

Si facile à contracter, si difficile à guérir,
Le virus floral d’amour pollinise les fleurs ravies.
On sent son cœur diffracter et sa raison s’aguerrir
Lentement jour après jour, sûrement toute la vie.
Tableau « Bataille de fleurs » de Marc Chagall.
Les maladroits, les trop osés, les non satisfaisants, les « à revoir » et tous ceux qui auraient sans doute dû finir à la poubelle.
Ils n’ont pas été choisis. Trop vifs, trop mous, trop bruts, trop flous.
Mais ils sont là. Fragments d’élan, chutes de vers, éclats d’essai.
Ils ne brillent pas toujours… mais parfois, ils clignent de l’âme.


Si facile à contracter, si difficile à guérir,
Le virus floral d’amour pollinise les fleurs ravies.
On sent son cœur diffracter et sa raison s’aguerrir
Lentement jour après jour, sûrement toute la vie.
Tableau « Bataille de fleurs » de Marc Chagall.
Comme des éclairs de magnésium qui impressionneraient les cieux,
Comme une salve d’acclamation à deux idoles qui s’apparient.
L’amour subit le criterium des rêves les plus audacieux
Qui font les belles déclarations et les coups de foudre à Paris.
Tableau « Les amoureux » de Penny Cline inspiré de Marc Chagall.
Renversant les lois du physique et de la force primitive,
La femme subit l’évolution de son charme spectaculaire
En développant son psychique d’une façon compétitive
Grâce à ses circonvolutions qui fascinent notre oculaire.
Tableau de Giuseppe Cristiano.
T’as toute sa vie racontée sur le parchemin de sa peau
En Comics Strip et en Cartoons sur chaque partie de son corps.
Tatouages sur l’effrontée qui ne s’habille que d’un chapeau
Lorsqu’elle s’en va jouer au clown impudique sur son skateboard.
Photo de Mike Giant.
Certains voient des éléphants roses après l’ivresse de l’alcool ;
Moi, je perçois l’aura des arbres lorsque je m’enivre d’azur.
Alors quand j’ai le cœur morose, je suis ce simple protocole :
Voir les halos veinés de marbre qui me rattachent à la nature.
Tableau de Henri Manguin – 1906.
Incognito et impudique, elle commence son numéro
Protégée par un grand chapeau et deux mains croisées sur les jambes.
Et vient cet instant fatidique où, au rythme du Boléro,
La lumière enflamme sa peau exactement dans l’entrejambe.
Photo de x.
Rien ne vaut la main d’un ami qui m’apporte sa contribution
Lorsque je commence à construire une maison ou un projet.
Car je m’échappe du tatami qui limitait l’exécution
Et m’empêchait de reproduire à grande échelle cet objet.
Tableau de Rob Gonsalves.
Les mots-valises en français – ou portemanteau en anglais –
Fusionnent deux mots à la fois en un seul et même analogisme.
Ainsi un mot référencé « franco-anglais » devient « franglais » ;
Ceux qui s’importent toutefois d’ailleurs sont des néologismes.
D’où les bobos adulescents qui clavardent sur les modems
Et podcastent leurs courriels via leurs smartphones par internet.
Ces chérissons adoléchiants qui tapuscritent leurs SMS
En foultitude de proêmes un peu véners hépatétiques.
Photo de Michael Johansson.
Mes réflexions sur la nature des œuvres d’art ont défloré
Ma relation particulière avec mon environnement.
Et j’ai peur qu’elles dénaturent mes mots dans une logorrhée
De digressions épistolaires en décrivant l’événement.
Tableau de Kathleen Greenwood.
L’amour est un puzzle complexe qui demande des mois d’efforts
Réduits à néant si jamais on perd les deux dernières pièces !
Je ne vous parle pas de sexe mais du morceau de roquefort
Dans le palais qui compromet un baiser à l’emporte-pièce.
Tableau de Giulia Rosa.
