Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • Le Sacre de la Reine Solaire –Flamme Étendard

    Le Sacre de la Reine Solaire –Flamme Étendard

    Flamme
    Depuis le commencement, je brûle sans consumer,
    J’embrase sans dominer et j’aime sans me nier.
    Mon feu est mon sacrement ; tu y es accoutumé
    Il t’éclaire, toi, nominé pour être mon prisonnier.

    Onde
    Je me couche comme la vague, je me lève comme la marée,
    Je suis une reine libre, mais je choisis ton rivage.
    Je repart et je zigzague mais je reviens m’amarrer
    Car je suis, en équilibre, moi-aussi en esclavage.

    Verbe
    J’ordonne et tu m’obéis, toi mon Prince, mon vainqueur
    Mais dans chaque ordre murmure l’amour qu’il sait contenir.
    Chaque silence ébahi devient offrande à mon cœur
    Car il n’y a aucun mur dressé pour te retenir.

    Tableau de Boris Mikhailovich Olshansky sur https:valsur.livejournal.com122477.html .

    
    
    
  • Le Sacre de la Reine Solaire – Laureline immaculée

    Le Sacre de la Reine Solaire – Laureline immaculée

    Laureline Fleur-du-matin
    Je suis née du grand feu que ton amour reflète ;
    J’ai ouvert mes paupières au souffle de l’aurore.
    Je suis née de ce vœu dont ton cœur me complète
    En étant équipière de l’âme qui me dévore.

    Laureline Soleil-de-midi
    Je suis née d’un éclat du feu que tu ravives ;
    Ma voix porte le monde entre justice et or.
    Je suis née de ton cœur, de cette flamme vive
    Qui brûle d’une comète et deviens météore.

    Laureline Étoile-du-soir
    Je suis née dans le feu que ton regard éclaire ;
    Je descends sur ton cœur comme une lune aimante.
    Je suis née de ton âme si pure et si claire
    Que j’y vois le destin que tu m’expérimentes.

    Laureline Songe-d’une-nuit-d’amour
    Je suis née du reflet du feu dans ton silence ;
    Je m’étends dans tes bras, paisible et frémissante.
    Je suis née de l’esprit toujours en vigilance
    Qui veille sur ma vie sans cesse renaissante.

    Laureline Réveil-dans-l’au-delà
    Je suis née du baiser du feu que tu m’apportes ;
    Je franchis l’horizon nue comme une promesse.
    Je suis née de ton corps, tu m’as ouvert la porte
    Dans le corps d’une femme d’éternelle jeunesse.

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  • Rouge mortel

    Rouge mortel

    Rouge me paraît l’avenir car je m’en rapproche plus vite
    En abandonnant le présent aussi blanc qu’une page blanche.
    Mais quand je sens l’idée venir, aussitôt le rouge gravite
    Jusqu’à ce qu’il soit omniprésent telle une écarlate avalanche.

    Dans le bleu s’enfuit mon passé à la vitesse du souvenir
    Comme si ma vie défilait dans une fraction de seconde.
    Quand ma naissance est dépassée, le temps semble alors devenir
    L’infime point qui se faufilait avant la création du monde.

    Mais comme je vais de l’avant qui vient trop vite cependant,
    La couleur du temps qui me reste persiste dans ce rouge intense.
    Un milliard de soleils levants se révèlent alors redondants ;
    La mort, d’aventure si preste, m’a juste éveillé d’une instance.

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  • Fiat Lux !

    Fiat Lux !

    « Fiat Lux ! » fut le mot déclencheur que Dieu brandit comme un briquet
    Pour allumer une cigarette d’Univers et d’Éternité
    Qui n’étaient rien que du tabac et qui se consumèrent en cendres,
    Puis lorsque Dieu se reposa, tout cela partit en fumée.

    On a tenté de me faire croire que tout cela avait un but ;
    Que Tout était Le plan de Dieu dont les voies sont impénétrables.
    Cependant si cela se trouve, je ne serais rien que déchet
    D’une expérience imaginée dont ma vie n’est que broutille.

    Mon âme serait étincelle, une particule éphémère,
    Née un jour d’une braise ardente qui peu à peu se désagrège.
    Pourtant j’espère que l’arôme que j’ai dégagé dans ma vie
    Aura apaisé un instant ce Dieu avant de disparaître.

