Catégorie : Reflets Vers érotiques

Du charme, de l’érotisme mais pas de la pornographie.
Ici, le verbe s’abandonne aux caresses, la métaphore se cambre, et l’extase devient poème.
L’érotisme n’est jamais cru, mais toujours cru·ellement délicieux — entre soupir et sourire, entre chair et lumière.
Ces vers s’ouvrent comme des corps consentants : pour frissonner, rêver, rire… et peut-être jouir de quelques images inoubliables.
Bienvenue dans l’intimité des Reflets où l’amour s’écrit en gémissements d’encre.

  • À cœur plongé

    À cœur plongé

    Hier, j’aimais les jolies filles le cœur perdu dans un bouquin
    Qui laissait échapper un sein dans le feu d’un amour intense.
    Aujourd’hui, celles-ci sourcillent sur leur téléphone coquin
    Avec un regard assassin si j’les gêne avec insistance.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • À contrejour

    Je me souviens de nos premières vacances où nous nous sommes épris
    Dans le dénuement d’une chambre qui préservait l’intimité.
    J’aimais la voir dans la lumière, lorsque le soleil s’approprie
    Son corps qui ressemble à de l’ambre, bronzé en clandestinité.

    Tableau de Frederick Carl Frieseke.

  • Fantasme

    Fantasme

    Vous qui reposez nue, sans même vous douter
    Que l’œil qui vous regarde est en train de rêver ;
    Car je suis dans les nues, dans mes songes floutés
    Et je monte la garde à mon cœur entravé.

    Tableau de Frederick Carl Frieseke.

  • Le client est roi

    Le client est roi

    Bien sûr, une femme légère ne doit pas être prise à la légère ;
    Il faut savoir faire son choix par les plus belles filles de joie.
    Pas question de juste essayer, vous devrez toutefois payer
    Mais une prime vous assagit ; un’ remise de blennorragie.

    Tableau d’Edgar Degas.

  • Question de goût

    Question de goût

    Je préfère « entre de beaux draps » plutôt qu’ « entouré de beau linge » ;
    Je préfère être entre vos bras que dans vos parties de méninges ;
    Je préfère la femme publique à l’a pute de la république ;
    Et enfin la fille de joie qu’aux réjouissances des villageois.

    Tableau d’Edgar Degas.

  • Pudiques sombreros

    Il suffirait d’un sombrero assez large et assez léger
    Pour protéger pudiquement le corps par l’ombre générée.
    Remplacez donc vos boléros, sortez en tenue allégée
    Et sans le moindre vêtement puisqu’ celui-ci est suggéré !

    Je les imagine tressés pour ombrer l’ corps d’un écossais
    Ou bien avec de fines rayures pour faire un bronzage à zébrure.
    Je vous conseille, sans vous presser, avant qu’ les stocks soient défaussés,
    D’aller quérir votre galure et faire la nique à la censure.

    Tableau d’Ute Hadam.

  • La polissonnerie

    Comme elle sortait de sa douche, juste vêtue d’une serviette,
    Les mains passées dans les cheveux, seins nus et mamelons turgescents,
    Elle ouït sortis d’une bouche qui lui parlait à l’oreillette,
    Ces mots-là : « C’est toi que je veux ! » émis d’un ton bouleversant.

    Elle se retourna d’un bond pour corriger le polisson
    Qui avait proféré l’audace d’une pareille effronterie.
    C’était ce drôle de vagabond, ce nain vêtu d’un Pellisson,
    Qui venait, de façon fadasse, faire une drôle de plaisanterie.

    Tableau d’Armen Gasparyan sur http:art-vzglyad.rugasparyan_armen .

  • Nue ou vêtue ? 3

    Nue ou vêtue ? 3

    Je l’ai revue une dernière fois toujours comme à l’accoutumée ;
    Je portais encore son chapeau, ell’ m’a dit qu’ell’ devait partir
    Auprès de ses amis d’autrefois car sa flamme était consumée
    Et comme je l’avais dans la peau, je n’ai rien su lui répartir.

    Tableau de Rodolfo Ledel.

  • Nue ou vêtue ? 2

    Nue ou vêtue ? 2

    Je l’ai revue juste vêtue de son chapeau
    Qu’elle portait entre les cuisses pour me saluer.
    Elle le leva trois fois de suite comme un appeau ;
    Je vous promets que j’ai eu le temps de l’évaluer.

    Hypnotisé, je m’approchai du fruit tendu.
    Elle me coiffa de son chapeau et m’embrassa.
    Puis, elle m’a déshabillé, bien entendu,
    Me fit l’amour et, son couvre-chef, ramassa.