Picasso n’était pas soigneux et rangeait n’importe comment
Les instruments de sa palette et vivait à couteaux tirés
Avec des rivaux besogneux qui changeaient le grossissement
De l’optique de ses lunettes faussant les images étirées.
Tableau de Suckertom.
Un événement enfoui revient souvent à la surface
Malgré les couches de souvenirs qui se tassent dans ma mémoire.
Moi-même, perdu dans le fouillis astronomique du temps qui passe,
Je pensais ne plus détenir la clef égarée de l’armoire.
Mais voilà que du fond de l’œil, voici que du creux de l’oreille,
Remonte la réminiscence d’une situation ridicule.
Souvent, elle blesse mon orgueil d’une insolence sans pareille ;
Je souhaiterais, de mon enfance, en effacer la pellicule.
Tableau d’Emma Black.
Expressionnisme
Mouvement artistique caractérisé par l’intensité de l’expression des sentiments ou de certains aspects de la réalité, par opposition au respect d’un code formel.
Impressionnisme
Mouvement pictural axé sur l’expression des impressions suscitées par la lumière et les objets.
Surréalisme
Mouvement artistique qui prônait l’importance de l’imaginaire, de l’association des idées, de l’automatisme.
Dépressionnisme
Lorsque j’entends l’explication de ces mouvements artistiques,
Je me sens plus proche du cancre que de ce docte perfectionnisme.
Alors, fi des complications et ces folles caractéristiques !
Moi, le poète, je jette l’encre dans le trou du dépressionnisme.
Tableau de Van Gogh par Adam Lister.
Les hommes naissent dans les choux, les femmes naissent dans les roses,
Les anges naissent des étoiles et les poèmes naissent du cœur.
Les rêves dans le sable échouent, des émotions naissent les pleurs ;
Tous ces chefs d’œuvre, nés d’une toile, sont d’artistiques métamorphoses.
Photo de Flora Borsi.



Insignifiants ou ridicules, déguenillés ou bien sapés,
Souriants ou tristes à pleurer, le teint clair ou bien basané,
Les jeunes gens qui gesticulent, les gaillards, les handicapés,
Poussés ou à peine effleurés, tous les jours de toute l’année.
Je les observe de ma fenêtre, je les dévisage en terrasse,
Je les aime ou je les déteste, je les admire ou je m’en moque.
Ces gens, je dois le reconnaître, ont quelque chose qui m’embarrasse ;
C’est d’afficher, je vous l’atteste, toutes leurs pensées équivoques.
Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.
Toute l’évolution de l’homme accomplit son apprentissage
Par le pont de la connaissance qui lui fait franchir les obstacles.
Ainsi l’humain, dans son génome, a cumulé tous les passages
Qui se révèlent, à la naissance, prêts à répéter le miracle.
Photo du Pont de Rakotzbrücke en Allemagne par Josh Perrett.
Quand je chevauchais les nuages au temps de mes rêves d’enfant,
J’allais plus vite que l’orage et plus brillamment que la foudre.
J’adorais ce plaisir suave qui rendait mon cœur triomphant
Lorsque je montrais mon courage ainsi que l’envie d’en découdre.
Tableau de Vanessa Rivera.
Autrefois, les plus de vingt ans racontaient leur vie de bohème
Sous des mansardes monotones, des anars, des intellectuels.
C’étaient des artistes au printemps ; en été, clameurs de poèmes ;
Peintres méconnus en automne et chanteurs des rues à Noël.
Photo d’Evgeny Lushpin.
Contempler l’autre un après-midi rose
Ensemble, en fin d’après-midi, nous nous retrouvons face à face ;
Elle qui vit sur la rive gauche et moi qui vit en rive droite.
Nous usons de cette comédie afin que la nuit satisfasse
Nos appétences de débauche et d’inconduites maladroites.
Tableau de Tomas Sanchez.
Toujours plus haut, toujours plus vite, toujours plus grand, toujours plus loin !
