La porte des enfers

La porte des enfers

Cette nuit, au bout d’un couloir, s’ouvrait la porte des enfers
Tenue par une créature, genre un lapin indéfini.
Et mon image, sans le vouloir, fut aspirée par le transfert
Que le miroir, par sa nature, réfléchissait à l’infini.

Chaque nouvel embranchement entrouvrait une éternité
Vers des corridors temporels trop longs pour pouvoir les comprendre.
Alors j’ai lâché franchement et en toute fraternité
À ce lapin incorporel que je ne savais lequel prendre.

Il m’a répondu l’air absent de prendre n’importe lequel
Car l’illusion du libre arbitre n’est qu’un miroir aux alouettes.
Alors j’ai tourné nonobstant d’en conserver quelques séquelles
La page du prochain chapitre bien que la fin fût désuète.

Illustration de Dominic Murphy sur https:www.dominicmurphyart.co.ukdown-the-rabbit-hole .

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