    Elle me l’offrit en souvenir de l’aventure,
    Me baisa une dernière fois puis, disparut.
    Depuis je porte ce chapeau plein de peinture
    Par les chemins de la forêt qu’ j’’ai parcourus.

    Tableau de Rodolfo Ledel.

  • Nue ou vêtue ? 1

    Nue ou vêtue ? 1

    Jamais. Je ne saurais jamais si elle était nue ou vêtue.
    Je l’ai rencontrée en forêt tandis qu’elle m’observait venir.
    Moi, je pensais qu’elle se pâmait juste de peinture revêtue
    Mais elle a fui sans ignorer que je garderai son souvenir.

    Tableau de Rodolfo Ledel.

  • La pose

    La pose

    Je ne peins que des femmes nues car je me perds dans les faux plis
    Des vêtements trop compliqués et leurs textures difficiles.
    Je les aime aussi bien menues, le corps parfait et accompli ;
    Tout ce que j’ai à expliquer, c’est que le nu est plus facile.

    Tableau de Minas Avetisyan.

  • Strip-tease échecs

    Strip-tease échecs

    Chaqu’ fois que j’lui prenais une pièce elle enlevait un vêtement ;
    Elle fut vite déshabillée mais joua sans être empressée.
    Je lui laissais par gentillesse m’en prendre avec halètements
    Et sous ses yeux écarquillés je lui montrai mon roi dressé.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Les bas rouges

    Les bas rouges

    Quand elle rentre à la maison, elle ôte tout sauf ses chaussures
    Et ses bas rouges pour s’asseoir confortablement adossée.
    Je lui demande la raison de vouloir tenter la censure
    Mais elle répond sans surseoir qu’elle aime être à poil mais chaussée.

    Tableau de Georges Briata.

  • Les femmes floues

    Les femmes floues

    Ma myopie a l’avantage de me permettre d’observer
    Tout en jurant que, sans lunettes, ma vision floue me diminue.
    Je dirais même davantage que ce défaut m’a réservé
    De belles surprises à l’aveuglette en me floutant les femmes nues.

    Photo de Peppina Winter par Henri Senders sur https:www.josephandjames.com .

  • Les bains debout

    Elle prenait tous ses bains debout dans une baignoire spéciale
    Et transparente pour montrer les effets de la position.
    Sans impudence ni tabou, peut-être un peu psychosociale,
    Elle ne cessait de démontrer les vertus de son invention.

    Évidemment j’ai essayé de me baigner à ses côtés
    Mais l’eau me semblait bien glaciale et chat échaudé craint l’eau froide.
    J’ai commencé à bégayer alors elle m’a bécoté
    Et quelques caresses cruciales qui m’ont fait le membre tout roide.

    Photos de Karolina Winter par Henri Senders sur https:www.josephandjames.com .

  • Tout sein assassin mérite ma main

    La main, organe préhensile s’adapte au corps parfaitement
    Surtout les parties délicieuses qui font le charme féminin.
    Point n’est besoin d’autre ustensile à l’organe d’allaitement
    Que mes phalanges précieuses pour en sentir tout le tanin.

    Quand ma main fait supination, la paume ouverte pour demander,
    Elle soupèse l’instrument comme une pâte parfumée.
    Lorsqu’elle se met en pronation, paume tournée pour commander,
    Elle en tâte les téguments pour les pincer et assumer.

    Évidemment les femmes cachent leurs mamelles hors de ma portée ;
    Alors je n’ai plus que mes yeux pour les caresser du regard.
    Que voulez-vous ? Je m’y attache. Ces fantasmes m’ont transporté
    Dans des poèmes délicieux ; vos jolis seins me rendent hagard.

    Tableaux de Thomas Donaldson.

  • Tout cul tendu mérite son dû

    À quatre pattes sur le siège de sa voiture, portière ouverte,
    Elle essayait péniblement de fouiller dans la boîte à gant.
    Sans redouter le moindre piège, elle se sentit découverte
    D’une grande claque horriblement donnée par un mec arrogant.

    Quand cette fessée magistrale retentit sur son postérieur,
    Une vague d’humiliation se diffusa jusqu’à ses joues.
    Comme un violent coup de Mistral, de forte chaleur supérieure
    Avec une assimilation de violence qui s’en déjoue.

    Alors qu’elle tentait de comprendre elle entendit une voix hilare
    Grave, tranquille et moraliste pour être clairement entendue :
    « Jeune fille, il vous faut apprendre que nous sommes tous des vicelards
    Mais surtout traditionalistes : Tout cul tendu mérite son dû ! »

    Tableaux de Thomas Donaldson.

