Son corps menu, tout allongé
Semble un jalon de la beauté.
Comme une maîtresse étalon,
Une jument pygmalion.
Voyez les courbes prolongées
Des rides à peine rabotées
Qui s’étirent sur les talons
D’avoir dansé un bataillon.
Elle se cache le visage
Mais vous l’avez tous reconnue :
Vénus, déesse de l’amour
Et de l’éternel féminin.
En hommage à son paysage,
Ses seins, montagnes inconnues,
Son sexe, en sillon de labour,
Laissez-moi le mot de la fin :
Ma Vénus en guise de toise
Ferait une icône grivoise
Qu’à la croissance s’apprivoise
Et qu’à l’amour, mon cœur pavoise.
Tableau d’Alexander Sigov.
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