Catégorie : Reflets Vers inédits

Les maladroits, les trop osés, les non satisfaisants, les « à revoir » et tous ceux qui auraient sans doute dû finir à la poubelle.
Ils n’ont pas été choisis. Trop vifs, trop mous, trop bruts, trop flous.
Mais ils sont là. Fragments d’élan, chutes de vers, éclats d’essai.
Ils ne brillent pas toujours… mais parfois, ils clignent de l’âme.

  • Apocalyptique

    Apocalyptique

    Lui, sa planète est trop petite pour contenir un éléphant ;
    Nous, l’apocalypse est prédite à force de faire des enfants.
    Lui, juste un mouton et une rose suffisent à combler son bonheur ;
    Nous, guerres et batailles moroses pour y mourir au champ d’honneur.

    Tableau d’Artem Artyakov – Sylar113.

  • La pêche aux pigeons

    La pêche aux pigeons

    Elle rapproche son visage parce qu’elle a cru reconnaître
    Un joli pigeon appâté à l’hameçon de son corsage.
    Faute d’Oracle et de présage, elle se poste à la fenêtre
    Tous les matins pour y tâter la pêche aux oiseaux de passage.

    Tableau de Jack Vettriano – de son vrai nom Jack Hoggan.

  • Matriochats

    Matriochats

    Tant que la chatte miaulera afin que le matou l’approche,
    Elle deviendra poupée gigogne après qu’il l’a réconfortée.
    Tant que la chatte l’engueulera et l’accablera de reproches,
    Elle demeurera, sans vergogne, émancipée mais sans portée.

    Tableau d’Hanna Silivonchyk.

  • L’effarouchée

    L’effarouchée

    D’abord surprise et puis furieuse de m’avoir montré ses nichons,
    Elle se tourna effarouchée pour me cacher sa nudité.
    Pourtant, hier, elle était curieuse et m’a monté le bourrichon
    Pour que je lui fasse toucher un peu de ma virilité.

    Tableau de Jamel Akib.

  • Des vers de mirliton

    Des vers de mirliton

    Sans queue ni tête, ni épithète
    Du mirliton, joue à tâtons
    Les yeux fermés, l’air renfermé,
    Un musicien cappadocien.

    De son fluteau, il joue plutôt,
    La mine ascète, un air de fête.
    De son chapeau, quelques grelots
    Rythment en cadence un pas de danse.

    Tableau de Sergey Ivchenko.

  • Les années bonheur ?

    Les années bonheur ?

    Où passent les années bonheur que je voudrais mettre à l’honneur ?
    Neuf mois furent bien éphémère dans la matrice de ma mère ;
    L’enfance qui semblait éternelle s’oublie comme une ritournelle ;
    Si ma vie d’adulte fourmille d’autant de scènes de famille,
    Ma carrière professionnelle s’est révélée obsessionnelle.
    Enfin après mon accident, ma mémoire va en s’oxydant.

    Illustration de Mia Charro.

  • La mémoire amnésique

    La mémoire amnésique

    Je raconte l’histoire d’une image comme je remonte le temps
    À la recherche d’un passé depuis trop longtemps oublié.
    Parfois, j’y découvre un passage et je deviens le confident
    D’une vision outrepassée que je n’ai plus qu’à publier.

    Tableau de Rob Gonsalves.

  • Soleil impressionniste

    Soleil impressionniste

    Tandis que sa petite aiguille parcours la voûte de l’horloge,
    Le soleil colore le ciel avec ses minutes en rayons.
    Et, tandis que le peintre aiguille notre regard, il s’interroge
    Pour capter tout le potentiel avec sa main et son crayon.

    Tableau « radiant light » d’Erin Hanson sur https:mymodernmet.cominterview-erin-hanson .

  • Au temps du Paradis

    Au temps du Paradis

    Quand je conjugue au Paradis, les verbes aimer, boire et manger,
    Les mots prennent en genre et en nombre la marque du superlatif.
    La mort devient une parodie car le temps n’y peut rien changer ;
    Dans la lumière ou la pénombre, l’amour devient copulatif.