  • Essayages

    Madame est d’avant-garde et fait ses essayages.
    Comment trouver l’idée pour la fête ce soir ?
    Elle veut qu’on la regarde avecsans maquillage.
    Alors c’est décidé, il faut un accessoire !

    Son vieux jean tout usé, jeté sur les épaules
    Ou même sur la tête comme un joli foulard…
    Non, ça c’est refusé ! Ce sera une étole
    Qu’elle mettra pour la fête au club des cagoulards.

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

  • Sable chaud

    Elle était belle, elle était chaude mais elle n’était pas légionnaire.
    En revanche à voir ses obus, elle aurait pu faire artilleur ;
    À voir ses mamelles rougeaudes, elle aurait pu être missionnaire ;
    Et à voir ses fesses imbues, j’ n’aurais pas été pinailleur.

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

  • Avant après

    Une femme, tout simplement, le chef-d’œuvre est déjà signé
    Et je ne vois pas bien comment faire mieux que le créateur.
    Sa propre mère est amplement et spontanément désignée
    Et son père a dû, un moment, mettre du sien procréateur.

    Mais l’érotisme qui se dégage offre une nouvelle dimension,
    D’autres couleurs, d’autres horizons, que l’amour seul peut apporter.
    Point n’est besoin d’autre bagage que le charme met sous tension
    Pour sortir le cœur de prison, l’entrouvrir et le transporter.

    Audrey Yakovkev vue par Yossi Kotler.

  • Nec plus ultra

    Nec plus ultra

    Nec plus ultra dans les restos cet été aux camps de nudistes.
    Portez juste un rien qui habille, de l’or, des diamants et du fard.
    Vous rendrez illico presto jaloux les exhibitionnistes
    Dont seuls les bijoux de famille leur accaparent le regard.

    Tableau de Marius Markowsky.

  • De la plus exquise saveur

    De la plus exquise saveur

    Les bons cocktails donnent au sexe l’alcool tiré des bonnes caves
    Comme le sexe apporte au cœur sa plus délicieuse faveur.
    Imaginez son suc convexe plongé dans un verre concave
    Qui en distille la liqueur de la plus exquise saveur.

    Tableau de Danny Byl.

  • La femme publique – 2

    La femme publique - 2

    Il y a la femme qu’on oublie, il y a la femme qu’on oublie ;
    Il y a la femme publique et la pute de la république.
    Aucun besoin de se défendre, la femme vend, la femme fait vendre
    Et on dira qu’il faut tuer le métier de prostituée !

    Collage de Derek Gores.

  • La femme plume

    La femme plume

    J’aime tremper la femme nue comme plume dans l’encrier
    Et lui écrire des mots d’amour par la caresse de son corps
    Sur le papier vélin grenu en grandes lettres pour crier
    Tout ce que j’aime au jour le jour : elle-même, et son âme et son corps.

    Tableau de Nicola Villa.

  • Petit nœud papillon – 2

    Petit nœud papillon - 2

    Il suffit d’un tout petit rien pour habiller les jolies filles
    De cette touche d’exotisme qui couvre à peine le mamelon :
    Un papillon épicurien qui sur x se recroqueville,
    Un papillon pour l’érotisme qui disparaît quand nous parlons.

    Tableau d’Anne Siems.

  • L’importance du pan

    L’importance du pan

    L’importance du pan – important, ça dépend –
    Vient de ce qui est caché pour ne point vous fâcher
    Et de ce qui est montré pour vous déconcentrer.
    Ce qu’on veut, c’est connu, c’est la voir toute nue.

    Ou alors juste un sein, ce n’est pas trop malsain
    Juste un fil de nylon devant le mamelon.
    Faites aussi que l’on puisse apercevoir es cuisses
    Quant au temple sacré, il restera secret.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Premiers frissons

    La première femme nue nous marque à jamais sur notre rétine.
    Le premier effet saisissant des seins grave notre destin.
    Il n’y a pas la moindre remarque à faire sur la kératine
    Qui donne un choc appétissant à l’apparition du festin.

    Car c’est à vous couper le souffle la présentation du projet
    Comme si la vierge Marie paraissait dans sa nudité !
    La première fois époustoufle, la deuxième n’est pas dérogée
    Et je serais bien trop marri d’en rater l’opportunité.

    Tableaux de Suzanne Meunier-Point sur https:jefkelief.blogspot.com201608suzanne-meunier.html .

