Une blanche et trois noires

Une blanche et trois noires

Le musicien reste de marbre apparemment à l’auditoire
De trois oiseaux noirs suraiguës et une oiselle sans entrave.
Pour jouer la mélodie de l’arbre, les notes sont rédhibitoires
Car les corbeaux trillent les aiguës et la colombe chante les graves.

L’instrument, de ses propres branches sacrifiées pour la musique,
Résonne d’une âme féconde accordée aux piafs concertistes.
Tous les mélomanes qu’ils branchent accourent ouïr la liturgique
Ballade de la forêt profonde avec ses millions de choristes.

Car la litanie enchantée calme l’ensemble des prédateurs,
Les ours, les loups, lynx, sangliers, même les hiboux sur leurs mâtures.
Elle aide les biches à enfanter grâce au tempo pondérateur
Dont les fréquences sont liées au pouls de la Mère Nature.

Illustration de JRSlattum.

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