    Tableau « Le jardin d’Eden » de Ferenc Helbing.

  • Le miroir en folie

    Le miroir en folie

    Quand le miroir est bien poli, l’image donne à réfléchir ;
    Si Droite et gauche sont inversées, haut et bas sont du même avis.
    Quand le miroir est en folie, sa mémoire peine à rafraîchir ;
    Passé, futur sont renversés et la mort revient à la vie.

    Photo de Giuseppe Gradella.

  • La rose Cherokee

    La rose Cherokee

    Parce que la survie des enfants dépend de la force des femmes,
    Leur chemin s’est couvert de roses là où ont pleuré les rebelles.
    On vit ce peuple triomphant renaître de l’exil infâme
    Parce que les Cherokee moroses se sont senties fortes et belles.

    Photo de Lee Bogle.

  • Les pans de mémoire

    Les pans de mémoire

    Le sable ne garde l’empreinte de nos pas que quelques secondes
    Comme l’image du passé dont il ne subsiste plus rien.
    Seuls les couloirs du labyrinthe que ma mémoire vagabonde
    Conserve les traces espacées des beaux visages aériens.

    Tableau d’Anne-Marie Zylberman.

  • L’inspiration

    L’inspiration

    À force de nourrir l’espoir de faire ma réalisation,
    J’ai remarqué l’omniprésence des déceptions de mon ego.
    Aussi, je suis la trajectoire qu’indique mon inspiration
    Pour absorber, en sa présence, ma vie à tire-larigot.

    « Ne nourrissez pas d’espoir de réalisation mais pratiquez toute votre vie. » – Milarepa.

    Tableau et Bodybuilding de Massimo Calanchi.

  • La réalité de l’arbre

    La réalité de l’arbre

    L’arbre et sa réalisation me cache sa compréhension
    Car j’aperçois d’abord ses feuilles puis, son tronc enfin, ses racines.
    Quoi qu’il en soit, que je le veuille ou m’y refuse, il me fascine
    Car il sème la libération de toutes mes appréhensions.

    « Ne confondez pas la compréhension avec la réalisation et ne confondez pas la réalisation avec la libération. » – Livre tibétain de la vie et de la mort.

    Sources https:arcturius.orgle-test-de-larbre-de-karl-koch

  • Pensées médianes

    D’où vient le flux de mes pensées qui m’accompagnent sur le chemin ?
    Est-ce que je capte l’émission de créatures de l’au-delà ?
    Serai-je un jour récompensé d’avoir souvent tendu la main
    À l’univers en rémission dans l’énergie d’un mandala ?

    Moi, j’utilise les reflets que renvoient des illustrations
    Qui me font remonter mon âme passant par le canal du cœur.
    J’entends l’image me souffler le feu de l’illumination
    Qui va m’ouvrir comme un sésame la réflexion du chroniqueur.

    Sources de Rassouli et Giuseppe Nazareno Caruso.

  • Falerone

    Falerone

    Quand j’aperçois les bleus de l’âme colorer les murs des maisons
    Et les nuances de verdure les dissoudre dans les fourrés,
    Je sens la terre qui réclame le travail au fil des saisons
    Pour récompenser en nature les hommes qui l’ont labourée.

    Photo du village médiéval de Falerone en Italie.

  • L’amie imaginaire

    L’amie imaginaire

    Enfant, j’ai souvent éprouvé une amitié approfondie
    Pour un ami imaginaire qui m’enlevait mon vague à l’âme.
    L’autre jour, je l’ai retrouvé, nous avions tous les deux grandis.
    Mais le plus extraordinaire fut qu’elle était devenue femme.

    Tarot de Alana Fairchild et Autumn Skye Morrison.

  • Robes du temps

    Robes du temps

    Si les robes couleurs de temps sont démodées depuis longtemps,
    Les robes couleurs de soleil sont obscurcies par le sommeil
    Et les robes couleurs de lune tombées dans la fosse commune.
    Seules les robes sans prétentions sont, paraît-il, en expansion.

    Tableau d’August Ro.