  • Sourire

    Sourire

    La femme nue me fait sourire au fond du cerveau reptilien ;
    Des millénaires d’évolution pour arriver à ce constat.
    Qu’on puisse en pleurer ou en rire, il n’empêche qu’il est cornélien
    Que la femme soit révolution et fasse son propre apostolat.

    Tableau de Suzanne Meunier-Point sur https:jefkelief.blogspot.com201608suzanne-meunier.html .

  • La chamane

    La chamane

    La première fois que je la vis, elle m’avoua être chamane
    Qui possédait des grands pouvoirs, notamment un grand cœur de braise.
    J’ me souviendrai toute ma vie de cette femme nymphomane
    Qui a su comment m’émouvoir en paraboles et catachrèses.

    Photo de Stefan Gesell.

  • L’avocat naturel

    L’avocat naturel

    Derrière de hautes futaies, elle pratiquait le naturisme
    Juste vêtue de jeunes fleurs posées sur sa peau délicate.
    De la façon qu’elle réfutait la société par le nudisme,
    J’ai su qu’elle cachait ses peurs sous une robe d’avocate.

    Photo de Stefan Gesell.

  • La voûte

    Dessous la voûte, elles nous envoûtent,
    Du bout des seins, c’est trop malsain !
    Sous les arcades, c’est l’embuscade,
    Tous ces nichons sont folichons !

    Sous la Lanterne, je me prosterne ;
    Sous la bougie, là je rougis ;
    Ces mamelons comme des melons
    Sont trop tentants, tétons pourtant !

    Tableau de Paul Delvaux.

  • La créatrice

    La créatrice

    Peindre le monde à son image lui a demandé tout son cœur
    Et toute son âme et son corps, et tout l’esprit qu’elle a soufflé.
    Je sais comment lui rendre hommage sans se montrer alambiqueur
    En l’aimant encore et encore d’un amour jamais essoufflé.

    Photo de Leonor Fini.

  • Le concerto au poil

    Le concerto au poil

    Le compositeur non-voyant tâta les courbes de son corps
    Et écrivit la partition sur la peau de la demoiselle.
    Le concerto, en envoyant la fille nue faire l’accord,
    Provoqua la disparition du maestro et sa pucelle.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • En attendant l’inconnu

    En attendant l’inconnu

    Juste drapée d’étoffe blanche autour des reins comme une cape
    Elle attendait sur le rivage une rencontre, un inconnu.
    Il était très tôt ce dimanche sur la jetée, au bout du cap
    La brise fraîche sur le visage faisait frissonner son corps nu.

    Tableau d’Omar Ortiz.

  • Le tango de l’archange

    Le tango de l'archange

    Dès lors qu’elle danse avec son ange, elle attrape le diable au corps
    Et ne supporte aucun vêtement, juste ses bas et ses chaussures.
    Lorsque vous apercevrez l’étrange duo qui, d’un parfait accord,
    Danse un tango indécemment, ne leur faites aucune censure.

    Tableau de Kees Van Dongen.

  • Le baiser de l’ange

    Le baiser de l’ange

    Aussitôt que la femme est nue, elle se retransforme en ange
    Comme si des ailes invisibles se dégageaient de son bassin.
    Son gardien lui a convenu d’être présent dans le mélange
    De son auréole sensible et l’aréole de ses seins.

    Tableau d’Omar Ortiz.

  • La famille Jolinichon

    De la famille Jolinichon, j’avais croisé ces deux gamines,
    Inséparables comme à la ville et comme au lit ; ce fut grandiose !
    Nous faisions sauter les bouchons de champagne aux amphétamines
    D’une façon presque servile, une véritable symbiose.

    Elles m’invitèrent à la campagne dans leur vieille maison de famille
    Où je fus reçu par leur mère qui portait aussi bien son nom.
    Elle fut vite ma compagne et ses enfants, mes belles-filles,
    Joignirent leurs glandes mammaires à ma collection de canons.

    Tableaux de Kees van Dongen.

  • Bleue de nuit

    Bleue de nuit

    Lorsque la lune est bleue de nuit et que nous avons fait l’amour,
    Elle prend sa douche lunaire pour aider la fécondation.
    Toujours est-il que ça ne nuit ni au plaisir ni au glamour
    Car c’est assez spectaculaire de voir Vénus en pleine action.

    Illustration de Lou Shabner.

  • Madame la juge

    Madame la juge

    D’une seule main, je la déleste de son précieux déshabillé,
    De l’autre main pressurisant son intime région pelvienne.
    Mais si elle accompli ce geste comme pour vouloir se rhabiller,
    C’est qu’elle juge insuffisant l’excitation clitoridienne.

