La frontière dimensionnelle

La frontière dimensionnelle

Je me tiens sur le seuil, juste sur la frontière,
Les pieds enracinés sur la terre côtière,
Le regard absorbé par la mer tout entière
Et la tête épousant cette voûte altière.

Je suis la porte étroite, la percée frontalière.
Mon corps offre à ce monde une chair hôtelière,
Le sang coule en mon cœur de façon régulière,
J’en ai caché le feu à la belle geôlière.

Je me tiens sur la plage brandissant la bannière.
Je suis un conquérant, d’une trempe pionnière.
Je suis la porte étroite, je suis une charnière
Entre ces quatre mondes et mon âme prisonnière.

Oserai-je, enfin, soulever la barrière ?
Serai-je audacieux pour embraser la poudrière ?
Partirai en avant sans retour en arrière ?
J’en fais mon idéal, j’en fonde ma prière !

Tableau de Fabienne Barbier

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