  • La fontaine aux souvenirs

    La fontaine aux souvenirs

    Dans la fontaine aux souvenirs, les dieux ont perdu la mémoire
    Mais les déesses y ont pleuré des larmes énergétisées.
    Les femmes apprécient de venir dans ses ondes en robe de moire
    Pour sentir l’eau les effleurer d’une caresse magnétisée.

    Gravure japonaise sur bois.

  • Flûte de pan et plume de paon

    Flûte de pan et plume de paon

    Dans la mythologie hellène, un homme à la flûte de pan
    Jouait sa musique rustique empreinte de philanthropie ;
    Dans la mythologie indienne, un homme à la plume de paon
    Jouait sa musique mystique pour en séduire les gopis.

    Krishna est fréquemment montré jouant de la flûte, séduisant les gopis – les gardiennes de troupeaux.

    Tableau d’Arun Kumar Samadder.

  • Fleur de cactus

    Fleur de cactus

    Fleur de cactus, fleur érogène, enivre mon cœur philanthrope !
    Tu changes les couleurs du monde à l’envers des comptes à rebours
    Par l’alcool hallucinogène dont les émotions psychotropes
    M’initient d’une joie profonde au cérémonial de l’amour.

    Tableau de Holly Warburton.

  • Entre deux lumières

    Entre deux lumières

    Particulièrement à l’instant de l’aurore ou du crépuscule
    Quand le soleil franchit le seuil entre lumières et ténèbres,
    J’aime observer près de l’étang les éphémères en groupuscules
    Dont chaque jour porte le deuil à l’aube de la nuit funèbre.

    Illustration de Pascal Campion.

  • Ultra moderne solitude

    Ultra moderne solitude

    Derrière les masques de protection et les seuils de sécurité
    La solitude et l’habitude cohabitent en monogamie.
    À moins qu’une auto-détection vers un compagnon mérité parent déshérité
    Ne soit accordée par l’étude de mon application d’amis.

    Image du jeu vidéo Gamekyo.

  • Le combat intérieur

    Le combat intérieur

    Quand je te crois bon ou mauvais, j’entre aussi en contradiction ;
    Le mal que tu fais pour mon bien devient un bien au cœur du mal.
    J’ai beau combattre et innover, tout me revient en addiction
    Et mon pire ennemi devient ma propre origine animale.

    « Qui trop combat le dragon devient dragon lui-même. » Friedrich Wilhelm Nietzsche.

    Illustration de Tomasz Alen Kopera.

  • Nature sauvagine

    Nature sauvagine

    Elle était tellement intégrée à la nature sauvagine
    Que son corps nu s’assimilait aux branches vives des forêts.
    Elle a senti à quel degré la rencontre était androgyne
    Car je n’ai pu dissimuler une envie qui me dévorait.

    Tableau de Kaye Donachie.

  • Couverdure

    Couverdure

    Parée de robe de verdure aux plis repassés par le vent,
    Gaïa redevient une femme quand la nuit lui borde les pôles.
    Et moi, l’enfant de la nature, je guette le soleil levant
    Dont les premiers rayons enflamment la silhouette de son épaule.

    Photo de Elena Chernenko.

  • Danse dans la lumière

    Danse dans la lumière

    Pourquoi les lucioles dansent ? Pourquoi, la nuit, les feux follets
    Et la Terre autour du Soleil virevolte-elle constamment ?
    Pourquoi les femmes en cadence et les hommes vont batifoler ?
    Cette force à nulle autre pareille, c’est de l’amour évidemment.

    Vu sur photography.katabara.com.

  • En attendant la fin du monde

    En attendant la fin du monde

    J’espère qu’à la fin du monde, la Terre m’accordera un délai ;
    Le dernier jour du condamné qui pourra tout revisionner.
    Peut-être qu’à la dernière seconde, le moyen me sera révélé
    Pour enfin me dédouaner du paradis conditionné.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Couleurs nature – 2

    Couleurs nature - 2

    Le premier travail d’apprenti, confié aux anges de la nature,
    Consiste à marier les nuances pour habiller les fleurs des champs.
    D’une inspiration garantie par la divine signature,
    Chacun met toute son influence pour les fruits les plus aguichants.