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  • La main à la pâte

    La main à la pâte

    Quelles sont les mains qui ont pétri la glaise à modeler l’Adam ?
    Ce ne sont pas celles de Dieu ; Il crée avec plus de panache !
    Seul un as en géométrie comme Lilith, la première dame,
    A fait ce travail fastidieux hors de portée d’une ganache.

    Elle a mis la main à la pâte en flattant les muscles saillants
    Et en lui façonnant un sexe à la mesure de son vagin.
    Elle n’a pas traîné de la patte ; au contraire, tout en travaillant,
    Elle veilla à l’effet convexe obligatoire de son engin.

    Au moment d’insuffler l’esprit, elle a dû lui pomper le nœud
    Afin qu’une partie du mental descende dans les testicules.
    Quand tout fut fait, sans parti pris autre qu’un souhait libidineux,
    Elle fit son expérimental devoir pour voir s’il éjacule.

    Tableau d’Eva Gamayun.

    
    
    
  • Comme tout le monde

    Comme tout le monde

    Une fois n’est pas coutume, je vais faire comme tout le monde
    Et promener Amsterdam sur le chemin vicinal.
    J’ai mis mon plus beau costume pour ne pas qu’on me confonde
    Avec un simple quidam baladant son animal.

    C’est même plutôt Amsterdam qui me sort de ma tanière ;
    Il n’aime pas que je reste, le nez dans mes formulaires.
    Poliment, il dir : « Madame, ne faites pas de manières.
    Passez votre grosse veste et sortons donc prendre l’air ! »

    J’ai déjà changé trois maîtres et leurs chiens en souriceaux,
    Puis transformé deux commères en grenouilles pipelettes.
    Ils pourront tous s’en remettre rejetés dans le ruisseau
    Après un séjour sommaire dans le ventre d’une belette.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Le mérite

    Le mérite

    Rien ne sert de gagner sa vie, il faut accumuler ses points,
    Commencer le plus tôt possible et ne s’arrêter que post-mortem
    Dès l’enfance, on est asservi de la rentrée jusqu’à fin juin
    À bûcher pour être admissible et se fondre dans le système.

    Le meilleur est récompensé à entrer dans les hautes sphères,
    Les autres abandonnent en route et servent de chair à canon.
    Certains tentent de compenser en trempant dans de sombres affaires
    Mais seront mis en banqueroute et finiront au cabanon.

    Tout ça n’est que légalité ordonnée et commanditée
    Par une élite terre-à-terre et avant tout matérialiste.
    Qui mise sur la qualité plutôt que sur la quantité
    Ressemble au candide de Voltaire, un pauvre fou idéaliste.

    Illustration de Lisa Aisato sur https:www.aisato.noandre-illustrasjoner#itemId=55830f07e4b0d670c6fc3e2b .

    
    
    
  • Danse avec le diable

    Danse avec le diable

    Valse à trois temps avec Satan qui serait du troisième sexe,
    Moins masculin qu’efféminé, de virilité féminine.
    Phénomène allant translatant d’un genre à l’autre sans complexe
    Frappant les mâles dominés et femelles cucul-la-praline.

    Terminé le sexe des anges qui ne faisait bander personne ;
    Bienvenue au genre du diable qui reste au neutre et terre-à-terre.
    Être sexué, cela dérange les femmelettes et les garçonnes
    Par le besoin irrémédiable d’une sexualité solitaire.

    Illustration de Lisa Aisato sur https:www.aisato.noandre-illustrasjoner .

    
    
    
  • Coup de foudre

    Coup de foudre

    Un coup de foudre au crépuscule lors de son dernier rayon vert
    Qu’il adresse, tel un message, à l’astre féminin du soir.
    Celle dont le croissant bascule l’embrasse alors sous le couvert
    De l’ombre qui prend le passage au jour en lui disant « bonsoir ».

    Juste un baiser et disparaît le Soleil amoureux déçu
    De n’avoir pas d’autre occasion sous la discrétion des étoiles
    Qui taisent lorsqu’il réapparaît combien la Lune était fessue
    Lors d’une éclipse d’évasion durant la danse des sept voiles.

    Quand vient la nuit de Lune rousse, des faubourgs de la Voie Lactée
    Le Soleil lance un billet doux cacheté d’étoiles filantes.
    Sept jours après, quand se rebrousse le temps de s’être contacté,
    Les astres fuient, on ne sait d’où, vivre leurs amours ambulantes.