    Tableau de Carrie Vielle.

  • Tapisserie

    Tapisserie

    Comme elle faisait tapisserie quand nous ne faisions pas l’amour,
    Je l’ai photographiée nue pour en couvrir ma garçonnière.
    Ce n’était que taquinerie pour mettre une touche d’humour
    Et capturer sans retenue son exhibition prisonnière.

    Tableau de Carrie Vielle.

  • Nocturne

    Nocturne

    Lorsqu’elle dort sans rien porter pour un nocturne romantique,
    Je lui écris les plus beaux rêves à la plume de l’oreiller.
    Quelques notes sur la portée pour la bercer d’une authentique
    Aubade ni longue ni brève mais adaptée à la veillée.

    Tableau de Carrie Vielle.

  • Berceuse

    Berceuse

    J’ai composé cette berceuse afin qu’elle se déshabille ;
    « Adagio » à l’introduction, « a capricio » selon l’humour,
    « Presto » si un peu paresseuse, « a capella » quand elle babille,
    « Presto » pour la reproduction et « a due » quand on fait l’amour.

    Tableau de Carrie Vielle.

  • L’Amante impudique

    L’Amante impudique

    Il lui demanda par caprice de ne plus porter de culotte.
    Comme elle était dominatrice, elle répondît « D’accord, je l’ôte,
    De même, ce qui me recouvre de mes genoux jusqu’au nombril
    Et tant pis si l’ monde découvre que je mets mes fesses en péril ! »

    Photo de Ján Hronský sur http:www.janhronsky.netnude .

  • Olé ! Sombrero !

    Olé ! Sombrero !

    Remplacez-nous burqas et masques par de pudiques sombreros
    Qui voilent aux filles leurs visages mais dévoilent le reste du corps.
    Fesses et mamelons fantasques et entrejambes sidéraux
    S’exposeront à l’étalage, incognitos dans le décor.

    Photo de Pelagea.

  • Cloches du soir – 2

    Cloches du soir - 2

    Si votre femme est attirée vers le plafond après l’amour,
    C’est que son cœur a chaviré et réclame un peu de secours.
    Et si elle semble sonner les cloches pour appeler l’esprit divin,
    C’est que votre coup de galoche donna l’orgasme qui lui convînt.

    Tableau de Carlos Schwabe.

  • Les seins de Salomé

    Les seins de Salomé

    Les yeux fermés, les seins ouverts, qui donc me regardent le mieux ?
    Ces globes tendres aux mamelons semblent me poser la question.
    Cette poitrine à découvert me parle bien plus que ses yeux.
    Je vais baisser mon pantalon pour leur en faire la suggestion.

    Tableau « Salomé » d’Andrzej Malinowski.

  • Drôle d’oiseau

    Au bal masqué un drôle d’oiseau plutôt à poil qu’à beau plumage
    Se présenta recroquevillé comme pour pondre un œuf surprise.
    Il intrigua les damoiseaux et causa l’auto-allumage
    De tous leurs sens émoustillés lorsqu’ils tombèrent sous son emprise.

    Lorsqu’elle se redressa d’un bond tous virent la beauté de l’oiselle
    Toujours masquée, incognito, mais tous ses charmes exposés.
    Elle réveilla les moribonds, fit enrager les demoiselles
    Quant aux organes génitaux, plusieurs faillirent exploser.

    Tableaux de Costa Dvorezky.

  • Sainte Andromède

    Sainte Andromède

    Plutôt que « Dieu créa la femme pour que l’homme ait sa descendance »
    Disons que Dieu façonna Ève pour représenter son image.
    Ainsi le sacrilège infâme d’avoir goûté la connaissance
    Ne l’abaisse pas mais la relève au rang du plus brillant hommage.

    Tableau de Costa Dvorezky.

  • La chute d’Andromède

    La chute d’Andromède

    Après le plaisir de la mer, après le désir du soleil,
    Elle se sent mourir de bonheur comme une chute dans l’épectase.
    Dans le sein même de sa mère, aurait-elle connu cet éveil,
    Celui-là qui met à l’honneur la joie de vivre dans l’extase ?

    Tableau de Costa Dvorezky.

  • La cerise d’Andromède

    La cerise d’Andromède

    Lorsqu’elle émerge de l’élément, de ce liquide nourricier,
    Andromède ajoute une touche d’un bain de soleil à dessein
    Pour sentir sur ses téguments le baume chaud et pâtissier
    Comme un goût sucré dans la bouche qui se déverse sur ses seins.

    Tableau de Marco Ortolan.