    Tableau de Victor Nizovtsev.

  • Couleurs nature – 1

    Couleurs nature - 1

    La nature aime reproduire ce qui est dedans, ce qui est dehors,
    Pour montrer la loi de la vie universelle et souveraine.
    Car la Terre se plaît à séduire par une pluie de météores
    Sa flore en robes asservies à ses racines souterraines.

    Photo Florería Madeleyne.

  • Juste la lumière

    Juste la lumière

    Pour la beauté d’un paysage, pour la grâce des champs de blés,
    Pour la majesté solennelle des arbres au-dessus des collines,
    Louons le divin éclairage qui règne sur cette assemblée
    D’une nature ainsi femelle d’une fécondation masculine.

    Photo de Larisa Kuprina.

  • L’envers du décor

    L’envers du décor

    Quand l’homme marche vers son but, la perspective le déroute
    Et modifie le paysage des hypothèses de départ.
    Même s’il reprend au début et prête attention à sa route,
    Dans l’objectif qu’il envisage, il se fourvoie de part en part.

    « Tout homme qui marche peut s’égarer. » Johann Wolfgang von Goethe.

  • La main guérisseuse

    La main guérisseuse

    Cette main en forme d’étoile, fruit d’une longue évolution,
    Capte et rayonne l’énergie d’un flux vital et nourrissant
    Car la lumière qui se dévoile en chaudes circonvolutions
    Se communique en synergie d’un magnétisme guérissant.

    Photo de Tra Me e Me di Lorena Gatta.

  • Danse cosmique

    Danse cosmique

    Dans la céleste farandole de galaxies en rotation,
    Planètes et étoiles convolent souvent avec ostentation
    Car l’univers macrocosmique semble une danse surentraînée
    Entre trous noirs pléonasmiques et les comètes en traînées.

    Vu sur https:pixel2pixeldesign.comdesign-inspiration-photo-manipulations .

  • La nature asexuée

    La nature asexuée

    Dans la nature hermaphrodite, la vie a pris l’autre chemin
    Finie la lutte entre les sexes, chaque être humain s’est transformé.
    On le dit beau comme Aphrodite ou belle comme un dieu romain
    Débarrassé de ses complexes et de ses lois à réformer.

    Illustration d’Aitch Heliana.

  • L’espoir

    L’espoir

    Une seule dormeuse se réveille et sort les autres du sommeil.
    Une seule gardienne d’espoir saura à temps le transférer.
    Ainsi partout, une fée veille guettant le lever de soleil
    Pour effacer le désespoir au cœur des hommes conféré.

    Tableau de Gustav Klimt.

  • Le bain de nature

    Le bain de nature

    Ainsi la fée photogénique traite son corps d’un composé
    Qui a trempé dans les eaux noires macéré de toiles d’araignées ;
    Baignée de fontaine hygiénique, ointe de goutte de rosée,
    La fille, nue dans sa baignoire, laisse son corps s’en imprégner.

    Illustration d’Aitch Heliana.

  • Changer de vie

    Changer de vie

    L’amour m’invite à un voyage qui métamorphose le cœur
    Et me déshabille le corps pour revêtir d’autres usages.
    Comme un indicible effeuillage entre deux tourtereaux moqueurs
    Qui s’aimeront toujours plus fort selon le gré des paysages.

    Tableau de Catrin Welz-Stein.

  • Comment naissent les étoiles

    Comment naissent les étoiles

    Des anges vivent en synergie dans l’univers immatériel
    Derrière le mur de lumière ceint de l’impénétrable voile.
    Leurs échos de champs d’énergie trouent l’espace-temps vectoriel
    Dont l’éternité coutumière procrée des fontaines d’étoiles.

    Illustration de Victo Ngai.

  • La femme partie en fumée…

    La femme partie en fumée…

    Quand elle est partie en éclat, tous mes souvenirs explosèrent
    Comme une réaction en chaîne dans ma mémoire fracturée.
    Puis, le silence m’encercla, lourd comme des plombs de misère
    Tombent la nuit lacrymogène sur ce départ prématuré.

    Tableau de Jimmy Law.