    Tableau de Marta Orlowska sur https:www.behance.netMoonOnRoof .

    
    
    
  • L’amie-nid des oiseaux

    L’amie-nid des oiseaux

    J’ai pondu un chagrin d’amour dans un œuf couvé dans mon nid
    Et les p’tits oiseaux dans ma tête l’ont fécondé dans la douleur.
    Un jour est né mon Désamour ; un poussin qui a le génie
    D’égosiller des cris de bête et des reproches roucouleurs.

    Alors j’ai arraché l’amour, cautérisé la plaie du cœur
    Et nettoyé les cicatrices de mes passions désavouées.
    J’ai regardé avec humour − un humour noir, vif et moqueur −
    La trace purificatrice que les oiseaux m’avaient tatouée.

    Est-ce une maladie d’amour ou une maladie de vivre
    Que de passer son temps à pondre pour le meilleur et pour le pire ?
    Est-ce que s’arrêtera un jour ? Ce n’est pas écrit dans les livres
    Car pas un seul ne sait répondre au vague à l’âme dont je soupire.

    Tableau d’Elisa Anfuso sur https:formsofchaos.tumblr.compost189217611178supersonicart-elisa-anfuso-paintings-surreal .

    
    
    
  • La robe dérobée

    Derrière le rideau d’une grande couturière,
    Petite retoucheuse se livre à sa besogne.
    Ses yeux de péridot et l’âme aventurière
    Incitent la bêcheuse à agir sans vergogne.

    Plutôt que comparaître comme voleuse à la tire
    Et qu’elle ne reparte sans la robe aux saphirs,
    Pour faire disparaître l’objet de ses désirs,
    Un simple tour de cartes ne pourrait y suffire.

    Mais la robe précieuse n’était qu’une vitrine ;
    Un écrin pour les pierres qu’on range tous les soirs
    La fille capricieuse à petite poitrine,
    Authentique fripière, l’a volée dans le noir.

    Tableaux de Shiori Matsumoto sur https:iamachild.wordpress.comcategorymatsumoto-shiori .

    
    
    
  • L’imagination

    Dans ma tête en colimaçon lorsque j’étais petit garçon,
    J’étais comme un poisson dans l’eau dans mes pensées méli-mélo.
    Je retournais tout l’univers que je voyais tout à l’envers
    D’où partait tout un écheveau en direction de mon cerveau.

    Un jour mon crâne se recycla et mon corps vola en éclats ;
    Le bassin se brisa trois fois et je fis ma crise de foi.
    Une voix qui se prétendait Dieu m’a révélé mon crime odieux
    Et mon esprit à contrecœur céda son pouvoir à mon cœur.

    Demain, ma cervelle d’oiseau prendra le chemin des réseaux
    Angéliques ou bien diaboliques si ce n’est pas très catholique.
    Sans doute mon imagination verra avec fascination
    Comment c’est de l’autre côté une fois l’âme désasticotée.

    Tableaux de Mihai Criste sur https:www.irancartoon.comsiteartistsmihai-criste .

    
    
    
  • Vénéneuse

    Vénéneuse

    Certains champignons vénéneux ne le sont qu’une seule fois
    Tandis qu’une femme fatale peut tuer à plusieurs reprises.
    L’amour se montre venimeux tout comme l’alcool pour le foie
    Et sa consommation létale quand il se transforme en méprise.

    Je réclame la peine d’amour pour celles qui m’ont brisé le cœur
    Et l’ont jeté dans la prison de la passion immodérée.
    Je vous l’écris avec humour mais à l’encre de la rancœur
    Qui n’a connu de guérison qu’un handicap désespéré.

    Collage de Kelly Maker.

    
    
    
  • Entre les lignes

    Ceux qui croient encore aux lunettes qui dévoilaient l’intimité
    Des jolies filles qui passaient en détalant d’un air abscons
    Devraient savoir que ces minettes avaient, par leur félinité,
    Un pouvoir qui outrepassait ce petit gadget à la con.

    Elles savent lire entre les lignes, elle savent transpercer les cœurs,
    D’une vision extralucide qui ne laisse rien s’effacer.
    Perfides, finaudes et malignes, elles nous jettent un regard moqueur
    Et nous, pauvres hommes translucides, n’y sommes point interfacés.