Telle est la devise de l’homme devant l’obstacle à son orgueil.
Toujours dépasser ses limites, toujours accumuler des points,
Toujours disputer des slaloms, toujours faire du tape-à-l’œil.
Photo de Ebenism.
À quoi peut rêver un géant qui observe toutes les nuits
La course effrénée des étoiles qui dansent autour de sa tête ?
Au peuple errant dans le néant qui s’appelait les Rapa Nui,
Disséminé parmi les voiles qui voguent sur les vagues en fête.
Photo de Samir Belhamra.
Je ne connais de cette ville que ses descentes exceptionnelles
Qui plongent dans le Pacifique dans une brume océanienne.
Moi, qui ne suis né qu’à Saint-Gilles, garde une extase émotionnelle
Pour les sillons discographiques des musiques californiennes.
Merci Maxime Leforestier, Scott McKenzie et Éric Clapton
D’avoir chanté la maison bleue, le blues, le folk, le Rock’n’Roll
Merci aux romans policiers et leurs poursuites qui détonent
Après ces gangsters crapuleux qui détenaient le premier rôle.
Photo de Cream Electric Art.
On nous l’annonce depuis longtemps : La fin du monde est pour bientôt !
Mais surviendra-t-elle brusquement ou usera-t-elle notre patience ?
Je ne serais pas mécontent que Dieu nous mette un mémento
Dans son troisième testament que je lirais en prévoyance.
Photo de Gerab Ramadres.
Féminin du cycle de l’eau, masculin du cycle du sel,
Fruit de la mer dans son berceau couronné des marais salants.
Accouché des vagues à grelots de l’océan universel,
L’œil circonscrit dans le cerceau couvé d’un regard nonchalant.
Les marais salants photographiés par Tom Hegen.
Tout tourne autour de la couleur dans notre monde en mouvement
Comme une machine indolente qui jamais ne s’arrêtera.
Chacun échappe à ses douleurs en continuant activement
Son petit train-train insolent mais un jour le regrettera.
Photo de Daniel Rueda & Anna Devís.
Lorsque j’aurai changé de peau dans ma prochaine incarnation,
Peut-être aurai-je évolué vers une race de vainqueurs
Avec des yeux, fort à propos, dotés de nouvelles adaptations
Me permettant d’évaluer ce qu’on ne voit qu’avec le cœur.
Tableau d’Olga Kost.
Je vis sur mon petit nuage sur un fil d’irréalité
Lorsque je rêve d’avenir et que je m’en vais voir ailleurs.
Je me juge au-dessus des rouages des terribles actualités
Qui menacent mes souvenirs d’un monde que j’ai cru meilleur.
Tableau de Duy Huynh.
À force de passer son temps à pleurer sur l’agitation, augmentations limitations
On se retrouve dans le bain et le marasme se dilate.
Mais quand ça devient un étang de larmes et de lamentations,
On pourrait s’en laver les mains comme disait Ponce Pilate.
Tableau de Hennie Niemann jnr.




Tenir le monde dans sa main, avec l’infini qu’il contient,
Ressemble à un rêve utopique ou à la folie des grandeurs.
J’y ai cru quand j’étais gamin mais aujourd’hui, je le maintiens,
C’est aussi fantasmagorique que la promesse d’un vendeur.
Le monde me tient dans sa main, je ne cherche plus à comprendre
La physique et ses dimensions me mesurent à leurs proportions.
Ce que j’ai appris en chemin, je dois déjà le désapprendre
Car le temps est la condition de ma propre disproportion.
Gravure de Maurits Cornelis Escher.
Tenir le monde dans ma main quand j’étais jeune et ambitieux
Me paraissait réalisable à condition de le comprendre.
J’ai donc passé à l’examen tout ce qui me semblait judicieux
Et suffisamment maîtrisable pour commencer à l’entreprendre.
Mais plus j’essayais de l’apprendre et plus ses frontières s’éloignaient
Et plus j’en faisais une image et moins elle lui ressemblait.
