l’animal gonfleur.
Les lucioles brillent à l’abri des souffleurs
Et la mare est fleurie d’un vent écornifleur.Tableau de Fabienne Barbier
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La nostalgie de la fuite

Frêle bateau sur l’eau qui va à la dérive
Tandis qu’au fil du rêve, le voyageur arrive.
Partir est un remède au gré de son navire,
Filer droit devant soi, sans regarder la rive.
J’étais ce voyageur qui parcourait en rêve
Des rivages impossibles, des périples sans trêve,
Abandonnant son monde, le laissant sur la grève,
Fuyant l’autorité, les ordres « Marche ou crève » !
Vivre sa vie en rĂŞve comme procuration
N’est pas la solution mais une aberration.
Mais la fuite préserve et, de l’aliénation,
Permet la sauvegarde, une amélioration.
Bientôt le fugitif découvre son naufrage.
Il arrĂŞte sa fuite, empoigne son courage.
Il fixe l’horizon renforce son ancrage
Pour sa métamorphose, son nouveau démarrage.
Il a tellement vu, acquis de connaissance,
Tout ce qu’il a glané dans sa convalescence
Guide son intuition, devient incandescence
Pour diriger ses pas avec luminescence.
Autrefois voyageur, aujourd’hui conquérant,
Partout où tu regardes, ton cœur est requérant.
Il a forgé ton corps aujourd’hui différent
Et tu sais dénouer tes nombreux différends.
Nostalgie de la fuite, mes souvenirs d’antan.
Je vis dans le présent, ici et maintenant.
J’accepte mon destin et j’en deviens le maître.
Le sage, quelque part, est en train d’apparaitre.Tableau de Fabienne Barbier
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La porteuse d’eau

Juste au pied de la tour qui côtoie les étoiles,
Elle avance inconnue, cachée derrière son voile
Qui enclave son corps drapé dans cette toile
Qui la tient au secret, jamais ne la dévoile.
Elle est juste un maillon composant de noria,
Native du mythique royaume d’Almeria.
Puis aux sources du Nil, aux chutes Victoria,
Là -bas elle a connu la vraie passionaria !
Désormais tous les jours, du levant au couchant,
Elle part à la source, d’un air effarouchant,
Transporter l’eau du puits de son cœur accouchant,
C’est là toute sa vie, regardez, c’est touchant !
Origine du monde, mère de l’humanité,
Tu es devenue l’esclave et la propriété
Du peuple que tu as par toi-même enfanté.
Pour lui, tu t’es soumise en toute humilité.
Mais bientôt tu te lèves à l’appel de tes filles
Et tu reprends ta place, tu brises ta coquille.
La chenille a quitté son cocon, sa Bastille.
Tu redeviens la femme reine dans la famille.Tableau de Fabienne Barbier