    Collages de Kelly Maker.

    
    
    
  • Les intraçables

    Les intraçables

    De peur que la deuxième vague emporte tout sur son passage,
    Nous faisons le tour de la Terre exactement en temps inverse
    Sur notre side-car qui zigzague afin d’éviter le traçage
    Des statistiques qui nous atterrent et ses rapports de controverses.

    Tableau de Didier Lourenco.

    
    
    
  • Masque rouge

    Masque rouge

    En m’inspirant de la burqa, j’ai faufilé ce masque rouge
    Qui me permet de respirer et agrée la lecture labiale.
    Je peux danser la mazurka, le tango, bref tout ce qui bouge,
    Et laisser mon corps transpirer toute mon aura primordiale.

    Photo de Tim Cavadini.

    
    
    
  • S’échapperont rouge

    S’échapperont rouge

    Au pays des grands méchants loups, on se méfie des petites filles
    Qui trafiquent dans la galette pour détourner l’argent du beurre.
    Ces animaux fiers, mais jaloux, les pendouillent pas les chevilles
    Pour récupérer leur mallette qui contient le fruit du labeur.

    Tableau de Vladimir Fedotko.

    
    
    
  • Échec aux dames

    Échec aux dames

    Au pays des dames en noir, les cavalières en amazones
    Ourdissent plein de traquenards pour mettre en échec les princesses.
    Heureusement dans les manoirs, on distribue les cartons jaunes
    Quand, dans un rire goguenard, apparaît une main traîtresse.

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  • Les chevaux de bois

    Les chevaux de bois

    Sur les chevaux de bois bleuis par les chagrins de mes parcours,
    J’irai bercer mes illusions de demeurer le spectateur
    D’un monde où je reste ébloui par cette humanité qui court
    Et où mon cœur, à profusion, cherche un repos réparateur.

    Tableau Christine Chauloux.

    
    
    
  • Les petits bonheurs

    Les petits bonheurs

    Combien l’univers paraît vide quand il me manque ma sirène !
    Combien mon verre paraît plein dès qu’un petit bonheur survient.
    La vie peut paraître impavide lorsque mon roi attend sa reine,
    Mais quel formidable tremplin quand je vois l’amour qui revient !

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  • Wifi sur Paris-plage

    Wifi sur Paris-plage

    Imaginez vivre en wifi toute votre extase amoureuse,
    Les garçons et les filles en rire intimement et sans câblage ?
    On laisserait tomber la hi-fi pour taper nos vies amoureuses,
    Sur les machines à écrire sur les pavés de Paris-Plage.

    Photo Robert Doisneau.

    
    
    
  • Antoinette de Ridi – 5

    Antoinette de Ridi - 5

    Allongée nue sur sa licorne, la chevelure offerte au vent,
    Mon égérie vient d’accoucher de tous ses meilleurs souvenirs.
    Les alentours paraissent mornes, tandis que j’entends s’élevant
    Le cri du fils effarouché qu’elle présente à l’avenir.

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  • L’horoscope du jour

    L’horoscope du jour

    Comme un vieux monarque esseulé, le soleil règne en ce jour ;
    Comme une dame abandonnée, la lune pâlit dès l’aurore ;
    Comme un cavalier harcelé, les étoiles s’éteignent tour à tour
    Comme un valet attentionné, la terre tournera encore.

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  • L’aurore naissante

    L’aurore naissante

    Né dans les choux, née dans les roses, nés dans un matin de printemps
    Aux premières lueurs de l’aurore quand les oiseaux saluent le jour.
    Mignonne, allons voir si la rose, refleurira encore longtemps
    Juste avant que ne s’évapore la rosée nouvelle comme toujours.

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  • Les voyages chamarrés

    Les voyages chamarrés

    J’ai toujours ma barque amarrée prête à partir au moindre signe
    D’un clin de soleil amoureux ou d’un clair de lune magique.
    Pour les voyages chamarrés, j’applique la même consigne
    À savoir qu’il est douloureux de rester seul et nostalgique.

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  • La rousse et le renard

    La rousse et le renard

    J’ai connu une rouquine,
    Elle s’appelait Corinne,
    Ressemblant à un renard
    À l’air un peu goguenard.