Il ne cessait de me surprendre sans jamais me laisser l’empoigner
Comme une sorte de mirage que je ne pouvais rassembler.
Photo de Dana Trippe.
Hélas, elle en aimait un autre et son petit regard navré
Trahissait l’élan de son cœur qu’elle protégeait de ses mains.
Alors, comme le pauvre apôtre dont la foi resterait sevrée,
Je ne lui tins jamais rancœur de cet amour sans lendemain.
Tableau de Charles Dwyer.
Quelques génies américains ont sacrifié à la légende
Par des passages enchaînés à la profondeur de l’espace.
Toutefois le sang africain, porté par sa valeur marchande,
A su, lui-aussi, déchaîner les vanités entre deux races.
Ce continent bizarrement constitué de plusieurs branches
Et qui devrait faire le pont entre les civilisations
Privilégie dérisoirement la putative couleur blanche
Alors que son sang correspond à l’alliance d’antiques nations.
Tableau de Robert Lyn Nelson inspiré de Vincent van Gogh.
Longtemps les sociétés secrètes souhaitait une vision cosmique
Qui fracasserait le carcan des dogmes étriqués des églises.
Mais dans la crainte qu’on décrète l’odeur de soufre ectoplasmique,
On fit un projet ne risquant nullement qu’on le diabolise.
Comme il fallait dissimuler cet appendice panoramique,
Eiffel en fit une dame de fer et Paris, fier, l’illumina.
Mais alors, comment simuler ses outrecuidances orgasmiques ?
Vincent van Gogh, à son affaire, de ses pinceaux l’enlumina.
Tableau de Robert Lyn Nelson inspiré de Vincent van Gogh.


La mosaïque des fragments des intentions de la nature
N’aurait jamais été traduite sans les peintres expressionnistes.
Malgré leur langage vaguement transfiguré par la peinture,
Qui semble une farce introduite par un démon illusionniste.
Tableau de Ford Smith.
Selon si l’intrigue a mûri au fil des pages de mon livre
Ou si ma pomme contient des vers, la connaissance me nourrit.
Jamais n’aurai de pénurie tant que ma folle envie de vivre
Continuera d’écrire en vers ce qui, dans ma vie, me sourit.
Tableau de Francine van Hove.
En me fiant à ma boussole et sortant des chemins battus,
J’ai retrouvé d’anciennes pistes qu’utilisaient les demi-dieux.
Quand j’en rencontre, je les console à cause des arbres abattus,
Mais d’un naturel utopiste, ils restent miséricordieux.
Tableau de Susan Seddon-Boulet.
L’instinct grégaire nous rassemble à la conquête des espaces
Et brasse, des terres étrangères, ses progénitures fécondes.
À première vue, dans son ensemble, je dirais que ça me dépasse
Mais ma vision est mensongère car j’ai reconnu la Joconde.
Si les chromosomes romains ont croisé les belles indigènes
Et si les mongols d’Attila ont franchi nos générations,
Il est normal que l’être humain y gagne en métissant ses gènes
Et ce serait un pugilat que renoncer aux migrations.
Tableau de John Palmer Wicker.
Ailleurs, les pays sont si beaux qu’on y déferle en paquebot ;
Là-bas, si belles sont les rivières qu’on y affrète des croisières,
Les îles de la Perfide Albion sont chartérisées en avion ;
Et la Polynésie française est actuellement mal à l’aise.
Tableau de Paul Gauguin.
Cette image indéfinissable mais que j’ai si souvent gravée
Sur ma rétine en rémanence malgré la couleur qui déteint
Semble s’effacer sur le sable avec la marée délavée
Dont la vague entre en résonance avec mon rêve qui s’éteint.
Tableau de Michael Carson.




Entre contraste et contrechant, l’image se superpose au son
Pour graver dans l’œil et l’oreille une séquence instantanée.