  • L’homme parti en fumée…

    L’homme parti en fumée…

    Quand il est parti, immobile, toutes les voix de mon enfance
    L’ont appelé dans les couloirs de mes souvenirs amnésiques.
    Quelques fragments indélébiles, mêlés de tristesse et d’offense,
    Sur l’envol qui, sans le vouloir, laisse une trace anesthésique.

    Tableau de Jimmy Law.

  • Couleur cannelle

    Couleur cannelle

    Odeurs de vanille et cannelle sourdent de l’imagination
    Avec les images exotiques des îles où l’on vit en couleurs.
    Mais les aventures charnelles qui charment avec fascination
    S’opposent aux tabous érotiques et l’ilotisme de douleur.

    Tableau de Cheryl Waale.

  • L’idéal féminin

    L’idéal féminin

    J’ai longtemps poursuivi la quête de mon idéal féminin
    Qui ressemblait à s’y méprendre à celle qui m’était destinée.
    C’est après des années d’enquêtes que compris qu’il est bénin
    De laisser mon cœur se surprendre par une image déterminée.

    Tableau de Cheryl Waale.

  • Santorini, à l’heure rose

    Santorini, à l’heure rose

    Santorini, à l’heure rose, des sentinelles en silence
    Gardent l’accès au belvédère, sereinement à pas feutrés.
    Dans le crépuscule morose, les protecteurs en vigilance
    Prennent la pose légendaire, dos rond, sur la place, vautré.

    Illustration de Mykonos.

  • L’insaisissable

    L’insaisissable

    Souvent, juste au sortir du rêve, la dernière image s’envole
    Et je n’arrive à en saisir aucune des extrémités.
    Rêvée si forte pourtant si brève, elle se meurt dans l’aube frivole
    Et malgré mon plus cher désir, rien n’en reste à proximité.

    Tableau de Madalina Andronic.

  • Dîner avec mon chat

    Dîner avec mon chat

    Ce soir je dîne avec mon chat qui m’a laissé l’appartement.
    Il est descendu des étoiles par la comète de vingt heures.
    Mais lorsque minuit approcha, il s’éclipsa subitement
    En m’abandonnant quelques poils en guise de porte-bonheur.

    Illustration de Loika – Yan Qin Weng).

  • Pêcheur d’étoiles

    Pêcheur d’étoiles

    J’ai commencé, pêcheur d’étoiles, au temps où je collectionnais
    Toutes les merveilles du monde qui tintinnabulaient en chœur.
    Après, lorsque j’ai mis les voiles vers des cieux que j’affectionnais,
    De peur que je ne me morfonde, je les ai mises dans mon cœur.

    Illustration de Loika – Yan Qin Weng).

  • Tant pis pour le paradis

    Tant pis pour le paradis

    Il serait transcrit dans nos gènes des souvenirs du paradis
    Qui codent dans les chromosomes jusqu’au péché le plus infâme.
    Ainsi, la pomme pathogène n’est point mortelle maladie
    Quand elle se transmet par les hommes qui n’ont jamais connu de femme.

    Après avoir chassé la source qui nous rattache à l’animal,
    La femme, impie par la science, sera bientôt stérilisée.
    Les hommes se toucheront les bourses pour la domination du mâle
    Et commenceront l’expérience d’un nouvel ordre civilisé.

    Illustration de Madalina Andronic.

  • Toutes mes mémoires imbriquées

    Toutes mes mémoires imbriquées qui convergent vers mon enfance
    S’enfuient vers mille alternatives de tous les chemins que j’emprunte.
    Toutes mes erreurs étriquées et mes acquis de connaissances
    Représentent mes tentatives et dessinent mon intime empreinte.

    Tableau de Michael Strevens.

  • La vestale de l’âme

    La vestale de l’âme

    Les lois de la réincarnation expliquent le cycle de l’âme
    Guidée jusqu’à destination par la gardienne de la flamme.
    Comme l’eau qui rejoint la mer d’avoir coulé sous tant de ponts
    Et renaîtra d’une autre mère sous le souffle d’un vent fripon.

    Tableau de Mahnoor Shah.