    Son regard était sauvage,
    Un peu fier, un peu bravache ;
    Son comportement farouche
    De peur que je l’effarouche.

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  • La passion verte

    La passion verte

    Il est des lieux d’émeraude dans lequel les bleus de l’âme
    Lavent mon cœur rouge sang dans les pensées que j’éprouve.
    Là, tout ce qui me taraude, est frappé comme la lame
    Sous le marteau rugissant de la passion que j’approuve.

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  • Le dernier écho

    Le dernier écho

    Qui aurait pensé que la force qui propulse la déferlante
    Ne transporte la moindre goutte ni ne crée le moindre courant ?
    Ce qui lui fait bomber le torse, contrairement à mes attentes,
    C’est peut-être pour que j’écoute le dernier écho d’un mourant.

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  • La matrice

    La matrice

    Te souviens-tu de la matrice qui t’apportait sa protection,
    Qui filtrait les rais de lumière et tamisait les grondements ?
    Reconnais-tu les cicatrices que tu vois dans les projections
    Sur les parois de la chaumière où tu bâtis tes fondements ?

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  • Le secret de la sirène – 8

    Le secret de la sirène - 8

    Cette silhouette de rêve qui étreint mes vœux les plus chers
    Ondule en câlines tendresses quand je m’endors à poings fermés.
    Et sa queue s’insinue sans trêve dans les émotions de ma chair
    Qu’elle prodigue avec l’adresse dans laquelle elle m’a enfermé.

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  • La cinquante-huitième-seconde

    La cinquante-huitième-seconde

    Quand sonnera le moment dans les clochers des villages,
    Vers le midi moins le quart du méridien étalon,
    Ne demandez pas comment, ni pourquoi ce décalage ;
    Cette espèce de bécarre qui fait prendre du galon.

    Ça n’arrive qu’une fois dans le cycle d’une année,
    La cinquante-huitième seconde, ce jour-là est importante !
    Elle marque chaque fois le moment enrubanné
    De ta venue dans le monde et de ta vie éclatante !

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  • Le soixante-onzième degré

    Le soixante-onzième degré

    Bâbord pour trinquer à Neptune et sacrifier à l’équateur
    Cette bouteille de ratafia qui dégringole sous l’entrepont.
    Tribord à Éole sous la lune en hommage aux navigateurs
    Qui ont combattu les maffias au sabre, au crochet, au harpon !

    Mais la pensée qui bat de l’aile, celle qui fait battre mon cœur,
    C’est entre le soixantième degré vers le cap du grand nord
    Et le quatre-vingtième parallèle dans les vents pris à contrecœur,
    Dans les courants des quarantièmes rugissants comme un grand ténor.

    Te-souviens-tu, ma bonne étoile ? Quand tu me guidais sur les lames ?
    Quand la mer était d’un noir d’encre et le ciel sombrait à mourir ?
    J’avais jeté toutes mes voiles et me confiais à ta flamme
    Après avoir mouillé mes ancres sur les chemins à parcourir ?

    Maintenant, garçon, prends la barre, vire au vent et garde le cap !
    Suis le vent qui conte l’histoire des marins qui font les légendes.
    À la marée, largue l’amarre qui te retient et t’handicape
    Suis le soleil libératoire et voyage sous ses calendes.

    Après le soixante-et-onzième, toutes voiles gonflées aux vents,
    Il suffit d’une fois dans sa vie de passer le Cap Horn, hardi !
    Et de bien compter son douzième sentiment le plus innovant
    Qui te conduit vers ta survie ; toi, le capitaine, pardi !

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  • La plage du prince

    La plage du prince

    Prince trahi, prince oublié, prince déchu,
    Prince échappé, tu t’es enfui, tu t’es perdu.
    Ici prend fin ton odyssée inattendue.
    Abandonné et rejeté, tu es fourbu.

    Sur cette plage aux eaux sauvages tu cherches en vain
    Un magicien ou un oracle ou un devin,
    Quelqu’un qui sait où tu poursuivras ton chemin…
    Est-il écrit ? Qu’a donc tracé ton écrivain ?

    Bientôt le ciel se lèvera sur ton destin.
    Tu cesseras de fuir comme un fou clandestin.
    Tu vas trouver, l’intuition guide ton instinct.
    Ton avenir se concrétise, devient distinct.

    Tableau de Fabienne Barbier