Le spectateur est, sur le champ, saisi sans l’ombre d’un soupçon
D’une sensation sans pareille face à cet écho spontané.
La voix s’échappe par moment de son escorte d’instruments ;
Tandis que l’orchestre joue la tortue, le lièvre poursuit sa chanson.
Chacun s’amuse en slalomant dans cette lutte incongrûment
Mais à la fin, on s’évertue à terminer à l’unisson.
Tableaux de Michael Carson.


Dans le cœur d’une femme, la corne de licorne
Lui transmet cette force qu’on ne peut qu’acclamer.
Dans le corps d’une femme, le feu de la licorne
Apparaît sur son torse comme seins enflammés.
L’une et l’autre ont le don de la télépathie
Qui transmet les pensées directement au cœur.
Le pouvoir du pardon ainsi que l’empathie
Les ont récompensées au rang des grands vainqueurs.
Tableaux de Susan Seddon-Boulet.


Le temps vieilli cruellement et sa mécanique se grippe.
Or, si son rythme s’accélère, ses rouages vont se briser.
La preuve en est, réellement, par ces comètes qui s’agrippent
Aux plans du système solaire avec la queue vert-de-grisée.
Figurine de Nadezhda Sokolova.
Le temps change tellement vite, là-haut, sur nos montagnes suisses,
Que je l’imagine roulant à toute berzingue sur l’horizon.
À bicyclette, elle lévite, la météo aux belles cuisses !
Et voilà le ciel chamboulant depuis le Valais jusqu’aux Grisons.
Tableau d’Oleg Tchoubakov.
Comme elle effectuait en vain sa tâche presque interminable,
Je lui ai dit qu’il était temps de terminer son paragraphe.
Lâchant sa plume d’écrivain, elle prit la pose indéclinable
À l’envers en se dévêtant … et moi de peigner la girafe.
(Bidybuilding d’Emma Fay.
Peigner la girafe : Effectuer en vain une tâche très longue ou ne rien faire de son temps.)
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Puisque porter son ridicule patronyme l’affaiblissait,
Elle fit collection de masques pour renforcer son caractère.
Ainsi finie la particule qui lourdement l’anoblissait
Et bonjour aux esprits fantasques plutôt rebelles et réfractaires !
Tableau de Nicoletta Ceccoli.
Elle baillait aux corneilles par les alexandrins
Qu’écrivaient son mari d’une plume ennuyeuse.
Elle aurait préféré que quelques boute-en-train
La distraient de sa vie un peu trop gribouilleuse.
Or, Monsieur du Corbeau – de Jean de La Fontaine –
Lui fit prendre racine, elle fit machine arrière.
Il imitait Molière avec sa voix hautaine
Et elle, riait si fort qu’en tremblaient les bruyères.
Tableau d’Elena Arcangeli.
Comme je noyais le poisson sur une question indiscrète,
Elle ouvrit la cage aux oiseaux pour me monter le bourrichon.
Et je vis toute la moisson de mes idées le plus secrètes
S’éparpiller dans le réseau de son délire maigrichon.
Tableau de Louis Teserras.
Après avoir cherché longtemps la voie qui me correspondait
J’ai opté pour les utopistes aux habits à belles rayures.
J’y ai passé quatre printemps mais, étant trop dévergondé,
J’ai dit avant qu’on me dépiste : « bye-bye et à la revoyure ! »
Photo de Stefan Gesell.
Ce premier rayon de soleil qui me caresse le visage,
M’éblouit juste une seconde les yeux pour y fixer l’image
Du dernier rêve du réveil auquel mon esprit envisage
D’en faire la vision du monde même si ce n’est qu’un mirage.
Tableau de Solly Smook.
Celui où celle qui emprunte la voie de la rue du baiser
Et qui veut conquérir l’amour part, le cœur déjà engagé
Car le désir marque une empreinte indéfectible à apaiser
Qui lance le compte à rebours vers une passion encagée.
Qui est passé par ce passage périlleux à Venise ?